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MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

95 PLAGES PUBLIQUES Selon le portail de la Beach Authority, le pays compte 95 plages publiques et 12 à Rodrigues. La plupart, pas moins de 51, ont été proclamés ‘Public Beaches’ en 1991. Les premières l'ont été en 1940 (11 plages), notamment ; Trou-aux-Biches (2.5826 hectares), Gris Gris (3.798 hectares), Tamarin (2.1859 hectares), Flic-en- Flac (2.1104 hectares) et Blue Bay (4.8361 hectares) entres autres. Les plus récentes, en 2010, étaient GrandBaie (NCG Post) (0.0844 hectares), Melville Public Beach (2.113 hectares), Melville Public Beach (2.149 hectares). Quant à Rodrigues, 11 des 12 plages ont été proclamées Public Beach en 2002. Seule la date de la proclamation de la plage Anse Ally (4.940 hectares) n'est pas spécifiée. Cet exercice de proclamation des plages publiques revient au ministère des Terres et des Logements. Le processus : en premier lieu, l’identification des plages aptes à être développées et à acceuillir des particuliers. L'accès vers la plage est aussi un facteur important à prendre en considération. Après les avoir proclamé plages publiques, le ministère doit publier l’information dans le Government Notice. A partir de là, c’est la Beach Authority qui prend le relais pour l’aménagement (toilettes, salles-de bains, kiosques, coins grils etc). Etant gestionnaire des plages publiques, la BA a déjà fermé l’accès à des véhicules sur les plages de Flicen-Flac et de Belle Mare, afin de réduire les effets de ‘soil erosion’. Des aires de stationnement ont ainsi été amenagées loin des plages. Actuellement, c’est la plage de Mon Choisy qui subit les travaux nécéssaires pour bloquer l’accès à des véhicules près de la plage. Selon Subhas Seeruttun, ce sera chose faite d’ici novembre

ACTA PUBLICA

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« Resabler » les plages L'ÉROSION GAGNE du terrain et défigure nos plages. Le Mauritius Oceanography Institute (MOI) réagit. L'institut procède actuellement à une étude afin de localiser et déterminer le volume de sable qui gît entre 10 à 15 mètres de profondeur hors des lagons dans plusieurs zones côtières. L'extraction de ce sable, accumulé hors des récifs, se fera d’une façon qui ne soit pas nuisible à l’environnement, rassure le MOI. Ce sable pourrait être utilisé afin de réhabiliter les plages victimes du phénomène 'sand erosion'. Une étude préliminaire a déjà été effectuée à Flic- en-Flac et les résultats ont démontré qu’une quantité considérable de sable est accumulée hors des récifs vers le sud de Flic-en-Flac. Le projet du MOI met l’accent sur l’utilisation de technologies et pratiques innovantes en matière de réhabilitation et de gestion durable des zones côtières. En effet, tout dépôt de sable hors des récifs qui présente de l’intérêt pour les scientifiques du MOI est identifié et la position localisée par le Système de positionnement global. A noter que l’extraction de sable dans le lagon, pratique qui a grandement contribué à de nombreux problèmes côtiers tels que l'érosion, a été interdite en octobre 2011. Des suivis réguliers ont démontré que la faune et la flore au fond de l’océan dans les régions affectées se rétablissent petit à petit.

Capital Edition 147  

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