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Numéro 12

Les nouvelles fraîches du pôle Belfort-Montbéliard DUT Services et Réseaux de Communication IUT Belfort-Montbéliard

Le site web de la MéMo

Un projet conçu par des étudiants

Loi LRU

Pour y voir un peu plus clair

Hyke et le cirque malveillant

Couverture : Arnaud Duredon

Une aventure musicale passionnante

Fresh up !

Votre nouveau système d’avantages et de réductions

Mars - Avril 2009 Retrouvez votre magazine sur srcmontbeliard.com/mag


Le Frigo n°12 mars - avril 2009 Bimestriel Directeur de publication : Philippe Pracht

EDITORIAL

Édito

Comité de rédaction : Jean-Claude Domenget Rédacteur en chef : Benjamin Lupo Conseiller technique : Simon Vieille Rédacteurs : Chloé Balzinger, Brice Bernard, Delphine Binet, Aurélie Eymann, Thierry Czich, Elsa Fachinetti, Toufik Mebrak, Pauline Osmont, Justine Paleo, Florian Panchout, Florent Petit, Aurélie Philippe, Fanny Plaisance, David Prati, Jenna Vurpillot Maquettiste en chef : Audrey de Melo Maquettistes Luc Besson, Jean Cadart, Valentin Flausse, Marie Simao

Avec la fin de l’hiver, voici votre nouveau numéro du Frigo qui arrive. Nouveau numéro oui, mais pas seulement, car comme chaque année, une nouvelle équipe prend la relève pour vous proposer un magazine toujours plus intéressant, toujours plus agréable et surtout toujours plus proche de vous. A travers la vie du pôle universitaire et ses actualités ; les médias qui vous intéressent, cinéma, musique, jeux vidéo et bien d’autres ; les événements festifs et culturels de Montbéliard et ses alentours, le Frigo et son équipe vous apportent tous les deux mois un concentré d’informations qui vous correspondent. De plus, découvrez dans ce numéro le nouveau système Fresh up ! qui vous fera profiter de réductions et avantages avec nos partenaires. En effet, à chaque parution, découvrez à la fin du magazine une enseigne, un événement ou un site culturel qui viendra s’ajouter à la liste de l’opération Fresh up ! Une bonne occasion pour découvrir de nouveaux lieux pour sortir entre amis, faire du shopping ou se distraire un week-end. Bonne lecture à tous !

Equipe Bande dessinée : Justine Vernotte

Benjamin Lupo

Photographes : Adeline Berdin, Julien Claizergues Correcteurs : Basile Delhautal, Pascale Gil Impression : Communauté d’Agglomération du Pays de Montbéliard (CAPM) 8 av Alliés 25200 Montbéliard

Un projet étudiant ? Une information sur la vie du pôle ? Une soirée au concept original ? N’hésitez pas à nous soumettre vos idées de sujet ! Pour partager une information, vos réactions ou vos attentes, contacteznous sur : lefrigo.montbeliard@gmail.com.

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actualités

Découvrez dans ce numéro le nouveau système Fresh Up ! À chaque parution du Frigo, un nouveau partenaire vous proposera des avantages ou des réductions. Pour en profiter, c’est simple. Il vous suffit de présenter un numéro du magazine le Frigo lors de votre passage chez un des partenaires de la liste. Ce mois-ci, retrouvez en page 34 une présentation d’Avalon, notre premier partenaire. Et bien sûr, la réduction qui vous est offerte !

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Editorial

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Fresh up !

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Actualités

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La loi LRU, c’est quoi exactement ?

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The Wind Up

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Opération communication à l’IUT

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En savoir plus sur UTBM

DOSSIERS DU MOIS

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Le site web de la MéMo

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Hyke et le cirque malveillant

chronique culturelle

sommaire

18

Idées détentes

19

Cinéma

20

Jeux vidéo

21

Musique

22

Littéraire

23

Fait d’actualité

24

Billet d’humeur

25

Oeil du photographe

26

Actualité technologique

27

Sélection de sites

28

Article multimédia

29

Illustration étudiante

30

Tutoriel

32

Sean Penn

33

Numérica Art Party

34

Sur les terres d’Avalon

35

BD

LA VIE DU Pôle

Multimédia

AUTOUR DU pôle

> Votre nouveau système d’avantages et de réductions

> Pour y voir un peu plus clair

> Dans le cadre du projet Rizhome 2009

> Le Lip Dub Géant se prépare

> Opération communication à l’IUT (12)

> Un projet conçu par des étudiants

> Une aventure musicale passionnante

> Obama casse la baraque

> Le site web de la Mémo (14)

> La grève contre la loi LRU

> Les plateformes de téléchargement légal de la toile

> Mon escargot va plus vite que le tien

> NUMERICA ARTPARTY #2 (33)

>Le premier partenaire du Fresh Up !

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actualités

De 100€ à 700€ pour vos projets

Pour vous qui avez un projet visant à dynamiser le campus, la MéMo ou encore le Pays de Montbéliard, voici venu le FIE, le Fonds d’Initiative Étudiant. Ce fond vous offre la possibilité d’obtenir un soutien financier ou logistique, grâce à la Communauté d’Agglomération du Pays de Montbéliard. Régulièrement, une commission se réunit pour étudier vos projets. Selon la pertinence de ceux ci et si ils vérifient les critères de sélection, une aide de 100€ à 700€ vous sera attribué pour leurs réalisations. De plus, des conseils vous seront prodigués pour accompagner ces projets dans leur phase de développement.

Badges collector Les cent badges collector «src [4] ever» se sont vendus comme des petits pains. C’est une idée originale à l’initiative du groupe de projet collectif de 2ème année, Objectif src composé de Barthélémy Monnier, Tom Zaoui, Ghislain Fayard et Stéphanie Jachimiak. Vendus au prix d’un euro l’unité, les badges dont le succès fut immédiat inspirent dors et déjà de nouvelles idées possibles.

N’oubliez pas vos bourses Pour les étudiants qui souhaiteraient faire une demande de bourse ou de logement universitaire pour l’année scolaire 2009-2010, n’oubliez pas de constituer votre dossier social étudiant (DSE) avant le 30 avril 2009. Pour ce faire, rendez-vous directement à l’adresse : dse.orion.education.fr/depot/

Benjamin Lupo

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actualités

C’est le nombre de mois qu’il a fallu attendre pour enfin bénéficier de la piscine couverte de Montbéliard. En effet, après ces longs mois d’absence pour cause de rénovation, nous pouvons désormais, grâce aux activités sportives que propose l’IUT, aller faire quelques longueurs tous les jeudi après-midi...

106 455 Le pourcentage de l’équipe UNSS de Basketball en étudiants SRC. Essentiellement composée de deuxièmes années, ils participent aux matchs interuniversités contre l’UTBM et les départements des IUT de Belfort. En raison de leur  stage du 4ème semestre, ils ne pourront pas participer aux championnats de France universitaires. Donc avis aux amateurs pour prendre la relève et pourquoi pas, mieux faire...

12,13,14 C’est le numéro du département du territoire de Belfort où aura lieu une étape du tour de France, la dernière remontant à 2000. En effet, on pourra assister à la 10ème étape de l’édition 2009. Pour ne pas la rater, soyez présent le 18 juillet sur les routes de Belfort, ou directement à Besançon, le jour même, pour voir l’arrivée des cyclistes pour cette étape importante du tour de France 2009 qui s’annonce palpitante avec le retour de Lance Amstrong.

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8 C’est le nombre de signatures électroniques qu’aura recueilli la pétition destinée à soutenir l’IUT de Belfort, entre le 20 novembre et le 12 janvier, sachant que les formations DUT accueillent chaque année 140 000 étudiants.

80 Ce sont les 3 jours du mois de mai où se déroulera, cette année, à Montbéliard, la finale du championnat de France universitaire de Volley ball... Il est encore possible de créer son équipe pour les intéressés et de se qualifier pour cette phase finale. Ainsi il serait intéressant de représenter le pays de Montbéliard pour cette compétition...(pour plus de renseignements, s’adresser au prof de sport, M. Daguet).

90 Cela reste le nombre de victoires que comptabilise l’équipe du FC Sochaux-Montbéliard cette saison. Ils restent donc positionnés au fin fond du classement de la ligue 1. Il faudrait quand même se réveiller car si cela continue, on pourrait les voir en seconde division l’année prochaine. Toufik Mebrak

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la vie du pôle

La loi LRU, c’est quoi exactement ?

Promulguée le 10 août 2007, la loi LRU a fait couler beaucoup d’encre ces trois derniers mois. Mais en quoi consistent réellement ces réformes qui font descendre les étudiants dans la rue ? Pourquoi les inquiètent-t-ils ? Gros plan sur un sujet qui fait l’actualité au sein des IUT.

Élaborée par la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pecresse, la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU) est déjà entrée en vigueur dans vingt universités le 1er janvier 2009. Pour nous autres, étudiants du pôle de Montbéliard, elle ne s’appliquera qu’en janvier 2010. Alors concrètement, ça change quoi ?

Rendre l’université plus attractive ? Contrairement à ce qu’on a parfois tendance à penser, la loi LRU n’est pas juste la suppression du fléchage des moyens pour les IUT. A l’origine, cette loi a pour but de rendre l’Université plus attractive, celle-ci étant souvent vue aujourd’hui comme une « voie de garage ». En effet, le taux d’échec durant les trois premières années en faculté est inquiétant, beaucoup d’étudiants sortent sans diplôme et ceux qui réussissent éprouvent des difficultés à trouver un emploi.

«Contrairement à ce qu’on a parfois tendance à penser, la loi LRU n’est pas juste la suppression du fléchage des moyens pour les IUT.»

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Il s’agit donc d’instaurer une réforme qui remettrait les universités dans le droit chemin, en créant un nouveau système d’organisation. Par exemple, plus question de s’inscrire directement dans l’université de son choix le jour de l’obtention de son Bac. Le

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Désormais, le lycéen devra s’être préalablement inscrit dans l’établissement qui l’intéresse au cours de son année de terminale, comme il le ferait pour entrer dans d’autres formations telles que le DUT ou le BTS. Il bénéficiera ainsi du « dispositif d’information et d’orientation » de l’UFR choisie. Si, suite à ce dispositif, on estime que l’élève n’est pas apte à suivre cette formation, on lui en conseillera une autre plus adaptée. De plus, les établissements sont désormais tenus de publier leur taux de réussite. On note également la création d’un « bureau d’aide à l’insertion professionnelle » dans chaque université, qui a pour but de diffuser des offres de stage, des offres d’emploi, et d’aider les étudiants à s’insérer professionnellement. Enfin, les Conseils d’Administration sont dorénavant plus ouverts sur la société active puisqu’ils incluent davantage de membres extérieurs à l’université, tels que des chefs d’entreprise.

Money, money, money... Passons maintenant aux changements côté finances. Dans LRU, il y a « liberté », voici donc quelques changements destinés à élargir la marge de manœuvre des universités. Certains de ces changements sont d’ailleurs considérés comme des « avancées décisives » par les présidents de certaines d’entre elles.


la vie du pôle

La première nouveauté consiste à laisser les universités gérer la totalité de leurs moyens. Un changement conséquent lorsqu’on sait qu’auparavant, leur autonomie budgétaire n’était que de 25%, et que c’est l’État qui gérait les 75% restant. Elles peuvent également percevoir de l’argent de fonds privés, et certaines d’entre elles ont même déjà créé des fondations dans cette intention. On peut cependant s’interroger sur le danger potentiel de cette réforme: ne risque-t-on pas de voir des individus s’octroyer plus de droits qu’ils en ont sur une université, sous prétexte qu’ils lui ont versé de l’argent ? Voici une nouveauté qui pourrait en intéresser plus d’un: La loi LRU permet dès à présent au chef d’établissement de recruter en CDD et CDI du personnel non fonctionnaire tel que des étudiants, pour travailler comme tuteurs et dans les BU. Ce type de contrat est conclu pour 12 mois au maximum et peut être modifié en fonction des vacances universitaires et des périodes de travail de l’élève. Enfin, notons que les universités peuvent désormais devenir propriétaires de leurs locaux, à condition qu’elles en fassent la demande dans les 5 ans. Rappelons que jusqu’à maintenant, ces locaux appartenaient à l’État.

Et pour les IUT, il se passe quoi? Voilà certainement le passage qui vous intéresse le plus. Comme vous le savez sûrement, les IUT recevaient auparavant des subventions directement de la part de l’État. Désormais, ces subventions seront versées en totalité aux présidents d’universités qui décideront de la part à redistribuer. C’est principalement ce point qui effraie les étudiants. Selon eux, rien ne garantit une redistribution suffisante de ces subventions aux IUT. Sur le long terme, les Instituts Universitaires de Technologie risquent de voir une diminution conséquente de leurs crédits, la majorité risquant d’être allouée aux Universités qui, comme tout le monde le sait, manquent de moyens. Cela risque d’avoir des conséquences rapides et directes sur la qualité de l’enseignement dans les IUT: plus de cours en amphi, moins de personnels, donc moins de TP ou des étudiants trop nombreux dans ceux-ci, du matériel de moins bonne qualité et moins souvent remplacé...

«Sur le long terme, les Instituts Universitaires de Technologie risquent de voir une diminution conséquente de leurs crédits.»

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la vie du pôle

Une baisse de fréquentation des Assemblées Générales sur le pôle de Montbéliard a bien failli être fatale au mouvement, mais le « coup de gueule » de quelques étudiants est semble-t-il parvenu a remotiver les troupes. Le 11 décembre, un nouveau freeze a surpris le marché de Noël. Celui-ci a été perçu favorablement par les passants ce soir-là et a permis aux étudiants de se faire entendre davantage et de rallier un peu plus l’opinion publique à leur cause.

Les étudiants craignent également une augmentation des frais d’inscription, les établissements se devant de trouver des sources de revenus supplémentaires. Personnels et étudiants exigent donc qu’un contrat soit signé entre les universités et les IUT, garantie écrite leur assurant des moyens suffisants, nécessaires à la qualité de leur enseignement et au maintien de la valeur nationale du DUT. Ils craignent en effet que celle-ci disparaisse si certains IUT perçoivent plus de revenus que d’autres. Les employeurs pourraient alors penser qu’un DUT obtenu dans un IUT « riche » a davantage de valeur qu’un DUT obtenu dans un IUT moins chanceux.

Une nouvelle manifestation s’est ensuite déroulée à Montbéliard le 16 décembre, suivie d’une nuit de défense des IUT sur le site des Portes du Jura. Au matin, le mouvement a fait la une des deux principaux journaux locaux, l’Est Républicain et le Pays, ce qui a donné un nouvel élan aux étudiants qui se sentaient enfin soutenus par les médias. Les vacances de Noël ont mis cependant un gros point d’interrogation sur la poursuite du mouvement. Les actions ont repris le 22 janvier avec une manifestation nationale. Vous pouvez trouver des informations sur Facebook, dans les groupes « Sauvons les IUT » et « Non à la disparition des IUT », sur le site sauvonslesiutetaudela.wordpress. com et sur iutendanger.unblog.fr et iutfc.co.cc pour les infos des IUT de Franche-Comté.

La mobilisation aujourd’hui Les pôles de Belfort et de Montbéliard se sont respectivement mis en grève avec suspension des cours les 3 et 5 décembre 2008. A Montbéliard, de nombreux ateliers ont immédiatement été mis en place pour organiser la première manifestation qui se déroulait à Belfort le 9 et qui a inauguré le « Freeze ». Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce moyen de communication, il s’agit pour une foule de personnes de rester immobile pendant trois à quatre minutes, de préférence dans un lieu bondé. Malheureusement pour ses participants, cette première manifestation rassemblant 450 personnes – personnels et étudiants – n’a eu que peu d’impact. En effet, les manifestations lycéennes, plus nombreuses, ont facilement éclipsé le mouvement estudiantin.

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Elsa Fachinetti Photographies de Julien Claizergues


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The Wind Up « La brume automnale s’est emparée d’un Londres victorien, alors sous l’influence notoire de la révolution industrielle. Sir James Mayford, un aristocrate trentenaire traverse quotidiennement les allées du cimetière Kensal Green où repose Elizabeth, son épouse disparue un an plus tôt. Outre son souvenir qui le hante, il garde d’elle des reliques, une esquisse, un médaillon… Il trouve refuge dans la science et dans les grandes innovations de l’époque, collectionne toutes les coupures de journaux qui ont trait à repousser les limites du possible. Un jour, au retour de sa promenade commémorative, il découvre chez lui la machine ultime qui lui permettra de retrouver sa femme.»

Voici l’intrigant synopsis de The Wind Up, un court-métrage réalisé par des étudiants PSM au sein du projet Rhizome. Il s’agit d’un projet collectif dont le but est «Le projet de produire un film entièrement en 3D et de le faire connaître au grand public. Rhizome 2009 Il s’étale sur toute la première année de master PSM. Le premier semestre est un projet est consacré à l’élaboration du scénario, aux premiers croquis et à collectif dont le but toutes les recherches graphiques. Tandis que la phase de réalisation est de produire un court et de montage commence réellement dès le deuxième semestre. métrage entièrement en Cette année, le thème était «une petite histoire numérique». 3D» Les étudiants se sont donc rassemblés par groupes de quatre à sept personnes, afin de créer leur propre studio d’animation. C’est ainsi que se sont réunis quatre étudiants, Kévin GAUTHIER, Mikaël GELJIC, Gauthier MONCH et Delphine TIROLE, pour former le studio GoPurple et réaliser The Wind Up. Contrairement à la plupart des autres groupes, qui ont démarré plus tôt leur modélisation 3D, ils ont décidé de se focaliser sur l’intrigue et l’ambiance du court-métrage. Un énorme travail de recherche graphique a donc été effectué afin de restituer au mieux l’ambiance de l’Angleterre du XIXème siècle telle que l’on peut la voir dans des films comme Le Prestige ou Sweeney Todd. Ils ne délaissent pas la modélisation graphique pour autant, plutôt que de partir sur un style photoréaliste long à réaliser et «sans âme», ils ont préféré styliser leurs personnages et décors, à la manière des Noces Funèbres de Tim Burton. Ce parti-pris visuel et graphique leur permet ainsi d’alléger leur charge de travail et de concevoir un projet aux ambitions «réalisables». En effet, comme leur groupe est un des plus réduit de la promotion (ils ne sont que quatre) et qu’aucun membre n’est un véritable passionné de modélisation 3D, ils ne peuvent pas de se partager les tâches comme le font les groupes de six ou sept personnes. Il en ressort un film à l’histoire originale située dans un univers à mi-chemin entre l’époque victorienne réaliste et le steampunk, accompagnée d’une ambiance empreinte de poésie et de mélancolie. En bref, un court-métrage prometteur dont vous entendrez certainement encore parler dans nos pages. Florian Panchout Le

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Opération communication à l’IUT. Un seul mot d’ordre : Lipdub ! Le 12 mars prochain les locaux de SRC Montbéliard seront le théâtre du tournage d’un lipdub géant qui rassemblera plus de 400 étudiants de l’IUT de Belfort Montbéliard. Une grande première dans le milieu étudiant français, qui sera également l’occasion de fêter les 40 ans de l’IUT grâce au partenariat entre les départements Informatique et Carrières sociales Belfort et les départements GACO et SRC de Montbéliard.

Qu’est-ce qu’un Lipdub ? Le lipdub est un clip vidéo, enregistré en une seule séquence. Il met en scène un groupe de personnes chantant en playback et dansant sur une chanson. Cette vidéo est ensuite mise en ligne, et si elle est réussie, elle fait du buzz sur Internet : c’est à dire qu’elle est visionnée par des milliers de personnes. D’où l’efficacité de ce formidable outil de communication.

Le campus de Belfort Montbéliard est un précurseur dans la diffusion de ce moyen de communication dans le milieu étudiant. En effet, début 2008, Jean Claude Domenget a mis en place le premier concours lipdub en France. Nous poursuivons cette année sur cette lancée, avec le plus grand lipdub étudiant du moment,afin de promouvoir les différentes formations de l’IUT à travers un moyen d’expression ludique et festif. Pour la petite histoire, Sandrine Décembre, intervenante professionnelle, avait proposé au semestre précédent aux étudiants du département Informatique de Belfort un projet autour de ce moyen de communication. L’idée du lipdub géant commença alors à germer dans la tête de trois étudiants : Aurélien Clauss, Mathieu Doubey et Cyril Monsieur. Par la suite, les étudiants de Belfort ont posté leurs vidéos de lipdub sur Facebook et un soir, des SRC se sont joints à la conversation entre les étudiants Info et Sandrine Decembre sur Facebook : la création du lipdub géant était lancée. On ne le dira jamais assez : Merci Facebook !

Premier Lipdub : www.vimeo.com/173714 Site du lip dub géant : www.lemechantlipdub.fr

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Un peu d'histoire Le lipdub ( « mouvement des lèvres » ) est né aux USA, dans les bureaux de l'agence interactive Connected Ventures. Le premier lipdub av été tourné par Jakob Lodwick sur la chanson Flagpole Sitta d’Harvey Danger. Le principe du lipdub s'est étendu, notamment grâce à la facilité de faire circuler des vidéos sur Internet et fait maintenant fureur. Au départ, le concept s'est développé dans le milieu des entreprises. Ces dernières cherchaient à attirer de nouvelles recrues, se faire connaître sur le web et mettre ainsi en avant leur dynamisme. Les étudiants ont par la suite tenté l'expérience, en laissant libre court à leur imagination et leur créativité.

Les étudiants de première année de SRC se chargeront de l’écriture du scénario, sous la direction de Benoît Cailletau, un étudiant de deuxième année. Le choix de la musique s’est fait de façon démocratique, par vote sur internet, et c’est la chanson La confession de M.Connard des Tock’art, un groupe constitué d’étudiants SRC, qui a été retenue. Aurélie Eymann Photographie de Francis Reinoso


la vie du pôle

En savoir plus sur UTBM Interview d’un étudiant Vous qui êtes étudiant à l’UTBM, pouvezvous nous présenter rapidement votre parcours et ce que vous faites dans le cadre de vos études ? Je m’appelle David Imps, j’ai vingt ans. J’ai passé un bac Scientifique Sciences de l’Ingénieur, spécialité Mathématiques. Après, j’ai donc intégré l’UTBM. Après mes deux ans de tronc commun (prépa intégrée), j’ai rejoint la branche Informatique de l’UTBM. J’ai d’ailleurs réussi mon premier semestre dans cette spécialisation.

Vous êtes en génie informatique, pouvezvous nous parler un peu de ce qui se passe au niveau des autres départements, y a-t-il des différences ? Si oui, sur quels points ? Le principal changement, a lieu au niveau des projets. En informatique (parce que maintenant ce n’est plus Génie Informatique mais juste Informatique ), on est gavé de projets. L’idéal, c’est de les faire dès qu’on a les sujets. Mais souvent, par manque de compétences ou de réelle motivation, on s’y prend un peu au dernier moment... Et on est un peu pris à la gorge. À part cela, je n’ai pas l’impression qu’il y ait d’autres différences. Du moins, je ne les connais pas.

Y a-t-il des spécialisations privilégiées par les étudiants en fonction de leur(s) parcours (tronc commun, DUT, autres) ? Je ne sais pas si c’est une coïncidence, mais généralement les gens du tronc commun que je connais s’orientent plus vers LEIM (Logiciels Embarqués et Informatique Mobile ) qui correspond en fait à de la programmation système très bas niveau, et I2RV (Imagerie et Réalité Virtuelle). Sinon, on retrouve des cas assez typiques pour les parcours externes. Ceux provenant des IUT Info sont très partagés, mais plutôt orientés système. Par contre, les SRC sont généralement plus orientés Imagerie.

Enfin, pouvez-vous donner quelques critères sur lesquels s’appuie l’UTBM pour accepter des étudiants venus d’IUT ? Ils regardent le classement à la sortie de l’IUT, ainsi que le dossier (sérieux, absentéisme, notes obtenues au bac, etc.).

Brice Bernard

Vous côtoyez sûrement des étudiants venant d’IUT dans votre promotion, comment se débrouillent-ils par rapport à ceux qui sortent du tronc commun ? De quels DUT proviennent-ils ? A l’UTBM, on trouve des gens de tous les horizons. SRC, Info, etc. Ils s’en sortent plutôt bien au début du semestre pour la plupart, mais à la fin, on galère presque tous autant. Néanmoins, au niveau des résultats, les « rescapés » du tronc commun s’en sortent mieux en général.

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DOSSIER

Le site de la MéMo, un lieu de détente et de partage Les membres de l’association MéMo, Maison des Etudiants de Montbéliard, ont décidé de s’ouvrir au net. Cette association a besoin de se faire connaître, c’est pourquoi ses membres ont fait appel aux étudiants de l’I.U.T. Services et Réseaux de Communication pour la création de leur futur site web.

De l’information sans détour Memo.asso.fr propose des informations claires sur le dynamisme de Montbéliard, les organisations de la MéMo et tous les évènements en relation avec la culture et les rencontres. À travers plusieurs rubriques, comme une galerie photo et un calendrier évènementiel, chaque étudiant trouve l’essentiel d’une vie universitaire dynamique et animée..

Un site conçu par et pour les étudiants L’animation et le contenu du site seront tenus par les membres de l’association MéMo, eux-mêmes étudiants. Le siège de l’association étant situé sur le campus de Montbéliard en liaison directe avec la maison des étudiants de Belfort, les membres se trouvent donc au cœur de l’activité universitaire. Le menu principal comporte sept rubriques : Évènements : Un calendrier est mis à votre disposition pour annoncer les diverses soirées ou autres évènements organisés par l’association. Présentation : Des informations générales, son histoire et ses membres vous sont proposées. Galerie : Toutes les photos des soirées qui ont lieu sont mises en ligne pour se remémorer les bons moments passés. Nous contacter : Vous permet de joindre les membres de l’association. Livre d’or : Donnez votre avis sur l’association, sur les soirées, sur le site Web, etc. Forum : Le lieu virtuel de discussion, d’échange et de partage en ligne. De plus, des jeux, réalisés par Julien Breiner, viendront s’ajouter au contenu pour vous divertir.

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Quand dynamisme et modernité se rejoignent Le site de la MéMo a été conçu pour les étudiants. Il doit donc refléter l’énergie et la vitalité de l’animation du pôle universitaire et de ceux qui le font vivre, à travers une ambiance graphique adéquate et des éléments dynamiques attrayants. Les étudiants auront donc à leur disposition des photos, des jeux, ainsi qu’un espace communautaire de partage et de rencontres, qu’ils feront vivre au fil du temps et des soirées.


dossier

MéMo, souvenez-vous en ! Une stratégie de communication qui en a fait parler plus d’un Bien plus qu’un site internet, c’est toute la communication globale qu’il fallait étudier. Se faire une place sur le net n’est pas suffisant, encore faut il avoir connaissance de l’existence du site. C’est pourquoi, l’équipe d’étudiants en charge de la communication a décidé d’allier mystère et jeux de piste avec une série d’affiches et autocollants atypiques.

Mais qui nous a « buzzé » ? Si vous vous demandez qui a posé des autocollants sur les toilettes ou encore qui vous a bombardé d’affiches énigmatiques parlant de changement : c’est la MéMo ! En effet, l’équipe en charge de la communication souhaitait vous intéresser, susciter votre curiosité et vous familiariser avec le graphisme du site. Voici les différents supports de communication que vous avez pu voir pendant deux mois :

L’équipe est également présente sur divers réseaux de communication afin de pouvoir faire passer l’information plus rapidement, sur l’état d’avancement du projet, puis après la mise en ligne, sur les divers événements que la MéMo organisera. Si ce n’est pas encore fait, je vous invite à les rejoindre sur Twitter, Facebook et MySpace.

L’équipe de réalisation du site de la MéMo : - Sophie Allemandet - Développeuse flash - Arnaud Duredon - Graphiste - Anthony Faivre - Rédacteur, chargé de communication - Aymeric Faivre-Chalon - Développeur web - Jenna Vurpillot - Chef de projet, rédactrice et chargée de communication

Contact : Damien FLECHE Président de l’association MéMo Tél. 06 11 40 82 76 E-mail : fleche.damien@voila.fr

Jenna Vurpillot et Anthony Faivre

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DOSSIER

Hyke et le cirque Malveillant, un Opéra-Rock Made In SRC !

Un Opéra-Rock, un prof, des élèves, voici le cocktail étonnant et détonant pour un spectacle réussi !

Sébastien Augier et ses acolytes du groupe Shiva nous préparaient depuis quelques années un spectacle surprenant. Ils ont choisi des élèves du DUT SRC de Montbéliard pour réaliser leur site Internet et assurer la partie communication du groupe. Ce spectacle, qui aura lieu au mois de Mars à Besançon et Baumes-les-Dames narre l’histoire d’un « héros malgré lui », Hyke et d’une société de consommation pour le moins surprenante.

Que pouvez-vous nous dire pour présenter votre groupe ? Notre formation est composée de trois musiciens, Coco à la batterie, David à la contrebasse et moi-même, Sébastien, au chant et à la guitare. Nous sommes tous multiinstrumentistes et utilisons pour notre spectacle un ukulélé, une scie, un glockenspiel, un kazoo, des claviers et des samples. Nous sommes entourés d’un ingénieur du son, Boris, qui gère également les vidéos, d’un régisseur lumière, Nicolas, et d’un metteur en scène, Sébastien Barberon.

Comment est né le projet « Hyke et le cirque malveillant » ? Le groupe Shiva est né en 1994, mais déjà en 1993, Hyke fut le personnage principal d’un travail d’arts plastiques. Mélange entre le Docteur Jekyll et Mister Hyde, il est repris comme thème d’un morceau éponyme lors des débuts du groupe. Hyke est alors un artiste-tueur utilisant ses forfaits comme « matière première » esthétique. Violent, immoral, nihiliste, Hyke représente symboliquement l’action radicale artistique : détruire pour reconstruire ; au même titre que le dieux hindoue Shiva. Peu à peu l’image s’est affirmée et enrichie dans l’imaginaire collectif du groupe. Hyke est

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l’artiste qui fait le choix de la résistance absolue et totale et à travers cela, réalise la quête de son identité. C’est plus ou moins sur ces bases qu’est née l’idée, en 2006, de développer l’univers du personnage dans le cadre d’un opéra-rock.

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce spectacle ? Hyke et le cirque malveillant est donc un opérarock. Une quinzaine de « tableaux » incluant chansons, expérimentations instrumentales, bandes sonores, textes joués et vidéos contant l’aventure de Hyke. Les textes sont assez surréalistes et visuellement nous sommes quelque part entre l’Allemagne des années 30, Brazil de Terry Gilliam et le « discount ». Dans l’ULTRAMARCHE, sorte de supermarché à l’échelle planétaire, Hyke, « consom’acheteur » comme les autres, fait ses courses. La structure sociale et les relations humaines y sont régies par l’acte d’achat. Comme Sisyphe, le consom’acheteur construit son existence et ses valeurs autour d’un cycle immuable : achat / désirs / achat / etc. L’achat est le devoir civique de chacun à travers lequel tout existe. C’est la seule activité possible. C’est à la fois le travail, le divertissement, la culture et la satisfaction érotique... Mais je n’en dirai pas plus !


Hyke et le cirque Malveillant, un Opéra-Rock Made In SRC !

dossier

Une conférence de presse en ligne, un site Internet, toute la communication mais aussi une partie de l’organisation du spectacle   : voici le projet original de quatre étudiants du DUT SRC Montbéliard. Steeve Lecomte, Johan Hueber, Romain Dorget et Delphine Binet ont eu la chance de réaliser ce travail dans le cadre de leur projet collectif de 2ème année. Steeve, le graphiste, s’occupe de toute la communication visuelle du spectacle, de l’interface du site Internet mais également des badges commercialisés lors de la Première. Romain est le développeur ainsi que le graphiste de l’application PHP de la conférence de presse en ligne. Il se chargera également de l’animation Flash. Johan, quant à lui, est le développeur du site Flash. C’est également lui qui a mis en place la newsletter. Delphine, la chef de projet, est en charge de la communication. Elle se charge également des relations avec la presse.

Dates des spectacles

11 et 13 mars 2009 20h30 au petit théâtre de la Bouloie 21 mars 2009 20h30 à la grande salle du centre d’affaire à Baume les Dames

Delphine Binet

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Idées détentes Cinéma OSS 117 : Rio ne répond plus - 15 avril De retour pour une nouvelle mission, l’agent OSS 117 débarque à Rio de Janeiro, accompagné d’une délicieuse espionne du Mossad. Tous deux à la recherche d’un ancien dignitaire nazi réfugié au Brésil, ils enchainent les situations caustiques. Good Morning England - 22 avril Une comédie romantique narrant l’histoire, dans les années 70, d’une jeune anglaise amoureuse d’un DJ, animateur sur une radio pirate.

Jeux vidéo Puzzle Quest : Galactrix - Mi-mars Un puzzle-game original prenant place dans une univers de science fiction où aliens belliqueux et faisseau laser mettent au défi votre réflexion. Demigod - 14 avril 2009 Mélangeant action, stratégie et élément de jeux de rôle, Demigod vous place au commande d’un véritable demi-dieu gigantesque menant ses armées magiques dans des combats épiques.

Littérature Freaks’squeele tome 2 : Les chevaliers qui font pas ni - 19 mars De nouveaux ennuis surgissent à l’université des apprentis héros, au détriment du trio d’élèves le plus déjanté de l’école et à notre plus grand plaisir.

Musique Sounds of the universe - 20 avril Le groupe Depeche mode revient en cette année avec un nouvel album proche de leurs obsessions personnelles et teinté d’un humour noir affirmé.

Événement Salon du jeu - 4 et 5 avril Retrouvez toutes les formes du jeu, jeux vidéo, jeux de société, jeux traditionnels et bien d’autres, à la salle de la Roselière à Monbéliard. Tournoi, animation et surtout amusement garanti. Scorpion en concert - 3 avril Le légendaire groupe de hard rock viendra sur la scène de l’Axone à Monbéliard prouver que 35 ans après leur premier disque ils ont toujours de l’énergie. Une bonne occasion de réviser vos classiques.

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chronique culturelle

Cinéma

Donnant Donnant

Après Je suis une légende et Hancock, Will Smith revient encore une fois en super héros, mais cette fois, un héros bien particulier, dans Sept Vies... Deux ans après À la recherche du bonheur, l’acteur collabore à nouveau avec le réalisateur Italien Gabriele Muccino, afin de nous emmener suivre la destinée très particulière d’un homme qui a su donner, d’une façon bien spéciale, un sens à sa vie.

Synopsis :

Ben Thomas porte un lourd secret qui l’a littéralement transformé. Il cherche donc le pardon en voulant changer et améliorer de façon tout à fait radicale, la vie de sept personnes. Ben a tout prévu, sauf l’amour, qui compliquera considérablement ses plans... Mais rien ne l’empêchera d’aller jusqu’au bout. Bien qu’un peu longue à démarrer, l’histoire se met peu à peu en place. Chaque détail que l’on aurait pu trouver ennuyeux à bel et bien son importance, nous révélant ainsi les objectifs du héros. Ce drame mélangeant amour, maladie et suicide peut être quelque peu mal interprétés par certains, qui pourraient y voir par là un appel au suicide. En effet, celui-ci y est présenté comme un geste courageux et honorable et certains en sont dérangés. Mais je pense qu’il faut voir plus loin que cela. Gabriele Muccino nous raconte ici les rapports humains, souvent compliqués et déchirants, mais sincères et touchants, ce que le suireprésente pour le héros et jusqu’où celui-ci est prêt à aller pour aider son prochain.

Un jeu remarquable de la part des acteurs, autant principaux que secondaires; Rosario Dawson y est plus belle que jamais et Woody Harrelson est tout à fait bluffant dans son interprétation d’un grand pianiste aveugle. Très bonne performance de la part de Will Smith, encore une fois, très crédible dans ce rôle, qui le pousse loin de ceux qu’il incarne habituellement; certains de ses fans seront peut-être un peu déçus. En effet, on retrouve ici, notre grand gaillard dans un personnages plutôt sombre et torturé, en prise avec ses démons et qui ne vit plus que pour arriver à son but. Ce film est lourd à porter pour le spectateur, tant par son scénario que par la manière dont il nous est raconté et la manière de filmer; les effets de caméras, les nombreux flashbacks, les flous, tout est mis en œuvre pour nous déstabiliser.

«Rien ne l’empêchera d’aller jusqu’au bout...»

Notre homme en noir se la joue façon Amélie Poulain à la recherche du bonheur d’autrui, mais n’est-il pas plutôt à la recherche de l’oscar avec ce film? On ne pourrait vraiment pas le lui reprocher, car sa prestance est impressionnante et on redécouvre un Will Smith transformé !

Seul bémol à tout ça, cette notion ambiguë de «mérite» pour savoir qui peut être sauvé et qui, au contraire, ne le «mérite» pas.

Fanny Plaisance Le

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Jeux vidéo Gears of war II Deux ans après l’immense claque graphique infligée par Marcus Fenix et ses troupes de soldats dopées à la testostérone, Gears of War accueille un nouvel épisode peu révolutionnaire, mais à l’efficacité redoutable. Si l’on a toujours droit à un jeu d’action aux mécanismes de gameplay relativement basiques (je tire, je me planque, je recharge, je tire…), la mise en scène plus hollywoodienne et la taille des monstres plus dantesques font de chaque combat un véritable spectacle. Les améliorations apportées par Epic Games au moteur graphique (Unreal Engine III) font du titre le nouveau porte-étendard des capacités techniques de la Xbox 360. En multijoueur, le nouveau mode Horde va donner bien du fil à retordre aux courageux soldats désirant survivre à des vagues de Locustes toujours aussi atroces et barbares. Un indispensable, tout simplement.

Prince of Persia Après trois volets de haut-vol sur la génération de consoles précédentes, le très agile Prince de Perse est enfin de retour sur Xbox 360 et PlayStation 3. Pour ce nouvel opus, Ubisoft poursuit sa politique orientée casual gamer en simplifiant considérablement la tâche au joueur. Ce dernier est confronté à une difficulté minimale et ne peut d’ailleurs par mourir, chaque chute ou mort au combat étant récupérée immédiatement par la charmante et mystérieuse partenaire du Prince, Elika, petite nouvelle au tableau des protagonistes et héroïne du tandem. Si la grande facilité du jeu ne vous rebute pas, vous découvrirez un titre relativement court mais ô combien envoutant, grâce à une patte graphique inimitable. C’est bien simple, ce nouveau PoP donne constamment l’impression d’évoluer dans une aquarelle interactive aux mille couleurs. Les mouvements des protagonistes ont gagné en souplesse et en fluidité et leur nouveau look tendance cell-shading leur va à ravir. Si la nouvelle orientation de la série divisera les foules, les amateurs de jeux de plates-formes, d’action et d’aventure devraient largement y trouver leur compte. Pauline Osmont

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Musique Ultra vomit

(de canard)

Après avoir sorti l’album « Objectif thunes » en mars 2008, Ultra vomit s’est inscrit comme étant le groupe de metal parodique français ultime. Ils continuent en ce moment même leur tournée à travers toute la France, c’est à cette occasion que nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir ce groupe désormais mythique dans le milieu.

L’âge de la maturité

Flashback C’est en 1999 que le groupe se forme avec l’intention de faire une musique ultra violente basée sur des textes humoristiques. A l’époque le groupe est formé de Fetus au chant et guitare, stickskiller à la batterie et Chris à la basse. Le line up du groupe est bousculé par les multiples changements de bassistes et l’arrivée d’un second guitariste. S’ensuit une série de démos plus ou moins réussies, composées de titres mélangeant grind core et death metal, bref, quelque chose de pas très audible. En 2004, sort  « M. Patate », l’album qui fait sortir le groupe de l’ombre grâce à des titres tels que « I like to vomit » ou encore « Une Souris Verte » version death metal.

La sortie de «  Objectif thunes  » nous montre un autre visage du groupe Ultra Vomit. Un groupe abouti techniquement et montrant qu’il sait faire autre chose que du trash en parodiant de grands classiques de la musique française et internationale, tels que le thème des Gremlins ou bien « Welcome to the jungle » des Guns and Roses transformé en «  welcome to the jingle  ». Mais le titre le plus emblématique est évidemment « Je collectionne des canards (vivants) ». Morceau très représentatif de l’humour gamin du groupe et de leur vision de la musique. On peut dire que la formation oscille donc entre le rock, le punk et le metal musicalement, et qu’il fonde sa dérision burlesque dans ses textes, comme en témoigne le titre « Poil de cul ». Le succès de cet album leur a permis de lancer une tournée à travers la France. Ils seront d’ailleurs à Strasbourg le 17 Avril pour le festival « Les artefacts » en compagnie de Tagada Jones, Parabellum et L’esprit du clan. Le groupe tournera donc jusqu’à fin juin. Si vous aimez l’absurde, le son qui déchire et les canards, un seul conseil : « allez les découvrir immédiatement  ». Je conclurai en citant deux mots touchants de l’emblématique Mr Coin le canard : « Coin Coin ». Thierry Czich

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Littéraire Sous un ciel gris et légèrement pluvieux, mes pensées, tout comme moi, se promènent. Il y a foule. Pourquoi sortir par ce temps de chien  ? J’aurais pu rester tranquillement chez moi à surfer sur le web, regarder des films, écouter de la musique, ou peut-être même réviser. C’est alors que pour m’abriter je pénètre dans une librairie… Près de la porte se tient un imposant présentoir qui exhibe le nouveau livre de J.K. Rowling, Les contes de Beedle le barde. Je le feuillette pour savoir s’il tient ses promesses. Il est constitué de cinq écrits qui tiennent pour sujet principal les mœurs des sorciers représentés à travers la symbolique des contes, une sorte de livre moral à l’image des contes de Perrault ou encore des frères Grimm. Je remarque les annotations de Dumbledore à propos de chaque conte, chose amusante, c’est justement le livre qu’il légua à Hermione pour l’informer des reliques de la mort dans l’ultime tome de Harry Potter. Sans renouveler le genre, ils sont à la fois modernes et originaux et confirment une fois de plus que l’univers de J.K. Rowling est solide et cohérent, chose que l’on peut notamment remarquer à travers les précisions sociales et historiques des commentaires du directeur de Poudlard. Je repose le livre sur le présentoir, il semble se lire vite et facilement. Je voudrais le savourer. Je pénètre dans de longues rangées d’étagères où des centaines de livres sont amassées. Je bute sur un livre étendu par terre. Je le ramasse et tente d’aplatir la couverture partiellement cornée par mon pied. Mes yeux s’écarquillent, je tiens entre mes mains Lunar Park, dernier livre à ce jour de Bret Easton Ellis. Qui est-il ? Romancier d’anticipation sociale qui fait de chacun de ses romans une dystopie (contre-utopie) se déroulant dans une grande métropole américaine comme Los Angeles ou New York. Célèbre par ses œuvres nihilistes et controversées comme American Psycho et Les lois de l’attraction, il est l’enfant terrible de la disgrâce américaine. Dans ce livre, il se met en scène dans

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une autofiction ou plus précisément dans ce que serait sa vie s’il était marié ou avait des enfants. Ici good bye les marques de fringues et les objets tendances accumulés à longueur de phrase dans les autres romans. Ellis se moque désormais de ce passé et par la même occasion de lui. Il devient sa marque de fabrique, un héros paumé, ce qui délivre une autodérision particulièrement jouissive. Mais, dans quelle mesure la fiction prend-elle le pas sur la réalité ? La maison s’avère hantée et Ellis y croise les personnages qu’il a créés, comme Patrick Bateman (le serial-killer d’American Psycho), le fantôme de son père ou même une peluche vivante qui n’hésitera pas à l’attaquer. Tous étant des manifestations de ses démons intérieurs liés à l’écriture. Livre synthétique de tous ses romans, Lunar Park est le chef-d’œuvre d’un artiste au sommet de son art. Il dresse également un portrait sur l’enfance et la paternité, parlant de disparition d’enfants autour du leitmotiv de son premier roman Moins que zéro : Disparaitre ici. La pluie a cessé de marteler les fenêtres. Je peux reprendre ma route mais avant de sortir je regarde, le dernier tome des aventures de Spirou, Les sources du Z. Où notre héros retourne dans le passé pour sauver Miss Flanner (déjà vue dans Paris sous seine, le grand amour du comte de Champignac et de Zorglub. L’idée était bonne, Spirou revivait, grâce à une machine à voyager dans le temps, ses plus grandes aventures, signées Franquin : Le gorille a bonne mine, Le dictateur et le champignon ou encore La corne du rhinocéros. Mais finalement la sauce ne prend pas. Je vous en prie, passez votre chemin, économisez en cette période de crise : ne lisez pas ce torchon. Franchement, il ne reste plus qu’à Dupuis de faire piquer Spip et de donner la mort à Spirou comme c’était initialement prévu pour ce cinquantième tome. Florent Petit


chronique culturelle

Fait d’actualité

Obama casse la baraque Impressionnant ! Voilà le mot pour désigner la foule de citoyens qui se sont rassemblés en ce jour du 20 janvier 2009. Ce jour-là, des centaines de milliers de personnes se sont réunies à Washington, malgré le froid, pour ne pas manquer ce que beaucoup considèrent déjà comme un événement historique, prenant d’assaut les transports en commun et mobilisant le trafic routier. Combien d’autres encore se sont regroupés dans les rues, devant leur poste de télévision ou leur radio ? Le bilan est dressé, l’Amérique et le reste du monde connaissent une crise sans pareil, de nombreuses difficultés se dressent devant l’espoir du peuple. Rappelant quelque peu l’affiche de ce bon vieil oncle Sam pointant son doigt, le nœud du discours reste «I want you» ou plutôt «I need you».

Une telle liesse et une telle réunification des Américains n’a en partie été possible que grâce à l’incroyable charisme d’un seul homme : Barack Hussein Obama, devenu le quarante-quatrième président des États-Unis d’Amérique. Quoi qu’on puisse penser de celui qui a utilisé Facebook pour sa campagne politique, il est l’homme qui rassemble. En effet, huit Américains sur dix lui accordent leur confiance face à la crise. L’investiture commence. Le serment effectué sur la Bible qu’avait utilisée Abraham Lincoln en 1861 ou les références religieuses qui seront évoquées dans le discours d’Obama n’entachent en rien son esprit d’ouverture. En effet, ses paroles affirment que les différences de couleurs, de croyances et d’opinions sont une force pour le peuple d’Amérique. Ses actes suivent cette logique, Obama a désigné un évêque homosexuel pour la prière d’ouverture des festivités. Mais de vieilles doctrines puritaines, plus difficiles à accepter pour nous, Français, sont toujours là. C’est ainsi que la prière de la cérémonie est, quant à elle, prononcée par un évêque opposé à l’avortement.

En effet, s’appuyant sur les anciennes valeurs américaines, je cite : «l’honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme» mais surtout le travail, Obama fait parfaitement bien passer son message à la foule. C’est le travail de tous, la citoyenneté, qui permettent et permettront aux États-Unis de rester une des grandes puissances mondiales. Barack Obama, par son allocution, implique chaque citoyen américain dans la reconstruction. Il fait de chacun les pionniers d’une nouvelle Amérique. Mais les beaux discours et l’espoir seront-ils suffisants ? Laissons le temps nous montrer si Obama se révèlera être vraiment un grand président des États-Unis.

L’ambiance est placée, venant en à l’essentiel, le discours lui même. Obama sait visiblement ce qu’il fait. Il commence par les remerciements, rappelle le contexte de crise, mais va surtout aborder tous les sujets actuels : économie, santé, éducation, rapport internationaux, écologie.

Aurélie Philippe

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Billet d’humeur

La grève contre la loi LRU La LRU me laisse vraiment perplexe. Je pense que personne n’a envie de voir disparaître les IUT tels qu’on les connait. On a la chance d’avoir des promotions à taille humaine, du matériel qui tient la route, des cours en petit groupe. Comment ne pas avoir peur quand on entend parler de la suppression du fléchage des moyens. Ce mouvement a été pour certains étudiants l’occasion de se creuser un peu la tête. J’ai aimé cette effervescence dans les amphis du début. On sentait une énergie et une envie de faire bouger les choses. J’ai aimé participer aux ateliers. Le freeze sur le marché de Noël a été un épisode bien sympathique. Ça a aussi été l’occasion de rencontrer des étudiants avec qui je n’aurais sûrement jamais discuté. Cependant j’ai moins aimé l’hypocrisie de certains qui votaient la grève le matin pour pouvoir rentrer au chaud à la maison. Cela dit globalement la grève a été pour moi une période un peu étrange, partagée entre l’envie d’apprendre et l’envie de ne pas laisser s’appliquer une loi que je ne trouve pas juste. Au final cette grève me laisse un sentiment en demi teinte, d’un côté je suis contente d’avoir participé et consacré du temps au mouvement, mais il y a un temps pour tout et il faut aussi penser à ses études.

Chloé Balzinger

Toufik Mebrak

Je me rappelle de ce mardi 9 Décembre 2008, quand le chef de département M. Senente, venait nous parler de la promulgation de la loi LRU et des effets négatifs qu’elle pouvait causer à nos IUT. A ce moment là, j’étais convaincu, déterminé et prêt à faire changer les choses ; j’ai donc laissé les cours de côté et me consacrais entièrement à ce mouvement de grève avec ses AG quotidiennes et les projets prévus. Au bout de deux semaines de grève, de freezes et de manifestations, nous sommes contraints d’arrêter la mobilisation en vue des vacances de Noël et donc une pause anticipée dans la lutte pour la modification de la loi. Rentrée Janvier 2009, situation difficile, nous devions rattraper tous les cours loupés pendant le mouvement et bien sûr, faire les partiels qui étaient prévus avant Noël : pendant que nous étions en train de manifester pour faire changer la loi, d’autres comptaient sur nous et allaient en cours en continuant de travailler normalement. Après des partiels difficiles, et sans résultats concrets de nos mouvements effectués auparavant, ils nous redemandent de rester mobilisés en nous disant que ce qu’on a fait a payé : je ne peux pas accepter le fait qu’ils profiteront à nouveau pleinement de cette période si cela recommence, d’autant plus que ma motivation ne suit plus. Y en a marre que ce soit toujours les mêmes qui se bougent en négligeant leur semestre et donc y en a marre de cette grève. Je dis stop...

Chloé Balzinger & Toufik Mebrak

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L’oeil du photographe Entre Terre et mer

Un certain après-midi d’août à Vannes en Bretagne où les sportifs et les touristes sont à l’honneur.

Adeline Berdin

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La béta de Windows Seven, un pas en avant ! Microsoft a toujours reçu de ses utilisateurs un engouement important lors des sorties des nouvelles versions de ses systèmes d’exploitations. En janvier 2007, Microsoft Windows Vista avait autant conquis de gens qu’il en avait déçu. Beaucoup critiqué par son importante consommation de ressources, Vista avait également perturbé les utilisateurs en modifiant une interface et une organisation retrouvée sur chacune des précédentes versions. Le géant américain avait annoncé un certains nombre de changements par rapport à Vista. Dans un premier temps, il avait été annoncé des modifications dans l’interface, mais aussi des améliorations ergonomiques. Depuis mi-janvier, Microsoft a mis à notre disposition une version bêta de Microsoft Window Seven, sa dernière mouture.

Une interface revue

La sécurité

C’est chose faite puisque que Seven se dote d’un visuel encore plus soigné et léger. On voit notamment apparaître un nouveau style de barre de tâches, un peu similaire à KDE qui est un système de gestion de fenêtres utilisé en majeur partie sur les plateformes Linux. La gestion de la transparence est moins lourde mais reste visuellement la même que Vista.

Du coté de la sécurité et des utilisateurs, les fenêtres intempestives de contrôle de Vista ont été remises en question et Seven propose maintenant de modifier son niveau de contrôle.

Le panneau latéral est supprimé et les gadgets sont directement placés sur le bureau.

Plus d’accessibilité Pour accélérer l’accès aux données, Seven est muni d’un système de librairies permettant un tri approfondi de ses données, comme les images, les vidéos ou encore des musiques. Des menus contextuels ont vu le jour dans la barre des tâches, ce qui permet d’accéder à ceux des applications lancées.

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Le système de fichier reste le même et il n’est pas encore aussi abouti que celui qu’on trouvera sur les plateformes Unix où la gestion des droits sur les données est au cœur du système. Il faudra attendre début août pour la commercialisation de Seven, et c’est au cours de l’année 2010 que Seven remplacera Vista sur les PC. Comme une grosse mise à jour de Vista, Microsoft nous promet un environnement moins gourmand et agrémenté de fonctionnalités intéressantes. Simon Vieille


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Sélection de sites Les plateformes de téléchargement légal de la toile http://www.fnacmusic.com/ Plusieurs plateformes de téléchargement légal de médias sont à la disposition des internautes. Fnacmusic propose plus de 750 000 titres. De 75 cents à 99 cents la musique, elle propose un service simple de téléchargement. En quelques clics, vous effectuez une inscription, et vous remplissez votre panier. Fnacmusic met à la disposition des utilisateurs un widget qui leur permettra d’être les premiers informés sur les nouveautés musicales, les meilleurs ventes et les promotions flash sur le site.

http://www.starzik.com/ Starzik est moins connu que Fnacmusic, mais il est très intéressant de l’avoir sans ses marques-pages. Son interface est beaucoup moins chargée et il est plus à même de recevoir des utilisateurs moins à l’aise avec l’informatique et internet en particulier. Catalogués par genres musicaux, les titres sont rapidement accessibles. A raison de 99 cents l’unité, il est possible d’acheter des forfaits permettant d’avoir des réductions sur un panier. L’inscription est simple et permet d’acquérir ses achats rapidement.

http://www.jamendo.com/fr/ Comment  parler de téléchargement légal de musique sans évoquer Jamendo ? Ce site est l’un des précurseurs du partage musical libre et illimité. C’est à travers l’affichage de publicités que cette plateforme est financée. La plupart des titres sont pourvus de la licence copyleft (qui permet sous l’acceptation de conditions, de copier, diffuser et modifier une œuvre) ou Creative Commons. Après une inscription, les internautes pourront voir et écouter les playlists, pour enfin les télécharger gratuitement. Certes, ce ne sont pas titres du commerce, mais pourquoi ne pas s’ouvrir au monde du libre ?

http://www.virginmega.fr/accueil.htm Pour achever ce tour d’horizon des plateformes de téléchargement, je vais m’attarder sur virginmega qui, en plus de proposer de la musique, ajoute à sa liste de produits des films, des vidéos, des clips et des logiciels. Les titres musicaux sont classés par genres, et, de la même façon, les vidéos, clips et  logiciels sont catalogués par types. Sur une base de prix équivalente à Fnacmusic et Starzik, les musiques pourront être téléchargées après la création rapide et simplifiée d’un compte. Simon Vieille

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Mon escargot va plus vite que le tien Aujourd’hui de plus en plus de jeux jouables directement sur les navigateurs web sont disponibles. Simple d’accès et ne demandant pas plus de cinq minutes de votre temps par jour, ils visent un nouveau type de joueur, les casuals-gamers ,ou en français, les joueur occasionnels. Observons de plus prés un de ces jeux développé par des étudiants SRC.

Dingo snails, c’est à la base un projet parti d’une idée loufoque de courses d’escargots. Réalisé en dehors des projets scolaires, c’est un pari réussi que s’étaient lancé les deux créateurs, Arnaud Duredon, qui assura les graphismes et Clément Mégnin, en charge de la programmation. Débuté en septembre 2008, le site verra sa version «finale» mise en ligne le 18 Janvier 2009 . Et c’est au bout d’une semaine seulement, que déjà cinq cents inscrits viennent en découdre, la bave (d’escargot) aux lèvres. Benjamin Lupo

Le fonctionnement est simple et amusant. Après avoir choisi votre type de gastéropode parmi quatre choix, équilibré, rapide, endurant ou doué en accélération, vous choisissez son apparence, un pseudonyme et un mot de passe. Et c’est parti, vous voila prêt à vous jeter corps et coquille dans la course. Chaque escargot dispose de trois caractéristiques reflétant sa nature et influant directement sur le déroulement de l’épreuve. Au fur et à mesure de vos courses endiablées avec votre compagnon visqueux, vous le verrez gagner en expérience et améliorer doucement mais sûrement ces capacités. Entraînez-le sans relâche, mais avec amour tout de même, pour pouvoir fièrement déclarer en société : «Mon escargot va plus vite que le tien».

Pour en savoir plus et vous inscrire : www.dingosnails.com

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Mathilde Deschaumes


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Tutoriel Mettre son site en ligne en deux étapes importantes Pour partager des pages web sur internet, il faut dans un premier temps choisir un hébergement et ensuite y placer ses pages.

Pour ça, deux moyens de communication sont utilisés : le protocole HTTP qui va permettre de demander une page à un serveur web et de l’afficher sur votre navigateur et le protocole FTP qui lui permettra de transférer les pages sur un serveur FTP (votre hébergement). Choisir un hébergeur qui répondra correctement à vos attentes est essentiel. Un hébergement peut être totalement gratuit ou bien payant. Il existe tout un tas d’offres, chacune adaptée à des besoins différents. Si vous n’avez pas besoin d’un gros service logiciel ou d’un gros besoin de ressources, dirigez vous vers des hébergeurs libres et indépendants qui seront dans la majorité des cas, prêt à vous aider rapidement. Sinon, les hébergements payant feront l’affaire. Internet regorge de services d’hébergements et tout le monde trouvera son bonheur. Une fois l’hébergeur acquis, des informations essentielles vous seront transmises : l’adresse internet pour accéder à vos pages web et le nom du serveur FTP avec votre nom d’utilisateur et votre mot de passe. Pour transférer vos pages en utilisant le protocole FTP, vous aurez besoin d’un client FTP. C’est à travers ce logiciel que vous vous connecterez au serveur pour transférer vos pages. Il existe un nombre considérable de clients, le plus souvent gratuits. Dans cette masse de choix, Filezilla sort du lot. Libre, gratuit et multiplateformes, il est simple et complet. Je l’utiliserai pour ce tutoriel. (http://filezilla-project.org/).

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Après avoir installé le logiciel Filezilla, lancez le et munissez-vous de vos identifiants FTP. L’interface est découpée en six parties.

1 - Les menus dédiés à la configuration du logiciel et de ses outils 2 - Le menu de connexion rapide à un serveur FTP 3 - Logs des requêtes FTP et des réponses du serveur 4 - Dossiers et fichiers locaux (ceux qui se trouvent sur votre ordinateur) 5 - Dossiers et fichiers distants (ceux du serveur FTP, une fois connecté dessus) 6 - Etats des transferts de fichiers

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On va s’intéresser au cadre 2

Vous allez insérer le nom du serveur FTP dans le champ «Hôte». Ensuite, renseignez les champs «Identifiants» et «Mot de passe» et laissez le champ «Port» vide, sauf si votre hébergeur vous indique un port différent de «21». Cliquez ensuite sur «Connexion Rapide».

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Une fois la connexion établie.

Il vous reste à sélectionner les dossiers et les fichiers locaux que vous souhaitez transférer, puis les glisser vers le dossier distant.

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Maintenant que les fichiers sont en ligne Utilisez votre navigateur internet pour les visualiser.

Simon Vieille

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Autour du pôle

Devant ou derrière la caméra, Sean Penn est un grand ! C’est indéniable, dans ce monde sans pitié, il existe des personnes à qui tout réussit, des personnes qui peuvent tout entreprendre, leur succès étant assuré. Sean Penn fait partie de ses hommes là. Acteur au caractère bien trempé, ancien taulard et artiste engagé, le mauvais garçon du cinéma américain n’hésite pas à changer rapidement de casquette et cela avec brio !

A l’occasion de la sortie du film de Gus Van Sant « Harvey Milk » le 4 mars prochain (voir ci-dessous), nous avons décidé de revenir sur la carrière de Sean Penn qui interprète le rôle titre. Son tempérament fort, rebelle, lui conféra des rôles marquants, violents et désespérés. Soldat violeur dans « Outrage » en 1985, condamné à mort dans « La dernière marche », l’acteur passe aisément du film noir, au thriller ou encore au film de guerre. Récompensé à Cannes pour son interprétation de looser dans « She’s lovely » et oscar du meilleur acteur dans le magnifique « Mystic River », Sean Penn sait aussi réaliser de grands films. Il dirige Jack Nicholson à deux reprises, dans « Crossing Guard » et « The Pledge », des films représentant l’esprit et la carrière de Penn. Après un retour en acteur dans le film indépendant « 21 grammes » et le thriller politique « L’interprète », il retourne derrière la caméra en 2007, pour réaliser le drame utopique « Into the Wild », avec Emile Hirsh.

« Il faut encourager les jeunes à vivre des rites de passage qui les mettent en danger, où le risque de douleur est aussi grand que le risque de plaisir. » déclare-t-il à propos de ce film. « Into the Wild » est la véritable catharsis de Sean Penn, le film qui représente le mieux les rêves et l’humanisme de l’Américain. »

L’acteur et réalisateur est à son apogée, président du festival de Cannes en 2008, reconnu par la critique et le public, on attend avec impatience chacune de ses œuvres. Il est bel et un bien entré au panthéon du 7ème Art. Les nominations aux Oscars sont connues depuis le 22 janvier dernier. Harvey Milk, le David Prati et Aurélie Eymann

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nouveau film zde Gus Van Sant, est nominé dans les catégories suivantes : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur, Meilleur scénario original, Meilleurs costumes et Meilleure musique. Le secret ? Un casting de choix et un renouveau pour Gus Van Sant. Sean Penn y incarnera Harvey Milk, un élu de la mairie de San Francisco, qui fut le premier homme politique américain à oser affirmer son homosexualité.Il retrouvera Emile Hirsch, héros solitaire d’ Into The Wild, auteur d’une magnifique performance, interprétant un «

supervagabond  » à la recherche de la liberté ultime. Gus Van Sant avait pris l’habitude ces dernières années de faire des films sur la vie adolescente, en s’essayant même au cinéma expérimental (Elephant, Paranoid Park, Last Days...). On le retrouve ici dans un biopic, abordant le thème de l’homos exualité, un thème qui lui est cher puisqu’il l’avait déjà évoqué à ses débuts avec le long métrage Mala Noche. Le réalisateur traite souvent de sujets assez tragiques ou polémiques : homosexualité, adolescence, drogue, suicide, délinquance... Ce qui lui a valu de devenir l’un des réalisateurs les plus intéressants et les plus reconnus de ses dernières années.


Autour du pôle

Numerica ArtParty Les 13, 14 et 15 mars se déroulera la deuxième édition de la biennale Numerica Art party. Une centaine de jeunes créateurs se donneront rendez-vous au pôle multimédia de franche comté Numerica pour concourir dans le domaine de l’art numérique.

Comment participer ?

Numerica ArtParty, c’est quoi ? C’est d’abord 60 heures de compétition dans une ambiance festive et décontractée. Les compétiteurs devront créer une œuvre dans le domaine de la création numérique et voter ensuite pour leurs créations préférées. Il n’est pas seulement question de concours mais aussi de découverte et d’apprentissage. Étudiants, amateurs et professionnels se retrouvent pour partager leur passion. C’est donc un excellent moyen de rencontrer des artistes et de discuter avec eux. Numerica ArtParty, c’est également des concerts, des conférences, des concours surprise !

L’inscription coûte 30 euros en pré-inscription et 45 euros sur place. Pour le reste pas besoin de beaucoup de matériels : il suffit d’emmener son ordinateur. Les créations peuvent être préparées à l’avance ou même déjà terminées. Elles doivent juste être dévoilées en exclusivité lors du concours. Tout le monde peut participer, en particulier les étudiants ! Une autre façon de concourir : la participation à distance qui permet, grâce à internet, d’envoyer sa production sans avoir besoin d’être sur place. De plus, grâce à des caméras réparties sur tout le site, il sera possible de suivre les évènements en direct depuis demoscene.tv. Ce système permet une couverture de l’événement au niveau international. ( Avec des équipes participant depuis la Finlande, l’Allemagne, etc.). La Numerica Artparty vous intéresse, mais nous n’avez pas spécialement envie de concourir ? En tant qu’étudiant, vous pouvez participer à l’organisation de l’événement. Profiter d’une expérience unique, rencontrez les artistes et travaillez avec des professionnels qualifiés. Pour en savoir plus : numerica.demoscene.tv

Qu’entend-t-on par art numérique ? L’art numérique, c’est toutes les œuvres dont au moins une étape de création passe par le numérique. Lors de la Numercia Art party, les œuvres seront classées en quatre grands thèmes : démos, graphisme 2D et 3D, musique, animation et vidéo. Avec pour chacun de ces parties des récompenses à gagner : plus de 6000 euros de lots ! Et chaque participant recevra un cadeau de bienvenue. Justine Paleo

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Autour du pôle

Sur les terres d’Avalon Le jeu. Une des caractéristiques commune à tous les être humains. Que de souvenirs à l’évocation de ses moments privilégiés, avec nos adversaires faux-ennemi et vrai-ami, contre lesquels nous déployons des trésors d’inventivités pour pouvoir fièrement s’exclamer : «J’ai gagné !». Le jeu. Une activité interdite du sacro-saint sérieux du monde de ses gens étranges que l’on nomme «les adultes». Ne vous laissez pas berner par la propagande populaire qui vous impose le travail comme seule source de fierté : Jouez. Adresse : 31 rue Clémenceau 25200 Montbéliard Horaires d’ouverture : Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h. Événements : Les vendredi soir à partir de 20h30, soirée poker un soir par mois et soirée jeux de plateau trois soirs par mois. Et un dimanche après midi sur deux pour des séquences «découverte» des jeux de société. Jouez oui, mais où ? Voici une question qui mérite d’être soulevé et dont la réponse est très simple, à Avalon pardi ! Situé à deux pas de la Cité U du Crous, ce magasin spécialisé vous offre un passeport. Un passeport pour la découverte d’un monde que vous ne connaissez peut être pas si bien que vous le croyez. Certains noms vous sont sûrement familier : Monopoly, Cluedo, Uno ? Ne vous y trompez pas ce n’est que la partie émergée de cet iceberg ludique que vous allez découvrir grâce à Nicolas Campello, fier paladin de l’amusement et gérant d’Avalon.

P! FRESH U

Jouez oui, mais à quoi ? Vous n’aurez que l’embarras du choix ! Des traditionnels jeux d’échec ou de go, jusqu’aux plus récent jeux de plateau en passant par les jeux d’adresse aux fous rires garantis, une sélection de jeux pour tous les genres et tous les niveaux sont à votre portée. Stratégie, ambiance ou franche rigolade, ici il n’y a pas de limites. A travers des thèmes aussi variés que, par exemple, le western, la science fiction ou le star system, vous aurez tout le loisir de vivre des instants délicieux en bonne compagnie.

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Jouez oui, mais quand ? En semaine, dans les horaires d’ouverture du magasin bien sûr, mais aussi et surtout lors des soirées et après-midi spéciaux, organisés tout les vendredis soir et dimanches après-midi. Gratuits et ouverts à tous, ils sont l’occasion de découvrir ou faire découvrir les jeux qui vous correspondent. Ici le maitre mot est «convivialité», grâce à une zone réservée dans la boutique, vous aurez l’opportunité de vous initier ou d’initier, avec bonne humeur, les jeux les plus sympathiques du moment. Jouez oui, mais pourquoi ? Pour s’amuser bien sûr, mais pas seulement. Pour réfléchir, pour découvrir, pour gagner, pour perdre. C’est évident, mais encore faut-il y penser, une heure entre amis, une soirée en famille, un après-midi en couple, des occasions qui se prêtent parfaitement à venir à Avalon. Pas de prise de tête, pas de contrainte, juste du plaisir pur, celui de passer un bon moment avec ceux que l’on apprécie ou que l’on ne va pas tarder à apprécier. Jouez ? Oui ! A votre tour maintenant.

5 % de réduction pour l’achat d’un ou plusieurs jeux sur simple présentation d’un magazine Le Frigo (Offre non cumulable). n°12 mars - avril 2009

Benjamin Lupo Photographie de Adeline Berdin



[Le Frigo] numéro 12