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voulais vraiment réaliser, que je trouvais magnifiques, en fait, ne sont pas réalisables. Ou sont juste un peu ridicules et toutes petites. Et je suis terriblement déçue. Et je dois me battre pour aimer encore un peu ce qui se construit malgré tout. Alors pour ne pas déprimer trop, je rêve déjà à autre chose, au prochain projet, à la prochaine envie. C’est affreux. Merde. J’essaye de m’améliorer un peu, et puisque je ne crois pas vraiment que l’on change, je m’entoure surtout de collaborateurs qui finissent bien les choses, qui aiment les belles fins. Il faut de tout dans une équipe. Moi, je commence fort, je porte bien et loin. Et puis je ne sais pas trop finir. tu dois choisir, sourde ou aveugle ou muette ? – Ah ben, muette, bien évidemment ! tu seras où dans cinq ans ? – Tricky one. tu aimes le chocolat aux noisettes ? – Je me nourris principalement de chocolat aux noisettes. est-ce que ça a de l’importance que la salle soit pleine (et un paquet de tendresse pour t’aider à répondre, parce que je sais que celle-là, elle est compliquée) ? – Bien bien… ça se corse… je vois, je vois. Bon, je commence cette réponse sans savoir où je vais en venir. Je papote en live. Alors… pendant la dernière année de mon école de théâtre à Paris, j’étais si pleinement heureuse et j’aimais tellement chaque personne qui m’entourait qu’un soir, j’ai décidé qu’il me fallait trouver une solution pour que ça ne s’arrête pas tout de suite. Pas encore. Alors, le lendemain matin, dans le métro, en lisant un article sur l’élection incertaine mais probable de Lula au Brésil dans l’année à venir, j’ai mis en place un plan de projet (pas vraiment le plus élaboré du monde puisque pensé à peu J.B.

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Prix Culturels de l'Etat du Valais 2011  

Catalogue: Prix Culturels de l'Etat du Valais 2011 / Katalog: Kulturpreise des Staates Wallis 2011 Prix Culturel / Kulturpreis: André Raboud...