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Gratuit

DU CÔTÉ DE L’ALE

>> L’ALE développe son offre de formation

>> L’ALE compte son CO2

L’inquiétude légitime pour notre planète génère une offre de produits et services à décoder.

Un plan climat local, comme celui que développe le Grand Lyon, passe par une implication de nombreux acteurs du territoire, qui s'engagent à leur échelle à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. C'est ce qui a amené l'ALE à estimer ses émissions dans une volonté d'amélioration continue, sur l'année 2007, à partir d'un outil proche du Bilan Carbone©.

2 ÈME TRIMESTRE 2008

La lettre d’informations de l’Agence Locale de l’Energie

N°22

ALE - INFOS le concentré d’énergies de l’agglomération lyonnaise

Les activités de l'ALE participent ainsi à rejeter 47 tonnes équivalent CO2/an pour 2007.

Parmi les 3 principaux postes émetteurs on trouve : - les déplacements domicile-travail et professionnels des salariés, et ceux des bénéficiaires des services de l'ALE, - les matériaux et services entrants (les repas des salariés ainsi que les consommables : impressions, papier et carton principalement). - les matériaux (émissions engendrées par la fabrication des produits) immobilisés et amortis sur plusieurs années : informatique, véhicule, cloisons de bureaux et mobilier. On constate à l'opposé que le chauffage et les consommations électriques des bureaux sont marginales, ainsi que les déchets et le fret. L'ALE est chauffée par une pompe à chaleur sur air (peu performante). Parmi les marges de manœuvre, outre plus de transports en commun, on peut citer l'utilisation plus fréquente du système d'autopartage “Autolib” auquel est abonné l’ALE. L'ALE estimera prochainement les émissions qu'elle contribue à éviter par ses activités et qui sont fort heureusement bien plus importantes que celles qu'elle engendre. D'après les estimations ADEME, notre seule activité de conseil Espace Info Energie contribue à éviter un peu >> Bon vent à... plus de 1000 tCO2/an. Ce qui compense plus Claude Pillonel, de 20 fois toutes nos émissions ! Président fondateur de l’ALE, >> contact : sylvain.godinot@ale-lyon.org

>> AGENDA >> Visite Gymnase HQE® des Brosses début septembre 2008

>> infos et inscriptions à visite@ale-lyon.org

>> Visite d’une maison basse énergie 27 septembre 2008

Maison située à Denicé (69) issue du programme régional “100 maisons basse énergie” >> infos et inscriptions sur www.infoenergie69.org

>> Salon Tendances Maison 10 au 19 octobre 2008

à Eurexpo Lyon >> infos sur www.tendancesmaison.com

>> Visite d’une maison basse énergie 25 octobre 2008

Maison située à Cublize (69) issue du programme régional “100 maisons basse énergie” >> infos et inscriptions sur www.infoenergie69.org

>> Forum Plan Climat du Grand Lyon 28 octobre 2008

Organisé par le Grand Lyon >> infos et inscriptions sur www.grandlyon.com

>> Atelier technique de l’ALE fin octobre 2008

“Le financement des opérations énergies renouvelables” >> infos et inscriptions à atelier@ale-lyon.org

>> Salon Aqualie

18 au 21 novembre 2008 informations, solutions et innovations adaptées aux espaces aquatiques, au cours duquel se déroulera la conférence internationale du programme européen Solpool, coordonnée par l’ALE (cf. ci-contre) >> infos sur www.aqualie.com/AQUALIE2008/

>> Forum Education à l’Environnement 26 novembre 2008

Organisé par le Grand Lyon >> infos et inscriptions sur www.grandlyon.com

il aura su la porter au devant des problématiques environnementales et l’inscrire parmi les acteurs de l’énergie du territoire lyonnais.

...et bienvenue à Béatrice Vessiller Nouvelle Présidente de l’ALE, adjointe au Maire de Villeurbanne, conseillère communautaire du Grand Lyon, urbaniste de formation. Elle a co-piloté l'Agenda 21 du Grand Lyon et a initié le Plan Climat de l'agglomération en 2006.

>> Bon vent à... Franck Mabilon Directeur de l’ALE depuis 3 ans, après avoir intégré l’agence en 2002 en tant que chargé de projets, il a participé activement à son développement ainsi qu’à la création de son centre de ressources. Il rejoint sa famille à Grenoble où il occupera désormais le poste de Directeur du service énergie de la capitale iséroise.

...et bienvenue à Jacek Kubiak, Ingénieur chargé de mission. Expert en bâtiment performant, au travail comme dans sa maison passive, il est en charge de l’élaboration de l’offre de formation de l’ALE.

Adapter la ville au changement climatique

Dans ce but, l’ALE accueille un référent formation chargé de préparer pour la rentrée des sessions de formation àdestination des professionnels et gestionnaires du bâtiment, des agents des collectivités et des maîtres d’ouvrage. Les thèmes abordés porteront sur la conception et la réhabilitation à haute performance énergétique, l’efficacité énergétique en copropriété, le plan climat territorial. Après analyse de la problématique, les solutions envisageables seront évaluées sous l’angle de critères scientifiques, énergétiques, économiques et sociaux. La sobriété en matière de ressources sous-tendra l’argumentaire. Le comportement humain largement responsable des dérives actuelles y sera analysé et des propositions immédiatement applicables permettront de valoriser rapidement la formation tant sur le terrain professionnel que privé.

par la végétalisation

>> contact : jacek.kubiak@ale-lyon.org

>> Plaquette piscines solaires

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Dans la cadre du programme européen Solpool, visant la promotion des installations solaires pour le chauffage des piscines d’extérieur, l’ALE lyonnaise, en tant que coordinatrice du programme, vient d’éditer une plaquette, que vous pouvez télécharger sur le site web de l’ALE, à la rubrique “références / programmes européens. >>www.ale-lyon.org/rubrique/references/progeuro/index.html

>> Notre Centre se ressource Après 6 mois d’ouverture, et des visiteurs toujours plus nombreux, notre centre de ressources évolue et profite de l’été pour se développer. Avec l’aide d’Alexandra DUGUE, documentaliste de métier, qui a rejoint l’ALE pendant un mois, une mise à jour nécessaire a été entreprise, afin d’offrir aux usagers une mine d’informations variées, actualisées et classées.

Dans ce numéro

>> + d’infos: www.ale-lyon.org/centre_ressources.html

>> du côté de l’ALE...

>> Info Energie...

avec le soutien de :

- L’ADEME relance sa campagne “Faisons-vite, ça chauffe !” - Le SEPAL crée un Référentiel Durable pour les Zones d’Activités - Lyon attire les renouvelables - L’expérimentation du Plan Climat Famille entame son bilan - 100 maisons basse énergie sur la région Rhône-Alpes et des autres membres de l’ALE : ABC HLM, BTP Rhône, Conseil Régional du Rhône, DALKIA, EDF Rhône-Alpes, GDF Rhône-Alpes, HESPUL, INSA, OIKOS, PACT du Rhône, Rhônalpénergie-Environnement, SIGERLY, SYDER, SYTRAL, UDAF du Rhône, UFC Que Choisir, UNPI, Ville et Aménagement Durable

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- L’ALE compte son CO2 - L’ALE développe son offre de formation - Plaquette piscines solaires - Notre centre se ressource - Agenda page 8


>>

>> Entretiens croisés

Des actions et des événements menés en partenariat avec les collectivités et les entreprises viendront compléter le programme tout au long de l’année. >> + d’infos sur www.faisonsvite.fr

>> 100 maisons basse énergie sur la région Rhône-Alpes

En mai 2008, à l’issue d’un 7ème et dernier jury effectué, l’appel à projet du programme “100 Maison basse énergie”, mis en place par la région Rhône-Alpes fin 2006, s’est terminé. Au total, 161 familles de toute la région se sont portées candidates et une centaine a été sélectionnée. Environ un quart des projets concerne des maisons existantes, le reste portant sur des maisons neuves.

ALE

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INFOS

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D’un point de vue technique, l'objectif était de se situer 50% au-dessous des normes régleRépartition des projets lauréats par département

Patrick Stefan RHEINERT architecte Agence Rheinert Architectes franco-allemands

>> Lyon attire les renouvelables Répartis dans plus d’une centaine d’entreprises spécialisées, ou ayant une part de leur activité dans les énergies renouvelables, 2300 employés de l’agglomération lyonnaise travaillent à produire, vendre ou développer des énergies renouvelables, selon la CCI de Lyon. Toutes les énergies renouvelables sont représentées, du solaire, à l’éolien, de la biomasse à la géothermie, ou encore l’hydraulique. L’énerge solaire photovoltaïque est très représentée, avec plus de 800 employés, suivis par la biomasse et l’hydraulique (650 employés chacune). Il s’agit pour la plupart de PME/PMI ou de bureaux d’études, auxquels s’ajoutent toutefois quelques grandes entreprises

mentaires en vigueur, pour la consommation énergétique (eau chaude et chauffage), avec 50 kwh/m²/an pour le neuf et 60 kWh/m²/an pour l'habitat ancien. Les projets sélectionnés ont bénéficié d'une prime de 3000 € pour les logements neufs et 5000 € pour les logements anciens. Parmi les 100 projets sélectionnés, le système énergétique le plus utilisé pour le chauffage est le bois, ensuite vient l’énergie solaire (système solaire combiné). Plus de 90% des projets utilisent l’énergie solaire thermique pour leur eau chaude sanitaire et plus de 80% utilisent une ventilation double flux.

>> L’expérimentation du Plan

Climat Famille entame son bilan

www.econhome.net

Il y a quelques années la vegétalisation avait lieu uniquement par les plantations intensives* sur les terrasses. Actuellement les terrasses végétales extensives* se développent. A titre d'exemple le Centre d'Activités pour Enfants à Caluire, 5ème façade pour visions plongeantes (cf. photo en couverture). Dans ce domaine la France est en retard sur les pays nordiques.

tants pour le jury ; chaque paroi doit être la plus isolante possible. Le réseau Info-Energie Rhône-Alpes (IERA), composé de onze structures spécialisées sur les questions de maîtrise de l'énergie et d'énergies renouvelables, a été chargé d'accompagner l'émergence des projets, et parmi celles-ci, l'ALE lyonnaise a joué le rôle de coordinateur.

Une maison lauréate, à Caluire-et-Cuire (69)

Pour atteindre ce niveau de performance, les critères de l’appel à projet ont été définis dans un but d’obligation de moyens, et non d’obligation de résultats. Le coefficient de transmission thermique (U) des parois (murs, toit, plancher, vitrage) est l’un des facteurs les plus impor-

>> RP : Il y a encore trois ans en France, lorsqu'un architecte proposait aux maîtres d'ouvrages une toiture végétalisée, ils réagissaient négativement en invoquant les problèmes induits d'étanchéité et les coûts de réalisation et d'entretien. Aujourd'hui ce sont les maîtres d'ouvrages, principalement publics qui font la demande. Il y a une prise de conscience des effets positifs, notamment en terme d'isolation thermique, et d'augmentation de l'inertie thermique, et de gain en confort d'été. Toutefois, les maîtres d'ouvrages privés restent réticents à cause de l'incidence financière. Je vois plusieurs approches relatives à la végétalisation des bâtiments, correspondant à l'évolution techniques et aux motivations créatrices.

Le Projet ECO N'HOME s'achève sur une étape fondamentale : l'évaluation. Les 100 familles mobilisées sur le Grand Lyon ont profité d'un diagnostic complet sur les travaux à mener pour réduire leurs consommations d'énergie et limiter leur impact environnemental (logement et déplacement). Quel en aura été l’impact ? L'enjeu est d'en saisir les enseignements et de lever les éventuels freins rencontrés pour construire une méthodologie. Une analyse statistique et technique de la démarche de partenariat établie avec toutes les familles volontaires est en cours et sera finalisée d’ici fin 2008. L’objectif étant d’envisager une démultiplication améliorée de cette campagne. + d’infos sur

Vous trouverez les premiers exemples (descriptif, photos, contexte, fiches de sites) parmi les 100 projets sur notre site web.

- Bruno CHARLES, Mission Développement Durable, chargé de la démarche prospective en matière énergétique, du pilotage et de l’animation des outils du Développement Durable ;

ALE : Comment voyez-vous l’évolution des couvertures végétales ?

ALE : Quelles observations faites-vous vis-à-vis de la demande de toitures végétalisées de la part des décideurs en France et en Allemagne ? Existe-t’il des blocages à une diffusion massive de la végétalisation en milieu urbain, en France et en Allemagne ?

>> contact : julien.fontaine@ale-lyon.org

La notion du coût global intègre davantage le retour sur l'investissement pour ces éléments de qualité.

>> RP : L'approche architecturale peut être plus subtile pour affirmer le végétal. Je cherche une intégration où la couverture végétale joue le rôle de catalyseur du projet. Ainsi dans le Gymnase de Saint-Genis-Laval (photo ci-dessous) en cours de chantier, la couverture végétale génère la conception du projet, dans une recherche d'osmose avec la nature, visible dans tout l'environnement. Il y a aussi le mur végétal qui a se développe de plus en plus, tel le mur antibruit que l'on a créé pour Caluire. Un tel concept pour être performant nécessite un arrosage automatique avec récupération des eaux de pluie. Nous étudions actuellement pour la SACVL un projet de logements, qui sera une synthèse de ces évolutions, dans une perspective de développement durable.

- Lucien BARGE, Pôle Environnement, chargé de l’énergie. Notons également l’élection de plusieurs adjoints du Grand Lyon spécialisés dans le Développement Durable et les énergies renouvelables : - Gérard PATTEIN, 5ème adjoint à Sainte-Foy-lès-Lyon - Didier CRETENET, 1er adjoint à SaintGenis-les-Ollières - Jean-Michel BUDYNEK, 5ème adjoint à Solaize - Erick ROIZARD, 7ème adjoint à Ecully - Daniel NOURRICE, 1er adjoint à Irigny - Jacqueline JOUFRET, 8ème adjointe à Décines-Charpieu - Michel GENESTIER, 3ème adjoint à Genay. Souhaitons-leur de nombreux projets exemplaires en efficacité énergétique et environnementale !

>> PSR : Le blocage principal est certainement la vue traditionnelle dans les zones moins denses qui s'exprime dans les toitures à forte pente. Mais depuis quelques années je constate que dans les lotissements de plus en plus de maisons sont des vrais petits bijoux contemporains... Les berges du Rhône à Lyon

Même sur des sites comme eBay on peut aujourd'hui acheter des kits de végétalisation.

Atelier d’Architectes Richard PLOTTIER

Ce programme d’information s’inscrit dans la continuité de la précédente campagne triennale “Economies d’énergie, Faisons vite, ça chauffe” lancée en 2004. Le ministère et l’ADEME se donnent un objectif renforcé avec ce nouveau programme de mobilisation : inciter les Français, à la fois les particuliers mais également les professionnels (entreprises et collectivités), au passage à l’acte par des comportements systématiques et engageants visant à économiser l’énergie. Lancé début juin 2008, le dispositif de la campagne allie média (films TV, spots radio, bannières sur des sites Internet spécialisés dans la maison et dans l’automobile...) et information (site internet, mise à disposition d’outils réalisés par l’ADEME, mobilisation des Espaces Info Energie)

Le SEPAL (Syndicat Mixte d’Etudes et de Programmation de l’Agglomération Lyonnaise) qui regroupe 72 communes dont les 57 de l’agglomération lyonnaise, souhaite revoir les exigences environnementales du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) dont il est porteur. En matière d’offre d’accueil économique, la conception/aménagement des zones et bâtiments d’activités devrait mieux prendre en compte l’environnement. En suivant les réalisations du Grand Lyon en matière de référentiel (Bureaux et Logements), le SEPAL souhaite élaborer un référentiel plus vaste couvrant les zones et les bâtiments d’activités. Celui-ci pourrait être annexé aux PLU du SCOT prévus pour les 20 prochaines années (2010-2030). L’ALE et Soberco (Société d'ingénierie et de conseil en environnement) sont mandatés depuis avril 2008, en lien avec le Grand Lyon, pour mettre en place un processus de réflexion associant les principaux acteurs de l’aménagement et du bâtiment qui concourent à la production des zones et bâtiments d’activités. Dans un premier temps, ce référentiel ne concernera que les zones d’activité en création. Il est important de prévoir aujourd’hui la future requalification environnementale des zones existantes.

Photo ALE

Le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire a confié à l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) le pilotage d’une nouvelle campagne de mobilisation nationale en faveur des actions de maîtrise de l’énergie et de sensibilisation au changement climatique.

>> www.ale-lyon.org/rubrique/references/progregion/MBE/index.html >> contact : samir.boukhalfa@ale-lyon.org

Gymnase de Saint-Genis-Laval (69)

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* Toiture végétale : extensive ou intensive ?

• La toiture végétalisée extensive met en oeuvre des plantes de type mousses qui nécessitent très peu d'entretien. Elle a un substrat de faible épaisseur (5 à 15 cm) et de faible charge (70 à 170 kg/m²). Elle peut donc être posée sur une structure légère. • La toiture végétalisée semi-intensive ou intensive est composée de plantes du type de celles qu'on peut trouver au sol, qui nécessitent un entretien (arrosage, coupe). Son substrat a une épaisseur plus conséquente (15 à 60 cm), et une charge (270 à 970 kg/m²) qui nécessite une structure porteuse conséquente. >> + d’infos dans le dossier technique “toiture végétalisée” téléchargeable sur le site de l’ALE : www.ale-lyon.org

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“Faisons-vite, ça chauffe !”

INFOS

>> Le SEPAL crée un Référentiel Durable pour les Zones d’Activités

Les élections municipales de mars 2008 ont montré la volonté forte des communes du Grand Lyon à mieux prendre en compte le Développement Durable sur leur territoire, avec l’élection entre autres de deux VicePrésidents en lien étroit avec la thématique “énergie” :

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>> L’ADEME relance sa campagne

Atelier d'Architectes Richard PLOTTIER (Lyon 3ème) Nombreuses références de Bâtiments Publics principalement dans la région Rhône-Alpes.

>> PSR : Les toitures végétalisées se sont parfaitement intégrées dans le paysage allemand. Les décideurs et les architectes ne sont plus de cette génération qui pense immédiatement à des fuites, au contraire, pour eux les toitures végétalisées sont une façon de construire durable...

ALE

Info Energie

Richard PLOTTIER

Des élus “Environnement” pour les communes du Grand Lyon


Dossier

ALE - INFOS

ADAPTER LA VILLE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

2 ÈME TRIMESTRE 2008

>> Point technique

L’énergie au quotidien

>> Espaces publics :

>> Questions à : Tatiana SOULIER Ingénieur Environnement-Sécurité Ville de Lyon - Direction des Espaces Verts ALE : En quoi consiste le Plan de Végétalisation de la Ville de Lyon ?

>> TS : Le plan de végétalisation lyonnais s'appuie sur un schéma directeur réalisé par le paysagiste Gilles CLEMENT en 1996. Il définit un cadre pour l’ensemble des actions d’aménagement végétal, de plantation et de fleurissement de la ville. Il décrit les trois grands types d’identités paysagères qui coexistent sur Lyon, et que les aménagements doivent respecter pour préserver l’identité lyonnaise : c’est le concept Balmes-RivesPlaine. Les balmes, les côteaux qui accompagnent la Saône, domaine des boisements et de la végétation non contrainte, sont caractérisées par les couleurs de l'automne, le jaune, l'orange et le rouge. Les rives se caractérisent par la nature libre des végétations qu'on rencontre habituellement sur les berges des fleuves, on y recherche surtout des tonalités de bleu et de gris. La plaine, qui s'étend vers l'est à partir des berges du Rhône, est le domaine de la nature domestiquée et de la végétation dirigée. La Ville de Lyon est riche de grands parcs (Tête d’Or, Gerland) et d’une multitude de petits espaces verts qui permettent de redonner un accès à la nature à tous les lyonnais. L’objectif du plan de végétalisation est de développer ces petits espaces et de créer des liens entre eux et les grands parcs, en créant des « coulées vertes » qui sont de véritables réserves de biodiversité. ALE : Quels sont les bâtiments/sites prioritaires à végétaliser ?

Photo Ville de Lyon

>> TS : En ce qui concerne la végétalisation du bâti, le choix est fait en concertation avec les élus et les mairies d’arrondissements. Les murs et toitures végétalisés n’en sont encore qu’à leurs débuts à Lyon, on privilégie donc des sites porteurs en terme pédagogiques et sur lesquels les intérêts environnementaux sont très visibles, afin de faire connaître la technique : toitures terrasses sur des groupes scolaires, murs végétalisés en façade ou sur des passages très fréquentés. Mur végétalisé du boulevard des Canuts (Lyon 4ème)

ALE : Quelles sont les pro-

chaines étapes ?

ALE

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INFOS

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>> TS : Pour l’heure nous avons encore peu de recul, mais les expériences étrangères montrent que les murs et surtout les toitures végétalisés nécessitent assez peu d’entretien, ils doivent d’ailleurs être conçus dans cette optique. Cela exigera malgré tout une formation des jardiniers pour la gestion de ces espaces verts d’un nouveau genre : il faut bien connaître les végétaux utilisés, et être particulièrement vigilant à la sécurité car l’accès est souvent délicat.

N° 22

>> La toiture végétalisée Le principe de la toiture végétalisée est encore peu connu et appliqué en France, alors qu'il est largement utilisé en Allemagne, en Suisse, au Japon et en Amérique du Nord. Cette technique environnementale consiste en un système d'étanchéité recouvert d'un complexe drainant, composé de matière organique, qui accueille un tapis de plantes précultivées. S'installant aussi bien sur une structure en béton, en acier ou en bois, elle offre une surface vivante qui change d'aspect en fonction des saisons et de la floraison des végétaux.

L’ALE EN BREF

Il existe 3 types de végétalisation par épaisseur croissante de substrat : • la végétalisation extensive qui permet la réalisation d'un couvert végétal permanent. Celui-ci est constitué de plantes qui ne sont pas nécessairement horticoles, réduisant ainsi l'entretien au minimum. • la végétalisation semiextensive qui est utilisée pour réaliser un espace décoratif en toiture. Si l'entretien reste modéré, l'arrosage est indispensable. • la végétalisation intensive qui conduit à la réalisation d'une toiture-terrasse jardin.

L'Agence Locale de l'Energie a été

>> créée à l’initiative du Grand Lyon afin d'offrir aux acteurs de l'agglomération un outil technique sur les thèmes de l'énergie et de l'environnement. Il s'agit d'aider les collectivités, les promoteurs, les bailleurs, les entreprises, les copropriétés, les professionnels du bâtiment et les particuliers à mieux intégrer la problématique environnementale dans la réalisation de leurs projets et de leurs missions. L'ALE se tient au plus près des porteurs de projets en assurant une assistance technique et une veille technologique et réglementaire afin d'aider à concrétiser les idées et orientations initiales.

>> Réglementation • les règles professionnelles pour la conception et la réalisation des terrasses et toitures végétalisées, CSFE édition décembre 2002, • le CCP du fabricant du complexe d’isolationétanchéité et du complexe de végétalisation, Pose de sédum pré cultivé • les règles relatives à la sécurité des personnes : manuel CSFE (prévention des risques professionnels sur les chantiers, édition février 2002), règles du DTU 43.1 ou 43.3 selon l’élément porteur, • les normes DTU de la série 43, • le cahier du CSTB n° 2192 «conditions générales d’emploi des dalles de toiture en béton cellulaire armé» (avril 1983).

ESPACE INFO ENERGIE de l’agglomération, elle conseille objectivement et gratuitement les habitants du Grand Lyon sur les questions liées à la maîtrise de l’énergie dans leur quotidien. Centre de Ressource et de Documentation spécialisé sur l’Energie et la Qualité Environnementale des Bâtiments, elle met à disposition de tous les publics une documentation diverse et variée autour des thèmes de l’Energie.

>> + d’infos dans le dossier technique “toiture végétalisée” téléchargeable sur le site de l’ALE : www.ale-lyon.org

>> Le mur végétalisé

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Les concepts de mur vivant, mur végétalisé ou mur végétal décrivent des jardins ou écosystèmes verticaux, plus ou moins artificiels, conçus comme éléments esthétiques de décor ou encore comme éléments d'écologie urbaine. Dans ce dernier cas, ces murs, comme les terrasses végétalisées ou les clôtures végétales, peuvent contribuer à la démarche HQE® en jouant un rôle en matière de microclimat et de qualité de l'air. Des murs ou parois végétalisées peuvent être aménagés tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de bâtiments, avec ou sans source artificielle de lumière. Dans le cas où le mur reste sec, ou en atmosphère plus sèche, il peut également être colonisé par des plantes grimpantes. Il peut se faire soit à partir du sol directement, les racines de plantes grimpantes y puisant leur nourriture et l'eau, soit en intégrant la flore au bâtiment, via des balconnières, des jardinières, ou des systèmes plus complexes.

ALE - INFOS ALE - Infos, la lettre d’information de l’ALE

“ALE infos” est consultable sur le site internet : www.ale-lyon.org

la Ville de Lyon se met au vert

le concentré d’énergies de l’agglomération lyonnaise

Directeur de la publication : Franck Mabilon Rédacteur : Stéphane Rouvier Rédacteurs techniques : Sylvain Godinot, Christelle Landez, Jacek Kubiak, Aude Lenoir Secrétaire de rédaction : Véronique Besnard Conception / mise en page : Stéphane Rouvier Impression : Imprimerie IMAV - 04 78 67 00 96 Label “Imprim’Vert” (papier 100% recyclé - encres végétales - recyclage des déchets - sans métaux lourds) ISSN : 1773-0339 Crédits photos : ALE Pour nous contacter : ALE - 8, rue Béranger - 69006 Lyon Tel : 04 37 48 22 42 - Fax : 04 37 48 04 57 mail : info@ale-lon.org Site internet : www.ale-lyon.org

Mur végétal dépolluant sur la gare de Perrache à Lyon

Reproduction autorisée avec mention de la source

EDITORIAL Le baril de pétrole vient d'atteindre les 145 dollars. Rappelons-nous BÉATRICE VESSILLER qu'en janvier, nous nous effrayions qu'il dépasse les 100 dollars… Présidente de l’ALE Cette flambée du prix du pétrole inégalée et la fin des énergies fossiles d'ici quelques décennies s'ajoutent à une explosion de nos émissions de gaz à effet de serre : elles se sont multipliées par 12 depuis le début de l'ère industrielle, notamment dans le domaine des transports et du bâtiment. Notre responsabilité à tous est engagée pour demain et les générations futures. C'est pourquoi nous ne pouvons plus attendre pour engager nos sociétés dans la sobriété énergétique et le développement massif des énergies renouvelables. Le Plan Climat, annoncé début 2004, puis le Grenelle de l'Environnement organisé en 2007 par le gouvernement, insistent sur le rôle clé que doivent jouer les collectivités locales dans la stratégie nationale de lutte contre le changement climatique. Dans ce contexte, le travail mené par les ALE depuis déja quelques années doit être amplifié car les besoins sont toujours nombreux et les réponses sont à adapter selon les acteurs locaux : appuis méthodologiques et techniques aux collectivités et aux maîtres d'ouvrage, formations et échanges de savoirs avec les professionnels, sensibilisation, informations et conseils au grand public. Ensemble, il faut définir des actions, les mettre en application et s'engager concrètement. Le Plan Climat local engagé par le Grand Lyon, avec l'appui de l'ALE, affiche une ambition réelle en terme de réduction des gaz à effet de serre et de mobilisation des acteurs socio-économiques dans cette démarche. Les objectifs environnementaux se conjuguent à une volonté d'équité envers tous citoyens. En terme de déplacements, les habitants attendent de leur ville des aménagements appropriés à une mobilité durable (transports collectifs, modes doux). En terme de logements, qu'ils soient individuels, collectifs, privés ou publics, les occupants attendent les solutions et les incitations pour les rendre moins gourmands en énergie et plus respectueux de l'environnement. L'adaptation au réchauffement climatique est aussi une question à traiter dans le Plan Climat : la végétalisation du bâti et des espaces publics constitue une des réponses et a fait l'objet du dernier atelier technique de l'ALE, le 17 juin dernier, présenté dans ce numéro. L'activité de l'ALE ne cesse de croître et celle-ci est particulièrement fière de participer activement à la gestion raisonnée de l'énergie sur le territoire lyonnais depuis déjà 8 ans. En tant qu'Espace Info Energie de l'agglomération lyonnaise, elle diffuse sur le Grand Lyon une information et des conseils de proximité essentiels à l'évolution de nos pratiques et de nos comportements. Sa compétence, sa neutralité et la diversité de ses membres en font un outil indispensable pour la mise en œuvre du développement durable de l'agglomération. En tant que nouvelle Présidente de l'ALE, je souhaite, avec toute l'équipe et avec les administrateurs, que l'agence continue à jouer tout son rôle dans le domaine de l'énergie, et je remercie vivement mon prédécesseur, Claude Pillonel, de me laisser les clés d'une association saine, dynamique et …pleine d'énergie !


Dossier

assez végété !

Avec seulement 1% de toitures végétalisées, la France est très en retard, notamment par rapport à l'Allemagne. Avec à peine 150.000 m²/an installés en France contre 13 millions de m² outre-Rhin, la comparaison se passe de commentaire. Le potentiel est en conséquence considérable si l'on considère les 22 millions de m² de toitures qui sont étanchées chaque année dans l'hexagone (toits des grandes surfaces, écoles, hôpitaux, etc.).

Enjeux sanitaires sanitaires • Les poussières, les métaux lourds et les pollens restent fixés sur les végétaux et dans les substrats où ils sont recyclés, réduisant ainsi les facteurs allergènes et les maladies respiratoires. • Les végétaux peuvent être utilisés comme indicateurs de la présence de pollutions dans l'air, le sol ou l'eau. Enjeux divers

ALE

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INFOS

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• Les végétaux peuvent masquer des infrastructures peu esthétiques et contribuer ainsi à l'amélioration du confort visuel en ville, tout comme ils peuvent servir d'isolant phonique ou encore de réducteur de nuisances olfactives. • Un bâtiment végétalisé peut avoir une résistance accrue en cas d'incendie. • La végétation peut être une opportunité d'offrir aux citadins de nouvelles activités (agriculture vivrière, loisirs et agréments…).

Environnementale® à part entière

Une toiture végétalisée a une influence positive sur le climat intérieur du bâtiment, en améliorant le confort thermique et acoustique, en humidifiant l'air ambiant.

sation et isolation thermique de la toiture (cible 8), en améliorant la qualité du paysage, la biodiversité et en favorisant l'intégration du bâtiment dans l'environnement urbain (cible 1), en utilisant des produits renouvelables et nécessitant peu d'entretien (substrat naturel de faible épaisseur, espèces végétales peu consommatrices d'eau et d'engrais) (cible 2), en ralentissant et en limitant le rejet des eaux d'orage dans les dispositifs d'évacuation des eaux pluviales. (cible 5).

Ainsi la température et le rayonnement thermique sont amoindris. De plus les toitures végétalisées régulent efficacement les écoulements des précipitations, en retenant une partie des eaux de pluie. Ce type de toiture contribue à limiter les risques d'innondation en évitant la saturation des réseaux, et peut remplir la fonction d'absorbeurs de différents polluants urbains et diminuer ainsi la pollution atmosphérique. Elle est une bonne solution pour que le bâtiment s'intègre dans l'environnement et valorise l'habitat. La toiture écologique s'inscrit donc dans la démarche HQE® en participant aux économies d'énergie induites par le rôle d'isolation thermique (cible 4), en régulant le confort thermique d'été grâce à l'hygrométrie apportée par le complexe végétali-

Mur végétal à Caluire (69)

>> Les végétaux,

remparts à la canicule ? Une étude d'Environnement Canada estime que la végétalisation de 6% de toute la surface de toits disponibles pourrait faire baisser la température de Toronto de 1 à 2°C, ce qui permettrait les jours de canicule, une baisse de 5% de la demande en électricité pour la climatisation et la réfrigération et par conséquent une diminution des émissions de gaz à effet de serre. Immeuble d’habitation dans le Vieux Lyon - Place Benoît Crépu

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• Par leur capacité d'absorption du rayonnement solaire, et le maintien d'une meilleure hygrométrie par évapotranspiration, les végétaux et les substrats contribuent à la réduction de l'îlot thermique urbain (cf. schéma). • Par leur capacité de captage des polluants et des particules, les végétaux ont un rôle important en matière de réduction de la pollution de l’air.

>> Une démarche de Haute Qualité

INFOS

Enjeux climatiques

Bureaux du Ministère des Finances à Noisy-le-Grand (93)

Un objectif partagé par la Chambre Syndicale Française de l'Etanchéité (CSFE) qui s'est également fixée comme objectif d'assurer la promotion de la "toiture verte", de coordonner et fédérer les diverses initiatives dans ce domaine, de stimuler les pouvoirs publics et de lancer des campagnes de communication pour mieux faire connaître les avantages des toitures-terrasses végétalisées. "Le terreau s'y prête tout particulièrement, à travers les concepts de développement durable de l'aménagement urbain et, tout simplement, d'esthétique. Il y a donc un double enjeu, économique et civique", indique Dominique de Bray, président de la CSFE.

-

• La végétation protège les infrastructures des chocs thermiques (écart des températures entre le jour et la nuit), des rayons solaires ultraviolets, du gel, des précipitations (pluie, neige, grêle) et de la pollution atmosphérique. Elles voient ainsi leur durée de vie et leur étanchéité considérablement augmentées. • Les nouvelles législations sur la limitation des déversements des eaux pluviales, sur le cœfficient de biotope pour réduire le déficit végé-

• En réduisant le ruissellement, par un écrêtement des eaux pluviales, la végétalisation permet de limiter les risques d'inondations, d'érosion des sols, et de rejets d'effluents urbains dans les rivières. • Par leur capacité filtrante, les végétaux contribuent à la dépollution des sols, de l'air et de l'eau.

Atelier d’Architectes Richard PLOTTIER

Enjeux économiques

Enjeux environnementaux environnementaux

Il faut désormais compter avec l'ADIVET (Association pour le Développement et l’Innovation en Végétalisation Extensive de Toiture), créée en décembre 2001 sous l'impulsion d'Ecovegetal et de Soprema, premières entreprises spécialisées en végétalisation de toitures, pour agir auprès des autorités afin d'actualiser la réglementation en vigueur et de favoriser des mesures incitatives. “Il devient urgent d'obtenir enfin la possibilité d'assimiler les toitures végétalisées à des espaces verts. Il est temps que les communes acceptent d'intégrer la végétalisation dans le coefficient d'espaces verts exigé par leur plan local d'urbanisme”, explique François Lassalle, directeur de l’ADIVET.

En France, une prise de conscience des pouvoirs publics semble lentement émerger. Ainsi, la Mairie de Paris a intégré le concept de toiture végétalisée dans son Plan Local d'Urbanisme (PLU), en espérant que d'autres agglomérations suivront bientôt la voie ouverte.

Atelier d’Architectes Richard PLOTTIER

Les avantages sont nombreux et différents selon le type de végétalisation choisi.

tal, sur l'isolation des bâtiments ainsi que les démarches HQE et l'architecture bioclimatique rendent la végétalisation économiquement de plus en plus intéressante. • En jouant sur l'inertie du bâtiment, le végétal participe à l'isolation et permet des économies de chauffage et de climatisation.

architecte Paul Chemetov - © Ecovégétal

par la végétalisation

>> Des acteurs prêts à jouer leur rôle

De plus l'absence d'incitations financières et d'un véritable cadre réglementaire freinent un développement qui semble pourtant inéluctable, au vu des efforts engagés en matière de Développement Durable ces dernières années. “En Allemagne et en Suisse, c'est justement ce qui est à l'origine de l'essor du marché”, indiquait Stefan Rheinert, spécialiste franco-allemand, lors du dernier atelier de l'ALE consacré à cette thématique le 17 juin 2008 (cf. interview en page 7). Parallèlement à la mise en place d'un cadre réglementaire, l'Allemagne a rapidement proposé des incitations financières. "En 2000, la Bavière subventionnait à hauteur de 30 € le m² de toiture végétalisée", a souligné François Lassalle, président de l'ADIVET (association pour le développement et l'innovation en végétalisation extensive de toiture). D'autres landers allemands incitent, voire obligent même, une telle opération sous peine d'amende. Chez nos voisins suisses, la Ville de Bâle subventionne à hauteur de 40% la végétalisation extensive en se fixant comme objectif la végétalisation annuelle de 30.000m² de toitures. D'un point de vue économique, une telle activité a permis en Allemagne la création de plusieurs centaines d'entreprises travaillant partiellement ou exclusivement dans ce domaine, et représentant un marché d'environ 9 millions de m² de toiture végétale en 2001.

Adapter la ville au changement climatique >> Les enjeux de la végétalisation en milieu urbain

Logements HLM dans la ZAC Courrier à ANNECY

De plus, le recours à la végétalisation des toits reste souvent relégué au rang de simple finition esthétique. C'est l'une des raisons, multiples, du retard français. Les professionnels se heurtent en effet à la méconnaissance des solutions de végétalisation par les acteurs de la construction et de l'aménagement urbain et ont une représentation de la végétalisation de toiture souvent liée à la terrasse-jardin uniquement.

ALE

La végétalisation, aussi bien du bâti que des espaces publics, est une solution amenée à être très largement appliquée dans les années à venir afin d'établir un climat urbain plus favorable. Cette pratique est toutefois encore peu répandue en France et le besoin de connaissance des différents acteurs sur le sujet nous amène à faire le point sur le développement de la filière et les bonnes pratiques d'autres territoires .Parmi les avantages de la végétalisation, celle-ci présente un moyen de rétention d'eau qui va favoriser l'évaporation et lutter contre l'augmentation de la chaleur en ville. Elle peut même lors d'orages après une période de sécheresse, réduire l'engorgement des réseaux d'assainissement ou encore limiter les inondations. Elle s'inscrit donc pleinement dans une démarche de qualité environnementale pour ses nombreux avantages, écologiques et esthétiques, techniques et économiques. Toutefois, elle doit encore s'affranchir de problèmes culturels pour se développer en France.

Atelier d’Architectes Richard PLOTTIER

>> La végétalisation des toitures en France :


Dossier

assez végété !

Avec seulement 1% de toitures végétalisées, la France est très en retard, notamment par rapport à l'Allemagne. Avec à peine 150.000 m²/an installés en France contre 13 millions de m² outre-Rhin, la comparaison se passe de commentaire. Le potentiel est en conséquence considérable si l'on considère les 22 millions de m² de toitures qui sont étanchées chaque année dans l'hexagone (toits des grandes surfaces, écoles, hôpitaux, etc.).

Enjeux sanitaires sanitaires • Les poussières, les métaux lourds et les pollens restent fixés sur les végétaux et dans les substrats où ils sont recyclés, réduisant ainsi les facteurs allergènes et les maladies respiratoires. • Les végétaux peuvent être utilisés comme indicateurs de la présence de pollutions dans l'air, le sol ou l'eau. Enjeux divers

ALE

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INFOS

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• Les végétaux peuvent masquer des infrastructures peu esthétiques et contribuer ainsi à l'amélioration du confort visuel en ville, tout comme ils peuvent servir d'isolant phonique ou encore de réducteur de nuisances olfactives. • Un bâtiment végétalisé peut avoir une résistance accrue en cas d'incendie. • La végétation peut être une opportunité d'offrir aux citadins de nouvelles activités (agriculture vivrière, loisirs et agréments…).

Environnementale® à part entière

Une toiture végétalisée a une influence positive sur le climat intérieur du bâtiment, en améliorant le confort thermique et acoustique, en humidifiant l'air ambiant.

sation et isolation thermique de la toiture (cible 8), en améliorant la qualité du paysage, la biodiversité et en favorisant l'intégration du bâtiment dans l'environnement urbain (cible 1), en utilisant des produits renouvelables et nécessitant peu d'entretien (substrat naturel de faible épaisseur, espèces végétales peu consommatrices d'eau et d'engrais) (cible 2), en ralentissant et en limitant le rejet des eaux d'orage dans les dispositifs d'évacuation des eaux pluviales. (cible 5).

Ainsi la température et le rayonnement thermique sont amoindris. De plus les toitures végétalisées régulent efficacement les écoulements des précipitations, en retenant une partie des eaux de pluie. Ce type de toiture contribue à limiter les risques d'innondation en évitant la saturation des réseaux, et peut remplir la fonction d'absorbeurs de différents polluants urbains et diminuer ainsi la pollution atmosphérique. Elle est une bonne solution pour que le bâtiment s'intègre dans l'environnement et valorise l'habitat. La toiture écologique s'inscrit donc dans la démarche HQE® en participant aux économies d'énergie induites par le rôle d'isolation thermique (cible 4), en régulant le confort thermique d'été grâce à l'hygrométrie apportée par le complexe végétali-

Mur végétal à Caluire (69)

>> Les végétaux,

remparts à la canicule ? Une étude d'Environnement Canada estime que la végétalisation de 6% de toute la surface de toits disponibles pourrait faire baisser la température de Toronto de 1 à 2°C, ce qui permettrait les jours de canicule, une baisse de 5% de la demande en électricité pour la climatisation et la réfrigération et par conséquent une diminution des émissions de gaz à effet de serre. Immeuble d’habitation dans le Vieux Lyon - Place Benoît Crépu

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• Par leur capacité d'absorption du rayonnement solaire, et le maintien d'une meilleure hygrométrie par évapotranspiration, les végétaux et les substrats contribuent à la réduction de l'îlot thermique urbain (cf. schéma). • Par leur capacité de captage des polluants et des particules, les végétaux ont un rôle important en matière de réduction de la pollution de l’air.

>> Une démarche de Haute Qualité

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Enjeux climatiques

Bureaux du Ministère des Finances à Noisy-le-Grand (93)

Un objectif partagé par la Chambre Syndicale Française de l'Etanchéité (CSFE) qui s'est également fixée comme objectif d'assurer la promotion de la "toiture verte", de coordonner et fédérer les diverses initiatives dans ce domaine, de stimuler les pouvoirs publics et de lancer des campagnes de communication pour mieux faire connaître les avantages des toitures-terrasses végétalisées. "Le terreau s'y prête tout particulièrement, à travers les concepts de développement durable de l'aménagement urbain et, tout simplement, d'esthétique. Il y a donc un double enjeu, économique et civique", indique Dominique de Bray, président de la CSFE.

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• La végétation protège les infrastructures des chocs thermiques (écart des températures entre le jour et la nuit), des rayons solaires ultraviolets, du gel, des précipitations (pluie, neige, grêle) et de la pollution atmosphérique. Elles voient ainsi leur durée de vie et leur étanchéité considérablement augmentées. • Les nouvelles législations sur la limitation des déversements des eaux pluviales, sur le cœfficient de biotope pour réduire le déficit végé-

• En réduisant le ruissellement, par un écrêtement des eaux pluviales, la végétalisation permet de limiter les risques d'inondations, d'érosion des sols, et de rejets d'effluents urbains dans les rivières. • Par leur capacité filtrante, les végétaux contribuent à la dépollution des sols, de l'air et de l'eau.

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Enjeux économiques

Enjeux environnementaux environnementaux

Il faut désormais compter avec l'ADIVET (Association pour le Développement et l’Innovation en Végétalisation Extensive de Toiture), créée en décembre 2001 sous l'impulsion d'Ecovegetal et de Soprema, premières entreprises spécialisées en végétalisation de toitures, pour agir auprès des autorités afin d'actualiser la réglementation en vigueur et de favoriser des mesures incitatives. “Il devient urgent d'obtenir enfin la possibilité d'assimiler les toitures végétalisées à des espaces verts. Il est temps que les communes acceptent d'intégrer la végétalisation dans le coefficient d'espaces verts exigé par leur plan local d'urbanisme”, explique François Lassalle, directeur de l’ADIVET.

En France, une prise de conscience des pouvoirs publics semble lentement émerger. Ainsi, la Mairie de Paris a intégré le concept de toiture végétalisée dans son Plan Local d'Urbanisme (PLU), en espérant que d'autres agglomérations suivront bientôt la voie ouverte.

Atelier d’Architectes Richard PLOTTIER

Les avantages sont nombreux et différents selon le type de végétalisation choisi.

tal, sur l'isolation des bâtiments ainsi que les démarches HQE et l'architecture bioclimatique rendent la végétalisation économiquement de plus en plus intéressante. • En jouant sur l'inertie du bâtiment, le végétal participe à l'isolation et permet des économies de chauffage et de climatisation.

architecte Paul Chemetov - © Ecovégétal

par la végétalisation

>> Des acteurs prêts à jouer leur rôle

De plus l'absence d'incitations financières et d'un véritable cadre réglementaire freinent un développement qui semble pourtant inéluctable, au vu des efforts engagés en matière de Développement Durable ces dernières années. “En Allemagne et en Suisse, c'est justement ce qui est à l'origine de l'essor du marché”, indiquait Stefan Rheinert, spécialiste franco-allemand, lors du dernier atelier de l'ALE consacré à cette thématique le 17 juin 2008 (cf. interview en page 7). Parallèlement à la mise en place d'un cadre réglementaire, l'Allemagne a rapidement proposé des incitations financières. "En 2000, la Bavière subventionnait à hauteur de 30 € le m² de toiture végétalisée", a souligné François Lassalle, président de l'ADIVET (association pour le développement et l'innovation en végétalisation extensive de toiture). D'autres landers allemands incitent, voire obligent même, une telle opération sous peine d'amende. Chez nos voisins suisses, la Ville de Bâle subventionne à hauteur de 40% la végétalisation extensive en se fixant comme objectif la végétalisation annuelle de 30.000m² de toitures. D'un point de vue économique, une telle activité a permis en Allemagne la création de plusieurs centaines d'entreprises travaillant partiellement ou exclusivement dans ce domaine, et représentant un marché d'environ 9 millions de m² de toiture végétale en 2001.

Adapter la ville au changement climatique >> Les enjeux de la végétalisation en milieu urbain

Logements HLM dans la ZAC Courrier à ANNECY

De plus, le recours à la végétalisation des toits reste souvent relégué au rang de simple finition esthétique. C'est l'une des raisons, multiples, du retard français. Les professionnels se heurtent en effet à la méconnaissance des solutions de végétalisation par les acteurs de la construction et de l'aménagement urbain et ont une représentation de la végétalisation de toiture souvent liée à la terrasse-jardin uniquement.

ALE

La végétalisation, aussi bien du bâti que des espaces publics, est une solution amenée à être très largement appliquée dans les années à venir afin d'établir un climat urbain plus favorable. Cette pratique est toutefois encore peu répandue en France et le besoin de connaissance des différents acteurs sur le sujet nous amène à faire le point sur le développement de la filière et les bonnes pratiques d'autres territoires .Parmi les avantages de la végétalisation, celle-ci présente un moyen de rétention d'eau qui va favoriser l'évaporation et lutter contre l'augmentation de la chaleur en ville. Elle peut même lors d'orages après une période de sécheresse, réduire l'engorgement des réseaux d'assainissement ou encore limiter les inondations. Elle s'inscrit donc pleinement dans une démarche de qualité environnementale pour ses nombreux avantages, écologiques et esthétiques, techniques et économiques. Toutefois, elle doit encore s'affranchir de problèmes culturels pour se développer en France.

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>> La végétalisation des toitures en France :


Dossier

ALE - INFOS

ADAPTER LA VILLE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

2 ÈME TRIMESTRE 2008

>> Point technique

L’énergie au quotidien

>> Espaces publics :

>> Questions à : Tatiana SOULIER Ingénieur Environnement-Sécurité Ville de Lyon - Direction des Espaces Verts ALE : En quoi consiste le Plan de Végétalisation de la Ville de Lyon ?

>> TS : Le plan de végétalisation lyonnais s'appuie sur un schéma directeur réalisé par le paysagiste Gilles CLEMENT en 1996. Il définit un cadre pour l’ensemble des actions d’aménagement végétal, de plantation et de fleurissement de la ville. Il décrit les trois grands types d’identités paysagères qui coexistent sur Lyon, et que les aménagements doivent respecter pour préserver l’identité lyonnaise : c’est le concept Balmes-RivesPlaine. Les balmes, les côteaux qui accompagnent la Saône, domaine des boisements et de la végétation non contrainte, sont caractérisées par les couleurs de l'automne, le jaune, l'orange et le rouge. Les rives se caractérisent par la nature libre des végétations qu'on rencontre habituellement sur les berges des fleuves, on y recherche surtout des tonalités de bleu et de gris. La plaine, qui s'étend vers l'est à partir des berges du Rhône, est le domaine de la nature domestiquée et de la végétation dirigée. La Ville de Lyon est riche de grands parcs (Tête d’Or, Gerland) et d’une multitude de petits espaces verts qui permettent de redonner un accès à la nature à tous les lyonnais. L’objectif du plan de végétalisation est de développer ces petits espaces et de créer des liens entre eux et les grands parcs, en créant des « coulées vertes » qui sont de véritables réserves de biodiversité. ALE : Quels sont les bâtiments/sites prioritaires à végétaliser ?

Photo Ville de Lyon

>> TS : En ce qui concerne la végétalisation du bâti, le choix est fait en concertation avec les élus et les mairies d’arrondissements. Les murs et toitures végétalisés n’en sont encore qu’à leurs débuts à Lyon, on privilégie donc des sites porteurs en terme pédagogiques et sur lesquels les intérêts environnementaux sont très visibles, afin de faire connaître la technique : toitures terrasses sur des groupes scolaires, murs végétalisés en façade ou sur des passages très fréquentés. Mur végétalisé du boulevard des Canuts (Lyon 4ème)

ALE : Quelles sont les pro-

chaines étapes ?

ALE

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INFOS

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>> TS : Pour l’heure nous avons encore peu de recul, mais les expériences étrangères montrent que les murs et surtout les toitures végétalisés nécessitent assez peu d’entretien, ils doivent d’ailleurs être conçus dans cette optique. Cela exigera malgré tout une formation des jardiniers pour la gestion de ces espaces verts d’un nouveau genre : il faut bien connaître les végétaux utilisés, et être particulièrement vigilant à la sécurité car l’accès est souvent délicat.

N° 22

>> La toiture végétalisée Le principe de la toiture végétalisée est encore peu connu et appliqué en France, alors qu'il est largement utilisé en Allemagne, en Suisse, au Japon et en Amérique du Nord. Cette technique environnementale consiste en un système d'étanchéité recouvert d'un complexe drainant, composé de matière organique, qui accueille un tapis de plantes précultivées. S'installant aussi bien sur une structure en béton, en acier ou en bois, elle offre une surface vivante qui change d'aspect en fonction des saisons et de la floraison des végétaux.

L’ALE EN BREF

Il existe 3 types de végétalisation par épaisseur croissante de substrat : • la végétalisation extensive qui permet la réalisation d'un couvert végétal permanent. Celui-ci est constitué de plantes qui ne sont pas nécessairement horticoles, réduisant ainsi l'entretien au minimum. • la végétalisation semiextensive qui est utilisée pour réaliser un espace décoratif en toiture. Si l'entretien reste modéré, l'arrosage est indispensable. • la végétalisation intensive qui conduit à la réalisation d'une toiture-terrasse jardin.

L'Agence Locale de l'Energie a été

>> créée à l’initiative du Grand Lyon afin d'offrir aux acteurs de l'agglomération un outil technique sur les thèmes de l'énergie et de l'environnement. Il s'agit d'aider les collectivités, les promoteurs, les bailleurs, les entreprises, les copropriétés, les professionnels du bâtiment et les particuliers à mieux intégrer la problématique environnementale dans la réalisation de leurs projets et de leurs missions. L'ALE se tient au plus près des porteurs de projets en assurant une assistance technique et une veille technologique et réglementaire afin d'aider à concrétiser les idées et orientations initiales.

>> Réglementation • les règles professionnelles pour la conception et la réalisation des terrasses et toitures végétalisées, CSFE édition décembre 2002, • le CCP du fabricant du complexe d’isolationétanchéité et du complexe de végétalisation, Pose de sédum pré cultivé • les règles relatives à la sécurité des personnes : manuel CSFE (prévention des risques professionnels sur les chantiers, édition février 2002), règles du DTU 43.1 ou 43.3 selon l’élément porteur, • les normes DTU de la série 43, • le cahier du CSTB n° 2192 «conditions générales d’emploi des dalles de toiture en béton cellulaire armé» (avril 1983).

ESPACE INFO ENERGIE de l’agglomération, elle conseille objectivement et gratuitement les habitants du Grand Lyon sur les questions liées à la maîtrise de l’énergie dans leur quotidien. Centre de Ressource et de Documentation spécialisé sur l’Energie et la Qualité Environnementale des Bâtiments, elle met à disposition de tous les publics une documentation diverse et variée autour des thèmes de l’Energie.

>> + d’infos dans le dossier technique “toiture végétalisée” téléchargeable sur le site de l’ALE : www.ale-lyon.org

>> Le mur végétalisé

>>

Les concepts de mur vivant, mur végétalisé ou mur végétal décrivent des jardins ou écosystèmes verticaux, plus ou moins artificiels, conçus comme éléments esthétiques de décor ou encore comme éléments d'écologie urbaine. Dans ce dernier cas, ces murs, comme les terrasses végétalisées ou les clôtures végétales, peuvent contribuer à la démarche HQE® en jouant un rôle en matière de microclimat et de qualité de l'air. Des murs ou parois végétalisées peuvent être aménagés tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de bâtiments, avec ou sans source artificielle de lumière. Dans le cas où le mur reste sec, ou en atmosphère plus sèche, il peut également être colonisé par des plantes grimpantes. Il peut se faire soit à partir du sol directement, les racines de plantes grimpantes y puisant leur nourriture et l'eau, soit en intégrant la flore au bâtiment, via des balconnières, des jardinières, ou des systèmes plus complexes.

ALE - INFOS ALE - Infos, la lettre d’information de l’ALE

“ALE infos” est consultable sur le site internet : www.ale-lyon.org

la Ville de Lyon se met au vert

le concentré d’énergies de l’agglomération lyonnaise

Directeur de la publication : Franck Mabilon Rédacteur : Stéphane Rouvier Rédacteurs techniques : Sylvain Godinot, Christelle Landez, Jacek Kubiak, Aude Lenoir Secrétaire de rédaction : Véronique Besnard Conception / mise en page : Stéphane Rouvier Impression : Imprimerie IMAV - 04 78 67 00 96 Label “Imprim’Vert” (papier 100% recyclé - encres végétales - recyclage des déchets - sans métaux lourds) ISSN : 1773-0339 Crédits photos : ALE Pour nous contacter : ALE - 8, rue Béranger - 69006 Lyon Tel : 04 37 48 22 42 - Fax : 04 37 48 04 57 mail : info@ale-lon.org Site internet : www.ale-lyon.org

Mur végétal dépolluant sur la gare de Perrache à Lyon

Reproduction autorisée avec mention de la source

EDITORIAL Le baril de pétrole vient d'atteindre les 145 dollars. Rappelons-nous BÉATRICE VESSILLER qu'en janvier, nous nous effrayions qu'il dépasse les 100 dollars… Présidente de l’ALE Cette flambée du prix du pétrole inégalée et la fin des énergies fossiles d'ici quelques décennies s'ajoutent à une explosion de nos émissions de gaz à effet de serre : elles se sont multipliées par 12 depuis le début de l'ère industrielle, notamment dans le domaine des transports et du bâtiment. Notre responsabilité à tous est engagée pour demain et les générations futures. C'est pourquoi nous ne pouvons plus attendre pour engager nos sociétés dans la sobriété énergétique et le développement massif des énergies renouvelables. Le Plan Climat, annoncé début 2004, puis le Grenelle de l'Environnement organisé en 2007 par le gouvernement, insistent sur le rôle clé que doivent jouer les collectivités locales dans la stratégie nationale de lutte contre le changement climatique. Dans ce contexte, le travail mené par les ALE depuis déja quelques années doit être amplifié car les besoins sont toujours nombreux et les réponses sont à adapter selon les acteurs locaux : appuis méthodologiques et techniques aux collectivités et aux maîtres d'ouvrage, formations et échanges de savoirs avec les professionnels, sensibilisation, informations et conseils au grand public. Ensemble, il faut définir des actions, les mettre en application et s'engager concrètement. Le Plan Climat local engagé par le Grand Lyon, avec l'appui de l'ALE, affiche une ambition réelle en terme de réduction des gaz à effet de serre et de mobilisation des acteurs socio-économiques dans cette démarche. Les objectifs environnementaux se conjuguent à une volonté d'équité envers tous citoyens. En terme de déplacements, les habitants attendent de leur ville des aménagements appropriés à une mobilité durable (transports collectifs, modes doux). En terme de logements, qu'ils soient individuels, collectifs, privés ou publics, les occupants attendent les solutions et les incitations pour les rendre moins gourmands en énergie et plus respectueux de l'environnement. L'adaptation au réchauffement climatique est aussi une question à traiter dans le Plan Climat : la végétalisation du bâti et des espaces publics constitue une des réponses et a fait l'objet du dernier atelier technique de l'ALE, le 17 juin dernier, présenté dans ce numéro. L'activité de l'ALE ne cesse de croître et celle-ci est particulièrement fière de participer activement à la gestion raisonnée de l'énergie sur le territoire lyonnais depuis déjà 8 ans. En tant qu'Espace Info Energie de l'agglomération lyonnaise, elle diffuse sur le Grand Lyon une information et des conseils de proximité essentiels à l'évolution de nos pratiques et de nos comportements. Sa compétence, sa neutralité et la diversité de ses membres en font un outil indispensable pour la mise en œuvre du développement durable de l'agglomération. En tant que nouvelle Présidente de l'ALE, je souhaite, avec toute l'équipe et avec les administrateurs, que l'agence continue à jouer tout son rôle dans le domaine de l'énergie, et je remercie vivement mon prédécesseur, Claude Pillonel, de me laisser les clés d'une association saine, dynamique et …pleine d'énergie !


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>> Entretiens croisés

Des actions et des événements menés en partenariat avec les collectivités et les entreprises viendront compléter le programme tout au long de l’année. >> + d’infos sur www.faisonsvite.fr

>> 100 maisons basse énergie sur la région Rhône-Alpes

En mai 2008, à l’issue d’un 7ème et dernier jury effectué, l’appel à projet du programme “100 Maison basse énergie”, mis en place par la région Rhône-Alpes fin 2006, s’est terminé. Au total, 161 familles de toute la région se sont portées candidates et une centaine a été sélectionnée. Environ un quart des projets concerne des maisons existantes, le reste portant sur des maisons neuves.

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D’un point de vue technique, l'objectif était de se situer 50% au-dessous des normes régleRépartition des projets lauréats par département

Patrick Stefan RHEINERT architecte Agence Rheinert Architectes franco-allemands

>> Lyon attire les renouvelables Répartis dans plus d’une centaine d’entreprises spécialisées, ou ayant une part de leur activité dans les énergies renouvelables, 2300 employés de l’agglomération lyonnaise travaillent à produire, vendre ou développer des énergies renouvelables, selon la CCI de Lyon. Toutes les énergies renouvelables sont représentées, du solaire, à l’éolien, de la biomasse à la géothermie, ou encore l’hydraulique. L’énerge solaire photovoltaïque est très représentée, avec plus de 800 employés, suivis par la biomasse et l’hydraulique (650 employés chacune). Il s’agit pour la plupart de PME/PMI ou de bureaux d’études, auxquels s’ajoutent toutefois quelques grandes entreprises

mentaires en vigueur, pour la consommation énergétique (eau chaude et chauffage), avec 50 kwh/m²/an pour le neuf et 60 kWh/m²/an pour l'habitat ancien. Les projets sélectionnés ont bénéficié d'une prime de 3000 € pour les logements neufs et 5000 € pour les logements anciens. Parmi les 100 projets sélectionnés, le système énergétique le plus utilisé pour le chauffage est le bois, ensuite vient l’énergie solaire (système solaire combiné). Plus de 90% des projets utilisent l’énergie solaire thermique pour leur eau chaude sanitaire et plus de 80% utilisent une ventilation double flux.

>> L’expérimentation du Plan

Climat Famille entame son bilan

www.econhome.net

Il y a quelques années la vegétalisation avait lieu uniquement par les plantations intensives* sur les terrasses. Actuellement les terrasses végétales extensives* se développent. A titre d'exemple le Centre d'Activités pour Enfants à Caluire, 5ème façade pour visions plongeantes (cf. photo en couverture). Dans ce domaine la France est en retard sur les pays nordiques.

tants pour le jury ; chaque paroi doit être la plus isolante possible. Le réseau Info-Energie Rhône-Alpes (IERA), composé de onze structures spécialisées sur les questions de maîtrise de l'énergie et d'énergies renouvelables, a été chargé d'accompagner l'émergence des projets, et parmi celles-ci, l'ALE lyonnaise a joué le rôle de coordinateur.

Une maison lauréate, à Caluire-et-Cuire (69)

Pour atteindre ce niveau de performance, les critères de l’appel à projet ont été définis dans un but d’obligation de moyens, et non d’obligation de résultats. Le coefficient de transmission thermique (U) des parois (murs, toit, plancher, vitrage) est l’un des facteurs les plus impor-

>> RP : Il y a encore trois ans en France, lorsqu'un architecte proposait aux maîtres d'ouvrages une toiture végétalisée, ils réagissaient négativement en invoquant les problèmes induits d'étanchéité et les coûts de réalisation et d'entretien. Aujourd'hui ce sont les maîtres d'ouvrages, principalement publics qui font la demande. Il y a une prise de conscience des effets positifs, notamment en terme d'isolation thermique, et d'augmentation de l'inertie thermique, et de gain en confort d'été. Toutefois, les maîtres d'ouvrages privés restent réticents à cause de l'incidence financière. Je vois plusieurs approches relatives à la végétalisation des bâtiments, correspondant à l'évolution techniques et aux motivations créatrices.

Le Projet ECO N'HOME s'achève sur une étape fondamentale : l'évaluation. Les 100 familles mobilisées sur le Grand Lyon ont profité d'un diagnostic complet sur les travaux à mener pour réduire leurs consommations d'énergie et limiter leur impact environnemental (logement et déplacement). Quel en aura été l’impact ? L'enjeu est d'en saisir les enseignements et de lever les éventuels freins rencontrés pour construire une méthodologie. Une analyse statistique et technique de la démarche de partenariat établie avec toutes les familles volontaires est en cours et sera finalisée d’ici fin 2008. L’objectif étant d’envisager une démultiplication améliorée de cette campagne. + d’infos sur

Vous trouverez les premiers exemples (descriptif, photos, contexte, fiches de sites) parmi les 100 projets sur notre site web.

- Bruno CHARLES, Mission Développement Durable, chargé de la démarche prospective en matière énergétique, du pilotage et de l’animation des outils du Développement Durable ;

ALE : Comment voyez-vous l’évolution des couvertures végétales ?

ALE : Quelles observations faites-vous vis-à-vis de la demande de toitures végétalisées de la part des décideurs en France et en Allemagne ? Existe-t’il des blocages à une diffusion massive de la végétalisation en milieu urbain, en France et en Allemagne ?

>> contact : julien.fontaine@ale-lyon.org

La notion du coût global intègre davantage le retour sur l'investissement pour ces éléments de qualité.

>> RP : L'approche architecturale peut être plus subtile pour affirmer le végétal. Je cherche une intégration où la couverture végétale joue le rôle de catalyseur du projet. Ainsi dans le Gymnase de Saint-Genis-Laval (photo ci-dessous) en cours de chantier, la couverture végétale génère la conception du projet, dans une recherche d'osmose avec la nature, visible dans tout l'environnement. Il y a aussi le mur végétal qui a se développe de plus en plus, tel le mur antibruit que l'on a créé pour Caluire. Un tel concept pour être performant nécessite un arrosage automatique avec récupération des eaux de pluie. Nous étudions actuellement pour la SACVL un projet de logements, qui sera une synthèse de ces évolutions, dans une perspective de développement durable.

- Lucien BARGE, Pôle Environnement, chargé de l’énergie. Notons également l’élection de plusieurs adjoints du Grand Lyon spécialisés dans le Développement Durable et les énergies renouvelables : - Gérard PATTEIN, 5ème adjoint à Sainte-Foy-lès-Lyon - Didier CRETENET, 1er adjoint à SaintGenis-les-Ollières - Jean-Michel BUDYNEK, 5ème adjoint à Solaize - Erick ROIZARD, 7ème adjoint à Ecully - Daniel NOURRICE, 1er adjoint à Irigny - Jacqueline JOUFRET, 8ème adjointe à Décines-Charpieu - Michel GENESTIER, 3ème adjoint à Genay. Souhaitons-leur de nombreux projets exemplaires en efficacité énergétique et environnementale !

>> PSR : Le blocage principal est certainement la vue traditionnelle dans les zones moins denses qui s'exprime dans les toitures à forte pente. Mais depuis quelques années je constate que dans les lotissements de plus en plus de maisons sont des vrais petits bijoux contemporains... Les berges du Rhône à Lyon

Même sur des sites comme eBay on peut aujourd'hui acheter des kits de végétalisation.

Atelier d’Architectes Richard PLOTTIER

Ce programme d’information s’inscrit dans la continuité de la précédente campagne triennale “Economies d’énergie, Faisons vite, ça chauffe” lancée en 2004. Le ministère et l’ADEME se donnent un objectif renforcé avec ce nouveau programme de mobilisation : inciter les Français, à la fois les particuliers mais également les professionnels (entreprises et collectivités), au passage à l’acte par des comportements systématiques et engageants visant à économiser l’énergie. Lancé début juin 2008, le dispositif de la campagne allie média (films TV, spots radio, bannières sur des sites Internet spécialisés dans la maison et dans l’automobile...) et information (site internet, mise à disposition d’outils réalisés par l’ADEME, mobilisation des Espaces Info Energie)

Le SEPAL (Syndicat Mixte d’Etudes et de Programmation de l’Agglomération Lyonnaise) qui regroupe 72 communes dont les 57 de l’agglomération lyonnaise, souhaite revoir les exigences environnementales du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) dont il est porteur. En matière d’offre d’accueil économique, la conception/aménagement des zones et bâtiments d’activités devrait mieux prendre en compte l’environnement. En suivant les réalisations du Grand Lyon en matière de référentiel (Bureaux et Logements), le SEPAL souhaite élaborer un référentiel plus vaste couvrant les zones et les bâtiments d’activités. Celui-ci pourrait être annexé aux PLU du SCOT prévus pour les 20 prochaines années (2010-2030). L’ALE et Soberco (Société d'ingénierie et de conseil en environnement) sont mandatés depuis avril 2008, en lien avec le Grand Lyon, pour mettre en place un processus de réflexion associant les principaux acteurs de l’aménagement et du bâtiment qui concourent à la production des zones et bâtiments d’activités. Dans un premier temps, ce référentiel ne concernera que les zones d’activité en création. Il est important de prévoir aujourd’hui la future requalification environnementale des zones existantes.

Photo ALE

Le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire a confié à l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) le pilotage d’une nouvelle campagne de mobilisation nationale en faveur des actions de maîtrise de l’énergie et de sensibilisation au changement climatique.

>> www.ale-lyon.org/rubrique/references/progregion/MBE/index.html >> contact : samir.boukhalfa@ale-lyon.org

Gymnase de Saint-Genis-Laval (69)

>>

* Toiture végétale : extensive ou intensive ?

• La toiture végétalisée extensive met en oeuvre des plantes de type mousses qui nécessitent très peu d'entretien. Elle a un substrat de faible épaisseur (5 à 15 cm) et de faible charge (70 à 170 kg/m²). Elle peut donc être posée sur une structure légère. • La toiture végétalisée semi-intensive ou intensive est composée de plantes du type de celles qu'on peut trouver au sol, qui nécessitent un entretien (arrosage, coupe). Son substrat a une épaisseur plus conséquente (15 à 60 cm), et une charge (270 à 970 kg/m²) qui nécessite une structure porteuse conséquente. >> + d’infos dans le dossier technique “toiture végétalisée” téléchargeable sur le site de l’ALE : www.ale-lyon.org

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“Faisons-vite, ça chauffe !”

INFOS

>> Le SEPAL crée un Référentiel Durable pour les Zones d’Activités

Les élections municipales de mars 2008 ont montré la volonté forte des communes du Grand Lyon à mieux prendre en compte le Développement Durable sur leur territoire, avec l’élection entre autres de deux VicePrésidents en lien étroit avec la thématique “énergie” :

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>> L’ADEME relance sa campagne

Atelier d'Architectes Richard PLOTTIER (Lyon 3ème) Nombreuses références de Bâtiments Publics principalement dans la région Rhône-Alpes.

>> PSR : Les toitures végétalisées se sont parfaitement intégrées dans le paysage allemand. Les décideurs et les architectes ne sont plus de cette génération qui pense immédiatement à des fuites, au contraire, pour eux les toitures végétalisées sont une façon de construire durable...

ALE

Info Energie

Richard PLOTTIER

Des élus “Environnement” pour les communes du Grand Lyon


Gratuit

DU CÔTÉ DE L’ALE

>> L’ALE développe son offre de formation

>> L’ALE compte son CO2

L’inquiétude légitime pour notre planète génère une offre de produits et services à décoder.

Un plan climat local, comme celui que développe le Grand Lyon, passe par une implication de nombreux acteurs du territoire, qui s'engagent à leur échelle à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. C'est ce qui a amené l'ALE à estimer ses émissions dans une volonté d'amélioration continue, sur l'année 2007, à partir d'un outil proche du Bilan Carbone©.

2 ÈME TRIMESTRE 2008

La lettre d’informations de l’Agence Locale de l’Energie

N°22

ALE - INFOS le concentré d’énergies de l’agglomération lyonnaise

Les activités de l'ALE participent ainsi à rejeter 47 tonnes équivalent CO2/an pour 2007.

Parmi les 3 principaux postes émetteurs on trouve : - les déplacements domicile-travail et professionnels des salariés, et ceux des bénéficiaires des services de l'ALE, - les matériaux et services entrants (les repas des salariés ainsi que les consommables : impressions, papier et carton principalement). - les matériaux (émissions engendrées par la fabrication des produits) immobilisés et amortis sur plusieurs années : informatique, véhicule, cloisons de bureaux et mobilier. On constate à l'opposé que le chauffage et les consommations électriques des bureaux sont marginales, ainsi que les déchets et le fret. L'ALE est chauffée par une pompe à chaleur sur air (peu performante). Parmi les marges de manœuvre, outre plus de transports en commun, on peut citer l'utilisation plus fréquente du système d'autopartage “Autolib” auquel est abonné l’ALE. L'ALE estimera prochainement les émissions qu'elle contribue à éviter par ses activités et qui sont fort heureusement bien plus importantes que celles qu'elle engendre. D'après les estimations ADEME, notre seule activité de conseil Espace Info Energie contribue à éviter un peu >> Bon vent à... plus de 1000 tCO2/an. Ce qui compense plus Claude Pillonel, de 20 fois toutes nos émissions ! Président fondateur de l’ALE, >> contact : sylvain.godinot@ale-lyon.org

>> AGENDA >> Visite Gymnase HQE® des Brosses début septembre 2008

>> infos et inscriptions à visite@ale-lyon.org

>> Visite d’une maison basse énergie 27 septembre 2008

Maison située à Denicé (69) issue du programme régional “100 maisons basse énergie” >> infos et inscriptions sur www.infoenergie69.org

>> Salon Tendances Maison 10 au 19 octobre 2008

à Eurexpo Lyon >> infos sur www.tendancesmaison.com

>> Visite d’une maison basse énergie 25 octobre 2008

Maison située à Cublize (69) issue du programme régional “100 maisons basse énergie” >> infos et inscriptions sur www.infoenergie69.org

>> Forum Plan Climat du Grand Lyon 28 octobre 2008

Organisé par le Grand Lyon >> infos et inscriptions sur www.grandlyon.com

>> Atelier technique de l’ALE fin octobre 2008

“Le financement des opérations énergies renouvelables” >> infos et inscriptions à atelier@ale-lyon.org

>> Salon Aqualie

18 au 21 novembre 2008 informations, solutions et innovations adaptées aux espaces aquatiques, au cours duquel se déroulera la conférence internationale du programme européen Solpool, coordonnée par l’ALE (cf. ci-contre) >> infos sur www.aqualie.com/AQUALIE2008/

>> Forum Education à l’Environnement 26 novembre 2008

Organisé par le Grand Lyon >> infos et inscriptions sur www.grandlyon.com

il aura su la porter au devant des problématiques environnementales et l’inscrire parmi les acteurs de l’énergie du territoire lyonnais.

...et bienvenue à Béatrice Vessiller Nouvelle Présidente de l’ALE, adjointe au Maire de Villeurbanne, conseillère communautaire du Grand Lyon, urbaniste de formation. Elle a co-piloté l'Agenda 21 du Grand Lyon et a initié le Plan Climat de l'agglomération en 2006.

>> Bon vent à... Franck Mabilon Directeur de l’ALE depuis 3 ans, après avoir intégré l’agence en 2002 en tant que chargé de projets, il a participé activement à son développement ainsi qu’à la création de son centre de ressources. Il rejoint sa famille à Grenoble où il occupera désormais le poste de Directeur du service énergie de la capitale iséroise.

...et bienvenue à Jacek Kubiak, Ingénieur chargé de mission. Expert en bâtiment performant, au travail comme dans sa maison passive, il est en charge de l’élaboration de l’offre de formation de l’ALE.

Adapter la ville au changement climatique

Dans ce but, l’ALE accueille un référent formation chargé de préparer pour la rentrée des sessions de formation àdestination des professionnels et gestionnaires du bâtiment, des agents des collectivités et des maîtres d’ouvrage. Les thèmes abordés porteront sur la conception et la réhabilitation à haute performance énergétique, l’efficacité énergétique en copropriété, le plan climat territorial. Après analyse de la problématique, les solutions envisageables seront évaluées sous l’angle de critères scientifiques, énergétiques, économiques et sociaux. La sobriété en matière de ressources sous-tendra l’argumentaire. Le comportement humain largement responsable des dérives actuelles y sera analysé et des propositions immédiatement applicables permettront de valoriser rapidement la formation tant sur le terrain professionnel que privé.

par la végétalisation

>> contact : jacek.kubiak@ale-lyon.org

>> Plaquette piscines solaires

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Dans la cadre du programme européen Solpool, visant la promotion des installations solaires pour le chauffage des piscines d’extérieur, l’ALE lyonnaise, en tant que coordinatrice du programme, vient d’éditer une plaquette, que vous pouvez télécharger sur le site web de l’ALE, à la rubrique “références / programmes européens. >>www.ale-lyon.org/rubrique/references/progeuro/index.html

>> Notre Centre se ressource Après 6 mois d’ouverture, et des visiteurs toujours plus nombreux, notre centre de ressources évolue et profite de l’été pour se développer. Avec l’aide d’Alexandra DUGUE, documentaliste de métier, qui a rejoint l’ALE pendant un mois, une mise à jour nécessaire a été entreprise, afin d’offrir aux usagers une mine d’informations variées, actualisées et classées.

Dans ce numéro

>> + d’infos: www.ale-lyon.org/centre_ressources.html

>> du côté de l’ALE...

>> Info Energie...

avec le soutien de :

- L’ADEME relance sa campagne “Faisons-vite, ça chauffe !” - Le SEPAL crée un Référentiel Durable pour les Zones d’Activités - Lyon attire les renouvelables - L’expérimentation du Plan Climat Famille entame son bilan - 100 maisons basse énergie sur la région Rhône-Alpes et des autres membres de l’ALE : ABC HLM, BTP Rhône, Conseil Régional du Rhône, DALKIA, EDF Rhône-Alpes, GDF Rhône-Alpes, HESPUL, INSA, OIKOS, PACT du Rhône, Rhônalpénergie-Environnement, SIGERLY, SYDER, SYTRAL, UDAF du Rhône, UFC Que Choisir, UNPI, Ville et Aménagement Durable

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- L’ALE compte son CO2 - L’ALE développe son offre de formation - Plaquette piscines solaires - Notre centre se ressource - Agenda page 8


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