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Communiqué de presse Max Havelaar Belgique

Le label Max Havelaar a le vent en poupe : la vente de produits Fairtrade a enregistré 17 % de croissance en 2009. Le choix résolu des consommateurs pour le commerce équitable sert de voie d’expansion en Belgique Bruxelles, 22 mars 2010. La conversion totale au commerce équitable labellisé est le premier facteur de croissance pour le marché du Fairtrade : de plus en plus d’entreprises décident, en effet, d’apposer le label Fairtrade Max Havelaar sur une de leurs lignes de production, voire sur la totalité de leur production. En dépit des diverses menaces qui pèsent actuellement sur les marchés de consommation, le commerce équitable a connu en 2009 une croissance de 17% par rapport à 2008. Et la valeur marchande des produits labellisés Fairtrade est désormais estimée à 52 millions d’euros. Les grands champions ? Le sucre de canne, les glaces, les fleurs et le vin. Le chiffre d’affaires des produits traditionnels tels que le café et les bananes poursuivent également leur croissance, mais dans une moindre mesure. Une des raisons principales de cette croissance du marché équitable labellisé réside dans ce qu’on appelle un ‘full switch’ : de grandes et de petites entreprises font passer une part importante et, parfois même l’ensemble de leur production dans le système du commerce équitable labellisé. C’est le cas notamment de l’entreprise belge célèbre Candico, dont la conversion vers le commerce équitable a suscité une augmentation du marché du sucre équitable de plus de 80% en 2009. Les célèbres crèmes glacées Ben & Jerry’s ont-elles aussi généré une croissance de 30% dans leur catégorie, croissance qui devrait encore solidement se renforcer, au vu de la récente annonce du passage à l’échelle européenne de toutes les crèmes glacées de la marque au commerce équitable d’ici 2011. « Cela fait environ deux ans que nous mettons tout en œuvre pour obtenir davantage de conversions significatives de la part d’entreprises actives sur le marché belge », explique Lily Deforce, directrice de Max Havelaar Belgique, « et il semble que cela porte aujourd’hui ses fruits. D’un autre côté, la croissance observée est également due au fait que, dans le Sud, les producteurs sont toujours plus nombreux à intégrer le système du commerce équitable et que leur offre de produits Fairtrade ne cesse d’augmenter. » Max Havelaar observe, par ailleurs, une notoriété en augmentation constante ainsi qu’une croissance continue de la demande de produits Fairtrade auprès des consommateurs. L’étude Dimarso annuelle révèle que 72% des Belges sont déjà familiarisés avec le concept du commerce équitable. Près de 60% d’entre eux l’associent à la notion de ‘prix équitables’ et 80% connaissent le label Fairtrade Max Havelaar. Une enquête quantitative menée en parallèle par GfK et portant sur le comportement d’achat des ménages révèle, pour sa part, qu’1 ménage belge sur 3 achète déjà des produits équitables labellisés Fairtrade. Soit une augmentation de 17% du nombre de ces ménages. En somme, la croissance du marché équitable est principalement due au recrutement et à l’arrivée de nouveaux consommateurs.


Plus que jamais, les chaînes de distribution sont confrontées à des choix stratégiques importants. Selon GFK, Delhaize, Carrefour, Colruyt en Lidl représentent à eux-seuls quelque 60% du marché alimentaire équitable en Belgique, et ils enregistrent jusqu’à 28% de croissance. Cependant, il reste absolument indispensable d’améliorer la disponibilité et la visibilité dans les points de vente, raison principale de non-achat de produits équitables et citée par une personne sur quatre. C’est à cette condition que le consommateur pourra convaincre davantage encore la distribution et l’industrie de proposer des produits Fairtrade, et ce tant pour sa consommation à domicile que pour sa consommation dans l’horeca et sur son lieu de travail. Nicolas Steisel, co-fondateur de la chaîne de restaurants Exki et Manager de l’année, souligne les effets positifs de son engagement en faveur du commerce équitable : « Depuis que nous sommes passés au café équitable labellisé Fairtrade, nos ventes de café ont augmenté de 30 à 40%. Cette démarche illustre parfaitement un triple ‘win’ : pour l’entreprise Exki, pour les clients mais aussi et évidemment un ‘win’ pour les agriculteurs dans le Sud. » Néanmoins – ou peut-être, précisément, en raison de son succès persistant– Max Havelaar est menacé par d’autres systèmes de labellisation. Max Havelaar insiste pourtant sur le fait que le concept du commerce équitable ne peut être confondu avec d’autres concepts privilégiant la durabilité, aussi importants soient-ils. Le commerce équitable est unique, car il est le seul concept à garantir un revenu minimum correct aux producteurs du Sud : en effet, si le système Fairtrade impose aux producteurs les critères d’une production écologiquement et socialement responsable, il offre en contrepartie des garanties relatives aux prix, des contrats à long terme et des possibilités de préfinancement. Les producteurs peuvent ainsi investir eux-mêmes dans un avenir meilleur pour leur famille et choisir leur propre voie de développement. C’est notamment le cas pour l’organisation coupole CECOVASA qui regroupe près de 5.000 producteurs dans les hauts plateaux du Sud du Pérou. Le prix équitable payé par Delhaize pour leur café, auquel s’ajoute la prime du Fairtrade, a joué un effet de levier important : le 23 janvier dernier, ces producteurs de café ont pu grâce à cela ouvrir l’usine de traitement du café la plus haut perchée au monde. Une ouverture dont Augustín Mollinedo, directeur de la CECOVASA est très fier: “Cette usine nous a coûté 3,5 millions de soles (soit, environ 1,2 millions USD) et, en toute modestie, nous pouvons prétendre que nous l’avons bien méritée. L’usine a été construite grâce à la prime du Fairtrade, grâce aux contributions de nos membres, et grâce aux avantages fiscaux octroyés par le gouvernement. » La CECOVASA considère cet investissement comme une nouvelle étape dans le processus d’amélioration de la qualité de ses cafés spéciaux bio-équitables mais aussi comme une aide supplémentaire aux producteurs et un bien pour l’environnement. Grâce à ses investissements permanents dans la production, la CECOVASA a réussi, en quelque 40 années d’existence, à se débarrasser des différents intermédiaires – qui payaient à peine la moitié du prix du marché – et à exporter son café en direct vers les Etats-Unis et l’Europe.

Fin du communiqué de presse

Les personnes suivantes sont à votre disposition si vous désirez une interview : * Représentant Max Havelaar Belgique : Lily Deforce, general manager, 0496/76 43 03 * Du secteur privé : Nicolas Steisel, co-fondateur de la chaîne Exki, 02/551.52.22 Pour plus d’information ou pour un dossier de fond sur la CECOVASA : Sandra Galbusera, communication manager Max Havelaar, 0473/91 56 86



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