Issuu on Google+

L’ART DE BIEN VENDRE

Que l’on propose une nouvelle offre, ouvre une nouvelle structure ou introduise un produit, la phase de démarchage est essentielle à la viabilité du projet. Car pour que votre idée fonctionne, les gens doivent vous suivre, acheter et croire en votre production Edition 147 – Mercredi 18 septembre 2013

LA DIFFÉRENCE, C’EST LE CONTENU

Votre hebdomadaire à Rs 15

ASHUTOSH TYAGI,

PATRICE BACKER,

“FINANCIAL SERVICES COMPANIES CAN’T MISS OUT ON BANKING”

“MAURITIUS SHOULD RAISE ITS PROFILE...”

They were in banking operations before nationalisation and now want to be back for historical reasons. Is this worth the dough? Already in the financial services sector, not being in banking is a huge handicap as far as competitiveness is concerned. For Vice-President Ashutosh Tyagi, success is also a matter of culture

The affirmation “I'm investing in Mauritius” is usually followed by the question “Why are you there?” observes Patrice Backer. Mauritius should solve its access restriction and be more aggressive in its marketing strategy, the expert advises

SENIOR VICE-PRESIDENT, TATA CAPITAL LTD, INDIA

PARTNER & COO, ADVANCED FINANCE AND INVESTMENT GROUP

FUSION BOM-FSC

THE INSIDE STORY A peine la conférence Private Equity Mauritius terminée que le monde financier mauricien est en ébullition. Du moins dans les coulisses. La fusion entre la Banque centrale et la Financial Services Commission (FSC) est de nouveau sollicitée. Certains événements au sein du secteur financier rendraient également séduisante l'idée d'un Ombudsman des Finances pour se charger des plaintes des consommateurs, tout en ayant un 'overview' sur la Banque centrale et la FSC. La première option demeure toutefois de centraliser les opérations des deux secteurs sous la seule responsabilité de la Banque centrale. Enquête et analyse

INDUSTRY

CINOVEA SMEDLEY, CENTRE MANAGER GRAND-BAIE LA CROISETTE

WHY DO WE NEED FOREIGN WORKERS?

“MAURITIAN SHOPPING MALLS NEED TO HAVE THEIR OWN IDENTITY”


2>

ACTA PUBLICA

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

NOUVELLE CARTE D'IDENTITÉ

Ramgoolam rassure L

e Premier ministre a tenu à rassurer les sceptiques quant à l'entrée en vigueur de la nouvelle carte d’identité nationale numérique. Elle sera plus sécurisée et fiable, a precisé Navin Ramgoolam, hier, lors de la cérémonie de lancement à la Cybertour d’Ebène. La nouvelle carte, dont l'introduction coûtera Rs 1,1 milliard au pays, viendra remplacer celle introduite en 1986. Elle contiendra des informa-

tions sensibles, telle que les données d'état civil, les empreintes digitales ou encore l'adresse de résidence du détenteur. « CENTRES DE CONVERSION » Affirmant comprendre les appréhensions « légitimes » de la population, le chef du gouvernement a cependant affirmé que « no significant improvement is possible for a country without modern technology (…) identity theft and relative

COMPENSATION SALARIALE

Les fonctionnaires écartés LE COUP d’envoi aux négociations tripartites dans le cadre de la prochaine compensation salariale, à être payée à partir de janvier 2014, sera donné cet après-midi. Mais avant même d'avoir débuté, elles sont entachées par ce que les syndicats de la fonction publique considèrent être une stratégie de « divide and rule ». Et pour cause : les quelque 80 000 fonctionnaires ne seront pas concernés par cet exercice censé permettre de compenser la perte du pouvoir d'achat. En effet, l'Errors, Ommissions and Anomalies Committee Report (EOAC) de Dev Manraj, publié en octobre de l'année dernière recommande que les fonctionnaires ne puissent prétendre à une compensation en janvier 2014. Dans un circulaire émis le 30 mars dernier par le ministère de la Fonction publique, avec comme référence E/260/72/03/08, le Senior Chief Executive Satiaved Seebaluck clarifiait les choses à l'intention des 'supervising officers' des différents ministères, départements, et autres corps paraétatiques. « Salary compensation would be payable for 2014 in 2015 if the rate of inflation exceeds 5 percent, and relfects the differential only », y écrivait-il. Il fallait donc comprendre deux choses. La première est que les fonctionnaires ne pourraient aspirer à une compensation que si le taux d’inflation de 2013 était supérieur à 5 %. Et encore : si tel était le cas, la compensation qui leur serait accordée ne serait basée que sur le taux d'inflation moins 5%. Le deuxième élément est que si une telle compensation devait être payée pour 2014, elle ne le serait qu'en 2015. Coupons court aux calculs : les fonctionnaires ne toucheront pas de compensation salariale. En effet, le ministère des Finances, dont le titulaire, Xavier-Luc Duval, présidera les négociations tripartites, estime le taux d'inflation à 3,7%. Ce qui fait que les représentants des syndicats de fonctionnaires n'ont pas été conviés à participer aux négociations. « Le ministère n'arrive pas à différencier entre révision et compensation salariale. Le PRB et l'EOAC concernent la révision salariale des fonctionnaires, qui survient chaque cinq ans, alors que la compensation salariale nous compense pour la perte de notre pouvoir d'achat, comme tous les autres travailleurs. Cette façon de faire est du pur 'divide and rule'. Il veut séparer les travailleurs du secteur public de ceux du privé », s'insurge Naraindranath Gopee, président de la Fédération des syndicats du service civil (FSSC).

frauds have increased. It was time to adopt a new ID card so as to respond to security threats », déclaré le Premier ministre dans son discours. Pour expliquer cela, une vaste campagne de sensibilisation a déjà débuté à travers l'île. Quant à l'exercice d'enregistrement pour obtenir la nouvelle carte d'identité, elle débutera le 1er octobre prochain, dans dix « centres de conversion » à Maurice, et deux à Rodrigues.

INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS

Chaque année, USD 10 mds arrivent en Chine via Maurice LA PETITE île Maurice devient de plus en plus importante pour la Chine. Plus de USD 10 milliards d'investissements passent annuellement par la plate-forme financière mauricienne pour la Chine. C'est ce qu'a révélé l'ambassadeur chinois à Maurice, Li Li, jeudi dernier C'était lors d'une cérémonie de signature d'un protocole d'accord entre les deux gouvernements, portant sur un prêt concessionnaire de Rs 250 millions et un don de Rs 5,25 millions. Le gouvernement mauricien était représenté par son ministre des Finances et du Développement économique, Xavier-Luc Duval. Le prêt sans intérêt de Rs 250 millions, remboursable sur une période de quatre ans, servira en partie à financer le projet de la Culture House, qui abritera les Archives nationales et la Bibliothèque nationale. Cette Culture House sera domicilée dans la zone économique de Jin Fei Jin. Ce prêt financera également la mise en place d'un Technical and Vocational Education and Training Centre à Mahébourg. Le don de Rs 5,25 millions servira exclusivement pour la promotion d'échanges entre jeunes des deux pays. A cet effet, une quinzaine d'enseignants en provenance de la Chine viendront enseigner le Mandarin à environ 2 300 élèves du primaire. Pour l'ambassadeur chinois, « Maurice joue un role important pour la Chine comme une plateforme financière importante. Le gouvernement chi-

nois est toujours prêt à coopérer et à travailler ensemble avec celui de Maurice. Notre coopération a encore de grandes potentialités à être exploitées (…) Les soutiens sont réciproques». En 41 ans de coopération entre nos deux pays, Maurice a bénéficié de plus de USD 1,150 milliards (Rs 18 milliards), soit USD 500 millions sous forme de subventions et USD 650 de prêts concessionnaire. Ces sommes ont été utilisées pour la mise en oeuvre de plusieurs projets d'infrastructure, comme l'ancienne aérogare, des projets routiers et de logements, des appareils CCTV entre autres.

Aquarelle Clothing ouvre une troisième usine AQUARELLE, FILIALE du groupe Ciel Textile, serait en passe d'ouvrir une troisième usine à Antsirabe, au sud de la Capitale de Madagascar. Selon le Journal Economique de la Grande Ile, Aquarelle Clothing aurait décidé d'aller de l'avant avec ce projet malgré la perte des avantages liés à l'Africa Growth &

Opportunity Act (AGOA). Girish Jagarnath, directeur général de la filiale malgache, aurait déclaré à l'occasion que le potentiel à Madagascar est toujours présent malgré les difficultés sociopolitiques. Il mise ainsi sur les talents du personnel malgache, qu'il compte combiner aux connaissances des

cadres sortant de l'Université de Maurice. « Cette fois, nous allons embaucher des universitaires malgaches et mauriciens pour notre équipe locale de management », aurait affirmé Girish Jagarnath. A noter qu'outre Maurice et Madagascar, Aquarelle Clothing est également présente en Inde.


ACTA PUBLICA

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

CIEL INVESTMENT – MADAGASCAR

Le rachat controversé de BNI Le consortium Indian Ocean Financial Holdings Ltd (IOFHL), composé de Bank One, Ciel Investment Ltd et de Trielite Group Ltd – basée aux Iles Vierges Britanniques, aurait finalement obtenu le feu vert des autorités pour le rachat des 51% d'actions du Crédit Agricole dans BNI-CA, Madagascar. Une transaction diversement commentée, voire critiquée ▼ HERRSHA LUTCHMAN-

BOODHUN

L

a nouvelle circule depuis quelques semaines. Un consortium comprenant le groupe mauricien Ciel Investment, qui s'était mis en avant pour le rachat de 51% du capital de la banque BNICA Madagascar, aurait reçu l'approbation des autorités concernées pour aller de l'avant avec la transaction. En juillet déjà, les journaux avaient annoncé que les dernières conditions suspensives étaient en train d'être levées, le Crédit Agricole (CA) étant pressé de se débarrasser de ses parts. Pourtant, dans la Grande île, cette transaction financière ne plairait pas à certains. Dans un premier temps, la Commission de Supervision Bancaire et Financière (CSBF) avait ainsi signifié son refus, les autorités souhaitant que le Crédit Agricole demeure comme actionnaire de référence de BNI-CA Madagascar, à hauteur de 33% du capital. Cette condition aurait

été levée le 9 septembre, permettant ainsi à Ciel Investment/Bank One, à travers Ocean Financial Holdings Ltd (IOFHL) et Trielite Group, de Hassanein Hiridjee, homme d'affaires français résidant à Madagascar, de procéder à l'acquisition. « VENTE PRÉCIPITÉE » Les autorités étaient d'avis que la maison-mère Crédit Agricole apportait une certaine valeur à BNI, étant une banque de référence interna-

tionale. Ce qui ne serait plus le cas avec le consortium dont fait partie Ciel Investment. Certains médias, à l'instar du magazine Madagasikara, ont également répercuté l'opinion que le consortium n'aurait pas l'envergure nécessaire. Quant au refus initial, elle est lié au fait que le nom de Bank One aurait « fait tiquer plus d'un au sein du conseil d'administration de BNI-CA », car la banque ne serait pas « une banque de référence au sein du système financier mauricien.

» En d'autres termes, elle n'occuperait pas une grande part du marché local. Ce qui fait que certains ont parlé de « vente précipitée ». Le départ de Crédit Agricole est évoqué depuis 2012. Après des mois de refus et de conditions imposées, le groupe obtient, en juin 2013, l'approbation de son conseil d'administration pour la cession de ses 51% d'actions dans BNICA Madagascar. L'avis de l'Etat malgache demeure quant à lui négatif. Ainsi, dans une lettre datée du 7 juin, la Direction Générale du Trésor réitère que le repreneur doit être une banque de référence internationale. Le 22 août dernier, le groupe essuie un nouveau refus. Cette fois-ci, c'est face à la CSBF, qui évoque la raison mentionnée plus haut. Survient alors un coup de théâtre le 4 septembre dernier. En l'absence du directeur général du Trésor, les membres du CSBF auraient décidé de revenir sur la décision du 22 août, pour approuver le principe de cession.

AFRICAN BUSINESS OF THE YEAR

GML PARMI LES NOMINÉS LE GROUPE mauricien GML, qui brasse un chiffre d'affaires de 27 milliards, joue dans la cour des grands. Au même titre que Dangote Cement ou de multinationales comme DHL ou Siemens, Cluster Africa, GML a été nominé aux African Business Awards, dans la catégorie « African Business of the Year ». La prestigieuse distinction sera remise au grand gagnant le 20 septembre prochain, à l'hôtel Mandarin, à New York, en présence notamment de chefs d'Etats, de dignitaires, et d'entrepreneurs africains. Cette récompense a pour objectif de célébrer les réalisations et les réussites de ceux qui ont apporté une contribution exceptionnelle au développement du continent, aux aspirations

économiques de ses citoyens et à la transformation de l'image de l'Afrique sur les marchés internationaux. Les entreprises plebiscitées doivent aussi avoir affiché des normes élevées de bonne gouvernance et de responsabilité sociale et environnementale. Arnaud Lagesse, CEO de GML, a exprimé sa fierté de voir que la qualité du travail du groupe, ces dernières années, lui a permis de se retrouver, aujourd'hui, dans la même catégorie

que de grosses pointures du continent africain, telles que Dangote Cement. Cette nomination prouve, selon lui, que GML a su grandir de manière soutenue, tout en mettant en place des systèmes de travail de niveau international. « C’est également une reconnaissance du travail des 15 000 employés, qui donnent le meilleur d’eux-mêmes chaque jour pour faire avancer le groupe. Je tiens à les remercier pour le travail accompli jusqu’ici, et ensemble, je sais que nous pouvons aller encore plus loin. Au-delà du groupe, c’est l’île Maurice entière qui rayonne sur le devant de la scène internationale, et si nous gagnons, ce sera une grande victoire pour tous les Mauriciens », soutient Arnaud Lagesse.

<3

Hôtellerie: Le groupe FAIL essuie des pertes de Rs 19 millions

MALGRÉ LE « good operational performance » du Hennessy Park Hotel, le groupe Food & Allied Industries Ltd (FAIL) a connu des pertes de Rs 19 millions en raison d'un ralentissement des opérations. C'est ce qui ressort du bilan financier pour la période prenant fin au 30 juin 2013. C'est en juillet 2011 que Tropical Paradise Co Ltd, affiliée au groupe Food & Allied Industries Ltd, (FAIL) fait l'acquisition de The Link Ebène City Hotel (ex-Sheraton) au coût de Rs 600 millions. Depuis rebaptisé Hennessy Park Hotel, à la suite d'une rénovation et d'un exercice de rebranding, il est devenu un lieu incontournable pour les conférences, mais aussi en tant qu'hôtel d'affaires en plein cœur de la cybercité. Outre Henessy Park Hotel, l'ouverture de Le Suffren Apart Hotel and Wellness Centre, en juin 2012, a aidé à hausser le chiffre d'affaires de Rs 20 millions. Mais la rude compétition en termes de chambres disponibles et de restauration a eu un impact sur le taux d'occupation et la consommation. Même les contributions additionnelles venant du Marina Hotel n'ont pas suffi à améliorer la performance financière.

Maurice et l'Éthiopie discuteront de non-double imposition MAURICE ÉTUDIE la possiblilité de signer un 'Preferential Trade Agreement' et un 'Double Taxation Avoidance Treaty' avec l'Éthiopie. Ce sera l'un des objectifs de la mission officielle du ministre de l'Industrie, Cader Sayed-Hossen, dans ce pays, du 19 au 20 septembre. La délégation qu'il dirigera sera notamment composée du Chairman d'Enterprise Mauritius, d'officiers de cet organisme, ainsi que de plus de 30 représentants d'entreprises locales. Cette mission officielle, espère-t-on ainsi, pourra trouver des débouchés intéressants pour les exportateurs mauriciens dans ce pays d'Afrique qui, selon une étude de marché réalisée par l'organisme chargée de la promotion de notre secteur manufacturier, est très prometteur. De plus, l'Éthiopie a plusieurs atouts : un taux de croissance annuel de 10 %, une population jeune et le statut de membre du COMESA. Reste cependant la dure réalité : en 2012, Maurice n'a exporté que pour Rs 4 millions de produits vers l'Éthiopie.


4>

FINAL REPORT

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

FUSION BOM-FSC

THE INSIDE STORY A peine la conférence Private Equity Mauritius terminée que le monde financier mauricien est en ébullition. Du moins dans les coulisses. La fusion entre la Banque centrale et la Financial Services Commission (FSC) est de nouveau sollicitée. Certains événements au sein du secteur financier rendraient également séduisante l'idée d'un Ombudsman des Finances pour se charger des plaintes des consommateurs, tout en ayant un 'overview' sur la Banque centrale et la FSC. La première option demeure toutefois de centraliser les opérations des deux secteurs sous la seule responsabilité de la Banque centrale. Enquête et analyse ▼ RUDY VEERAMUNDAR

D

urant deux jours, la semaine dernière, le Board of Investment (BOI) a tenu la troisième édition de la Private Equity Conference. Une initiative découlant de la volonté et de la vision de promouvoir le secteur financier mauricien pour en faire un pilier de l’économie. Dans son message de bienvenue, le Managing Director du BOI, Ken Poonoosamy, donne d’ailleurs le ton en s’adressant aux investisseurs étrangers. « A la fin de cette conférence, Maurice sera perçue, par certains d’entre vous, comme une destination d’investissement valable. C’est notre but de faire la promotion du pays par rapport aux ‘cross border investments’... » Si ces paroles sont certainement le reflet de bonnes intentions, il est important de remettre sur le tapis cette « obsession » de vouloir parier sur le secteur financier, locomotive qiu a été construite pour épauler et pallier aux manquements récents de nos secteurs touristique et textile, qui ont été rattrapés par une concurrence de plus en plus rude au niveau du marché international, sans compter la crise globale. UN SECTEUR FINANCIER SOLIDE Déjà, en 2009, l’ancien chairman de la Financial Services Commission (FSC), Said Lalloo, avait annoncé la tendance. « Global recession took its toll on the Mauritian economy... Following a much weaker external demand for textiles and tourism, growth of na-

tional output fell from 5% in 2008 to 2.7% estimated for 2009. Financial intermediation, transport and communication sectors are expected to be our growth pillars…», expliquait-il. L'analyse voulait faire comprendre que la solution d’avenir pour Maurice était le secteur des services, avec pour locomotive un secteur financier solide. Dans cette même optique, et dans le sillage d’une crise rendant la situation encore plus complexe en cette année-là, le gouvernement a voulu être proactif avec la création d’une autre ‘FSC’. Il s’agissait cette fois du Financial Stability Committee, au sein duquel le ministère des Finances, la Banque de Maurice et la Financial Services Commission avaient été mandatés pour identifier, superviser et agir face aux risques possibles pouvant mettre en danger le secteur financier du pays. DÉGRADATION DES CHOSES Il serait des plus importants, ici, de marquer une pause pour dire que le garde-fou qui devrait permettre de détecter d’éventuels cas de Chaînes de Ponzi, à titre d’exemple, existe donc depuis 2009. Or, avec l’existence de ce comité, certains observateurs ont du mal à comprendre comment on a pu laisser les choses se dégrader alors qu’une première plainte avait été consignée à la Financial Services Commission l’année dernière ? Par ailleurs, le Joint Coordination Committee FSC-BoM, qui aurait pu être convoqué en pareilles circonstances, l’a-t-il été ? La réponse à cette question n’a pas figuré dans les multiples

Il nous revient que la possibilité de fusionner la Banque centrale et la FSC est revenue sur le tapis, en grande partie, selon certaines sources dignes de foi, parce que «the case has been made by the FSC for it to be so»


FINAL REPORT

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

<5

Une troisième option serait aussi à l'étude : trois institutions contrôlant séparément les secteurs bancaire, financier et de la consommation, le tout sous la supervision d'un Ombdusman des Finances, qui assurerait un 'overview'. Une formule qui, encore une fois, butte contre un problème de « high skilled competences », qui ne seraient pas courant sur le marché local communications de la FSC dans le sillage de cette affaire. Il serait sans doute aussi utile de faire mention de l’article 5 (e) de la Financial Services Act, qui stipule que la FSC a pour devoir « to ensure, in collaboration with the Bank of Mauritius, the soundness and stability of the financial system in Mauritius. » Pour en revenir au Joint Coordination Committee FSCBoM, des observateurs ont tenu à ajouter que la FSC avait l’option de convoquer ce board au lieu de crier sur tous les toits qu’elle n’avait pas le pouvoir d’agir. A noter également cette remarque ironique, mais pertinente, à l'effet qu’il ne faut que quelques secondes à la FSC pour savoir si la compagnie, rapportée par un consommateur, détient une licence ou pas. LES POUVOIRS DE LA FSC D’où la perception négative de la volonté de la FSC de « get fully involved or not ». Ce qui nous amène à une déclaration du directeur de communication de l'organisme, et une autre du Chief Executive Officer, insistant que la FSC n’a pas de pouvoir sur les ‘non licencees.’ Un argument réfuté par certains experts du secteur, pour qui la loi fait justement provision pour que la FSC agisse contre les compagnies opérant sans licence dans le secteur financier. Autrement, selon ces mêmes personnes, le législateur aurait laissé une faille énorme dans son intention de protéger le secteur financier. A ce stade, il serait bien de noter que l’intention de cet article n'est pas de faire le procès des dirigeants actuels de la FSC. L'objectif est simplement de permettre un débat sain à travers nos colonnes. Un débat dans le

droit fil de l’appel lancé par Papa Madiaw Ndiaye, l’invité d’honneur de la conférence Private Equity Mauritius, lors de son discours prononcé jeudi dernier. Le ‘founding partner’ et ‘chief executive’ d'Advanced Finance & Investment Group a en effet exprimé le souhait que les expertises et l’expérience de la FSC de Maurice soient mises à la disposition de l’Afrique pour la mise sur pied d’un cadre légal de standard mondial par rapport au secteur financier. La FSC étant ainsi le porte-drapeau de notre secteur financier, l’erreur n’est pas permissible. Au cas contraire, c’est le pilier en devenir qui est à risque sur le plan de la perception internationale. Ainsi, à travers des témoignages émanant de certains acteurs importants du secteur financier local, dont aucun ne s’intéresse au poste de Chairman ou de CEO de la FSC, nous véhiculons le ‘mood’, la perception et les appréhensions qui prévalent au sein de la finance mauricienne. Pour la plupart d'entre eux, il est très important « that we get things right » dans ce domaine, où nous parlons avant tout de « high skilled jobs ». Un critère par rapport auquel le personnel local ne fait pas forcément le poids. D’où, selon les observateurs, l'importance capitale que la FSC participe pleinement au développement du secteur, et ce en dépit du débat sur le rôle d'un régulateur dans la promotion du secteur financier. L’article 5 de la Financial Services Act fait d’ailleurs la mention suivante : « The objects of the Commission shall be (d) to study new avenues for development in the financial services sector, to respond to new challenges and to take full advantage of new oppor-

tunities for achieving economic sustainability and job creation. To work out objectives, policies and priorities for the development of the financial services sector and global business and to make recommendations to the Minister (Ndlr : le ministre des Finances). » Mais nous devons aussi nous rendre à l’évidence que Maurice est un petit pays et que nous ne sommes pas nombreux à comprendre le secteur. Qui d’autre qu’une institution comme la FSC pour avoir un regard clair et net en ce qu’il s’agit des services financiers ? A force de prendre exemple sur Singapour, ne faudrait-il pas commencer à agir comme Singapour, du moins dans ce que ce pays a fait de bien ? Ce sont là des questions qui émergent après la conclusion de certains observateurs au sujet de la Monetary Authority of Singapore. Cette dernière n’hésiterait pas, selon eux, à être proactive, bien qu’elle soit un régulateur. La FSC de Maurice ne peut pas être un « silent spectator », affirment certains. D'autant que ce n’est pas le personnel qui manque, du moins en nombre. De 2008 à 2013, la masse salariale de la FSC est en effet passée de Rs 54 millions à un peu plus de Rs 133 millions par année. POUR UN MEILLEUR CONTRÔLE Il nous revient pourtant que la possibilité de fusionner la Banque centrale et la FSC est revenue sur le tapis, en grande partie, selon certaines sources dignes de foi, parce que « the case has been made by the FSC for it to be so », de par ses manquements. Il semblerait en effet, que l'intention, dans les coulisses de la haute finance mauricienne, est de suivre la tendance mondiale. A Maurice, l'exercice d'inté-

gration se résumerait à une fusion de la Banque centrale et de la FSC, un projet annoncé en 2010, mais qui, à ce stade, est toujours au niveau de l'évalutation. Pour la simple raison que, selon les observations d'une école de pensée, la perception d'un affaiblissement possible de la FSC serait une conséquence non négligeable. Depuis 2001, on a cru bon de séparer le secteur bancaire de celui des services. Une formule qui, selon les experts, avait fait ses preuves jusqu'à ces dernières années, comme cela a été le cas sur la scène internationale. Il était ainsi nécessaire pour les entreprises pratiquant dans les deux domaines d'avoir deux types de licences. Le but étant de permettre aux deux institutions d'avoir un meilleur contrôle à travers une supervision constante, et ainsi d'assurer, contre vents et marées, la bonne réputation du secteur financier mauricien. Or, nous avons témoigné à Maurice, l'année dernière, du premier test de 'takeover' à travers une Offre Publique d'Acquisition (OPA). De graves accusations ont été en effet Portées contre la FSC dans cette affaire. Il y a aussi les cas des 'Ponzi schemes' qui ont été une véritable douche froide pour le secteur. Dans les deux cas, le reproche fait à la FSC est similaire : « La FSC n'a pas agi alors qu'elle avait le pouvoir et les moyens de le faire. » A l'exemple de l'intérêt porté par l'US Securities Exchange Commission, lors de son passage à Maurice, à la façon dont le scandale des chaînes de Ponzi a été géré, certains événements ont fait sourciller et ont remis sur la table la possibilité d'une fusion BoM-FSC. Une option où la

Banque centrale retrouvera les pleins pouvoirs sur le secteur financier, alors qu'il reviendra au Board of Investment d'assurer, seul, comme c'est déjà le cas, la promotion de Maurice en tant que destination financière. POURQUOI PAS UN OMBUDSMAN DES FINANCES? Après avoir essayé le modèle centralisant les pouvoirs de régulation entre les mains de la Banque centrale, nous avons eu droit à une séparation des services bancaires et financiers. Maintenant, selon nos recoupements, une troisième option serait aussi à l'étude : trois institutions contrôlant séparément les secteurs bancaire, financier et de la consommation, le tout sous la supervision d'un Ombdusman des Finances, qui assurerait un 'overview'. Une formule qui, encore une fois, butte contre un problème de « high skilled competences », qui ne seraient pas courant sur le marché local. Alors que l'on se penche toujours sur la formule à adopter, les choses évoluent rapidement dans le secteur financier. Le secteur offshore du pays implique des échanges d'importants volumes d'argent, alors même que le poids de l'offshore banking dans le secteur bancaire local interpelle certains experts. D'où l'urgence, selon eux, de revoir le système actuel de régulation et d'avoir un régulateur unique de supervision. Le tout pour assurer la crédibilité du secteur financier de l'île. Concluons sur le conseil de Papa Madiaw Ndiaye, qui s'exprimait sur le positionnement du Rwanda et de la Gambie comme des destinations d'investissement de haute facture : « Mauritius should not rest on its laurels ! »


6>

FEU ROUGE

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

PRIVATE EQUITY MAURITIUS 2013

LA VOLONTÉ D’ÊTRE LE 'GATEWAY TO AFRICA' La 5ème édition de la conférence Private Equity Mauritius, à l'initiative du Board of Investment (BoI), s'est tenue jeudi et vendredi derniers à l'hôtel Hilton, à Flic-en-Flac. Principal objectif : donner davantage de visibilité à Maurice en tant que destination financière, comme l'a fait comprendre le Managing Director, Ken Poonoosamy, dans son discours d'ouverture. Vendre le pays en misant sur son cadre légal solide a été le message clé du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval. L'invité d'honneur, le ‘Founding Partner’ et ‘Chief Executive’ de Advanced Finance & Investment Group, Papa Madiaw Ndiaye, a pour sa part encouragé Maurice à diversifier ses produits et ses services dans le domaine du secteur financier, tout en lançant un appel à ce

que la Financial Service Commission (FSC) joue un rôle important par rapport à la mise en place d'un cadre légal nécessaire au niveau du continent africain. «De telles conférences, à l'initiative du BOI, doivent maintenant être organisées en dehors de Maurice », a-t-il aussi souhaité. La conférence a aussi été une occasion pour Maurice de prendre concience de la volonté des pays comme l'Afrique du Sud, le Rwanda et la Gambie, entre autres, de ne pas se contenter de rôle de simples spectateurs devant les opportunités que représente le secteur financier en Afrique. A Maurice de profiter de ses atouts et ne pas se faire ratrapper par la concurrence, qui risque de se révéler très dure

KEN POONOOSAMY, MANAGING DIRECTOR, BOARD OF INVESTMENT

« Que nos opérateurs soient plus présents en Afrique » Satisfait du déroulement de la Private equity Conference et optimiste quant aux avenues d'investissements en Afrique. Le Managing Director du Board of Investment fait le point pour Capital ▼ HERRSHA LUTCHMAN-

BOODHUN

❚ Quelles sont les retombées

de la Private Equity Conference qui vient de prendre fin ? Nous venons de terminer, mais je pense qu'on peut déjà parler de retombées positives. Nous avons offert une plateforme autour des thèmes spécifiques pour que les opérateurs puissent partager leurs points de vue. Certains sont importants dans la mesure où ils nous aideront à mieux diversifier notre secteur financier et améliorer les services. C'est avant tout une plate-forme de visibilité pour Maurice, et également d'interactions entre les partenaires mauriciens et étrangers pour développer davantage leurs business et sonder des possibilités de partenariat. ❚ Nous avons constaté que le

capital investissement est un cheval de bataille pour le BOI...

Nous présentons Maurice comme un hub vers l'Afrique. Comment naviguer dessus ? Il faut avoir des professionnels, des fund managers, des services et le capital nécessaire. Maurice se positionne déjà en une plate-forme pour faciliter des transactions transfrontalières. C'est pourquoi nous avons réuni tout ce beau monde pendant deux jours, afin de mieux naviguer sur le potentiel de croissance en Afrique. Nous l'avons entendu depuis jeudi, que ce soit l'infrastructure, l'agriculture, l'informatique et la télécommunication, l'énergie, le marché de consommation, tous ces secteurs représentent des avenues d'investissement fort intéressantes.

tage avec l'industrie pour mener des actions concrètes au niveau du marché africain. C'est pour cela, qu'après ces deux jours de conférence, je m'envole, avec une délégation de 35 personnes, pour le Nigeria et le Ghana pour promouvoir Maurice en tant que destination financière. ❚ Comment les grands pays,

tels que le Nigeria, perçoivent-ils Maurice en tant que destination d'investissement ? du Japon, de la Chine, d'Oman, de l'Inde... Il faut une meilleure perspective, et ce qui fait peut-être défaut à Maurice. Where capital will move ? ❚ Des intervenants ont

❚ Qu'en est-il de l'intérêt en

comparaison aux conférences des années précédentes ? Cet intérêt va grandissant, d'autant plus que c'est notre rôle de créer cet intérêt. Cette année, nous avons même eu des invités de la Corée du Sud,

soutenu que Maurice devrait suivre les tendances dans les marchés financiers. Qu'est-ce que cela implique ? L'idée pour nous est de consolider d'abord la base existante pour plus de visibilité, mais aussi de travailler davan-

tracts, du ease of doing business. A notre niveau, nous agissons en tant que conduit pour que ce soit une win-win situation. Que ces pays nous voient en tant que partenaires. Nous ne voulons pas que les investissements passent par Maurice pour en récolter les bénéfices qu'ils dirigeraient ensuite vers d'autres pays. Nous souhaitons plutôt que nos propres opérateurs augmentent leur présence en Tanzanie, au Kenya ou au Congo. ❚ De gros fonds de capital in-

Une des stratégies adoptées par le BoI depuis quelques années est de travailler en étroite collaboration avec des organismes-frères, tels le Nigerian Promotion Council (NPC) ou le Ghana Investment Promotion Centre (GIPC). Nous avons noté que les pays qui sollicitent des financements ont compris que les 'institutional investors' devront faire face à plusieurs défis. Ce peut être en terme de perception des risques, d'enforcement of con-

vestissement semblent intéressés à Maurice. Avons-nous les moyens de leur assurer un rendement ? Il existe beaucoup de projets ainsi. Prenons l'exemple d'Actis. C'est un fonds de capital investissement qui a choisi un partenariat avec IOREC (Indian Ocean Real Estate Company). Toutefois, notre marché de consommation est petit. Il n'empêche qu'il a un plus grand impact en Afrique.


FEU ROUGE

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

<7

PATRICE BACKER, PARTNER & COO, ADVANCED FINANCE AND INVESTMENT GROUP

“Mauritius should raise its Profile...”

The affirmation “I'm investing in Mauritius” is usually followed by the question “Why are you there?” observes Patrice Backer. Mauritius should solve its access restriction and be more aggressive in its marketing strategy, the expert advises

▼ HERRSHA LUTCHMAN-

BOODHUN

❚ You said in your address

that not enough has been done to market the Limited Liability Partnership structure in Mauritius, as well as the necessity to add more substance to what is being done. Can you please provide a summary of these two issues in regards to your presentation? The LLP is a fantastic legislation because it now provides Mauritius with a legislation that aligns it with other jurisdictions. The Limited Partnership structure is the preferred structure for Private Equity. Up to now we were operating under a separate legislation, which works, but is not optimised. We think that is the optimal way but I don't think Mauritius has done enough to let the world know that «Hey, we also have this structure!» Obviously the fund administrators know about it because we work with ABAX and Cim Fund Services. Both of them sent us notes to inform us about the LLP structure. Unfortunately it was too late since we were incorporated in 2008. But if we are going to think about future funds, we now know. However, many of our investors and potential investors from the United States are still not aware. To them Mauritius is a far-off country, and they often ask us, “why are you there?”, and we have to explain to them. Mauritius should raise its profile in order to let investors who are looking at Africa know that it is the gateway. Papa Madiaw Ndiaye, the Founding Partner and CEO, Advanced Finance & Investment Group, said

earlier in his keynote that the Board of Investment (BOI), the Financial Services Commission (FSC) would have to be enabled and empowered to be more proactive to promote the Mauritius brand. The second point I was making is in respect to substance. In order not to be viewed as one of those tax haven and so forth, Mauritius has taken steps to add substance to what is being done here. For us, who are on the offshore side of things, we understand the need for more substance but it would mean having staff here, open offices here and so forth. However there are certain things that would need to be thought through. If you ask me to be here, then there have got to be some incentives as well. ❚ We talk of Africa as being

the land of opportunities for private equity funds and investments. At the same time there is also this fear of being in Africa which has not been dissipated. How do you feel about it? I think fear comes with a lack of knowledge. We have the advantage of being based in West Africa, and knowing the land since our team is basically an African team from Senegal, Congo, Central Africa, Ghana, Mauritania, Nigeria... The perception of risk is actually higher than the risks. Of course there are risks. Overcoming fear can only be done through education, and we do spend a lot of time educating potential investors, particularly North American investors, about the opportunities. At the end of the day they have to make up their minds, but we try to do our best and tell them,

“Look, whatever your perception may be, this is the reality on the ground.” And where Mauritius comes in is that, as a middle-layer between the investors and the actual companies, it provides them a level of confidence. Not only are we making risk investments, but imagine if the fund itself which channels the investments was based in risky jurisdiction, then you have a double layer of risks. So, by bringing them in Mauritius, we remove one layer of risks, and we expose the investors to the true risks. And obviously with higher risks come higher rewards. They need to understand this. ❚ During the Questions and

Answers session, there has been the question of tax risks. Can you please elaborate on this? The question was more on the countries in which we invest. Governments set tax policies. What that person was asking during the session was, how do we manage those tax risks. Let's take an example. One day, in the Central African Republic, the tax policy is X, and the next day the tax is raised by 10% or a new tax is introduced which is not reasonable. How do you manage that? It's our role to be able to define what the risk is and to basically protect ourselves in our legal agreements. You could define a drastic change in the tax environment as being a 'force majeure' event, which forces you to do certain specific changes to your investments. We want to have as much visibility as possible over the life of our investments, and that's a risk. Which brings me back to Mauritius. We have this tax risk on the ground; we

I think fear comes with a lack of knowledge. The perception of risk is actually higher than the risks. Of course there are risks. Overcoming fear can only be done through education don't also want to have this tax risk at the fund level. And Mauritius' legislation in taxation has been extremely constant. This helps mitigate a bit the risk. If you have a fund based in Mauritius investing in the Central African Republic, and you have a tax event in Mauritius as well as in the Central African Republic, then things won't be simple. ❚ You talked about the inte-

gration of the offshore and domestic economy as being a sensitive one. What should we understand by this? I call it sensitive because

it's a debate that has to be done by policy makers in Mauritius. There has been a policy to set up an offshore centre, and basically there is a perimeter around it. It means that as a GBL 1 we can invest anywhere but not in Mauritius, for example. What I am trying to say is that this taxation issue is related to the issue of substance. If you say you want to keep things the way they are, then it's fine. If you say you have to increase substance, then at the same time I have to ask; “Can I look at investments in Mauritius potentially?” since you have an economy and companies.


8>

FEU ROUGE

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

MOHAMMED SULAIMAN, HEAD PRIVATE EQUITY, NATIONAL INVESTMENT FUNDS COMPANY SAOC

“Mauritius has a wonderful legal Framework” True it is that businessmen from Oman have invested in Mauritius recently. Private Equity Manager Mohammed Sulaiman didn't however unveil the nature of the investment yet, but did talk about what attracted him here ▼ HERRSHA LUTCHMAN-

BOODHUN

❚ Our impression during the

conference is that we have not really talked much on private equity. Our question is: Is private equity well known in Africa? You know, it's not the best question to ask me. I am not an expert on the level of private equity in Africa. But my instinct hints to say yes and no. If you look at the mechanisms of private equity, then we can say that it is well known in Africa. But the institutions of private equity would not be so well known. So, what do I mean? What we discovered in the Arab countries is that the family businesses were doing private equity, but they won't call it as such. I suspect it's much the same in Africa. The same thing happens. Somebody enters and intensively manages the business, to exit after a few years. These are the key features of private equity. I suspect they exist in Africa, but not through the formal institutions of private equity that are found in other places, and to the same extent. There are some active private equity in Africa now, and they are rising. We cannot say there isn't at all.

uity firms, it's a question of raising capital first and gaining more capital. How is Africa then perceived to the eyes of international private equity firms? Is it a safe land? The fundamental attraction of Africa for me as an investor in private equity is that it is growing very fast, and has got a stable macro-framework. I talked about public debt and external debt during my presentation. I talked about growth rates. Those are a matter of fact. That means that the base is strong, and the growth is very fast. When you have such a situation, and investments hit a certain critical level, it builds on itself. Because now there is enough roads and power plants among others. And because the investment base is there, further investments follow behind. This is what attracts investors. The challenges are really the lack of knowledge about what is the playing field. We don't know the rules of some places, or are weird in others... It's a combination of all these. The difficult thing about our business is that you cannot engage everywhere it works. You have to pick some, engage and look forward through it. ❚ How would you like to

❚ One of the things we gath-

ered was that for private eq-

remedy to these, as a private equity investor?

I think it's mostly through experience and contact. There is nothing else, or something that I can specifically say is missing. It's nothing anybody or someone should be doing. It is simply about how much time we spend to get to know each other and work about. ❚ What makes Mauritius an

interesting opportunity for you private equity investors? In general, Mauritius has a wonderful legal framework. We discussed about it in the morning. It's very predictable, and we are pretty sure that when we invest, it will be for a long time. We are also pretty sure the playing field won't be very much different five or seven years from now. We will be able to do our business in peace and help will be available when we need it. The complexity is in the specifics of those regulations, treaties, taxation, property rights etc. But when the regulations and infrastructure facilitate all these, and the people are as kind as those in Mauritius, then as an investor you feel more comfortable. ❚ If we did not hear wrongly,

you invested in a company in Mauritius lately? Yes I did but there will be a formal announcement about it later on.

What we discovered in the Arab countries is that the family businesses were doing private equity, but they won't call it as such. I suspect it's much the same in Africa. The same thing happens. Somebody enters and intensively manages the business, to exit after a few years.

“Understanding of Private Equity has become a Necessity”, expert Arvind Mathur says The Financial Services Commission (FSC) jointly with the Board of Investment (BOI) held a “Masterclass: Excellence in Private Equity” course at the FSC House on September 11 ▼ JAMIROUDDIN YEADALLY

COURSE DIRECTOR, Arvind Mathur, CFA, FRM and Chairman of Private Equity Pro Partners, India, provided examples of private equity transactions in China and other Asian countries like India as well as African markets to illustrate key concepts to the audience present at the informative session. “Mauritius is a major centre for the flow of private equity and venture capital to

Asia and Africa. A strong understanding of PE and the conducive framework of Mauritius Private Equity has become a necessity for all players in the sector”, stressed the private equity expert, who holds over 20 years experience in Asia-Pacific private equity. The Course further enabled participants to master the operations of private equity and venture capital funds and how value is added; appreciate how entrepreneurs and companies raise private

equity and venture capital; grasp the logic and underlying principles of private equity and venture capital valuation; as well as understand buyouts and leveraged buyouts, their use and structuring. THE POTENTIAL OF MAURITIUS The Chief Executive of the FSC, Clairette Ah-Hen, highlighted in her welcoming address that Mauritius has, over the years, built its image as an International Financial Centre and there-

fore has all the potential to contribute to the development of Africa’s private equity industry which is at an early stage of development, but is growing steadily. The Managing Director of the BOI, Ken Poonoosamy, spoke on the importance of skills transfer within the industry. “Specialised training like the Masterclass on Private Equity not only allows for this skills transfer but is also instrumental to gather more knowledge on Private Equity”, he said.


FEU ROUGE

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

<9

ASHUTOSH TYAGI, SENIOR VICE-PRESIDENT, TATA CAPITAL LTD, INDIA

“Financial Services Companies can’t miss out on banking” They were in banking operations before nationalisation and now want to be back for historical reasons. Is this worth the dough? Already in the financial services sector, not being in banking is a huge handicap as far as competitiveness is concerned. For Vice-President Ashutosh Tyagi, success is also a matter of culture ▼ HERRSHA LUTCHMAN-BOODHUN ❚ You said during your presentation

that by next year Tata will be in the banking sector. What motivates you to do so? Banking is a wonderful business in India. We were involved in banking operations before banking nationalisation happened in India in 1969. So, firstly we want to go back to banking for historical reasons. And since we are a financial services company, if you are not into banking, then you are missing out a large piece of the entire services spaces. Currently we are a non-banking financial company, and we do most of the things a bank can do, which is allowed as per the law. Obviously our costs of capital is pretty high, which does not allow us to be as competitive as the guys who have a banking license, and take banking deposits. Having such a license would enable us to do all these. Banking, by nature of a business, works on trust. Tata Group as such has been able to evolve due to the goodwill of the people, be it the customers or other stakeholders. We believe that in banking, we will set up that goodwill and trust factor which will be brought immediately into our business. ❚ It was an added value to Africa

when Tata Group, which is one of the biggest groups in India, decided to be present on the continent. Over the years, with the development of the financial sector, in what ways has Africa been an added value to the Group? India has always been culturally and socially close to Africa. And that is reflected even in the top management's view about opportunities in Africa. It's been with a lot of warm feelings that we always felt we should be taking our businesses to Africa. It did not necessarily start with that thing, in the sense that, when we started in 1997, it was for the distribution of commercial vehicles through the set up of Tata Zambia. We created a holding company between 1993-1994. Since then, lots of other companies of our Group have gone into Africa. At the end of the day, a business looks at opportunities, and how best it can tap into those. Our companies have been decently successful in doing that. Another thing is that Tata Group is generally a steady player

wherever it operates. We have not done some big mega acquisitions. It's been a slow and steady progress in almost all our businesses in Africa. In terms of what we have got from Africa, I can say that there are now human resources who are heading our Africa operations, and who originate from Africa. These resources are available to the rest of the Group in the sense of adding value to our other companies. What we have been hearing during the last two days is that there is extremely good talent and people resources which exist in the continent. We are able to get access to this. However, I cannot point out one specific added-value simply because of our set up in Africa, but I am sure that must be the case. Like in our fertilizer plants I know for sure that, due to the acquisition of a UK-based company, we got access to lakes in Kenya. Getting an access to that provides an adds-on, an element to the business fundamentals of Tata Chemical. We have a joint-venture on phosphoric acid in Morocco. This acid is from natural resources, and is found only in that part of the world. That fills in a particular element in the value chain for the fertilizer plants' of Tata Chemical. Taking all these into consideration, Africa is definitely adding value, and I am sure there are many more examples. We have seldom

or never gone into businesses only for the exploitative reasons of the typical business, which is the old way of looking at it. It's always been for a reason where we feel that we are contributing in some manner, and we are getting back also. ❚ Was being steady a deliberate strat-

egy of the Group so as not to offset existing conditions? Yes, it's for the long term. If you are there for long terms, then you move about slow and steady, rather than just barge in. ❚ And not to raise eyebrows as well?

We are not so concerned about raising eyebrows. It's just a question of personality, and part of our culture. I don't know whether you are aware of it, but we have a Code of Conduct. It is something which every person who joins Tata Group in the world has to sign on the first day. It lists down various things which are Do's and Dont's behaviour of practices, relationships, potential conflict of interest etc. We go to that extent of ensuring that ethics are core to what we do, as well as excellence in whatever we do. If I were to define the philosophy of the Group in its operations, it would be about ethics and excellence. We carry this wherever we go.

India has always been culturally and socially close to Africa. And that is reflected even in the top management's view about opportunities in Africa. It's been with a lot of warm feelings that we always felt we should be taking our businesses to Africa.


10 >

ACTA PUBLICA

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

CINOVEA SMEDLEY, CENTRE MANAGER GRAND-BAIE LA CROISETTE

“Mauritian Shopping Malls need to have their own Identity” PHOTOS : PATRICE BRETTE

For the Centre Manager of Grand-Baie La Croisette, innovation is more than necessary nowadays or else shopping malls could face a slow death. Making a shopping centre a complementary centre rather than a competing centre would work well for the local folks, she firmly believes

DETERMINATION. Cinovea Smedley has put in mind to make GBLC stand out from the crowd

▼ JAMIROUDDIN YEADALLY

S

he has a strong belief in the human potential. What seems to be an important factor for her is to be given the opportunity to develop one's potential in order to better serve others. “I believe that we all have potential and if we are given the opportunity to develop our potential, we will able to forge ourselves even further and be whatever we have to be. We need to develop people and get them to believe in themselves and for them to actually grow. Because, if they grow, I think we grow as well with them”, strongly believes Cinovea Smedley. Freshly moved in as Centre Manager for the one of the biggest shopping complex in Mauritius, Cinovea Smedley is of the opinion that a better understanding and training of the service providers of a shopping mall could definitely bring an added-value to a shopping centre. This is why she has insisted on organising a workshop for her tenants at the Grand-Baie La Croisette shopping complex which kicked-off in July last. “We run tailor-made workshops for our tenants and these workshops are being conducted on a monthly basis. We find it as a medium for us to feed directly in the shops and for them to feed on to us. We teach them communication skills, self esteem, presentation skills, window dressing and even negotiation skills with their customers”, she adds. The Centre Manager believes that everybody can make a difference which is important for the advancement of a shopping complex. “We are part of a jigsaw which assembled together makes a lovely picture. If there is a piece missing, it does not look and feel very nice”, says Cinovea as for her, a healthy workforce is a happy workforce which can definitely bring in good results as well. “You can bring in feet in your shopping centre, but if you don't have the good ingredients, shoppers are not going to come back. The customer service and care is also a very important


ACTA PUBLICA

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

aspect and it determines whether you will come back or not. It is about the ambiance, the products, the service and it goes further, obviously about entertainment, the cleanliness and a covered parking. It should be like a home away from home”, stresses out the new Centre Manager of GBLC. DARE TO INNOVATE Apart from the training of staffs and tenants for a better service and attracting customers, Cinovea Smedley says that managing shopping centres has become a science as these are constantly developing and moving forward, reflecting the human psycho. “You are dealing with the shopper and they change as time changes. You need to really understand the shopper. It is after all, the human psycho. You come to shop when the shopping centre is quiet as you would not want to come when it is crowded”, highlights our guest. “Shopping centres should create their own identities in order to stand out from the crowd. Shopping centres over here have got stunning architectures. In fact, they are very nice. Making a shopping centre a complementary centre rather than a competing centre would work well for the local folks”, states Cinovea Smedley. Our guest observes that various other difficulties are keeping our shopping centres to show themselves out from the crowd. “They should bring new ideas and dare to innovate. We must not copy as it won't serve any purpose. Dare to say that we want to be the best and this is how we are going to do it”, she stresses. “I feel that Mauritius is ready for the upper-class shopping mall experience. Shopping centres around the world have reinvented themselves. They have gone for an upgrade. We have got to reinvent ourselves and keep up with the trend”, says GBLC Centre Manager. “A shopping mall should get itself ready to rebrand after five years of operation. Globally, things are changing and renovating a shopping mall would keep it exciting, vibe as well as modern. And this is what people look for. And

once you know your market, you can niche that so nicely”, advises the centre manager. Rendering a shopping centre visible by a strong marketing along with attractive advertising promotions is not enough. This is what Cinovea told us. To her, over and above that, one must get to know and understand the community a shopping centre is serving. “I must say that marketing is not just about the advertising and promotions, it is as well as getting to know and understand your community. For me, I find that every shopping centre is different because the community you serve is different depending where you are operating. If you don't get to know your community properly, you won't be able to manage your centre properly”, she says. “Being part of the community raises your visibility. Once the people you are serving buys into it, they will enjoy coming to your mall and definitely, they are going to talk about the shopping centre with their friends. No amount of advertising would probably surpass a community enthusiasm for a centre,” she highlights. “Fund raising and charity activities is a another way of raising the visibility of a centre. A shopping centre is obviously a business but, because we are part of the community, we have to give back. It is not about us just making money but it is really about being in partnership with every one out there”, she says. SHOPPING MADE EASY Often, we don't realise the kind of needs of shoppers. As the French quote reads “le client est roi” which in English would mean “ the customer is always right”, thus we have to care about his well being along with what actually he wants. Cinovea Smedley would add that “ If we know our target market, that is what our shoppers like, what they like to do, where they like going and so on, then we can tie into it. Look at your merchandise for example. Does it cater for your customer or to the needs of the customer you are serving?

These are things that are vital to the success of a shopping centre”. Synergy is another important reason for a shopper to prefer a shopping mall, according to Cinovea. She is of the point of view that one to one marketing would definitely make a difference and attract people to the mall. “Either from a centre manager or a marketing point of view, for me one to one marketing makes a difference because people don't buy into names, they rather buy in you. So, you are to represent your brand in a way. I believe that one should make his shopping mall vibe as people love vibe places and persons. If you add life into your shopping centre, people are going to buy into it”, highlights the centre manager. But, on the other hand, she adds, that one has got to be discerning in the way he markets his shopping centre: “You definitely want feet in your shopping centre but you want them to be the spending kind. That is the balance that you need to have. If you are marketing, what are you marketing? The centre as a shopping destination or an entertainment destination! You have to sync a balance between the two. This is what we are now working towards at GLBC as it is also a social meeting place but ultimately, it is also still a shopping centre”. Shopping made easy is an added value for Mauritius, she says. “Shopping centres create jobs as well as a social buzz where people can meet. Shopping centres have made us more competitive. Competition is healthy because it keeps you in your toes”, Cinovea Smedley smilingly concludes.

< 11

ABOUT CINOVEA SMEDLEY The centre manager of GBLC took her post in April this year. Her line of studies are connected with Public Relations, Management and Marketing. “But I ended up in shopping Centres as a Centre Manager. I love the excitement as well as the challenges connected with my field of work”, she says. She has managed centres in South Africa, India and now in Mauritius. She began her career as a Centre Manager since 2004. Back in 1990, she started off as an Assistant Marketing Manager and two months after, she was promoted as Marketing Manager and had to look after the entire shopping complex of West Gate Mall in South Africa.

FACTS ON GBLC Can we say that Grand-Baie La Croisette is running smoothly? According to the centre manager, lots of things have improved at this Rs 2 billion worth shopping and residence complex which saw the day in October last year. “GBLC is extremely doing well and we are continually growing. But I must say that it has taken time for people to buy in the concept as it is different. But now, I can say that it is evolving. We have looked in a lot things here which has improved. Social media have also played a big role in promoting our centre. Other centres have got the most number of fans, but as far as we are concerned, we have got the most interactive page on Facebook. At the moment, we have 36,000 fans on Facebook and it is climbing up daily”, says Cinovea. She adds that the number of visitors is increasing day by day. “By tracking our tenants turnovers, we have seen the number of people going up. We are observing that more people are coming to the centre everyday. For example, we had 5,000 people just on the music day which was celebrated on the 24th of June. There was no parking space that day. We have far exceeded 300,000 visitors at GBLC”, she highlights. GBLC will celebrate its first anniversary in October and Cinovea has aimed to take the centre forward and give impetus to more community projects.

I feel that Mauritius is ready for the upper-class shopping mall experience. If you look around the world, you will find that some shopping centres have reinvented themselves. They have gone for an upgrade. We have got to reinvent ourselves and keep up with the trend


12 >

ACTA PUBLICA

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

TERRES

AUCUNE PLAGE PRIVÉE PAR DÉFINITION

▼ JESSEN SOOPRAMANIEN

L

e cas du Pandit Sungkur, qui a obtenu une portion de terrain à bail sur la plage de Trouaux-Biches pour un projet de restaurant, est venu réalimenter la controverse qui dure depuis quelques années déjà autour des plages. Où commence une plage publique et où se termine-t-elle ? Que signifie l'écriteau 'terrain privé' devant un bungalow 'pied dans l'eau' ? Pour y répondre, il faut se référer au Pas Géométriques Act, en vigueur depuis le 30 septembre 1895. Une première évidence : Le terme 'plage privée' ne figure aucune part dans la législation. L'article 2 du Pas Géométriques Act est on ne peut plus clair. “The reserved lands along the sea coast commonly called the Pas Géométriques and referred to in the Arrêté of Général Decaen of 5 May 1807, shall form part of the domaine public and be inalienable and imprescriptible”. Ainsi, les terrains (les Pas Géométriques) qui longent le littoral du pays demeurent tous du domaine public et sont sous la gestion de l'Etat. Encore faut-il maintenant différencier entre 'plage publique' et 'domaine public'. C'est le 'High Water Mark' qui iden-

tifie la ligne de démarcation entre la plage publique et les pas géométriques. Le 'High Water Mark' est déterminée par la marée haute, soit les traces laissées par les vagues lors de la marée haute. C'est la partie exposée à l’action de la marée qui demeure, donc, publique. A partir du 'High Water Mark' en direction vers la terre ferme, les Pas Géométriques font 81,21 mètres. C'est cette surface que le gouvernement est habilité à louer pour une durée ne dépassant pas 99 ans. A noter que, dépendant des littoraux, aucune construction sur une distance de 30 mètres à compter du 'High Water Mark' n'est autorisée sur les Pas Géométriques. TERRAIN PRIVÉE, OUI, PLAGE PRIVÉE, NON Autre précision importante : Les terrains des Pas géométriques loués à bail deviennent des terrains privés. De ce fait, un détenteur de contrat de location à bail possède le droit de jouissance sur le terrain loué, il peut même en refuser l’accès à quiconque. Il est le maître des lieux. « Par définition, il n’y aucune plage privée à Maurice. Tout le monde peut marcher au bord de la plage, tout en s’assurant, toutefois, de ne pas empiéter sur le terrain privé des locataires des Pas Geometriques. Personne ne peut vous empêcher de nager devant ces terrains loués à

bail. La mer est du domaine public. Imaginez-vous dans votre maison. Vous ne pouvez empêcher que des gens soient dans la rue devant votre cour. La rue est publique. Par contre, personne n’a le droit d’entrer dans votre cour sans votre permission », explique Subhas Seeruttun, directeur de la Beach Authority. Il en découle, poursuit notre interlocuteur, que nul ne peut installer un écriteau ‘Plage Privée’ sur la plage, même s'il est détenteur d'un bail sur les Pas Géométriques : « Terrain privé, oui, mais Plage privée, non ». Comment faire pour obtenir un terrain à bail sur les Pas Géométriques ou ailleurs, du gouvernement ? La demande doit être adréssée au ministère des Terres et du Logement. Cette demande doit comprendre une description exacte du terrain ainsi que les intentions d'usage. Tout dossier de demande de terrain à bail

PHOTOS : PATRICE BRETTE

Les locataires de terrains sur les Pas Géométriques du littoral revendiquent le droit à la tranquilité et à l'exclusivité de la jouissance des plages. Le grand public crie à l'accaparement des plages publiques par les commerces et les transats. Le débat s'enlise

est soumis au conseil des ministres qui a le dernier mot. Outre la polémique autour de l'allocation de terrains à bail sur les Pas Géométriques et sur les plages, un autre phénomène a pris de l’ampleur ces dernières années : les opérateurs de transats sur les plages publiques. Ce qui réduit davantage l'espace des pique niqueurs. Subhas Seeruttun dit comprendre le mécontentement du public, mais tente de dédramatiser : malgré la présence des opérateurs de transats sur les plages, le lieu demeure public. « Il faut laisser les opérateurs de transat travailler. Les membres du public ne peuvent venir s’asseoir juste à côté d'un transat. Ce n’est pas faisable », fait comprendre Subhas Seeruttun. Qui précise, comme pour calmer les protestataires, que l'autorité a décidé de ne plus allouer de permis d'opération de transats.

L’article 2 du Pas Géométriques Act est on ne peut plus clair. “The reserved lands along the sea coast commonly called the Pas Géo-métriques and referred to in the Arrêté of Général Decaen of 5 May 1807, shall form part of the domaine public and be inalienable and imprescriptible”


MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

95 PLAGES PUBLIQUES Selon le portail de la Beach Authority, le pays compte 95 plages publiques et 12 à Rodrigues. La plupart, pas moins de 51, ont été proclamés ‘Public Beaches’ en 1991. Les premières l'ont été en 1940 (11 plages), notamment ; Trou-aux-Biches (2.5826 hectares), Gris Gris (3.798 hectares), Tamarin (2.1859 hectares), Flic-en- Flac (2.1104 hectares) et Blue Bay (4.8361 hectares) entres autres. Les plus récentes, en 2010, étaient GrandBaie (NCG Post) (0.0844 hectares), Melville Public Beach (2.113 hectares), Melville Public Beach (2.149 hectares). Quant à Rodrigues, 11 des 12 plages ont été proclamées Public Beach en 2002. Seule la date de la proclamation de la plage Anse Ally (4.940 hectares) n'est pas spécifiée. Cet exercice de proclamation des plages publiques revient au ministère des Terres et des Logements. Le processus : en premier lieu, l’identification des plages aptes à être développées et à acceuillir des particuliers. L'accès vers la plage est aussi un facteur important à prendre en considération. Après les avoir proclamé plages publiques, le ministère doit publier l’information dans le Government Notice. A partir de là, c’est la Beach Authority qui prend le relais pour l’aménagement (toilettes, salles-de bains, kiosques, coins grils etc). Etant gestionnaire des plages publiques, la BA a déjà fermé l’accès à des véhicules sur les plages de Flicen-Flac et de Belle Mare, afin de réduire les effets de ‘soil erosion’. Des aires de stationnement ont ainsi été amenagées loin des plages. Actuellement, c’est la plage de Mon Choisy qui subit les travaux nécéssaires pour bloquer l’accès à des véhicules près de la plage. Selon Subhas Seeruttun, ce sera chose faite d’ici novembre

ACTA PUBLICA

< 13

« Resabler » les plages L'ÉROSION GAGNE du terrain et défigure nos plages. Le Mauritius Oceanography Institute (MOI) réagit. L'institut procède actuellement à une étude afin de localiser et déterminer le volume de sable qui gît entre 10 à 15 mètres de profondeur hors des lagons dans plusieurs zones côtières. L'extraction de ce sable, accumulé hors des récifs, se fera d’une façon qui ne soit pas nuisible à l’environnement, rassure le MOI. Ce sable pourrait être utilisé afin de réhabiliter les plages victimes du phénomène 'sand erosion'. Une étude préliminaire a déjà été effectuée à Flic- en-Flac et les résultats ont démontré qu’une quantité considérable de sable est accumulée hors des récifs vers le sud de Flic-en-Flac. Le projet du MOI met l’accent sur l’utilisation de technologies et pratiques innovantes en matière de réhabilitation et de gestion durable des zones côtières. En effet, tout dépôt de sable hors des récifs qui présente de l’intérêt pour les scientifiques du MOI est identifié et la position localisée par le Système de positionnement global. A noter que l’extraction de sable dans le lagon, pratique qui a grandement contribué à de nombreux problèmes côtiers tels que l'érosion, a été interdite en octobre 2011. Des suivis réguliers ont démontré que la faune et la flore au fond de l’océan dans les régions affectées se rétablissent petit à petit.


14 >

POST SCRIPTUM

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

Corporate Debt Restructuring (CDR) or Rescheduling is also known as “out of court settlement or work out negotiation”. It is a situation companies like to engage in to reorganise their capital position. CDR refers to a method used by corporate entities to amend the terms and conditions of their debts so as to reap some benefits

SETTLEMENT

WAYS CORPORATES RESTRUCTURE THEIR DEPTS

N

REVIEW BY ECONOMIST VIRENDRA POLODOO

ormally companies employ such techniques to circumvent defaults on their existing debt obligations or to capitalise on a lower rate of interest. However, in some circumstances, some entities are forced by their creditors to restructure their debts, especially in case of severe breach of covenants. If a Corporate Borrower has outstanding debts that cannot be fully honoured with its current resources, it can choose to increase its debt levels with a view to liquidate existing debts and improve profitability, albeit it will not be able to sustain the higher level of debts. The best option then is to consider renegotiate the terms of its current debt with existing lenders itself. Workout negotiations may be: ❚ Bilateral. These are negotiations be-

tween the debtor and a creditor which ultimately follows a reschedule of debt payments and/or debt forgiveness; ❚ Multilateral. These are negotiations

between the debtor and its major creditors, leading to debt rescheduling, debt forgiveness or the granting of other incentives, as agreed by the parties. Debt restructuring is of two sorts, dependent on the terms and the value to the debtor. STANDARD DEBT RESTRUCTURING. This occurs when the bank chooses to increase the tenor of the loan and/or lowers the rate of interest to give the company debtor a breathing space over the short run and to repay the debts thereafter. TROUBLED DEBT RESTRUCTURING. Here the lender makes concessions taking cognisance that the corporate borrower is in financial difficulties and would not be able to meet its debt obligations in its present state. Lenders may take on troubled debt restructuring for non performing debts so that to get the loans to performing status hence not affecting the lenders’ books. Sometimes loans are not non-per-

forming but lenders agree to restructure as there is a high risk of the debts turning non-performing. CONTROL OF CORPORATE ACCOUNTS AFTER RESTRUCTURE

ACCOUNT REVIEWS The purpose of reviewing customers’ accounts is to ensure that the account is operated within agreed terms and to give the bank the earliest notification of anything that has occurred which may impinge on this arrangement. Almost all banks have a credit administration department to review accounts periodically. The frequency with which a company’s account is reviewed must depend on the circumstances of the company’s case. Accounts may be reviewed annually where there have been no problems for some time and where the bank can assume, without asking that any financial difficulty or changing circumstances will be promptly notified by the company. For accounts that have had or are having problems, the bank may require monthly trading figures to be sent in regularly and promptly for monitoring. These figures are sometimes referred to as ‘quick figures’ and include the following: ❚ Firm orders received, sales achieved, list of debtors and creditors outstanding, list of deferred payment accounts, age of trade balances etc. ❚ Borrowings outstanding from financial institutions that cannot extract MCIB (Mauritius Credit Information Bureau) reports. The aim is to be aware of the key components of trading and cash flow. HISTORICAL FINANCIAL ACCOUNTS The bank should more frequently (rather than yearly) obtain the trading accounts of the customer’s business for comparison purposes together with any profit and cash flow forecasts that are available. It may be at times pertinent for Account Managers to do site visits to certify whether the financial figures given are commensurate with the business activity of the company. Financial accounts will also enable Account Managers whether the company is abiding strictly to covenants.

For example, one of the covenants usually refered to for restructured debts is that the corporate entity should not be allowed to take on more debts. Banks would be able to confirm this only through historical accounts, especially in cases where the other lender cannot extract MCIB reports. MONITORING ACTUAL AND BUDGETED PERFORMANCE A further type of monitoring will compare trading results against budget set by the company. Such monitoring does not assume that the business is about to incur financial difficulties or may require assistance to trade out of an adverse financial condition, but is an indication of potential difficulties; perhaps the account is seen regularly near to its agreed credit limit or should be improving its cash flow, but this is not quite happening. In these circumstances, for prudence, the bank will not be prepared to allow the company to monitor itself and a monthly comparison of trading against budget projections is requested. It will be important to query as soon as possible with the company why any significant divergence of any figure has occurred so that remedial measures may be undertaken. As an example, orders received and/or sales may be lower than the budget. This can be due to a number of reasons, such as uncompetitive pricing, greater competition, poor quality control, late deliveries, a reduced level of production or simply generally lower demand for the products. There is a choice of remedial action that the company can take: sales price can be lowered for a period to stimulate demand and internal measures to improve quality, deliveries and production. In any measure to be taken, the bank needs to be satisfied that the remedial action adopted to counteract the failure to meet budget is appropriate. In one sense, the control of the restructured debt is more reactive to events compared to a proactive monitoring of individual customer accounts. WARNING SIGNS OF TRADING DIFFICULTIES Bank Account Managers should also keep a close eye on signs of trading difficulties for Corporate entities which have


MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

POST SCRIPTUM

< 15

The Bank has also to be aware of any resistance of the management to change past practices and must not take at face value of the obvious response that the financial difficulties are temporary and the company will trade itself out of its predicament restructured their debts. Examples would include cross firing, overtrading, management resistance, unpaid cheques or direct debits among others. Cross firing occurs when a customer exploits the time taken to clear fund through an account. The customer would draw a cheque on one account (Account A) and pay these cheques into Account B. The bank allows the customer to draw monies from Account B before the cheque is cleared. Typically there will be no chance of the cheque drawn on Account A being paid. The warning signs of cross firing are: quick increase in turnover, deposit of cheques in round amounts and the payee and drawer of cheques are the same. Overtrading is a situation whereby a business expands without sufficient financial support. Expansion usually results in an increase in sales, although there can be start up businesses that incur costs and run out of money prior to commencing trading. Overtrading may only occur for a short period or more seriously it may prove endemic. An example of short term overtrading would be where staffing, production and stocks are increased in anticipation of higher sales so that when the additional sales eventually materialise the positive cash flow of the business is restored. An example of an endemic overtrading would be where the sales figure increases quickly but the business does not have sufficient capital to fund the increase in working capital requirement, such as additional stock and direct costs incurred before funds are received from creditors. It can be difficult to recognise when a business is overtrading before it runs into significant cash flow problems. An approximate test as to whether a manufacturing company is or is not overtrading might be using Test A and Test B, which are completely outside the scope of this chapter, however. The Bank has also to be aware of any resistance of the management to change past practices and must not take at face value of the obvious response that the financial difficulties are temporary and the company will trade itself out of its predicament. This is rarely the case where there are unrecognised fundamental problems and an unwillingness to change past prac-

tices. Too many companies have been milked of profits through the owners taking out capital in the form of excessive salaries or dividends. When trading returns and cash flow drop, there can be a resistance to reinvest money into the business if it is easier for the bank to meet the shortfall. The bank must look upon each new application for support as a new proposal and judge the situation at the time on its merits. The short answer to unpaid cheques or direct debits is never to refuse to meet a cheque or direct debit presented for payment outside the agreed limit of the cus-

tomer’s credit without referring to the customer for an explanation. This assumes that the customer can be contacted that day for an explanation and that all previous conduct of the account has been exemplary. If there have been previous problems for the customer in meeting presented cheques and/or problems for the bank in obtaining suitable explanations as to the customer’s conduct, then the customer has presumably been forewarned that a credit limit is agreed on and cheques over this limit in all likelihood will be refused. The Bank should be aware that to refuse an item may lead to the company losing public credit status and possibly being drawn into liquidation, which in turn may be the prelude to legal actions for compensation. In the circumstances, the bank should review the past conduct of the account and make a reappraisal of the conditions of the support. This may lead to taking additional security for increasing the credit limit, providing advice on future running of the account or limiting the credit to be made available within a programme of redemption of outstanding loan balances.

The frequency with which a company’s account is reviewed must depend on the circumstances of the company’s case. Accounts may be reviewed annually where there have been no problems for some time and where the bank can assume, without asking that any financial difficulty or changing circumstances will be promptly notified by the company


16 >

INSIDE

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

INVESTISSEMENT LOCATIF

Faites-moi un chèque, faites comme chez vous

Acheter, dans l’immobilier, ne veut pas forcément dire habiter. A Maurice, depuis quelque temps, on mise sur l’investissement locatif dans des projets d’appartements. A ce titre, « Minissy, les apparts », le nouveau projet du groupe ENL à Moka, fort de ses nombreux avantages et de prix relativement abordables, devrait intéresser ▼ HERRSHA LUTCHMAN-

BOODHUN

I

RS/RES, centres commerciaux, supermarchés et hypermarchés, showrooms pour les voitures… Avec un nombre important de projets d’infrastructures achevés ou en chantier, la question de la gestion des terres se pose de plus en plus. Le Mauricien de demain disposerat-il de suffisamment de terres pour construire son chez-lui ? Anticipant cette pénurie future, certains trouvent en l’investissement locatif un secteur porteur. Concrètement, l’investissement locatif est un placement comme un autre : vous mettez sur la table une grosse somme d’argent pour un investissement qui est sensé vous rapporter suffisamment d’argent pour rembourser la mise de départ, le reste étant à partir de là des

profits. A titre d’exemple, un acheteur qui investit dans un appartement à Rs 6 millions et le met en location à Rs 50 000 par mois, récupère sa mise de départ au bout de 10 ans. Plus l’investissement est bien placé, plus la demande en location sera fort et moins il y aura de vacances locatives. Et plus l’emplacement sera meilleur, plus le propriétaire pourra louer cher, et donc encore améliorer le rendement de son investissement. Si l’argument peut paraître évident, il conditionne tellement la formule visant à déterminer le rendement locatif qu’il en devient primordial. Il s’agit donc d’investir au bon endroit et à un prix abordable par rapport au marché. UN INVESTISSEMENT RENTABLE Il n’existe pas de vérité immobilière qui vaudrait pour l’ensemble du territoire na-

tional. Seul le marché parle, en fonction des caractéristiques locales spécifiques à chaque zone. Si certains appartements – qui tombent sous la catégorie d’investissement locatif – peinent à trouver preneur pour des raisons spécifiques, d’autres attirent plus facilement, et ce malgré les crises financière et économique globales, ou encore un marché restreint. Le dernier à miser sur ce type d’investissement est le groupe ENL, qui n’en est pas à son premier projet du genre. Fort du succès des Allées d’Helvétia ou encore des résidences à Gentilly, le groupe a officiellement lancé, le 12 septembre dernier, son nouveau projet baptisé ‘Minissy les apparts’. « Les Allées d’Helvétia ont été un franc succès et les gens ont compris que les appartements représentent un investissement sûr », explique à ce sujet Johan Pilot, Development

Manager chez ENL Property. S’offrir un appartement de plusieurs millions de roupies c’est bien, mais rien de mieux que de pouvoir rentabiliser son investissement en louant ou en revendant ! C’est pour cela que Moka, une région qui attire de plus en plus de Mauriciens,

offre les meilleures garanties de trouver preneur en un temps record. « Nous avons constaté une mouvance de la population ces dernières années. Les Mauriciens veulent délaisser des régions encombrées comme Beau-Bassin, Rose-Hill ou Quatre-Bornes pour Moka », poursuit Johan Pilot.

Il existe beaucoup de projets d’appartements dont les prix commencent à partir de Rs 6 millions à 20 millions. Qui sont ceux qui pourront s’en offrir à un prix aussi exorbitant ? Pour Minissy, nous avons voulu optimiser sur l’espace et le design pour sortir avec un prix abordable. Ainsi, nous visons principalement une clientèle mauricienne Johan Pilot, Development Manager chez ENL Property


INSIDE

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

PHOTOS : PATRICE BRETTE

PETIT COURS D’HISTOIRE

Idéalement située au carrefour des principales agglomérations, Moka offre une proximité avec les centres commerciaux, d’affaires, éducatifs, médicaux et sportifs, dont l’hôpital Apollo Bramwell, le Bagatelle Shopping Mall et l’Ecole du Centre CONFIANCE. Le groupe ENL mise beaucoup sur les 153 unités de prix qui varie entre Rs 2.9 et Rs 7.5 millions

Idéalement située au carrefour des principales agglomérations, la région offre une proximité avec les centres commerciaux, d’affaires, éducatifs, médicaux et sportifs, dont l’hôpital Apollo Bramwell, le Bagatelle Mall of Mauritius et l’Ecole du Centre. Pour les promoteurs, Moka, où ENL possède beaucoup de terrains, offre ainsi tous les atouts pour un style de vie moderne et agréable, et donc un investissement rentable. « Nous avons constaté ce phénomène avec le projet d’Helvétia. Des gens ont acheté les appartements et si certains ont revendu à plus cher pour faire des profits, d’autres ont choisi de louer à des prix rentables. On peut vous assurer que, dans les deux cas, ils n’ont éprouvé aucune difficulté à trouver des clients prêts à y amé-

nager », explique Johan Pilot. Cela fait une année et demie que les promoteurs travaillent sur le projet, consacrant notamment un temps important à mener une étude de marché. En effet, les projets d’appartements ne manquent pas à Maurice. Le Merritt Elipsis, Palmyra et River Island Residence à Trianon, les Allées d’Helvétia, Le Tamarinier et Les Lauriers à Flic-en-Flac… La liste est longue. UN PAYSAGE TRANQUILLE Ce qui différencie principalement Minissy de ces autres projets, selon Johan Pilot, ce sont les aspects prix et accessibilité : « Il existe beaucoup de projets d’appartements dont les prix commencent à partir de Rs 6 millions à 20 millions. Qui sont ceux qui pourront s’en offrir à un prix aussi exorbitant ? Pour Minissy, nous

avons voulu optimiser sur l’espace et le design pour sortir avec un prix abordable. Ainsi, nous visons principalement une clientèle mauricienne. » Les promoteurs souhaitent également offrir aux clients une grande liberté d’aménagement en termes de décoration. Raison pour laquelle ils proposent 153 unités non-meublées de 1 à 3 chambres à coucher, allant de 48 à 125 mètres carrés, avec de nombreuses configurations, à des prix allant de Rs 2,9 millions à Rs 7,5 millions. Alors que le démarrage des travaux de construction n’est prévu que pour avril 2014, et la livraison pour septembre 2015, une vingtaine d’unités ont d’ores et déjà été réservées. Qui dit Moka dit aussi de superbes paysages avec la chaîne de montagne en arrière-plan.

< 17

C’est pourquoi, selon les promoteurs, ENL n’est pas pour un développement tous azimuts dans cette région prisée pour son paysage et sa tranquillité. Au contraire, rassurent-ils, le groupe veut empêcher tout développement sauvage qui peut devenir de plus en plus agressif dans le futur. Ce qui explique pourquoi le groupe s’engage à effectuer un travail d’harmonie autour du projet avec des urbanistes, pour le développement du paysage urbain. ENL s’engage ainsi à gérer les développements qui se font autour de ses différents projets, que ce soit en termes d’infrastructures ou autres. Les futurs propriétaires pourront ainsi bénéficier des avantages d’un aménagement semi-urbain maîtrisé et planifié, qui répond aux exigences des propriétaires qui ont choisi la région de Moka. « Ce n’est pas comme si aujourd’hui, vous habitez un appartement à Quatre-Bornes, et le lendemain, à votre réveil, vous constatez qu’une tour a été érigée juste en face », lance Johan Pilot. Et pour s’assurer qu’au-delà de la vente des appartements, les propriétaires disposent du meilleur service possible, ENL fera appel à une compagnie de syndic professionnelle, qui vient d’être constituée, pour assurer une bonne gestion des espaces communs et le respect des règlements de copropriété. « La compagnie gérera tous nos développements post-construction. Ce n’est pas comme si nous ne faisons que construire et livrer », explique le Development Manager. Voilà qui devrait attirer et rassurer les futurs investisseurs.

Minissy. Nom intrigant pour un projet d’appartements. Est-ce lié au fait que le prix proposé par les promoteurs est « minime » comparé à d’autres projets du genre ? Lorsque nous avons posé la question à Johan Pilot, c’est en riant (peut-être bien de notre ignorance !), que ce dernier nous a fait découvrir l’histoire derrière le nom. A la base, nous a-t-il expliqué, chaque section de la propriété sucrière des Espitalier-Noël portait un nom. On connaît ainsi Bagatelle, qui a donné son nom au centre commercial, Helvétia, où le groupe a érigé le projet immobilier Les Allées d’Helvétia, ainsi que Gentilly… Dorénavant, à cette liste, il faudra rajouter Minissy.

MINISSY EN MODE VEFA Le VEFA (Vente en Etat Futur d’Achèvement) est une formule encadrée par la loi et parfaitement sécurisée pour l’acquéreur. En termes simples, avec la VEFA, une personne devient propriétaire au fur et à mesure de l’avancement des travaux, et règle le montant de son acquisition lors de grandes étapes de la construction. Le promoteur est tenu de justifier, sous peine de ne pouvoir signer les ventes, d’une garantie d’achèvement de l’immeuble en cas de défaillance. La Garantie Financière d’Achèvement (GFA) peut être fournie par un organisme bancaire (garantie extrinsèque) ou reposer sur la santé financière du promoteur, l’avancement des travaux et le succès commercial de l’opération (garantie intrinsèque). Dans le cas de Minissy, c’est la Mauritius Commercial Bank (MCB) qui offre la garantie. « Cela coûte cher de donner des garanties. Souvent, on voit des promoteurs qui ne font pas l’effort de proposer la VEFA, et cela leur permet de vendre leurs projets à des prix plus compétitifs que ceux ayant recours à ce dispositif », soutient Johan Pilot. Ce dernier avance que dans le cas présent, la MCB prend des risques si jamais des problèmes ou obstacles surviennent au niveau des travaux. Mais ce n’est pas pour autant qu’ENL voudrait outrepasser un tel dispositif légal. « Nous avons bien réfléchi, et pour nous, il est important que les acheteurs soient confortables et aient une tranquillité d’esprit. Cette tranquillité a un prix », ajoute-t-il Pour expliquer davantage le choix de la VEFA, les promoteurs font état des cas où des promoteurs n’ont pu livrer leurs projets à temps, ou font face à des travaux inachevés en raison d’un problème financier, tandis que l’acquéreur a déjà déboursé une somme correspondant à 90% du projet !


18 >

FIL CONDUCTEUR

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

INDUSTRY

Why do we need foreign Workers? Issues relating to foreign workers are often seen in the news. Recently we have witnessed the case of some Bangladeshis who had to be deported due to some industrial relations problems. But, what would happen to the economy if there were no foreign workers willing to work ? Will the manufacturing industry be able to survive without them? â&#x2013;ź LEENA GOORAYA

O

ver the few past years, many businesses especially the export oriented enterprises, have suffered from an erosion of competitiveness due to rise in labour cost that is unmatched by productivity gains. Following this major constraint, studies have shown that businesses have sought other means to remain competitive such as diversifying into the production of value-added products, adopting a flexible approach as to the size of orders processed and providing a quality service with just-in-time delivery of consignments. But above all, the use of foreign labour, particularly in textiles and clothing, has given a definite productivity and competitive advantage to our enterprises. Earlier, enterprises were facing problems to improve productivity, notably in the

form of a lack of industrial culture, shortage of management, technical and skilled personnel, absenteeism and high labour turnover. But following the employment of foreign workers, these issues have been solved to some extent. POSITIVE PRODUCTIVITY The recruitment of expatriates is, first and foremost, motivated by a positive productivity differential over local labour. It is assumed that foreign workers tend to work longer hours and as a result are, on average, more productive than their Mauritian counterparts. This represents a major attraction for employers who are faced with a constantly changing and increasingly fierce global competitive environment. Today the sectoral distribution of foreign labour in Mauritius is heavily skewed towards employment in manufacturing (mainly textiles and clothing) following

construction, community, tourism and social and personal services. The Ministry of Labour, Industrial Relations and Employment imposes certain conditions which need to be respected in recruiting foreign workers: a ratio of three Mauritians to one expatriate is applicable particularly in the manufacturing sector; expatriates in employment should be aged between 20 to 60 years old; and expatriates employed at managerial/supervisory/technical levels are usually granted work permits subject to training of a suitable Mauritian counterpart for eventual taking over. It is also good to note that hiring foreign workers falls under two different organisms, one happens to be a special unit within the Ministry of Labour, Industrial Relations and Employment and the other, the Board of Investment (BoI), an agency under the Ministry of Finance and Economic Development.

The recruitment of expatriates is, first and foremost, motivated by a positive productivity differential over local labour. It is assumed that foreign workers tend to work longer hours and as a result are, on average, more productive than their Mauritian counterparts


FIL CONDUCTEUR

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

We also talked to some concerned people in the industrial sector. Here are their views: HEMRAJ RAMNIAL, DIRECTOR OF ESQUEL MAURITIUS LTD AND CHAIRMAN OF MAURITIUS EXPORT ASSOCIATION (MEXA)

“Foreign Workers are complementary to the local Workers” Esquel Mauritius Ltd employs 5,400 workers out of which 2,200 are foreigners. Mostly are from Bangladesh, and the rest from Madagascar and China. The Director of the company who is also the chairman of Mauritius Export Association (MEXA) Hemraj Ramnial explains to Capital how foreign labour has contributed to transform our textile and apparel sector to go up and retain the market share in the United States and European Union: « We have an ageing local workforce which explains their declining productivity. On the contrary, foreign workers are more skilled and polyvalent to perform different operations. The local workers lack the flexibility to perform new tasks which require higher skill levels ». According to him, the foreign labour has definitely helped to sustain the textile industry as they represent a competitive source of labour. « They have better skill level to cope the difficult styling orders and we are thus able to capture the niche market which requires higher value added products aiming at Fast Fashion », highlighted Hemraj Ramnial. As he further explains, “the foreign workers are complementary to the local workers” and their

major contribution has been to sustain the competitiveness of this sector by contributing towards the market and product differentiations and most importantly supporting the annual growth in this sector. “The critical factor which we must reckon is that the foreign labour is helping to maintain the jobs of our local workers. The factories will not be able to operate without the foreign workers and the disastrous consequences will inevitably impact on the employment of our local workers. It will lead to major social unrest because it will be difficult for our local workers who are over 40 years old, to get new jobs in the current economic situation in Mauritius”, he adds. However, Hemraj Ramnial also points out the challenges linked to the management of the foreign workers such as, cultural factors, different ways of living and adaptation to local environment and lack of proper orientation and training. He is of the opinion that the human resource department must have a special team for taking care of the dorms on a daily basis and management must get involved to ensure that the workers are being well treated at the workplace and provided with decent living conditions. And also, the top management must ensure a close monitoring of the industrial relations with the foreign workers and must promptly intervene to resolve those issues which affect the earnings of the workers, workplace relationships and dormitory conditions.

FAYZAL ALLY BEEGUN, TRADE UNIONIST

“They have enhanced the Industry” According to the trade unionist, there are more than 49,000 foreign workers in Mauritius, a figure that differs from Statistics Mauritius which takes into consideration large enterprises only. Fayzal Beegun states that 13 years back, many textile factories faced closure and the industry was going through a severe recession. “People were losing confidence in this sector and started to move towards the services sector. As a result,

there was a lack of workers in the textile, mainly the machinists. Thus, the employers started to look for the required labour force from abroad,” he explains. For the trade unionist, the most crucial reason why foreign workers are demanded is because they are willing to work for odd hours and overtime. “As these people do not have their families and relatives here, they do not have a social life. Even on festive periods they are willing to work as

they are here to make their lives. Even if they want a sick leave as pretext for an absent, they will not be able to so as the place where they live is con-

trolled by the employers most of the time. Therefore, medical check up will be carried out. Employers prefer to hire foreign workers because they are vulnerable as far as their rights and demands are concerned”, he says. Fayzal Beegun believes that the textile industry has over 40 years of existence, “but for the past 22 years it was the foreign workers who have further enhanced the industry due to their hard work and dedication”.

< 19

STATISTICS SPEAK FOR THEMSELVES For the month of June 2013 according to the latest publication from the Ministry of Labour and Industrial Relations and Employment (see table), the number of valid work permits stood at 36,619, comprising of 25,305 new work permits and 11,314 renewals. The number of new work permits issued was 861.The majority of the new work permits issued was for the “Manufacturing” sector (664). Out of the total of 861 new work permits issued, 483 were allocated to Bangladeshi workers, 169 to Indian workers, 74 to Malagasy workers and 65 to Chinese workers. As for the number of work permits renewed for the month of June 2013, it amounted to 1,157 out of which 843 were for the “Manufacturing” sector. The majority of the work permits renewed were for Bangladeshi, Indian, Malagasy and Chinese workers - 660, 220, 146 and 68 permits respectively.

NUMBER OF VALID WORK PERMITS BY INDUSTRIAL GROUP, AS AT END OF JUNE 2013 INDUSTRIAL GROUP

TOTAL

Agriculture, hunting and forestry

125

Fishing

42

Manufacturing

28,558

Electricity, gas and water supply

7

Construction

5,178

Wholesale & retail trade; repair of motor vehicles, motorcycles & personal and household goods

401

Hotels & restaurants

678

Transport, storage & communications

188

Financial intermediation

63

Real estate, renting and business activities

229

Information technology

80

Public administration and defence; compulsory social security

16

Education

62

Health & social work

212

Other community, social and personal service activities

774

Private households with employed persons

6

TOTAL

36,619

TABLE 1-FOREIGN WORKERS EMPLOYED IN LARGE ESTABLISHMENTS, MARCH 1990 - 2012 Year

Manufacturing

Construction

Other

Total

1990

600

200

200

1,000

1991

900

800

500

2,200

1992

1,200

2,000

900

4,100

1993

2,750

3,000

1,150

6,900

DR VISHAL RAGOOBUR, SENIOR ECONOMIST AT THE MAURITIUS EMPLOYERS' FEDERATION

1994

4,350

3,000

925

8,275

1995

6,145

2,400

1,250

9,795

1996

6,115

1,400

700

8,215

“An open Economy needs to have foreign Workers”

1997

7,051

950

616

8,617

The Senior Economist explains that in highly labour intensive sectors such as the manufacturing and construction, there are not enough Mauritians who are willing to work. “Therefore, there is a need to compensate them with foreign workers”. He says that it also depends on the demand of labour of the employers to chose which kind of labour they want. We often think than foreign workers, especially in the manufacturing industry are more productive than the local fellows. But, is this really true? Vishal Ragoobur confirms: “If we compare a foreign worker with a local one, the task will be executed in the same way. However expatriates are willing to work more in terms of overtime, week-ends and even on public holidays. As for the local employees, they will prefer to

spend some time with their families”. He is also of opinion that it would be more appropriate to call expatriates employed in the manufacturing and construction sectors skilled and trained workers instead of giving them the title of manual and unskilled workers. At the level of management and professionals, the economist states that there are around 4,000 expatriates who are employed in sectors such as health, IT, tourism amongst other services sector. In Mauritius, we have presently around 50,000 unemployed people. Why can't these unemployed be recruited instead of importing foreign labour? The problem of unemployment could have been settled in some way. Vishal Ragoobur points out that this is simply because the unemployed Mauritians do not possess the required skills and experience and they are young graduates. However, one important point highlighted by the economist, which was also pointed out by MEXA chairman above, is

that in some cases foreign workers protect the employment of local workers. He explains: “There are some enterprises which are not able to operate here due to high costs of production or some other obstacles. Thus, they prefer to open up in other countries where doing business is easier. Following the closure, the local people will lose their jobs. In this case, we can therefore say that being a strong component of the human resource in the enterprise, foreign workers somehow protect local workers”. “If we want an open economy, we need to have foreign workers”, Dr Ragoobur adds. However the Senior Economist does not hide the problems that are associated with these foreign workers. “Very often, like recently, we witnessed the case where some Bangladeshis had to leave due to industrial relations problems. If we cannot treat them in dignity, this will prove to be fatal for the industrial image and reputation of our country on a global note”, he points out.

1998

9,233

350

459

10,042

1999

12,233

300

371

12,904

2000

13,848

300

426

14,574

2001

15,789

240

489

16,518

2002

15,975

333

722

17,030

2003

17,102

1,248

771

19,121

2004

15,575

1,411

1,076

18,062

2005

14,017

800

1,349

16,166

2006

14,504

716

1,059

16,279

2007

17,422

1,257

1,295

19,974

2008

19,836

1,571

1,457

22,864

2009

17,762

954

1,186

19,902

2010

18,252

1,526

1,383

21,161

2011

18,973

1,682

1,707

22,362

2012

19,216

1,943

2,386

23,545

Source CSO: Survey of Employment and Earnings in large (employing 10 or more persons) establishments


20 >

POST SCRIPTUM

Q

ue se passe-t-il dans notre pays ? Thierry Lagesse, à sa descente d’avion, est emmené en prison par la police. Et voilà la presse qui se lance dans un de ces lynchages médiatiques qui lui donne une illusion de puissance en masquant ses insuffisances. Etait-ce un redoutable malfaiteur qui risquait de s’enfuir ? Pas du tout. Contrairement à certains qui cherchent à se soustraire à la justice dans la maladie, par exemple, il venait affronter ses accusateurs. La personnalité de Thierry Lagesse peut être controversée, mais le groupe qu’il préside a largement contribué au développement de Maurice et il s’est toujours préoccupé des intérêts du pays, refusant parfois certaines alliances qui auraient rendu les actionnaires mauriciens dépendants de partenaires étrangers. Nul ne peut mettre en cause son patriotisme. Vouloir l’humilier en le montrant entre des policiers n’est pas digne des donneurs de leçons qui, en réalité, « sélectionnent » leurs proies. Que devient la fameuse présomption d’innocence ? Il n’y avait qu’un coupable. Chacun avait son opinion avant même qu’il ait pu s’exprimer et les réactions des uns et des autres semblaient plus épidermiques que rationnelles. Avait-on posé les bonnes questions ? Un journaliste digne de ce nom, qu’on appellerait d’investigation, aurait mené une enquête approfondie et mis à plat le problème apparu. Certes, on a évoqué des personnalités politiques proches du pouvoir, mais aucun nom n’est apparu en première page. On a parlé de « grosses pointures » du Champ-de-Mars, là encore sans les citer, de listes de véhicules suspects,

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

OPINION AGATHON

DEUX POIDS ET DEUX MESURES…

sans les noms des propriétaires... SS Motors aurait organisé un système de sous-évaluation des voitures importées, mais quel douanier professionnel aurait pu se laisser berner sans en être complice ? Qu’il y ait eu des lacunes dans le Returning Resident Scheme, c’est certain, mais ne serait-ce pas au législateur d’en porter la responsabilité ? Toutes les anomalies relevées disparaissaient comme par magie, aucune réponse documentée n’ayant pu être fournie pour permettre de les justifier. Toute information doit incontestablement être vérifiée avant d’être portée à la connaissance du public, mais elle ne doit pas être tronquée pour ne montrer qu’un aspect du sujet. On peut faire dire tout ce que l’on veut à des chiffres, nos économistes nous le prouvent chaque jour. Que dire des mots ? Le poids des mots choisis fait que chacun d’entre nous doit en mesurer la portée avant de les laisser publier. Ils ont le pouvoir d’entraîner la conviction des lecteurs sans toujours leur laisser le temps de se faire leur propre conviction. Quelle liberté, mais quelle responsabilité ! Avoir arrêté Thierry Lagesse, c’était vouloir donner l'impression que l’on faisait mentir l’adage de La Fontaine, qui dit : « Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » En réalité, il s’agissait simplement de jeter de la poudre aux yeux pour dissimuler les fautes de ceux qui pourraient tenter de passer facilement à travers les mailles du filet…

WHY DO SO MANY INCOMPETENT MEN BECOME LEADERS?

T

here are three popular explanations for the clear under-representation of women in management, namely: (1) they are not capable; (2) they are not interested; (3) they are both interested and capable but unable to break the glass-ceiling: an invisible career barrier, based on prejudiced stereotypes, that prevents women from accessing the ranks of power. Conservatives and chauvinists tend to endorse the first; liberals and feminists prefer the third; and those somewhere in the middle are usually drawn to the second. But what if they all missed the big picture? In my view, the main reason for the uneven management sex ratio is our inability to discern between confidence and competence. That is, because we (people in general) commonly misinterpret displays of confidence as a sign of competence, we are fooled into believing that men are better leaders than women. In other words, when it comes to leadership, the only advantage that men have over women (e.g., from Argentina to Norway and the USA to Japan) is the fact that manifestations of hubris — often masked as charisma or charm — are commonly mistaken for leadership potential, and that these occur much more frequently in men than in women.

This is consistent with the finding that leaderless groups have a natural tendency to elect self-centered, overconfident and narcissistic individuals as leaders, and that these personality characteristics are not equally common in men and women. In line, Freud argued that the psychological process of leadership occurs because a group of people — the followers — have replaced their own narcissistic tendencies with those of the leader, such that their love for the leader is a disguised form of self-love, or a substitute for their inability to love themselves. “Another person’s narcissism”, he said, “has a great attraction for those who have renounced part of their own… as if we envied them for maintaining a blissful state of mind.” The truth of the matter is that pretty much anywhere in the world men tend to think that they that are much smarter than women. Yet arrogance and overconfidence are inversely related to leadership talent — the ability to build and maintain high-performing teams, and to inspire followers to set aside their selfish agendas in order to work for the common interest of the group. Indeed, whether in sports, politics or business, the best leaders are usually humble — and whether through nature or nurture, humility is a much more common feature in women than men. For example,

women outperform men on emotional intelligence, which is a strong driver of modest behaviors. Furthermore, a quantitative review of gender differences in personality involving more than 23,000 participants in 26 cultures indicated that women are more sensitive, considerate, and humble than men, which is arguably one of the least counter-intuitive findings in the social sciences. An even clearer picture emerges when one examines the dark side of personality: for instance, our normative data, which includes thousands of managers from across all industry sectors and 40 countries, shows that men are consistently more arrogant, manipulative and riskprone than women. The paradoxical implication is that the same psychological characteristics that enable male managers to rise to the top of the corporate or political ladder are actually responsible for their downfall. In other words, what it takes to get the job is not just different from, but also the reverse of, what it takes to do the job well. As a result, too many incompetent people are promoted to management jobs, and promoted over more competent people. TOMAS CHAMORRO-PREMUZIC Professor of Business Psychology at University College London (UCL)

Another person’s narcissism has a great attraction for those who have renounced part of their own… as if we envied them for maintaining a blissful state of mind


POST SCRIPTUM

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

< 21

SOCIÉTÉ OPINION JEAN-PIERRE LENOIR

SI ÉPICURE REVENAIT... À MAURICE ...POUR METTRE DE L’ORDRE DANS NOS TÊTES ?!

C Entre les hôtels, les plages privées, les plages publiques, les terrains donnés aux petits copains politiques, les restaurants sur la plage et le reste, point de salut pour sa méditation tranquille

e philosophe grec né en 342 avant J.C aurait un sacré boulot s'il lui prenait l'envie de venir voir dans notre petite île ce qui reste, si elle a jamais existé ici, de sa philosophie... Cette pensée philosophique du grand barbu athénien était axée sur la recherche du bonheur et de la sagesse, qui mène, selon lui, à l'Ataraxie, qui est la tranquillité suprême de l'âme. Et pour y arriver, il préconisait de bannir l'excès en toutes choses. Il se contentait, dit-on, d'un petit pot de lait caillé à ses repas et de vêtements les plus simples... Oh, je vous rassure tout de suite ! Si je m’étais surpris à rêver de transporter Épicure à Maurice, ce n'était pas pour lui faire faire du tourisme, mais juste parce que c'est mon pays et que j'avais souhaité qu'il me dise ce qu'il en pensait... Comme nous sommes aujourd'hui à l'image de ce monde qui a perdu la boule et qui marche parfois sur la tête, j'étais donc fermement décidé à le convaincre de prendre une machine à remonter le temps avec, à la clé, un ticket Athènes/Maurice/Athènes, en classe économie bien sûr, puisque le grand homme avait axé ses préceptes sur l'usage du strict nécessaire et le bannissement du superflu... M'étant toujours inspiré de l'écrivain Paul Morand, un grand voyageur qui disait qu'il « adorait voyager mais qu'il détestait être transporté », j'imagine qu'il aurait trouvé le voyage bien trop long. Les îles grecques qui entourent son pays ayant été le havre de beaucoup de penseurs et de philosophes de son temps, je pense que notre Épicure aurait cherché un petit coin bien calme sur le littoral pour regarder et penser la mer. Oui, mais où ? Entre les hôtels, les plages privées, les plages publiques, les terrains donnés aux petits copains politiques, les restaurants sur la plage et le reste, point de salut pour sa méditation tranquille. J'avais bien déniché, quelques semaines plus tôt, dans le sud de l'île, une petite plage tranquille où notre illustre personnage aurait pu atteindre l'Ataraxie. Mais pas plutôt installé dans un coin de rocher, j’entendis comme un grondement qu'aurait pu avoir émis Cyclope en son temps. Je vis alors déferler une horde sauvage de motos autrement plus dangereuses et tapageuses que le Minotaure de Thésée et tous ses copains... M'imaginant alors assis sur la plage à la place du grand homme, je rêvais d'Ulysse revenant à la voile et à la rame de son périple dans le calme de la mer Egée lorsqu'un ‘speed boat’ aussi bruyant que le tonnerre de Zeus interrompit ma rêverie. Je quittai alors ces rivages inhospitaliers pour m'enfoncer dans le milieu de l'île. Comme si, par une quelconque magie divinatoire, il avait devancé mes souhaits, je rencontrai soudainement Épicure, fraîche-

ment débarqué d'un voyage providentiel. Je remerciai tous les Dieux de l'Olympe de sa présence chez nous et lui proposai alors d'aller vite s'acheter son petit pot de lait caillé dans un de ces temples de la surconsommation que sont devenus nos très super marchés. Il eut d'abord un geste de recul devant tous ces amoncellements et me confia au creux de l'oreille que la recherche du toujours plus plongeait l'homme dans le mécontentement et le malheur... Comme son école à Athènes s’appelait le Jardin, je me dis que l'évidence même consisterait à l’emmener, puisque c’était sur notre route, au Jardin de la Compagnie, à Port-Louis. Je pensais qu'il y retrouverait le calme et la sérénité nécessaires. J'eus hélas le malheur d'aborder notre jardin par la rue Félicien Mallefille, et notre homme, après avoir été aguiché par quelques péripatéticiennes*, tomba nez à nez avec les toilettes publiques. Un horrible carré de béton peint en vert cacapoule ! Ce fut comme si j'avais présenté une gousse d'ail à un vampire. Il recula de plusieurs mètres en se protégeant les yeux de sa main gauche et s'enfuit en courant le long de la rue de la Poudrière comme s’il

avait rencontré l'horrible Cerbère, le chien à trois têtes ! (En fait, je crois que sa route avait croisé celle d'un de nos mariages de chiens qui font aujourd'hui la réputation de nos grandes villes) Qu’à cela ne tienne, je crus sage de quitter le brouhaha de la ville pour aller vers le Jardin des Pamplemousses, le seul, le vrai, celui qui, il y a quelques années encore, comptait parmi les dix jardins botaniques les plus riches du monde. Notre Épicure allait voir ce qu'il allait voir ! Je me dis même qu’avec un peu de chance, le Maître du Jardin, comme on l’appelait à Athènes, déciderait de délocaliser son jardin philosophique chez nous... Pensez-vous ! Cinquante mètres plus loin il me dit qu'un SMS (Subtil Messager de Sparte) lui demandait de rentrer d'urgence à Athènes. Il me précisa même qu'il était disposé à payer toutes les pénalités d’usage pour changer de vol... Je ne compris jamais pourquoi... *Péripatéticiennes : du grec ‘peripatetikos’ (qui aime se promener en discutant). Le milieu étudiant lia cette démarche au fait que les prostituées se promènent beaucoup.


22 >

GROS PLAN

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

COMMUNICATION

Poster Graphics se distingue à l’échelle africaine

Poster Graphics, entreprise spécialisée dans la communication visuelle, confirme son rayonnement sur le plan africain ; elle vient d’obtenir le deuxième prix de l’Africa SMME Awards de l’Africa Growth Institute. La soirée de gala des Awards s'est tenue le 5 septembre dernier à Johanesburg

P

oster Graphics était un des cinq nominés dans la catégorie ‘Secteur industriel’ à l’édition 2013 de cette compétition. Cette deuxième place est synonyme de consécration symbolique des efforts d’innovation, de croissance, de renforcement de capacités et d’expansion d’activité à l’international. « Africa SMME Awards vise à encourager et récompenser l’excellence parmi les petites, moyennes et micro entreprises sur le continent. Nous sommes extrêmement fiers et heureux de faire partie des meilleurs en Afrique. Nous croyons beaucoup dans le potentiel africain et sommes, d’ailleurs, toujours dans une démarche de prospection de nouveaux débouchés dans la région et sur l’ensemble du continent », se réjouit Nizaar Dowlut, le directeur de Poster Graphics. « Les PMEs ont un très grand rôle à jouer dans le réveil économique africain. Encore

DISTINCTION. Nizaar Dowlut recevant son trophée des mains du professeur Nicholas Biekpe, le président de l’Africa Growth Institute

faut-il qu’elles atteignent un niveau de compétitivité internationale. D’où l’engagement de l’Africa Growth Institute à encourager, à travers l'Africa SMME Awards, l’émergence d’une nouvelle race d’entrepreneurs africains », poursuit-il. Nizaar Dowlut n’est pas à sa première reconnaissance africaine. En 2009, il avait enlevé la palme du Young Entrepre-

neur Award dans cette même compétition panafricaine qui, au fil des années, a acquis une grande notoriété au sein de la communauté des entrepreneurs sur le continent. Poster Graphics est le portedrapeau de PG Group qui a développé des activités dans plusieurs segments d’activité, à travers ses différents compagnies. Primedia Outdoor (unité

Bramer : 2% de cash-back sur les cartes de crédit

Body & Soul : L'été sera bleu POUR UNE transition en douceur vers la saison estivale, Body & Soul apporte un brin de fraîcheur et de légèreté. Sa collection « It’s a Blue Story », déjà disponible en magasin, a été présentée, samedi, au Bagatelle Mall, dans une ambiance très « bleu de chine » dans le cadre de la Fête de la Lune qui sera célébrée demain. En effet, en cette année 2013, le bleu est sans conteste « the new black ». Déjà dans sa collection d’hiver Body & Soul s’appropriait cette tendance en la déclinant dans des pièces aux allures casual smart, chic ou plus glamour. Remis au goût du jour sur les podiums des plus grands créateurs internationaux, le bleu s’adapte désormais à toutes les saisons et à tous les goûts. Il sublime les couleurs classiques telles que le noir, le blanc ou le gris et s’associe avec harmonie à des couleurs plus rebelles et inattendues telles que le pourpre, le kaki ou les couleurs pastels qui lui confèrent une modernité certaine. D’autre part, la dentelle et les imprimés fleuris ne perdent pas non plus de leur charme alors que les imprimés sauvages continuent de faire rugir les fashionistas. Autant de tendances que Body & Soul perpétue également à travers cette nouvelle ligne de vêtements pré-été 2013.

de fabrication et d’installation de panneaux publicitaires) ; Metacut (unité de production de produits de décoration métaux et non métaux - à haute valeur ajoutée et utilisant des techniques de découpage au jet d’eau ; DMS (Decorative Metal Specialist unité de travaux de métaux décoratifs pour balcons, balustrades, escaliers et autres). Poster Graphics a aussi développé des marchés en Afrique du Sud, en France, en Australie, au Congo et au Sénégal, entre autres. La compagnie est aujourd’hui le fournisseur agréé de plusieurs grandes marques internationales dont Microsoft, Coca Cola, Hugo Boss, Accenture, Mc Donald et Nestlé. A Maurice, des entreprises et enseignes comme Mauritius Telecom, AML, MCB, Emtel, Phoenix Beverages font confiance aux produits et services de Poster Graphics.

LA BRAMER BANK introduit un nouveau concept unique à Maurice : donner aux détenteurs de carte de crédit un cash-back de 2% sur le ‘outstanding balance’ (solde débiteur) en la transférant à la Bramer. Cette offre s’applique autant pour les nouveaux que pour les clients existants. En transférant son ‘outstanding balance’ à la Bramer Bank, le client bénéficiera, en plus des 2% de cash back, d’une réduction des

frais liés à sa carte de crédit. En effet, les mesures prises au début de l’année quant à la suppression des frais d’adhésion durant la première année ainsi qu’à l’application de taux d’intérêts parmi les plus compétitifs sur le marché restent toujours en vigueur. « Déjà la campagne sur les cartes de crédit en avril était une première en soi puisque la Bramer Bank a été la première banque à réduire significativement les intérêts sur les cartes de crédit. En effet, la Bramer pratique depuis avril les taux d’intérêts parmi les plus compétitifs sur le marché soit 1,33% par mois sur les cartes Platinum et 1,50% pour les cartes Classic et Gold », précise Nirish Beeharry, Head of Card Business de la banque.

DC Shoes USA pour les skateurs mauriciens

DC SHOES, marque de chaussures, vêtements et accessoires sportifs pour skateur, se met à l’assaut du marché local. Lancement en grande pompe le samedi 28 septembre dans tous les magasins Quiksilver à travers l’île. Filiale de Quiksilver, présente dans plus de 20 pays à travers le monde, DC Shoes remporte un franc succès auprès des jeunes adeptes de skate, mais également de BMX, de rallye, de moto-cross et d’autres sports extrêmes. C’est donc en toute logique que DC s’est entourée d’une équipe d’athlètes de renommée internationale dans plusieurs disciplines pour porter haut ses couleurs, à l’instar du skateur Nyjah Huston, quatre fois champion en titre des Summer X Games, ayant aussi décroché deux fois la médaille d’argent et une fois la médaille de bronze à cette même compétition. « Nous sommes très heureux de représenter une marque aussi prodigieuse que DC Shoes à Maurice! » explique Minswe Kyaw, Brand Manager de DC Shoes et Quiksilver Mauritius. Pour marquer le début de cette nouvelle aventure à Maurice et afin d’encourager les talents locaux, DC Shoes, en partenariat avec Grand-Baie La Croisette, invite les jeunes skateurs mauriciens à une compétition de Street Skate baptisée « Refuse To Lose » le 28 septembre prochain, à partir de 11h. A l’issue de la compétition, le vainqueur se verra attribuer un skateboard professionnel, une paire de chaussures DC, des Tshirts DC ainsi qu’un bon d’achat DC de Rs 1 000, le tout d’une valeur avoisinant les Rs 9 000. «Réunir des talents autour du skate à travers une compétition nous semblait être une idée originale. L’Esplanade est un lieu idéal pour devenir un tremplin pour tous les styles de performances. Il nous est donc apparu logique de soutenir cet événement », déclare Corinne Robert, consultante en relations publiques à GrandBaie La Croisette. La journée prendra fin par un mini-défilé de mode DC, en partenariat avec Quiksilver et Roxy, ainsi qu’un concert live.


GROS PLAN

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

T

he New Asha range is a totally new take on smartphones. The challenge was how to create something that is fresh, powerful and anything but average. To achieve this, Nokia had to do something different. So the team travelled across the world to capture the needs, ideas and stories of people looking to get more out of life. What Nokia discovered was a group of young go-getters who demand more from their phones: more internet, more speed, more personalization. Nokia took these views and opinions and applied them to the design of the New Asha. The result: smartphone that feels powerful, personal and fast. It also combines Wi-Fi Connectivity and improved internet browsing through the Nokia Xpress Browser, allowing up to 90% of data compression for cheaper internet and 3 times faster browsing. The smartphone also features scratch-resistant glass and durable, changeable covers.

NOKIA ASHA 501

Fun, smart and so cool! Nokia has recently unveiled the Nokia Asha 501, the first of a new family of Asha smartphones. It comes in single-SIM and Dual-SIM versions, with Nokia’s unique Easy-Swap SIM technology, which allows people to switch between SIM cards without having to power off the device

THE WORLD’S MOST INNOVATIVE SMARTPHONES The Nokia Asha 501 presents a new sleek and outstanding design, and a fast, fun, easy, smart and user-friendly New OS. 40 games from major publisher Electronic Arts (EA) are pre-loaded on the smartphone, as well as different applications, such as CNN’s news app or Sign In, an app linking in to sites such as Facebook, Twitter, eBuddy, Yahoo! Mail, Hotmail and Google Mail. The HERE experience, based on Nokia's leading location-based platform, will also be available as a download for

the Nokia Asha 501, and will initially include basic mapping services. The extended battery life will keep you going with a massive 48 days of stand-by time for the Single SIM version and 26 days for Dual SIM. With its outstanding design, new software and cheaper web browsing, the Nokia Asha 501 costs only Rs 5,900, Vat inclusive. But you also have a chance to get one for free by participating in the Asha Insanity contest being held by HM RAWAT on its Facebook page, which invites people to send in their craziest pictures. Aside from the 501, HM Rawat is also introducing the Nokia Asha 210. A QWERTY variant, it is a Dual SIM smartphone with Wi-Fi Connectivity and a dedicated App button allowing you to easily add and use your favorite apps such as WhatsApp or Facebook. Away from the Asha range of smartphones, the Nokia Lumia is now well known in Mauritius, with five different models, namely the 520, 620, 720, 820 and 920, which all feature the latest Windows Phone 8 OS. Following the global trend, the market share of the Nokia Lumia Phones – the world’s most innovative smartphones – is on the rise. Its latest offering, the Nokia Lumia 920, has indeed been named Smartphone of the year. But that won’t last long as among its upcoming products, Nokia has the new Lumia 925 and 1020, the latter being equipped with a dazzling 41 MP camera. Both smartphones will soon hit the stores.

Vous le voulez comment le café ?

Nouveau Senior Vice-President chez Emirates ORHAN ABBAS a été nommé Senior Vice-President, Commercial Operations, Latin America, Central and Southern Africa. Cet originaire des Emirats Arabes unis (EAU) a passé 15 ans au sein de l'équipe commerciale d'Emirates. Il a rejoint Emirates comme stagiaire en gestion en 1998, et a depuis occupé diverses fonctions au niveau du management aux EAU comme à l’étranger. Après avoir terminé sa formation en gestion, il a été nommé Country Manager en Tanzanie en 2001 et un peu plus de deux ans plus tard, il a géré les opérations commerciales d’Emirates en Iran. D’août 2005 à juillet 2007, il a été basé en Afrique du Sud en tant que responsable de la région sud-africaine, et a ensuite pris ses fonctions en tant que Vice-Président pour l’Inde et le Népal pendant cinq ans. En août de l’an dernier, il a été promu Senior Vice President

< 23

pour la région Amérique, tout en étant basé à Dubaï. Désormais, il supervisera plusieurs marchés, incluant l’Afrique du Sud, l’Angola, le Kenya, l’Ouganda, l’Ethiopie, la Tanzanie, le Zimbabwe, la Zambie, l’île Maurice et les Seychelles et les marchés d’Amérique latine comme le Brésil et l’Argentine. Commentant sa nomination, Orhan Abbas déclare : « Je connais bien ces marchés. L’Amérique latine, l’Afrique centrale et sud, sont des marchés passionnants et variés qui jouissent d’une bonne croissance économique. Mon objectif est de tirer partie de cette croissance autant que possible et d’accroître davantage notre présence sur ces marchés et positionner Emirates comme une ligne aérienne de choix pour les voyageurs. »

INNOVATION Nespresso : Sa nouvelle machine à café, l'Aguila, vient répondre aux exigences des hôtels et restaurants du monde entier. Une présentation a eu lieu, vendredi dernier, à l'hôtel Le Labourdonnais, en présence du Business Development Manager de Nespresso, Adil Khammar. L'Aguila est spécialement conçue pour combiner les meilleures méthodes conventionnelles de préparation de café avec les dernières avancées de Nespresso, offrant ainsi une qualité sans pareil aux établissements de grande capacité. Aguila est le fruit de la collaboration entre Nespresso et Thermoplan AG, une entreprise suisse spécialisée dans des systèmes de pointe pour les appareils distributeurs de lait et leader de ce secteur depuis 1974. Adil Khammar a expliqué, lors de la présentation, comment par

une simple pression sur un bouton, cette machine peut servir des boissons personnalisées à base de lait chaud ou froid et préparer les recettes les plus exquises pour répondre aux goûts et préférences de tous les clients. La machine dispose de quatre têtes d’extraction qui opèrent simultanément. Le niveau élevé d’autonomie d’Aguila permet également à ses utilisateurs de gérer de grands volumes de préparation de café. Aguila jouit aussi d’une conception modulaire « à sécurité intégrée » basée sur l’autonomie de ses divers composants. Le développement durable constitue une grande priorité pour Nespresso. La machine passe automatiquement en mode « économie d’énergie » après 30 minutes d’inactivité et en mode « économie maximale d’énergie » après une plus longue période d’inactivité.


24 >

GROS PLAN

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

ASSURANCE

Le plan SICOM G3+ couvre aussi les maladies graves Le Groupe State Insurance Company of Mauritius (SICOM) innove avec l'avènement d'un nouveau produit dans le segment de l'assurance : le SICOM G3+. Ce nouveau plan d'assurance allie assurance vie et couverture de maladies graves

L

e SICOM G3+ offre, sous un même produit, un capital garanti payable soit à échéance du contrat ou en cas de diagnostic de maladie grave survenue après la souscription du contrat. SICOM couvre treize types de maladie grave au total. A la fin du contrat, le capital garanti est d’une fois et demie la somme assurée. Dans le cas où une maladie grave est détectée, le capital passera à trois fois la somme assurée. En cas de décès ou d’incapacité permanente, le capital garanti est également de trois fois la somme assurée. La fourchette des primes est à la portée du plus grand nombre car la prime minimum payable est de Rs 500 mensuellement. A titre d’exemple, moyennant une prime mensuelle de Rs 1 500, un assuré âgé de 30 ans touchera à échéance d’une assurance SICOM G3+ de 25 ans, un cap-

FIABILITÉ. Le rendement du SICOM G3+ est attractif, selon Sailesh Koomar

ital garanti de Rs 705 000 pour une somme assurée de Rs 470 000. En cas de décès, d’incapacité permanente ou de diagnostic de maladie grave, le montant garanti de l’assurance sera alors de Rs 1 400 000. Selon Sailesh Koomar, Operations Executive de SICOM, ce nouveau produit est une solution globale, étant donné que le pays enregistre depuis quelque années déjà un nombre croissant de maladies graves avec une forte prévalence de cas de cancer et de problème cardiaque. « La plupart des plans d’assurance vie actuellement sur le marché n’offrent pas de couverture suffisante et appropriée contre de tels risques, contrairement à SICOM G3+ qui permet à l’assuré d’envisager l’avenir avec beaucoup plus de sérénité », souligne Sailesh Koomar.

BSP to launch SME Outsourcing to empower Entrepreneurs BSP HAS positioned itself as the Mauritius largest active network for small and medium sized business, with membership to grow to the equivalent of 10% market share (approximately 5,000 members) within the next five years. Now, BSP is well set to further promote and empower the SME sector in Mauritius and Rodrigues. The group announced the launching of the SME Outsourcing on Friday last. The website www.sme.mu will be operational as from 27 September. SME Outsourcing will be launched in collaboration with Mauritius Post Ltd (MPL), Business Software & Solutions Ltd (BSSL), BSP School & Business Solutions Profesisonal Ltd. MPL will assist BSP Ltd to market SME’S at busy branches like

Grand Bay, Rivière Noire, flacq, Goodlands, Quatre-Bornes, Triolet among others. This will be detailed in the MOU to be signed soon. In addition, SME’s will use the MPL network to send documents to BSP Ltd for accounting purposes. This will prove cheaper as time and transport cost or fuel costs are saved. Speaking at the conference, Sham Mathura, CEO of BSP Ltd stated that this initiative will ensure that SME’s are having the proper tools to operate their businesses and will certainly bring more visibility to the entrepreneur. “For example the business will generate invoice in proper format and chase for debtors efficiently by sending periodic Statement of Accounts to clients. Other accounting activities such as

management accounts, stock control and client database will be easily managed. This will definitely give an edge to the business,” he added. Sham Mathura explained that the BSP group has been the pioneer in solutions for SMEs to improve their management. "It is sad to note that SMEs are struggling to meet the standards and that the authorities such as the Mauritius Revenue Authority, are often raging against them. SMEs face many obstacles as they can not pay for marketing. Access to finance is also a big issue”, he said. He also stated that the services will be offered at affordable prices. "Businesses with a turnover of less than Rs 1.5 million can pay Rs 1,500 per month. LEENA GOORAYA

Les 2èmes Rencontres Maurice-Réunion consacrées à l'innovation et au développement durable LES DEUXIÈMES Rencontres Maurice-Réunion de la Chambre de Commerce et d'Industrie France-Maurice (CCIFM), se tiendront les 14 et 15 novembre prochain autour du thème ; « Innovation et Développement durable ». Pour Michel Teyssedre, président de la CCIFM, ces rencontres permettront de créer une passerelle permanente entre les gens d'affaires et les

entreprises des deux îles. « On souhaite mettre en place des têtes de réseaux, car notre objectif est d'avoir une coopération durable », a-t-il dit. PARTAGE D’UN DÉFI COMMUN Pour sa part, François Mandroux, vice-président du Club Export Réunion/Océan Indien, a indiqué que 300 personnes avaient participé aux premières rencontres, l'année dernière,

dont une délégation réunionnaise de 120 personnes. « On a compris que les deux îles partagent le défi commun d’une économie insulaire confrontée aux mêmes enjeux de développement durable. Pendant les rencontres de novembre prochain, on va voir comment concilier le progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel des îles et aussi comment pérenniser la croissance économique sur

des marchés restreints et isolés », a-t-il souligné. Les principaux thèmes abordés traiteront de co-innovation, de production locale, de valorisation des déchets, d’autonomie énergétique des bâtiments en milieu tropical, de protection de la ressource halieutique, des TIC, de techniques innovantes agro-écologiques, de biomasse et déchets verts, des bénéfices du co-working.

Les lauréats de l'Omnicane Award 2013 connus vendredi

LES QUATRE membres de l’équipe victorieuse de la quatrième édition des Omnicane Awards recevront leur récompense, un chèque de Rs 100 000 et un trophée, des mains du président de la République, ce vendredi 20 septembre à l'Hotel Hennessy Park, à Ébène. Cette édition a accueilli trente-cinq entrées. Le thème choisi par Omnicane Limited en collaboration avec le ministère de l'Éducation et des Ressources humaines était ; « How best can Mauritius capitalize on the opportunities that Africa offers for sustainable business ventures in the agroindustry and energy sectors ». Le coordinateur de l'Omnicane Award, Jacques Dinan explique que ce thème spécifique a été choisi en raison de son lien avec l'actualité africaine. Rappelons que c'est une équipe du collège Royal de Curepipe qui avait remporté l'Omnicane Award 2012. Cette compétition réservée aux élèves du Lower VI, a vu le jour en 2009.

La version révisée de «Tales from Mauritius» sur le marché RAMESH RAMDOYAL et Osman Publishing proposent les « Tales from Mauritius » dans une « new and revised edition ». La première date de 1979. Les « Tales from Maurtitius », utilisés depuis les années 80 dans différents collèges du pays, sont considérés comme les livres mauriciens les plus vendus sur le marché local. « The stories are based on real people and incidents, and bring to the forefront issues we are all confronted with : tradition and change, the old order versus the new, the need to respect and preserve our natural heritage, social ills and the nvagaries of nature. We get a glinpse of our historical past and study its impact on the present », écrit Aruna AnkiahGangadeen, Head, Department of English, Mauritius Institute of Education, dans son introduction. Les illustrations de Tales from Mauritius sont signées Nazal Rosunally. L'ouvrage de Ramesh Ramdoyal est en vente à Rs 250.


MARKET

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

< 25

BANK OF MAURITIUS EXCHANGE RATES TUESDAY, SEPTEMBER 17, 2013

EXCHANGE RATES

BUYING Country

Currency

AUSTRALIA CANADA EMU JAPAN NEW ZEALAND SINGAPORE SOUTH AFRICA SWITZERLAND U.K. U.S.A.

AUD CAD EUR JPY NZD SGD ZAR CHF GBP USD

SELLING TT

DD

Notes

1 27.9582 1 29.1346 1 40.4855 100 30.30 1 24.5872 1 23.8137 1 3.0676 1 32.383 1 48.2557 1 30.3936

27.7839 28.9443 40.3217 29.9915 24.4404 23.6949 3.0264 32.2032 48.0612 30.2979

27.4907 28.7229 40.1735 29.5762 24.1686 23.575 2.9712 31.9808 47.8698 30.2587

TT/DD/Notes

29.2013 30.41 41.6826 31.7054 25.6898 24.9337 3.2227 33.7909 49.6799 31.2702

GOLD COINS TUESDAY, SEPTEMBER 17, 2013

EUR/USD Here we go…. Monday morning, the EUR/USD opened with a 60-pip gap after the withdrawal of leading candidate Lawrence Summers from contention for the Fed chair dampened prospects for an early start of US ratetightening. The former Treasury Secretary was seen by the market as the more hawkish option for the hot-seat in US monetary policy as compared with the other frontrunner and current deputy chair, Janet Yellen. The highlight this week is the FOMC’s monetary policy decision, which may conclude once and for all the US tapering debate. Currently economists are expecting a reduction of $10-15 billion of asset purchases to be announced, yet market observers also foresee a possible reduction of the unemployment threshold and dovish rhetoric by Chairman Bernanke. I read that although analysts from the well-respected Bank of America Merrill Lynch do not forecast any change in the jobless threshold, they believe such a decision will be more likely at a subsequent meeting. They said “We look for Chairman Bernanke to clearly communicate the conditional nature of Fed policy and de-emphasize the current thresholds, suggesting the Fed may not hike until unemployment is well below 6.5 percent”. It is expected that the inevitable volatility associated with the Committee’s ta-

pering decision may initially create false signals similar to the market’s reaction to the Bank of England’s forward guidance announcement at the beginning of August.

England would raise interest rates sooner than it has indicated. BoE Governor Mark Carney said last month the bank would keep rates on hold until the unemployment rate falls below 7%, something the bank does not see for another three years. The start of this week saw the pound trading close to the USD 1.59 level with inflation figures coming out softer than expected.

THE MUR The jump in the EUR Monday morning saw prices moving close to MUR 41/EUR, an interesting sell level for our exporter friends. USD/MUR could also be seen back below MUR 31. FOMC, this week will be key to any move in USD, EUR and MUR……best of luck…

The Report has been prepared by Nishal Babooram

Island Premier Foreign Exchange (www.iptfx.com)

SOUTH AFRICA GOLD STRIKE

STERLING The pound hit eight month highs against the dollar on Friday after data showed that British construction output rose strongly in July, adding to optimism over the economic outlook. Expect the cable to find support at 1.5774 and resistance at 1.6005, the high of January 18. The report came after data on Wednesday showed that the U.K. unemployment rate unexpectedly declined to 7.7% in July from 7.8% in June. The data reinforced expectations that the Bank of

Gold futures traded lower Tuesday morning as traders took profits in the yellow metal following Monday gains on news that former U.S. Treasury Secretary Larry Summers withdrew his name from consideration to be the next chairman of the Federal Reserve. On the Comex division of the New York Mercantile Exchange, gold futures for December delivery fell 0.15%. Gold was supported by some decent U.S. data out Monday. A report from the Federal Reserve showed U.S. industrial production rose 0.4% last month after a flat reading in July.

MARKET SHARES – TUESDAY, SEPTEMBER 17, 2013 COMPANY AIR MTIUS LTD ALTEO LIMITED BRAMER BANKING ENL LAND LTD GAMMA CIVIC H.MALLAC IRELAND BLYTH LTD LUX ISLAND MCB MAURITIUS UNION ASSURANCE NMH OMNICANE ROGERS SBM SUN RESORTS TERRA CIM FINANCIAL DEM BLUELIFE LIMITED CIEL INVESTMENT CIEL TEXTILE CONSTANCE HOTEL DEEP RIVER INVESTMENT ENL INVESTMENT UNION FLACQ LTD UNION SUGAR ESTATE UNITED INVESTMENT

NOMINAL

LAST CLOSING PRICE

LATEST

CHANGE

% CHANGE

VOLUME

VALUE

10.00 1.00 10.00 10.00 10.00 10.00 10.00 7.50 10.00 1.00 10.00 -

12.90 34.75 6.36 49.00 28.75 113.00 97.50 27.00 193.25 121.50 77.00 85.00 186.00 1.00 31.70 40.30 8.76

12.85 34.75 6.38 49.00 28.75 113.00 97.00 27.20 193.50 121.50 82.00 85.00 188.00 1.01 32.00 40.20 8.74

-0.05 0.02 -0.50 0.20 0.25 5.00 2.00 0.01 0.30 -0.10 -0.02

-0.39 0.31 -0.51 0.74 0.13 "64,928.10" 1.08 1.00 0.95 -0.25 -0.23

400.00 "52,900.00" "13,100.00" 500.00 "50,600.00" 210.00 "8,500.00" "18,603.00" "2,304,200.00" "1,100.00" "5,100.00" "2,840,100.00" "15,230.00" "60,200.00" "12,000.00"

"5,140.00" "1,838,275.00" "83,380.00" "24,500.00" "1,454,750.00" "20,375.00" "230,700.00" "3,597,154.75" "136,725.00" "93,500.00" "958,800.00" "2,864,604.00" "486,400.00" "2,415,650.00" "104,920.00"

10.00 10.00 1.00 1.00

7.22 3.48 24.00 23.10 52.00 46.25 6.88 52.00 9.00

7.22 3.50 24.00 23.10 52.00 46.25 6.90 52.00 9.00

0.02 0.02 -

0.57 0.29 -

"9,000.00" "100,600.00" 15.00 "3,500.00" "1,500.00" "50,300.00" 10.00

"64,980.00" "352,088.00" 360.00 "182,000.00" "69,375.00" "351,606.00" 87.00

Denomination

Weight(gm)

Diameter(mm)

Price (Rs)

100 250 500 1000

3.41 8.51 17.03 34.05

16.5 22 27 32.69

5635 13695 27235 54150

MARKET ACTIVITY TUESDAY, SEPTEMBER 17, 2013 Market Capitalization

199,617,399,572.00

Total Volume Traded

3,217,080

Total Value Traded

20,427,629.75

TOP 5 – OFFICIAL MARKET Symbol Open NMH 77.00 ROGERS 186.00 SBM 1.00 SUN RESORTS 31.70 POLICY 6.88

Latest 82.00 188.00 1.01 32.00 6.94

MOST ACTIVE – OFFICIAL MARKET Symbol SBM TERRA POLICY ALTEO LIMITED GAMMA CIVIC

Volume 2,840,100 60,200 53,900 52,900 50,600

TOP GAINERS - DEM Symbol SODIA SOUTHERN CROSS CIEL INVESTMENT UNION FLACQ LTD MOST ACTIVE – DEM Symbol CIEL INVESTMENT MEDINE (O) UNION FLACQ LTD MED & SURG ENL LTD (P)

Open 0.21 6.50 3.48 6.88

Latest 0.24 6.80 3.50 6.90

% Change 6.49 1.08 1.00 0.95 0.87

% Change 14.29 4.62 0.57 0.29

Volume 100,600 55,200 50,300 25,800 17,600

DISCLAIMER: Publication of the above figures has been done with reasonable care and diligence. However, Capital makes no representations, gives no warranty and disclaims all liability in respect thereof and shall not be held liable for any damage, loss or costs incurred resulting from any error in the information or any use of the said information. Appropriate independent advice should be obtained before making any investment decision.

Une publication de Channel13 8, rue Mère Barthelemy, Port-Louis Tel : 213 1555 - Fax : 213 1552 Email : info@channel13.mu Imprimé par Yukondale Ltd - Plaine Lauzun

RÉDACTEUR EN CHEF Rudy Veeramundar DIRECTEUR EXÉCUTIF Rajen Valayden CHEF D’ÉDITION Clency Lajoie RÉDACTION Herrsha Lutchman-Boodhun, Dorothy Bonnefemme, Jamirouddin Yeadally, Jessen Soopramanien, Leena Gooraya PHOTOGRAPHE Nicholas Larché COLLABORATEUR Jean-Luc Balancy CONCEPTION GRAPHIQUE Knivel Goonmeter, Ibrahim Atchia CHEF DE PRODUCTION Roland Nicolas Cheneya ADMINISTRATION Nishta Salandy, Essane Auleear RESPONSABLE PUBLICITÉ Steeven Pumbien Mob : 5788 5025 Email : steeven.p@channel13.mu


GREEN BUSINESS

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

RECYCLAGE

RVE donne une nouvelle vie à vos déchets électriques et électroniques

L’absence d’un cadre légal pour le traitement des Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques fait que c’est une activité encore méconnue à Maurice. Barbara Lopez, General Manager de Recyclage Valorisation Environnement (Mauritius) Ltd, trouve que c’est un retard que la pionnière du développement durable dans la région océan Indien, se devra de combler ▼ LEENA GOORAYA

I

ncorporée à Maurice depuis 2010, RVE (Mauritius) Ltd a débuté ses activités fin 2011. Le temps d’obtenir tous les permis et autorisations nécessaires des ministères des Collectivités locales et de l’Environnement et du Développement durable pour opérer en tant que « Local Recycler of E-waste ». RVE (Mauritius) Ltd est une filiale du groupe réunionnais RVE Sarl fondé en 2006 et spécialisé dans la collecte, le traitement et la valorisation des Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE). Barbara Lopez fait observer que les problématiques en termes de gestion de déchets sont sensiblement les mêmes entre les îles sœurs, pour ne pas dire entre toutes les îles de la zone océan Indien. Précisant, toutefois, qu’à La Réunion, la directive européenne de 2005 a bouleversé le secteur du recyclage en considérant que les déchets électriques et électroniques ne devraient plus être considérés comme des déchets en fin de vie et devraient être recyclés. Un principe qui ne devrait pas tarder à arriver jusqu’à Maurice, souligne-t-elle, en se référant à la mise en place du projet Maurice île durable (MID).

Pour l’heure, la branche mauricienne de RVE compte cinq personnes, la création d’emplois évoluant avec le volume de déchets traités. A titre d’exemple, « RVE Sarl avait débuté ses activités avec 2 personnes, aujourd’hui l’effectif a franchi la barre des 100 salariés. L’objectif à terme à Maurice serait donc de parvenir à reproduire le même schéma qu’à la Réunion », avance notre interlocutrice. VIVIER D’EMPLOIS VERTS Étonamment, RVE Maurice n'a pour l’instant fait l’acquisition d’aucune machine, le processus de démantèlement est réalisé manuellement par des techniciens formés aux diverses procédures de tri et séparation de matières. Alors que La Réunion dispose de machines pouvant traiter les câbles, les poudres cathodiques contenues dans les vieux écrans CRT, un compresseur pour matière plastique, etc. « Mais le tour de Maurice viendra et l’investissement pour l’acquisition de ce genre de machine est déjà à l’étude », indique Barbara Lopez. Quels dangers courons-nous lorsque nous abandonnons les DEEE dans la nature ? La plupart des DEEE sont considérés comme « Hazardous Waste », donc néfastes pour l’homme comme pour l’environnement.

La directrice de RVE Maurice explique : les composants et objets électriques et électroniques appartiennent à une catégorie de produits dont l’empreinte écologique est très élevée en raison d’importantes quantités de ressources en eau, métaux, et énergies mobilisées par leur conception, leur fabrication, leur transport, et leur utilisation. « Par ailleurs, les DEEE contiennent des métaux précieux (argent, or, palladium, cuivre et indium en particulier) qui sont source potentielle d'emplois, certes, mais d'emplois dangereux s'ils ne sont pas réglementés par des législations et pratiques prenant en compte que certains composants des DEEE sont aussi des déchets hautement toxiques, » ajoute-telle. En effet, ces déchets peuvent contenir plomb, zinc, arsenic, mercure, lithium et autres substances dangereuses. Un moniteur, par exemple contient du baryum et du phosphore, des éléments toxiques pour l'environnement et la santé humaine. En revalorisant nos déchets DEEE, cela peut créer de nouvelles opportunités. Le recyclage des déchets DEEE constitue à lui seul une triple opportunité. D’une part, il permet à une entreprise de se différencier en termes d’image vis-à-vis de ses concurrents,

RVE Sarl avait débuté ses activités avec 2 personnes, aujourd’hui l’effectif a franchi la barre des 100 salariés. L’objectif à terme à Maurice serait donc de parvenir à reproduire le même schéma qu’à la Réunion Barbara Lopez, General Manager de Recyclage Valorisation Environnement (Mauritius) Ltd

PHOTOS : PATRICE BRETTE

26 >


GREEN BUSINESS

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

puisqu’une entreprise qui recycle offre à ses clients un gage de qualité. D’autre part, contribuer au recyclage permet, à plus long terme, de limiter l’importation de matières premières, notamment en termes de métaux ferreux. « Ne l’oublions pas, Maurice est une île magnifique mais les ressources du sol sont malheureusement faibles », ajoute-telle. Enfin, la « green-economy » profite aussi bien aux compagnies qui recyclent qu’à celles qui offrent un service de recyclage, car d’une part les entreprises qui recyclent peuvent prétendre à des démarches de certifications ISO 140001 par exemple, et d’autre part, pour les entreprises qui proposent le service de recyclage cela suppose un fort vivier d’emplois verts. L’activité en termes de traitement de déchets se résume en trois grandes étapes : la collecte chez le client, ce qui implique l’organisation du transport et l’acheminement jusqu’au site à Beau-Bassin ; deuxièmement, le tri et le démantèlement, autrement dit la séparation de toutes les matières et de tous les composants selon les normes et consignes de sécurité en vigueur ; et finalement le recyclage. Opérations qui se font localement lorsque les exutoires existent, et c’est le cas pour les métaux ferreux et une certaine catégorie de plastique. Quand il n’est pas possible de faire autrement, le tout est acheminé vers la maison mère basée à l’Ile de La Réunion. POLITIQUE DE POLLUEUR-PAYEUR « Le déchet traité redevient donc une matière première secondaire. Le déchet n’est finalement plus un déchet puisqu’on lui redonne vie », ajoute Barbara Lopez. A Maurice, RVE ne travaille qu’en Business to Business (BtoB). Autrement dit, elle reçoit des déchets des entreprises. Barbara Lopez avance que la compagnie travaille actuellement avec plus d’une soixantaine de compagnies, et ce dans divers domaines d’activités : « Qu’il s’agisse de fournisseurs informatiques, d’entreprises BPO, de banques ou de grands groupes hôteliers, tous ont compris que l’heure n’était plus à l’enfouissement ou au dumping mais bien au recyclage ». Barbara Lopez fait aussi ressortir les multiples contraintes auxquelles Maurice doit faire face lorsqu'il s'agit du recyclage. « Ce qu’il faut savoir c’est qu’à Maurice il n’existe aucun cadre légal qui règlemente notre activité, à la différence de la Réunion qui suit un modèle français

< 27

des déchets à des fins de recyclage. Peut-on parler de problème de formation dans le monde du recyclage ? Pas nécessairement, répond la General manager de RVE Maurice, mais davantage un problème de mentalité et d’attitudes : « C’est pourquoi la sensibilisation et la communication autour du recyclage doivent se poursuivre pour que chacun prenne conscience de ses responsabilités environnementales ».

PERSPECTIVES. Le recyclage des déchets, est un secteur porteur d’emplois

DIRECTIVE 2002/96-CE RELATIVE AUX DÉCHETS D'EQUIPEMENTS ELECTRIQUES ET ELECTRONIQUES (DEEE) La production d'équipements électriques et électroniques est un des secteurs industriels dans le monde occidental qui connaît la croissance la plus importante. De ce fait, se pose inéluctablement le problème de la gestion des DEEE. En juin 2000, la Commission européenne a introduit des propositions pour régler le problème, et en décembre 2002 les propositions ont été acceptées et déterminées par la directive sur les DEEE. Les principales dispositions de la Directive DEEE sont :

❚ de rendre responsables les producteurs (ou toute autre personne qui introduit un produit sur le marché européen) de payer pour reprendre, traiter et recycler l'équipement en fin de vie ;

❚ d'améliorer le recyclage des déchets électriques et électroniques ;

❚ de s'assurer de la collecte sélective des déchets électriques et électroniques ;

❚ d'informer le public à propos de leur rôle vis-à-vis de ces déchets.

et européen de gestion de déchets et où toute la filière est parfaitement organisée, » souligne-t-elle. Elle cite, pour illustrer ses propos, l’exemple de l’éco- taxe. Elle est d'avis que cette simple formule d’éco-contribution facturée à l’achat permet de contribuer au recyclage du produit

lorsque celui-ci arrive en fin de vie. « Et la simple mise en place de ce genre de participation permet à des entreprises comme la nôtre de prendre en charge les déchets des particuliers ». La responsabilité élargie du producteur est aussi un aspect important quand on parle de re-

A CHAQUE DÉCHET SA CATÉGORIE Les déchets d'équipements électriques et électroniques, aussi appelés DEEE ou D3E sont classés en trois catégories : LES PRODUITS BLANCS, OU L'ÉLECTROMÉNAGER : machine à laver, réfrigérateur, grille pain, appareil de chauffage, fer à repasser... LES PRODUITS BRUNS, OU MATÉRIEL AUDIOVISUEL : télévision, radio, chaîne hi-fi, magnétoscope, caméscope... LES PRODUITS GRIS, OU MATÉRIEL INFORMATIQUE : ordinateur, imprimante, photocopieur, scanner, téléphone, ainsi que les consommables pour imprimantes (cartouches d'encres, bidon et bouteilles d'encre, tambours...)

cyclage. En d’autres termes, une politique de pollueur-payeur. Barbara Lopez pense qu'un distributeur d’appareils électroménagers, par exemple, est tenu de récupérer un item en fin de vie lorsque ce dernier est ramené sur le lieu de vente ; ce sera alors à lui d’assumer la responsabilité

SPÉCIFICITÉ SOCIALE Les activités de RVE ont aussi une spécificité sociale. La maison mère est très engagée sur le plan social et permet notamment l’embauche de personnes ayant des difficultés d’insertion ou des handicaps. Le métier d’agent de valorisation ne requiert pas de grandes qualifications académiques, il permet de donner une chance à ceux qui ne possèdent aucun certificat ou diplôme scolaire. Dans tous les cas c’est un secteur d’activité porteur d’emplois ; Pour 1000 tonnes de déchets traités, le groupe crée une vingtaine d’emplois, indique Barbara Lopez. En ce qui concerne le chiffre d’affaires, la General Manager soutient que celui-ci ne reflète nullement leur activité, car RVE (Mauritius) Ltd est une PME nouvellement installée et en activité depuis seulement deux ans. Le seul élément important qu’il convient de noter c’est qu’en deux ans, le chiffre d'affaires a été multiplié par quatre et s’approche des +10% pour cette année-ci. Elle pense que l'entreprise aura atteint le pic en termes de volumes de déchets en 2014, rendant inévitable l’acquisition d’un nouveau local. « Comme le dit l’adage, nous avançons lentement mais sûrement », dit-elle optimiste. Parlant du projet Maurice Ile Durable , Barbara Lopez trouve que « c’est un beau projet et le pays doit être fier de cette initiative ». Certes, observe-t-elle, les actions concrètes n’ont pas encore toutes vu le jour et la mise en place du projet aura pris un peu de temps, mais la trame est là et le ‘Strategic Plan’ est prévu pour cette année : « Nous espérons de tout cœur que le ‘Strategic Comittee’ tiendra ses promesses et permettra aux acteurs économiques privés comme publics, de se joindre à la cause pour donner vie aux projets en attente. Le projet MID doit être un projet fédérateur, car ce n’est qu’ensemble que nous pourrons faire de Maurice une île plus verte et pionnière dans le développement durable sur toute la zone océan Indien. »


28 >

ENTREPRENDRE

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

PÂTISSERIE

GOOD, BETTER... GOODIES! Amateurs de régimes en tous genres, détournez les yeux. Le moelleux au chocolat au cœur de Nutella et crumbles de noisettes, best-seller de chez Goodie’s, pourrait vous faire sortir du droit chemin des privations pour emprunter, comme nous, celui menant aux délicieuses pâtisseries de la franco-suédoise Pauline Okasmaa ▼ DOROTHY BONNEFEMME

PHOTOS : JAMIROUDDIN YEADALLY

P

asser une journée sans manger du chocolat met Pauline Okasmaa de mauvaise humeur. Si c’est sa grand-mère qui lui a enseigné le B.A.-BA de la pâtisserie, la directrice de Goodie’s a eu l'occasion, depuis, de se perfectionner auprès des plus grands de ce monde. La qualité est donc sa marque de fabrique, peu importe la pâtisserie. Chez Goodie’s, l’offre se décline en cookies au chocolat praliné, tartelettes choco-pistaches, madeleines à la fleur d'oranger, moelleux au chocolat... dont les uns sont plus succulents que les autres. Le bestseller demeure toutefois le moelleux au chocolat au cœur de Nutella et crumbles de noisettes. « Je mets beaucoup d'accent sur mes ingrédients. J'utilise surtout des produits qui viennent de France », explique Pauline Okasmaa. La pâtissière prépare aussi des gourmandises sans gluten, sans lait ou sans sucre pour les personnes qui y sont allergiques. Pour les diabétiques, la directrice de Goodie's utilise du sirop d'agave, et pour les végétariens, des produits sans œufs. « Pour le lait, je travaille principalement avec l’entreprise Mia The Flying Cow », ajoute-t-elle. Lorsque nous avons rencontré la directrice lors du Théâtre des Artisans tenu par l’entreprise Yuni, il y avait un petit attroupement auprès du stand de Goodie’s. Tartelettes à base de framboise et cannelle, gâteaux aux carottes ou encore cookies à la noix de coco et au chocolat au lait volaient la vedette, tant par leur goût que leur présentation très soignée. Pauline Okasmaa avait ainsi placé certains gâteaux dans de gros bocaux ou encore dans de jolis récipients transparents. « Je me suis prise très en avance pour

Souvent, c’est une cliente qui passe une commande pour un dîner ou une fête, et le lendemain, l’une de ses invités me téléphone et me dit : « J’ai mangé vos gâteaux chez unetelle, c’était excellent et je désire passer une commande » Pauline Okasmaa, directrice de Goodie’s préparer ces friandises. Ce matin, je me suis réveillée à 3 heures, et soutenu par JeanFrançois, mon aide-pâtissier, nous nous sommes démenés comme de beaux diables pour que tout soit fin prêt », nous confiet-elle. EMBARRAS DU CHOIX Leurs efforts, à première vue, sont pleinement récompensés. Fatima, une des visiteuses du Théâtre des Artisans, prend ainsi le temps de s’arrêter devant

le stand de Goodie’s, où elle a l’embarras du choix. « Tous ces gâteaux ont l'air alléchant. Je ne sais pas quoi acheter. S'il ne tenait qu'à moi, j'achèterais tout, car je ne résiste jamais à une bonne pâtisserie. Mais je dois penser à mon budget », lance-t-elle, feignant un air contrarié. En effet vu la qualité des produits, un cake à la carotte se vend à Rs 85, un cookie à Rs 35, un moelleux à Rs 85 et une tartelette Rs 75. Forcée de faire un choix, cette habitante de Terre-Rouge optera pour un cookie et une tasse de chocolat, qu’elle savourera sur place. Conquise, elle oubliera vite son désir de ne pas trop dépenser pour repartir avec une une tartelette aux poires et aux amandes et un moelleux au chocolat. « J'ai hâte de les déguster et de les faire goûter à mes sœurs, qui sont friandes de pâtisserie », ajoute Fatima avec un large sourire. Comme le dit Pauline Okasmaa, « c’est toujours ainsi. Mon marketing s'est fait de bouche-à-oreille. » Il s’est également fait très rapidement, puisque Pauline Okasmaa n’est arrivée à Maurice que deux ans de cela, après avoir épousé un Mauricien. Passionnée de pâtisserie, la déception de cette Franco-

Suédoise est grande de ne pas trouver, chez nous, de pâtisseries qui répondent à ses désirs. C’est ainsi que mettant ses talents à contribution, la jeune femme commence à en confectionner pour se faire plaisir. Ensuite, c’est pour gâter ses amis et proches qu'elle prépare des cookies, des moelleux au chocolat, des gâteaux aux carottes, des tartelettes... Etonnés par son talent, ces derniers l'encouragent alors à commercialiser ses friandises. Pauline Okasmaa tente l'aventure en décembre 2012 et lance Goodie's, dont vous pouvez commander les spécialités par internet ou par téléphone. Cependant, la jeune femme ne sait pas trop comment mettre ses pâtisseries à la portée des Mauriciens. « Je ne voulais pas investir massivement, car je ne savais pas qu'elle serait la réaction de mes clients », explique-t-elle. C’est ainsi que dans un premier temps, elle décide de placer quelques-uns de ses gâteaux dans les épiceries fines de l’île. Par la suite, elle crée un site internet invitant les clients à passer leurs commandes sur internet. Une initiative au succès mitigé, puisque la plupart d'entre eux continueront à passer par le téléphone. Quoi qu’il en soit, les comman-


ENTREPRENDRE

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

< 29

DÉLICES. Le marketing des cookies de Pauline Okasmaa se font, selon elle, de bouche à oreille

PAR AMOUR POUR LE CHOCOLAT Maintenant âgée de 27 ans, Pauline Okasmaa a découvert sa voie alors qu’elle n’avait que trois ans. C’est à cet âge, en effet, qu’elle a préparé son premier gâteau. Depuis, elle ne s’est jamais arrêtée. Pourtant, lorsque vient le moment de se choisir une filière pour ses études universitaires, la jeune femme intègre l'Ecole Supérieure de Cuisine Française. Elle travaillera par la suite à l'Hôtel Ritz et au George V Four Seasons, ainsi que pour le célèbre pâtissier français Pierre Hermé. Bien qu’elle ne travaille pas vraiment dans la pâtisserie, elle deviendra, au fil du temps, une experte dans la confection de macarons, de délices aux poires pochées et chocolat, de tartelettes au crumble de chocolat, de sablés bretons et de dacquoises. « A chaque fois qu'on m'invitait ou que je recevais, je me faisais un plaisir de préparer des gâteaux. Les gens n'arrêtaient pas de me dire que je devrais vendre mes pâtisseries », nous confie-t-elle. Une tendance qui se confirmera une fois à Maurice. « Mon époux est Mauricien. Je l'ai rencontré alors qu'il étudiait en France. Cependant, lorsqu'il a voulu que je vienne vivre dans son île, j’ai hésité. Pour moi, l'île Maurice n’était idéale que pour les vacances. J’ai malgré tout tenté l'aventure et je m'y plais énormément », ajoute Pauline Okasmaa, toute souriante. Cependant, les pâtisseries françaises lui manquaient. « Les gâteaux d'ici sont très différents de ceux de mon pays. J'adore le chocolat, mais je n’en trouvais pas à mon goût. Je dois quand même dire que j'adore la tarte de banane de Maurice », ajoute-t-elle. Ce n'est donc guère étonnant que son gâteau préféré est le moelleux au chocolat au cœur de Nutella. Elle adore aussi la tarte à la pistache et poire pochée. « Je sais que les sucreries sont déconseillées, mais je pratique du sport et cela me rend heureuse d'en manger. Je sais que je ne suis pas la seule. Le dessert est le moment qui est le plus souvent attendu lors d'un dîner », lance-t-elle en riant. La passion de Pauline Okasmaa pour la pâtisserie est tellement grande qu'elle a même influencé son époux. « Lorsque je l'ai rencontré, il détestait les sucreries. Depuis qu'il a goûté aux miennes, il doit absolument consommer une friandise tous les jours », nous confie-t-elle.

des ne manquent pas, pour la plus grande joie de la directrice de Goodie’s. « Souvent, c’est une cliente qui passe une commande pour un dîner ou une fête, et le lendemain, l’une de ses invités me téléphone et me dit : ‘J'ai mangé vos gâteaux chez unetelle, c'était excellent et je désire passer une commande’ », lance la directrice en riant. Dans son entreprise, Pauline Okasmaa nous avoue que sa copine Géraldine Bouic l'a bien épaulée en lui donnant l'opportunité de proposer ses gâteaux à l'Antiquaire, à Curepipe. D'ailleurs, les spécialités de Goodie’s seront disponibles dans un Salon de thé que Géraldine Bouic compte ouvrir. Petit à petit, le fanclub de Pauline Okasmaa a grandi, ce qui est une bonne nouvelle, mais également la promesse de quelques soucis. « Vu que je travaille

uniquement sur commande, il y a quelques inconvénients. Les clients doivent ordonner à l’avance et je ne peux pas préparer un seul gâteau. De plus, une pâtisserie en photo n'est pas aussi agréable que lorsqu'elle est devant vos yeux », nous confie-t-elle. OUVERTURE, BIENTÔT D’UNE PÂTISSERIE À QUATRE-BORNES C’est pourquoi, soutenue une fois de plus par ses amis et clients, Pauline Okasmaa travaille actuellement sur l'ouverture d'une pâtisserie. Après mûre réflexion, la directrice de Goodie’s a choisi d’en ouvrir une à Quatre-Bornes. « Ce sera notre vitrine et elle sera aménagée au centre de l'île. D'ailleurs, je serai sur la route royale, à quelques mètres de la boulangerie Baguette Magique », ajoute-t-elle. Question décor, la directrice de

Goodie's explique que tout sera en blanc. « Je mettrai l'accent sur mes gâteaux. Des comptoirs seront aussi placés pour ceux qui souhaitent savourer leurs gâteaux sur place, accompagnés d'un bon café, d’un thé ou d’un milkshake que je préparerai avec du lait frais de Mia The Flying Cow », explique-t-elle. La pâtisserie de Quatre-Bornes ne sera qu’un départ. Déjà, les yeux de notre interlocutrice sont braqués vers le Centre commercial de Bagatelle, le lieu « idéal », selon Pauline Okasmaa. Seul bémol : le prix élevé du loyer. Ainsi, les ambitions de la directrice, à Bagatelle comme ailleurs dans l’île, dépendront dans une grande mesure du succès rencontré, ou pas, par la pâtisserie de Quatre-Bornes. « Les clients me demandent de venir commercialiser mes gâteaux dans leur région,

mais je dois réfléchir, car je suis très exigeante envers moi-même. Quand je fais quelque chose, elle doit être faite à la perfection », avance-t-elle. Pauline Okasmaa travaille également sur d’autres projets : elle veut prochainement se lancer dans la réalisation de gâteaux de mariage et elle a été approchée par Mia the Flying Cow pour concocter un lait spécial pour les enfants. « Les recherches avancent à grands pas et je pense concrétiser ce projet prochainement », dit-elle. D’autant plus que la Franco-Suédoise estime qu'à Maurice, faire des affaires, ce n’est pas la mer à boire. « En France, c'est plus difficile. Ici, les gens sont serviables. Si vous frappez à la bonne porte, c'est sûr que vous recevrez les aides et réponses nécessaires », conclut-elle.


30 >

PSYCHO

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

DÉMARCHAGE

L’ART DE BIEN VENDRE Que l’on propose une nouvelle offre, ouvre une nouvelle structure ou introduise un produit, la phase de démarchage est essentielle à la viabilité du projet. Car pour que votre idée fonctionne, les gens doivent vous suivre, acheter et croire en votre production

FANNY BAUER-MOTTI Directrice de Think&BE Ltd ● Psychologue, psychanalyste ● Spécialiste de l’individu au cœur des fonctionnements d’entreprise ● Coach professionnel et privé ●

Tel : 403 4414 Mob : 478 5778 Email : fannybauermotti@gmail.com

D

émarcher, c’est le rôle des commerciaux, mais aussi de celui qui porte le projet et souhaite en faire gain et profit. Les stratégies de marketing existent à profusion, et souvent, le discours de vente est décidé au préalable. Seulement, dans la majeure partie des cas, on oublie de prendre en compte le rapport vendeur-client qui s’instaure et la dimension psychologique de la cible qui reçoit les informations. De ce fait, le préalable peut se révéler réducteur, enfermant. Il est utile de savoir s’adapter, dans le courant même de la rencontre, avec le client potentiel. En effet, proposer un produit n’est pas un acte anodin. A moins que celui qui reçoit l’information en ait vraiment besoin, vous vous retrouverez toujours en face de quelqu’un qui cherche à dépenser le moins possible. Le rapport de force vendeur-acheteur est toujours de mise

puisque le conflit d’intérêts est inhérent à cette relation. Celui qui propose veut des gains, celui qui dispose veut limiter les sommes qui sortiront de son portefeuille à lui. Des stratégies psychologiques de vente sont donc à mettre en place pour faire entendre à vos clients que ce que vous proposez est d’un grand intérêt pour eux. N’IMITEZ PAS UN MODÈLE, ADAPTEZ-VOUS AU CLIENT Phrases toutes faites, discours préétabli… l’on croit donner à entendre que l’on connaît son produit. Or, on envoie un stimulus aversif, celui du commercial qui veut à tout prix vendre son produit, ou pire, celui du pion sur l’échiquier de l’entreprise, qui ne croit pas en ce qu’il propose. Ce genre de comportement incitera celui qui vous écoute à chercher la faille. Qu’il s’agisse d’un vendeur dans un magasin de vête-

ments, d’un commercial de logiciel d’entreprise ou d’un restaurateur à la tête de son business, c’est la même chose. Donnez l’impression de connaître votre produit, d’être passionné, mais en aucun cas ne répétez ce qui, en plus, est déjà écrit noir sur blanc dans vos propositions. Le mieux est de s’entraîner à parler du produit au lieu de réciter le ‘listing’ des points fort préparé par votre manager ou vous-même. Si vous êtes à la tête d’une équipe de commerciaux, poussez-les à parler de ce que votre entreprise vend. Et vousmême, énoncez les points forts de ce que vous proposez avec passion. Si vous n’arrivez pas à convaincre vos commerciaux, c’est que déjà,à la base, il y a un problème dans le discours que vous servez à vos acheteurs-cibles. Enfin, sachez vous adapter au client en face de vous. Vous devez estimer la personne et adapter votre discours. Ne


PSYCHO

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 EDITION 147 | CAPITAL

parlez jamais avant d’avoir observé votre cible de client potentiel. Votre positionnement dessinera la suite de la transaction. Être trop professionnel avec une personnalité qui fonctionne à l’émotion serait négatif, tout comme imposer trop de familiarité à un individu qui fait plus confiance aux apparences fiables qu’à l’affect. Savoir le bon positionnement, c’est toujours une question de temps. Dans les quelques secondes avant d’informer votre interlocuteur sur votre offre, instaurez un dialogue rapide sur des sujets anodins. C’est à ce moment-là que vous pourrez repérer ce qui prime pour lui : avoir quelque chose de connu ? D’original ? D’éthique ? En fonction de ce que vous sentez chez lui, adaptez votre discours. Pour éviter les erreurs, écoutez ce que la personne désire et observez comment elle se positionne au premierabord par rapport à vous, avant toute approche commerciale. Le bon commercial sait bien parler, certes, mais il sait surtout faire parler l’autre, et l’écouter. Enfin, utilisez des repères qui rassurent votre interlocuteur. Glissez astucieusement dans vos phrases que son voisin vient de signer, que son concurrent est sur la liste d’attente, que votre projet est tellement intéressant que même vous, vous en profitez à l’heure actuelle. Encore une fois, avant d’exprimer un de ces repères sécurisants, observez la personne à qui vous vous adressez. Un individu avant-gardiste peut être mécontent d’entendre que dans son entourage, quelqu’un dispose de la même offre que lui. Une personnalité cherchant à toujours respecter une norme, elle, en serait ravie. LA PASSION, LA MEILLEURE VARIABLE D’UN BON MARKETING Parler d’une proposition avec passion, c’est donner à entendre que vous êtes partie prenantedu projet et que vous croyez en ce que vous proposez. C’est une source d’inspiration de confiance entre vous et la cible de votre marketing de vente. Pour cela, il y a plusieurs techniques. Premièrement, placez « nous » plutôt que « on » ou tout autre locuteur. Investissez-vous dans votre manière de présenter le projet ou l’offre, et ce où que vous vous sentiez sur l’échelle hiérarchique. Par exemple, favorisez les « nous croyons en l’énergie solaire » plutôt que « l’énergie solaire c’est le futur ». Ou encore : « L’espace pub que nous vous proposons est une source sûre de revenu pour vous,

Celui qui propose veut des gains, celui qui dispose veut limiter les sommes qui sortiront de son portefeuille à lui. Des stratégies psychologiques de vente sont donc à mettre en place…

puisque les articles que nous y publions sont en rapport direct avec votre cible »,plutôt que « l’espace publicité proposé est une source de revenu pour vous puisque les articles publiés sont en rapport direct avec votre cible ». Ces jeux de syntaxe sont en fait essentiels dans le processus de vente et influent directement sur la perception que vous donnez de l’offre proposée. La plupart des individus vont croire en une personne plutôt qu’en un produit seul. L’humain est constitué de telle manière que nous avons besoin de matérialiser notre confiance sur une personne. Psychiquement, le rapport à celui qui nous vend le produit de visu a un impact direct sur le taux de confiance que cela génère. Le meilleur des vendeurs peut vendre le pire des produits s’il arrive à instaurer ce taux de confiance. Par contre, le plus mauvais des vendeurs n’arrivera jamais à vendre un produit qui tient la route, car la cible se focalise plus sur celui qui représente le produit que sur le produit en lui-même. TRAVAILLEZ VOTRE IMAGE Démarcher, c’est avant tout une question de communication. Et la communication, c’est en premier lieu une question d’image. Lorsque vous présentez un produit ou une solution aux entreprises, que ce soit de visu ou au téléphone, votre manière de vous présenter et de prendre contact avec les clients est fondamentale. Donnez à croire que vous avez l’étoffe d’un ‘winner’ et tout le monde vous suivra. Pour cela, votre voix, vos mots et votre manière de créer le contact a un impact. Votre voix doit être assurée. Vous ne devez pas formuler vos arguments et tourner vos propos de manière hésitante. Vous ne devez pas non plus demander

< 31

l’autorisation de vous adresser à votre interlocuteur au travers de phrases toutes faites du type : « puis-je m’entretenir avec vous ? ». De manière générale, comme règle d’or,bannissez de votre vocabulaire les « puis-je », « laissez-moi vous », « voulez-vous ». Cette formulation induit chez celui qui vous écoute la possibilité de dire non. Orientez votre dialogue vers une relation plus d’égal à égal. « Nous avons créé un processus qui…. », « Nous offrons la possibilité de… » sont des accroches syntactiques qui optimisent la relation au client cible, car il se sent pris dans un projet qui pourrait le concerner, voire améliorer sa vie professionnelle ou privée. N’exigez pas, ne sollicitez pas, ne proposez pas. Donnez toujours l’air d’informer. MAÎTRISEZ VOTRE SAVOIR Inspirer la sécurité et la stabilité passe aussi par la maîtrise de ce qu’on l’on propose. Rien de pire que quelqu’un qui démarche sans connaître tous les tenants et aboutissants de ce qu’il propose. Vous devez donc apprendre tout ce qui tourne autour de ce que vous vendez, de A à Z, ou former vos équipes à connaître le produit ou l’offre en profondeur. Pour vendre, il ne faut surtout pas se présenter comme un vendeur. La relation sera prise dans de la méfiance. Situezvous toujours d’égal à égal. Car plus votre client vous sentira dans l’envie de vendre envers et contre tout, plus il y verra faiblesse et faille de votre côté, et lors de la négociation de prix, la force sera de son côté. Donc, pour influer psychologiquement sur votre interlocuteur de manière positive, il faut que vous puissiez répondre à n’importe quelle question d’ordre technique, professionnel, ou moral autour de votre produit. Celui qui sait entraîne les autres à le croire.



Capital Edition 147