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L’essentiel 2009 / faits et chiffres Supplément en pages centrales

Villages de joie septembre 2010 / n° 214 / 2 €

LA REVUE DES DONATEURS

Pour que frères et sœurs partagent la même enfance

DOSSIER

La vie après l’école Judo, théâtre, solfège, natation, dessin… Les activités extrascolaires aident l’enfant à se construire et participent à sa socialisation. Pourquoi ? Comment ? Enquête sur ces activités qui rythment aujourd’hui la vie après l’école. mma est en CM2, elle a 10 ans. Depuis son entrée au cours préparatoire, elle fait de la gym le lundi soir et s’entraîne pour les compétitions, apprend à jouer de la guitare le mardi, s’entraîne à la poterie le mercredi après-midi, apprend aussi le solfège le jeudi pour pouvoir déchiffrer ses partitions de guitare. L’an prochain,

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elle rentrera en 6e et son emploi du temps l’obligera à choisir. Cette bonne élève qui semble réussir sur tous les fronts confie, finalement, que si elle ne devait conserver qu’une activité, ce serait la poterie : « Parce que ça me détend ». L’exemple d’Emma est une réponse à beaucoup de questions légitimes que se posent les parents. Sa réponse prouve en tous cas le besoin qu’elle ressent de compenser

le stress et les efforts de concentration qu’elle fournit au quotidien. Une aide au développement personnel « Chez un enfant en échec scolaire ou qui manque de confiance en lui, l’activité extrascolaire va lui permettre d’apporter un contrepied au rapport négatif qui se construit en classe », explique la psychologue Anne Bacus

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Le mot du président

L’intérêt supérieur de l’enfant

DOSSIER

• Le sport permet de compenser le stress de l’école. •

Que les enfants que nous accueillons soient orphelins, comme à la création de SOS Villages d’Enfants, qu’ils soient abandonnés, ou qu’ils ne puissent être élevés par leurs parents pour des raisons familiales graves, « l’intérêt supérieur de l’enfant », référence majeure de notre projet associatif, guide chaque jour notre action. En cette période de rentrée scolaire, nous avons souhaité mettre le projecteur sur des réalités moins fréquemment évoquées : l’importance des activités dites « d’éveil » tout d’abord, dont nous croyons qu’elles contribuent au développement de l’enfant, et l’accès à l’instruction des filles dans le monde. Ce qui est en jeu dans ce dernier cas – au-delà de l’éducation –, c’est la place de la fille, la place de la femme, dans son environnement social qu’elle peut contribuer à faire évoluer (cf. Dossier et Enquête). « L’intérêt supérieur de l’enfant » nous guide également dans la mise en place de procédures qualité dans nos villages et établissements. Au-delà du cadre réglementaire, que nous appliquons bien sûr, nous exigeons la plus grande rigueur dans notre prise en charge, pour le bénéfice des enfants qui nous sont confiés (cf. En direct). Que dire de « l’intérêt supérieur de l’enfant » à Haïti, dans un pays où les ravages du séisme de janvier dernier sont omniprésents ? Nous nous sommes rendus sur place en juin dernier et nous avons souhaité partager avec vous l’essentiel de ces rencontres (cf. Zoom). Au nom de tous ces enfants, dont nous nous attachons à faire respecter les droits, je vous remercie de votre soutien et de votre fidélité. PIERRE PAS CAL

Villages de joie. Magazine édité par SOS Villages d’Enfants / 6, cité Monthiers - 75009 Paris / Tél : 01 55 07 25 25 / Président : Pierre Pascal / Viceprésidents : Jean-Pierre Rousselot et Michel Rémond / Directeur général et directeur de la publication : Gilles Paillard / Rédactrice en chef : Frédérique Clénet-Lécuyer Impression sur papier recyclé : Groupe Maury imprimeur Photos : Gennadiy Poznyakov, Shock, Alexander Gabriel, Stockbyte, Gettyimages, Philippe Jacob, Patrick Wittmann, Seger Erken, Solveig Vinamont, SOS Villages d’Enfants, droits réservés. Publication trimestrielle éditée par SOS Villages d’Enfants / Abonnement annuel : 8 €. Prix au numéro : 2 € Commission paritaire : N° 0112 H 81095 – ISSN : 0243.6949 – Dépôt légal à parution Cette revue est accompagnée d’un encart d’appel à dons (enveloppe, lettre et bulletins d’abonnement/don).

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(cf. entretien p. 3). Plus généralement, ces activités aident au développement personnel de l’enfant et à son épanouissement, mais aussi à sa socialisation. Deux études, l’une aux États-Unis (1), l’autre en Suède (2), ont ainsi montré que la participation à des activités extrascolaires avait des effets positifs sur le plan scolaire, psychologique et comportemental des enfants, et diminuait même le risque de dépression ! De nombreux pays laissent ainsi davantage de place qu’en France aux activités extrascolaires par rapport au temps scolaire. « On peut d’ailleurs regretter que nous soyons en retard sur ce plan en France », soulève Anne Bacus. Au lycée privé du Mirail à Bordeaux, les adolescents ont eux cours le matin et pratiquent des activités culturelles ou sportives l’après-midi. Et cette expérience ne nuit pas à leur réussite scolaire : en 2009, le lycée enregistrait un bon score de réussite au bac, dont 90 % en STI (sciences et technologies industrielles) (3). Si l’intérêt de pratiquer une activité à l’extérieur de l’école est indéniable, reste la question du choix. Sport, activité artistique ? L’association des deux semblerait constituer un bon équilibre. Les « psys », quant à eux, conseillent de laisser choisir l’enfant et de ne pas le surcharger d’activités. Ils rappellent aussi qu’il n’y a

aucune obligation à pratiquer une activité extrascolaire. Laisser une place au repos, c’est aussi essentiel pour construire l’imaginaire… (1) Is extracurricular participation associated with beneficial outcomes? Concurrent and longitudinal relations. Developmental Psychology, 2006. (2) Structured after-school activities as a moderator of depressed mood for adolescents with detached relations to their parents. Journal of community psychology, 2002. (3) Source : ministère de l’Éducation nationale.

Les activités extrascolaires aident au développement et à l’épanouissement de l’enfant.

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Un atelier haut en couleur 3 questions à

Au village d’enfants SOS de Digne-les-Bains, les enfants ont depuis plusieurs mois leur atelier de peinture animé par Carole Bernel, éducatrice spécialisée. Un vrai succès.

Anne Bacus, psychologue et psychothé-

rapeute, spécialiste de l’enfance. Elle est auteur de plusieurs ouvrages dont Votre enfant de trois à six ans*.

Pourquoi les activités extrascolaires sontelles si importantes pour le développement de l’enfant ? Tout d’abord parce qu’il est essentiel d’exercer une activité en dehors de l’école qui, elle, sert avant tout à acquérir les fondamentaux. À l’extérieur, l’enfant apprendra à s’ouvrir à d’autres dimensions : artistiques, sportives ou culturelles. Ces activités, hors du cadre scolaire, sont d’autant plus importantes quand l’enfant est dans une situation d’échec scolaire ou s’il a des problèmes de confiance en lui. S’il n’est pas très bon à l’école mais qu’il réussit au judo, il regagnera l’estime de lui qui lui fait défaut. Quel est le rythme et le nombre idéal d’activités pour un enfant ? Avant l’âge de six ans, un enfant peut commencer une initiation, mais il n’a pas réellement besoin d’activités extrascolaires. Entre 6 et 11 ans, il pourra pratiquer une activité, deux maximum. L’essentiel est que cette activité sorte l’enfant du stress de l’école et de ses activités habituelles. Il n’y a cependant aucune obligation à pratiquer une activité extrascolaire ; certains enfants n’en ont d’ailleurs pas besoin. D’une manière générale, il est important que l’enfant conserve un temps pour lui, un temps de jeu libre. Ce temps libre, environ une heure quotidienne, doit être un moment privilégié, sans stress et sans écrans si possible (télévision, ordinateur, jeux vidéo) pour jouer dans sa chambre, dessiner, jouer au ballon… Faut-il obliger un enfant à poursuivre une activité qu’il a commencée ? L’activité extrascolaire doit avant tout permettre à l’enfant d’être dans le plaisir, et non dans la compétition. On peut, en revanche, insister pour que son enfant termine une activité débutée dans l’année. Au-delà, non. L’enfant a déjà suffisamment d’obligations et de stress à l’école ! * Anne Bacus-Lindroth, Éditions Marabout, Collection Marabout Référence, janvier 2009.

«

Les enfants ont un imaginaire extraordinaire. On en prend conscience à chaque fois qu’on les voit peindre », s’exclame Carole Bernel, éducatrice spécialisée depuis près de huit ans au village d’enfants SOS de Digne-les-Bains. Il y a quelques mois, la jeune femme décide d’initier les enfants à la peinture. Lors de cette première séance, l’enthousiasme et la production des petits participants l’interpellent tant qu’elle décide de poursuivre l’expérience. Elle leur propose un atelier pendant des vacances scolaires. Cette fois, tous se passionnent. « Même les grands ados se prennent au jeu, explique-t-elle. C’est un âge

Les enfants s’expriment très librement et ouvrent leur univers grâce à la peinture ou au dessin. –CAROLE BERNEL,

ÉDUCATRICE SPÉCIALISÉE DU VILLAGE SOS DE DIGNE-LES-BAINS

où l’on a tendance à utiliser des couleurs ternes dans ses tenues vestimentaires, et pourtant, sur la toile, c’est un vrai feu d’artifice. Du jaune, du rose, du vert… Ils sont heureux et cela se sent. » Elle les fait peindre avec de la peinture acrylique, sur de vraies toiles d’artistes, en format 70 x 50 cm. « Le support est très important. On peut ainsi exposer les toiles et ça valorise les enfants », ajoute la jeune femme. Elle-même, lorsqu’elle était enfant, regardait son grand-père peindre pendant de longues heures. « On ne s’imagine pas à quel point un enfant est sensible à des espaces d’expression comme la peinture, le dessin. Ceux qui n’ont pas l’habitude de parler s’expriment ici très librement et ouvrent leur univers. C’est impressionnant », souligne-t-elle. Un moment de partage et de complicité, essentiel à l’épanouissement des jeunes.

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En direct

P R O T E C T I O N D E L’ E N FA N C E

L’amélioration de la qualité

au service du bien-être des enfants Rendue obligatoire en 2002, la démarche d’évaluation de la qualité, au-delà de sa dimension légale, vise avant tout à améliorer toujours plus les conditions d’accueil des enfants. n matière de qualité, la loi du 2 janvier 2002 a marqué un véritable tournant puisque, pour la première fois, elle a instauré l’obligation pour les établissements sociaux et médico-sociaux d’engager un processus régulier d’évaluation de la qualité et de proposer des axes d’amélioration. Une évaluation qui se décline aujourd’hui en interne et qui, à terme, devra également être réalisée par un organisme indépendant.

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Une évaluation approfondie « Pour mettre en œuvre cette obligation d’évaluation interne, SOS Villages d’Enfants est allée audelà des prescriptions légales en prenant le temps de revoir en détail l’ensemble de ses processus d’accueil et d’accompagnement des enfants », souligne Baptiste Cohen, directeur des activités de SOS Villages d’Enfants. Ainsi, neuf items ont été retenus pour évaluation : l’accompagnement des enfants, le respect des droits de l’enfant, l’actualisation du projet d’établissement, le fonctionnement et les procédures, la sécurité, l’information des salariés, la formation des salariés, la gestion des ressources humaines et la gestion financière. Les questions à examiner sont ensuite précisées pour chacun des thèmes.

L’intérêt de cette démarche est d’y associer pleinement les équipes.

En matière d’accompagnement des enfants, par exemple, il s’agit de mesurer la qualité de l’accompagnement scolaire, de l’accompagnement par les loisirs, de l’accompagnement à l’autonomie, de l’orientation vers l’avenir, de la répartition des rôles entre professionnels, de la valorisation du développement de l’enfant ou de la préparation au départ du village d’enfants SOS. Mais au-delà de l’évaluation en elle-même, des améliorations concrètes sont systématiquement recherchées : mieux informer les enfants de leurs droits, informer les jeunes sur leur droit de consulter leur dossier après en avoir fait la demande au directeur, s’assurer que les mères SOS savent qu’elles peuvent bénéficier d’une supervision, vérifier la bonne connaissance par chacun

de la procédure de signalement en cas d’enfant en danger au sein du village SOS, faciliter les liens fraternels, même hors village SOS, etc. Être au plus près des attentes des enfants « L’intérêt de cette démarche est d’y associer pleinement les équipes », ajoute Baptiste Cohen. « Lorsque nous avons engagé cette démarche, en 2007, nous avons constitué différents groupes de travail, de l’agent d’entretien au directeur, et nous nous sommes répartis les sujets à examiner, précise Gilles Meunier, directeur du village d’enfants SOS de Marange (57). Et lorsque cela concernait directement les enfants, nous les avons fait participer dans le cadre du conseil de la vie quotidienne afin d’être au plus près de leurs attentes et de leurs besoins. La démarche qualité doit en effet être avant tout au bénéfice des enfants afin d’améliorer leur prise en charge au quotidien. » À Marange, par exemple, la phase

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• Un livret d’accueil, compréhensible par tous, est remis à chaque enfant à son arrivée. •

d’accueil des enfants au village SOS a été particulièrement travaillée. « Le premier contact va déterminer la façon dont les choses vont se dérouler par la suite, poursuit Gilles Meunier. C’est un moment clé qu’il faut tout particulièrement soigner. La démarche qualité a donc prévu que cet accueil se déroule très progressivement, suivant un certain nombre d’étapes qui permettent aux liens de se nouer solidement et de réajuster les choses au fur et à mesure le cas échéant. » Dès qu’une place est disponible pour une fratrie, l’équipe du village étudie avec les services de l’Aide sociale à l’enfance quelle nouvelle fratrie elle pourrait accueillir. Là commence la procédure d’accueil avec un tout premier contact de la mère SOS avec la fratrie et les professionnels qui les accompagnent. Les enfants sont ensuite invités à venir découvrir le village d’enfants SOS une première fois, puis, dans un second temps, à prendre un goûter dans leur future maison. Suivront une journée complète et un premier week-end, avant qu’ils ne rejoignent définitivement le village SOS. Un livret d’accueil fait par et pour les enfants « À l’arrivée des enfants, je leur remets très officiellement le livret d’accueil, souligne Gilles Meunier. Il a été élaboré avec les enfants du village dans le cadre de la démarche qualité sous forme de bande dessinée afin qu’il soit ludique et compréhensible de tous, même des plus jeunes. »

Un livret qui présente l’association, le village, les équipes et rappelle les droits de l’enfant accueilli. Tout comme l’autre livret remis aux parents, également associés au processus d’accueil de leurs enfants, qui précise aussi leurs droits et présente l’équipe du village d’enfants SOS. Un programme d’amélioration de la qualité qui, à Marange, a permis de travailler sur l’autonomie des adolescents et des jeunes majeurs, l’accompagnement scolaire, les relations avec la famille ou encore la rédaction d’un rapport de la vie quotidienne par les mères SOS. « Nous nous étions rendu compte que les éducateurs ou les psychologues rédigeaient des rapports destinés aux juges, mais pas les mères SOS. Or ce sont bien elles qui s’occupent des enfants au quotidien », précise Gilles Meunier. Et les travaux se poursuivent cette année : au programme, la vigilance, la sécurité ou encore la poursuite de la démarche sur l’autonomie des adolescents.

A C T U A L I T Éen bref... • Arménie : inauguration du village d’enfants SOS d’Idjevan > Le 2e village d’enfants SOS d’Arménie a été inauguré le 4 juillet à Idjevan, en présence d’Helmut Kutin, président de la Fédération internationale SOS Villages d’Enfants, de Jean-Pierre

Legrand, administrateur et trésorier de SOS Villages d’Enfants France, et de personnalités arméniennes : Hovik Abrahamyan, président de l’Assemblée nationale, Artur Grigoryan, ministre du Travail et des Affaires sociales, Varuzhan Nersysyan, maire d’Idjevan, Armen Ghularyan, gouverneur de la province du Tavush. L’association française et ses donateurs assurent le financement des actions de SOS Villages d’Enfants Arménie, qui

www.sosve.org rubrique Actualités

fête cette année son 20e anniversaire. • Persan : ouverture à l’automne 2010

> La première maison familiale sera terminée fin septembre. Le village d’enfants SOS accueillera la première fratrie en novembre.

• Autour de la fratrie Cette année encore, SOS Villages d’Enfants communiquera à l’automne avec un appel lancé le 19 novembre : « Frères et sœurs en danger : unis pour se reconstruire ». SOS Villages d’Enfants sera également présente à la télévision et sur internet pour rappeler sa mission en faveur des fratries dans le cadre du placement.

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ZOOM

« Ayiti pap mouri ! » * * Haïti ne doit pas mourir !

5 mois après le séisme, Port-au-Prince ressemble à une ville bombardée. Gravats, décombres… et une marée de tentes où vivent 1,5 million de nouveaux sans-abri. Et pourtant, la vie reprend le dessus. Les Haïtiens s’unissent pour tenter de survivre et aussi de reconstruire… doucement. Reportage sur le vif de la délégation française de SOS Villages d’Enfants, en mission sur place du 20 au 27 juin 2010.

Les enfants du chaos Ils ont 8 mois, 16 mois, 2 ans… ou plus de 10 ans. 258 enfants du séisme, qui se sont retrouvés isolés de tout environnement familial, vivent aujourd’hui au village d’enfants SOS de Santo. Repérés dans les hôpitaux ou les orphelinats par les services sociaux haïtiens (IBESR) et les ONG partenaires, ils sont pris en charge officiellement au sein des maisons familiales, le temps nécessaire pour rechercher leur propre famille.

Les maisons refuges

• 23 juin : les enfants s’approprient leur nouveau foyer. •

Destinées à recevoir 5 enfants et une aide familiale (« tante ») pendant 18 mois, dans l’attente d’un retour en famille ou de l’ouverture du futur village d’enfants SOS de « Les Cayes ».

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1/ Carolina*, 16 mois, trouvée dans une décharge, atteinte de la tuberculose. 2/ Paul*, 8 mois. Abandonné par sa mère depuis 5 mois, ayant souffert de malnutrition aiguë. 3/ Charline* et Yolanda*, 2 fillettes de 7 ans. •

Le retour en famille

L’école SOS Malgré de grandes difficultés, un nouveau départ : 757 élèves (51 élèves par classe), 2 cycles d’enseignement (matin et aprèsmidi) et 27 enseignants.

Les centres communautaires 134 centres communautaires et points de distribution apportent une aide à 20 000 enfants actuellement, à terme à 40 000.

* Les prénoms des enfants ont été changés.

166 enfants ont déjà retrouvé leur famille après recherche et réunification. Parmi eux, Claudia* et Jefferson* dont le père, blessé pendant le séisme, est hospitalisé, la mère devant faire face, seule, aux besoins quotidiens… Ils sont toujours suivis et accompagnés par les équipes de SOS Villages d’Enfants. 100 à 150 autres enfants accueillis au village SOS de Santo devraient également retrouver leur famille.

44 % des fonds collectés pour Haïti ont déjà été reversés au 30 juin 2010, soit 662 515,82 € sur un total net collecté grâce à vous de 1 477 627,23 €. Grâce à votre soutien, l’association française s’est engagée à financer l’accueil d’enfants isolés au futur village d’enfants SOS de « Les Cayes » : • une maison familiale • 90 enfants du programme de renforcement de la famille.

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L’essentiel 2009

SOS Villages d’Enfants Un plaidoyer pour l’enfant

Défenseur des enfants

Nos missions • L’accueil des frères et sœurs sans appui familial • La prévention de l’abandon • L’éducation et la santé

2009, UNE ANNÉE DE FORTE MOBILISATION France Pour que frères et sœurs partagent la même enfance SOS Villages d’Enfants se mobilise pour le droit des frères et sœurs à grandir ensemble dans le cadre du placement. Madagascar 20 ans au service de la protection de l’enfance SOS Villages d’Enfants lance un programme de sensibilisation pour le respect des droits de l’enfant et demande officiellement la nomination d’un défenseur des enfants.

Sur 100 € reçus (fonds publics et privés), 88,33 € vont au profit des enfants 80,11 %

88,33 %

Missions sociales en France et dans le monde

8,22 %

Ressources disponibles

7,72 % 2,85 % 1,10 %

Frais de recherche de fonds Frais de fonctionnement Autres emplois

L’année 2009 a célébré les 20 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant, 20 ans de lutte pour défendre le droit fondamental à la vie de famille et à la protection de remplacement. SOS Villages d’Enfants croit à l’importance du lien familial et fraternel. Le droit à la fratrie est notre spécificité. Mais pas seulement. Les villages d’enfants SOS sont aussi un refuge de longue durée. En France, près de 900 enfants et jeunes s’y reconstruisent. Dans le monde, ils sont plus de 76 000. En 2009, nous avons réaffirmé nos engagements pour la bientraitance de l’enfance et les valeurs qui nous sont chères. L’appel du Champ-de-Mars à Paris, le 19 novembre dernier, en a été un exemple. Tout ceci a été possible, malgré la crise, parce que nous avons anticipé les difficultés, nous avons géré notre budget en citoyens garants des deniers publics et de la générosité. Nous retrouvons l’esprit militant des débuts de l’association, en développant nos actions tout en gérant nos dépenses au plus près. Merci à tous ceux qui nous accordent leur confiance et nous permettent, par leur soutien financier, de continuer notre mission. GILLES PAILLARD, Directeur général

Pour que frères et sœurs partagent la même enfance

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Compte d’emploi 2009 des ressources globalisées

DE NOUVELLES RÈGLES COMPTABLES Cette année, le compte d’emploi des ressources est présenté conformément aux nouvelles règles comptables applicables au 1er janvier 2009 et permet dorénavant d’afficher de façon plus précise les emplois financés par la générosité du public. Pour faciliter la lecture, les couleurs du tableau correspondent aux encadrés de texte de la même couleur. M€ = millions d’euros K€ = milliers d’euros

ORIGINE DES RESSOURCES 42 % (22,2 M€) Fonds privés

53 % (28,3 M€) Fonds publics

5%

Divers*

* Abonnements, placements sécurisés, subventions…

FINANCEMENT DE NOS MISSIONS SOCIALES En France

31,7 M€

90,6 % 28,7 M€

9,4 % 3 M€

100 %

Dans le monde

11,2 M€

Fonds privés Fonds publics

PLUS DE 42 M€ CONSACRÉS AUX ENFANTS Principales réalisations • France : 897 enfants et jeunes ont été accompagnés dans les villages d’enfants SOS et établissements associés. Les versements aux établissements dédiés à l’insertion des jeunes adultes en difficulté représentent 12 % des ressources privées affectées en France. • Monde : plus de 26 000 enfants et jeunes étaient pris en charge dans le cadre des missions d’accueil, d’accompagnement vers l’autonomie, de prévention de l’abandon, mais aussi d’éducation et de santé. Le budget à l’international s’est élevé à plus de 11 M€ en 2009 : 27,5 % ont été versés aux associations locales pour la fin de la construction de 3 nouveaux villages en Arménie (Idjevan, 935 K€), au Mali (Kita, 1 400 K€) et en Tunisie (Akouda, 719 K€). Une aide d’urgence de 99 K€ a été versée au Sri Lanka, nouvelle zone d’affectation des fonds privés français.

27,5 % du budget international ont été versés aux associations locales afin de construire, en Arménie, au Mali et en Tunisie, 3 nouveaux villages • SOS Orphelins d’Asie : SOS Villages d’Enfants poursuit son engagement. 121 000 € ont été versés pour la prise en charge de 100 enfants dans les 2 villages d’enfants SOS de Pondichéry (Inde) et Meulaboh (Indonésie) construits après le tsunami, ainsi que de 5 jeunes garçons accueillis dans un foyer à Meulaboh. Le solde de 815 000 € garantit la continuité de leur prise en charge jusqu’à leur autonomie. • Crise alimentaire : elle perdure encore. En 2009, SOS Villages d’Enfants a choisi de privilégier Madagascar où la crise sociale a encore accentué le phénomène. Les salaires des collaborateurs, dont les mères SOS, ont été réajustés pour y faire face.

EMPLOIS EN K€

MISSIONS SOCIALES 1.1. Réalisées en France Actions réalisées directement Versements réalisés à d’autres organismes agissant en France 1.2. Réalisées à l’étranger Actions réalisées directement Versements à un organisme central ou d’autres organismes 2 - FRAIS DE RECHERCHE DE FONDS 2.1. Frais d’appel à la générosité du public 2.2. Frais de recherche des autres fonds privés 2.3. Charges liées à la recherche de subventions et autres concours publics 3 - FRAIS DE FONCTIONNEMENT

Emplois de N = compte de résultat

Affectation par emplois des ressources collectées auprès du public utilisées sur N

31 204

2 638

480

356

11 193

11 181 4 130

4 130

1 524

I - TOTAL DES EMPLOIS DE L’EXERCICE 48 531 INSCRITS AU COMPTE DE RÉSULTAT II - DOTATIONS AUX PROVISIONS 468 III - ENGAGEMENTS À RÉALISER 123 SUR RESSOURCES AFFECTÉES IV - EXCÉDENT DE RESSOURCES 4 399 DE L’EXERCICE V - TOTAL GÉNÉRAL 53 521 VI - Part des acquisitions d’immobilisations brutes de l’exercice financées par les ressources collectées auprès du public VII - Neutralisation des dotations aux amortissements des immobilisations financées à compter de la première application du règlement par les ressources collectées auprès du public VIII - Total des emplois financés par les ressources collectées auprès du public ÉVALUATION DES CONTRIBUTIONS VOLONTAIRES EN NATURE Missions sociales 260 Frais de recherche de fonds Frais de fonctionnement et autres charges Total 260

1 449 19 755

1 504

21 259

FRAIS D’APPEL À LA GÉNÉROSITÉ : + 33 % DE NOUVEAUX DONATEURS Les dépenses globales d’appel à la générosité se sont stabilisées en 2009 à 4,13 M€, soit 7,72 % du total des ressources ou 18,5 % des ressources provenant de la générosité du public. Les investissements dédiés à la recherche de nouveaux donateurs ont porté leurs fruits avec une progression de 33 % de leur nombre. Le seuil des 200 000 donateurs est ainsi franchi. MERCI aux donateurs qui choisissent le prélèvement automatique : c’est une source d’économie de près de 50 %.

FRAIS DE FONCTIONNEMENT, D’INFORMATION ET DE COMMUNICATION En 2009, SOS Villages d’Enfants a poursuivi ses efforts de communication amorcés en 2007 via la télévision et internet afin de mieux se faire connaître auprès du grand public et de multiplier les dons. Le budget publicitaire a bénéficié d’importantes remises et d’espaces gracieux grâce au soutien des chaînes. Le parrainage de l’émission Plus belle la vie en novembre a permis une visibilité quotidienne auprès de plusieurs millions de téléspectateurs.

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avec affectation des ressources collectées auprès du public RESSOURCES EN K€

Ressources collectées sur N = compte de résultat

REPORT DES RESSOURCES COLLECTÉES AUPRÈS DU PUBLIC NON AFFECTÉES ET NON UTILISÉES EN DÉBUT D’EXERCICE 1 - RESSOURCES COLLECTÉES AUPRÈS DU PUBLIC 1.1. Dons et legs collectés Dons manuels non affectés 14 242 Dons manuels affectés 3 236 Legs et autres libéralités non affectés 4 428 Legs et autres libéralités affectés 301 1.2. Autres produits liés à la générosité du public 10 2 - AUTRES FONDS PRIVÉS 3 - SUBVENTIONS & AUTRES CONCOURS PUBLICS 28 311 4 - AUTRES PRODUITS 2 502 I - TOTAL DES RESSOURCES DE L’EXERCICE 53 031 INSCRITES AU COMPTE DE RÉSULTAT II - REPRISES DES PROVISIONS 241 III - REPORT DES RESSOURCES AFFECTÉES 249 NON UTILISÉES DES EXERCICES ANTÉRIEURS IV - VARIATION DES FONDS DÉDIÉS COLLECTÉS AUPRÈS DU PUBLIC V - INSUFFISANCE DE RESSOURCES 0 DE L’EXERCICE VI - TOTAL GÉNÉRAL 53 521 VII - Total des emplois financés par les ressources collectées auprès du public SOLDE DES RESSOURCES COLLECTÉES AUPRÈS DU PUBLIC NON AFFECTÉES ET NON UTILISÉES EN FIN D’EXERCICE ÉVALUATION DES CONTRIBUTIONS VOLONTAIRES EN NATURE Bénévolat Prestations en nature 160 Dons en nature 100 Total 260

Suivi des ressources collectées auprès du public et utilisées sur N 20 998

MALGRÉ LA CRISE, UNE CONFIANCE RENOUVELÉE Les donateurs nous sont restés très fidèles, avec une progression de 10 % des dons par rapport à 2008. Avec un contrôle permanent sur les dépenses d’appels à la générosité, conformes au budget prévisionnel, le résultat net sur fonds privés de 2009 et affecté aux projets s’élève à 16 M€.

14 242 3 236 4 428 301 10

45 % 14 % 14 % 22 % 5%

Dons Souscriptions parrainages Soutiens réguliers Legs et donations Partenariats entreprises

LES SERVICES PUBLICS, FIDÈLES PARTENAIRES

126

22 343

SOS Villages d’Enfants, partenaire des services publics dans la protection de l’enfance, a perçu des subventions des conseils généraux à hauteur de 28 M€ en 2009. Le prix de journée, fixé par le conseil général, correspond au montant journalier versé à l’association pour la prise en charge d’un enfant dans un village d’enfants SOS.

21 259 22 082

PRINCIPAUX INVESTISSEMENTS EN FRANCE : PLUS DE 1,5 M€ DE DONS ET LEGS La générosité du public permet à SOS Villages d’Enfants d’augmenter sa capacité d’accueil en France : construction de nouveaux villages ou acquisition de nouvelles maisons familiales. En 2009, plus de 1,5 M€ de dons et legs ont permis le lancement des travaux du 14e village d’enfants SOS en France – Persan (Val-d’Oise) pour 729 K€, l’achat en juillet 2009 d’une 11e maison familiale à Plaisir pour l’accueil de 5 nouveaux enfants (327 K€) et, en octobre 2009, la fin des travaux d’extension et de rénovation de la maison commune à Marange (259 K€). L’ensemble des investissements en France effectués en 2009 s’élève à près de 2,8 M€. Les conseils généraux ont financé la rénovation et l’agencement de maisons familiales (977 K€) et l’équipement des villages (300 K€).

UNE POLITIQUE DE RÉSERVES POUR PLANIFIER SES ACTIONS DANS LA DURÉE La mission sociale de SOS Villages d’Enfants nécessite la constitution de réserves afin de planifier ses actions dans le temps, en France et dans le monde. Au 31 décembre 2009, les ressources collectées auprès du public et non utilisées s’élèvent à 22 M€ dont 1 M€ collecté en 2009. Ces ressources contribueront : • à la dotation de la réserve prudentielle de fonctionnement* : elle correspond à une année de prise en charge des enfants sur les fonds privés, soit 10 M€ à fin 2009. Elle devrait s’élever à plus de 17 M€ d’ici 5 ans ; • à la réalisation des projets de l’association : la rénovation du village d’enfants SOS de Marly (Nord) pour 800 K€, celui de Marseille (Bouchesdu-Rhône) pour 500 K€ et de Lomé (Togo) pour plus de 1 300 K€ ; • le solde sera utilisé pour les projets du Plan à 5 ans (en prévision, la construction de 2 villages en France et 2 dans le monde). * www.sosve.org

Bilan simplifié au 31 décembre 2009 ACTIF (en K€) ACTIF IMMOBILISÉ Immobilisations corporelles, incorporelles et financières ACTIF CIRCULANT Valeurs réalisables (créances) et disponibles (trésorerie) COMPTES DE RÉGULARISATION Charges constatées d’avance TRAVAUX EN COURS (Ouagadougou) TOTAL

2009 24 957

2008 PASSIF (en K€) FONDS ASSOCIATIFS 23 836 Apports, provisions réglementées, réserves

56 050

PROVISIONS 53 637 pour risques et charges

495 1 469 82 972

DETTES COMPTES DE RÉGULARISATION 474 Produits constatés d’avance 1 469 TRAVAUX EN COURS (Ouagadougou) 79 416 TOTAL

2009

2008

67 880

63 352

3 655

3 554

9 918

10 994

50 1 469 82 972

46 1 469 79 416

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60 ans d’actions dans le monde

« Une mission mûrement réfléchie »

En 2009, la Fédération internationale SOS Children’s Villages, dont SOS Villages d’Enfants France est membre, a fêté son 60e anniversaire et l’ouverture du 500e village dans le monde. Plus d’1 million de personnes bénéficient aujourd’hui de son aide dans 132 pays.

2 questions à

Actions internationales financées en 2009 par les donateurs français (en milliers d’euros) Mali 2 209 Arménie 1 956 Madagascar 1 912 Burkina Faso 866 Tunisie 821 Cameroun 500 Vietnam 334 Inde 295 Maroc 264 Équateur 184 Liban 124 Tsunami (Inde et Indonésie) 121

Népal Urgences Sri Lanka Haïti Honduras Roumanie Togo Laos Côte-d’Ivoire Bosnie Somalie Rwanda

109 99 97 90 77 74 48 41 34 21 17

Jean-Pierre Legrand, trésorier de SOS Villages d’Enfants Quel est l’impact financier de la construction d’un village d’enfants SOS dans le monde ? Le financement d’un village d’enfants est planifié pour plusieurs années grâce à la constitution, sur le plan comptable, de réserves sans lesquelles SOS Villages d’Enfants ne pourrait accompagner les enfants à long terme. En 2009, les dépenses de prise en charge des enfants dans le monde (frais de fonctionnement) se sont élevées à près de 7,8 M€. On prévoit une progression de 70 % dans les cinq prochaines années (13,26 M€ en 2013). Construire un village d’enfants SOS est donc une mission mûrement réfléchie. Exemple : évolution des dépenses de fonctionnement sur 5 ans en milliers d’ariary (village SOS d’AntsirabeMadagascar). 325 235

356 847

358 859

2007

2008

376 617

230 893

Chiffres clés au 31 décembre 2009

+ sur www.sosve.org 2005

En France :

652 enfants et jeunes majeurs accueillis au sein de 13 villages d’enfants SOS et 1 établissement pour les jeunes. 245 jeunes au sein de 2 établissements d’insertion. 402 salariés dans les villages d’enfants SOS dont 109 mères SOS, 120 aides familiales, 19 psychologues et 89 éducateurs, chefs de service et directeurs.

2006

35 villages d’enfants SOS. 6 204 enfants et jeunes, dont 307 nouveaux enfants. 5 167 enfants bénéficiaires des programmes de renforcement de la famille (PRF).

14 642 élèves bénéficiaires de 73 structures scolaires rattachées aux villages d’enfants SOS.

Quel est le dispositif de contrôle de vos comptes ? L’établissement des budgets et comptes annuels suit un processus rigoureux et fait l’objet de décisions statutaires cadrées. Ils sont présentés aux différentes instances, dont une commission dédiée, la commission des finances. Ses membres sont diplômés de hautes études (Ena, MBA…). Nos comptes font ensuite l’objet de contrôles par des instances externes : commissaire aux comptes, Comité de la charte. En outre, l’association doit pouvoir répondre à des demandes spécifiques de l’Igas ou de la Cour des comptes.

E N I M A G E S4 réalisations Mali > Ouverture de l’école de Kita au Mali.

2009

SOS Villages d’Enfants France est mobilisée dans 23 pays :

France > Lancement des travaux du 14e village d’enfants SOS à Persan (Val-d’Oise).

Cameroun > Inauguration du village d’enfants SOS de Douala.

L’essentiel 2009 Le rapport d’activité et le rapport financier de l’année 2009 sont disponibles dans leur intégralité sur www.sosve.org ou obtenus sur simple demande écrite à l’adresse suivante : SOS Villages d’Enfants, 6 cité Monthiers, 75009 Paris.

+ sur www.sosve.org

Tunisie/Mali > Fin de la construction des villages d’enfants SOS d’Akouda (Tunisie) et de Kita (Mali).

SOS Villages d’Enfants, membre du Comité de la Charte de déontologie, s’engage à respecter les principes de transparence et de rigueur dans la gestion des fonds qu’elle collecte.

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Entretien

« J’avais envie de résultats tangibles »

Info

Info partenaires

partenaires Un accès à l’eau et à l’hygiène pour les plus p p démunis

À 41 ans, David Aubin, cadre bancaire chez BNP Paribas, a remporté le 6 juin dernier la Coupe de la meilleure collecte de la Course des Héros. Une épreuve qu’il disputait au profit de SOS Villages d’Enfants. VDJ / Pourquoi avez-vous choisi de vous engager aux côtés de SOS Villages d’Enfants ? D. A. : Ces dernières années, j’ai eu envie de me mobiliser pour une cause. Celle des enfants m’attirait particulièrement car je suis issu d’une famille où les enfants sont nombreux et ont la chance d’être élevés dans de bonnes conditions. J’ai été séduit par le nombre de projets concrets de SOS Villages d’Enfants et par le sérieux qui s’en dégageait. Cependant, ma vie professionnelle et le temps consacré à mes quatre enfants ne me laissaient que peu de disponibilités. Alors, quand les responsables de l’association m’ont proposé de participer à la Course des Héros, j’ai tout de suite accepté car je cours régulièrement et j’avais envie de résultats tangibles. VDJ / Pour participer à la course, il fallait collecter un minimum de 300 euros. Vous avez réuni au total 6 217 euros, soit la collecte la plus importante de tous les participants. Comment avez-vous procédé ? D. A. : Je n’ai sans doute pas eu plus de donateurs que les autres candidats, mais certains ont pu donner des sommes importantes. En somme, j’ai eu une certaine chance. J’ai essayé, par ailleurs, d’avoir une approche un peu tactique de la collecte. Plutôt que de m’éparpiller, je me suis tout d’abord adressé à ma famille et à mes amis proches car je pensais que, si la page consacrée à ma collecte sur le site internet de la course était déjà bien remplie, les personnes plus éloignées seraient plus enclines à donner. C’est donc seulement après quelques semaines que j’ai sollicité mon entourage professionnel. Et pour renforcer encore mon action, j’avais fait imprimer un tract que je distribuais au cours de réunions ou de rencontres.

Georgia-Pacific France lance, de septembre à fin décembre 2010, une opération de produit-partage autour de son papier toilette Moltonel de Lotus en faveur de SOS Villages d’Enfants. Les fonds collectés permettront de financer l’installation de bornes fontaine, de sanitaires et de lavoirs à l’attention des populations démunies du sud de Madagascar. Plus d’informations sur www.mapauselotus.com •

Un nouveau mécène en faveur des enfants Sensible à notre accueil des enfants en maison familiale, le promoteur Bouwfonds Marignan Immobilier a choisi de s’engager à nos côtés pour soutenir notre mission en France et à l’international. Plus d’informations sur www.bouwfonds-marignan.com •

Des billets d’avion solidaires Suite à la vente aux enchères des billets des vols inauguraux A380 Paris/New York, la Fondation Air France a choisi de verser, pour l’année 2010, un 1er don de 30 000 € à SOS Villages d’Enfants pour soutenir ses programmes de prévention de l’abandon à Madagascar. •

Une aire de jeux pour grandir en s’amusant La transmission du savoir-faire et de l’héritage… Cette valeur qui anime la maison de luxe Louis Vuitton depuis plus de 150 ans la conduit à s’engager en faveur des enfants. À travers un partenariat global de cinq ans (2010-2014), Louis Vuitton s’engage à soutenir et accompagner la réalisation de projets dans le monde entier, dont les enfants seront les bénéficiaires. La première action de mécénat menée en France a permis l’installation d’une aire de jeux au sein du village d’enfants SOS de Busigny (59), inaugurée le 19 juin dernier. •

VDJ / Quelles leçons tirez-vous de cette expérience ? D. A. : Pour ce qui est de la Course des Héros en elle-même, je pense que c’est un très beau concept, tout à la fois parlant et mobilisateur, qui associe un côté ludique, festif et sportif à un côté utile. Je suis donc très motivé pour y participer de nouveau l’an prochain et améliorer encore ma collecte. De plus, je vais continuer à me mobiliser en matière de sponsoring. J’ai d’ailleurs monté un dossier de candidature pour obtenir un financement de la Fondation BNP Paribas qui donne un « coup de pouce » aux employés du groupe qui ont un projet concret. La Fondation a bien voulu donner suite pour un montant de 3 000 euros, qui permettra de scolariser plus de 20 élèves du jardin d’enfants de Tamatave à Madagascar. C’est une pierre de plus à mon engagement auprès de SOS Villages d’Enfants, je suis heureux d’être enfin un peu utile !

Dessiner pour la fratrie

+ sur www.sosve.org/50-Actualites/20_course_heros.asp

www.sosve.org rubrique Nous soutenir

70 ateliers de coloriage ont été proposés dans 35 départements à l’occasion de la 3e Journée mondiale du coloriage organisée, avec le soutien de la société Staedtler, pour célébrer la fratrie à travers le dessin et collecter des fonds en faveur de nos actions en France et dans le monde. •

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Enquête

Scolarisation des filles : maintenir le cap Depuis 2005, de réels progrès sont constatés dans le monde entier sur la voie de l’éducation pour tous, et notamment de la scolarisation des filles. Mais les efforts doivent se poursuivre pour éviter que des millions d’enfants ne restent à l’écart. Analyse. important chez les plus pauvres à la scolarisation des filles, jugée moins “prioritaire” que celle des garçons. » Cependant, les disparités entre les sexes restent ancrées dans certaines régions du monde. « Nous assistons même à un léger recul dans l’enseignement secondaire en Afrique subsaharienne, où les efforts ont visiblement été concentrés sur le primaire », note Nicole Bella. Pauvreté, situation des minorités ethniques, différences linguistiques, insuffisance des infrastructures d’éducation en milieu rural sont autant de facteurs qui jouent un rôle dans le taux de scolarisation, et particulièrement celui des filles.

n 2015, quelque 56 millions d’enfants, dont une majorité de filles, risquent de rester privés d’école primaire, contre 72 millions aujourd’hui. Tel est le constat de la conférence mondiale « Éducation pour l’égalité des sexes : engagement pour l’équité », qui s’est déroulée à Dakar en mai dernier. La conférence était organisée à l’occasion du dixième anniversaire du partenariat mondial de l’Ungei (Initiative des Nations unies pour l’éducation des filles).

E

Une réduction des écarts entre filles et garçons Les participants ont noté de réelles avancées. En dix ans, les écarts entre les sexes se sont nettement réduits. Au début du 21e siècle, selon les chiffres de l’Unicef, seules 50 à 60 % des filles en âge d’aller

à l’école primaire étaient scolarisées en Afrique subsaharienne et 70 % en Asie du Sud. Aujourd’hui, en Afrique subsaharienne, le taux des inscriptions est cinq fois plus élevé que dans les années 1990. En Asie du Sud et de l’Ouest, le nombre d’enfants non scolarisés a été divisé par deux, notamment grâce à des mesures encourageant l’intégration des filles au système éducatif. « Les engagements pris lors de la première conférence de Dakar en 2000 par 160 pays ont été suivis d’effet, confirme Nicole Bella, analyste à l’Unesco et co-rédactrice du rapport mondial annuel de suivi sur l’Éducation pour tous. Dans le monde, le taux de scolarisation est passé en dix ans de 92 filles pour 100 garçons à 96 pour 100. Certains pays d’Afrique ont supprimé les frais de scolarité, qui étaient un frein

Un facteur de changements pour l’économie du pays Or, les enjeux de l’éducation pour tous sont considérables. Toutes les études montrent que les filles instruites deviennent des acteurs de changements importants pour leur famille, l’économie du pays et la société. Offrir aux filles une éducation de qualité permet de combattre la pauvreté, de lutter contre les maladies et de contribuer à la croissance économique. En effet, les femmes instruites se marient plus tard et ont en moyenne moins d’enfants. De plus, elles savent mieux les protéger contre les aléas de la vie, savent anticiper et prendre les bonnes décisions, vaccinent davantage leurs enfants, se protègent davantage contre le VIH... Actuellement, les deux tiers des 781 millions d’adultes analphabètes du monde sont des femmes. Est-il encore possible d’atteindre l’objectif principal du projet « Éducation pour tous », qui est de parvenir à l’enseignement primaire universel d’ici à 2015 ? Pour cela, selon l’Unesco, l’ensemble des donateurs (États, collectivités, particuliers...) devra combler un déficit de financement estimé à 16 milliards de dollars par an.

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Mali : agir pour la parité C’est en Afrique subsaharienne que l’inégalité d’accès à l’éducation reste la plus forte. SOS Villages d’Enfants mène un travail de longue haleine pour y faire face.

L

’une des missions essentielles de SOS Villages d’Enfants est de favoriser l’accès à une éducation de qualité, notamment par la construction d’écoles, de structures de formation et de jardins d’enfants, mais aussi en travaillant au changement des mentalités, dans les sociétés où la scolarisation des filles est moins valorisée que celle des garçons. Le poids des coutumes Ainsi, au Mali, les filles ne représentent encore que 44 % des enfants scolarisés. « Les familles pauvres, pour limiter leurs charges, auront tendance à ne scolariser que les garçons. Ceux-ci travaillent dans les champs pendant la saison des pluies, c’est-à-dire pendant les vacances scolaires. Ce n’est donc pas un frein à leur scolarisation, alors que les filles peuvent aider à la maison pendant toute l’année », explique Ibrahima Bane, directeur général de SOS Villages d’Enfants Mali. Le poids des coutumes reste

fort. Beaucoup pensent que la place de la femme est au foyer. Le mariage est souvent précoce – l’âge légal, pour les jeunes filles, est de 16 ans au Mali. Dès lors, pourquoi inscrire sa fille à l’école, puisque de toute façon elle devra se marier vers 16 ans ? De plus, une obligation légale de scolarisation de tous les enfants en âge d’aller à l’école se heurterait à un déficit d’offre scolaire : dans certaines régions, le manque d’infrastructures d’éducation est un réel problème. La parité dans trois ans Pour y remédier, SOS Villages d’Enfants pratique depuis 2005 une sorte de discrimination positive. Les trois écoles de SOS Villages d’Enfants Mali, à Sanankoroba, Mopti et Kita, accueillent aujourd’hui 1 948 élèves dont 47,22 % de filles. « Grâce à notre action, nous arriverons à la parité dans trois ans, estime Ibrahima Bane. En effet, dans les petites classes, nous avons souvent 51 % de filles pour

49 % de garçons. Nous demandons à nos directrices de jardins d’enfants SOS d’inscrire tous les enfants, filles et garçons, dans nos écoles primaires SOS. Nous sommes convaincus que si l’inscription de ces enfants était laissée aux seuls parents, quelques filles seraient exclues du processus. » Pour les familles, l’inscription des enfants dans les écoles SOS ne constitue pas une charge : elles sont en effet déchargées du paiement des fournitures et même du repas de midi, le repas à la cantine étant offert.

« En amont, nous travaillons aussi à sensibiliser les parents et la communauté pour que cessent les mariages précoces des jeunes filles et toutes les autres pratiques qui nuisent à leur scolarisation. Enfin, nous cherchons aussi à valoriser l’image des jeunes filles, en développant leur participation aux activités sportives et culturelles, en les choisissant comme responsables de classes : traditionnellement, toutes ces activités étaient plutôt réservées aux garçons », précise Ibrahima Bane.

La crise, une menace pour la scolarisation La crise financière mondiale va-t-elle remettre en cause les progrès réalisés dans les pays les plus pauvres de la planète ? Le rapport mondial 2010 de suivi sur l’Éducation pour tous tire la sonnette d’alarme.

• Grâce à l’action de SOS Villages d’Enfants, la parité sera atteinte dans trois ans dans les écoles SOS du Mali. •

« La crise est encore trop récente pour que nous puissions en mesurer toutes les conséquences, souligne Nicole Bella. Celles-ci ne toucheront pas que les pays pauvres : aux États-Unis, certains parents n’ont plus les moyens d’envoyer leurs enfants dans les meilleures écoles, qui sont privées... D’une manière générale, la baisse des dépenses publiques ou la hausse du prix des denrées alimentaires a toujours un effet négatif sur la scolarisation, comme nous l’avions constaté il y a quelques années en Argentine ou en Extrême-Orient. Et lorsque les parents doivent faire des choix, c’est presque toujours l’éducation des filles qui est moins valorisée. » •

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Parcours

• Grâce à son engagement civique, Sékou a pu assister à deux matches de la Coupe du monde. •

Sékou Keita, jeune adolescent de SOS Villages d’Enfants Mali, a été sélectionné pour participer en Afrique du Sud au festival Football for Hope(1). L’occasion de jouer au football, d’assister à des matches et de partager sa culture avec des jeunes d’autres pays. Portrait.

Sékou, son engagement et la Coupe du monde

A

ssister à la finale de la Coupe du monde de football… Le rêve de la grande majorité des adolescents à travers le monde. Un rêve que Sékou Keita, 17 ans, a réalisé. Ce jeune garçon, né en juillet 1993 à

Kaka au Mali, est arrivé au village d’enfants SOS de Sanankoroba à l’âge de 9 ans. En octobre 2008, pour poursuivre ses études au lycée, il est allé au foyer de jeunes SOS à Bamako. Élève au lycée Dagaba

Sangare en 11e année (Première) Langue et Littérature, il est troisième de sa classe avec 13,72/20 de moyenne. L’adolescent, qui aime et pratique le football, souhaiterait devenir magistrat.

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• Sékou (à gauche) a été sélectionné pour son engagement et ses performances scolaires. •

Dans le cadre d’un partenariat avec SOS Villages d’Enfants Mali, Sékou s’est engagé auprès de Coaching for Hope, une ONG intervenant dans le domaine du sport et de la sensibilisation sur le Sida. Cette ONG, en lien avec Football for Hope, lui a ainsi proposé de postuler au festival organisé autour de la Coupe du monde. Sélectionné parmi 100 candidats Parmi les 100 candidats, Sékou a été sélectionné – avec 7 autres jeunes du Mali – pour son engagement et ses performances scolaires. Football for Hope est un programme de la Fédération internationale de football association (FIFA), destiné à la promotion du développement social : « Le football est beaucoup plus qu’un jeu, c’est un outil important dans l’éducation, la prévention des maladies, l’intégration sociale et la protection de l’environnement »(2). 256 jeunes, filles et garçons, de 32 pays des cinq continents ont participé pendant deux semaines à ce festival de football, d’éducation et de culture. Chaque délégation devait prendre en charge les billets d’avion, les passeports et visas. La FIFA a assuré les dépenses sur place en Afrique du Sud (hôtel, nourriture, déplacement...). Le village d’enfants SOS de Sanankoroba avait sollicité ses partenaires pour apporter une contribution à la participation de Sékou. « Avant le voyage, j’étais impatient et inquiet, j’avais hâte de découvrir le pays de Nelson Mandela, de rencontrer beaucoup de jeunes d’autres pays, bref d’être dans la mouvance de la Coupe du monde, se souvient

Sékou. Je n’avais jamais pris l’avion et ne savais pas comment le voyage se déroulerait. Je me suis donc préparé et ai bénéficié du soutien de mes amis, de mes frères et sœurs SOS et de toute l’équipe pédagogique de SOS Villages d’Enfants Mali. »

une médaille qui fait la fierté de SOS Villages d’Enfants Mali, précise Sékou. Ce festival a été une source d’expériences que je compte partager avec mes frères et sœurs SOS qui n’ont pas eu l’opportunité de participer à cette grande rencontre mondiale. Depuis que je suis rentré, je n’ai aucun répit, je suis assailli de questions par mes amis sur tous les sujets : le climat en Afrique du Sud, les matches de la Coupe du monde, les vuvuzelas… Les gens me demandent même si j’ai vu Mandela. J’ai pu l’apercevoir le jour de la clôture… mais de très loin ! » (1) Foot pour l’espoir. (2) Source : FIFA.

Favoriser les rencontres et les échanges culturels Le 27 juin, Sékou s’est envolé pour Johannesburg. Les activités ont commencé le 29 juin par des rencontres sportives, des tournois de football et des jeux. Le festival a duré deux semaines. Les jeunes et leurs encadrants se sont rendus quotidiennement à Alexandra, un stade doté d’un gazon artificiel de 40 x 20 mètres, pour participer à des compétitions. Et ils ont assisté à deux matches de la Coupe du monde : Uruguay – Ghana et la finale Espagne – Pays-Bas. Outre le football, l’objectif de ce festival est de favoriser les occasions de rencontres et d’échanges culturels. Parmi les trois coupes remises à la fin du festival, l’équipe du Mali s’est vu décerner la Coupe culturelle. Les huit membres de la délégation malienne ont reçu une médaille, souvenir de ces moments d’exception ! « Cela a été un honneur pour moi de participer à ce festival Football For Hope 2010 et de revenir au Mali avec

Ce festival a été une source d’expériences que je compte partager avec mes frères et sœurs SOS qui n’ont pas eu l’opportunité de participer à cette grande rencontre mondiale.

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Vous aussi, ouvrez vite de nouveaux horizons à ces enfants, PARRAINEZ un village d’enfants SOS • Vous participez à sa construction puis à son bon fonctionnement. • Vous contribuez à la prise en charge complète de tous les enfants accueillis jusqu’à la gestion des structures dont bénéficient les familles et le voisinage (maternelle, école, cantine, dispensaire…). • Vous nous aidez à assurer la sécurité financière indispensable au bon développement du village sur le long terme. • Vous contribuez à être plus efficace par une meilleure planification des ressources. • Vous êtes bien sûr libre d’arrêter votre parrainage si vous le souhaitez. • Vous bénéficiez toujours de 75 % de réduction d’impôt dans la limite de 513 € par an.

www.sosve.org

VOUS AVEZ ÉCRIT...

M. et Mme C. (Avignon) parrainent fidèlement, depuis 1993, le village d’enfants SOS de Dalat, au Vietnam, financé par l’association Aide à l’Enfance du Vietnam (AEVN) et SOS Villages d’Enfants France. Ils ont pu s’y rendre en fin d’année 2009. Témoignage

« Le village d’enfants SOS est très bien tenu et l’accueil a été très sympathique. Nous avons été reçus par le directeur et sa secrétaire qui nous a accompagnés dans une famille. Nous nous sommes ainsi rendus dans une maison familiale où vivent 6 enfants (de 3 fratries) d’âges différents avec leur mère SOS. Ce fut un moment très fort dans notre

ASSURANCE-VIE :

Missions accomplies…

Une vie de famille en héritage

En Côte-d’Ivoire, au village d’enfants SOS d’Abobo-Gare

En 2009, plus de 2 millions d’euros ont été perçus au titre des assurances-vie en faveur de SOS Villages d’Enfants.

• Accueil pour sauver des enfants sans appui familial, exposés à tous les dangers : 14 nouveaux

Souscrire une assurance-vie en faveur de SOS Villages d’Enfants, c’est offrir aux enfants que tout abandonne une vie de famille en héritage. Pour SOS Villages d’Enfants, c’est la certitude de percevoir un capital au terme d’une procédure simple pour le financement de nos actions en France et dans le monde. Pour nous permettre de percevoir le versement d’un capital en cas de décès, il suffit de désigner « SOS Villages d’Enfants – 6 cité Monthiers – 75009 Paris » comme bénéficiaire. Le montant souscrit et les intérêts capitalisés nous seront versés nets de droits. Pour toute information complémentaire Service Legs, donations et assurances-vie : 01 55 07 25 02 – legsetdonations@sosve.org

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séjour vietnamien et nous n’oublierons pas les visages de ces enfants… Nous avons parlé très librement avec eux et nous avons pu ainsi mesurer l’importance de l’action des villages d’enfants SOS en faveur des enfants. Nous apprécions que l’accompagnement des jeunes dure parfois même après leurs études. Encore merci pour le travail réalisé par SOS Villages d’Enfants ! »

enfants viennent d’être accueillis au village d’enfants SOS, qui compte 100 enfants dans 10 maisons familiales.

• Prévention de l’abandon autour du village SOS, pour permettre aux enfants de grandir dans leur propre famille : le programme de renforcement de la famille vient en aide à 150 enfants issus de 58 familles particulièrement vulnérables.

• La santé et l’éducation pour favoriser la scolarisation, la formation ou l’apprentissage : l’école primaire SOS est fréquentée par 219 élèves, dont 170 des familles du voisinage.

Pour que frères et sœurs partagent la même enfance

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Village de Joie - septmbre 2010 - numéro 214  

Villages de Joie est la magazine de SOS Villages d'Enfants traduisent de 1956 à 2009 plus de cinquante ans d'actions d'engagement et d'actio...