Sports Concept #6

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LE CYCLISME ET LES FEMMES Frédéric Huillet

Patrick Chalas

Le Tour

au féminin Jeunes mères de famille et souvent triathlètes, les femmes ont toute leur place dans le Tour de Nouvelle-Calédonie. Pour la quatrième année consécutive, elles vont s’élancer le 20 octobre, aux côtés des hommes, pour des étapes raccourcies mais qui ne manqueront pas de piment.

“Au Tour d’Elle” a été créé en 2016 à l’initiative de jeunes femmes généralement triathlètes. Elles ont reçu le soutien du comité régional de cyclisme. Si elles ne sont pas rassemblées en ligue proprement dite, elles sont soutenues par le comité régional. Dès le 20 octobre prochain, elles s’élanceront aux côtés des hommes pour une première étape raccourcie d’une cinquantaine de kilomètres. “Mais attention, on va aussi avoir une partie de piste sur mine jusqu’à Cap Bocage. On ne ne va pas rigoler” s’amuse Maryline Cherrier l’une des fondatrices et organisatrice de l’association.

Course au point

Avec Elodie Vanoudendycke et Diane Moutoussamy, elles portent ce cyclisme féminin. Dans leur tour raccourci jusqu’au 26 octobre, elles ne pédaleront pas par équipe mais à la course au point. L’an dernier, une métropolitaine s’était imposée. Mais elles ne perdent pas espoir de remporter l’épreuve malgré la présence de deux Tahitiennes et d’autres métropolitaines. La concurrence sera rude. “L’an dernier, nous étions 20 coureuses. On prévoit d’être une trentaine cette année. Nous n’irons pas aux îles pour des raisons logistiques et nos étapes ne seront pas identiques à celles des hommes. Nous serons logées dans les internats des collèges.

Comme des princesses

Maryline Cherrier tient à saluer le bénévolat d’une trentaine de personnes qui formeront la caravane des coureuses. “Nous serons comme des princesses sur le Tour avec des camions et des fourgons qui s’occuperont de nous et de nos vélos ainsi que de notre sécurité.” Dumbéa, Païta, Bourail, Pouembout et le Mont-Dore figurent sur le parcours. Au total, 344 kilomètres devront être parcourus. Jeune mère de famille, Maryline Cherrier considère le Tour comme un défi. “Il y a une vraie compétition pour certaines. D’autres, comme moi, y voient surtout l’occasion d’un entrainement. On trouve beaucoup de femmes cyclistes sur la promenade ou ailleurs mais beaucoup hésitent à sauter le pas vers le Tour. Mais on peut s’inscrire à la carte en choisissant une, deux ou trois étapes.”

Sentiment de liberté

Diane Moutoussamy se charge d’entraîner les débutantes en leur apprenant à rouler en peloton ou à garder ses distances. Mais pour le reste du temps, ces femmes se lèvent dès 5h du matin pour s’entraîner avant de se rendre à leur travail. Lors de la dernière édition, la plus jeune avait 17 ans et la plus âgée 61 ans. “C’est un sentiment de liberté malgré le danger. On peut rouler côte à côte, deux par deux. Mais les gens sont généralement fairplay. Mais je préfère rouler en groupe. Toute seule, je n’irai pas jusqu’à Païta.” Mais pour l’heure, il est temps de s’entrainer.

Des sorties vélo sont proposées régulièrement pour se retrouver et rouler ensemble ! Pour recevoir les infos concernant ces sorties, contactez dianemoutoussamy@gmail.com 8