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CES OBJETS PORTE-BONHEUR QUI NOUS SÉCURISENT

La photo de votre ancêtre placée bien droit sur votre bureau ou ce bouddha chinois qui ne quitte pas votre armoire et vous regarde vous enrichir... Ces objets que nous trimbalons partout et qui nous accompagnent dans nos chemins professionnels ne sont pas anodins Edition 125 – Mercredi 17 avril 2013

LA DIFFÉRENCE, C’EST LE CONTENU

DR. SUPACHAI PANITCHPAKDI

Votre hebdomadaire à Rs 15

AFFAIRE WHITEDOT

SECRETARY-GENERAL, UNCTAD

LA FSC NE RÉPOND PLUS

“MARKETS CANNOT SEND OUT THE RIGHT SIGNALS ALL THE TIME” The Secretary-General of the UNCTAD does not believe in the neoliberal economic globalisation. Instead, he pleads for a reformed system which could lead to a development-led globalisation, rather than a finance-led one. Dr. Supachai Panitchpakdi brings to light the failures of the neoliberal system

La communication semble être rompue entre Capital et la Financial Services Commission, tout comme avec le Prime Minister's Office. Une semaine après nos sollicitations sur l'affaire Sunkai, le directeur de communication de la FSC n'a même pas daigné nous gratifier d'un accusé de réception. Elément rassurant (ou pas) : la personne en question n'a pas perdu le don de la parole, puisqu'elle avait déclaré que le régulateur ne peut intervenir même quand une compagnie comme Whitedot International Consultancy Ltd opère sans licence

MICHEL JUANICO

DIRECTEUR GÉNÉRAL DÉLÉGUÉ DU GROUPE PARABOLE

« NOUS SOMMES VICTIMES D’UNE CONCURRENCE DÉLOYALE » NATIONAL IDENTITY

SOCIÉTÉ

FINANCIAL INVESTIGATION

A CALL FOR A REGENERATIVE MAURITIAN ARCHITECTURE

QUAND LE POUVOIR DES HOMMES ATTIRE

BANKING TASTES BETTER WITH KYC


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ACTA PUBLICA

MERCREDI 17 AVRIL 2013 CAPITAL | EDITION 125

MEDIA LAW. Me Geoffrey Robertson, Q.C, et Subash Gobine samedi dernier au Bureau du Premier ministre

EDITO

RUDY VEERAMUNDAR

Capital boycotté

C

hers lecteurs, aucune mention n'est faite, dans cette présente édition de Capital, des recommandations de Me Geoffrey Robertson, Q.C. Nous tenons d'abord à nous excuser et à préciser que l'intention est nullement de boycotter l'ébauche de cet éventuel projet de loi visant à réglementer la presse. Mais il s'avère que, primo, la cellule de communication du Bureau du Premier ministre, dirigé par l'ancien journaliste Subash Gobine, a décidé de ne pas inviter Capital à la présentation faite par Me Robertson, Q.C. samedi dernier. Deuxio, cette même cellule a jugé nécessaire de priver nos journalistes d'un 'soft copy' de l'ébauche en nous excluant de la 'mailing list' du Bureau du Premier ministre, alors que l'équipe de Subash Gobine a fait l'effort de fournir des copies du rapport Robertson, par voie de courriel, à une majorité de rédactions, dans les minutes suivant la conférence de presse. Les fidèles de Capital auront noté, avec raison, que notre publication ne couvre presque aucune fonction du Premier ministre, et encore moins les décisions émanant du Bureau du Premier ministre. Vous comprendrez mieux, maintenant, que vous priver de ce genre d'informations – qui peuvent

vous être si précieuses – est indépendant de notre volonté. Nous sommes en effet systématiquement boycottés par le Bureau du Premier ministre depuis l'arrivée de Subash Gobine à la tête de la cellule en question. Soyez rassurés, chers lecteurs, que nous avons de quoi soutenir nos accusations de boycott, fût-ce devant une cour de justice. Nous demandons ainsi à Monsieur Gobine d'arrêter avec ses « milles excuses » pitoyables, ses ridicules « j'ai travaillé à partir d'un vieux mailing list » ou son lamentable « l'erreur n'était pas délibérée ». Si tel était le cas, il serait dans l'intérêt public que sa lettre de démission atterrisse sur la table de son patron qui, hier encore, était à la tête d'un gouvernement qui laissait à désirer. C'était du moins la lecture de l'actuel directeur de communication du Bureau du Premier ministre au temps où il était encore l'animateur de l'émission « l'analyse de Subash Gobine », sur Radio Plus. Comme nous vous le disions plus haut, nous nous basons sur des preuves solides pour accuser Subash Gobine d'avoir commis un acte délibéré. D'ailleurs, à la suite d'un entretien paru dans notre journal l'année dernière, faisant allusion à sa personne, le directeur de communication avait précisé ses intentions à un membre de notre staff : « Après élections municipales nou pou guété ki pou arivé... » La question qui se pose maintenant est la suivante : l'honorable Premier ministre, le Docteur Navinchandra Ramgoolam, GCSK, FRCP, est-il au

courant de cette non-invitation de Capital ? L'a-ton informé de la décision de sa cellule de communication ? A-t-il donné sa bénédiction à Subash Gobine pour que ce dernier agisse de la sorte ? Difficile de croire que tel a été le cas, surtout à la lumière de sa dernière déclaration publique laissant comprendre qu'il est pour la liberté de la presse. Nous lui accordons le bénéfice du doute. Mais nous lui disons aussi qu'entre ses intentions pour le pays et les actions de son entourage, bien des torts sont causés à certains citoyens, sur qui toutes sortes de ragots sont colportés par des « conseillers » amateurs de BMW. Mookhesswur Choonee, avec son « lapsus », avait sans doute raison : il y a des gens, dans ce pays, qui ont plus de droits que les autres. Si maintenant, cette phrase plaît au Premier ministre, que devrions-nous en conclure ? L'intention de cet éditorial n'est certainement pas de mendier une invitation du Bureau du Premier ministre ou encore de Subash Gobine. Loin de là. Mais nous tenons à informer nos lecteurs de la raison les privant de la couverture de ladite présentation suite à une décision personnelle de Subash Gobine. Ce dernier a-t-il le droit de procéder à des règlements de compte personnels alors qu'il est payé à partir des fonds publics ? Au Premier ministre de répondre... En ce qui vous concerne, chers lecteurs, nous vous donnons l'assurance que nous serons toujours fidèles à notre slogan. Avec Capital, la différence, c'est le contenu. Nous reviendrons sur le projet de Me Geoffrey Robertson, Q.C ultérieurement, et comme d'habitude, à notre façon.


FINAL REPORT

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Pour le directeur général délégué du groupe Parabole, il est difficile d’agir face à la concurrence, car les lois mauriciennes, dont la Fair Trading Act, ne facilitent pas les choses. Quelle est donc la marche à suivre pour y remédier ? Dans l'entretien qui suit, Michel Juanico évoque le 'dumping' de son concurrent, déplore l'absence d'un 'level playing field' dans le marché local de l'audiovisuel et revient sur le fameux procès opposant Parabole à l'Independent Broadcasting Authority (IBA). Le tout en clair...

MICHEL JUANICO, DIRECTEUR GÉNÉRAL DÉLÉGUÉ DU GROUPE PARABOLE

« Nous sommes victimes d’une concurrence déloyale » ▼ RUDY VEERAMUNDAR

ET HERRSHA LUTCHMAN-BOODHUN

❚ Parabole est un groupe 100%

mauricien établi depuis 1998, et qui s’est épanoui dans la région. Comment en avez-vous eu l’idée ? Le projet Parabole est né de l’idée de deux entrepreneurs mauriciens, Paul Olsen et Thierry Lagesse. Nous avons réuni les capitaux, notamment à travers le groupe Palmar de Thierry Lagesse, qui a été le principal actionnaire depuis le tout début, et qui est d’ailleurs, maintenant, le seul actionnaire. C’est ainsi que nous avons mis sur pied Parabole en 1998. Le public ne s’en rend pas compte en général, mais nous sommes une compagnie 100% mauricienne, même si

nous avons établi le siège du Groupe Parabole à La Réunion. C’est là que nous avons démarré nos opérations, car ce territoire représente le plus grand marché, pour nous, en termes de pouvoir d’achat. Nous nous sommes lancés directement en concurrence avec Canal Plus, qui y était déjà présent, depuis plusieurs années, en terrestre. Nous avons démarré nos opérations sur le satellite pratiquement en même temps, bien que Canal Plus avait déjà un avantage avec ses 40 000 abonnés terrestres. Puis nous avons lancé nos opérations à Mayotte, en avril 1999, et en juin, à Maurice, suivi de Madagascar. Dès la première année, nous étions donc présents dans toutes les îles de l’océan Indien, et nous possédons aujourd’hui

une agence dans chacun de ces pays, pour être au plus près de nos abonnés. Il n’empêche que la compétition a été très dure dès le départ. ❚ Parlez-vous uniquement de Maurice

en ce qu’il s’agit de la compétition, ou de toute la région ? De la région en général. Nous concevons d’ailleurs les différents territoires de la zone comme un seul marché, puisque notre satellite couvre toute la région. Mais il faut savoir que, chez nous, outre la qualité technique et des services, le nerf de la guerre demeure le contenu. C’est cela qui nous différencie. Pendant longtemps, nous étions partenaires de l’opérateur TPS, qui était le concurrent Suite en page 4 n

Depuis que Parabole a lancé les nouvelles chaînes de beIN Sport, les anciens abonnés souhaitent revenir


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ÉQUIPE. Jimmy Hope, le Managing Director de Parabole Maurice et Michel Juanico, le directeur général délégué du groupe Parabole

coup, et empêcher n’importe qui d’autre, dans ces 60 pays, d’avoir un bout de ces droits de diffusion, si ce n'est que pour son pays. C’est une distorsion de la concurrence ! En Europe, c'est condamnable, car il y a des lois européennes, une commission européenne, une Cour européenne et une autorité de la concurrence européenne. Ainsi, quand Sky obtient l’exclusivité sur le championnat de foot anglais, il ne l’a qu’en Grande-Bretagne, et cela n’empêche pas les opérateurs sur les autres territoires d’acheter les droits de diffusion. Même en Grande-Bretagne, Sky est obligé de revendre une partie de ces droits à d’autres opérateurs, pour ne pas être en situation de monopole sur ce contenu essentiel. Les autorités de régulation font leur travail. A l’échelle africaine, il n’existe pas d’autorité panafricaine qui pourrait mener ce travail, d’où nos difficultés. C’est ce à quoi on essaie de s’attaquer. On ne désarme pas, d’autant plus que d’autres opérateurs en Afrique ont aujourd’hui le même raisonnement et s’attaquent au monopole de Multichoice auprès de leurs autorités de régulation.

de Canal Plus en France. Un équilibre se faisait donc entre les deux opérateurs en France, et le même équilibre se reproduisait, à Maurice, entre Parabole et CanalSat. Ce partenariat nous a permis de faire progresser notre part du marché dans l’océan Indien, pour atteindre presque 40% en 2007. Depuis, la situation a changé et on est descendu aux alentours de 30%. ❚ Vous occupiez 40% du marché. Qui

occupait donc le reste ? Le groupe Canal Plus était notre principal concurrent sur le marché francophone. Il y avait aussi MultiChoice (DStv), mais à l’échelle des îles francophones de l’océan Indien, cet opérateur essentiellement anglophone compte relativement peu d’abonnés, environ 5000 contre plus de 300 000 abonnés pour les bouquets francophones. Ce qui s’est passé depuis 2007, c’est que la situation s’est radicalisée. En France, Canal a fusionné avec TPS, ce qui nous posait problème, puisque TPS nous fournissait des chaînes importantes de cinéma et de sports. Ainsi, en France, Canal a réduit la concurrence à néant en très peu de temps. Bien sûr, tout cela était contrôlé par l’autorité de la concurrence. Mais les choses étant ce qu’elles sont, Canal a acquis une situation ultra-dominante en France. Parallèlement, en Afrique, il y a eu plusieurs tentatives pour contrer la puissance de MultiChoice. Or, ces initiatives se sont souvent soldées par des échecs, ce qui fait qu'aujourd’hui, MultiChoice est en situation de quasi-monopole en Afrique anglophone, tout comme Canal

Aujourd’hui, MultiChoice est en situation de quasi-monopole en Afrique anglophone, tout comme Canal en France et en Afrique francophone

❚ Avez-vous fait des représentations

en France et en Afrique francophone. ❚ Vous dites donc que les règles de la

concurrence ne sont pas respectées. Y a-t-il une solution à cela ? Nous sommes en train de réfléchir à la question. Ces dernières années, Canal a fait l’objet de beaucoup de recours devant les tribunaux en France, dont certains déposés par Parabole. L’autorité de la concurrence vient d’ailleurs de les condamner, pour ne pas avoir respecté les règles, à une amende de 30 millions d’euros et à un certain nombre de mesures imposées pour garantir la concurrence. Sur le territoire français, la concurrence peut donc jouer. D'ailleurs, les opérateurs télécom en profitent eux aussi pour proposer des offres de télévision. Sur le marché mauricien, comme en Afrique, la situation est différente. La concurrence a beaucoup de mal à émerger face aux deux opérateurs dominants, qui par leur taille, peuvent étouffer dans l’œuf les initiatives de leurs concurrents. Parabole a pu prendre pied sur le marché uniquement parce que nous avons pris le train en marche très tôt, quand le marché était vierge. Il faudrait donc que le régulateur national de chaque pays, notamment à Maurice, s’empare du problème et rétablisse un ‘level playing field’, en obligeant les détenteurs de droits - qui ont obtenu ces droits uniquement grâce à leur présence pan-africaine - à mettre leurs chaînes de sport à la disposition des opérateurs alternatifs, comme Parabole. Le problème

MICHEL JUANICO : LE DG EST UN FINANCIER Français d’origine, Michel Juanico vit à Maurice depuis 1994. Comme il le dit luimême, « je suis devenu Mauricien il y a une dizaine d’années ». Démarrant sa carrière dans la finance au sein d'une banque, dans le capital risque plus exactement, les hasards de la vie l'ont fait bifurquer vers les télécoms et la télévision payante il y a environ 16 ans. Depuis, il aura été le plus fidèle des abonnés...

est que souvent, dans les pays africains, Maurice y compris, la loi n’est pas adaptée pour lutter contre ces distorsions de la concurrence. Avec la loi mauricienne notamment, il est difficile d’agir, et ce même à travers la Fair Trading Act. Nous n’avons pas non plus de loi ‘anti-dumping’. Aujourd’hui, à Maurice, Canal peut se permettre de vendre ses abonnements à Canal Plus à moins de Rs 700 par mois, ce qui tourne autour de 15-17 euros. C’est la moitié du prix pratiqué à La Réunion pour le même produit, même décodeur, mêmes chaînes… parce qu’il fait du 'dumping'. Pour le consommateur, à court terme, c’est une aubaine. Mais si un jour la concurrence devait disparaître, les prix grimperaient alors très rapidement, soyez-en certains ! ❚ Pouvons-nous, dans le cas présent,

parler de concurrence déloyale ? Tout à fait ! Imaginez que vous vous servez de votre force pour acquérir les droits de diffusion sur 60 pays d’un seul

auprès des autorités concernées, comme le gouvernement ou la Competition Commission ? Bien sûr, nous avons essayé certaines pistes, mais les institutions sont désarmées si la loi ne leur permet pas d’agir. Quant au gouvernement, ce n’est pas sa mission d’arbitrer les problèmes de concurrence. ❚ Vous êtes un groupe 100%

mauricien, ce que n'est pas l’autre opérateur principal de l'île. Logiquement, vous êtes sur votre territoire. Ne pensez-vous pas que, tout en ne bafouant pas les règles, vous auriez dû être protégé ? Il est vrai que la loi, en matière de compétition, à Maurice, mérite encore d’être améliorée. Même si la Competition Commission fait un bon travail, on ne peut pas dire qu’une société devrait être avantagée parce qu’elle est locale. Simplement, il faut que tout le monde puisse se battre à armes égales. ❚ Devons-nous comprendre

qu’actuellement, pour Parabole, il n’y a pas de 'level playing field' ? Il n'y a pas de 'level playing field' sur le territoire mauricien. Nos concurrents peuvent profiter de leur masse en Afrique pour nous empêcher d’avoir des droits, et ils peuvent profiter de leur puissance financière pour faire du 'dumping'. La loi est impuissante face à cela pour l’instant. C’est dommage, parce qu’au final, la compétition est avantageuse pour le consommateur.


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C’est cela qui lui garantit un service de qualité et un prix respectable. ❚ En tant qu’investisseur mauricien,

quel est votre sentiment par rapport à cette situation ? Etes-vous découragé ? Pas du tout ! Cela fait 15 ans que nous sommes sur le marché et nous avons tout de même beaucoup d’atouts. Sur le sport justement, notre partenariat avec Al-Jazeera et ses chaînes beIN Sport 1 et 2 montre que la roue tourne. Ces chaînes ont démarré en France, mais petit à petit, elles acquièrent aussi des droits pour Maurice et Madagascar, et nous venons de les lancer à Maurice. Nos abonnés mauriciens peuvent donc profiter, depuis quelques semaines, de la FA Cup, de la Liga espagnole, de la Ligue 1 française, de la NBA et de nombreuses autres compétitions comme le rugby, le judo ou autres. ❚ Et le prix des abonnements ?

Nous sommes plus ou moins dans une fourchette similaire à Canal, mais nettement moins cher que MultiChoice. Il faut un minimum de Rs 400 mensuellement pour s’abonner à Parabole, et dans les environs de Rs 1800 pour un bouquet plus complet. ❚ Espérez-vous que la Liga et la FA

Cup vous apportent davantage d’abonnés ? C’est clair. Les premiers résultats sont déjà visibles. Depuis que Parabole a lancé les nouvelles chaînes de beIN Sport, les anciens abonnés souhaitent revenir, surtout que ces chaînes sont proposées dans des bouquets très abor-

SELON MICHEL Juanico, Parabole Maurice a les moyens et le savoir-faire pour composer un bouquet adapté aux publics de la région. Reste, cependant, que le marché des droits sportifs est très particulier. Les abonnés de Parabole ont ainsi souvent du mal à comprendre pourquoi la compagnie diffuse certaines compétitions sur des territoires précis, et pas sur d’autres. Par exemple, lors des derniers championnats d’Europe de football, Parabole a diffusé la compétition en exclusivité à La Réunion, mais pas à Maurice, où les rencontres étaient retransmises par Canal Satellite. Il faut d'abord savoir que les droits sportifs sont détenus par les sociétés qui organisent les compétitions (EPL, UEFA, Ligue 1, etc.). Ces sociétés vendent les droits en faisant un appel d’offres par territoire pour maximiser leurs revenus. Ces territoires sont soit des pays (Espagne, France, EtatsUnis, etc.), soit des ensembles de pays. C’est le cas pour

AL JAZEERA : UN ATOUT DE TAILLE La Ligue 1 française, la Liga espagnole, la FA Cup, la NBA, le championnat du monde de Judo, le rugby… Toute une liste de nouveautés débarquent, avec beIN Sport 1 et 2, sur les bouquets du groupe Parabole. « BeINSport lancée en France, Parabole a tout de suite signé un accord pour lancer les chaînes à La Réunion. Puis on s’est servi de leur puissance d’achat pour acquérir les droits pour Maurice. Ça a marché », explique Michel Juanico. Al Jazeera est un important groupe audiovisuel basé au Moyen-Orient. Il possède de multiples chaînes généralistes et de sports. Depuis deux ans, explique notre interlocuteur, le groupe qatari a la volonté de s’internationaliser, d'où la création de deux chaînes aux Etats-Unis et de trois autres en Europe,

dables, à partir de Rs 700. Nous avons lancé les chaînes à La Réunion depuis neuf mois déjà, et nous avons constaté l’engouement des abonnés. Il n’est pas étonnant que ce soit pareil à Maurice. ❚ Où en est le litige IBA-Parabole par

rapport aux courses hippiques? C’est une vraie série à suspense sur plusieurs saisons ! En 2010, nous avions acquis les droits de diffusion des courses hippiques à Maurice, auprès du Mauritius Turf Club (MTC), après le 'tug-ofwar' de ce dernier avec la MBC. Celle-ci a voulu profiter de sa situation de monopole, comme d’habitude, pour imposer ses conditions. Le MTC a refusé et nous a vendu les droits. Nous avons monté une chaîne avec eux et on allait proposer les courses hippiques sur Parabole pour la région. Cela aurait créé des opportunités d'affaires pour le MTC

dont beIN Sport est le fer de lance. « C’est donc un événement pour Parabole de pouvoir proposer à nouveau des événements sportifs de calibre », ajoute le directeur général délégué du groupe Parabole Si la Premier League anglaise vient, quant à elle, d’être attribuée pour les trois prochaines années à SuperSports, dans sa vision à long terme, Parabole est convaincu de la récupérer. « Pendant 11 ans (1999-2010), Parabole a toujours diffusé l’EPL. Mais aujourd’hui, à cause de ces monopoles, ce n’est pas une période facile pour la concurrence », déplore malgré tout Michel Juanico. D'où l'importance d'innover, comme compte le faire Parabole, notamment avec de nouvelles chaînes, de la HD et surtout la VOD (Video On Demand).

et fait rayonner les courses mauriciennes sur la région. L’Independent Broadcasting Authority (IBA), une institution indépendante, nous a alors envoyé un courrier pour soutenir que nous n’avions pas le droit de retransmettre les courses hippiques. La raison avancée était que c’est du contenu local et que notre licence ne couvre pas le contenu local. Quand une telle autorité vous adresse une telle lettre, stipulant que si vous ne respectez telle l'interdiction, votre licence vous sera retirée, vous n’avez pas le choix… Nous n’avons donc pas diffusé à Maurice, mais nous avons diffusé à La Réunion et à Madagascar. Evidemment, nous avons, en parallèle, attaqué la décision en justice, mais les délais juridiques étant ce qu’ils sont, l’affaire ne sera prise que cette année. A notre avis, notre licence couvre le con-

30% La part de marché du groupe Parabole à Maurice, selon son directeur général délégué tenu local. Quand le 'ruling' sortira, nous serons fixés. Si nous gagnons, cela ouvrira une sérieuse brèche pour la libéralisation de la télévision à Maurice. ❚ Si vous perdez cette affaire, sol-

liciterez-vous le conseil privé ? Franchement, on ne sait pas encore. Il faudrait voir les motivations du juge. Mais je n’imagine pas qu’on puisse perdre. Il n’est écrit dans aucun texte que nous n’avons pas le droit de diffuser du contenu local, par satellite, à Maurice. Au contraire, l'IBA Act de 2000 incite clairement les chaînes de télévision à diffuser du contenu local. ❚ Vu que vous êtes une compagnie

mauricienne, comment a été l’accueil dans la région ? Un très bon accueil. Nous avons toujours communiqué sur le fait que nous sommes des régionaux, des Mauriciens. Mais le public, souvent, ne le sait pas. La plupart des gens qui s’abonnent à Parabole croient que c’est un groupe français. Le public ne s’intéresse pas trop à cela. A priori, il recherche d’abord la qualité, le contenu… mais une fois que les gens le savent, cela accroît bien sûr leur capital sympathie pour nous.

L’épineux problème des droits sportifs l’Afrique. D'ailleurs, Maurice étant un petit territoire, personne ne ferait d’offres uniquement pour l'île. L’UEFA, l’EPL ou la Ligue 1 font donc l'objet d'appel d’offres pour l’ensemble du continent, à l'exception, parfois, des deux pays les plus puissants économiquement, à savoir l’Afrique du Sud et le Nigeria. Pour avoir les droits à Maurice, il faut donc participer à l’appel d’offres pour l’Afrique. Complication additionnelle: La Réunion est un territoire français et ne fait pas partie de l’appel d’offres Afrique, mais de l’appel d’offres France. Tout cela pose des problèmes concrets pour Parabole, qui n’a pas la taille ou le poids financier pour faire un appel

d’offres pour toute l’Afrique. Ainsi, très souvent, c’est MultiChoice qui répond à l’appel d’offres pour les droits en anglais, et Canal pour les droits en français. DAVID CONTRE GOLIATH « Du coup, pour nous, cette situation pose un grave problème de concurrence, tout comme pour les autres opérateurs régionaux en Afrique. Nous ne pouvons pas participer à cette compétition, et quelque part, les règles de la concurrence ne sont pas respectées. C’est la raison pour laquelle, ces trois dernières années, et surtout après la fin de notre alliance avec TPS, Parabole a éprouvé des difficultés à obtenir les droits sportifs, surtout à Maurice. Le

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marché est devenu difficile à cause de ces deux monopoles que sont Canal et Multichoice. « Il faut quand même comprendre que Canal compte 11 millions d’abonnés, principalement en France et en Afrique, MultiChoice 6 millions d'abonnés en Afrique et que Parabole, une compagnie mauricienne, se bat contre ces géants, qui font partie du Top 20 mondial des opérateurs, voire le Top 10 pour Canal. Nous n’avons pas à rougir d’être le Petit Poucet dans l’histoire. Nous avons quand même environ 30% du marché face à des géants - soit 85 000 abonnés dans l’océan Indien - et un chiffre d’affaires annuel consolidé de près de 35 millions d’euros, 260 salariés et 150 points de vente sur

l’ensemble de nos opérations. « Nous avons donc cherché à tisser de nouveaux partenariats en matière de droits sportifs, et finalement, c’est de France que la solution est venue. Du fait des règles imposant à Canal de respecter la concurrence, de nouvelles chaînes ont pu être créées. C’est le groupe qatari Al Jazeera, très bien implanté déjà au Moyen-Orient, avec notamment une large offre de chaînes sportives, qui a décidé de créer deux chaînes sportives de grande qualité : beIN Sport 1 et 2. Nous avons conclu un accord de reprise de ces chaînes, depuis l’an dernier, à La Réunion, et depuis quelques semaines à Maurice et Madagascar. Ces chaînes prestigieuses retransmettent notamment du football (FA Cup, Champions League, Ligue 1, Liga espagnole, etc.) et de nombreuses autres disciplines », explique Michel Juanico, directeur général délégué du groupe Parabole.


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ACTA PUBLICA

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PRESSE

The Observer accusé de sédition Il envisage toutes les options, même la poursuite au civil. Luc André Gallet, homme d'affaires mauricien, se dit outré par le message de haine véhiculé par l'article intitulé “Guillotinons les blancs...économiquement”, paru dans l'édition du 23 mars dernier de The Observer. C'est ce qui l'a poussé à consigner une déposition contre la publication et son rédacteur en chef Dharlmah Naeck, l'auteur de l'article L’APPEL DE JEAN-PIERRE LENOIR ENTENDU

▼ HERRSHA LUTCHMAN-BOODHUN

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n mois et cinq jours. Ressorti des tiroirs l'instant des célébrations du 12 mars, le mauricianisme semble de nouveau relégué au second plan. Surtout si on se fie à une publication particulière – The Observer – qui, comme le déplorent certains, présente des points de vue radicaux, à même de détruire l’harmonie sociale du pays. Un article ayant pour titre « Guillotinons les blancs…économiquement », en date du 23 mars dernier, a d'ailleurs fait réagir l'homme d’affaires mauricien Luc André Gallet. Ce dernier a ainsi consigné une première déposition, le 12 avril, à l'encontre du journal et de son rédacteur en chef, Dharlmah Naeck, qui avait signé l'article en question. « C’est le profond mauricianisme qui m’habite qui m’a poussé à consigner une déposition. Je ne défends aucune communauté en particulier », explique Luc André Gallet, qui se dit outré et atteint dans sa dignité par ce qu'il a lu. RÉACTION CITOYENNE L'homme d'affaires, qui est représenté par Me Yahia Nazroo, n'est d'ailleurs pas le seul à avoir saisi la police. Son partenaire d’affaires, M. Ramloll, lui a en effet emboîté le pas. Et selon nos renseignements, d’autres dépositions sont à venir. Une réaction citoyenne qui, semble-til, déplaît à certains. C'est ainsi que le jour où Luc André Gallet a consigné sa déposition, il a reçu la visite de plusieurs individus, chez lui, à Rivière-Noire, vers minuit. Ces derniers n'étaient pas venus le féliciter, mais lui lancer des injures et des menaces. Le lendemain, Luc André Gallet a donc consigné une deuxième déposition, cette fois pour la sécurité de ses enfants. Revenant sur sa première réaction

Dans notre édition du 27 mars 2013, Jean-Pierre Lenoir, historien et ancien rédacteur en chef du Cernéen, avait décrié les propos régulièrement tenus dans The Observer. Après avoir souligné que « Nous avons besoin à Maurice d'un soft Mugabe pour réussir la démocratisation de l'économie... », Dharlmah Naeck, le rédacteur en chef, avait par la suite signé l'article « Guillotinons les Blancs...économiquement ». Des propos très mal accueillis par certains Mauriciens, dont Jean-Pierre Lenoir. Interrogé à ce sujet, ce dernier avait dit le fond de sa pensée : « Que quelqu'un se constitue partie civile et demande à la loi d'exercer son droit. C'est grave ! Doit-on tout le temps ne pas répondre ? Non ! Je ne crois pas. Dans la loi, c'est, je pense, une incitation à la haine raciale. C'est puni par la loi. Faut-il continuer à accepter de se laisser menacer physiquement ? » L'appel de l'historien a été entendu, puisque deux premières dépositions ont été consignées. D'autres devraient bientôt suivre.

ACTIONS. D'autres dépositions devraient être consignées contre The Observer pour sédition

suite à la lecture de l’article tant décrié, notre interlocuteur explique qu'il voulait écrire une lettre à l’auteur « pour lui dire mes pensées ». Cependant, sur le conseil de son homme de loi, il opte pour une action plus concrète. « C’est un message adressé à mes enfants et aux Mauriciens. On ne peut rester silencieux et permettre ce genre de dérive. Il y a de la sédition dans le message de l’auteur. J’ai pris pour acquis l’équilibre national, mais il est triste de dire qu’il y a quelques personnes qui veulent y mettre le feu. On risque de fragiliser notre tissu social riche de ses différences », dé-

DÉPOSITIONS. Le rédacteur en chef de The Observer, Dharlmah Naeck, est sous le feu des projecteurs

plore-t-il. Luc André Gallet se dit tout de même confiant que les dépositions déjà consignées seront un déclic. Surtout que d’autres personnes, indignées par de tels propos, envisagent également des poursuites légales. Ce dernier, toutefois, se pose une question pertinente : « Si j’avais écrit 'Guillotinons telle ou telle communauté', croyez-vous que l’encre aurait eu le temps de sécher ? J’aurais été en prison…et à juste titre ! » Affaire à suivre…

Jim Rogers n’achètera toujours pas de l’or LE NOM n'est pas inconnu du monde des affaires mauricien. Invité, en septembre de l'année dernière, par le Board of Investment (BoI) pour la conférence sur le Private Equity, Jim Rogers s'était fait remarquer par son franc-parler et ses idées hors des entiers battus. A Capital qui lui avait consacré sa Une, il avait déclaré : « Sin-

gapour had a leader, Mauritius needs someone to act ». Considéré comme le gourou de l'investissement, Jim Rogers étudie le cours de l'or de près. Après des mois de hausse au niveau du prix, le métal connaît maintenant des baisses. Mais cela ne veut nullement dire que les investisseurs devraient songer à acheter de l'or. Jim

Rogers s'est expliqué dans un entretien publié dans The Strait Times: « This may be the correction which gold needs... I'm still not buying. […] I've not been buying gold because it needs a correction. Gold's only had one correction of over 30 per cent in 12 years, which is very unusual. » Le gourou, qui a rejoint la firme Geo Energy ressources en

décembre dernier en tant que directeur non-exécutif, devait toutefois préciser: « If it goes down low enough, I'll start buying it again. » Sans pour autant préciser un seuil précis. Il a aussi fait part de ses analyses quant au cours du prix de l'or et prévoit que le prix grimpera davantage pendant les dix prochaines années.


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JOSÉ BADIA, MINISTRE MONÉGASQUE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

« Maurice et Monaco ont un avenir complémentaire »

Maurice a signé, samedi, un accord de non-double imposition avec la principauté de Monaco. Ainsi, l'obstacle aux activités transfrontalières entre les deux pays éliminé, Maurice pourra accroître sa visibilité en tant qu'un centre financier en Europe ▼ JAMIROUDDIN YEADALLY

M

aurice est le sixième pays à signer un tel accord avec Monaco. « Cette nouvelle convention d'ordre technique mais qui est très libérale, sera d'une grande utilité pour ceux et celles qui veulent se servir des centres financiers de Maurice et de la principauté de Monaco et il permettra de resserrer les liens entre les deux pays », devait souligner Xavier-Luc Duval, ministre des Finances. Le ministre des Affaires étrangères de Monaco, José Badia, a parlé des échos très positifs sur la place financière mauricienne. « Maurice a des produits financiers spécifiques que Monaco n'a pas. Je crois que Maurice et Monaco ont un avenir très réel et très complémentaire », devait il faire ressortir. Pour le représentant monégasque, cet accord permettra d'identifier des points d'intérêt communs qui pourraient apparaître entre les deux pays, lesquels éléments pourraient servir de base à des accords de coopération beaucoup plus précis et élaborés. « Cet accord nous met aussi dans l'obligation et aussi dans la dé-

ACCORD. Échange de documents entre Xavier Luc Duval et José Badia

marche prospective de nous voir de manière régulière, afin de faire d'une part les points sur les actions que nous aurions ordonnées et sur les résultats, mais aussi de se placer en projection sur les sujets à mettre en place dans les années suivantes », a estimé José Badia.

Commentant le nouveau projet de loi concernant l'éradication des paradis fiscaux du président français François Hollande, José Badia devait déclarer : « Ce n'est pas parceque nous avons une bonne gestion et que nous savons faire les choses en bonne intelligence que nous

TRAITÉ DE NON-DOUBLE IMPOSITION MAURICE/INDE

Les nouveaux investisseurs boudent Maurice MÊME SI l'entrée en vigeur des General Anti-Avoidance Rules (GAAR) a été reportée en 2016, ces mesures effarouchent la communauté des gens d'affaires qui auraient pu choisir l'offshore mauricien pour investir en Inde. En effet, selon une étude menée par Financial Chronicle, quotidien économique indien, il s'avère que, durant l'exercice financier 2012/2013, les nouveaux investisseurs ont boudé le territoire mauricien en tant que base pour l'enregistrement des Foreign Institutional Investors auprès le régulateur du marché, le Securities and Exchange Board of India (SEBI). Les nouveaux investisseurs préfèrent se tourner vers Singapour, le Luxembourg, les Bermudes et les Îles Caïmans.

Le traité de non-double imposition entre Maurice et la Grande péninsule offre, effectivement, d'énormes avantages fiscaux pour les investissements qui transitent par l'offshore mauricien. Toutefois, la décision du gouvernement indien de revoir certaines dispositions de ce traité jugé 'historique' a changé la donne pour les investisseurs. En tout cas, pour les nouveaux. Selon Financial Chronicle, des 80 nouveaux enregistrements effectués durant l'exercice 2012-2013, il y avait moins d'une demi-douzaine de Foreign Institutional Investors choisissant Maurice comme base d'opération. Signe pour dire le moins, inquiétant, du fait que selon les derniers chiffres officiels, l'off-

shore mauricien a toujours été à la première place en ce qu'il s'agit de la source de FDI en Inde. Toutefois, la dernière déclaration du ministre des Finances indien, Palaniappan Chidambaram, est rassu-rante pour les opérateurs de l'offshore mauricien. Il avait déclaré qu'il ne compte pas procéder à des changements unilatéraux au traité de nondouble imposition avec Maurice. Mais force est de constater que cela ne suffit pas pour rassurer les investisseurs. Le prochain Joint Working Group indo-mauricien devrait être la plateforme idéale pour le camp mauricien de soulever ses interrogations et ses craintes.

devrons passer à la moulinette commune. Par contre, l'accord que nous venons de passer et qui traite notamment de transparence fiscale, permettra d'éviter tout blanchiment et tout transfert préjudiciable d'argent. Il faut évidemment faire la part des choses. C'est cet aspect que dénonce le président Hollande. Mais je crois qu'on peut dire que nous avons anticipé sur le sujet ». José Badia pense aussi que grâce a cet accord, Monaco peut profiter de l'expertise mauricienne pour pénétrer dans les économies avec lesquelles Maurice commerce. « Je ne trouve aucune raison pourquoi on ne doit pas se servir de Maurice pour pénétrer le continent africain, par exemple. L'accord que nous avons signé ne va pas dans ce sens, mais plutôt de faciliter l'investissement réciproque entre les deux pays. Le prolongement naturel de ces relations, serait ,effectivement, d'utiliser ces accords pour éventuellement toucher l'Inde et l'Afrique. Aujourd'hui c'est un rapprochement modeste mais qui me semble tout à fait porteur économiquement pour l'avenir », a conclu le ministre monégasque.

LE NOM DE LA BOM DANS UNE LETTRE FRAUDULEUSE LES SCAMS se multiplient. Même la Banque de Maurice n'y échappe pas. Le nom et le logo de la Banque centrale, ainsi que le nom du gouverneur, Rundheersing Bheenick, figurent sur une lettre frauduleuse, avec comme fond la Mauritius Commercial Bank, actuellement en circulation. La banque centrale, par voie de communiqué, met ainsi en garde la population contre ces lettres qui circulent, et surtout de s'abstenir de remettre des détails personnels tels les numéros de compte à quiconque. Elle demande aussi à toute personne qui se sente lésée par rapport à cette lettre de rapporter le cas à la police. On peut lire ces lignes dans la lettre en question : «ATTENTION FUND BENEFICIARY. It came to our notice on Saturday 6Th of April 2013 that Transfer of SUM OF $ 172500 USD was been transferred from your Humble Bank; Bank of Africa Cotonou Benin Republic to one of the residence of our Country Mauritius. Due to the new law given to us by International Monetary Fund which concludes on the February 13Th 2013 Article IV Consultation with Mauritius, we must make verify and make sure that any Fund above the sum of $5000 Usd entering into Mauritius must bear a CLEARANCE CERTIFICATE from International Monetary Fund and Drug Free Certificate from these two parties before the Fund will reflect in the Owners Provided Bank Account. In this case we did not receive such Documents/Certificate from the above mentioned Authorities which signifies that your Fund is genuine and purpose of the Transfer is also real.»


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ACTA PUBLICA

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AFFAIRE WHITEDOT

LA FSC NE RÉPOND PLUS

La communication semble être rompue entre Capital et la Financial Services Commission, tout comme avec le Prime Minister's Office. Une semaine après nos sollicitations sur l'affaire Sunkai, le directeur de communication de la FSC n'a même pas daigné nous gratifier d'un accusé de réception. Elément rassurant (ou pas) : la personne en question n'a pas perdu le don de la parole, puisqu'elle avait déclaré que le régulateur ne peut intervenir même quand une compagnie comme Whitedot International Consultancy Ltd opère sans licence ▼ HERRSHA LUTCHMAN-

Dans son édition en date du 27 février 2013, Capital avait d'ailleurs publié un article sur la saga Deep River Investment, concernant la première Offre Publique d'Achat (OPA) à Maurice, sur la plainte logée en cour suprême par Firefox Ltd contre la FSC, qu'elle accuse de 'gross incompetence'

BOODHUN

U

ne semaine après notre requête auprès de la Financial Services Commission (FSC) concernant l'existence d'un panneau d'affichage (billboard) de Sunkai Company Ltd à l'avenue Sivananda, nous sommes toujours en attente d'une réponse. Il nous revient, cependant, que le panneau en question a été enlevé. Était-ce dû à une initiative de la FSC ou en prévision d'un possible passage du cyclone Imelda près de nos côtes. Quelle que soit la réponse, nous nous garderons bien de nous en enquérir auprès de la FSC, pour la bonne et simple raison que celle-ci a décidé de ne pas donner suite aux sollicitations de Capital. Une attitude qui ressemble étrangement à celle du directeur de communication du bureau du Premier ministre, Subash Gobine. De quoi se demander si un mot d'ordre n'a pas été donné quelque part... SANS PREUVES, AUCUNE ACTION Revenons cependant sur le sujet qui nous intéresse, à savoir le rôle de la FSC. S'il y a une déclaration qui nous a interpellés, c'est celle d'Amit Ramjit, directeur de communication de l'organisme régulateur, le 31 mars dernier. « La FSC avait eu vent des activités de Whitedot International Consultancy Ltd depuis décembre 2012 et avait mis la compagnie sous surveillance. Cette compagnie n'a pas de licence délivrée par la FSC. Pour que nous puissions agir, il faut des preuves. (…) Dès que nous avons eu des informations sur cette compagnie, nous avons mené notre enquête. Mais comme il n'y avait aucune plainte, nous ne pouvions sévir », avait-il affirmé. On retrouve d'ailleurs plus ou moins les mêmes propos dans le communiqué émis par la FSC le 29 mars : « The FSC became aware of the Whitedot International Con-

BILLBOARD. Photo prise la semaine dernière

sultancy Ltd case in December 2012 and took immediate actions. Given that the Company is not licensed by the FSC, an intelligence gathering exercise was initiated leading to further enquiries. This included – seeking information from the Registrar of Companies, sending a letter to the Company requesting details on the structure, nature of business being carried out, list of clients, sample contracts and management accounts of the Company, information exchange with other regulators such as the Bank of Mauritius and other Law Enforcement Agencies such as the Financial Intelligence Unit. » LA LOGIQUE DE LA FSC Il serait utile, à ce stade, d'illustrer la « logique » de la FSC par un récit allégorique. Un policier, posté à un endroit stratégique, décide de procéder à des contrôles routiers. Il arrête un premier chauffeur et lui demande de lui montrer son per-

mis de conduire. Ce dernier, qui l'a sur lui, se fait verbaliser pour un délit mineur. Vient alors une autre voiture, avec trois roues et dix passagers. Le policier l'arrête, mais comme le chauffeur n'a pas de permis, il s'en tire sans contravention. Dans son édition en date du 27 février 2013, Capital avait d'ailleurs déjà publié un article sur la saga Deep River Investment, concernant la première Offre Publique d'Achat (OPA) à Maurice, sur la plainte logée en cour suprême par Firefox Ltd contre la FSC, qu'elle accuse de «gross incompetence ». Le plaignant reproche à l'organisme les faits suivants : “Despite the above requests, the Respondent (Ndlr: la FSC) has failed to address a crucial issue for the financial sector and for listed companies in particular, namely whether the pre-emptive provisions in the SHA (Ndlr: Shareholders' Agreement) should be deemed to have become illegal

and/or void for being inconsistent with and contrary to the policy and intent of the Takeover Rules and/or free transferability, in particular to the extent that they can be interpreted as imposing an obligation on the Applicant (Ndlr: Firefox Ltd) – or any other signatory of the SHA – to sell only part of its shares, after having offered to sell same on an all or nothing basis. « GROSS INCOMPETENCE » “The Respondent further failed to issue any of the directives or guidelines sought by the Applicant and this even after a shareholder of DRI has sent a 'Transfer Notice' for the sale of her shares due to expire 19.09.12. As a result, the Applicant who was a willing buyer could not take the risk to purchase the shares offered for sale. “Following the service on the Respondent of a formal Notice 'Mise en Demeure' seeking directions and guidelines, the Respon-

dent's Attorney did, on 13.12.12, reply in no uncertain terms that the Respondent did not intend to give any direction pending the disposal of the above arbitral proceedings, in which it had – and rightly so – decided not to intervene. “The Applicant avers that the Respondent's decision not to give the directives is not only manifestly unreasonable in the Wednesbury sens, but amounts to dereliction of duty. Furthermore the reasons invoked to justify such decision are indicative of gross incompetence and/or malfeasance; inasmuch as the Respondent cannot continue to claim that it is being called upon to pronounce itself on 'live issues which are yet to be decided in arbitration proceedings' when it is fully aware that the Applicant and the vendors have not consented to and cannot in any case refer matters of public order to the private arbitration relating to their rights on the SHA.”


ENTRETIEN

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▼ HERRSHA LUTCHMAN-BOODHUN ❚ KYC is a procedure which all banks

must follow. It ensures the first step to clean money. What should we understand by KYC? Know your customer (KYC) refers to due diligence activities that banks must perform to ascertain relevant information from their clients for the purpose of doing business with them. Concept wise, KYC entails collecting statutory/acceptable documents to establish the identity of clients. The overriding principle in customer acceptance (which includes customer identification, verification, profiling and review) is to 'Know Your Customer'. This includes understanding the business activities and source of wealth of your customers. It is an essential control against money laundering and terrorism financing as it enables the bank to understand its customers’ overall financial obligations and needs. ❚ How does a bank proceed with this

mechanism? In line with the requirements of Banking Act 2004, Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act (FIAMLA) 2002, Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Regulations (AML) 2003 and Bank of Mauritius (BoM) Guidance Notes on Anti-Money Laundering and Combating the Financing of Terrorism, the bank devises proper process, procedures, systems, training of front line employees, record keeping and in built proper reporting. The process includes check-lists to establish identity documents to be requested, training of employees, record keeping and internal reporting of suspicious transactions with a risk-based approach. That is risk grading of customer that could entail reviews of accounts on an annual basis and update of KYC documents that were collected at the time of opening of account. It also includes systems – tracking of suspicious transactions, exceptional reports for monitoring, policy document on AML/CFT that encompasses KYC (AML, Customer Acceptance, Customer Identification, Transaction Monitoring, Suspicious Transaction Reporting) and legislations, that is a compliance tool to assess adherence, risk management plans and the regulatory universe.

FINANCIAL INVESTIGATION

Banking tastes better with KYC

Bank of Mauritius, Financial Intelligence Unit, Financial Services Commission, Independent Commission Against Corruption. They have all been given a blank cheque to fight against black money. But where do they begin? As Anil Fangoo, Head of Compliance at AfrAsia Bank Ltd, explains, their morning mantra should start with “Know your client first” ❚ Why is this procedure so important

to a bank? We do this to prevent money laundering and financing terrorism. It is imperative that the bank knows its client as well as understands the kind of transaction to be expected from him and the source of the funds involved. Furthermore, the Banking Act 2004, Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act 2002, Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Regulations 2003 and BOM Guidance Notes on AML/CFT require banks to proceed to all verifications and identification, as well as keeping records, registers and documents of the transactions they are called upon to process. ❚ The Bank of Mauritius, as the regu-

lator, plays an important role. When does it step in? It steps in at the very outset by establishing necessary framework for the bank to follow, like the Guidance Notes on AML/CFT. The BoM also intervenes during its regular or ad hoc inspections. On a regular basis the BoM requests information from banks. ❚ Once a bank detects a suspicious

transaction, what does it do? When a suspicious transaction is detected, the file is referred to the Money Laundering reporting Officer (MLRO). The MLRO will independently investigate the account to ascertain whether the transaction is commensurate with the lawful business activity or profile of the customer. In case the suspicion is confirmed, the MLRO has a legal obligation to report to the Financial Intelligence Unit (FIU) by filing a Suspicious Transaction Report (STR). Internal grading of customer is then changed to high risk and accounts monitored closely.

❚ Does the KYC apply to all clients or

only those clients who indulge in a transaction beyond a certain specified amount? KYC concerns all clients of the bank and ensures that whatever the nature and value of the transaction is, it must be commensurate with the lawful business activities of the client. ❚ Does the KYC mechanism encom-

pass only transactions by cheques, or cash also? It concerns all types of banking transactions, including cheques, cash transactions and wire transfers.

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ESSENTIAL. According to Anil Fangoo, KYC is an essential control against money laundering and terrorism financing

Where there are grounds to suspect money laundering, predicate offenses or terrorism financing, the FIU shall disseminate information and the results of the analysis to the Police, MRA, ICAC, Enforcement Authority, BOM, FSC... (Dec 2012), the Director of FIU can disseminate information to the relevant authorities without Board approval/consent, according to Section 13(1). ❚ When the money of a particular

❚ Once you report the transaction, is

it up to the FIU to lead the investigation? Yes, the FIU requests more information about the transaction and the client following the STR. Where there are grounds to suspect money laundering, predicate offenses or terrorism financing, the FIU shall disseminate information and the results of the analysis to the Police, MRA, ICAC, Enforcement Authority, BOM, FSC, etc for appropriate action, who may also carry out their own investigations. Following the amendments to FIAMLA

client is transferred from one bank to another, should the second bank necessarily conduct a KYC? Yes, it is important for the second bank to ensure that the money transferred is commensurate with its own customer’s line of business and the bank must be satisfied with the source of funds and amount transferred. In case of doubt, the second bank may seek further clarifications or documentary evidence with the customer and update KYC, failing which STR may be raised. ❚ Can we say that, once the money

and the client are considered as being “clean”, the client is safe? Not really. KYC is not a check-list done at the opening of an account. It is an ongoing process. The customer account and transactions are monitored over a period time and on an ongoing basis. ❚ Does the FIU step in when a bank

conducts a KYC? It does not intervene at the time of opening of account. But the FIU may request information on customers and KYC documents shall be provided following an STR filed. ❚ As regards the bank accounts of the

clients, does the FIU have the right to view them? Following a report of suspicious transaction, the FIU has the power under Section 13(2) of FIAMLA to request for further information from banks. Information includes KYC documents, statements of accounts, vouchers/documents of each transactions etc. The new subsection (3) of Section 13 (FIAMLA – amended in Dec 12) now empowers the Director of FIU to request information where the FIU becomes aware of any information which gives rise to a reasonable suspicion that a money laundering offense or a terrorism financing offense might have been committed or is about to be committed.


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FEU ROUGE

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DR. SUPACHAI PANITCHPAKDI, SECRETARY-GENERAL, UNITED NATIONS CONFERENCE ON TRADE AND DEVELOPMENT

“Markets cannot send out the right Signals all the Time”

The Secretary-General of the UNCTAD does not believe in the neoliberal economic globalisation. Instead, he pleads for a reformed system which could lead to a development-led globalisation, rather than a finance-led one. Invited by the Mauritius Chamber of Commerce and Industry (MCCI), last week, as a guest speaker, Dr. Supachai Panitchpakdi brought to light the failures of the neoliberal system

N

eo-liberalism, the philosophy fostered by the International Monetary Fund (IMF) and the World Bank, has spread during the last two decades and drives economic globalization. Business people prefer this kind of philosophy as its core belief is that of free market and minimum barriers to the flow of goods, services

As a matter of fact, banks print their own money by issuing their papers, and they call these papers differently to deceive people and capital. Yet, on his official visit to Mauritius last week, Dr. Supachai Panitchpakdi, Secretary-General of the United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD), expressed his opposition to this way of doing business. The 14th UNCTAD conference, which will be held in Peru in 2016, will be the ideal platform to address this issue, Dr. Supachai Panitchpakdi said in a press conference hosted by the Mauritius Chamber of Commerce and Industry (MCCI). This conference will come just one year after the 2015 deadline to attain the United Nations' Mil-

lenium Development Goals (MDGs). “The MDGs have been partially successful in some countries. Out of the eight MDGs goals, only one is of an economic nature. The seven remaining goals are purely social goals. The overall goals were set up at the beginning of the millenium, driven mainly by the dominant neo-liberal thinking. This particular thinking is how we perceive that us, the UN, and the countries, concentrate on the social matters and leave the economic aspects to the market. We are supposed to get the social things right and the market will get the economic things right. At UNCTAD, we do not believe in that way of thinking. It is just the other way around. We do not believe that the market can send out the right signals all the time. We could not have been warned about the exact timing of the financial explosion with the subprimes,” Dr. Panitchpakdi highlighted. NEO-LIBERALISM For UNCTAD'S SecretaryGeneral, financial expansion at the cost of the rest of the economy cannot be sustained. A vivid example, asserts the financial expert, has to be the actual economic situation of Cyprus. The country has a financial sector eight times larger than the rest of it’s economy, a ratio which cannot be maintained. “One eighth of the incomings can be invested in Cyprus, whereas the remaining is invested in products like bonds. And as you can see, Cyprus is bankrupt at the moment and the European Central Bank is doing its best to redress an economy which has caused much demise of investments. Now the country has decided to tax 60% of the deposits above 100,000 euros, and this drastic measure could wipe out everything,” warned Dr. Panitchpakdi.

NICHOLAS LARCHÉ

▼ JESSEN SOOPRAMANIEN

He also brings up another example of too much neo-liberalism : the United States. The American financial system accounts for 50% of the profits in the whole US economy. “Can anyone say it can be maintained ?” asks UNCTAD'S Secretary-General. “There, you can have a 'handshake' with the outgoing Chief Executive Officer (CEO) of a big Wall Street firm, that would pay him 150 million dollars for services which have resulted in the demise of the organization. They all get high salaries. In Switzerland, where I live, United Bank of Switzerland (UBS) is about five times the

size of Switzerland's economy. UBS have remained alive only because of the intervention of the government,” he said. The guest speaker minces no words in talking about the consequences of the financial markets when they are bent on bending public policies and resources for their own interests. “The financial system goes on its way to print its own money. As a matter of fact, banks print their own money by issuing their papers, and they call these papers differently to deceive people. And sometimes, they sell their papers to customers who don't even ask a single question, because they cannot dare to be embarrassed.

They would not dare ask what is a Collateralized Debt Obligation (CDO), what is its content and what it represents, or which kind of mortgage would be used in a CDO”, stated Dr Supachai Panitchpakdi. ‘A CASINO-FINANCED SYSTEM’ The Secretary-General of the United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD also regrets that no one listened to his early warnings about the perilous state of the global economy, a fact which he views as yet another example of the failure of neo-liberalism. For example, Agency Insurance Company (AIC), in the United States, was doing well when it concentrated only on insurance matters. It is only when the company decided to set up a new division on derivatives that things started taking a turn for the worse. These derivatives, says Dr Supachai Panitchpakdi, killed off all the benefits of the cycle investment, and in a way, caused the demise of AIC, which has now become a government owned company. “You cannot allow the financial system to take over the real sector in terms of an economy. But nobody believed us. The speculation became a 'casinofinanced system'. In Peru, we will try to look at how we can devise globalization in a way to become development-led globalization, because it should not be led by finance, but by development policies, that is inclusive development. Overall, it means the prevalence of real investment, gender equality, empowerment creation, capacity building, enabling the roles of the government and investment in agricultural development and social protection, and not only in how many banks a country has,” concluded the SecretaryGeneral of the UNCTAD.


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Dr Supachai Panitchpakdi concedes that the Mauritian example is very interesting. But there is room for improvement, says the Secretary-General of United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD). He leaves no stone unturned when talking about economic and social issues

FIVE LESSONS FROM DR SUPACHAI PANITCHPAKDI

CONFERENCE. Raj Makoond, Ganesh Ramalingum and Raju Jadoo listening carefully to Dr Panitchpakdi

▼ JESSEN SOOPRAMANIEN

QUESTION TIME

FOREIGN DIRECT INVESTMENT Foreign Direct Investments (FDI) are of paramount importance in every economy. But Dr Supachai Panitchpakdi says that UNCTAD does not believe in FDIs that are driven by the transnational corporations (TNCs) in a way that the TNCs tell the country what to do. “The TNCs move all the dirty money to your country. FDI for us should take into account the sustainable investments. This means that you are driven by FDIs only when you deem it fit to have FDIs, otherwise you would have domestic investments”, the former Deputy Prime Minister of Thailand said. According to him, a country must indulge in investment, both domestic and international, but only driven by the country's deve-lopment strategies. “You do not go asking TNCs to invest in your country without knowing what you want”, he says.

In between his very busy schedule, Dr Supachai Panitchpakdi agreed to reply to two questions from Capital.

RENEWABLE ENERGY Environmental protection is the main talk since the last two decades, and Dr. Supachai Panitchpakdi is not stranger to that debate. He is of the opinion that Mauritius needs to be more efficient in the way to use energy. “My wife and I have experienced a lot of windy areas in Mauritius. Wind farms would be suitable here. These days, this technology is not only in California anymore, but in Chinkiang in China. Wind turbines are very clean and environmental friendly. I am sure you can do it here as well. The potential is here”, Dr Panitchpakdi said. But he insists that we must concentrate on certain areas. In Asia, for example, relevant authorities assign targets to little villages or towns : reduce their reliance

You are against the neo-liberalism in the financial system. Would you go much further regarding the Capitalist system itself? Capitalism is like democracy. It is the worse except for the rest. Capitalism is not the optimum discipline, this is the best considering the rest that we have. But having said this, I think we have to improve on that system. The approach of UNCTAD is inclusivity. Mauritius has what we call a participatory democracy, which is ideal. And this is one of the strengths of Mauritius, which is you have good institutions, rules of law, judiciary. I think we can make it work but you have to bring this to bear upon development issues. It has to be driven by development issues and not by the system. It could be helpful for poverty reduction, as well as the same time helpful in the hands of powerful people. So co-operation between the public and private is an example. ❚

Kenya, Nigeria and Johanessburg are the main business areas in Africa. So is the security issues in these places... Yes security is an issue, but we are more looking into how you can make economic security and stability of the country. That would help to alleviate some negative consequences from the physical insecurities. I believe in economic co-operation and stability that could bring about a type of compensation to attract foreign investors.

on fossil fuels using wind turbines, provided by authorities, for the community. The secretary-general of UNCTAD recommends this technique in coastal areas in Mauritius. He is of the opinion that fossil fuels are bound to become more expensive because the peak in oil is being postponed each time. “Fossil fuels are fi-

nite. Today the price of a barril nears 100 dollars. One day, once it becomes scarce, its price will reach 200 dollars. So you need to be able to expand the area of non fossil fuels and turn more towards renewable energy”, he said, adding that Mauritius is in a position to do that. MONETARY POLICY The monetary policy is crucial in any economy. Dr Supachai Panitchpakdi thinks that monetary policy for investment-led globalization should be driven both by inflation targeting and growth targeting. “One cannot afford the luxury of making use of the huge potential of the Central Bank to only keep the country's inflation under control. Sometimes you can allow inflation to be 3 or 4 % because you need more jobs creation”, says the secretary-general of UNCTAD. TRADE Dr Supachai Panitchpakdi believes that trade is only an instrument that if not addressed properly, will not help economies, it will only help traders and commercial entities, specially the big ones. He added that UNCTAD has been doing trade policies with African countries for a few years now. Moreover, UNCTAD is willing to work with Mauritius to look into some analytical framework as to how trade can be mainstreamed into our development aspirations. Trade is to be mainstreamed and not drived, says Dr Panitchpakdi. BRICS BANK The five BRICS (Brazil, Russia, India, China and South Africa) countries agreed to set up a development bank with a start-up of US$50 billion. The bank will focus on development and in-

frastructure projects in developing countries. Nevertheless, Dr Panitchpakdi said he cannot really see the utility of yet another bank. “BRICS are not like the European Union or any other similar entity. BRICS countries are scaterred. They are mainly grouped together because of their fast pace of growth and the size of their domestic markets. Apart from that, I do not see any reason they should be together. I am not against them but we want to determine what should be a joint common program for the BRICS countries. What they need more is analystical work. I do not want the BRICS bank to be competing with the World Bank, the Asian Development Bank or the African Development Bank”, analysed Dr Supachai Panitchpakdi. He observes that there are too many banks around these days. The secretarygeneral of UNCTAD believes that it is better to improve on existing banks rather than creating new ones. What can the BRICS Bank do that the ones in the BRICS countries cannot do? asks the expert. He proposes that the BRICS Bank tries on a common agenda, especially in the area of south-south cooperation, regarding renewable productions, creative economy, knowledge economy, more research work in the area of medicine. “Things that would have the software from India, the hardware from China, the commodities from Russia, the agricultural aspects from Brazil and the strenghts from South Africa as a major drive way into the african continent. Combine all these different strenghts and means to achieve something”, Dr Supachai Panitchpakdi pleads. See page 17 n


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GROS PLAN

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MAURICE - AFRIQUE

CE QUI MÉRITE D’ÊTRE AMÉLIORÉ Si Maurice aspire à devenir le portail vers l'Afrique, elle doit s'en donner les moyens. Entretenir des relations historiques particulières depuis des décennies et signer des accords de coopération juste pour la galerie ne suffit plus ▼ HERRSHA LUTCHMAN-BOODHUN

L

e Mauritius Africa Business Club (MABC), lancé en octobre 2012, plaide pour une stratégie plus cohérente, plus approfondie et plus efficace dans un partenariat renforcé entre le public et le privé dans la démarche Maurice-Afrique. Un document de plaidoyer a été rendu public la semaine dernière en ce sens. Bien que plusieurs compagnies locales opèrent déjà en Afrique – à l'instar de Terra, FAIL, Vita Rice, MCB, Omnicane – des lacunes persistent dans cette relation que l'on décrit comme privilégiée. Le MABC constate que les divers Memorandum of Understanding (MoU) ou des accords de coopération signés par Maurice avec plusieurs pays africains tels la Namibie, le Congo Brazzaville et le Gabon, « ne sont pas encore opérationnels ». Ce qui ne l'empêche pas de proposer davantage de Double Taxation Avoidance Agreements (DTAAs) et d'Investment Promotion Protection Agreements (IPPAs) avec les pays d'Afrique pour consolider davantage la position de Maurice en tant que «Preferred gateway» vers l'Afrique. A cet effet, un Special Desk est indispensable pour faciliter les négociations, les signatures et la ratification de ces accords. Par ailleurs, le projet d'un Regional Development Fund à hauteur de Rs 50 millions pour aider les compagnies mauriciennes à pénétrer l'Afrique, n'a jamais pu être réalisé. A la place, un Regional Development Company, sous l'égide du ministère des Finances, a été mis sur pied.

TOTAL MAURITIUS change le look de ses stations-service à Maurice en projetant une image résolument moderne, des installations plus économes en énergie et des points de vente plus discrets qui s’harmonisent avec leur environnement. C'est la station de Triolet qui a ouvert le bal, mercredi dernier, en présence du ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo et Jean Papée, directeur et Chairman Afrique du SudEst et océan Indien de la branche Marketing & Services. « Notre présence historique, depuis 1956 à

DOCUMENT. Les fondateurs de Mauritius Africa Business Club souhaitent une meilleure coopération par améliorer la relation Maurice-Afrique

D'autre part, soutiennent les animateurs du MABC, si Maurice compte des accords aériens/MoU avec le Botswana, l'Égypte, l'Éthiopie, le Kenya, le Malawi, le Mozambique, l'Afrique du Sud, le Swaziland, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe, «however it should be noted that there are no current operations between Mauritius and those countries except for Kenya and South Africa.» En ce qui concerne la connectivité maritime, le MABC avance que le coût pour les conteneurs, qui varie entre USD 800 et USD 1 500 pour chaque 20 pieds, n'est pas compétitif. PLAIDOYER POUR UN PARTENARIAT ÉCONOMIQUE MAURICE-AFRIQUE Le Club note également le débalancement commercial entre Maurice et le continent : «In 2008, the imports of Mauritius from African countries were Rs 14,5 billion compared to Rs 3,0 billion of exports, thus yielding a trade deficit of Rs 11,5 billion». Le gouvernement devrait jouer un plus grand rôle

pour sécuriser des accès préférentiels «to public sector procurement market in the region. India, China, EU countries and RSA are very aggressive in this field.» Les membres fondateurs du MABC - Amédée Darga, Dr Rama Sithanen, Afsar Ebrahim, Cédric de Spéville et Aisha Allee-Mosaheb - croient fermement que ce que Singapour est pour l'Asie, Maurice peut l'être pour le continent africain. D'où leur plaidoyer : «There is need to articulate a coherent strategic vision for Mauritius to significantly lift our economic partnership with Africa. It is about getting our acts together for achieving higher gains.» Leur souhait, également, pour une plateforme qui réunirait régulièrement les ministères directement concernées par les relations commerciales internationales - Affaires étrangères, Finances et Industrie - des institutions publiques engagées dans la promotion économique et les organisations du secteur privé, pour des actions concertées et coordonnées.

Totalement écolo Maurice, fait de Total le pétrolier le mieux ancré de l’île. Total veut être un acteur innovant pour offrir un meilleur service aux Mauriciens », déclare AnneSolange Renouard, la directrice générale de Total Mauritius. Les travaux de rénovation sont actuellement en cours dans les autres stations-service réparties à travers l'île. Ce nouveau design des stations-service permettra à Total Mauritius de mettre en avant les aspects concrets

de son engagement durable afin de réduire son impact environnemental et améliorer son efficacité énergétique. Des lampes LED sont utilisées de manière systématique sur le totem comme dans l’aire de distribution pour favoriser les économies d’énergie. Le changement s’opère aussi au niveau de la boutique, tant sur la façade qu’à l’intérieur, avec des bâtiments à faible consommation énergétique. La terrasse de la boutique a été aménagée avec des

matériaux composites recyclés et recyclables. Une attention toute particulière est portée sur la qualité de l’accueil, au confort et à la sécurité des clients et sur une identification plus claire des produits et des services. L’ambiance est plus conviviale et plus fonctionnelle, sous l’auvent, grâce à la suppression des îlots, une visibilité accrue de l’offre des carburants et des blocs multiservices plus ergonomiques. Un espace de détente est également prévu sous le pergola.

Mauritius vents its beauty in Chandigarh IN A BID to enhance Mauritian product offerings and encourage Indian agents to showcase the island for various segments, the Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA) organized a roadshow in Chandigarh on 8th April which has witnessed an impressive turn out of over 100 travel agents and tour operators from various nearby towns also like Ludhiana, Ambala and Panchkula. Punjab is one of the biggest markets for Mauritius in North India. The event was held in collaboration with travel trade partners from Mauritius consisting of hoteliers, ground handling agents along with Air Mauritius. During the visit, Vijaye Haulder, Deputy Director of the MTPA, highlighted the new product and segments being developed in Mauritius. He elaborated upon golfing, MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Events) facilities and destination wedding options. He further mentioned that India is increasingly becoming a niche strategic market and is witnessing a good growth in the number of tourists visiting Mauritius from India. He focused upon the golf courses of Mauritius and stressed the need to incorporate golfing in the packages to further enhance the product and to captivate Indian golf lovers. He also elaborated upon the customized wedding propositions and explained the concept of facilitation being provided in Mauritius for Indian weddings, as north India has propensity of big weddings being held at overseas locations. The Chandigarh roadshow saw an increasing interest from various Mauritius Hotels and Resorts and had registered the presence of Attitude Hotels, Centara Hotels & Resorts, Constance Hotels, Intercontinental, Le Flamboyant, Manisa Hotels, Pearle Beach Resort & Spa Sun Resorts, Starwood Hotels, and The Residence along with DMC’s like Akqua Sun & Escapade. During the day Vijaye Haulder along with MTPA India officials and Air Mauritius interacted with national and regional media in Chandigarh.


GROS PLAN

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Les experts de la planification successorale et des trusts se sont donné rendez-vous mercredi dernier pour partager leurs connaissances sur le sujet et écouter les experts internationaux présents à l’occasion. Voici le compte rendu des premières présentations, auxquelles Capital a assistées

STEP CONFERENCE

COMMENT CHOISIR UN FIDUCIAIRE TRUST IN SOUTH AFRICA

SUCCESSION. Shammeem Abdoolakhan, président de STEP Mauritius, a soutenu que le choix du fiduciaire est primordial

▼ HERRSHA LUTCHMAN-

Une personne doit faire provision pour le renvoi d'un fiduciaire s'il n'accomplit pas ses devoirs. Par la suite, il faut s'assurer que la perarmi les dix erreurs sonne qui le remplace est le bon communes que les choix », explique Shammeem AbHigh Net Worth Indidoolakhan. viduals (HNWI) comIl faut donc tenir compte de mettent lors de la plusieurs aspects : le type de planification successorale, le fiducie, les coûts et les honchoix du fiduciaire arrive oraires, qui dépendront de en deuxième position. la complexité de la fiducie, L’info venant de Shaml'expérience et la connaismeem Abdoolakhan, le sance, le 'track record' de la président de la Society of personne, sa capacité d'agir Trusts and Estate Practiobjectivement et équitabletioners (STEP) Mauritius, ment, ainsi que sa capacité a ainsi donné le ton, merà communiquer avec les credi dernier, à la STEP bénéficiaires, qui aura le Conference. Ce dernier pouvoir d'initier un devait être le cinquième changement de fiduciaire, interlocuteur de la si le changement entraînera journée, mais Muhamune quelconque implicamad Reza Uteem, d’Ution au niveau des impôts, teem Chambers, n'avait s'il faut opter pour un fidupu faire le déplacement à Shammeem Abdoolakhan, ciaire individuel ou corpotemps, la session par- président de la Society of ratif, ou encore l’inclusion lementaire ayant retenu le Trusts and Estate Practitioners d’une provision pour que le député jusqu’aux petites (STEP) fiduciaire puisse opter pour heures du matin. son départ. Shammeem AbHenry Mander, à la tête de doolakhan, qui a alors pris la pa- aire est la personne qui, à votre role en premier, a axé sa décès, aura la responsabilité BVI & Cayman Trusts, a pour sa présentation sur « Changing d'exécuter vos dernières volontés part axé sa présentation sur les Protectors’, un Trustees of a Trust – Importance et d'administrer votre succession. ‘Trust « Rédiger les termes de la fiducie phénomène moderne qui gagne of Getting it Right and Consequences of Getting it Wrong ». avec prudence est très important. du terrain. La question de la conBOODHUN

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Selon lui, le client doit songer au choix de fiduciaire avant même que les démarches et les formalités pour la planification successorale ne démarrent. En effet, faire un mauvais choix en la matière peut compromettre tous les autres aspects d'un plan de succession. Après tout le fiduci-

Rédiger les termes de la fiducie avec prudence est très important

fiance dans une fiducie est en effet aujourd'hui résolue par la présence d'un « protecteur », c'està-dire une personne de confiance qui fait le lien entre les bénéficiaires et le fiduciaire. « C'est une solution souvent préconisée pour assurer un ‘check and balance’ sur les activités du fiduciaire et s’assurer que les termes du défunt sont appliqués par l'administration », explique-t-il. Cependant, ces « protecteurs », qui assurent le maintien du contrôle par les ‘settlors’ (ceux qui rédigent leur plan de succession), ne sont reconnus que dans certaines juridictions offshores, comme les BVI (îles Vierges britanniques) et Maurice, mais pas aux îles Caïman. Reste également à savoir qui doit agir en tant que protecteur ? Faut-il opter pour un protecteur individuel ou une compagnie ? Quelle que soit la réponse, la personne ou l’entité choisie aura un rôle crucial à jouer dans le plan de succession. « The protector is nowadays very common office in offshore trusts. It represents a very flexible role which can be involved in almost all aspects of the administration of a trust and allows retention of control », conclut Henry Mander.

« En 20 minutes, je ferai de vous des experts en ce qui concerne le trust en Afrique du Sud. C’est tellement simple à comprendre ! » D’un ton enjoué, le Professeur Michael Honiball, partenaire chez Webber Wentzel Attorneys, a mis l’audience dans le bain. Selon lui, le mécanisme d’impôts sud-africain est différent de celui qu’on retrouve dans d’autres pays. « The benefit of South Africa is that you do not pay tax unless you receive something », a-t-il ajouté, expliquant que les changements apportés aux contrôles d’échanges dans le pays ont fait de sorte que la création d’un ‘offshore trust’ soit plus efficiente au niveau des coûts. Michael Honiball a aussi rapidement énuméré les autres avantages liés à l’Afrique du Sud : POLITICAL RISK – your assets are held and controlled outside of South Africa. CURRENCY HEDGE – your investments are held in hard currency such as GBP, Euro or USD and protected against any devaluation of the Rand. FLEXIBILITY - there are no exchange controls in Mauritius and the trust assets can be transferred or invested freely once held by the trust. TAX SAVINGS - the offshore trust would not suffer any income tax or capital gains tax. The South African resident beneficiary is only taxed when there is a distribution of the trust's assets. ESTATE DUTY - the trust provides a shelter against inheritance tax. INTERNATIONAL INVESTMENTS - access to a wider range of overseas investments sometimes inaccessible from South Africa. LIFE COVER – the offshore trust provides a vehicle to acquire life cover.


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POST SCRIPTUM

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SADC

Liberalisation of Trade in Services

Negotiations for liberalising trade in services for the Southern Africa Development Community (SADC) region are underway and expected to be implemented by July next. The protocol include all measures by state parties (at all government levels) affecting trade in services and all services and suppliers in any service sector. However, the protocol would exclude measures affecting air transport traffic rights, government procurement and services supplied in the exercise of government authority (like Police services)

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t is important to highlight that Angola, Lesotho, Malawi, Mauritius, Mozambique, South Africa and Zimbabwe (7 countries) have commitments in financial services, all in banking except Lesotho and South Africa having commitments in insurance also. All the other 8 SADC member states have currently no commitments. However, eyebrows are raised as regards the potential impact of the liberalisation of trade in services on the various economies. The evidence of liberalization of financial services in developing countries seems to be mixed. In order to guide negotiators, economic models do not exist to assess the full impact of future financial services liberalization. Moreover, no overall assessment of the experience in trade in (financial) services was carried out as GATS Art. XIX.3. calls for. The experiences of SADC countries seem to be well reflected in the assessment of trade liberalization in financial services made by Asian countries which included the following issues:

(a) Positive effects: - Improving efficiency, functioning and management Foreign banks have been improving the functioning of the financial system in Africa: they are promoting the competitiveness of domestic banks and bringing in new experience in risk management, internal controlling, incentive mechanisms, business innovation and accounting. In Sub-Saharan Africa, experience of increased foreign participation in the domestic banking sector to date has shown such benefits as improved quality, pricing and supply of financial services and in risk management, accounting and transparency as well as increased competition. Especially in poorer developing countries where the banking system is considered inefficient and unre-

CENTER. SADC Headquarters in Gaborone, Botswana

liable, the entry of foreign banks is claimed to make domestic banks more efficient and avoid the high economic cost of inefficiency that prevent development, trade and investment. - Increased access to foreign capital Foreign financial firms have increased foreign capital inflows and the investment environment has improved. - Introducing new financial services and innovations Foreign financial services companies have provided more advanced services and financial innovations to consumers. In insurance, a major US insurance group (American International Group) introduced an insurance marketing system, stimulated the domestic insurance market, strengthened the idea of customer-oriented service among African insurance

companies, and promoted the development of the personal life insurance market.

In South African countries, domestic (b) Negative effects: banks are losing many capable - “Cherry picking” Some countries have experisenior executives enced that domestic banks lose and key personnel. especially rich clients (“high end to foreign banks. This leads to a lack consumers”) Since such rich clients provide of experienced most of the profit for a bank (according to statistics 80% of executives in the profits come from the richest 20% of the clients), domesdomestic banks tic banks are losing profitable and further clients and are left with the less profitable ones. This can further undermines the their capability to swift development undermine compete with foreign banks, and improvement which in turn are not interested in serving poorer clients. of these banks For instance, foreign banks have chosen aggressive strategies to only focus on large lucrative clients (e.g. multinationals, governments) and projects (e.g. pri-

vatization). In Sub-Saharan Africa and elsewhere (e.g. India), foreign firms use their financial power and international status to focus on the most lucrative transactions and lure rich and middle class customers. These findings confirm a case study of the Dutch bank ABN Amro in Brazil, which showed that it was not more efficient than domestic banks which had survived many financial crises but many people trusted its status as a foreign bank which attracted richer people who were willing to pay more. An important question is whether this cherry picking by foreign financial firms mobilizes more domestic savings or rather increases capital flight. - Undermining poverty eradication This cherry picking and market segmentation is undermining poverty eradication as


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foreign financial firms are hardly interested to expand their services to the poor. As was researched in Kenya, the situation is similar for foreign health insurance companies. These companies tailor their services to the wealthy city-dwellers who are already able to pay their hospital bills. They charge high premiums, unaffordable to poor patients. They refuse to accept patients who suffer from illnesses such as HIV/AIDS. This is in sharp contrast to the government’s public health insurance system, which is obligated to accept all patients. CRITICAL ISSUES GATS 'flexibilities' not used During the previous GATS negotiations, Kenya agreed to liberalize its financial services without fully realizing that it was also subjecting the health insurance sector to the GATS rules. Article XVI prohibits governments from taking six specific kinds of measures to place limitations on companies, such as economic needs tests and restrictions on the number of service suppliers. During the negotiations, the Kenyan government could have reserved the right to impose a universal service requirement for foreign insurers only, but did not do so. The government can now require foreign companies to insure poor and vulnerable (HIV-positive or terminal) patients only if it also sets the same requirement for Kenya-based insurers, according to the GATS

principle of non-discrimination and national treatment (Article XVII). Whether countries will impose universal service obligation is another matter, as it is considered to have an unfavourable impact on the financial firms’ profitability and stability, and thus discourage investments.

survive the competition from large foreign banks, their expertise and capacity to borrow to small producers and poorer households will be lost. This can enhance the divide between small and rich producers, make poverty eradication more difficult, and have an impact on the whole economy.

- Widening the gaps In some countries, the imbalance of economic development between the eastern and western regions is widening further as more foreign investments and their banking services flow to the more developed eastern part of the country. Taiwan equally experienced that foreign financial firms stayed in the capital areas and did not go to the non-profitable rural areas. When foreign banks are easily dominating the most lucrative services as is the case in South East Asia for investment banking and syndicated loans, domestic banks might specialize in catering to the credit needs of small and medium-sized firms and households. In such situation, liberalizing financial services may not result in the proclaimed improvement of competitiveness and efficiency of the domestic financial service industry through transfer of new sophisticated financial technologies.

WIDENING THE GENDER GAP If cherry-picking is common practice by foreign financial firms, it has also gender implications in developing countries. Women constitute the majority of the poor and are often very small producers or entrepreneurs. Although the female rate of repayment of loans is high, their lack of collateral means that they often have to rely on micro-credit systems for financing. If financial services liberalization does not provide them with better access to finance while larger entrepreneurs are better financed, their fight against poverty might be undermined and the gender gap increased. The experience of 80 countries between 1988 and 2012 shows that foreign banks in developing countries tend to have greater profits, higher net interest margins and higher tax payments than domestic banks. Transferring wealth from poor to rich countries: Foreign financial firms that make profits from richer clients in developing countries and transfer that profit abroad, are thus transferring some of the wealth from

UNDERMINING LENDING TO NON WEALTHY BORROWERS In case local banks do not

THE INFRASTRUCTURE and Services Directorate held its Strategic Planning and Team Building Workshop in Cape Town, South Africa on 18 – 22 March 2013. The overall objective for the workshop was to share strategies for implementing the SADC Infrastructure Master Plan in an integrated manner. The SADC Infrastructure Master Plan was adopted by SADC Heads of States and Governments at a Summit in August 2012, as a 15-year blueprint to guide the implementation of crossborder infrastructure projects between 2013 and 2027. The plan serves as a key strategic framework to guide the implementation of efficient, seamless and cost-effective trans boundary infrastructure networks in an integrated and coordinated manner in all the six sectors within the Infrastructure and Services Directorate, namely Energy, Transport, Tourism, ICT and Postal, Meteorology and Water. The master plan is based on Vision 2027 which caters for implementation over three phases, the short term (2013-2017), the medium term (2017-

developing countries to the rich home countries. Moreover, Art. XI of GATS does not allow restrictions on profit repatriation. - Brain drain from local to foreign banks In South African countries, domestic banks are losing many capable senior executives and key personnel. This leads to a lack of experienced executives in domestic banks and further undermines the swift development and improvement of these banks. Such experience contradicts the argument that foreign presence of banks lead to transfer of know how.

(c) Challenging problems - Swift expansion of foreign financial services During the second half of the 1990s, there has been a dramatic and very rapid increase in foreign ownership of banks and foreign banking activities in many developing countries and in South African countries. Figures indicate that the presence of banks from developed countries increased: • by more than 59% in East Asian countries between 1996 and 2001, • by 364% in Latin America during the period 19962000, and • by 85% in Central and Eastern Europe during 1996-2000. In Tanzania, liberalization for foreign banks increased their

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presence from 5% before 1980 (when policies where restrictive) to 76% in 2012. The entrance of foreign insurance companies has also shown a dramatic expansion of these companies in a short period of time in South African countries. It is difficult to establish whether the GATS agreement on financial services (1997) had an influence on this large increase of presence of Western banks. There was a general trend towards opening up financial sectors during that period -which was reflected in some GATS schedules- alongside the strategy of many internationally operating financial firms towards global consolidation. The EU (and US?) requests during the current GATS negotiations to eliminate restrictions on full foreign ownership in small or poor developing countries can easily lead to domination by foreign banks. What are the consequences for monetary and development policy when foreign financial service providers control more than 75% of the banks, as is the case of Tanzania, and more than 80% of private financial assets, as is the case of Mexico? Moreover, dominance by foreign banks makes these countries vulnerable to strategies of financial conglomerates that leave the country when profits decline. This makes it more difficult for the authorities to monitor the financial system.

VISION 2027

IMPLEMENTING THE INFRASTRUCTURE MASTER PLAN 2022), and the long term (2022-2027). In the energy sector, the plan is expected to address four key areas of energy security, improving access to modern energy services, tapping the abundant energy resources and up-scaling financial investment whilst enhancing environmental sustainability. HARMONISATION In the water sector the plan prioritizes strengthening institutions; preparation of bankable strategic water infrastructure development projects; increased water storage to prepare for resilience against climate change; increasing access to safe drinking water; and enhancing sanitation services for SADC citizens; facilitating and coordination the SADC regional Water Programme (RSAP3). In the sub-sectors of road, rail, ports, inland waterways and air transport net-

works, the transport sector plan focuses on Effective Regulation of Transport Services; Liberalisation of Transport Markets; Development of Corridors and facilitation of cross-border movement; Construction of missing regional transport links; Effective management of the SADC ICAO Permanent Mission in Montreal, Canada; Corridor Management Institutions establishment for Beira, Lobito and NorthSouth Corridors; and harmonisation of road safety data systems. In the Information Communication Technology (ICT) sector plan the focus is on addressing Harmonization of SADC Regional ICT Policy & Regulatory Frameworks; SADC Regional ICT Infrastructure Development; International and Regional Coordination; Coordination and harmonisation of SADC ICT and Postal Strategic Plans and Programmes; facilitation of policy

dialogue and implementation of Transport, Communication and Meteorology Protocol. The tourism sector plan is geared towards achieving enhanced socio-economic development; facilitating joint marketing of SADC as a single destination; increasing tourism arrivals and tourism receipts from source markets; and developing the tourism sector in an environmentally sustainable manner. The Meteorology sector plan focuses on the need to ensure the availability of timely early warning information relating to adverse weather and climate variability impacts. Another highlight of the Meteorology sector plan is the development of a framework for harmonized indicators for the provision of relevant climate forecasting information to facilitate preparations of mitigation measures against droughts, floods and cyclones.


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WIDE ANGLE

Tim Toussaint, Country Manager de SAP, Jean-Paul Leblanc, Deputy Head of Organisation & Systems SBU à la MCB, et Patil Hunma, directeur du Business Development à la SIL

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Suraj Ramgoolam, Chairman du National Computer Board, Dusheela Ramlowat, chef du département informatique à l’Université des Mascareignes, et le Dr Ashveen Kissoonah, Chairman de la SIL

La State Informatics Limited devient

Value Added Reseller du SAP S

Tassarajen Chedumbrum Pillay, ministre des Technologies de l’Information et de la Communication, Kemraz Mohee, directeur général de la SIL et Tim Toussaint, Country Manager de SAP

ystems Applications and Products (SAP), premier fournisseur mondial de logiciels de gestion d'entreprises, a nommé la State Informatics Ltd (SIL) son premier 'Service Partner for Large Enterprise' à Maurice. Une cérémonie officielle e eu lieu, à cet effet, le mercredi 10 avril, à l’Hôtel Hilton Resort & Spa, à Flic-en-Flac. SAP® est un système de réseau qui relie les différentes fonctions d'une entreprise (comptabilité, finances, production, approvisionnement, marketing, ressources humaines, qualité, maintenance, etc.) par l'utilisation d'un système d'information centralisé sur la base d'une configuration client-serveur. Cette accréditation internationale obtenue, la SIL peut proposer des solutions plus

poussées, bâties sur les logiciels de SAP et particulièrement sur les SAP® Business All-in-One Solutions. « SAP a connu une forte croissance dans la zone d’Afrique australe et océan Indien ces dernières années, en s’appuyant notamment sur ses partenaires locaux. D’ici 2015, nous prévoyons de réaliser 40% de notre chiffre d’affaires sur la région à travers nos partenaires », dit Brett Parker, directeur général de SAP pour l’Afrique subsaharienne. Le Dr Ashveen Kissoonah, président du conseil d’administration de la SIL, ne manque pas, pour sa part, de souligner la contribution de la SIL à l’évolution, au développement et à l'innovation du secteur des TIC à Maurice, de même qu'à l’ambition nationale de faire de notre pays un ICT Hub pour la région.

Marichell Terblanche, SAP Mobility Expert, et Pratima Jeebun, Pre-Sales Engineer à la SIL

Brett Parker, directeur général de SAP pour la région Afrique subsaharienne, et Kemraz Mohee, directeur général de la SIL

Kemraz Mohee, directeur général de la SIL, Neerusha Luckputtya, stagiaire au ministère des Finances, le ministre Tassarajen Chedumbrum Pillay, Nandini Kissoon-Luckputtya, Assistant Secretary au ministère des TIC, Ameen Rawat, Group Chairman de HM Rawat, et Giandev Motee,a CEO de Mauritius Post Ltd


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MONDE DES AFFAIRES

Dîner annuel de la MCCI La Mauritius Chamber of Industry and Commerce (MCCI) avait convié à son dîner annuel, mercredi dernier, à l'hôtel Le Mauricia, à Balaclava. L'invité d'honneur de la soirée, le Dr Supachai Panitchpakdi, Secretary General, United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD), a disserté sur le thème ‘Trade and Development: A Future Agenda’

PHOTOS : NICHOLAS LARCHÉ

Le Dr Supachai Panitchpakdi, l’invité d’honneur, s’adressant à l’assistance

Deux anciens ministres des Finances se sont retrouvés le temps d’un dîner : Rama Sithanen, actuellement Chairman de l'International Financial Services, et Rundheersing Bheenick, gouverneur de la Banque de Maurice

Dr Supachai Panitchpakdi, Secretary General, United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD), conversant avec Jayen Cutarree, ancien ministre du Commerce, et son épouse

Le CEO du BoI, Ken Poonoosamy, accueilli par Raju Jadoo et le nouveau président de la MCCI, Ganesh Ramalingum

Solange de l'Estrac, Jean-Claude de l'Estrac, secrétaire général de la COI, et Laurence Breton-Moyet, directrice de l'Agence française de développement

L'ancien président de la MCCI, Cédric de Spéville, et Raju Jadoo, secrétaire général désigné, accueillant le CEO d'ABC Motors, Dean Ah-Chuen, et son épouse

Les ministres Cader Sayed-Hossen (Industrie, Commerce et Protection des consommateurs) et Jim Seetaram (Affaires, Petites entreprises et Coopératives)


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NICHOLAS LARCHÉ

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NATIONAL IDENTITY

A CALL FOR A REGENERATIVE MAURITIAN ARCHITECTURE

The identity of a place and its relationship to the community matters since it is an intrinsic part of a community’s sense of belonging. Hence, when architects bring about change in an environment, they should be considering the community’s needs in the equation. But do they really? Or are they not contributing to the slow death of the Mauritian architectural identity? ▼ ZAHEER ALLAM & ZARRIN ALLAM

A

rchitects and urban designers have a unique sense of ownership and responsibility in the way that our towns and villages emerge and take shape. With this change of infrastructure comes a change in the way we perceive ourselves and hence a change in our identity. This is an individualistic precept that globalization is creating an undesirable uniformity in cities around the world. Architects are heralding it as the era of ‘modernization’. However, an interesting conundrum emerges from that concept. Should we, as a country that prides itself to be the face of leadership and innovation in the African World, adhere to such an ideology? We claim the banner of leadership and yet, paradoxically, exhibit

Zaheer Allam

all the scars of a victim of globalization. We not only bear the wounds to show for it but sadly verge on the brink of a free fall as we are embracing the deconstruction of the unique identity of places that marvel and enrapture through their distinctiveness. By promoting the embracement of foreign cultures, we are denying our own roots. We forget all too quickly that a colorful, historic Mauritius, a cradle of laughter and fulfillment to one and all, appeals far more that an island that is a mere notch on the belt of globalization. Our architects and engineers tend to forget that architecture is not prescriptive. It does not state that all buildings should be of the same mould nor that they should be carved from the same materials. Glass, shiny titanium surfaces and other such bearings of the said ‘avant garde’ movement are not the embodi-

ment of architectural promise and achievement. They are ultimately expressions of a visual ideology encapsulated in architectural mantras of modernity. What we are experiencing and creating is far from being intelligent Architecture. HAPHAZARD PLANNING We are more or less accustomed to out rich colonization history by the Dutch, French and English but our cities do not reflect that fact. Our infrastructure or planning do not tell a story and our style can no longer be perceived as an adaptation or evolution of our past. The way an architect or a community visualizes a place does not mirror the image that is projected by that same place to an outsider. What he will see would be historical buildings that have been left to slowly crumble or are, sadly, being used


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CULTURE. Our architectural specificity can be an asset for the tourism industry

only by hawkers or the homeless. The prestige that was once linked to such places seeped in history, is slowly fading away as we are witnesses to the demolition of other such buildings in favor of erecting new ones. Our history is being erased…our memories soiled. The identity of any architectural piece is fundamentally related to its emergent locality, the spirit endowed by the place and its symbolism. However, we tend to belie these very principles by deconstructing our history and instead giving life to structures without contextual identity. Such types of building now adorn our skyline. Instead of constructing around our cultural attributes and unique society, our architects, urban designers and engineers are instead creating a multitude of styles that reflect westernized culture without projecting the spirit and essence of the place. This unfortunately leads to not only a lack of harmony among the merging architectural trends but also deconstructs the context, value and story of the community involved. Since any city has a strong impact on the community it houses, we can only imagine the consequences of such a haphazard planning on our future. HISTORY AND STRUCTURE Multiple issues are bound to arise from such a trend. Socially speaking, there will be increasing concerns about the equitable access to services and resources by the local residents as well as a questionable impact on their health and well-being as social well-being is invariably strongly entwined with physical well-being. Ecological repercussions are also to be considered. The urbanization process often creates controversy in terms of energy efficiency since it relies on a huge consumption of resources. Moreover, development alters the biodiversity of habitats, a fact which needs to be carefully weighed in the equation. We also need to factor in the governance issues relating to the judicial and ethical aspect of settlement patterns involved in urban development. Hence, it is crucial to find a proper balance between those aspects in order to celebrate our diversity and promote a good standard of living while protecting and preserving our cultural and architectural identity. Strong emphasis should be placed on proper planning since the continuation of our present haphazard construction puts our future generations at risk of inheriting a place that lacks not only design but also an embodied cultural identity. Our cities and our buildings would face a slow decay; our history forgotten to all, hanging on to sheer survival in wizened history books that scream to be read. At present, the only widely known exotic architectural pieces that embrace the colloquialisms of colonial style and philosophies are hotels. Our economy

thrives on tourism and hence numerous structures have been set up to accommodate our visitors in good fashion. While it is still questionable as to how much some of those buildings really relate to our country’s identity, we must nevertheless acknowledge the attempted efforts at projecting a semi-historical image to our guests. However, one must not forget that the tourist experience is not confined to hotels. Most people like

cultural identity. Should we take time to ponder on that experience, we come to notice that we are actually highlighting the very real dichotomy in our infrastructure: The luxurious, well designed hotels versus our crumbling cities and villages. We should reflect upon how this transition is perceived by tourists. We cannot be blinded to the fact that the architectural emphasis placed on the tourism sector is sorely lacking in our public sector. We tend to forget that our cultural identity is a matter of being as well as becoming and hence, it belongs to our future as much as to our past. Thus, our cultural heritage should not be confined within the walls of hotels but extended to encompass our streets. The cultural ethos needs to be shared so that a common, true experience can be shared by our tourists and our people. This, by no means, promotes a radical shift towards the architectural style of centuries gone by but instead advocates for an evolution based on our architectural roots while enriching our landscape diaspora by clever designing

Architectural philosophy states that “form follows function” but we are now entering an alarming era where the function defies the form to immerse themselves in the culture of a place and tend to travel and interact with the local populace. The overall and most lasting impact would hence be their experience in our different cities or villages; their impression of our local architecture and its relation to our people and our

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and construction. There is a need for a new urbanism which will not be based on uncertainty or irrationality. It should not be primarily concerned with the notion of permanence but instead elaborate on territories of potential and value. It should not aim for the erection of stable configurations alone but instead aim to create a co-habitation between history and structure, between our past and present. We need to redefine how we want to visualize our future and as such, make provision for it. We also need to provide an intelligent yet cohesive architecture that is responsive to human needs and sensibilities. This can be achieved by constant readaptation to existing buildings, nature and culture. We need to connect to our buildings just as we connect to the world as ultimately our structures are the visual narrators of our history. We need to use our imagination to create post-traditional relationships that are both new and meaningful. COMMUNITY SPACES Over the years, we have been favoring our economic stability to the detriment of our heritage and identity. We should now pause and reflect upon our current position. Our city reflects who we are and should we encourage the developing, so called modern trend, we should inevitably question the image we are projecting of ourselves. The global economy is unfortunately an instrument of undoing towards the magnificent expressions of ancient cultures as western interventions negate the identity and values of people. In effect, we are cutting the ties that bind them and their sense of belonging in the world. Human architecture is shaped by its material presence, not by image, and yet our technological focus seems intent on replacing civilization through images. Architectural philosophy states that “form follows function” but we are now entering an alarming era where the function defies the form. Hence, we need to act accordingly to restore our image. We need to bring back glory to our heritage sites and we need to retrofit existing old structures into community spaces instead of demolishing them in favor of building new ones. We also need to attempt to discover the relationship between site specific design, the symbolic creations of the architect and the unique connection that the involved community has with their city, town or village. It is the era of change and excitement for us to advocate personally, academically, and professionally a different kind of architecture. One that is clear in precedence of form and material appropriate to the particular task at hand, focused in purpose on the reconstruction of the city and the regeneration of culture, and dedicated equally to the service of status and wealth as it is to social equity. It is high time for us to promote our culture, not only on foreign ground but to our own people and within our own community so that we can create a place not only rich in history but also in culture.


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CORPORATE

A

s time goes by, this collusion between the state and big business, united by the bonds of big finance, is becoming more and more explicit. In this article, we will examine some ways in which Big Business and Big Government are in bed together and discuss possible solutions for remedying this situation within a Distributist context. DISPARITY IN SENTENCING This collusion between government and big business is especially evident in the way the government treats the criminals of big financial firms, men who steal billions of dollars, wreck the economy, cost thousands of people their jobs, destroy retirement funds and yet go unpunished. With few exceptions, they are gifted not merely with leniency, but fullscale immunity from criminal punishment. Glenn Greenwald, whose book With Liberty and Justice for Some has thoroughly documented the plutocratic in-

equalities in our justice system, has noted that while the rich have always had a disproportionate influence in the American justice system, the flagrancy with which this principle is now touted is a troubling novelty: "Obviously, those with money and power always enjoyed substantial advantages in the US justice system, but lip service was at least always paid to the core precept of the rule of law: that - regardless of power, position and prestige all stand equal before the blindness of Lady Justice. It really is the case that this principle is now not only routinely violated, as was always true, but explicitly repudiated, right out in the open. It is commonplace to hear US elites unblinkingly insisting that those who become sufficiently important and influential are - and should be - immunized from the system of criminal punishment to which everyone else is subjected." The reason that the rich are routinely not subject to criminal prosecution gets right to the heart of the issue of collusion between government and business. The reason cited by the government for why

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This collusion between government and big business is especially evident in the way the government treats the criminals of big financial firms, men who steal billions of dollars, wreck the economy, cost thousands of people their jobs, destroy retirement funds and yet go unpunished

A standard critique of the capitalist system going all the way back to Chesterton and Belloc (What's Wrong With the World) is the accusation that in our current system we have neither a domination by Big Government as the conservatives are constantly drumming, nor an enslavement by Big Business as the liberals fear, but rather a collusion between Big Government and big Business, a collusion that allows each to benefit the other and work for the aims of the other, something in such a direct way that the folks running government and running business are the same people

COLLUSION

WHERE THE BIG BOYS TREAD

these crimes are not prosecuted is because it would be too inconvenient to the economy and the aims of the government if justice were served. Greenwald cites the case of HSBC, one of the world's largest banks. In 2012, United States federal investigators found that HSBC had spent years committing many serious crimes, involving money laundering for terrorists; "facilitat[ing] money laundering by Mexican drug cartels"; and "mov[ing] tainted money for Saudi banks tied to terrorist groups". Those investigations uncovered substantial evidence "that senior bank officials were complicit in the illegal activity." Yet, the United States decided not to prosecute the bank on the grounds that the bank is simply too big, too important, and too integral to the well-being of the financial market for its operations to be disrupted by something as petty as a federal criminal investigation. The Justice Department ultimately opted for a very small fine instead of prosecution. Their rationale is quite amazing and merits to be quoted at length: "US authorities defended their decision not to prosecute HSBC for accepting the tainted money of rogue states and drug lords on Tuesday, insisting that a $1.9bn fine for a litany of offences was preferable to the 'collateral consequences' of taking the bank to court. . . . "Announcing the record fine at a press conference in New York, assistant attorney general Lanny Breuer said that despite HSBC"s 'blatant failure' to implement anti-money laundering controls and its wilful flouting of US sanctions, the consequences of a criminal


CORPORATE

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prosecution would have been dire. "Had the US authorities decided to press criminal charges, HSBC would almost certainly have lost its banking licence in the US, the future of the institution would have been under threat and the entire banking system would have been destabilised. "HSBC, Britain's biggest bank, said it was 'profoundly sorry' for what it called 'past mistakes' that allowed terrorists and narcotics traffickers to move billions around the financial system and circumvent US banking laws. "As part of the deal, HSBC has undertaken a five-year agreement with the US department of justice under which it will install an independent monitor to assess reformed internal controls. The bank's top executives will defer part of their bonuses for the whole of the fiveyear period, while bonuses have been clawed back from a number of former and current executives, including those in the US directly involved at the time.â&#x20AC;? The bank processed cash for Mexico's Sinaloa cartel, regarded as the most powerful and deadly drug gang in the world, among others. At least $881 million in drug trafficking money was laundered throughout HSBC accounts. In order to handle the "staggering amounts of cash", the bank even widened the windows at some branches to allow tellers to accept larger boxes of money. HSBC also helped rogue states including Libya, Sudan, Burma and Iran to work around US rules banning them from using US financial system in a scheme that went on for decades. Prosecuting such a large bank could have potentially "destabilized" the market, and therefore the United States has settled for nothing more than a promise from HSBC that they will behave with some additional internal monitoring. Thus, they walk away scot free after having laundered almost a billion dollars for one of the world's most violent drug cartels for over a decade in a scam that many high level bankers were knowingly involved in. What would have happened, by contrast, if a single poor black woman was caught with a small fraction of cocaine? They would have thrown the book at her; in fact, they did - Stephanie George of Pensacola, Florida was sentenced to life in prison at age 27 for possessing some cocaine in a lockbox stored in her attic. In stating that prosecution of big banks is undesirable because the banks are so big that prosecution could destabilize the economy, the government implicitly aids the banks in their immoral activities by creating a moral hazard, that is, a circumstance where reckless financial activity is encouraged due to a real or perceived (in this case real) immunity from punishment. The government allows the financial criminals to operate without worrying about the consequences of their actions, as they know the government deems them too big and important to disturb with petty matters like justice. Conversely, in being allowed this freedom, the mammoth financial in-

stitutions aid the government by continuing the farce, that is our economy and not disturbing the apple cart. THE REVOLVING DOOR This collusion is perpetuated by a phenomenon that social scientists have dubbed "the revolving door." The revolving door refers to the way state and federal legislators and other government bureaucrats freely move from elected office into cozy corporate lobbying positions. This means that the persons making the laws and those advocating on behalf of big businesses are literally the same people. Lobbying firms hire outgoing lawmakers because the legislators know the inner working of Washington and can bring this knowledge to the advantage of the lobbying firms; legislators, for their part, know that firms they advocated on behalf of during their tenure can be counted on to provide them with a snug, secure position when their term of office is over. The cozy relationship between lobbyists and legislators, and the real crossing over of persons between both groups, ensures that legislation is oriented in favor of business interests that is, after all, the end of all corporate lobbying. The relationship between lobbyists and lawmakers has been described as "symbiotic" Lawmakers and lobbyists each have something to offer the other, and the collusion between representatives of public and private interests leave us with big corporations effectively writing legislation and legislation written for big corporations. â&#x20AC;&#x153;VIRTUAL LOBBYINGâ&#x20AC;? FOR SMALL BUSINESS? It could be objected that lobbying is not as inaccessible to small businesses as we are one might think. Small businesses might not have the funds to hire their own lobbyist, but they may participate in a sort of "virtual lobbying" by joining

and paying dues to organizations that are big enough to lobby. So, for example, a corner shoe store that sells locally made shoes could never hope to pay for its own full-time lobbyist might become a duespaying member of the Chamber of Commerce, knowing that the Chamber advocates for business in general and is a very powerful voice. The shoe store, while not represented directly, is represented virtually through the Chamber, and thus is able to lobby, in a certain way. This concept of "virtual lobbying" suffers from two major flaws: first, it can hardly be said that a massive umbrella organization like the Chamber, representing so many distinct forms of business, can effectively lobby for the specific needs of any particular sort of businesses, especially if the aims of its members might be contradictory. For example, the Chamber might advocate for free trade with China, knowing that many of its larger, industrial members will approve of the continued ability to get cheaplabor for their manufacturing. Yet this same free trade that pleases one Chamber member is detrimental to our above mentioned shoe store, whose smaller, off-brand and locally produced stock cannot compete with the low-cost junk made by Adidas, Nike and Reebok in the Chinese sweatshops. Free trade is actually burden to this store. The fact of the revolving door and the inequality in virtual lobbying by umbrella groups demonstrate what a sham the whole lobbying network is: Big companies with big budgets employ full-time lobbyists who cozy up to lawmakers to ensure laws are written with corporate ends in mind; in exchange, lawmakers get information and advice from lobbyists and can count on cushy lobbying jobs themselves when they end their elected terms. Meanwhile, small businesses who cannot afford to lobby are relegated to making their opinions heard

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through participating in large umbrella groups to whom they pay dues year after year only to have the wishes of a handful of large donors (the same ones employing the full-time lobbyists) dominate the organization. The result is that law is written for corporations, corporations write law, and small businesses get the shaft, paying dues to organizations that do not represent them and receiving no real representation at the same time. No mafia boss ever had a racket so profitable or well-organized! NEO FASCISM The classic definition of fascism is a situation in which Big Business and Big Government are formally united in their aims and in many aspects of their administration; government gives business direction in what and how much to produce, and business seeks the authority of government to establish and protect its interests, which are subordinated to the direction of the state. Unlike communism, where the state owns industry, in fascism, the state is independent from industry, but becomes its biggest customer. The aims of the two coalesce. In Mussolini's Italy, government officials and corporate heads would have regular conferences to decide what "they" were going to do with production in a given period. Because of this legal collusion, fascism has been defined, even by its own adherents, as "national corporatism." We certainly do not have de jure fascism, but when we have so much collusion between the public and private spheres at every level of government, and in many cases the same individuals running things in both spheres with identical aims, can it not be legitimately argued that what we have is de facto quasi-fascist system, a system which only resembles fascism more and more as both government and business get larger and as subsidiarity is stamped out?


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FIL CONDUCTEUR

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D’Henri IV à Dominique Strauss-Kahn, en passant par Bill Clinton et François Mitterrand, ces hommes ont, ou avaient, un point en commun. Ils attirent les femmes. S’ils n’étaient pas tous beaux, charmeurs ou musclés, ils avaient en leur faveur d’être des hommes de pouvoir. Pourquoi les femmes s’attachent-elles à ce genre d’hommes ? Que recherchent-elles ? Ce sont les questions que nous nous sommes posées

SOCIÉTÉ

QUAND LE POUVOIR DES HOMMES ATTIRE

FAIBLESSES. Bill Clinton et Sylvio Berlusconi ont connu des mandats présidentiels marqués par des scandales sexuels

▼ DOROTHY BONNEFEMME

«T

u étais vieux, tu étais gros, tu étais petit et tu étais moche. Tu étais machiste, tu étais vulgaire, tu étais insensible et tu étais mesquin. Tu étais égoïste, tu étais brutal et tu n’avais aucune culture. Et j’ai été folle de toi », écrit Marcela Iacub. C’est ainsi que la philosophe libertaire raconte sa folle histoire d’amour avec l’ancien patron du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strass Khan (Voir horstexte). Comment expliquer sa passion pour un homme qu’elle ne décrit pourtant qu’en des termes négatifs ? Le psychologue Sadasiven Coopoosamy considère, lui, que ce « n’est pas un mythe, mais une réalité de dire que la majorité des femmes aiment les hommes qui ont du pouvoir. L’une des raisons, c’est que c’est un moyen pour elles d’obtenir tout et vite ». La liaison que Catherine (nom fictif ) a entretenue avec un ancien ministre semble confirmer cette hypothèse. Sa

coiffeuse, qui était aussi sa confidente, nous explique que cette dernière peut, jusqu’aujourd’hui, profiter d’une vie aisée grâce à cette relation, qui n’a duré que trois ans. Catherine, qui était célibataire et travaillait comme réceptionniste, a rencontré son amant, qui était déjà ministre, lorsque ce dernier s’est rendu dans sa localité pour assister à une cérémonie officielle. La jeune femme, âgée alors de 20 ans, a remarqué que le ministre la dévorait des yeux pendant toute la durée de l’événement. C’est ainsi qu’après la cérémonie, elle a tout fait pour se retrouver près de lui. UNE VIE DE REINE Après une conversation des plus futiles, alors que Catherine s’en allait, un des gardes du corps du ministre lui a remis le numéro de téléphone de ce dernier. C’est ainsi que quelques jours plus tard, elle s’est jetée à l’eau. De fil en aiguille, ils sont devenus amis, puis amants. Pendant les trois ans qu’a duré leur re-

On dit que les femmes sont attirées par quatre catégories d’hommes : les mauvais garçons, les hommes secrets, les ‘mecs’ et ceux qui détiennent pouvoir et argent

lation, Catherine vivait comme une reine. Même si elle devait vivre une relation clandestine, cette habitante des Plaines-Wilhems savourait chaque seconde, car c’était la belle vie : voyages, dîners grandioses, séjours à l’hôtel… Plusieurs fois par semaine, elle rendait visite à sa coiffeuse pour se faire belle. La coiffeuse se souvient d’ailleurs qu’un chauffeur l’emmenait au salon, puis à la maison, où il attendait cette amatrice de courses hippiques pour la conduire ensuite au Champ-de-Mars. Elle bénéficiait aussi de plusieurs privilèges. Ainsi, dès qu’elle avait un petit souci, elle appelait le ministre, qui remuait alors ciel et terre régler le problème. Financièrement également, la jeune femme ne pouvait pas se plaindre. Si elle travaillait, ce n’était que pour le plaisir. En fait, la seule ombre au tableau était qu’elle ne pouvait pas rencontrer le ministre régulièrement et qu’ils ne pouvaient s’afficher ensemble. C’est d’ailleurs lorsque leur liaison a commencé à s’ébruiter et que le scandale a éclaté que ce dernier a pris ses distances.


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Si Catherine s’est alors retrouvée avec le cœur brisée, elle pouvait se consoler en se disant qu’elle avait maintenant un compte en banque avec de nombreux zéro et un cercle d’amis évoluant dans le gratin de la société mauricienne. PLAISIR ET ARGENT A en croire Sadasiven Coopoosamy, Catherine est loin d’être l’exception à la règle. « Les femmes sont consciemment, ou dans leurs fantasmes, attirées par les hommes qui ont du pouvoir. Il y a, il est vrai, quelques exceptions. Mais dans la majorité des cas, c’est le côté matérialiste qui attire la gent féminine. C’est un moyen d’atteindre un but le plus vite possible. Cette relation peut lui permettre de combler tous ses désirs. Pour certaines femmes, la vie est courte et il faut en profiter au maximum en un minimum de temps. De plus, en entretenant une liaison avec un homme de pouvoir, le statut de la femme prend une autre dimension, car le pouvoir peut ouvrir bien des portes. Ce qui était auparavant impossible devient possible », estime le psychologue. Les femmes sont-elles à ce point vénal ? Et si l’être humain, en général, l’est, pourquoi uniquement pointer du doigt la femme. « Une femme est tout simplement un être humain. Et tous les êtres hu-

SADASIVEN COOPOOSAMY, PSYCHOLOGUE

« L’AMOUR N’A PAS DE PLACE DANS CE GENRE DE LIAISON » ❚

En France ou aux Etats-Unis, on entend souvent parler des liaisons qu’entretiennent les hommes de pouvoir. Qu’en est-il des politiciens mauriciens ? A travers les médias, nous apprenons les aventures amoureuses de certains politiciens à travers le monde. L’île Maurice ne peut être une exception à la règle. Avant, une rumeur, c’était une rumeur. Dorénavant, une rumeur a une once de vérité. Je pense, par exemple, qu’il y a du vrai lorsqu’on parle de cette épouse de ministre qui est rouée de coups quand elle rappelle ce dernier à l’ordre par rapport à ses frasques amoureuses. Il y a aussi l’histoire de ce directeur qui a une relation avec une femme mariée avec le consentement de l’époux de celle-ci. Les politiciens mauriciens, à mon sens, n’ont rien à envier à ceux de l’étranger. ❚

Et l’amour dans tout ça ? Dans ce type de relation, l’amour n’a pas vraiment sa place. Au sein d’un couple équili-

mains, sans exception, aiment être regardés et enviés. Argent et pouvoir procurent facilement ce sentiment », rappelle notre interlocuteur. On dit d’ailleurs que les femmes sont attirées par quatre catégories d’hommes : les mauvais garçons, les hommes secrets,

bré, il y a l’amour et la promesse que ce plaisir sexuel et affectif présent aujourd’hui le sera également demain. Au contraire, dans le type de relations dont nous parlons, l’amour n’est jamais au rendez-vous. « Je t’aime » est alors un mot creux, artificiel… C’est plutôt la passion qui domine la relation. Or, la passion finit par s’user. A ce momentlà, avec les politiciens, le mot d’ordre est souvent « Au suivant ! ». ❚

Les hommes aiment-ils les femmes qui ont du pouvoir ? De plus en plus de femmes occupent des places importantes dans la société. Les hommes commencent timidement à accepter la situation, même si parfois ils le font inconsciemment. De plus, certains séducteurs savent comment s’y prendre pour attirer ce genre de femmes et ils n’hésitent pas à en profiter pour obtenir des gains matériels. Il faut aussi tenir en compte le fait que la femme qui a du pouvoir a aussi besoin de se détendre et d’avoir des relations sexuelles.

les ‘mecs’ et ceux qui détiennent pouvoir et argent. « De nos jours, les gens ne veulent pas rester ‘derrière’. Ils ne se contentent pas de rêver. Ils agissent, que ce soit de manière légale ou illégale. Et la façon d’atteindre son but en un clin d’œil, c’est parfois de se retrouver dans le lit d’un homme qui a du

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pouvoir », ajoute Sadasiven Coopoosamy. Dix ans après, Catherine jouit en effet toujours d’une bonne situation financière suite à sa relation avec un ministre, et ce même si sa relation, à l’époque, a fait la Une des journaux. Fort heureusement, le scandale n’avait pas pris la même ampleur que celui de Monica Lewinsky. Qui ne se souvient pas de la jeune stagiaire, de Bill Clinton, alors président des Etats-Unis, du bureau ovale et du cigare… Cette affaire avait sérieusement entaché le deuxième mandat de Clinton, puisqu’en 1998, une procédure de destitution avait été enclenchée à son égard pour parjure, obstruction à la justice, subordination de témoin et abus de pouvoir, sans que la majorité requise au Congrès ne soit atteinte. Clinton, devant des preuves irréfutables, finira par admettre qu'il a menti au peuple américain et qu'il avait eu un « contact intime inapproprié avec Mademoiselle Lewinsky ». Un homme de pouvoir, c’est aussi une sorte de trophée aux yeux de certaines femmes. Et comme ces hommes-là, à l’exemple de Dominique Strauss-Kahn, Sylvio Berlusconi ou d’autres, semblent être dotés d'un appétit sexuel gargantuesque, chacun, quelque part y trouve son compte…

DSK, UNE HISTOIRE DE COCHON… « Belle et bête. » C’est le titre du polémique ouvrage de l’auteure Marcela Iacub, qui y relate sa liaison avec l’ancien patron du FMI Dominique StraussKahn, en l’abordant d’un point de vue d’une expérience intellectuelle construite autour de la « théorie du cochon ». DSK, qui y est qualifié de « mihomme mi-cochon », estime le livre « méprisable et mensonger », et en a demandé l'interdiction. Le tribunal, cependant, a simplement exigé qu'un encart mentionnant que « Belle et Bête » porte atteinte à la vie privée de l'ancien patron du FMI soit inséré dans chaque exemplaire. Ce qui a permis, par exemple, au journal français Le Nouvel Observateur de publier quelques extraits, de l’ouvrage, que nous reproduisons, à commencer par une diatribe de Marcela Iacub envers DSK : « Même au temps où ma passion était si fastueuse que j’aurais échangé mon avenir contre une heure dans tes bras, je n’ai jamais cessé de te voir tel que tu étais : un porc…. « Tu te comportais comme un méchant porc. Tu n’étais plus la victime de la société, mais mon agresseur, mon bourreau. Je me disais : ‘A quoi bon continuer de le traîner de tribunal en tribunal, de viol en viol ? Il serait plus utile transformé en jambon. Il pourrait nourrir les contribuables au lieu de leur coûter tant d’argent’. » Plus loin, Marcela Iacub écrit : « Dès que j’eus posé ma tête comme il me l’avait demandé, il m’a arraché l’oreille d’un coup de dents et il l’a mangée. Il a enlevé mon oreille de ma tête comme si c’était la marguerite d’un jardin que l’on vole en passant. Je mets depuis des turbans ». Il s’agit de la dernière étreinte « sexuelle » du couple. Après cette agression, elle raconte être allée à l’hôpital, avoir accusé sa chienne, mis un terme à sa relation avec DSK et adopté un nouveau style vestimentaire pour planquer son oreille mutilée : « Je mets depuis des turbans, des bandeaux et des

CONSÉQUENCE. Suite aux allégations d’agression sexuelle de Nafissatou Diallo contre DSK, le directeur général du FMI démissionne

chapeaux. C’est avec un turban violet que je suis allée voir ta femme vers la fin du mois d’octobre. » Cette scène finale est cependant fantasmée, comme le confirme l’auteure au Nouvel Observateur : « On jugera peut-être certains passages délirants, en particulier le récit de notre dernière rencontre. Mais le recours au merveilleux, au fantastique, m’a permis de raconter des événements qu’il aurait été sordide ou mesquin de rapporter tels qu’ils ont eu lieu. Parfois, il faut mentir pour dire la vérité : la vérité n’est pas la réalité. » C’est d’ailleurs enturbannée qu’elle pose en une du journal, alors que dans les pages intérieures, on la retrouve chapeautée, comme pour signifier au

lecteur que « ça » s’est passé. Une mise en scène qui sonne comme une accusation. Une accusation de quelque chose de grave. Concernant l’affaire Sofitel, où DSK a été accusé d’avoir eu des relations sexuelles non-consenties avec une employée d’hôtel, l’auteure est d’avis que « Ce qui s’est passé dans cette chambre devenue légendaire ne peut se comprendre si l’on ne se met pas dans la tête d’un cochon authentique et véritable. D’un cochon qui prend une femme de ménage pour Catherine Deneuve dans ‘Belle de jour’. Seul un cochon peut trouver normal qu’une misérable immigrée africaine lui taille une pipe sans aucune contrepartie, juste pour lui faire plaisir, juste pour rendre un humble hommage à sa puissance ».


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FIL CONDUCTEUR

L’adage qui veut que la politique et le journalisme ne fassent pas bon ménage semble être dépassé. En France, les couples où l’homme politique côtoie la journaliste sont nombreux. Généralement, pendant que monsieur brigue les plus hauts postes, madame voit sa carrière mise en stand-by

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JOURNALISTES ET POLITICIENS

POUR LE MEILLEUR ET LE POUVOIR

Après plus de 20 ans de mariage, et suite aux frasques répétées de son époux, Anne Sinclair quitte DSK et reprend la plume

ARRÊT. Suite à l’election de François Hollande, Valérie Trierweiler a dû interrompre sa carrière de journaliste

E

n juillet 2001, « Libération » publiait une photo prise à Maurice, montrant Jacques Chirac avec Elisabeth Friederich, journaliste à l'Agence France Presse (AFP), qui sera également du voyage à Rome et Tozeur, en Tunisie… Dans « Sexus politicus », les auteurs, Christophe Deloire et Christophe Dubois, parlent également de Michelle Cotta, journaliste et écrivain qui ne s'est jamais cachée de ses relations avec les hommes politiques. Si ces exemples de couples homme politique-journaliste datent d’une bonne décennie, d’autres, plus actuels, ne sont pas difficiles à aller chercher. VALÉRIE TRIERWEILER ET FRANÇOIS HOLLANDE Le couple le plus en vogue en ce moment est bien évidemment Valérie Trierweiler et François Hollande. Embauchée en 1989 à la rédaction de Paris Match, Valérie Trierweiler rencontre François Hollande dans les années 80. Mais c’est en 2006 que les deux se rapprochent. C’est un coup de foudre clandestin, car la

journaliste est toujours mariée, alors que l’actuel président de la République française, qui n’était alors que président du conseil général de Corrèze, partage sa vie, depuis deux décennies, avec sa compagne Ségolène Royal. Même après leurs séparations respectives, le couple reste discret jusqu’à l’officialisation de leur relation en 2010. Journaliste de profession, Trierweiler doit alors mettre un frein à la présentation de l’émission « Politiquement parlant », sur la chaîne Direct 8, et cesse sa participation à la « vie collective » de Paris Match. ANNE SINCLAIR ET DSK Journaliste vedette de TF1, Anne Sinclair a longtemps officié à la tête de l’émission culte « 7 sur 7 ». Elle a croisé Dominique Strauss-Khan, à l’occasion de l’émission « Questions à domicile », qu’elle épouse en 1991. En 1992, alors que Dominique Strauss-Kahn est ministre de l’Industrie et du Commerce, elle interviewe le président François Mitterrand. La droite crie au scandale. Cinq ans plus tard, soit en1997, TF1 incite Anne Sinclair à renoncer à son

émission, et la journaliste obtempère. Cependant, après plus de 20 ans de mariage, et suite aux frasques répétées de son époux, Anne Sinclair quitte DSK et reprend la plume. Elle est actuellement la directrice éditoriale de la version française du Huffington Post. MARIE DRUCKER ET FRANÇOIS BAROIN Leur coup de foudre a eu lieu sur le plateau de « Soir 3 » en mai 2006. Marie Drucker et le ministre de l’Outre-mer, François Baroin, voient ensuite leur relation étalée dans les journaux quelques mois plus tard. La journaliste décide alors de faire une pause pendant toute la durée de la campagne présidentielle de 2007. Elle ne retourne en fait sur les plateaux du Soir 3 qu’au printemps 2008, quand sa relation avec le jeune ministre prend fin. AUDREY PULVAR ET ARNAUD MONTEBOURG Nommé le 16 mai 2012 ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg et la journaliste Audrey Pulvar entretenaient une relation depuis février 2010. La journaliste a, depuis, et ce en maintes occasions, vu son impartialité remise en cause. À la fin du premier tour de la primaire socialiste, présente aux côtés de son compagnon pour fêter son bon score, elle s’attire également la critique de ses confrères. Fin 2010, la chaîne iTélé lui supprime d’ailleurs son émission politique.

Par la suite, elle a rejoint la chaîne D8 et a, entre-temps, mis fin à sa liaison avec Arnaud Montebourg. MICHEL SAPIN ET VALÉRIE DE SENNEVILLE L’actuel ministre du Travail français est lui aussi en couple avec une journaliste. Michel Sapin a en effet épousé en secondes noces Valérie de Senneville, journaliste au quotidien économique Les Echos, en 2011. Le témoin du mariage était son ami de longue date, François Hollande. CHRISTINE OCKRENT ET BERNARD KOUCHNER Sa carrière, Christine Ockrent l’a démarrée aux États-Unis. Elle a ensuite acquis la célébrité en 1981 en devenant la présentatrice du journal de 20 heures sur Antenne 2. Journaliste réputée, sa relation avec Bernard Kouchner, qui exerce alors des fonctions ministérielles, fera couler beaucoup d’encre. Ce n’est pas pour autant qu’Ockrent range sa plume. En février 2008, la journaliste est même nommée directrice générale déléguée de l'Audiovisuel Extérieur de la France (AEF), alors que Bernard Kouchner est ministre des Affaires étrangères. La polémique enfle alors sur un possible conflit d’intérêts. L’éviction de l’ancien médecin humanitaire lors du remaniement ministériel de novembre 2010 et la démission de Christine Ockrent de l’AEF y mettent un terme.


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PSYCHO

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FANNY BAUER-MOTTI Directrice de Think&BE Ltd Psychologue, psychanalyste Spécialiste de l’individu au cœur des fonctionnements d’entreprise Coach professionnel et privé (fannybauermotti@gmail.com)

SUPERSTITIONS

CES OBJETS PORTE-BONHEUR QUI NOUS SÉCURISENT La photo de votre ancêtre posté bien droit sur votre bureau, ce bouddha chinois qui ne quitte pas votre armoire et vous regarde vous enrichir, cette plume offerte comme porte-bonheur par un ami et que vous emmenez à chaque négociation, tous ces objets que nous trimbalons partout et qui nous accompagnent dans nos chemins professionnels ne sont pas anodins EVOLUTION. L’objet porte-bonheur est devenu, aujourd'hui, objet de commerce

LA POISSE… UN PROBLÈME DE PERCEPTION Qui dit porte-bonheur, implique « le malheur », la poisse comme on l’appelle communément. Ce sentiment que quoi qu’on fasse, tout est voué à l’échec. La perception est à l’origine de ces croyances qui se transmettent siècle après siècle. Notre angle de vue s’adapte en fonction de nos croyances et de nos rites quotidiens, de nos schémas de représentation si profondément inscrits par notre environnement culturel et social. Passer en dessous d’une échelle ne provoquerait pas un pseudo malheur, mais cristalliserait notre perception à guetter et à reconnaître tout événement malencontreux. Ce qui explique pourquoi une personne plutôt négative repérera et focalisera sur les évènements négatifs d’une journée. Sortir de ce genre de schéma psychique implique un réel travail de rigueur intellectuelle. Lorsque vous vous sentez pris dans les tourments d’une malchance venue d'ailleurs, faites l’effort d’observer les évènements de la journée. Repérez ce qui est positif. Faites de même avec une journée où vous vous sentiez heureux. A l’inverse cherchez-y les moments où cela auraient pu mal tourner et cherchez à comprendre ce qui a empêché les éventuels problèmes… Souvent, vous vous rendrez compte que c’est bel et bien vous qui en êtes à l’origine. Ces petits exercices vous poussent à appréhender la vie sous différents angles, à moins de vous enfermer dans vos vieux schémas de pensée. La perception est ce qui nous donne notre vision du monde, l’apprivoiser et choisir nous-même où orienter notre regard est sûrement une des plus grandes forces de notre mental. Le malheur est un point de vue. En cherchant à toujours appréhender les évènements de la vie professionnelle et privée sous différents angles, en énonçant toujours au moins deux hypothèses pour expliquer, interpréter une situation, nous nous ouvrons à de bien plus grandes possibilités.

MOINS SEUL FACE AUX ENJEUX Nous avons tous nos stratégies pour nous sentir sûr de nous et à l’aise face aux enjeux professionnels et souvent nous avons tous, même si on dit ne pas y croire, même si on se targue de ne pas être superstitieux, un objet porte-bonheur que nous gardons dans notre bureau ou au fond de notre poche. Un seul regard dessus et nous nous sentons sécurisé. Si, pour une raison ou pour une autre, il n’y est plus, nous nous sentons un peu moins chanceux, un petit sentiment d’insécurité plus ou moins refoulé nous envahit. « Les superstitions sont, avant tout, une démarche individuelle et jouent un rôle important dans l’équilibre du psyché humain. Ce processus est tellement naturel que certaines personnes créent ellesmêmes leur rituel ou attribuent un pouvoir particulier à un objet. Il suffit que celui-ci soit associé, un jour, à une situation heureuse pour qu’il devienne magique », explicite le mathématicien et psychanalyste André Bonaly. En effet, il y a une réelle force dans ces objets à partir du moment où on la lui reconnaît. Cette force est avant tout en nous. Face au sentiment d’impuissance que nous rencontrons parfois devant les situations qu’engendre le monde professionnel, il est rassurant de reconnaître en un objet extérieur un aura de félicité. Cela relève d’une certaine logique : cet objet nous connecte à notre espace de force et de réussite. Tout d’un coup nous sommes moins seul face à la situation et la peur de l’échec s’estompe. L’ANCÊTRE DU PORTE-BONHEUR Depuis que le monde est monde, du fer à cheval au trèfle à quatre feuilles en passant par le muguet, l’homme a toujours eu recours au rituel du porte-bonheur. A l’heure actuelle, cela s’est modernisé, l’objet lui-même est devenu objet de commerce : on achète des porte-

Les superstitions sont, avant tout, une démarche individuelle et jouent un rôle important dans l’équilibre du psyché humain. Ce processus est tellement naturel que certaines personnes créent elles-mêmes leur rituel ou attribuent un pouvoir particulier à un objet André Bonaly, mathématicien et psychanalyste

bonheur via le web, des colliers ou pierre censées nous apporter richesse ou amour etc.. Pourtant le rite des grigris dans notre construction psychique, lui, n’a pas bougé : il nous sécurise ! Petit, nous avions un doudou que nous emmenions partout, et qui se trouve ainsi être l’ancêtre de notre portebonheur d’aujourd’hui. Il s’agit, d’après le psychanalyste Winnicott, de « l’objet transitionnel ». D’après lui, nourrisson nous pensions ne former qu’un avec notre maman, puis nous avons un jour compris avec effroi qu’elle ne faisait pas partie de nous. C’est là que l’objet transitionnel intervient : « Un objet qui ne fait


PSYCHO

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NÉGOCIATION… LES GESTES QUI TRAHISSENT Quand vous négociez, que vous êtes dans l’optique de vendre un produit, de créer un besoin, d’expliciter des enjeux pour que des investisseurs potentiels vous suivent. La gestuelle et le climat de confiance qui en découle ont un impact direct sur l’issue de votre meeting. Vous aurez beau faire le plus efficient des discours, si vos gestes envoient comme message subliminal qu’il y a « prise de risque à vous suivre », vous risquerez de vous retrouver seul devant votre échec. En face, ceux que vous avez voulu convaincre ne sauront peut-être même pas pourquoi vous ne leur inspirez pas confiance, et d'ailleurs cela leur importera peu. Voici les points importants à travailler.

❚ Regardez droit dans les yeux vos interlocuteurs. Il est trop tentant de chercher au loin derrière votre auditoire vos mots ou votre confiance, mais vous envoyez le message inconscient suivant : vous êtes fuyant, vous n’êtes pas convaincu du message que vous exprimez. Forcez-vous à regarder toujours droit dans les yeux, et lorsque votre interlocuteur parle, faites de même, regardez-le dans les yeux. Le seul moment où vous avez intérêt à regarder au loin, c’est lorsque une prise de décision doit être faite. Laissez votre interlocuteur réfléchir seul face à lui-même. ❚ Dans le contexte d’un bureau où vous êtes assis face à une personne que vous devez convaincre d’un achat ou d’un investissement, prenez soin de travailler votre position. Trop replié sur vousmême, vous aurez l’air de ne pas croire en votre projet ; trop étalé sur votre chaise, vous risqueriez d’apparaître comme rentre- dedans. Le mieux, c’est de s’asseoir, les jambes posées un brin écartées confortablement au sol, pas croisées, et les bras au repos sur les accoudoirs de votre siège. Cette position vous donnera l’air d’être serein et confiant dans votre exposé et vous ne risquez en aucun cas d’envoyer le message contraire. ❚ Troisième point important, apprenez à parler avec les mains. Vous avez déjà dû remarqué que quelqu’un de passionné captait l’auditoire, les convaincus sont toujours convaincants, on à envie de suivre quelqu’un que l’on sent sincère et sûr de ses dires. Parler avec les mains à un impact sur les gens qui vous écoutent, on vous sent spontané, habité par ce que vous dîtes et donc dans le vrai, sans duperie. Pour les méfiants, ce genre de gestuelle permet de poser un climat de confiance. Evitez tout de même d’en faire trop, quelqu’un qui secoue ses bras dans tous les sens inspire tout autant la méfiance !

pas partie du corps du nourrisson et qu’il ne reconnaît pourtant pas encore comme appartenant à la réalité extérieure », explicite Winnicott. Ce gage de sécurité et de bonheur a apaisé nos peurs nocturnes puis nos premiers pas dans le vaste monde ; c’est l’objet dont l’enfant se sert pour arriver à passer d’un espace à l’autre, de l’espace maternel familier du dedans à l’espace social inconnu du dehors. Aujourd’hui cette fonction revient à ce bracelet appartenant à votre ami défunt, ou à cette pierre offerte par un être cher et qui vous suit partout. L’essentiel de son pouvoir tient à cet ancrage dans une histoire. Dans ce monde d’échange mais aussi d’insécurité qu’est le commerce, ces objets nous renvoient à la partie la plus humaine de nous. UNE FORCE, NON DANS L’OBJET MAIS DANS LA CROYANCE En devenant adulte le pouvoir que nous reconnaissons à l’objet porte-bonheur vient de l’histoire de l’objet en luimême. Que la symbolique se rapporte à qui nous l’a offert ou au lieu d'où il provient, le pouvoir que nous attribuons à l’objet c’est nous qui le lui donnons. Et de cette croyance, une force s’ensuit. C’est ce qu’a théorisé le mathématicien André Bonaly : « Avoir un rituel ou un objet magique n’est pas mauvais, au contraire. Cela permet bien souvent de cristalliser une force intérieure, une énergie qui rendra certaines actions plus efficaces ». Car oui, une certaine aura de chance, de foi en sa propre réussite, en résulte ; le fait de croire que la chance est avec nous, matérialisé dans un objet que nous tenons dans nos mains, influe sur notre rapport au monde et la confiance que nous avons en nous-même ou dans les évènements qui vont suivre. Globalement il existerait dans ce monde deux types de fonctionnement.

Avoir un rituel ou un objet magique n’est pas mauvais, au contraire. Cela permet bien souvent de cristalliser une force intérieure, une énergie qui rendra certaines actions plus efficaces

Il y a ceux qui croient en eux et avancent avec comme seul porte-bonheur le savoir qu’ils sont bons et ceux qui, un peu plus hésitants dans leur chemin, s’en remettent au facteur chance pour en quelque sorte compléter leur propre potentiel. Mais au-delà de la théorie, il y a des stratégies, des tentatives du psychisme humain d’avancer plus sereinement, de visualiser sa force et de se sentir accompagné par ce facteur « chance ». La variable X qu’il faut dans toute réussite. Que l’on croit ou pas au facteur chance, que l’on croit ou pas au pouvoir d’un porte-bonheur, attribuer à un objet un peu de notre histoire, des aspects positifs de notre vie, est une source de confiance en nous qui permet d’avancer en se sentant déjà un peu gagnant … la base de toute réussite.

Bien sûr, travailler sa gestuelle est une habitude à prendre sur le long terme. Ces techniques vous permettront de maîtriser à tous les niveaux le message que vous voulez faire passer. Dans le cadre du monde professionnel, être soi-même cela s’apprend, on ne peut ni ne doit montrer toutes les facettes qui nous fondent. Travailler sa gestuelle, c’est travailler le message subliminal qui s’envoie en amont.


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POST SCRIPTUM

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ANITA FUNG, CHIEF EXECUTIVE OFFICER, HSBC HONG KONG

RMB’s Move to Reserve Status about more than Regulation

While economists have been debating how long it will take the renminbi to achieve reserve currency status, the redback seems to have acquired a lot of reserve-like attributes already

M

ost analysts tend not replace the dollar, but stand to view China’s alongside it as both an alternar e n m i n b i - a s - tive and a counter-weight in the reserve currency global financial system. China has made considerable project through the prism of a half-empty glass: China needs progress on the first two stages to loosen capital controls fur- of its plan for full integration of ther, they say, or increase off- the renminbi: promoting it first shore liquidity, or liberalise as a trade currency and then as a medium of investment. interest rates. From its official start in While there is truth in all these critiques, they tend to ob- 2009, over 10 per cent of scure just how far and fast the China’s cross-border trade renminbi has come despite some RMB2.9 trillion - is now these drawbacks and how far it settled in renminbi. We expect has moved in its journey to- that to triple in percentage wards reserve status, particularly terms over the next two years, in among China’s big trading and the redback to achieve fully functional convertibility in five partners. The trend is particularly clear years. The growth in the renminbiin countries like Australia. Prime Minister Julia Gillard an- denominated offshore bond nounced during her visit to market and RMB trade settleChina last week that the Chi- ment has also been little short of nese authorities had given per- spectacular. The Chinese govmission for the Australian dollar ernment and corporates - both to become only the third cur- mainland and international - isrency after the USD and the sued some RMB270bn in Dim Japanese yen to trade via direct Sum bonds last year, up 46 per market-making against the ren- cent year-on-year. By the end of 2012, renminbi. In comments before her trip, Ms Gillard said her visit minbi deposits in Hong Kong “reflects the rapidly evolving re- topped 600bn, and trade settlelationship with China and our ment flows through Hong high-level political oversight of Kong banks grew 37 per cent to RMB2.6 trillion, according to that relationship”. We believe that in the near- HSBC data. Including certifito medium-term, the renminbi’s cates of deposit, RMB liquidity status as an international reserve in the city rose to a record high currency will be determined as of over RMB730 billion, based much by a quasi-political risk on HSBC estimates. But even these oft-cited data assessment by regional central banks as to whether the Chinese fail to tell the whole story about government will keep its eco- the renminbi’s increasing role in nomic liberalisation agenda on the international monetary syscourse as by the presence or oth- tem. erwise of capital controls now track movements in or the depth of offshore the renminbi more liquidity. By the end of 2012, renminbi closely than they do the Even Beijing’s harshest dollar. economic critics have deposits in Hong Kong topped Only Hong Kong, never accused it of incon- 600bn, and trade settlement Vietnam and Mongolia sistency. China’s steady flows through Hong Kong banks continue to track the progress towards full con- grew 37 per cent to RMB2.6 dollar more closely, and vertibility via capital-acHong Kong is pegged to count liberalisation has trillion, according to HSBC data the greenback. survived political change This has important at home and rolling crises Recent research by Arvind implications. The economic abroad and is unlikely to change Subramanian and Martin destiny of emerging Asian nadirection now. We believe the world is mov- Kessler of the Peterson Institute tions is becoming increasingly ing towards a more balanced fu- of International Economics interwoven with China, both as ture of multipolar reserve showed that seven out of ten collaborators in global supply currencies: the renminbi will emerging east Asian currencies chains and as low-cost competi-

tors. The impact of even a small change in Asian reserve policy could be profound. Central banks in emerging Asia (excluding China itself ) hold more than $2 trillion in foreign reserves, almost 20 per cent the global total Source: HSBC and Bloomberg , and given their increasing integration with China, it makes economic sense to hedge some of their exposure by holding RMB. And even if, as many analysts believe, the days of one-way renminbi appreciation are gone,

the currency’s resilience in the face of the exogenous shocks of the past five years would make it an attractive proposition. As the arguments in favour of the renminbi build, the outlook for the dollar is becoming more uncertain. Dollar yields are at historically low levels; there are growing worries about the long-term impact of Washington’s accommodative monetary policy; and persistently weak US demand for Asian imports is undermining the argument the export industries will prolong the dollar’s life as the world’s sole reserve currency. China has already signed swap agreements worth almost RMB1.3 trillion with 21 “Rise of the Redback II” p 35, plus $30bn swap with Brazil signed Mar 26 central banks – five of them in East Asia -- and if recent media reports are to be believed, the Bank of England is interested in becoming number 22. Despite the continuing legacy capital restrictions, the renminbi pool is still getting wider and deeper with every month that passes. All these steps have gone a long way to normalising the currency’s status in international markets and boosting confidence in China’s ability and willingness to stick to its plan and to provide the sort of facilities that central banks are looking for when deciding on their reserve portfolio. Beijing is unlikely to do away with all the restrictions on the capital account for the foreseeable future, if only to protect its still adolescent markets from destabilizing global speculative flows. But even if they keep some regulations, they will not be alone. IMF data show that more than two-thirds of its member countries still impose some restrictions on direct investment, real estate transactions and capital market transitions. The renminbi is likely to achieve the status of de facto reserve currency long before it fulfills the complete set of exacting criteria set out by the theoreticians.


MARKET

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LOCAL VIEW Banks saved the Day

BANK OF MAURITIUS EXCHANGE RATES TUESDAY 16TH APRIL 2013

YESTERDAY, TRADING on the Stock Exchange of Mauritius was heavily driven by the banks, around 81%, and highly driven by Foreign Investment, about 80%. A situation which made the Semdex close at 1,905.75 points, that is up by 0.1%. The State Bank of Mauritius traded the most – 34,911,000 shares for a value of Rs 36,295,440. Its share price also edged higher at Rs 1.04. On the other hand, the Mauritius Commercial Bank slid further to Rs 187. As regards the hotel sector, both New Mauritius Hotels and Sun Resorts remained unmoved at Rs 72 ans Rs 28.05 respectively. LUX* Island Resorts gained 10 cents and edged to Rs 18.

In its Investment Outlook report lauched on Friday, AXYS Stockbroking says that had it not been for a Friday activity revival, weekly turnover which amounted to a mere Rs 83 million, the lowest in 54 weeks excluding the festive End-of-year period, would have stood significantly lower. The financial sector dominated this short week’s trading with its share of weekly turnover exceeding 70%. SBM made up the bulk of exchanges on the back of foreign selling ; while New Mauritius Hotels Ltd and LUX* Island Resorts were the most active hotel stocks. In line with the monotonous week, there were just a few consumer companies which traded, while investment stocks had a predominantly positive week.

banks, money changers BoM warns against Illegal Forex Activities with or foreign exchange dealers IN A communiqué issued by the Bank of Mauritius (BoM), the latter stipulates that after an article which appeared in the local press on Saturday 13 April 2013, there is doubt that an individual is engaging in unauthorised money changer and/or foreign

exchange dealer activities. The Bank hereby warns the public at large that no person is entitled to engage in the business of money changer or foreign exchange dealer without an appropriate license from the Bank. All currency exchange must be done

INTERNATIONAL FRONT IMF cuts its global Economic Growth Forecasts

THE INTERNATIONAL Monetary Fund warned that an "uneven recovery is also a dangerous one" for the global economy as it again downgraded its growth forecasts for 2013, while holding out the prospect of relief late in the year. Its latest forecast of economic growth projects 3.3 percent growth in 2013, and 4 percent in 2014. In its twice-yearly World Economic Outlook, the fund outlined high medium-term risks stemming from doubts about the eurozone's ability to claw its way out of its crisis and in US and Japanese ability to reduce public sector deficits and debt. But the IMF recognised that short-term perils had abated

duly licensed by the Bank. Transactions by unlicensed dealers are illegal and customers are warned that they do so at their own risks. Those who feel they have been victim to such a practice should report to the Central Bank.

as financial markets approved of the eurozone's crisis management last year and the US authorities willingness to come to arrangements to limit planned dangerously rapid fiscal tightening. Highlighting the differential outlook for countries economic prospects, Olivier Blanchard, chief economist of the IMF, said: "Given the strong interconnections between countries, an uneven recovery is also a dangerous one. Some tail risks have decreased, but it is not time for policy makers to relax." He also states that emerging market and developing economies are still going strong, but in advanced economies, there appears to be a growing bifurcation between the United States on the one hand and the euro area on the other. In the face of these risks, the report underscores, policymakers cannot relax their efforts.

MARKET SHARES – TUESDAY 16TH APRIL 2013 COMPANY AIR MTIUS LTD ALTEO LIMITED BRAMER BANKING ENL LAND LTD GAMMA CIVIC H.MALLAC IRELAND BLYTH LTD LUX ISLAND MCB MAURITIUS UNION ASSURANCE NMH OMNICANE ROGERS SBM SUN RESORTS TERRA CIM FINANCIAL DEM CIEL INVESTMENT CIEL TEXTILE CONSTANCE HOTEL DEEP RIVER INVESTMENT ENL INVESTMENT UNION FLACQ LTD UNION SUGAR ESTATE UNITED INVESTMENT

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NOMINAL

LAST CLOSING PRICE

LATEST

CHANGE

% CHANGE

10.00 1.00 10.00 10.00 10.00 10.00 10.00 7.50 10.00 1.00 10.00 -

13.70 36.70 7.30 47.90 28.85 120.00 85.00 17.90 188.00 120.00 72.00 76.00 179.00 1.03 28.05 40.00 5.78

13.80 36.70 7.32 47.80 28.85 120.00 85.00 18.00 187.00 120.00 72.00 75.50 180.00 1.04 28.05 40.80 5.82

0.10 0.02 -0.10 0.10 -1.00 -0.50 1.00 0.01 0.80 0.04

0.73 0.27 -0.21 0.56 -0.53 -0.66 0.56 0.97 2.00 0.69

10.00 10.00 1.00 1.00

2.77 24.00 20.30 44.00 42.00 7.10 50.00 9.80

2.77 24.00 20.30 44.00 41.00 7.10 50.00 9.00

-1.00 -0.80

-2.38 -8.16

VOLUME

VALUE

18,419.00 251,110.30 2,000.00 73,400.00 5,500.00 40,270.00 4,244.00 202,867.60 21,200.00 379,010.00 70,262.00 13,142,994.00 3,100.00 372,000.00 8,500.00 612,000.00 209.00 15,775.00 14,354.00 2,583,720.00 34,911,000.00 36,295,440.00 3.00 79.50 114,800.00 4,672,400.00 270,941.00 1,571,858.16 4,700.00 29,600.00

193,150.00 266,400.00

BUYING

SELLING

Country

Currency

TT

DD

Notes

AUSTRALIA CANADA EMU JAPAN NEW ZEALAND SINGAPORE SOUTH AFRICA SWITZERLAND U.K. U.S.A.

AUD 1 CAD 1 EUR 1 JPY 100 NZD 1 SGD 1 ZAR 1 CHF 1 GBP 1 USD 1

31.2412 29.4563 39.7758 30.906 25.5483 24.3477 3.3069 32.3784 46.5621 30.4358

31.0694 29.2861 39.6118 30.6115 25.3978 24.2193 3.2643 32.196 46.3932 30.348

30.7484 29.0616 39.3894 30.2016 25.1227 24.1197 3.2102 31.9992 46.1219 30.2154

TT/DD/Notes

32.6743 30.8301 40.9756 32.3278 26.6856 25.5028 3.4761 33.8019 47.9715 31.3516

GOLD COINS TUESDAY 16TH APRIL 2013 Denomination

Weight(gm)

Diameter(mm)

Price (Rs)

100 250 500 1000

3.41 8.51 17.03 34.05

16.5 22 27 32.69

5855 14230 28300 56270

MARKET ACTIVITY TUESDAY 16TH APRIL 2013 Market Capitalization

193,630,402,754.89

Total Volume Traded

35,641,837

Total Value Traded

61,430,518.56

TOP 5 – OFFICIAL MARKET Symbol NIT TERRA SBM AIR MTIUS LTD CIM FINANCIAL

Open 23.20 40.00 1.03 13.70 5.78

Latest 25.00 40.80 1.04 13.80 5.82

MOST ACTIVE – OFFICIAL MARKET Symbol GO LIFE (USD) SBM CIM FINANCIAL TERRA MDIT MCB

Volume 701,000 34,911,000 270,941 114,800 100,000 70,262

TOP GAINERS - DEM Symbol SIT LAND HDG OPT

Latest 22,200.00

MOST ACTIVE – DEM Symbol UNITED INVEST. ENL INVESTMENT MEDINE (O) EUDCOS LES MOULINS (P)

Open 22,105.00

% Change 7.76 2.00 0.97 0.73 0.69

% Change 0.43

Volume 29,600 4,700 4,400 800 200

DISCLAIMER: Publication of the above figures has been done with reasonable care and diligence. However, Capital makes no representations, gives no warranty and disclaims all liability in respect thereof and shall not be held liable for any damage, loss or costs incurred resulting from any error in the information or any use of the said information. Appropriate independent advice should be obtained before making any investment decision.

Une publication de Channel13 8, rue Mère Barthelemy, Port-Louis Tel : 213 1555 - Fax : 213 1552 Email : info@channel13.mu Imprimé par Yukondale Ltd - Plaine Lauzun

RÉDACTEUR EN CHEF Rudy Veeramundar DIRECTEUR EXÉCUTIF Rajen Valayden CHEF D’ÉDITION Clency Lajoie RÉDACTION Herrsha Lutchman-Boodhun, Dorothy Bonnefemme, Jamirouddin Yeadally, Jessen Soopramanien PHOTOGRAPHE Nicholas Larché COLLABORATEUR Jean-Luc Balancy CONCEPTION GRAPHIQUE Knivel Goonmeter, Ibrahim Atchia CHEF DE PRODUCTION Roland Nicolas Cheneya ADMINISTRATION Nishta Salandy, Essane Auleear, Vishesh Koonjobeeharry


GROS PLAN

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▼ VRISHNI VALAYDON

D

ébut avril, quelque 25 participants venant de Madagascar, du Mozambique, de Maurice et de La Réunion se sont rencontrés pour discuter du potentiel de l’aquaculture du crabe de mangrove dans le sud-ouest de l’océan Indien. C’est à l’initiative de l’Association réunionnaise de Développement de l’Aquaculture (ARDA) que s’est tenue cette réunion regroupant des opérateurs privés, des responsables de centres techniques et des représentants des administrations concernées, en collaboration avec le programme SmartFish de la Commission de l’océan Indien (COI), qui est financé par le Fonds européen de développement régional (FEDER). La filière du crabe de mangrove, ou crabe de palétuvier, revêt une importance particulière pour les pays de la région. En effet, véritable ressource à exploiter à Madagascar, avec ses 325 000 hectares de mangrove – qui représente 20% des mangroves africaines et possède la plus importante surface de ces forêts dans l’océan Indien occidental – le crabe ‘Scylla Serrata’, une des espèces de crabes les plus commercialisées au monde, y est exploité à seulement un

SMARTFISH

La COI vise l’aquaculture du crabe de mangrove Le 3 avril dernier, la Commission de l’océan Indien (COI) a participé à une réunion organisée par l’Association réunionnaise de Développement de l’Aquaculture (l’ARDA). Au programme : l’exploitation, sous le programme ‘SmartFish’ de la COI, du crabe de mangrove dans la région sud-ouest de Madagascar, qui a un potentiel de production annuel de 7 500 tonnes

DEMANDE. Le crabe de mangrove, dont le nom scientifique est ‘Scylla Serrata’, est l’une des espèces les plus commercialisées au monde

tiers de son potentiel, qui est estimé à 7 500 tonnes par an. Cependant, les zones plus facilement accessibles de ces

forêts montrent déjà les premiers signes d’une surexploitation, ce qui nécessite à la fois un encadrement plus strict de la

AfrAsia increase Focus on African Territory THE NEWLY appointed Head of Group Operations at AfrAsia Bank, Bishwajit Mazumder, believes that AfrAsia is a dynamic bank, well placed within the framework to provide service to its customers. “The Bank’s potential to grow into a leading regional bank with international capabilities in this economically difficult time is highly achievable,” he said. Following the recruitment of senior executives earlier this year, the Bank is pursuing its regional growth plans and this strategic appointment is expected to enhance a more holistic overview of AfrAsia’s Group operations mainly from Mauritius, South Africa and Zimbabwe. Cumulating more than 30 years of banking experience with a strong combination of business acumen and technical savvy, Bishwajit Mazumder will be responsible for leading the Bank’s local operational processes and

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Bishwajit Mazumder

systems which entails the support of the administrative delivery of products and services to its customers, as well as responsibility for the bank’s information technology agenda and compliance structure. He will also be handling capacity building and incorporating coalitions within AfrAsia Group while providing high level executive support to the regional representative offices and corporate finance house in South Africa as well as the bank's holding subsidiary, AfrAsia Kingdom Zimbabwe Limited.

The newly appointed Head of Group Operations pointed out that it is an exciting opportunity to lead the Group’s organizational processes and systems and work towards developing the bank’s philosophy to deliver quality products using innovative processes and efficient systems and thus offering a unique client experience. “This new strategic role has been created to ensure the continuous development of the bank as we further identify and leverage the untapped synergies in the region. While strengthening our banking capacity on the local ground, we also want to further expand our international presence and sharpen our focus on the African territory. This strategic decision is furthermore a reflection of our commitment to enhance our global offering tailored to our clients’ financial aspirations,” explains Chief Executive Officer James Benoit.

pêcherie et une meilleure valorisation des captures réalisées. Selon Yann Yvergniaux, socio-économiste du projet SmartFish, « cette rencontre était l’occasion idéale pour échanger sur des initiatives aquacoles similaires, proches géographiquement, mais se trouvant à des stades différents : un projet en train de se clôturer, un second bientôt opérationnel et un troisième au stade des premières discussions ». Cet atelier a aussi été l’occasion d’évaluer des projets actuels, tout en tirant des leçons des projets passés, dont plusieurs ont été avortés, et d’écouter les propositions de projets futurs. C’est notamment le cas d’un projet original à Maurice, impliquant un partenariat

public-privé entre un investisseur et le centre de recherche d’Albion. Du côté de Madagascar, certains opérateurs souhaitent également ajouter de la valeur aux crabes collectés en se lançant dans des initiatives, pilotes, de grossissement. Outre les aspects purement aquacoles, les enjeux liés à la durabilité de l’exploitation du crabe de mangrove ont donc également été abordés en se basant sur les travaux de l’ARDA en matière de suivi halieutique du stock sauvage au Mozambique et sur l’étude de filière menée par SmartFish à Madagascar, qui a récemment abouti à une série d’activités du projet dédiées à la réduction des pertes post-capture.

Laurent Montaigne récompensé pour son slogan « Natir Vré » LAURENT MONTAIGNE est le grand gagnant du concours « Imazinn enn slogan pou Rodrig » organisé par Le Voyageur Travel & Tours. Son slogan « Natir vré » lui rapporte deux billets d'avion pour Rodrigues et quatre nuits en demi-pension à l'hôtel Cotton Bay. Ce dernier a su trouver le meilleur slogan pour le concours intitulé « Imazinn enn slogan pou Rodrigues ». Les organisateurs se réjouissent du grand intérêt du public pour cette compétition, tout comme cela avait été le cas lors des précédentes éditions. Le but de cette récente compétition Facebook était de promouvoir l’île Rodrigues en permettant aux membres du public d’utiliser leur créativité pour décrire la beauté authentique de cette île. Le Voyageur Travel & Tours en est à sa troisième compétition via Facebook. En

Laurent Montaigne tenant fièrement ses billets de voyage en compagnie des organisateurs du concours

2011, la compagnie avait lancé un concours d’écriture sur le thème « Votre voyage de rêve » en collaboration avec l’Institut français de Maurice. En 2012, le deuxième concours, sous le thème « Mauritius by the people », avec le soutien de la Mauritius Tourism Promotion Authority, visait à encourager les photographes amateurs à faire montre de leurs talents pour la plus belle photo de Maurice.


Capital Edition 125  

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