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FINAL REPORT

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

FUSION BOM-FSC

THE INSIDE STORY A peine la conférence Private Equity Mauritius terminée que le monde financier mauricien est en ébullition. Du moins dans les coulisses. La fusion entre la Banque centrale et la Financial Services Commission (FSC) est de nouveau sollicitée. Certains événements au sein du secteur financier rendraient également séduisante l'idée d'un Ombudsman des Finances pour se charger des plaintes des consommateurs, tout en ayant un 'overview' sur la Banque centrale et la FSC. La première option demeure toutefois de centraliser les opérations des deux secteurs sous la seule responsabilité de la Banque centrale. Enquête et analyse ▼ RUDY VEERAMUNDAR

D

urant deux jours, la semaine dernière, le Board of Investment (BOI) a tenu la troisième édition de la Private Equity Conference. Une initiative découlant de la volonté et de la vision de promouvoir le secteur financier mauricien pour en faire un pilier de l’économie. Dans son message de bienvenue, le Managing Director du BOI, Ken Poonoosamy, donne d’ailleurs le ton en s’adressant aux investisseurs étrangers. « A la fin de cette conférence, Maurice sera perçue, par certains d’entre vous, comme une destination d’investissement valable. C’est notre but de faire la promotion du pays par rapport aux ‘cross border investments’... » Si ces paroles sont certainement le reflet de bonnes intentions, il est important de remettre sur le tapis cette « obsession » de vouloir parier sur le secteur financier, locomotive qiu a été construite pour épauler et pallier aux manquements récents de nos secteurs touristique et textile, qui ont été rattrapés par une concurrence de plus en plus rude au niveau du marché international, sans compter la crise globale. UN SECTEUR FINANCIER SOLIDE Déjà, en 2009, l’ancien chairman de la Financial Services Commission (FSC), Said Lalloo, avait annoncé la tendance. « Global recession took its toll on the Mauritian economy... Following a much weaker external demand for textiles and tourism, growth of na-

tional output fell from 5% in 2008 to 2.7% estimated for 2009. Financial intermediation, transport and communication sectors are expected to be our growth pillars…», expliquait-il. L'analyse voulait faire comprendre que la solution d’avenir pour Maurice était le secteur des services, avec pour locomotive un secteur financier solide. Dans cette même optique, et dans le sillage d’une crise rendant la situation encore plus complexe en cette année-là, le gouvernement a voulu être proactif avec la création d’une autre ‘FSC’. Il s’agissait cette fois du Financial Stability Committee, au sein duquel le ministère des Finances, la Banque de Maurice et la Financial Services Commission avaient été mandatés pour identifier, superviser et agir face aux risques possibles pouvant mettre en danger le secteur financier du pays. DÉGRADATION DES CHOSES Il serait des plus importants, ici, de marquer une pause pour dire que le garde-fou qui devrait permettre de détecter d’éventuels cas de Chaînes de Ponzi, à titre d’exemple, existe donc depuis 2009. Or, avec l’existence de ce comité, certains observateurs ont du mal à comprendre comment on a pu laisser les choses se dégrader alors qu’une première plainte avait été consignée à la Financial Services Commission l’année dernière ? Par ailleurs, le Joint Coordination Committee FSC-BoM, qui aurait pu être convoqué en pareilles circonstances, l’a-t-il été ? La réponse à cette question n’a pas figuré dans les multiples

Il nous revient que la possibilité de fusionner la Banque centrale et la FSC est revenue sur le tapis, en grande partie, selon certaines sources dignes de foi, parce que «the case has been made by the FSC for it to be so»

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