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NUMÉRø   SIX

JANVIER  >  MARS 2013 musiques actuelles & arts numériques


BRÈVES

Dan Deacon, le geek electro qui squatte vos smartphones

Les Femmes s affichent à la nantaise

On savait déjà que Dan Deacon était un geek. Et pas au sens galvaudé du terme, genre parce qu’il a un compte Twitter ou qu’il porte des lunettes. Disons qu’avec le titre de son premier album en 2007 (Spiderman of the Rings, qui évoque autant Marvel que Tolkien), l’artiste electro de Baltimore annonçait la couleur. Tous ceux qui ont eu la chance de voir l’énergumène en concert savent à quel point ses prestations délirantes vous retournent une foule en 2 minutes. Pour la sortie de son troisième opus America, l’an dernier, Dan Deacon est allé encore plus loin dans l’implication du public et l’innovation technologique en lançant une application pour smartphones (Android et iPhone), qui donne enfin une bonne raison de sortir son mobile en concert au lieu de prendre des photos floues. Son principe : une fois l’appli lancée pendant le show (généralement sur la chanson True Thrush), les portables deviennent de véritables outils de light show, affichant des couleurs spécifiques tout en diffusant du son. Et pas besoin de réseau 3G ni de Wi-Fi : la chose marche dès lors que l’appli est installée. On pourrait craindre la cacophonie mais, venant de Dan Deacon, on a carrément confiance.

Inutile de développer ici la (chouette) programmation de cette seizième édition du festival itinérant Les Femmes S’en Mêlent de passage à Stereolux le 28 mars prochain puisqu’on vous en parle en détail page 9. Impossible par contre de zapper la superbe affiche de cette cuvée 2013, un joli visuel concocté par le collectif nantais Appelle-moi papa, quintet de vingtenaires formés au graphisme et spécialisés (entre autres) dans la sérigraphie. Vous avez très certainement déjà croisé certaines de leur œuvres à Stereolux (affiches diverses, notamment pour certaines soirées de Scopitone) ou dans l’espace public puisque des institutions leur commandent régulièrement des supports de com’. L’ampleur nationale du festival des Femmes s’en mêlent devrait leur garantir un carnet de commandes bien rempli ces prochains mois – et tant mieux. appelle-moi-papa.blogspot.fr

Samedi 16 février - Salle Micro - 20h30

Les Nuits de l Alligator, retour mordant Le « festival des musiques roots d’ascendance américaine » comme ses organisateurs aiment à le présenter, revient en février prochain pour réchauffer un peu la France au cœur de l’hiver. Et pour ce faire, il peut compter sur une programmation caliente. Bien connus de nos services, les Anglais de The Heavy écouleront leur stock de rock teinté de soul et de funk, jouant aussi bien leur dernier album The Glorious Dead que leurs premiers tubes ( impossible d’ailleurs d’échapper à leur track How you like me now, utilisé dans une bande-annonce de comédie américaine sur deux environ ). À leurs côtés joueront The Skins, ces gamines de Brooklyn dont on vous dit le plus grand bien en page 8. Enfin, la soirée permettra de faire connaissance avec The Computers, groupe du sud de l’Angleterre dont le punk garage se marie très bien avec un choix de titres farfelus comme Teenage Tourette Camp, The Queen in 3D ou encore Love the music, Hate the kids. Vendredi 08 février – Salle Micro - 20h30

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Festival- Les Femmes S’en Mêlent Jeudi 28 mars - Salle Micro - 20h30

Hip Opsession, 9 e édition Le festival hip hop récidive pour une neuvième édition, toujours porté par l’organisation Pick Up Production. Du 7 février au 2 mars, de l’agglomération nantaise à la Roche-sur-Yon, c’est plus de 30 événements qui s’enchaîneront pour promouvoir la culture hip hop, favoriser les rencontres, permettre de revoir des talents confirmés comme de découvrir des révélations. Comme chaque année, plusieurs lieux seront mis à contribution (Le Ferrailleur, le Pannonica, le lieu unique, etc.) tout au long du festival, ce qui permettra notamment de retrouver, salle Maxi, un impressionnant plateau les 15 et 16 février : Médine, Rocé, Humanist, Youkoff, TKO (battle DJ, beatbox…) et DJ Premier. Soit une poignée des quelque 300 artistes (DJ’s, danseurs, graffeurs, etc.) venus de tous les continents pour cette célébration. www.hipopsession.com Du jeudi 7 février au samedi 02 mars - Vendredi 15 février – Salle Maxi - 20h : Médine / Rocé / Humanist / Youkoff - Samedi 16 février – Salle Maxi - 20h : DJ Premier / TKO


La langue sulfureuse

Trailer Enormous Error Driving Lorsque le beau tour bus de Totally Enormous… se gare derrière Stereolux après moult manoeuvres, dans l’après-midi du 30 octobre dernier, il en sort un manager anglais à la carrure imposante et à la voix un peu autoritaire, qui presse notre régisseur de décharger prestement le contenu de sa remorque. Toujours soucieux du bien-être des artistes, ce dernier n’en est pas moins interloqué : « Euh, … quelle remorque ?» ose-t-il dans un anglais maîtrisé et exagérément respecteux. « WHAT THE FUCK ?!!! » Une boule en inox brille à l’arrière du bus, mais point de trace du trailer contenant la moitié (déjà superflue) du matos de la tournée. Après une minutieuse enquête effectuée auprès de la gendarmerie, la remorque récalcitrante est signalée dans le fossé d’une bretelle d’autoroute, près de Rouen, d’où était parti le groupe au petit matin… Après plusieurs heures passées dans les magasins de musique à récupérer le backline adéquat, le groupe décide de maintenir le concert sans costumes, sans décor et avec seulement une partie des lumières. Coup de chapeau au chauffeur consciencieux qui, dans la même journée, néglige de fixer sa remorque, prend les virages comme Sébastien Loeb et parcourt 350 km sans un coup d’œil dans le rétro. Chauffeeeeur... si t’es pas c….appuie sur l’champignon !

La langue sulfureuse

Les marches de la gloire Quelles sont ces voix fantomatiques, ces lamentations ténébreuses, ces chants grégoriens qui résonnent dans les couloirs et remontent les étages de Stereolux ? Saisies d’une angoisse insurmontable, certaines personnes de l’équipe se sont risquées à jeter un œil dans l’escalier technique, cette interminable colonne rouge, caverneuse et lugubre, faisant office de punition lorsque l’ascenseur est occupé. Hasard de l’architecture, cet espace revêt une acoustique singulière, propice au sermon religieux ou à la bénédiction papale, tant l’amplification et l’écho naturel y donnent le vertige. De Camille à Wu Lyf en passant par Baxter Dury, Selah Sue ou Patrick Watson tapant le bœuf avec des artistes de la soirée Give Jah The Glory, certaines personnes ont été surprises se laissant aller à travailler leurs vocalises, plus familières sur scène ou dans les sanitaires. La prochaine fois, promis, on appelle la Blogothèque !

Stereolux version mobile C’est sympa de prendre le temps de nous lire, là maintenant, en format magazine sur papier – ou sur le lecteur en ligne du site, à la rigueur. Mais on va pas se mentir, c’est pas ce qu’il y a de plus pratique pour suivre l’actu chaude de Stereolux - du style places à gagner ou photos compromettantes d’artistes en coulisses, etc. Pas idéal non plus pour vérifier la date d’un concert et ses horaires de manière instantanée, en marchant dans la rue ou pendant un cours de droit des affaires. C’est donc l’occasion de rappeler aux étourdis que le site Web de Stereolux est doté d’une version mobile, évidemment compatible avec tous les smartphones. Zou, un glissement de doigt suffit pour vérifier la programmation à venir. Quant aux dernières news et autres concours, le mieux pour ne pas les rater reste encore de suivre le compte Twitter @Stereoluxnantes et de liker notre page Facebook. Allez viens, on va se poker.

Lescop, retour en première ligne En mai dernier, Lescop jouait à Stereolux en première partie de Charlotte Gainsbourg. Son tube La Forêt tournait déjà en boucle dans bien des playlists et ses paroles dans bien des têtes (« sourires crispés, situation compliquée »), mais Lescop, de son vrai nom Matthieu Peudupin, n’avait pas encore fait la couverture des magazines ni joué en live à une heure de grande écoute sur certains plateaux TV. C’est désormais chose faite et l’artiste, qui remet au goût du jour la cold wave 80’s, tourne en tête d’affiche cette année. Certains regretteront peut-être l’époque Asyl (le groupe dans lequel Peudupin évoluait comme chanteur avant l’aventure Lescop), moins sombre que le nouveau répertoire de l’artiste, même si sa gestuelle et son attitude évoquaient déjà Ian Curtis à l’époque. Peu importe à vrai dire, puisque le gaillard s’était bien entouré pour préparer cette évolution musicale et scénique : le projet Lescop est né à Londres, en collaboration avec le duo John & Jehn. Jeudi 07mars – Salle Micro - 20h30

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Concerts - 1Name4aCrew / Jeudi 24 janvier - Salle Micro

1NAME 4aCREW all that jazz

Le jazz, ce n’est pas forcément des musiciens en costard jouant une musique ésotérique devant un public bien élevé. Voilà le message que veut faire passer le collectif nantais 1NAME4ACREW, qui investit Stereolux pour une soirée spéciale. Démontage en règle d’idées reçues en compagnie de Jean-Jacques Bécam, cheville ouvrière du crew et guitariste du groupe Western Trio. / Damien Le Berre Il y a beaucoup de monde au sein de 1NAME4ACREW. Peux-tu nous faire une petite présentation ? Ce collectif, c’est avant tout une bande de potes avec les mêmes goûts musicaux. En gros : un jazz instrumental influencé par tous les courants actuels : pop, electro, métal... On a envie de mutualiser les compétences, de défendre une ligne artistique commune. À l’heure actuelle, il y a douze groupes. Mais c’est amené à s’étendre puisque de nouvelles formations voient le jour régulièrement, même si certaines sont éphémères.

Comment s’est passée cette collaboration ? C’est vrai que le bonhomme s’y connaît en western... [ Federico Pellegrini est notamment le chanteur du groupe French Cowboy, NDLR ]

Quels sont les trois groupes qui se produiront à Stereolux le 24 janvier ? Quatre, plus exactement. Pulsar, tout d’abord, un quintet instrumental qui a été l’une des révélations des derniers Rendez-Vous de l’Erdre. Ils jouent un jazz cuivré, influencé par la scène new-yorkaise et sortiront un EP à l’occasion du concert. Il y aura aussi Sidony Box, un power jazz trio avec batterie, sax et guitare. C’est une musique énergique, influencée par le free jazz et parfois le métal.

Et quel est donc le quatrième groupe ? C’est la « grosse » formation : 1BAND4ACREW, qui sortira d’ailleurs un mini-album lors de la soirée. Le projet regroupe huit musiciens du collectif : deux batteries, deux guitares, une basse et une section cuivres. La composition se fait à la manière d’un groupe de rock, à partir d’idées de riffs, loin du mode de fonctionnement d’une formation jazz classique. 1BAND4ACREW est emblématique de notre esprit, avec une grosse débauche d’énergie sur scène. Sans oublier une dessinatrice qui projette ses dessins en direct.

Western Trio, ensuite, le groupe dont je suis guitariste, fait une sorte de « rock’n’jazz ». Le son est rock’n’roll, tout en conservant une part d’improvisation. Pour le concert, on proposera une création originale pour laquelle on a travaillé avec Federico Pellegrini.

Elle improvise pendant le set ? Oui, il s’agit de Clé, du Chakipu [ collectif de dessinateurs nantais, NDLR ]. Elle part de la page blanche, même s’il y a une trame par rapport au travail en répétition. Et pour cette date, on a envie de faire pour la première fois

Il faisait déjà un featuring sur notre premier album et on avait été très satisfaits du résultat. Sa présence est intéressante par son côté illustratif, la musique de Western Trio étant très cinématographique, avec des influences du côté de Jim Jarmusch, par exemple. Pour cette création, Federico a écrit des textes à partir de nos instrumentaux.

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des essais avec de la vidéo et des images modifiées en temps réel. Mais ça demande pas mal de travail ! Justement, Stereolux vous laisse les clés pour préparer la soirée. Oui, on a deux journées de résidence, la veille et le jour du concert. Dernière question, vous allez jouer dans une salle où l’on n’a pas trop l’habitude d’entendre du jazz. Pas trop de pression ? C’est quelque chose qu’on attendait depuis longtemps [ rires ]. Parce que, encore une fois, nos influences musicales vont bien au-delà du jazz. À titre personnel, je trouve dommage que les scènes françaises soient aussi cloisonnées par esthétiques musicales, même si on a été contents de bénéficier du soutien d’une salle comme le Pannonica. Je pense que notre musique, bien qu’instrumentale, a aussi tout à fait sa place sur des scènes de rock. J’espère que les gens vont être intrigués, j’ai envie de leur dire : « Soyez curieux, le jazz peut être différent de l’image poussiéreuse qu’il traîne trop souvent ».

Soirée 1NAME4ACREW - jeudi 24 janvier 20h30 - Salle Micro, avec : Pulsar, Sidony Box, Western Trio feat. Federico Pellegrini et 1BAND4ACREW. www.1name4acrew.com


BIONIC ORCHESTRA Performance - Bionic Orchestra Mercredi 30 janvier - Salle Maxi

Bionic Orchestra 1.0 Des machines et des hommes

Quand l’homme et la technologie se conjuguent dans une sérénade audiovisuelle et interactive. Avec, comme maîtres de cérémonie, les deux beatboxers L.O.S. et Ezra. Explications avec ce dernier. / Mathieu Perrichet On doute qu’en 2013 il reste encore des naïfs pour qui le beatbox serait le plan B d’apprentis rappeurs sans les moyens de s’offrir une boîte à rythmes. Au cas où, rappelons quand même que la discipline, certes organique et naturelle par définition, ne s’oppose pas pour autant à la technologie. Bien au contraire. La preuve avec Bionic Orchestra 1.0, une création musicale, visuelle et interactive qui devrait en étonner plus d’un. Ce projet naît de la rencontre entre deux artistes bien connus du milieu de l’human beatboxing. L’un, Ezra, est originaire du Mans, autodidacte et maître d’œuvre du show. En plus d’avoir travaillé aux côtés de Wax Tailor ou de Jacques Higelin, il est également la boîte à sons attitrée de la chanteuse Camille. L’autre, L.O.S., a notamment collaboré avec Arthur H et Grand Corps Malade. Originaire de Cholet, il est devenu en 2006 champion de France de human beatbox. Autant dire du lourd, au même titre que « les Français Sly Johnson - ex Saïan Supa Crew -, David X ou l’Américain Rahzel, des modèles » selon Ezra. Quant au quidam qui nagerait en plein brouillard, le Manceau définit cette discipline issue du hip hop d’une manière on ne peut plus claire : « le beatbox c’est tout simplement faire de la musique avec sa bouche, l’instrument le plus vieux du monde ». Pas question cependant d’imiter un feu qui crépite ou un cheval au galop. Si Ezra admet être une sorte de bruiteur, il est « avant tout un musicien. On cherche à exploiter au maximum et avec harmonie cet instrument accessible à tous ». Art ex machina Dans ce but, lui et sa compagnie Organic Orchestra se sont fait les spécialistes dans l’art de combiner human beat box et nouvelles technologies. « Notre bouche reste notre instrument. Mais on essaie de trouver de nouvelles pistes, de nouvelles ouvertures, de créer de la musique d’une autre manière ». De cette volonté est ainsi né le « beatbox augmenté ». Durant trois ans, Ezra s’est entouré d’une équipe d’ingénieurs afin de développer des outils permettant de contrôler discrètement et en live chaque élément audiovisuel du spectacle. A l’aide d’objets

high tech détournés - iPhones, manettes Wii, caméras infrarouges et capteurs -, Ezra et L.O.S. agissent comme des hackers / chefs d’orchestre sur la matière sonore. Produite par l’humain, celle-ci est ensuite « captée, bouclée, transformée, spatialisée et renvoyée en direct par les machines ». Même chose pour la lumière et la vidéo qui obéissent au moindre de leurs gestes. « En plus d’être beatboxer, je suis un peu un geek. À la fac, j’avais une bande de potes ingénieurs multimédia et on a commencé à s’amuser avec le son » raconte Ezra pour expliquer la genèse de son projet. Que ceux qui craindraient alors un résultat un peu barbare soient rassurés, Bionic Orchestra 1.0 a plus à voir avec la sérénade qu’avec l’émeute sonore. L’ambiance futuriste est feutrée, onirique, poétique voire émouvante. « La recherche d’une esthétique musicale avec une mélodie, une harmonie assez orchestrale, c’est ça notre credo ». Une démarche artistique qui s’inscrit dans une réflexion philosophique sur l’interaction entre l’homme et la machine. « Ce qui m’intéresse c’est la relation passionnelle, intime, que l’homme peut entretenir avec elle et jusqu’où celle-ci peut aller. On pose la question du rapport, de la frontière entre la technologie à outrance et l’organique, en laissant à chacun le soin de trouver la réponse ». Un spectacle 2.0 Le spectateur est d’ailleurs mis à contribution et joue un rôle dans cette symphonie du troisième type, ses mouvements pouvant eux aussi influer sur le son et la lumière. Une immersion dans la création que l’on retrouve dans la mise en scène même, les deux hommes-orchestres étant situés sur un plateau cerné par le public, tels deux boxeurs sur un ring, prêts à en découdre. Ceci dit, on doute qu’ils en viennent aux poings sur scène, et si quelqu’un devait finalement prendre une claque ici, ce serait sans doute le spectateur.

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Bionic Orchestra + Contact In Vivo, le mercredi 30 janvier à 19h30 - Salle Maxi Production : Compagnie Organic Orchestra


Concert - Eugene Mc Guinness Vendredi 01 février - Salle Micro

EUGENE EUGENE MC MC GUINNESS GUINNESS être britpop en 2013

Il est londonien, a 27 ans et un nom qui fleure bon la bière brune. Ah, et il a également signé le meilleur album pop de l’an dernier. Ladies and gents’, voici Eugene McGuiness. / Nico Prat La pop a été inventée par les british. Aucun débat possible. Et si un petit malin ose s’y frotter, la chose sera alors vite réglée : « Non mais tu vois, c’est pas que… » - « Les Beatles » - « Non mais les Anglais ils ont… » - « Les Beatles !!! » - Enfin si tu creuses un peu… » - « LES BEATLES !!! ». Fin. Et puis, outre-Manche, ils ont ce que l’on appelle le NME. Un magazine pas très beau, mais culte. Une sorte de Voici pop, mais un peu plus que cela tout de même. Après tout, difficile de nier l’impact qu’une couverture de ce canard né en 1952 peut avoir sur ta carrière. Marrant, Eugene McGuinness n’a d’ailleurs jamais été présent sur cette fameuse couv’. Normal, il n’est « pas assez ». Pas assez beau, pas assez hype, pas assez « next big thing ». Bonne nouvelle : à l’abri des regards et des spotlights, le Londonien trace sa route de la plus belle des manières. « Cet album, il me ressemble. Je n’ai pas voulu le situer par rapport à un autre. Les gens ont souvent tendance à tout prévoir, trop, forcément. J’essaye juste d’être le plus honnête possible dans mes chansons, et c’est justement quelque chose qui manque dans la musique aujourd’hui », nous confie-t-il. « Je ne prétends pas faire quelque chose de particulièrement novateur, je ne souhaite pas inventer quoi que ce soit. Mais mes chansons ne doivent rien à personne. C’est moi, seulement moi, Eugene. Après, je ne juge personne, mais j’ai malgré tout le sentiment que beaucoup d’artistes se laissent pourrir la tête avec des conneries, oubliant le principal : les chansons ». Il y eut un premier album en 2008. Rapidement classé, un peu hâtivement (y compris par l’auteur de ces lignes) dans la catégorie « bien mais pas top ». Oui, la concurrence est rude. Puis, deux ans plus tard, la suite ; cette fois-ci il est entouré de son groupe, les Lizards. Et les lignes commencent à se dessiner, traçant les contours d’un talent certain pour composer de grandes mélodies. Ce qui,

rappelons-le, est la base. Et là, bizarrement, Eugene se planque. Sur scène certes, mais tout de même. Le voilà accompagnant son pote Miles Kane en tournée. Guest de luxe, ok, mais musicien de tournée quand même. Puis, on annonce un troisième album. Et rien ne pouvait réellement nous préparer à son petit dernier, The Invitation To The Voyage, perle de 2012. On tient là un condensé de tout ce que la pop music devrait être. Grandiloquente (le refrain de Harlequinade ) et sobre à la fois ( Sugarplum ), classe (cette production léchée, audacieuse mais sans branlette) et référencée ( le riff de Lions ). Un sans-faute. « Les Français ne se posent pas de questions. En tout cas beaucoup moins que les Anglais, qui veulent à tout prix te faire rentrer dans une case. Ou pire, te comparer, te mettre en compétition avec d’autres artistes. Chez vous, les choses se font plus naturellement. Et sur scène, le plaisir est immédiat, il n’y a pas cette appréhension », déclare Eugene. Le 1er février, McGuinness sera sur la scène du Stereolux. L’occasion de voir en vrai une créature rare. Peut-être le seul – ou en tout cas le premier orfèvre pop anglais des années 10. Les Arctic Monkeys préfèrent désormais la moiteur du désert californien de Josh Homme ( Queens Of The Stone Age ) et ne sont désormais Anglais que sur le passeport, leurs disques, eux, étant 100% ricains. Jake Bugg, certes nouvelle « nouvelle star » sur ses terres, va autant puiser chez Macca que chez Muddy Watters. Miles Kane est à deux doigts de vendre des parfums ou une quelconque berline. Non, en 2012, il n’en reste qu’un. Indice : il a un prénom de vieux, mais son invitation au voyage est bien trop belle pour ne pas se laisser tenter. 

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Eugene Mc Guiness + Rhum For Pauline, le vendredi 1er février à 20h30 - Salle Micro


Festival- Les Femmes S’en Mêlent Jeudi 28 MARS - Salle Micro

Les Femmes s’en mêlent sweet sixteen

Seize ans. Un bel âge, en vérité souvent ingrat mais malgré tout lié à un parfum de liberté, de rébellion – la faute aux films de John Hughes et de Ken Loach, sans doute. Pour cette seizième édition, donc, le libre et rebelle festival Les Femmes S’en Mêlent poursuit son OPA agressive (le public est consentant) sur l’agenda des salles de concerts de France mais aussi de Belgique, de Suisse, d’Allemagne et d’Angleterre, enchaînant des dizaines de dates pour célébrer « la scène féminine indépendante ». Inutile de revenir sur l’histoire du festival, déjà évoquée ici l’an dernier. Penchons-nous plutôt sur l’affiche de la soirée de mars prochain (notons aussi que deux autres soirées du festival sont prévues à la Roche-sur-Yon et à Rezé, respectivement les 21 et 22 mars). Le 28 mars, la salle Micro de Stereolux accueillera The Luyas et Kid A. La notoriété en France de ces deux formations étant toute relative, les présentations s’imposent. Mené par la chanteuse Jessie Stein, The Luyas est un groupe de Montréal qui a sorti l’automne dernier son troisième album, le délicat Animator, définitivement cathartique car enregistré pendant une période de deuil. Encensé il y a quelques années encore par un Vincent Moon de la Blogothèque totalement sous le charme – il avait filmé le groupe pour un mémorable Concert à emporter – The Luyas compte parmi ses membres le très actif Pietro Amato, collaborateur régulier d’Arcade Fire. Choisir le titre du quatrième album de Radiohead comme nom de scène, c’est plutôt risqué. Tout le mérite (ou l’inconscience) revient donc à KID A alias Anni T, chanteuse et productrice américaine originaire de Virginie. Anni considère le producteur français Agoria comme son mentor : elle a en effet collaboré avec lui, posant sa voix sur certaines pistes de l’album Impermanence (2011). Le dernier EP de KID A, In a dream house, a été produit par le DJ anglais Dan le Sac. Être talentueuse et bien entourée, une combinaison qui promet.

Festival Les Femmes S’en Mêlent, le jeudi 28 mars à 20h30 - Salle Micro, avec : The Luyas, Kid A et une invitée annoncée ultérieurement.

© Appel Moi Papa

La scène féminine indépendante est cette année encore mise en avant grâce à la seizième édition du fameux festival. Au programme, à Nantes : The Luyas et KID A. / Alexandre Hervaud

Stereolux au féminin ? C’est toute la saison  

Pas la peine d’attendre un festival pour mettre à l’honneur les chanteuses qui font la pop en 2013. Outre des têtes d’affiche comme Olivia Ruiz (13/02), Lilly Wood and the Prick (14/02) ou encore Lou Doillon (14/03), petite revue des concerts au féminin prévus ces prochaines semaines : The Skins / Salle Micro

08 février - 20h30

« We go hard » (on y va fort) est leur slogan, et il va bien à ce groupe de filles âgées de 13 à 19 ans, originaires de Brooklyn. Du rock bourré de soul (ou l’inverse) dont les titres (Summertime, Surf, Ocean) constituent en eux-mêmes un sacré programme. Melody’s Echo Chamber / Salle Micro

20 février - 20h30

Révélé par une presse dithyrambique outre-Manche et aux États-Unis, l’excellent album (éponyme) de Melody’s Echo Chamber est le projet d’une française talentueuse, Melody Prochet, qui a enregistré son bijou entre sa Provence natale et l’Australie. Lianne La Havas / Salle Micro

21 février - 20h30

Influencée autant par Eryka Badu et Prince que par Simon & Garfunkel, la soul de Lianne La Havas, Londonienne surdouée de 23 ans, est d’une redoutable efficacité, et son premier album Is your love big enough ? est l’antidépresseur le plus doux testé l’an dernier. Powerdove / Salle Micro

21 mars - 20h30

Mené par l’Américaine Annie Lewandowski, Powerdove fut d’abord un projet solo avant d’évoluer vers un trio proposant des morceaux doux et ciselés — dont certains produits par John Dieterich, de Deerhoof — à découvrir en première partie d’Electric Electric.

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Restitution & Performances CityGame / Dimanche 10 février - Salle Micro Du 8 au 10 février, huit équipes plancheront à Stereolux sur la réalisation d’un jeu vidéo. Bouclé en 54 heures, celui-ci devra s’intégrer à l’espace public. Sa matière première ? Un mur, le mobilier urbain, le tram, et pourquoi pas les passants. Explications. / Guillaume Lecaplain

ta ville dans ton jeu vidéo et vice versa

Et si l’artiste qui colle des Space Invaders sur les murs des villes avait tout compris avant tout le monde ? Et si la prochaine évolution du jeu vidéo, c’était de quitter les salons pour envahir les rues ? La ville comme plateau de jeu, ou jeu de plateau, c’est en tout cas la piste explorée par une partie de la nouvelle génération de game designers. Pong joué par deux piétons durant l’attente à un feu tricolore, joutes en pleine rue disputées avec des micros de PlayStation, combats menés sur des manettes grosses comme des babyfoot [ lire ci-dessous ] ou Monopoly à l’échelle d’une vraie ville sont autant d’expérimentations déjà mises en œuvre par les créatifs. Un prototype jouable à l’issue du week-end C’est avec l’association Atlantic 2.0 que Stereolux s’est aussi lancé dans la partie. Après deux conférences qui ont réuni, l’automne dernier, concepteurs, chercheurs et géographes, le cycle CityGame s’achève en février par un challenge créatif : des spécialistes auront un peu plus de deux jours pour livrer un prototype fini – et jouable. La palette des créations possibles est large : jeux vidéo-projetés sur grandes surfaces, jeux de groupe avec capteurs de foule ou en interaction avec des objets physiques… Les participants pourront en tout cas s’inspirer du Quartier de la création, dans lequel s’inscrit Stereolux. Ses bâtiments quasi neufs sont autant de briques d’un Tetris à l’échelle de l’île de Nantes. Hum, un shoot’em up avec l’Eléphant en guise de boss, voilà qui aurait une certaine classe.

Inscription et renseignements : city-game.fr

Brice Roy est game designer et chercheur en philosophie. Il est membre du collectif One Life Remains, un éditeur de jeux indépendant. Comment expliquer cette tendance du jeu vidéo à envahir l’espace public ? Brice Roy : Finalement, le jeu vidéo a beaucoup plus de points communs avec le cirque, le théâtre ou les arts de la rue qu’avec le cinéma. On le voit bien avec Joust, ce jeu de joutes qui se déroule dans l’espace réel. Pour échapper aux concurrents, les joueurs se réapproprient complètement l’espace urbain, par exemple en utilisant le mobilier comme élément tactique. Ils peuvent ainsi se cacher derrière des piliers pour ne pas être touchés, comme dans CounterStrike quand on se cache derrière une caisse. Vous êtes aussi un partisan du retour des bornes d’arcade… C’est vrai. On a assisté au retrait des bornes d’arcade installées dans des centres commerciaux, puis vu arriver les consoles de salon, puis de chambre d’ado... Le jeu s’est retiré de la sphère publique pour se retrouver enclavé dans l’espace familial. Avec One Life Remains nous rêvons d’installer dans la rue des bornes en dur, dans des blocs de béton. Quels sont les obstacles ? Ça nécessiterait des machines dédiées dans des espaces sécurisés avec accès à l’électricité. On ne joue pas à Starcraft comme on joue à la marelle ! Nous essayons d’alléger ces dispositifs.

C’est le cas avec Gigantomachie ? Oui. Gigantomachie c’est un jeu d’affrontement à la Street Fighter, personnage contre personnage. On a construit deux manettes géantes, chacune contrôlée par six joueurs : l’un peut faire avancer le personnage, l’autre le faire reculer, un autre le faire sauter, etc. Les joueurs se répartissent les rôles, façon baby-foot. Mais à quoi cela sert-il, de sortir le jeu vidéo du salon ? D’abord, cela permet de le légitimer : d’un côté, il y a l’industrie qui considère que le jeu vidéo est un produit de divertissement. De l’autre, ceux qui estiment qu’il peut être artistique. Présenter le jeu vidéo dans un autre contexte, c’est le libérer de cette idée qu’il doit être joué dans les salons. Le mettre dans l’espace public, c’est en faire une performance. Et cela permet de faire jouer ensemble des gens qui ne se ressemblent pas : gamers, novices, jeunes ou vieux.. Nous le vérifions à chaque fois que nous présentons nos jeux. Il y a un enjeu social là-dedans.

CityGame : Du 8 au 10 février : 54 h pour créer un prototype de jeu vidéo. Dimanche 10 février - 17 h - Salle Micro Gratuit : performance et expérience vidéoludique.

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SWEATLODGE

Concerts - Gazoil & Bikini - Samedi 02 février Salle Maxi

Depuis 2005, l’asso SweatLodge mixe au cours d’épiques soirées la culture du cirque et celle des sound systems. Sous chapiteau ou en salle, scénographie et ambiance y sont aussi soignées que déchaînées. Testez, vous verrez !

La Belgique est pop

et pas qu une fois Concerts - Balthazar - Mer. 13 mars Soirée Sacrés Belges - Sam. 23 mars Salle Micro Au cœur de la galaxie pop, la Belgique a toujours été une bonne étoile. La preuve, ce premier trimestre qui verra débouler près de chez vous Balthazar, School is cool ou encore Great Mountain Fire, trois ambassadeurs de cette scène du plat pays ne cessant de payer des tickets de manège à la musique pop. / Arnaud Bénureau On pourrait se la jouer fainéant et folklorique. La Belgique, « c’est arrivé près de chez vous », c’est donc Poelvoorde et désormais notre Gérard « Mammuth » Depardieu national. En ce qui nous concerne, la Belgique, c’est avant tout le pays de dEUS, porte-parole d’une certaine idée de la pop, à la fois exigeante et sexy - comme Cécile de France, quitte à caser ici un énième nom d’ambassadeur connu en dehors de ses frontières. Au-delà de la célèbre formation d’Anvers citée plus tôt et menée par Tom Barman, la scène belge peut compter sur d’autres poids lourds comme Absynthe Minded, Girls in Hawai (dont on attend le retour prochain après une funeste pause), ou les étonnants BRNS passés par Stereolux fin 2012.

À son tour, le groupe Balthazar, de passage à Nantes juste avant le printemps, poursuit cette tradition qui consiste à injecter de la folie dans la grammaire pop. C’est drôle, mais ce n’est qu’avec nos voisins que l’on continue de parler de rock alternatif. Et même si ces 4 garçons et 1 fille dans le vent n’ont pas pour ambition de révolutionner le genre, Rats, leur deuxième album dopé aux cuivres, participe de cette ambition de composer une musique qui fait “ zizir ”. Relever ce pari constitue déjà une réussite en soi. Même délire de coolitude chez Great Mountain Fire. À croire que tous ces groupes ont décidé de ne pas se prendre la tête et de se tatouer « efficacité » et « simplicité » sur les avant-bras. La pop, indie ou non, devrait-elle être autre chose ?

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Visiblement non. Le phénomène School is cool enfonce le clou avec ses chansons frappant à la porte des stades, tant celles-ci relèvent davantage de l’hymne que de la chansonnette qu’on fredonne en tête-à-tête. Alors, même si aujourd’hui c’est un peu le bordel en Europe, une chose est sûre, le vieux continent a trouvé son royaume pop : la Belgique !

Balthazar, le mercredi 13 mars à 20h30 - Salle Micro. Sacrés Belges ! : School is cool, Great Mountain Fire et Dan San le samedi 23 mars à 20h30 - Salle Micro.


PROG E M M R A ars. 2013 Jan vier > M

Retrouvez toute la programmation (photos, vidéos, musique, etc) sur : stereolux.org

JEU. 24 JANV.

VEN. 25 JANV.

Angus Stone

Spectacles organisés par Stereolux : Spectacles organisés par des assos nantaises : Spectacles organisés par des producteurs privés :

1name4acrew Jazz/noise/pop/rock

Avec la carte Stereolux = trois concerts gratuits : 1 place achetée = 1 place offerte :

MAR. 08 JANV.

So Rock, So Foot Conférence

En France, musique et foot ne font encore que trop rarement bon ménage. Par contre, en Grande-Bretagne, la musique, et plus particulièrement le rock, et le foot cohabitent depuis longtemps ; soutenir publiquement un club (Oasis et Manchester City) ou son équipe nationale ne revenant pas forcément à être taxé de « beaufitude » absolue. Intervenants :

Joachim Barbier et Nicolas Kssis Martov (Journaliste à So Foot) En partenariat avec Trempolino 18h30 – La Place / Trempolino Entrèe libre

LUN. 21 JANV. / MAR 22 JANV.

J’emmène ma « maman » à Stereolux Comme pour chaque séance la salle Micro se transforme en nid douillet pour accueillir les 2/3 ans et leur accompagnateur (parent, assistant(e) maternelle...). Au programme, Cartes Postales Virtuelles. Cf. page ateliers & Co 9h30  >  11h30 & 15h  >  16h — Salle Micro Gratuit pour les enfants, 5  € pour les accompagnateurs

Le collectif nantais 1name4acrew fait son show pour fêter dignement l’après fin du monde et quatre sorties d’albums. Rien que ça ! Une soirée inédite avec trois concerts et une création grand format. Du gros son et un mélange de jazz, noise, pop et rock qui ne s’interdit rien... PULSAR : (Blowing quintet jazz) Activiste de la scène jazz nantaise, ce quintet est aguerri, expérimenté et inventif ! Il imagine une synthèse de formes diverses mêlant improvisation et énergie débordante, une succession de pulsations autour d’un axe mélodique. Il réinvente un jazz puissant et moderne dont le souffle est vif et captivant ! WESTERN TRIO feat. Federico Pellegrini (Trio rock’n’ jazz and pop spoken words) Cette rencontre est un espace d’exploration situé aux frontières d’un rock effréné et d’un jazz désarticulé. Les spoken words et mélodies pop du leader des French Cowboy, s’immiscent comme par magie dans les expérimentations sonores du trio, comme un trip road movie à la Jim Jarmush. SIDONY BOX ( Power jazz trio ) : Sidony Box viendra défendre un troisième disque lumineux et céleste : Sidony Box Rules. Ce nouvel album installe le power jazz trio dans la lignée de ses illustres aînés, tout en gardant l’énergie dévastatrice qui a fait la force initiale du combo. 1BAND4ACREW (Big Band from Hell) : Cette création pour huit musiciens et une dessinatrice réunit toute l’énergie du collectif 1name4acrew : le trio Sidony Box, la guitare et la batterie de Western trio, le très organique trio Glosset, le duo plus éthéré trompette - contrebasse Ekko, ainsi que le saxophoniste Xavier Thibaud du collectif Flux. Pendant que ce big band indestructible déverse, fusionne, dynamite, explose le métal, le free-jazz, l’électro et le rock, Clé / Le Chakipu compose un univers graphique live avec des illustrations projetées sur écran géant. Un spectacle total ! Gros sons garantis ! 20h30 – Salle Micro Carte 6  € / Loc. 10,60  € / Guichet 11  €

DIM. 27 JANV.

Folk rock

If The Kids Are United electro-faune

Microfaune pas mort ! Microfaune bouge encore ! Si les trois associations qui composent le collectif Microfaune (Cinetic / The Brain / Yamoy) n’ont jamais arrêté leur activisme musical à Nantes, et au-delà parfois, cela faisait quelques lunes qu’ils n’avaient pas unies leurs énergies et leurs talents au service d’une même soirée de concerts et de fête. L’occasion de fêter les 10 ans de l’association, les 10 ans d’activisme musicale, les 10 ans d’envies de faire découvrir ds groupes et des mouvements musicaux. Stereo Total (ALL) : (Pop Rocktronic) Sur scène, le duo culte explose comme une grosse bulle de bubblegum : reprises yéyé cool, cocktail de rock branque et d’electropop de série B, où se croisent culture anglaise, française, allemande, japonaise et russe. The Electronic Conspiracy (FR) : (Electro-rock) T.E.C. est un duo parisien inscrit dans la génération «rockers electro», de ceux qui balancent des batteries live et des synthés gras et saturés sur fond de programmation à couper le souffle. Son mélange d’énergie punk et de dirty electro allie rythmiques qui tabassent, lignes de basse sulfureuses et mélodies entêtantes. Irok (UK) : (Inclassable) Ces Londoniens furieux mixent la booty bass, l’electro, l’indus et la transe Gnawa. (Mix transgenre qui tape parfois/souvent dans le mauvais goût pour notre plus grand plaisir...). + Mix Microfaune DJ Crew 20h30 – Salle Micro Loc. 10 € / Guichet 12 € (Org. Microfaune)

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Angus Stone (Aust) : Après l’escapade solo de sa sœur, c’est au tour du bel Australien de tenter l’aventure seul. On y retrouve la mélancolie folk du duo mais Angus explore aussi des ambiances plus électriques et plus rock. Ses mélodies sont renforcées par des arrangements efficaces où l’on prend autant de plaisir à entendre la délicatesse d’une guitare acoustique effleurée que la puissance d’une guitare électrique. Il trouve là une identité sonore tout en contrastes et pleine de charisme. +1E partie 18h30 – Salle Maxi Carte : 17 €  /  Loc. :  21,60 €  /  Guichet : 22 €

MER. 30 JANV. Bionic Orchestra Humain avant tout

Entre électronique et organique, numérique ou plastique, deux performances investiront une scène au centre de la salle, deux démarches singulières d’artistes hors normes, des humains avant tout. Bionic Orchestra (Fr) : Les deux beatboxers Ezra et L.O.S. ont décroché quelques distinctions et aligné de belles collaborations avant de s’unir pour ce spectacle où s’affrontent voix, machines, lumières et vidéos qui en un geste, ou en un souffle, plongent le spectateur dans cet orchestre d’un autre temps. Contact in Vivo (Fr) : Trois percussionnistes, deux sonorisateurs et un éclairagiste jouent des vibrations de la matière. Ils assemblent et construisent, à l’aide de ce qu’ils dénichent dans une salle de spectacle (projecteurs, ferraille, extincteurs, corps humains…), une symphonie expérimentale, tribale et terriblement communicative. 19h30 – Salle Maxi Carte : 5  € / Loc. : 7  € / Guichet : 7  €


MER. 30 JANV. The Datsuns Punk heavy rock

The Datsuns (NZ) : Début 2000, le quatuor débarquait de Nouvelle-Zélande avec un album quasi parfait. 10 ans plus tard, il est toujours prêt à plonger les mains dans le cambouis du garage heavy punk 60’s et 70’s. Explosions de larsens, et riffs lourds côtoient les plages hantées d’un bayou-boogie décapant. The Datsuns est un groupe dangereux qui croit au rock n’roll ! El Royce (Nantes) : Ces nantais sévicent depuis quelques années maintenant, avec, pour seul mot d’ordre : se faire plaisir. Influencé par des légendes (AC/DC, Motörhead, Ramones), El Royce est à la fois rock’n’roll, heavy rock, punk’n’roll et power pop, et sans œillères, on est plus fiers !

SAM. 02 FÉV.

Sweat Lodge Party : Gazoil & Bikini

En ces longs mois d’hiver, le Sweat Lodge Crew quitte son chapiteau et t’invite à le rejoindre pour une soirée « Gazoil et Bikini ». Après la fameuse Borderline Party de l’an dernier, il réinvestit Stereolux pour planter un décor caliente et bien huilé ! Viens embraser la piste déguisé et décalé ! DRAGONGAZ (Interlope) / OP9 feat AIR BACHA / REDUX / WATTSUP / MC SAMY / LES 4 FANTASTIKS… 22h  > 4h – Salle Maxi Loc. 12 € / Guichet 12 € (points de ventes habituels : Digitick, Moxity, Tickenet...)

JEU. 31 JANV.

JEU. 07 FÉV.

Folk-pop-jazz

ZENZILE Dub

BB Brunes

Zenzile (Fr) : Une nappe de clavier rampante, une basse nonchalante, un groove qui s’installe imperturbablement et les corps qui deviennent incontrôlables. Bref, du dub et en même temps tellement d’autres choses. Le groupe angevin possède indéniablement une âme. Cette âme, c’est un son, une identité sonore éminemment personnelle et unique. Yosh Dub The Clash (Fr) : Joe Strummer aurait eu 60 ans cette année. À cette occasion, les Rennais de Yosh lui rendent hommage à travers un album où ils reprennent différentes chansons du Clash, réarrangées façon electro-dub. Des classiques à redécouvrir au cours d’un set survolté. 20h30 – Salle Micro Carte : 9 € / Loc. : 13,60 € Guichet : 14 €

VEN. 08 FÉV.

Pop-Rock

Sophie Hunger (Sui) : Elle a ouvert pour ses compatriotes Truffaz, Eicher, Young Gods ; a figuré dans le classement 2010 des 10 meilleurs nouveaux talents du prestigieux Rolling Stone ; a écrit, composé et interprété quatre albums en 6 ans, dont le tout récent The Danger of the light, entre intimisme folk, pétulance pop et tourbillons jazz. Le tout à pas même 30 ans. +1E partie

BB Brunes : Les (ex.) bébés rockeurs français surprennent leur public avec leur 3ème album Long courrier. Le quatuor se montre plus mature et amorce un nouveau virage musical en passant d’un rock rétro à un rythme bien plus electro pop. +1E partie

20h – Salle Maxi / Tout assis Carte : 14 € / Loc. : 18,60 € Guichet : 19 €

20h – Salle Maxi Loc. : 26 € (Org. O Spectacles en accord avec NOUS PRODUCTIONS)

VEN. 01 FÉV.

07 FÉV. > 02 MARS.

CityGame Performance

Challenge créatif : 54 heures pour créer des jeux multijoueurs sur l’Île de Nantes ! Les jeux de demain se joueront-ils dans la ville ? Dans un bus ? Lors d’un concert ? Dans une file d’attente ou à un feu rouge 50 participants imagineront en équipes ces nouveaux jeux multijoueurs pensés pour les espaces publics. Plus d’infos et inscription sur www.city-game.fr

DIMANCHE 10 février : Une soirée ouverte à tous les curieux d’expériences interactives inédites et de jeu vidéo : présentation des prototypes de jeux créés pendant le weekend, suivie de performances artistiques/ expériences vidéoludiques. Gratuit Salle Micro - 17h-19h

MaR. 12 FÉV. Back in the USSR Conférence

(Fr)

Les Nuits de l’Alligator Blues-rock-soul

Eugene McGuinness (GB) : Le gominé de Liverpool est un songwriter organisé, instruit et savant, capable de transformer n’importe quelle idée à la frontière du mauvais goût en morceau de grande classe. Ses chansons naviguent entre ambiances Madchester, cabaret, baroque et indie-pop. Des pop songs immédiates armées de mille détails scintillants, de rythmes féroces et de refrains addictifs. Rhum For Pauline (Nantes) : Le quatuor nantais ne dissimule pas un amour immodéré pour la musique californienne. Ambiances soul 60’s, atmosphères parfois psychédéliques, chœurs mixtes et classicisme pop à la Girls et Real Estate sont autant d’influences parfaitement digérées par cette formation aux chansons accrocheuses.

Stereolux et Trempolino présentent, dans le cadre du festival Hip Opsession, les œuvres du plasticien IEMZA. Iemza (Fr) : Issu de l’univers du graff et du street art, Iemza mêle travaux in situ, dessins et peintures. Fasciné par les décors chaotiques faits de béton et de gravats, il investit ces lieux abandonnés avec son univers sombre mêlant portraits et figures fantastiques.

Le festival itinérant Les Nuits de l’Alligator propose une étrange colonie de créatures du bayou électrique, qui ont toutes en commun d’avoir trempé dans le blues, de toute forme et de tout continent, pourvu qu’il soit chaud et vrai. The Heavy (GB) : Le troisième album des soul rockers anglais carbure toujours au mix de soul, de rock, de hip hop, de blues et de funk pour une party music rauque et pleine de cœur. Un voyage sans casque des années 50 et 60 vers les années 2020 où l’adrénaline est toujours synonyme de plaisir... The Skins (US) : Basé à Brooklyn, ce (très) jeune quintet mêle blues aux guitares lourdes (Hendrix versus Black Keys), grosses influences métal 70’s (l’axe Led Zeppelin / Black Sabbath) et voix soul et sauvage à la Amy Winehouse. Un feu qui brûle littéralement les planches... The Computers (GB) : Un pur son rock and roll avec des influences rock garage et quelques doses de hardcore. Ces anglais séduisent grâce à son style énergique et féroce. Comme un croisement entre The Hives, Rocket From The Crypt et Black Flag : à découvrir sur scène absolument !

20h30 – Salle Micro Carte : 7 € / Loc. : 11,60 € Guichet : 12 €

Entrée libre Stereolux (hall) & Trempolino / La Place

20h30 – Salle Micro Carte : 11 € / Loc. : 15,60 € Guichet : 16 €

Eugene McGuinness Pop-Rock

08 > 10 FÉV.

Techno

20h30 – Salle Micro Carte : 6  € ou gratuit Loc. : 9,60  € / Guichet : 10  €

Sophie Hunger

JEU. 07 FÉV.

IEMZA Expo : street art

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La musique n’est pas une affaire simple en Russie. La conférence de février évoquera les enjeux de la contestation esthétique depuis 1985. L’émergence des nouvelles formes musicales accompagne de nouveaux discours sur les réalités et de nouvelles exigences sociales. Intervenant : Joel Bastenaire En partenariat avec Trempolino Dans le carde de MOSCOW BEAT 18h30 - La Place / Trempolino Entrée gratuite

MER. 13 FÉV.

Olivia Ruiz Chanson

Olivia Ruiz (Fr) : La chanteuse française est de retour avec un nouvel album Le calme et la tempête. Maintenant auteur - compositeur en plus d’être interprête, elle fait naître un nouveau son beaucoup plus sombre et brut. +1E partie 20h – Salle Maxi Loc. : 32 € Org. O’Spectacles en accord avec Asterios Spectacles


JEU. 14 FÉV.

Lilly Wood & The Prick

15 > 16 FÉV.

Hip Opsession Rap

Pop-folk-electro-blues

Lilly Wood & The Prick (Fr) : Deux ans après un premier album au succès surprenant (un disque d’or et une Victoire de la musique), le groupe parisien remonte sur le ring avec The Fight, un deuxième album où le duo retrouve sa formule magique : des mélodies pop mêlées à des arrangements electro, une voix blues transportée par des refrains pop. La conquête est en marche... Granville (Fr) : La Normandie c’est pas la Californie, mais ça y ressemble. Granville, groupe de pop naïve, chante une adolescence tantôt sauvage et souvent rêveuse. Rappelant aussi bien le yéyé des 60’s que la pop garage américaine, Granville s’écoute les pieds dans l’eau, le regard vers le large, comme en vacances. 20h – Salle Maxi Carte : 21 € - Location : 24.60 € Guichet : 26 €

VEN. 15 FÉV.

Sound System

Dan Deacon Deaconnade

MER. 20 FÉV.

Melody’s Echo Chamber Dream Pop / Cold Pop

Ven 15 Fév. Médine (Fr) : Rappeur du Havre, d’origine algérienne, Médine se caractérise par une voix rauque et des textes ouverts et tolérants, truffés de références historiques, religieuses et mythologiques. Il est de retour avec un nouvel album Don’t Panik et ses griffes sont particulièrement acérées... Rocé (Fr) : Sur Gunz n’Rocé, son nouvel album, tout ce qui fait la particularité et le succès de Rocé est là : textes fleuves corrosifs, flow à haut débit, voix grave et mate, son des tréfonds. Bousculer les idées reçues pour mieux avoir foi en l’individu, c’est le credo de Rocé. HUMANIST (Fr) : Cet Angevin franco-burkinabé nous invite au voyage entre l’Occident et l’Afrique à travers un rap réfléchi et sincère appuyé par un flow mélodieux qui s’enrichit de sonorités digitales et acoustiques appelant autant à la danse qu’à la réflexion. YOUKOFF (Fr) : Entouré d’un oud, d’un nay (flûte perse), d’un violon et d’une formation basse, batterie, clavier, le Manceau d’origine marocaine promène un flow marqué par cette volonté de mettre en scène la musique traditionnelle et le rap. 20h – Salle Maxi Carte : 14 € / Loc. : 18,60 € Guichet : 19 € (org. Pick Up & Stereolux)

Riddimwize

SAM. 16 FÉV.

sam 16 Fév

Dan Deacon (US) : Le cerveau musical de Dan Deacon est composé de bêtes sauvages (Caribou, Animal Collective...) qui habitent ses albums acides, fous, joyeux et bordéliques mais libres et radicaux. Le résultat est un concassage d’électro hirsute et de psychédélisme épique peuplé d’une myriade de bidouillages et de chants primaires. Ce cinglé de Baltimore est célèbre pour ses shows déjantés et participatifs où la frontière entre public et artiste est abolie. Enfin ce Teletubbies sous ecsta, sera accompagné de deux batteurs pour un concert exutoire, un bonheur chaotique, une Deaconnade expérimentale... Gratuit (Fr) : Quand il ne s’enferme pas, Gratuit bricole. Musicien, performeur, artisan, poète, arrangeur, dérangeur, Antoine Gratuit Bellanger a ce goût du « faire avec ». L’ex-Belone Quartet a travaillé sa noise mélancolique à la recherche de mélodies curieuses comme Yo La Tengo sait si bien le faire. Un songwriting minimal, animal. 20h30 – Salle Micro Carte : 8 € / Loc. : 12,60 € Guichet : 13 €

Melody’s Echo Chamber (Fr) : Après François & The Atlas Mountain, l’âme troublée de cette chambre d’écho originaire de Provence est la deuxième signature française du prestigieux label anglais Domino (The Kills, Franz Ferdinand, Animal Collective, Hot Chip...). Son album, enregistré entre la France et l’Australie, porte le sceau de Kevin Parker, l’homme de Tame Impala. Mêlant pop sixties érudite, éclats expérimentaux, guitares space rock, synthétiseurs acidulés, chant pur et influences évidentes d’un axe Broadcast / Stererolab, elle pare ses compositions fantomatiques d’un tourbillon psychédélique et d’interférences soniques, créant une pop rêveuse. Une Melody tourbillonnante... Motorama (Ru) : Ce quatuor est non seulement estampillé cold wave parce qu’il est basé à Rostov, au sud de la Russie où l’on frise les -30 ° l’hiver, mais aussi parce que sa pop - rock anguleuse est hantée par les fantômes de Joy Division ou Felt. Mais il visite aussi des paysages plus ensoleillés, qui fait fondre un peu la banquise pour laisser apparaître des mélodies galopantes et vaporeuses. Un grand bol d’air frais. Dans le carde de MOSCOW BEAT

MER. 20 

FÉV.

20h30 – Salle Micro Carte : 8 € / Loc. : 12,60 € Guichet : 13 €

JEU. 21 FÉV.

DJ PREMIER

Rick Wayne (Jam) : Chanteur jamaïcain basé à Berlin. Il commence sa carrière musicale sous l’aile de Freddie McGregor, avec son groupe The Principals. Il développe un style waterhouse aux côtés de ses aînés Half Pint et Junior Reid. C’est la première à Nantes. Lancy Rankin (Sue) : Lancy Rankin est un chanteur suédois basé à Uppsala, qui a déjà sorti de nombreux 45 t, notamment sur le label de Meditative Sounds, dont il est le chanteur attitré depuis 2006. Junior Natural (Sue) : Jeune chanteur suédois très prometteur. Il commence à chanter à l’âge de 10 ans et il enregistre son premier morceau à 12 ans. II fait aujourd’hui partie du sound vétéran d’Uppsala Meditative Sounds. Zion Gate Hi-Fi (Nantes) : Zion Gate Hi-Fi est un sound system basé à Nantes et dédié au reggae roots et à la culture rastafari. Composé de Ras Abubakar à la sélection, Mark « Mostec » Skeete à l’opération, Nassadjah au chant, Prince à l’animation et I Youth Tubby aux effets spéciaux.

DJ PREMIER (Us) & GUEST : C’est une légende dans le monde du hip hop. Originaire de Houston, DJ Premier est à l’origine de nombreux beats parmi les plus légendaires de la East Coast. Il réussit à créer une incroyable rythmique avec des sons apparemment basiques : c’est là toute la force et l’originalité de Primo. T.K.O (Turntable Knock Out) : fait référence à l’esprit de compétition dont doivent faire preuve les participants pour mettre leur adversaire K.O. Un spectacle offrant prouesses techniques et artistiques. Djs, beatmakers et human beatboxers armés de platines ou des micros, viendront s’affronter par catégorie pour accéder au niveau supérieur de la compétition.

21h  >  4h – Salle Micro Loc. : 13 € / Guichet : 15 € Infos : 02 40 29 08 11 (Org. Zion Gate)

20h – Salle Maxi Carte : 12 € / Loc. :16,60 € Guichet :17 € (org. Pick Up & Stereolux)

Hip Opsession

Tomorrow (Andrei Gryazev, 1H28, Russie) Projection

Lianne La Havas soul folk

Avant le concert de Motorama venez découvrir Tomorrow. Entre film et documentaire, ce projet, réalisé avec un budget dérisoire, dévoile quelques moments de vie du collectif d’artistes et d’activistes russes Voina, proches des désormais célèbres Pussy Riots. Tomorrow est aussi le témoignage d’un couple et de leur jeune enfant, promis à une contestation de plus en plus déterminée et vitale pour sauver ce qu’il reste d’une démocratie. Dans le carde de MOSCOW BEAT 19h00 – Salle Maxi Entrée libre

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Lianne La Havas (Gb) : Elle a un nom joliment évocateur, une voix de miel délicieusement voilée, un surprenant talent de guitariste : Lianne La Havas, emporte le morceau haut la main avec son premier album, Is your love big enough ?, savante combinaison de soul sophistiquée et de folk ouatée, qui dit avec sincérité les tourments du cœur. +1E partie 20h30 – Salle Micro Carte : 13 € / Loc. : 17,60 € Guichet : 18 €


VEN. 22 FÉV.

Moscow Beat électro - pop / techno

JEU. 07 MARS

Lescop cold wave

Après la chute de l’Empire rouge dans les 90’s, l’espoir et l’euphorie gagnent la jeunesse russe : elle voyage, s’ouvrent, se construisant une identité décomplexée, festive, inspirée. Et puis l’arrivée de Poutine fait resurgir les vieux démons : corruption, répression et maintien de l’ordre culturel deviennent le quotidien. Mais comment stopper cette envie commune de jouer l’hymne de leur génération, d’être au cœur de l’effervescence ? Un Klub Glasnost Beat qui annonce le dégel ! Proxy (Ru) : Producteur, remixeur, patron de label et dj, le jeune Moscovite est sur tous les fronts. Signé sur le label de Tiga (Turbo), il est fortement marqué par le poids de l’ex-URSS et sa vie et ses origines sont totalement palpables dans sa musique. Une electro - techno typée, agressive, martiale et subversive. Tesla Boy (Ru) : Mêlant basse à la Moroder, voix mélancoliques, synthés accrocheurs et influences new wave 80’s, s’inspirant du passé sans jamais être rétro. Regardant du côté de Cut Copy ou Junior Boys, il développe une vision moderne de la pop music. MuJuice (Ru) : Petit prodige moscovite, Mujuice jouera son nouveau live en trio, un mélange habile entre electro pop, 8bits, breakbeat, hip hop, chanté dans la langue de Trotski et percé de click’n’cuts. La crème(lin) de la scène electro russe. Pompeya (Ru) : Le son de ce trio indie-pop mêle new wave, influences pop 80’s, indie rock mélodique et sons chillwave. Une sorte de croisement entre Radiohead et Friendly Fires, où il injecte une bonne dose d’énergie catchy dans cette pop du futur. DZA (Ru) : Signé sur le label de Bristol Black Acre, Sasha est un producteur prolifique, produisant et remixant pour des rappeurs underground russes, américains ou anglais (Hudson Mohawke). Le futur de la scène électronique russe selon le site américain Pitchfork.

Lescop : Section rythmique martiale héritée de la cold wave et nappes de synthé caressantes, écriture pop de visions urbaines et d’errances noctambules dans la lignée de Daho et Taxi Girl, le premier album de Lescop frappe par sa cohérence et son alcyonienne âpreté, principes poétiques d’un art combinatoire qui fait l’étrange chaleur d’une musique froide. Yan Wagner (Fr-USA) : Enfant caché de Ian Curtis et Jacno, ce jeune Franco-Américain, aidé dans sa quête du beat parfait par le cavalier noir Arnaud Rebotini navigue entre Kraftwerk, Moroder, New Order et Depeche Mode sans perdre une once de cohérence. Une pop synthétique d’une vraie profondeur. Tabloïd (Nantes) : Le trio nantais délaisse un peu l’electro-pop des débuts pour s’orienter vers un post-punk assimilant toutes les subtilités du genre, Joy Division en tête, les Chameleons ou Gang of Four pas loin derrière. (Fr)

20h30 – Salle Micro Carte : 9 € / Loc. : 13,60 € Guichet : 14 €

ven. 08 MARS > dim. 07 avr.

Éclipse & vs

Gazouilly Petit Oiseau ciné-concert

Gazouilly Petit Oiseau : Ciné-concert à partir de 2 ans, par Abel et Emmanuel Reymond (Ladislas et Irene Starewitch - Animations – 1953 - 1958 – 40’). Deux oiseaux quittent leur nid pour découvrir le monde, tandis que l’ours Patapouf et ses amis font l’école buissonnière pour jouer dans la neige jusqu’au printemps. Autour des magiciens des ciné-marionnettes, Abel et Emmanuel Reymond sculptent d’entraînantes ritournelles à l’aide d’une batterie, d’une contrebasse, d’une guitare et d’un ukulélé, pour un émerveillement partagé. 16h – Salle Micro  /  Tarif unique : 4  €

Balthazar Pop

Balthazar : La manière des vieux maîtres flamands y est : précision et intensité, profondeur et subtilité. La matière, elle, est celle d’une pop mid-tempo à la mélancolie un peu branque, faussement nonchalante et parfaitement maîtrisée. Rats, le deuxième album du quintette belge, nous embarque sur un drôle de bateau ivre, parcouru des mille nuances d’une musique habitée. +1E partie (Be)

Dans le carde de SACRÉS BELGEs ! 20h30 – Salle Micro Carte : 11 € / Loc. : 15,60 € Guichet : 16 €

JEU. 14 MARS Apéro Transmédia Ouest Médialab, en partenariat avec Stereolux et Atlantic 2.0, vous invite aux deuxièmes rencontres régionales consacrées aux nouvelles écritures numériques et aux contenus transmédia. Plus d’infos Inscription sur : www.stereolux.org

Trafik (FR) investit Stereolux et présente trois projets singuliers dont une création dédiée à la Plateforme Intermédia : Éclipse (installation et performance) : entre noir et lumière, le producteur Mondkopf et l’agence de design graphique Trafik explorent des univers audiovisuels faits de climats célestes et de mélodies spectrales. Faisant suite à leur première collaboration avec Rising Doom, ils présenteront leur récente performance extatique, qui ouvrira l’installation créée pour Stereolux. (Exposition Éclipse à la Plateforme Intermédia / performance Salle Maxi) VS ( installation ) : disposée sous les Nefs, une mystérieuse boîte blanche invite le public à contrôler une structure lumineuse. Puis, à l’intérieur, chaque utilisateur pourra entrer et déambuler dans cette architecture dynamique, visuelle et sonore, à la perspective infinie. (exposition sous les Nefs) Vernissage et performance : vendredi 8 mars - 19H – Salle Maxi Cartes : 5 € – Loc et guichet : 7 € Exposition en accès libre du mardi au dimanche de 12h30 à 18h30 et les soirs de spectacles pour les détenteurs de billets.

SAM. 16 MARS

Digital Nation Electro-techno

Zombie Nation (live-Turbo/all) : Son mélange organique / électronique, ses rythmiques housey parfois breakées, ses mélodies acides et funky le placent depuis 10 ans comme une figure incontournable de la scène electro. Cette collision entre acidhouse, techno-turbine tranchante et nudisco donne indéniablement envie de sentir la sueur, là, tout de suite. Joris Delacroix (dj set/-WOH Lab/Fr) : Le Montpelliérain tient bon le cap d’une house mélodique qui envoie des beats tumultueux, évoluant d’une techno minimale vers des sons plus deep et planants. Le DJ concocte des sets uniques : aériens et racés, capables d’explorer le meilleur, du disco à une techno plus dure, où une vraie communion s’installe. Maelstrom (dj set-BNR/ Fr) : Sophistication et bass music sont les maîtres - mots de ce jeune Nantais soutenu par Garnier, Boys Noize ou encore Vonstroke. Il nous emporte dans une transe futuriste et parfois sombre, sa techno puissante refusant tout compromis. Spitzer (live -Infiné/Fr) : Les deux frères lyonnais viennent tout juste de sortir leur premier album The Call, sur le label d’Agoria. Mêlant une electro hypnotique à l’énergie brute et mutante du rock, ils développent un live puissant et n’oublient jamais de vous faire danser. Môme (dj set-Fragil/Fr) : Nouveau projet de Bertrand, ex-Sprog, Môme vient de sortir un premier EP sur Fragil. S’orientant maintenant vers un projet plus house mais catchy et dansant à souhait, il la joue à l’ancienne en mixant vinyl, pour un set où le groove est omniprésent

18h – Salle Micro - Gratuit

22h  >  4h – Salle Maxi Carte :14 € / Loc. : 18,60 € Guichet : 20 €

JEU. 14 MARS

DIM. 17 MARS

Exposition et performance

21h  >  4h – Salle Maxi Carte : 12 € (1 place achetée, 1 offerte) / Loc. : 16,60 € Guichet : 17 €

DIM. 24 FÉV.

MER. 13 MARS

Lou Doillon Bri-Ka-Brak Double Cadence Folk-pop

Lou Doillon (Fr) : Fille de... certes, mais pas que. Lou Doillon se nourrit de musique comme d’autres de donuts à la framboise, insatiablement. Il paraissait donc naturel qu’elle s’attelât, sous la houlette d’Étienne Daho, à la réalisation de son premier album, Places. Tout en retenue, celui-ci explore une veine intimiste folk-pop que sublime une voix atypique, voilée et élégante, qui se glisse dans l’oreille de l’auditeur à pas de Lou. +1E partie 20h – Salle Maxi Carte : 17 € / Loc. : 21,60 € Guichet : 22 €

PAGE 15  ~ STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRØ SIX

Ciné-concert jeune public

Pour épater les poules (Charles Bowers – 1925 – US) Le Chinois qu’on croyait mort (Lotte Reiniger – 1928 – AL) Deux perles du cinéma d’animation, conçues à base de dessins et papier découpé, sont mises en musique par ce joyeux orchestre foutraque. À partir de machines sonores concoctées avec des objets de récupération, (gants, roues de vélo, poêles à frires, tuyaux de plomberie…), les trois artistes émerveillent les petits qui seront aussi ce jour-là des musiciens en herbe… (à partir de 4 ans) 16h – Salle Micro Tarif unique : 4 € – durée 50’


LUN. 18 MARS / MAR 19 MARS J’emmène ma « maman » à Stereolux C’est un rendez-vous mensuel en semaine pour les 2/3 ans et leur accompagnateur qui présente des spectacles et des formes artistiques autour du son et de l’image. Au programme ciné - concert Bri-Ka-Brak (Double Cadence) Cf page Ateliers & Co 10h & 15h — Salle Micro Gratuit pour les enfants, 5 € pour les accompagnateurs

JEU. 21 MARS

Tété Chanson

Tété (Sen) : Le chanteur, natif de Dakar, se consacre actuellement à son 5ème album qui sortira début 2013. Son public s’impatiente d’entendre ses nouveaux morceaux ! +1E partie 20h - Salle Maxi Loc. : 25,80 € (Org. O’Spectacles)

JEU. 21 

MARS

Electric Electric Expélectric

Electric Electric (Fr) : Toujours sous perfusion d’influences post-rock, math rock, noise, indus ou musique exotique, le trio strasbourgeois évoque immanquablement quelques groupes (Battles, Swans, Health...) mais garde une identité bien à lui : plus frontal, plus bizarre et tribal ! Une transe sonique hypnotique. Powerdove (Usa) : The Curtains + Deerhoof + L’Ocelle Mare, c’est le tiercé dans l’ordre de Powerdove. Annie Lewandowski s’est entourée de John Dieterich (Deerhoof) et Thomas Bonvalet (L’ocelle Mare). Trois grands improvisateurs réunis pour un projet qui oscille quelque part entre Marble Index, David Sylvian et The Curtains. Double Nelson (Fr) : Un duo mixte de Nancy, ayant tout connu, du punk à l’indus, toujours groove et cinématographique. Inclassables, ils ont traversé 26 ans de créations sans jamais dévier de leur intégrité. Un parcours sans faute, un modèle d’abnégation et d’intégrité. 20h30 - Salle Micro Carte :  6 €  /  Loc. :  10,60 €  / Guichet : 11 €

VEN. 22 MARS Les Nuits Zébrées Zébré

C’est le retour des Nuits Zébrées à Nantes ! Toute l’équipe de Radio Nova accompagnée de son zèbre diabolique viendra investir Stereolux pour une 6ème édition. Salle Micro : Nova en vivant et en direct Salle Maxi : une programmation très très grand mix encore secrète pour le moment... mais comme d’habitude l’éclectisme sera de mise. Le tout en direct sur toutes les ondes ! Welcome to the Jungle... 20h - Salle Maxi & Micro Gratuit sur réservation, quota réservé aux cartes Stereolux. Programmation et jour de distribution des cartons d’invitation annoncés courant janvier.

SAM. 23 MARS

Sacrés Belges ! pop-folk-rock

Le plat pays est tout sauf une longue route monotone en matière de pop, de rock ou d’électro. Nos créatifs voisins se sont souvent révélés pionniers de courants émergents. Après Deus, Ghinzu ou Girls In Hawaiï, une nouvelle génération bouillonnante pointe son nez. Petit aperçu avec : Great Mountain Fire (Bel) : Le combo bruxellois pose les bases d’une pop hybride et narrative. Comment ce best of disparate et bordélique de l’indie-pop (Vampire Weekend, Talking Heads, Phoenix, Grandaddy,…) peut-il sonner aussi personnel et cohérent ? Parce qu’en n’en faisant qu’à la leur tête, ils souhaitent juste faire de la (bonne) pop-music, sans prétention aucune. SCHOOL IS COOL (Bel) : Le quintet anversois est allé à bonne école. Les Flamands ont certainement eu comme professeurs Win Butler d’Arcade Fire (matière rock orchestral) et Frank Black des Pixies (matière mélodie énergique). Refrains sautillants, percussions azymutées et harmonies atmosphériques s’y côtoient joyeusement. Passage en classe supérieure obligatoire. Dan San (Bel) : Oscillant entre mélodies mélancoliques, puissantes envolées lyriques et rythmes entraînants, le sextet liégeois maîtrise parfaitement son folk baladeur, tissé de fines harmonies vocales et de riches arrangements. Une énergie communicative qui ravira les fans de folk-pop chorale à la Fleet Foxes ou Syd Matters . 20h30 - Salle Micro Carte : 7 € ou gratuit Loc. : 10,60 € / Guichet : 11 €

DIM. 24 MARS Elito Revé y su Charangon

JEU. 28 MARS Les Femmes S’en Mêlent Dream pop-electronica

Salsa Cubaine

Elito Revé y su Charangon (Cub) : Elito a repris l’orchestre de son père, Elio Revé, gloire nationale à Cuba. Avec sa quinzaine de musiciens, il propose une salsa moderne qui allie adroitement l’héritage et la modernité avec, comme point de départ, les rythmes afro-cubains. Un bonheur pour les danseurs ! Mas Bajo (Fr) : Pour roder leur prochain album, les Nantais de Mas Bajo investissent Stereolux ! Depuis une décennie et plus de 500 concerts des grands festivals de jazz aux café concerts, ces dix musiciens français et cubains écrivent une des belles pages des musiques de l’Île dans l’Ouest. Salsa Francesa con sentimiento Cubano ! Calle Reina (FR) : Calle Reina est l’un des groupes français de timba les plus aboutis. Entre son moderno et pure timba foisonnante, ces dix musiciens de la région de Toulouse ont démontré en deux disques qu’ils n’ont rien à envier à de nombreux groupes cubains. En bonus, pour animer les entractes, La Fabric’a Mambo : cette Banda Gigante (20 cuivres et 10 percussionnistes) propulse cha cha cha, mambo, comparsa, pilon, afrobeat. Energie et groove ! Salle Maxi – 17h  >  21h Carte 15 € / Loc. 19,60 € / Guichet 21 € Coréalisation La Real Fabrica & Stereolux

MER. 27 MARS

Le festival Les Femmes S’en Mêlent célèbre la scène féminine indépendante depuis maintenant 16 ans et il s’étend sur plusieurs soirées et sur plusieurs villes de France et d’Europe. Porté avec passion et curiosité, reconnu pour son éclectisme et son exigence, le festival nous parle de féminité, non de féminisme. THE LUYAS (Can) : La musique des Montréalais s’étire en paysages sonores pastoraux, une dream pop ludique et enfantine rappelant Broadcast ou Blonde Redhead. Le chant enfantin de Jessie Stein se marie avec grâce aux arrangements de cuivres, violons, guitares grondantes et guirlandes de claviers. Sur scène, le groupe devient fascinant, cachant sous une pointe d’expérimentation un souffle fragile et lumineux. KID A (Us) : Pour Anni T, productrice de Virginie, chanteuse, auteur & compositeur, la solitude est la clé pour concocter des paysages sonores électroniques, des collages de jazz minimalistes et contes. Voix remarquée chez Agoria et premier album chez Ninja Tune au cours de l’année 2013. + GROUPE ANNONCÉ ULTÉRIEUREMENT 20h30 — Salle Micro Carte : 8 € / Loc. : 12,60 € Guichet : 13 €

SAM. 30 MARS

Disiz Hip Hop

Crise (par 1024) Seconde partie d’une trilogie (Euphorie – Crise – Récession), cette performance illustre l’inéluctable conjoncture dans un théâtre fait d’un vaste décor de cartons, mapping, instruments audiovisuels inventé par le collectif. 1024 poursuit sa recherche de mise en scène numérique au service d’une narration virtuose et décalée.

Disiz (Fr) : Disiz’s back, punchlines acérées et rage intacte. Après la pugnace mise en bouche du EP Lucide au printemps dernier, le ton monte d’un cran avec Extra-Lucide, qui emballe la mayonnaise. L’ancienne Peste n’a pas rangé sa langue dans sa poche, son flow est intact et le rap game français en fait le premier les frais. Disiz nous le dit clair et fort : il est là pour reprendre sa place. Fixpen Sill (Nantes) : Duo nantais créé en 2009 par les deux MC’s Vidji et Kéroué. Après une participation au projet 5 Majeur (réunissant Nekfeu de 1995, Heskis et Human de Hors 2 Portée), ils sortent leur premier LP : Le Sens de la Formule. Le flow est raffiné et la rime acerbe. Fixpen Sill accroche et fixe son rap au plus haut.

19h – Salle Micro / Accès libre (co-production Arcadi & 1024 Architecture)

20h – Salle Maxi Carte : 14 € / Loc. : 18,60 € Guichet : 19 €

crise augmentée (Live AV)


Atelier Mapping

ATELIERS &

> Avec Marie-Pierre Groud, notre spécialiste du cinéma d’animation

CO

Stereolux propose à un large public (enfants, adultes et seniors) un panel d’ateliers de création et de pratique. Ludiques et créatifs, ces ateliers permettent de découvrir ou d’approfondir une pratique. Également au programme des réjouissances, la découverte de films d’animation pour adultes et des spectacles pour les touts petits. Atelier Bananes électroniques et Cie

4. Cinéma d’animation et politique (16/04/13) Critiques, caricatures, regards sur… et questionnements autour de…

DATES : les 22/01/13, 11/02/13, 19/03/13, 16/04/13 de 19h à 21h. SALLE : Micro PRIX : 5 € par séance INSCRIPTION : inscription@stereolux.org PUBLIC : adulte

Après quelques années d’une intense pratique du Vjing, animant les longues nuit de Bristol, Joanie Lemercier, du label visuel Anti VJ, s’éloigne peu à peu de cette discipline pour se tourner vers la scénographie, les installations numériques et la projection architecturale.

J’emmène ma maman à Stereolux

Depuis, il expérimente les projections sur des papiers pliés, des toiles transparentes, des immeubles en béton, toutes formes et matières possibles, excepté le traditionnel écran de toile rectangulaire! À côté de cela, il aime aussi transmettre sa passion du mapping aux autres. Cette fois-ci, il invite des enfants à découvrir les aspects artistiques et techniques, les avantages et les inconvénients de travailler avec la projection lumineuse, et pour finir, tous réaliseront ensemble leur propre mapping de A à Z. Restitution publique de cet atelier le samedi 27 avril à 14h. DATES / PRIX : du 22 au 26 avril, le matin pour les 9/11 ans (10h/12h). 30 € pour 10 heures d’atelier. L’après-midi pour les 12/14 ans (14h/17h). 40 € pour 15 heures d’atelier. SALLE : Multi 1 INSCRIPTION : inscription@stereolux.org PUBLIC : 9/14 ans

Ou comment des capteurs agrémentés de contrôleurs côtoyant des objets du quotidien donnent des créations loufoques. Accompagnés d’artistes, les enfants construiront des objets numériques insolites tout en expérimentant le détournement créatif. > Avec Guillaume Brunet Dates : du lundi 4 au vendredi 8 mars, de 14h à 16h30 SALLE : Multi 1 PRIX : 25€ pour la semaine INSCRIPTION : inscription@stereolux.org PUBLIC : 7/8 ans

Atelier Tablette tactile : initiez-vous !

Marathon photo Chaque participant devra répondre à plusieurs thèmes photographiques autour de la notion de mise en scène. Chaque étape de prise de vue aura une durée limitée, à la fin de laquelle les photos seront restituées. Sur l’ensemble des 2 jours, les marathoniens auront produit 12 photographies. À vos appareils, GO ! > Avec les photographes Jérôme Blin et Gaétan Chevrier de bellavieza.

J’emmène ma maman à Stereolux c’est un rendez-vous mensuel en semaine pour le très jeune public de 2/3 ans et leur accompagnateur (parent, assistant(e) maternelle, instituteur/trice, crèche...) qui présente des spectacles et des formes artistiques autour du son et de l’image. 1/ Cartes postales virtuelles C’est la nouvelle année, tu as envie d’envoyer des cartes de vœux originales ?!! Alors, J’emmene ma maman… t’invite à te déguiser, à choisir ton décor et à réaliser ta carte postale virtuelle. Il faut venir avec un adulte et surtout avec les adresses mail de ceux à qui tu souhaites envoyer tes vœux !!! Si tu as un déguisement tu peux venir avec. Si tu crois que tu es trop petit, ne t’inquiète pas, les grands seront là pour t’aider !!! DATES : lundi 21 et mardi 22 janvier / ouvert de 9h30 à 11h30 et de 15h à 16h. SALLE : Micro PRIX : gratuit pour les enfants, 5€ pour l’accompagnateur (paiement sur place le jour même) INSCRIPTION : inscription@stereolux.org PUBLIC : 2/3 ans

DATES : samedi 1er juin (9h30/12h30 – 14h/19h) et dimanche 2 juin (10h/13h – 14h/17h) LIEU : Stereolux à La Fabrique et en extérieur PRIX : 7€ INSCRIPTION : inscription@stereolux.org PUBLIC : adultes – 70 participants

Le cinéma d’animation, ce n’est pas que pour les enfants

Vous avez une tablette tactile et vous souhaitez optimiser son utilisation ? Naviguer, rechercher, installer des applications, envoyer des mails, constituer sa base de contacts, tout cela n’aura plus de secrets pour vous ! Le petit plus, la découverte et la manipulation d’applications à vocation créative et ludique, simples d’utilisation. DATES : pour les tablettes Android : les mardis 12, 19 et 26 mars, de 18h45 à 20h45 pour les tablettes I-Pad : les mardis 2, 9 et 16 avril, de 18h45 à 20h45. SALLE : Multi 1 PRIX : 20€ les 3 séances INSCRIPTION : inscription@stereolux.org PUBLIC : 15 adultes

Un rendez-vous une fois par mois pour regarder et discuter. Programmation de courts-métrages, conçue par séances thématiques. Chaque séance s’attache à mêler les époques, les techniques et les genres. 1. L’animation au service de la danse (22/01/13) Une sélection de courts-métrages s’intéressant aux mouvements, aux rythmes. Comment le trait dessiné devient geste dansé. 2. Déformations : jeux avec la matière (11/02/13) Comment certains artistes et réalisateurs utilisent et jouent avec les matériaux. De la pellicule grattée, des pixels mis en vedette, des déformations numériques… 3. Portraits / autoportraits (19/03/13) Journaux filmés, regard sur l’autre. Tirer le portrait / se tirer le portrait… à coups de traits, de collages, de photomontages, de pixellisation ou d’images de synthèse…

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2/ ciné-concert Bri-Ka-Brak : Double Cadence Pour épater les poules (Charles Bowers – 1925 – US) Le Chinois qu’on croyait mort (Lotte Reiniger – 1928 – ALL) Deux perles du cinéma d’animation, conçues à base de dessins et papier découpé, sont mises en musique par ce joyeux orchestre foutraque. À partir de machines sonores concoctées avec des objets de récupération (gants, roues de vélo, poêles à frire, tuyaux de plomberie…), les trois artistes émerveillent les petits qui seront aussi ce jour-là des musiciens en herbe… http://doublecadence.blogspot.fr/ DATES : lundi 18 et mardi 19 mars 2013, 10h et 15h. SALLE : Micro PRIX : gratuit pour les enfants, 5€ pour l’accompagnateur (paiement sur place le jour même) INSCRIPTION : inscription@stereolux.org PUBLIC : 2/3 ans


MOS COU

Conférence - Moscowbeat : Back in The USSR Mardi 12 février - La Place / Trempolino

La Russie transformée par le rock

Le procès intenté aux Pussy Riot a braqué les projecteurs sur l’art contestataire en Russie, mais que sait-on vraiment du mouvement rock au pays de Poutine ? Joël Bastenaire, auteur de Back in the USSR, une brève histoire du rock et de la contre-culture en Russie, nous en dit plus avant sa conférence du 12 février prochain à Stereolux. / Joel Bastenaire La mobilisation autour du procès des trois membres de Pussy Riot a braqué les feux de l’actualité sur une culture que le grand public croyait limitée, voire inexistante en Russie. Tout d’un coup, un groupe inconnu de jeunes féministes choisit le happening pour exprimer sa colère, une méthode utilisée par les contestataires occidentaux depuis les années 1960. Elles sont encagoulées, vêtues de couleurs bariolées qui évoquent la peinture de Malevitch et chantent à la manière des premiers punks anglais. On ne peut comprendre le choix d’un tel mélange si on ignore qu’en URSS, les premiers hérauts du rock retrouvaient dans cette esthétique importée un certain écho des avant-gardes russes – arts plastiques, cinéma, etc. - de la première moitié du vingtième siècle. Dès la création à Leningrad, en 1981, d’une structure dont la double vocation était de laisser les rockers jouer leur musique et de les surveiller pour en éviter la diffusion (le célèbre « rock-club ») la plupart des rockers ne se contentent pas de gratter leurs guitares. Parfois écolos, souvent censurés, leurs textes engagés militent pour la réhabilitation des auteurs de la première période soviétique. Jusqu’à la crise morale et sociale majeure qui paralysera l’ex-URSS entre 1992 et 1996, un grand nombre de rockers seront vus et entendus dans tous les coins de Russie et d’Ukraine, chantant devant des foules des hymnes contre le système communiste et ses dérives mafieuses. Ce rôle primordial de diffuseurs de la contestation a été sous-estimé par les commentateurs étrangers qui ont cru que les dialogues du cinéma, les textes proférés dans les théâtres ou publiés par une presse libérée avaient pesé plus lourd que les chansons. Une analyse plus fine, que commencent tout juste à conduire quelques universitaires, apporterait sans peine la preuve que le premier rôle a été tenu par la littérature, mais que les principaux diffuseurs de la poésie engagée furent des chanteurs de rock ; ces artistes qui, les premiers, ont fait l’éloge public de textes interdits et oubliés. Le rock a été l’étincelle qui a illuminé le témoignage des dissidents sur l’univers concentrationnaire, évoquant l’absurdité de la course aux armements et ridiculisant la langue de bois des apparatchiks. Il existe en Russie, en Ukraine et dans les pays baltes une sorte de « moment rock » qui va balayer les anciennes formes de prise de

parole et le discours de la société sur elle-même. Ce « moment rock », ce sont les quelques mois durant lesquels une musique, longtemps interdite et appréciée d’une minorité, a été écoutée religieusement par la majorité parce que les paroles chantées étaient les premiers mots véridiques prononcés en public. L’aura des rockers des années 1985-1990 est si prégnant que les survivants de cette période sont autant de faire-valoir sollicités par le pouvoir comme par l’opposition. La fin du phénomène politique, après 1992, n’annonce pas celle de l’underground musical russe qui n’a cessé de prospérer et d’explorer de nouvelles formes avec l’arrivée du rap, de la techno, de l’électropop. Le métal et le punk sont très vivaces : des centaines de groupes se produisent dans des clubs, notamment au sein de la très active scène de Saint-Pétersbourg. Ces réalités expliquent pourquoi le régime se montre si sévère à l’égard des Pussy Riot. Les marginaux qui suivent des esthétiques non-conformistes venues d’Occident ne pèsent pas lourd dans le monde mais, en Russie, depuis l’époque de la perestroïka, on les sait en mesure de diffuser un discours qui déstabilise. Eux sont capables de parler haut et fort au moment où personne ne sait plus comment parler ni par quoi commencer. Bien qu’elles soient reniées et diabolisées par la majorité de leurs concitoyens, les Pussy Riot sont représentatives d’un élan général de la jeunesse et d’une majorité d’artistes pour qui la contestation esthétique, la défense d’un territoire autonome de l’art va de pair avec le rejet de l’arbitraire policier, de la corruption des fonctionnaires et des élections truquées. Vaste programme.

Moscowbeat

En février, ambiance russe à Stereolux avec les rendezvous Moscowbeat ! Au programme, la conférence « Back in the USRR  » par Joël Bastenaire, auteur du livre éponyme (et de l’article ci-contre). La conf’ est gratuite et aura lieu à Trempolino le 12/02 à 18h30. Le 20/02, ne ratez pas la projection du documentaire inédit Tomorrow, signé Andrey Gryazev, une œuvre décalée sur les trublions activistes du mouvement Voina. Enfin, place au gros son avec une soirée electro-beat made in Russia dans la salle Maxi le 22/02 : Pompeya, Proxy, Telsa Boy, DZA et Mujuice feront honneur à la scène moscovite !

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apprendre pratiquer tour d horizon des ateliers Jeunes, adultes, seniors : quels que soient leurs profils, les participants des ateliers autour du numérique témoignent de leur expérience. / Juliane Rougemont

Thé numérique

Atelier seniors Jacqueline (62 ans) et Gérard (69 ans), retraités

Pourquoi vous être inscrits à cet atelier ? J- J’aime bien ce qui concerne l’image et le son, et je suis plutôt nulle en informatique ! Je n’avais jamais vraiment pratiqué avant, j’avais envie de me perfectionner, d’autant plus que mon petit-fils est loin et je voulais apprendre à communiquer avec lui.

J- Pour le film qu’on tourne, on a eu une sensibilisation au cadrage, à la lumière, au montage. Il y a aussi le dépassement de la gêne face à la caméra, surtout à notre âge, on n’aime pas trop se voir à l’image, mais on a bien évolué depuis la première séance !

Que retirez-vous de cette expérience ? G- Le travail collectif était très sympa, on a appris à travailler en groupe et à manier plusieurs logiciels.

Finalement, les seniors plus calés que les jeunes en nouvelles technologies ? G- Moi, mon fils est intermittent, alors je ne serai jamais à la hauteur !

Atelier mapping

Atelier adultes Damien (25 ans), futur chef d’entreprise

Pourquoi t’es-tu inscrit à cet atelier ? Grâce à un pote qui fait de la vidéo et du mapping. Avant cet atelier, je connaissais surtout le mapping via les projections murales, j’en avais vu une sur la façade d’un château.

effets. Je n’avais jamais touché à ce genre de chose, ni même à aucun logiciel de retouche graphique, du coup j’ai beaucoup appris niveau technique. J’aimerais créer une entreprise d’appliques murales, alors le travail sur la lumière et les couleurs, ça peut m’aider dans mon projet.

Qu’as-tu appris lors de cet atelier ? Au début, c’est surtout une initiation au logiciel. Au fil des séances, on se met en groupes pour créer un projet. On passe ensuite aux phases de création des

Tu es donc prêt pour « mapper » sur le château ? Au niveau du maniement, c’est encore à perfectionner !

Marie  Pierre

Réalisatrice de films d’animation 32 ans, animatrice des ateliers enfants et seniors

Comment fonctionnent ces ateliers ? Lors des ateliers on travaille en plusieurs phases. Pour les enfants l’idée de base c’est de travailler sur le portrait, avec la vidéo, la photo et de réfléchir à la lumière, au cadre… Avec les seniors, on a commencé par débattre sur des films avant de passer à la pratique. Ils ne sont pas tout à fait débutants ; et c’est une super bande ! Les ateliers ont lieu sur une durée d’un an, je trouve ça bien car ils apprennent à se connaître, il y a une continuité.

Entre les seniors et les enfants, qui sont les plus turbulents ? Ce n’est pas la même chose, mais ils ne sont pas durs à gérer ! Avec les enfants il y a parfois des baisses d’attention, avec les seniors c’est plutôt des moments de rigolade.

Goûter numérique

Atelier enfants Arthur (10 ans)

Pourquoi t’es-tu inscrit à cet atelier ? Mes parents me l’ont proposé et j’ai trouvé que ça avait l’air intéressant. Sur le site Internet j’avais vu un petit film d’animation réalisé grâce à un logiciel [ paint.NET ] et j’ai eu envie d’apprendre à faire pareil.

Qu’as-tu appris durant cet atelier ? On a fait du morphing avec des photos de nous scannées et un logiciel spécial [WinMorph]. Pour la photo, on a surtout appris à gérer la lumière.

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DOSSIER

Communique avec les stars Autrefois verrouillée par des attachés de presse, la communication des artistes se fait désormais de plus en plus sans intermédiaires, via les réseaux sociaux. Attention aux bugs. / Loïc H. Rechi

À l’aube des années 2010, le statut de l’artiste a évolué. Non pas qu’il ait perdu de son aura, mais disons que la prolifération des réseaux sociaux a redessiné sa relation avec le public. Hier intouchables, les stars de l’industrie musicale communiquent aujourd’hui directement, sans filtres, avec leurs fans. Alors qu’on les imaginait au-dessus de tout, on sait désormais que Pink est contente quand elle boit de la piquette backstage, que Michel Polnareff a un léger problème avec l’orthographe ou que Rihanna est bien trop alcoolique pour être complexée à l’idée de balancer des photos d’elle à poil. Face à ce constat, on est forcé de se demander : y a-t-il encore des gens pour piloter la communication en ligne des artistes ? La réponse est évidemment oui, mais plutôt que de se pencher sur cette question de manière linéaire, nous avons préféré décortiquer quatre stratégies de gestion d’image qu’on retrouve aujourd’hui chez les artistes. Plus ou moins conscientes et efficaces, elles sont en tout cas sacrément récurrentes, quitte à les faire passer pour des buses.

Stratégie n°1 : Clasher d’autres artistes. Être sympa avec ses fans et répondre à leurs supplications, c’est mignon, mais c’est pénible et surtout, ça ne fait pas le buzz. Rien ne vaut une bonne embrouille par smartphones interposés. Dans un milieu qui brille par le léchage de boules, qualifier l’autre de « baltringue » et dénigrer sa musique est un bon moyen de faire parler de soi. Le cas d’école : Dans le rap, le clash est un art et Booba la source de toutes les attaques. Mais plus que les autres, Rohff, le rappeur du Val-de-Marne, a développé une passion consistant à le provoquer sur Youtube, Facebook ou Twitter, généralement à coups d’insultes remettant en cause sa masculinité. Booba a donc fini par accepter l’idée d’un match sur un ring, mais son assaillant a décliné, préférant

un combat de rue. Non sans se justifier : « J’ai plus de respect pour un poids plume manchot que pour le grand saucisson que tu représentes. » Une stratégie digitale burnée. Avantage de la chose : Good buzz, bad buzz, le principal est que l’on parle de soi dit l’adage. Grâce à cette stratégie, les retombées sur la Toile sont assurées. Les limites : Hormis passer pour un débile, le risque principal est de finir avec des dents en moins. Version alternative : Morsay, le rappeur de Clignancourt, a déjà clashé sur Dailymotion et Twitter la moitié de ce que la Terre compte d’artistes. Avec une constante imparable : dire à l’adversaire qu’on fait des trucs pas très catholiques à sa maman.

Stratégie n°2 : Insulter ses fans Si tous les artistes n’optent pas pour la stratégie du clash, il leur arrive toutefois de taper sur une autre frange de l’écosystème : les fans. C’est qu’ils sont pénibles avec leurs demandes incessantes et cette manière de critiquer dès qu’on propose de la musique qui ne va pas dans leur sens. Une clique minoritaire a donc choisi une approche radicale : taper publiquement sur ces sangsues jamais contentes. Le cas d’école : Novembre 2011. Birdy Nam Nam annule un concert à Strasbourg, indépendamment de sa volonté. Déçus, ses membres annoncent la nouvelle sur Facebook. Pas vraiment du goût des fans qui déversent leur haine dans des commentaires à coups de « C’est une blague ? Vous faites vraiment chier ». Excédé, Need, l’un des membres, fulmine et s’improvise gestionnaire de crise : « Que tous les gens qui envisagent que nous ne soyons pas les premiers déçus

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aillent se faire foutre », puis part en vrille, traitant nombre de fans de « fils de pute » ou de « connards ». Le tollé digéré, les BNN s’en sortent en reconnaissant qu’ils sont allés un peu loin mais qu’ils ne supportent plus l’absence de tolérance de certains fans. Honnête. Avantage de la chose : Fini de devoir contenter les gros lourds qui quémandent des trucs en permanence. En marketing, on appelle ça la théorie de l’écrémage. Les limites : Problème : à trop écrémer, on se retrouve tout seul. Ça complique la donne pour vendre des disques et puis, faire des concerts devant huit pèlerins, ce n’est pas trop ouf. La version alternative : C’est connu, les journalistes non plus ne sont jamais contents. Faites comme le rappeur américain Chris Brown : insultez-les. La technique consiste à puiser dans un champ lexical scatologique, puis à supprimer son compte Twitter quand on en a fini. Et bien entendu, à la fin, nier que tout ceci soit arrivé.

Stratégie n°3 : Passer pour un gros déglingo Si beaucoup d’artistes utilisent uniquement le Web pour faire leur promo ou relayer les messages qui disent du bien d’eux, d’autres ont décidé de faire fi de ces conventions. Ils offrent un spectacle de tous les instants, à mi-chemin entre dérapages et exposition au tout-venant d’une santé mentale quelque peu défaillante. Le cas d’école : Kanye West est un artiste hors pair. Mais Kanye West est aussi un type en roue libre sur Twitter. « Parfois, je suis trop émotionnel avec les polices de caractères », « Les frites, c’est le diable » ou « Je déteste être dans un avion et me réveiller à côté d’une bouteille d’eau. Super, après, je suis responsable de cette bouteille » sont des exemples typiques des trucs qui sortent de la pensée westienne. Honnêtement, Kanye est tellement fêlé que ses tweets pourraient tout à fait être exposés au Palais de Tokyo. Avantage de la chose : Passer pour un dingue est un moyen avéré de peaufiner votre crédibilité d’artiste. En la jouant bien, les observateurs pourraient même vous qualifier de génie. Les limites : L’impulsivité est à bannir. Un jour, Kanye a tweeté qu’il venait de « mettre cher » à Kim Kardashian, sa petite amie, avant de l’effacer. Too late, on trouve aujourd’hui des milliers d’occurrences sur Google. N’oubliez jamais, la mémoire du Web est infinie.

La version alternative : Dépositaire d’un hip hop anarchique déclamé en afrikaans, Die Antwoord reste fidèle à sa langue, arbore une esthétique qui dérange et joue à fond sur un registre banlieusard white trash qui dégoûte autant qu’il fascine. La base était là, il aura suffi de deux articles sur les blogs du Guardian et de Boing Boing pour que le groupe explose mondialement.

Stratégie N°4 : S’entourer de gens compétents À ce stade, vous pensez sans doute que les artistes ne mesurent pas l’influence du numérique. Eh bien détrompez-vous, tous n’ont pas été abandonnés comme des chiens sur les autoroutes de l’information par leur maison de disques. Une poignée d’artistes disposent de conseillers très compétents. Le cas d’école : 50 millions de likes, 31 millions de followers, 3 milliards de vues sur YouTube, Justin Bieber est l’artiste ultime sur Internet, grâce à une équipe qui a tout compris. Interactions intenses avec les fans, contenu exclusif et surtout des idées incroyables sont au cœur du dispositif Bieber. Le meilleur exemple : sa dernière campagne. Un tweet pour annoncer qu’on lui a tiré son ordi avec des « trucs sensibles » dessus. Quelques jours plus tard, un message menaçant de poursuites ceux qui utiliseront ces « trucs ». Dans la foulée, des photos de Justin, torse nu, sortent sur la Toile. Et au bout du compte, une sextape ? Que dalle ! Tout ceci était le plan promo pour son dernier clip et elle n’aura pas coûté un sou. 100 millions de vues plus tard, c’est gagné. Avantage de la chose : Bien s’entourer n’est pas gratuit, mais pendant ce temps-là, vous pouvez vous gratter les testicules tranquillou. Les limites : On pourrait bien vous taxer de vendu au capitalisme, voire d’incapable, mais face à la perspective d’engranger des millions, franchement, est-ce bien grave ? Version alternative : Radiohead cartonne toujours parce que le groupe a vite compris l’importance du numérique. En 2007, Thom Yorke et sa bande avaient ainsi distribué l’album In Rainbows uniquement sur leur site, au prix que les fans étaient prêts à mettre. Résultat, il a été téléchargé 1,2 million de fois à un prix moyen de 1,2 euros. On vous laisse faire le calcul, mais en langage Internet, ça s’appelle un epic win.

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Performance - Éclipse : Mondkopf & Trafik Vendredi 08 mars - Salle Maxi

Workshop - Raspberry Pi Mardi 15 janvier - Plateau Multi

MOND KOPF

Raspberry Pi ordi petit mais costaud

Total Eclipse of Mondkopf & Trafik Après un troisième album virtuose paru en 2011, Mondkopf, associé aux Lyonnais de Trafik, débranche la boîte à rythmes pour plonger tout le monde dans le noir lors d’une expérience live intense. Une réussite inespérée. / Mathias Riquier

De la taille d’une carte de crédit, ce mini-ordinateur entend bien remettre l’utilisateur d’informatique au centre de l’action, à grand renfort de débrouille. / Adrien Toffolet

Ce jeune homme est aussi humble que son parcours est singulier. Si Mondkopf, de son vrai nom Paul Régimbeau, est toujours considéré comme l’un des jeunes prodiges de la musique électronique hexagonale, c’est parce qu’il réussit à se faire entendre d’une façon qui reste en tous points la sienne. Son deuxième album, Rising Doom, sorti en 2011, appuyait définitivement la domination de l’homme sur ses machines. Le son semblait sorti des mêmes fonderies que la techno originelle, celle qui faisait plier les ravers, mais néanmoins empreint d’un travail d’orfèvrerie évoquant bien sûr Aphex Twin. Le tout avec un nappage glacial, d’obédience presque black metal, définitivement pas banal.

Pour un soi-disant ordinateur du futur, le Raspbery Pi passe plutôt pour l’ordinateur du pauvre à l’heure actuelle. Pas d’écran, pas d’alimentation, pas de clavier ni de souris, et même pas de boîtier ! Juste un circuit imprimé de la taille d’une carte de crédit avec son lot de composants intégrés, processeur, port USB, port vidéo, etc. Le tout pour la modique somme de 20 euros. L’ordinateur du pauvre on vous dit ! Et pourtant, à l’origine, ce petit bout de plastique n’a pas été créé pour que les bas revenus puissent tous jouir des joies du haut débit. « L’idée, c’est de développer, produire et distribuer un ordinateur ultra low-cost dans le but d’apprendre la programmation aux enfants », expliquait David Braben de l’association caritative Raspbery Pi Foundation lors de son lancement début 2012.

Après avoir fait tourner un live qui mettait logiquement l’auditoire à rude épreuve, dans le prolongement de ce monolithe sonore qu’est Rising Doom, Mondkopf a tout simplement continué à ne se soucier de personne. Tenant Brian Eno en estime pour ses œuvres les plus inaccessibles, il lui semblait logique de tenter le coup du show jusqu’au-boutiste et sans concessions. Si l’intéressé conçoit Éclipse comme « une direction parallèle, une expérience avant tout », c’est bien en plein Mondkopf qu’on nage. Texturée, remplie de basses, la pièce développée par le producteur s’étale comme un long morceau en deux parties, sans rythmique aucune, mais emplie de son amour pour le « beau bruit ». Une nouvelle fois, le bureau de développement graphique et multimédia lyonnais Trafik a travaillé sur cette collaboration fusionnelle, concevant une véritable performance audiovisuelle. Dépassant le simple faire-valoir esthétique, celle-ci plonge le spectateur dans une dichotomie lumière / ombre extrêmement tranchée. Ce mariage est aussi le signe de la complémentarité entre deux formes, dont on ne saura laquelle est au service de l’autre. Davantage qu’un simple arrangement thématique, la matrice développée réagit en temps réel aux expérimentations improvisées du musicien, dans une parfaite relation organique. Si Éclipse est une bulle dans sa carrière, Mondkopf a tenu à la rendre la plus englobante possible. Comme quoi, la techno peut être produite par de grands sensibles.

Éclipse en version performance, ce vendredi 8 mars, marquera le vernissage d’une exposition proposée en collaboration avec Trafik, sur deux espaces jusqu’au 7 avril. VS : structure lumineuse, sonore et interactive, à la perspective infinie qui, positionnée sous les Nefs, raisonnera à l’échelle de cette architecture emblématique. Éclipse à la plateforme intermédia : conçue pour Stereolux, l’installation constituera la forme rémanente de la performance, où lumière et son transperceront le noir profond.

L’objectif est clair : ne plus laisser la création de programmes aux grands groupes. Loin d’être l’ordinateur de la lutte des classes, le Raspberry Pi entend plutôt populariser le do it yourself ( la débrouille avec les moyens du bord ) appliqué à l’informatique. Les utilisations sont infinies : construire son propre robot, son drone ou encore sa borne d’arcade maison. Ou, moins glamour mais tout aussi utile : se faire son propre serveur et y stocker soimême ses données. Pour les musiciens, l’apport de l’informatique – en studio comme en live – n’est plus à démontrer. On imagine donc assez facilement le potentiel de cet ordinateur riquiqui (en taille, pas en puissance) pour les artistes. Reste évidemment à prendre en compte une donnée non négligeable, celle de l’apprentissage nécessaire pour manier ce type d’outil, assez éloigné de l’informatique grand public. L’atelier prévu à Stereolux devrait d’ailleurs permettre d’y voir plus clair. Dans tous les cas, on peut s’attendre à ce que les premiers virtuoses du Raspberry Pi sortent plutôt d’écoles d’informatique que du Conservatoire...

Workshop découverte du Raspberry Pi : le mardi 15 janvier - 10h - Plateau Multi.

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BILAN 2012 STEREOLUX

Un peu plus d’un an après l’ouverture de Stereolux, tentons de faire le bilan avec tous ceux qui font vivre le lieu : artistes, producteurs, bénévoles... et spectateurs, bien entendu. Stereolux a vibré tout au long de l’année : 88 concerts-soirées programmés par Stereolux, soit 217 artistes dont 49 issus de notre région ; 29 mises à disposition pour des concerts organisés par des associations ou des entreprises de spectacles, soit 74 artistes 6 expositions ; 10 spectacles jeune public, 31 spectacles ou performances multimédia ; 11 conférences, 14 événements professionnels organisés ou coorganisés pour les filières du numérique (ex : Journées du code créatif, Rencontres Interfaces Neuronales...) ; 6 événements professionnels soutenus et accueillis pour les filières du numérique (ex : Web 2 day, Open Data, Startwest...) ; 19 accueils d’événements territoriaux (Eurocities), conférences professionnelles ou manifestation citoyennes. Enfin, 220 jours d’utilisation des labos ou des salles de spectacles pour des répétitions et des expérimentations artistiques ou technologiques.

ABOU

DAN

Association Zion Gate Quel est votre meilleur souvenir ? J’ai été bluffé par le solo de «guitare» joué avec une MPC 2000 par le DJ des Sollilaquist ! Votre meilleur concert ? Seun Kuti, le fils de Fela accompagné par Egypt 80, le groupe de son père. Votre impression après la 1er année d’exploitation ? Toujours un peu nostalgique de l’Olympic mais j’aime bien la salle Micro qui a un peu le côté convivial de L’Olympic justement. Que pensez-vous de la programmation ? Plutôt diversifiée, pas évident de satisfaire tout le monde, après je suis comme tout le monde et je prêche pour ma chapelle : un peu plus de concerts reggae, soul / funk, afro, latin serait appréciable. Quelque chose à améliorer ? Un plus grand choix de jus de fruits et de boissons non alcoolisées !

Paradise Prod Quel est votre meilleur souvenir ? Le meilleur souvenir vécu est naturellement pour nous la Paradise du 27 octobre 2012, pour l’énergie des clubbers présents ce soir-là et l’ambiance réellement festive, avec un mélange de tranches d’âge qui pourrait surprendre à première vue. Pour nous, ça représente les 12 ans vécus de Paradise depuis sa première soirée. Votre impression après la 1er année d’exploitation ? Beaucoup de concerts ont eu lieu, Stereolux est une grosse machine pas facile a manœuvrer, cela laisse présager vraiment de belles choses quand le rythme de croisière sera atteint. Quelque chose à améliorer ? Sur le bâtiment en lui-même, les dés ont été jetés, maintenant, comme dit précédemment, l’expérience de cette première année emmènera forcément différentes évolutions pour l’exploitation. En tant qu’organisateurs de la Paradise, nous avons forcément de nouvelles envies, mais je ne sais pas si on peut appeler ça de l’amélioration !

HéLèNE

EMILE

Spectatrice

Quel est votre meilleur souvenir ? L’énegie du chanteur de Skip The Use, et sa capacité à faire bouger son public. Votre meilleur concert ? Le concert de Patrick Watson, très intense, très intime. Votre impression après la 1er année d’exploitation ? J’ai eu beaucoup de mal à faire mes adieux à l’Olympic, mais la salle est d’un tout autre genre. L’acoustique y est meilleure et l’on peut voir des artistes que l’on n’aurait pas vus à Chantenay ! Quelque chose à améliorer ? Le seul bémol de la salle c’est l’existence d’une fosse entre artistes et public. Les gens ne peuvent plus monter sur scène, c’est un peu moins drôle qu’à L’Olympic. Les artistes ne descendent plus à la rencontre du public après le concert, ou du moins c’est très rare.

ARTISTE & BÉNÉVOLE Ton meilleur souvenir ? La soirée des Rockeurs ont du cœur, en décembre 2011. Pour la deuxième fois je joue à Stereolux avec mon groupe Rhum for Pauline, mais sur les planches de la salle Maxi cette fois. Salle comble, grosses sensations. Pour la première fois, les filles des premiers rangs chantent les paroles (c’est ça qui compte). Intenses frissons, partagés à quatre. Une anecdote ? Le booker de Baxter Dury qui nous appelle à l’arrache pour qu’on prête une basse à son bassiste. On récupère des pass All Access sans avoir demandé. Cool. Votre impression après la 1er année d’exploitation ? C’est un endroit où l’on traîne plus facilement, je trouve, qu’à l’Olympic. Le fumoir est responsable de débats animés - et avinés, aussi, souvent. Quelque chose à améliorer ? L’accompagnement de la scène locale. Au-delà de la prog, je pense à la mise à disposition des salles pour des résidences, pas uniquement les labos dans les étages, qui conviennent plus aux artistes electro qu’aux groupes «classiques».

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La Culture vaut plus qu’une exception L’industrie musicale est en profonde mutation. C’est tout l’écosystème qu’il faut réinventer. Pour l’heure, les pouvoirs publics tergiversent en favorisant la subsistance des anciens modèles. / Rémi Bouton

Le temps où majors et réseaux FM faisaient la loi dans la musique tout en encaissant de grosses marges est révolu. On a changé de siècle, ces anciens modèles s’écroulent. Tant mieux. En France, le chiffre d’affaires des spectacles de musiques actuelles est passé devant celui de l’industrie du disque (650 M€ de recettes pour le spectacle, 617 M€ pour le disque - sources CNV Snep). Est-ce pour autant la fin de la concentration dans les industries culturelles ? Y a-til aujourd’hui plus de diversité qu’hier ? Le public est-il plus curieux ? Les artistes vivent-ils mieux de leur métier ? Rien n’est moins sûr… Les nouveaux modèles n’ont pas encore fait la preuve de leur solidité tandis que les anciens ont la vie dure. À cette révolution numérique s’ajoute la crise bien sûr, mais surtout une révolution des usages, une rupture générationnelle et, sans doute, idéologique. Les anciens veulent mettre le monde sous cloche. Les modernes savent qu’il faut tout réinventer. Internet a apporté avec lui de nouvelles manières de découvrir, de consommer, de créer, de produire la musique. L’accès au patrimoine n’a jamais été aussi facile. L’accès aux artistes aussi, qui comprennent l’avantage qu’il y a à entretenir des relations plus directes avec leur public - ce qu’on appelle le Direct To Fans [ voir notre dossier pages 20 et 21 ]. L’économie de la culture évolue. De l’achat de quelques produits, souvent chers, on s’oriente vers une économie de l’attention : c’est parce que vous avez écouté tels ou tels titres sur Deezer ou Spotify que leurs créateurs seront rémunérés. Reste que les sommes sont encore très faibles. De l’ordre de 0,001 € par écoute. Et pourtant, dans le monde, le numérique devrait dépasser cette année les revenus générés par la musique en plastique – en 2011 le numérique représentait déjà plus de 5 Mds $ soit le tiers des revenus mondiaux de la musique enregistrée [ source IFPI ]. Ainsi, ce n’est pas en reconstruisant une ligne Maginot que l’on va faire émerger de nouveaux flux de revenus, mais en allant de l’avant : en ouvrant l’accès à tous les catalogues, notamment avec la gestion collective obligatoire qui permettra à tout artiste de percevoir une rémunération garantie si sa musique est diffusée sur le Net et aussi, à tout service en ligne de pouvoir diffuser toutes les musiques. Autre piste de salut : ouvrir l’accès aux données sur la musique, selon le principe de l’Open Data, afin d’enrichir l’information sur la musique (les fameuses métadonnées). Le public y gagnera en s’y retrouvant mieux par le biais de services et de répertoires ; la gestion des droits sera également fluidifiée. À trop regarder dans le rétroviseur, les pouvoirs publics et les lobbies n’ont pas su monter dans le train. Aujourd’hui, les majors sont américaines : les Google, Apple ou Amazon sont les principaux distributeurs de biens culturels numériques. Essayez de négocier des conditions commerciales avec elles !

C’est une chance d’avoir, en France, donné naissance à des entreprises comme Deezer, Dailymotion, Qobuz ou Believe, qui figurent parmi nos champions. Ces entreprises ont fait au moins autant pour la musique made in France et le développement des artistes que le ministère de la Culture depuis 10 ans ! L’entreprise n’est pas un vilain mot dans la culture. À trop vouloir la mettre à l’écart des lois du marché, à défendre une exception culturelle à l’ancienne, à vouloir se protéger derrière des quotas, des chronologies des médias et autres droits d’accès, la culture risque de se retrouver bien seule, dans sa tour d’ivoire. D’autant plus dans la musique, qu’on trouve partout : dans la rue, dans les bars, dans les salles… Aurélie Filippetti a mis fin au projet de Centre National de la Musique : 18 mois d’échanges et de négociations entre les acteurs de la musique, du disque et du spectacle vivant, des artistes aux majors en passant par les indépendants, les associations... En cette période de rupture des modèles, rassembler tous les acteurs prêts à parler ensemble, à reconstruire les systèmes d’aides, à unir les stratégies liées au disque et au spectacle, à investir sur l’innovation, le tout sous la houlette de l’État, était un espoir de construire des solutions, dans l’intérêt général du public, de la culture et des artistes. Las, le gouvernement a fait le choix de reporter sine die le CNM pour lancer une autre consultation, plus générale encore, la mission Lescure. Ce faisant, il prend l’immense risque de décevoir, tant ce programme porte de promesses… et de questions à régler, pour le livre, la presse, le jeu vidéo, le cinéma, la télévision. Il faut dire aussi que le ministère de la Culture n’a jamais su soutenir les musiques actuelles à la hauteur de l’importance culturelle qu’elles ont dans la vie des Français. Un seul exemple : c’est le cinéma et lui seul qui perçoit la taxe sur les abonnements à Internet, qui devrait générer en 2012 un chiffre d’affaires de l’ordre de 300 M€… Rien pour les musiques actuelles, qui sont pourtant dans une situation difficile. Distributeurs et labels indépendants déposent le bilan en masse tandis que les producteurs de spectacles vivants sont chaque jour plus fragilisés dans un univers de plus en plus concentré : ainsi, 6 % des structures concentrent 61% du chiffre d’affaires. Nécessairement, les pouvoirs publics devront prendre un jour la décision de contribuer au financement de la musique en captant des revenus sur les abonnements Internet ou mobile. Ils proposeront aussi de réunir les politiques d’aides au disque et à la scène et d’encourager la filière à se réinventer. Mais il faudra aussi soutenir massivement la recherche et les entreprises innovantes. Pendant qu’on tergiverse sous les ors de la République à propos de l’éventuelle utilité d’une exception culturelle 2.0, d’autres acteurs, à travers le monde, ébauchent les modèles de demain et donc l’économie culturelle du futur. De tailles diverses, ils travaillent sur la recommandation et l’intelligence musicale, la géolocalisation, le contrôle d’accès et la billetterie en ligne, la vente d’applications et de services culturels, le streaming et la retransmission en live, les réseaux sociaux, le crowdfunding, la gestion des métadonnées et celle des droits. L’avenir est à eux.

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J’aurai ta peau Domnique A

Arnaud Le Gouëfflec - Olivier Balez, éd Glénat, sortie le 9 janvier

Nantes, street art et graffiti

Quelques lettres juxtaposées, collées sur une simple feuille de papier, menacent Dominique Ané. «  J’AURAI TA PEAU DOMINIQUE A  » Qui en veut au chanteur nantais qui a mené avec succès mais discrétion 20 ans de carrière, qui a écrit et chanté « Même à celle qui trahit / Même à celui qui ment / Il ne faut pas souhaiter la mort des gens.  » ? On peut en vouloir aux m’as-tu-vu, aux provocateurs... mais à Dominique A ? Cette fiction entraîne le musicien, bouleversé et bien décidé à en trouver l’instigateur, dans les vertiges de la peur, l’excitation du mystère et la paranoïa. Il traversera le tourment de ses questions existentielles et surréalistes avec le soutien de son ami Philippe Katerine. Arnaud Le Gouëfflec et Oliviez Balez n’en sont pas à leur premier larcin. Topless et Le chanteur sans nom, deux histoires elles aussi plongées dans l’univers de la musique, précèdent cet opus.

De Sarah Guilbaud / Coiffard Editions

On trouve de tout, en balade à Nantes, dès qu’on lève cinq minutes les yeux de nos smartphones. Des petites phrases inscrites au marqueur dans les chiottes de troquet aux mosaïques geek collées sur les façades en passant par les fresques peintes des heures durant par des graffeurs motivés, l’art urbain qui s’offre à nos rétines est riche. Et surtout éphémère, par nature, à quelques exceptions près. C’est dire l’importance d’un ouvrage aussi généreusement illustré que ce Nantes, street art et graffiti. La journaliste Sarah Guilbaud (auteur de Mai 68 Nantes) suit ce mouvement depuis 1999 et la découverte du bien connu Monsieur Chat. Elle a depuis rencontré et interviewé de nombreux graffeurs des environs (ou d’ailleurs), à l’image du collectif The Postman Quartet qui signe la couverture du livre. Guilbaud signe un beau pavé de 230 pages, fort de ses centaines de photographies, souvent partagées sur le Net (cf. son compte Flickr http://www.flickr.com/photos/zerbihancok), qui donnera sans aucun doute au lecteur l’envie de « regarder les murs autrement », comme l’espère son auteur.

Gonzaï Magazine

La presse magazine française n’est pas vraiment dans une forme éclatante. Si l’arrivée de certains nouveaux titres réjouit fortement (on pense à So Film, la belle surprise de 2012 pour les lecteurs cinéphiles), la disparition d ’ a u t r e s publications ( R . I . P . Voxpop après 5 ans de services) p o u r r a i t décourager. Que nenni, nous répondra alors la bande de Gonzaï, le drôle et malin Webzine aux 100 000 visiteurs mensuels, créé en 2007. Des internautes vraisemblablement attirés par des articles débordant d’une mauvaise foi réjouissante et d’analyses burnées sur l’actu culturelle. Bonne nouvelle pour eux (et pour les autres), Gonzaï lance dès le 15 janvier un mag bimestriel, « à mi-chemin entre le généraliste pop culture et la presse d’investigation à l’américaine  ». Financé en partie par les internautes sur Ulule.fr (plus de 8500 euros récoltés), ce premier numéro, attendu de pied ferme, bénéficiera d’un mode de distribution original - et plutôt salvateur, quand on voit les grèves à répétition de Presstalis, principal distributeur de presse en France. Pas de vente prévue en kiosque pour ce mag qui sera disponible sur commande et dans certains points de vente (disquaires, librairies...). Son credo ? «  Des faits, des freaks et du fun ». On est déjà abonnés.

Metz

« Metz » - Sub pop

Metz est un (jeune) power trio minimaliste (basse, guitare, batterie), signé chez Sub Pop. Ça vous rappelle quelque chose ? Heureusement ils sont Canadiens, ça évitera les raccourcis faciles et les classements fainéants (postgrunge quoi ?...). Même s’ils ne révolutionneront pas l’histoire musicale, le groupe basé à Toronto a juste la particularité de nous apporter un bonheur simple mais intense à l’écoute de ses morceaux noise-punk-rock aux légères touches psychédéliques. Entre Jesus Lizard, Nirvana (eh oui!) et Shellac, ils dégagent une énergie impressionnante, une dynamique incroyable, fonçant tête baissée, cognant fort, maltraitant les cordes, éructant d’une manière libératrice avant de se jeter sur la batterie, évidemment... Un premier album jubilatoire, court (29 min) et urgent, réalisé avec une insouciance et une sincérité qui font du bien, loin des codes et de la hype. Pour une fois que Metz fait envie...

BOY & The Echo Choir

It all shines - My Little Cab Records Il serait facile de mettre bout à bout un tas d’adjectifs tous aussi superflus pour décrire It All Shines, nouvel opus du duo Boy & The Echo Choir, dans les bacs le 30 janvier prochain. Alors on préfère s’allonger et regarder loin devant, hypnotisé par ce chant des sirènes tournoyant au gré des sonorités et du souffle. Avec des clignements de paupières comme seules interactions avec la réalité, on découvre les contours de l’existence, sa magie et ses couleurs. It All Shines fait partie de ces albums dont chaque écoute évoque de nouveaux tableaux, de nouvelles sensations. À vous de juger...

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Rendu de résidence création ‘Save my soul’ Cie Carnivores

Tragédie transdisciplinaire, Save my soul est un spectacle en création de la jeune Cie nantaise CarniVORes. À la croisée des arts, Save my soul se présente comme un concert, un spectacle de cirque, une pièce de théâtre, un spectacle de danse, une perf de peinture. C’est aussi la rencontre de 5 artistes qui nous content le respect de la différence et le droit de vivre autrement dans l’indifférence. On attend avec impatience la création définitive de ce spectacle… À suivre.


Le Laboratoire Arts & Technologies

de Janvier à Mars 2013

Le Laboratoire Arts & Technologies de Stereolux est un lieu d’expérimentation. Autour des usages et des technologies de la création numérique, il vise à rapprocher artistes, entrepreneurs et chercheurs, ainsi qu’à soutenir le développement de concepts et de projets innovants. Workshops : Tous ces ateliers se déroulent au 4° étage sur le plateau multimédia. Ils sont gratuits et sur inscription sur www.stereolux.org Workshop Analyse audio (Andy Farnell, UK)

14/01/13 - 18h30-20h30

Analyse du son avec le logiciel Pure Data, création d’applications audio-réactives. Public : niveau intermédiaire – connaissances de base Pure Data ou programmation. (15 places )

Workshop Créer un Artgame web (Bérenger Recoules, Nantes) Le mercredi soir du 16/01/13 au 20/02/13 - 18h30-20h30

Découvrir et prendre en main les outils de création du jeu, inventer vos propres modules autour du projet de jeu modulaire de Bérenger Recoules. Public : tous niveaux, avec une première expérience (même minime) de la programmation Web / informatique. (12 places).

Workshop Raspberry Pi (Andy Farnell, UK)

Workshop Kinect (Laurent La Torpille, Nantes)

Andy Farnell, enseignant hors-pair et orateur passionnant, vous fera découvrir ce fameux microordinateur qui a la taille d’une carte de crédit et ne coûte que 25 $ ! Public : tous niveaux (débutants acceptés) ; intérêt pour la programmation et le hardware. (15 places)

Approche de la Kinect sur Mac et PC (Unity, Max/MSP, Open NI…) illustrée par les projets de l’artiste nantais. Public : tous niveaux. (15 places)

12/03/13 - 18h30-20h30

15/01/13 - 9h-16h30

Stereolux tech’time : un nouveau format d’échanges, animé par des artistes des ingénieurs et développeurs, qui évoquent des outils utilisés (entre autres) dans le champ des arts numériques. (Ces rendez-vous se déroulent à la Cantine Numérique. Ils sont gratuits et sur inscription sur www.stereolux.org) PROJETS DE RECHERCHE COLLABORATIFS EN COURS DE DEVELOPPEMENT

Et toujours le Patching Circle nantais : les mardis de 18h30 à 21h. l’atelier hebdo du code créatif qui rassemble chaque semaine une douzaine de développeurs, chercheurs, artistes et graphistes.

Kinect & cie -

20 février 2013 - 19h-20h30

Les caméras infrarouges : quels usages ? quels enjeux ? quelles technologies pour quels coûts ? Avec Adrien Coativy (École Centrale de Nantes) et Laurent La Torpille (artiste). (50 places)

Raspberry Pi : l’ordinateur à 25 $ ! 23 janvier 2013 - 19h20h30

Tarek Ziadé : Développeur chez Mozilla et Auteur de livres Python / Jonathan Schemoul : consultant en ingénierie électronique et gérant du site http://hackspark.fr (50 places)

Motion capture et animation d’un avatar 3D 21 mars 2013 - 19h-20h

Pierre Gufflet, artiste nantais, présentera l’aboutissement de 2 ans de recherche sur une nouvelle technique de capture (visage, corps, mains) au service du spectacle vivant. (50 places).

Lister les projets ci dessous :

- Wallpix, mur de pixels interactif (collaboration avec l’École Centrale de Nantes) - Dispositifs sonores dans l’espace public, peu coûteux et autonomes en énergie (collaboration avec l’École Centrale de Nantes).

- Neurokiff, plateforme Web d’agrégation et d’analyse d’enregistrements d’électroencéphalogrammes (en collaboration avec l’Université de Nantes / le LINA)

Projets recherche / expérimentation :

- Projets d’architectures mobiles (collaboration avec l’École d’architecture de Nantes)

Agrégateur de données événementielles : constitution d’un groupe pilote Le développement de la plateforme touche à sa fin ! Libertic et Stereolux recherchent, à partir de février 2013, une douzaine de béta-testeurs : créateurs d’événements ou réutilisateurs de données. Plus d’infos : lucile.colombain@stereolux.org

Appel à projets de R&D artistes-entreprises

Nouvelles interfaces homme-machine, Internet des objets, visualisation de données, jeu vidéo, création transmédia… Stereolux lance un appel projet à destination d’entreprises qui veulent porter un autre regard sur l’innovation, en travaillant avec des artistes à la création de produits ou de services numériques. Plus d’infos auprès de lucile.colombain@stereolux.org

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HYBLAB, ATELIER INTERÉCOLES D’EXPÉRIMENTATION 80 étudiants (SciencesCom, Polytech et AGR) travailleront de janvier à mars 2013 à la création de contenus numériques originaux liés aux données de l’Île de Nantes. Un atelier organisé par Ouest Médialab et soutenu par Stereolux. Plus d’infos sur www.stereolux.org


INFOS P R AT I Q U E S

Le projet Stereolux est soutenu par :

Label Scène de Musiques Actuelles

BILLETTERIE

Internet : plus simple et plus rapide, achetez et imprimez vos billets chez vous ! Rendez-vous sur www.stereolux.org Accueil billetterie Stereolux : du lundi au samedi, de 13h à 18h30, 4 Bd Léon-Bureau – 44200 Nantes. Tél.: 02 40 43 20 43 - Pas de réservation téléphonique, merci de votre compréhension. Magasins à Nantes : Melomane, 2 quai de Turenne – Nantes, du lundi au samedi, de 11h à 19h30. Offices de tourisme, librairie Forum Privat, O’CD Nantes. Partout ailleurs : Ticketnet : magasins Virgin Megastore, E.Leclerc, Auchan, Fnac, Carrefour, Magasins U, Géant, La Poste, Réseau Bimédia (tabac / presse). Au guichet : le soir des spectacles, dans la limite des places disponibles. Savoir si un concert est complet : wwww.stereolux.org Pour toute information relative à la billetterie (points de vente, tarifs…) : billetterie@stereolux.org

CARTE STEREOLUX

Plein d’avantages à prix réduit ! La carte Stereolux, ce sont des réductions sur l’ensemble des concerts et spectacles produits par l’association, trois concerts gratuits durant la période de validité de votre carte (mentionnés dans notre magazine et sur www.stereolux. org par ce picto : ), trois concerts 1 place achetée = 1 place offerte (mentionnés dans notre magazine et sur www.stereolux.org par ce picto : ), des réductions au Pannonica, VIP, Chabada, Ubu, Fuzz’Yon, 6PAR4… et dans toutes les salles Fédurok.

> Point de vente de la carte : en vente uniquement à Stereolux, 4 Bd Léon-Bureau Nantes – Merci de vous munir d’une photo d’identité et de vos éventuels justificatifs. > Points de vente billets au tarif réduit : billetterie Stereolux, Melomane, offices de tourisme, librairie Forum Privat, O’CD Nantes et sur stereolux.org, sur présentation de votre carte. Plus de renseignements sur www.stereolux.org

Les concerts Stereolux reçoivent l’aide de :

WEST COAST MUSIC CLUB

Le West Coast Music Club ce sont 9 salles de concert : Stereolux, Le Vip, L’Antipode, Le Pannonica, Le Fuzz’yon, L’Echo Nova, Le Chabada, Le 6PAR4 et L’Ubu. En achetant une carte dans l’une de ces salles, profitez aussi du tarif réduit* dans toutes les autres, ainsi que de nombreux concerts gratuits : têtes d’affiche et découvertes, rock, chanson, pop, electro, hip hop, jazz, metal, world… *Ces cartes donnent aussi accès au tarif réduit dans plus de 50 autres salles en France. www.la-fedurok.org

Stereolux est membre des réseaux :

PLAN D’ACCèS

Stereolux reçoit le mécénat de : 1 3

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La carte Stereolux est valable 1 an, de date à date. Plus d’infos sur www.stereolux.org > Tarifs : -Gratuite pour les Pass Culture & Sport 2012 - 2013 en échange du chèque spectacle. -9 € pour les demandeurs d’emploi. (sur présentation d’un justificatif de moins de 3 mois) -14,50 € pour les étudiants à partir de 16 ans. (sur présentation d’un justificatif) -18 € pour les salariés et tous les autres. -29 € La « carte DUO » destinée à deux personnes domiciliées à la même adresse (personnes mariées, pacsées, concubins, frères et sœurs, colocataires...). Un justificatif de domicile sera demandé aux 2 personnes et ils devront avoir la même adresse. -32 € pour les familles. Vous pouvez bénéficier de la carte famille selon les conditions suivantes : 1 adulte + enfants de 6 à moins de 16 ans 2 adultes + enfants de 6 à moins de 16 ans Offre limitée à 2 adultes et 6 enfants maximum.

Direction : Éric Boistard, Céline Poux. Administration & comptabilité : Véronique Bernardeau, Caroline Coste, Céline Imari. Pôle Musique : Jean-Michel Dupas, Pauline Schopphoven. Pôle Arts Numériques : Cédric Huchet, Yeliz Ozen, Lucile Colombain, Boris Letessier. Action culturelle : Mélanie Legrand, Sonia Navarro. Exploitation et technique : Christophe Godtschalck, Nicolas Chataigner, Floriane Réthore, Maël Pinard, Simon Bitot, Christophe Servais. Communication / commercialisation / partenariats : Marieke Rabouin, Rémi Bascour, Vincent Loret, Sophie Crouzet, Cécile Sarrazin, Oriane Gay. Bar / restaurant : Olivier Padiou, Ludo Dutertre, Gino, Gwen Poumier, Mélanie Main, Renaud Chambre, Boris Vilallobos, Zoran…

La Fabrique-Laboratoire(s) Artistique(s) : 4-6 bd Léon-Bureau 4200 Nantes 1 Stereolux / Apo 33 2 Trempolino 3 Le Jardin de Mire

Stereolux est un projet de l’association Songo accueilli à la Fabrique-Laboratoire(s) Artistique(s)

BAR / BRASSERIE :

Ouvert du lundi au samedi, de 11h à 18h30. Pour réserver : 02.53.46.32.00

STEREOLUX AVEC VOUS / Suivez-nous sur : Stereolux @StereoluxNantes // @StereoluxLab et notre site mobile :

m.stereolux.org

Directeur de publication : Éric Boistard. Comité de rédaction : Éric Boistard, Marieke Rabouin, Jean-Michel Dupas, Lucile Colombain, Rémi Bascour, Cédric Huchet, Mélanie Legrand, Alexandre Hervaud. Rédacteurs : Guillaume Lecaplain, Juliane Rougemont, Loïc H. Rechi, Nico Prat, Mathieu Perrichet, Damien Le Berre, Adrien Toffolet, Mathias Riquier, Joël Bastenaire, Rémi Bouton, Alexandre Hervaud. Grasphisme & mise en page : Gregg Bréhin. Impression : Imprimerie Allais / Tirage : 20 000 exemplaires.

Songo à La Fabrique - 4, boulevard Léon-Bureau- 44 200 Nantes. Tél. : 02 51 80 60 80 - info@stereolux.org

PAGE 27  ~ STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRØ SIX

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STEREOLUX - MAGAZINE#6  

Magazine / Programmation / Janv-Mars 2013