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VILLE-SAINTOUEN.FR

du jeudi 16 février au mercredi 29 février 2012

N°51

Mal-logement, le combat incessant La vague de froid vient rappeler l’importance d’un toit pour tous. La Fondation Abbé-Pierre en

souligne les enjeux dans son rapport annuel sur le mal-logement et appelle à une mobilisation nationale. La maire soutient cette démarche pour la construction de logements, la maîtrise des prix et le développement des logements sociaux. Sur le terrain, les services municipaux sont vigilants. > pp.8-9

noms de rue

L’office de tourisme propose une balade

Les rues de la ville racontent son histoire. Si certains noms sont célèbres, d’autres, plus anonymes, retracent le passé agricole et industriel de Saint-Ouen. Visite guidée avec un livret proposé par l’office de tourisme.

> p.5

le droit pour tous

Inauguration du Point d’accès au droit

Le centre administratif abrite désormais un guichet unique qui rassemble de nombreuses compétences juridiques. Des conseillers accueillent et soutiennent les Audoniens dans leurs démarches.

> p.6

la communauté

portugaise, une richesse de la ville Le 11 février, l’Association des Portugais de SaintOuen a célébré son 20e anniversaire à l’Ile-des-Vannes. L’occasion d’un reportage sur une communauté liée à l’histoire de la ville.

Jérôme Panconi

> pp.2-3

journaldesaintouen.fr


à vous de voir

_ La troisième ville du Portugal se trouve en France

Histoires de vies

Portugais de là-bas et

Selon le livre d’Agnès Pellerin, Les Portugais à Paris*, Paris et sa banlieue constituent aujourd’hui la « troisième ville portugaise » du monde après Lisbonne et Porto. « A partir de 1926, quand le Portugal plonge dans son demi-siècle de dictature, Paris devient le refuge d’opposants du salazarisme. » Entre 1958 et 1974, jusqu’à un million de Portugais, pour la plupart venus du nord et du centre, trouvent asile en France pour fuir la pauvreté et la conscription militaire.

C’est la communauté étrangère la plus nombreuse en France depuis la fin des années 1950. A tel point qu’on appelle Paris et sa banlieue « la troisième ville du Portugal ». A l’occasion du vingtième anniversaire de l’Association des Portugais de Saint-Ouen, voici quelques tranches de vie d’ici qui ont commencé ailleurs. Pour faire une belle fête, il faut une bonne raison. C’était ce week-end le vingtième anniversaire de l’association des Portugais de Saint-Ouen et de son groupe Os Ribatejanos (du nom de la région qui se situe au-delà du Tage, le fleuve qui traverse Lisbonne – « notre Camargue à nous », disent-ils). Il faut un lieu : la Ville a mis gracieusement à disposition la grande nef de l’Ile-des-Vannes pour deux jours, les 11 et 12 février. Il faut des amis, bien sûr : quatre groupes folkloriques d’Ile-deFrance (Tremblay-en-France, Arcueil, Thoiry, Montfermeil) sont venus à la rencontre des Audoniens. Ensuite, il faut de la musique, et pourquoi pas un concert ? Samedi, six artistes se sont produits sur scène, parmi lesquels André Sardet, Nelson Ritchie et Belitos Campos. Enfin, il faut si possible une pensée pour les autres : sur chaque billet vendu, deux euros ont été reversés à Santa Casa da Misericordia, un foyer-refuge pour les indigents, situé porte de Vanves à Paris. En 2003, la solidarité était déjà au rendez-vous : « Après les incendies qui avaient ravagé notre pays, nous avions réuni ici 5 000 personnes et reversé tous les fonds aux sinistrés », rappelle Fernando Texeira, le président de l’association. Cette année, la foule n’était pas au rendez-vous : le froid et deux matchs de foot retransmis à la télé la même soirée ont eu raison des bonnes volontés. Pourtant, « 800 invitations ont été distribuées à Santa Casa, à la banque Caixa Géral de Depositos et à Radio Alfa », s’étonne Renato Antunes, le responsable du groupe Os Ribatejanos.

*Editions Chandeigne, déc. 2009.

_ Toujours la communauté la plus importante

En Ile-de-France, la communauté portugaise est la communauté étrangère la plus nombreuse. Elle passe de 304 811 âmes en 1990 à 272 239 âmes en 1999 (note Insee n°203, nov. 2011). Cette baisse est essentiellement due aux acquisitions de nationalité française, la part de nouveaux arrivants restant relativement forte par rapport à 1990. En Seine-Saint-Denis, l’Insee recense 258 850 étrangers : presque deux habitants sur dix (18,7 %). Parmi les pays les plus représentés figurent l’Algérie et le Portugal, avec respectivement 52 100 et 39 600 ressortissants.

Dossier réalisé par Jacqueline Martinez Photos : Hervé Boutet et Jérôme Panconi

_ Quatre chevaliers portugais à Saint-Ouen

On raconte qu’en 1414, à Saint-Ouen, quatre « gens d’armes » portugais ayant pour nom Alvaro Gonçalves da Sousa Goutinho, Pedro Gonçalves Malafaia, Rui Mendes Cerveira et Diogo de Oliveira se sont mesurés à trois Gascons, François de Grignols, Archambauld de la Roque et Maurignon. L’écrivain Luis de Camoes s’est inspiré de cette légende dans ses récits chevaleresques.

Guillerme Andrade

Il ne voulait pas faire la guerre Il a 19 ans quand on l’appelle au combat. Lui, il n’en veut pas de cette guerre en Guinée-Bissau. « Pourquoi j’irais tuer des gens qui ne m’ont rien fait ? Mon frère, il est revenu blessé et à moitié fou des colonies. » Alors, Guillerme Andrade prend contact avec un passeur : 4 000 escudos, une fortune. Et il dit adieu à sa mère. Pour son père, il n’y a plus de fils : « Ne pas faire l’armée sous le régime de Salazar, c’est un déshonneur ! » Ils sont sept à passer la frontière à pied ; le 3 janvier 1971, ils débarquent à la gare d’Austerlitz. « Il neigeait, je m’en souviendrai toujours. » Clandestin, illettré – « il fallait de l’argent pour aller à l’école ; nous, on était pauvres » –, il ne parle pas un mot de français. « Alors, qu’est ce qu’il reste à part le bâtiment ? » dit-il doucement. Le travail est dur, six jours sur sept, mais il ne lui fait pas peur : « A 12 ans, je travaillais déjà à la ferme pour aider mes parents. » Guillerme trouve très vite un emploi à Saint-Ouen, chez Briard. La secrétaire du

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patron lui propose une place au foyer des étrangers, rue Saint-Denis. « Je payais 150 francs, le patron payait le reste. Il y avait 300 à 400 baraques en bois posées sur des parpaings. Un énorme grillage et un gardien à l’entrée. Pas d’eau, des toilettes communes, on avait droit à une douche par semaine. Franchement, ça ressemblait à un camp de concentration. » Heureusement, il y avait le marché au Vieux Saint-Ouen, le dimanche. C’est là qu’il rencontre celle qui deviendra son épouse et la mère de ses trois filles. « Elle habitait rue Cipriani, elle sortait sa petite chienne tous les soirs. Et tous les soirs, je l’attendais. C’est comme ça que j’ai appris le français. » Et puis, il y avait le foot ; avec les copains d’abord, puis avec les enfants de la cité Soubise qu’il entraînera pendant près de dix-sept ans. Nostalgique ? « Non, ma vie est ici, ma femme, mes filles, mes petits-enfants. Je ne dois rien au Portugal. La Révolution des œillets m’a permis, en 1975, de racheter mon


à vous de voir

d’ici

Alice et Fernando Texeira

Leur vie est un roman Leur histoire n’est pas banale. Elle est venue à contrecœur de son Portugal natal à 8 ans. Lui, c’est par amour qu’il a pris la route pour la rejoindre à 26 ans. Ils sont tous les deux originaires de Matosinhos (près de Porto), leurs mères se connaissaient, ils sont allés à la crèche ensemble. Il a dû quand même lui faire la cour pendant près de quatre ans. Il faut prendre le temps avec les Texeira. L’accueil est réservé et le café bien doux. Pas assez sans doute pour avaler les souvenirs. Deux pères partis trop vite. Celui de Fernando, tué par l’alcool et un travail de chien sur les docks de Porto. Celui d’Alice qui s’embarque clandestinement sur un bateau en direction de Marseille dans l’espoir d’une vie meilleure. Près de quatre ans sans nouvelle, et puis un jour une lettre, une photo et une promesse : celle de réunir toute la famille. « Mon père a d’abord fait venir en France ma mère et ma sœur, moi je suis restée au Portugal chez ma marraine avec mon petit frère », se souvient Alice. Elle grandit là-bas, loin de ce père qu’elle ne connaît pas. Alors, quand il faut rejoindre Paris, son cœur n’est pas à la fête. « Je ne parlais pas un mot de français. Et comme je ne pouvais pas me défendre, je me battais avec tout le monde ». Elle a fait du chemin depuis la loge humide de concierge qu’elle occupait dans le 10e arrondissement. Aujourd’hui, elle n’est plus « rebelle », mais elle est toujours prête à repartir « demain s’il le faut », comme si ses valises n’attendaient plus qu’un signe d’elle. Son mari a fait construire là-bas, il y a plus de quinze

ans, une belle maison pour leurs vieux jours. Mais il ne veut plus partir : « Je suis bien ici », dit-il. Son français est hésitant, mais il a trouvé sa place au sein de l’Association des Portugais de Saint-Ouen qu’il préside depuis plusieurs années. Chaque dimanche, il réunit sa famille à lui, les trente-cinq danseurs du groupe folklorique Os Ribatejanos, et va quelquefois manger du poulet grillé chez O’Ginginha, une « cantine » portugaise située rue Dalhenne.

Les Guardado

La famille garde-mémoire Manuel et Paula viennent de la région de Pombal, au centre du Portugal. Leurs filles Jessica (16 ans) et Sophie (20 ans) sont de Saint-Ouen. La rue des Rosiers est la rue de leur enfance, le marché Ottino leur lieu de travail pour payer leurs études. L’une est à Paris-XII (espagnol et communication), l’autre à Montreuil (arts appliqués). Tous les dimanches, elles retrouvent leurs amis du groupe folklorique Os Ribatejanos à la salle Monet. service militaire : 2 500 francs. Pour moi, c’était deux mois de paie ! Vous imaginez quelle somme ça représentait au pays ? » Dans son petit appartement du Vieux SaintOuen, à deux pas de la villa qu’il appelle encore « le château » parce que Maxime Le Forestier venait y passer ses vacances, il y a une photo accrochée au mur de la salle à manger. Elle est simple, nue : un petit chemin de pierre et un lampadaire. Guillerme Andrade se lève et pointe son doigt hors-cadre : « La maison de mon enfance est là, en bas. » On n’en saura pas plus. Sauf peut-être le nom de son village : Mêda. Et son père, l’a-t-il retrouvé ? « Vingt ans après, il m’a dit que j’avais eu raison. »

« Je les ai rencontrés il y a trois ans à la Fête de la ville », raconte Sophie. Au début, Papa ne voulait pas. Maman a insisté : « Les traditions du pays ne doivent pas se perdre, elles doivent savoir ce que représentent une réunion familiale ou une fête religieuse. Un peu comme chez vous, non ? » Pour Jessica et Sophie, la plus grande émotion, c’est de revêtir le costume et de laisser la danse parler.

Sa fille Mélanie prend racine C’est la troisième fille de la famille. Elle est née à Soubise, a étudié l’ostéopathie à Saint-Denis. « On s’est sacrifié, mais elle nous l’a bien rendu. Jamais elle n’a perdu une année », dit son père. Mélanie Andrade vient d’ouvrir son cabinet, rue des Rosiers. Bien sûr, c’est Guillerme qui a réalisé tous les travaux.

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r e n d e z- v o u s

à

Mars

Garder la forme en centre-ville

venir…

17 février-4 mars

_ Vacances scolaires d’hiver

18 février

_ Balade à Victor-Hugo/

Devant le succès rencontré par l’espace forme installé dans l’ancienne bibliothèque centrale, la municipalité a décidé de pérenniser son emplacement en offrant une nouvelle salle de balnéothérapie à Delaune.

découverte des œuvres d’art contemporain. Réservation à l’office de tourisme (01 40 11 77 36) _ Festimômes : Croqu’histoires à la médiathèque Persépolis (10 h 15) _ Festimômes : vernissage de l’exposition d’Eva Vincze à Persépolis

Le message se répète au fil des pages du « livre d’or » de l’espace forme. « Si la salle de sports change d’adresse, je me désinscris ! » taquine un usager. La municipalité a entendu la demande : l’espace forme restera in situ. Le déménagement devait pourtant être provisoire, le temps que les travaux de la piscine soient achevés. Les vélos, rameurs et autres bancs de musculations ont donc été déplacés

Jusqu’au 20 février _ Expo minijupes et

du centre nautique Auguste-Delaune à la place de la République. Résultat : l’espace compte aujourd’hui quelque 400 abonnés, sans compter ceux qui viennent ponctuellement tirer de la fonte ou suivre un cours collectif d’abdos-fessiers. « C’est plus spacieux et mieux situé », lit-on encore. Et un nouvel usager d’ajouter : « Je ne savais même pas qu’il y avait un espace forme avant qu’il soit installé ici ! »

minirobes au marché Dauphine

22 février

_ Festimômes :

Croqu’chansons à la médiathèque LucieAubrac (10 h 15 et 11 h)

25 février

_ Red Star-Paris FC

à Bauer

_ Festimômes :

Croqu’histoires à Lucie-Aubrac (10 h 15)

Mujgan, 43 ans, vient de quitter le 1er étage, un espace dédié au « cardio » et aux cours collectifs. Elle s’apprête à attaquer la musculation : « Je viens depuis mars 2011 quasiment tous les jours. J’ai perdu 25 kg, lance fièrement celle qui se dit « accro » au lieu. Ici, l’ambiance est bonne. Les coachs – ils sont trois – nous accompagnent. » A noter également, la réflexion est en cours pour adapter les tarifs au plus près des utilisateurs, avec de nouvelles tarifications « heure creuse » et « retraités ». La pérennisation de la salle de sports place de la République libère des mètres carrés du côté de la piscine. Dès la réouverture du centre nautique Delaune, les Audoniens découvriront un espace balnéothérapie avec hammam et sauna, un coin détente avec des transats et quelques vélos. Petite nouveauté : il faudra dorénavant réserver pour profiter de cet équipement. Et il en coûtera 6 euros (accès à la piscine compris) ou 50 euros les 10 heures. La piscine rouvrira ses portes courant mars, les travaux de toiture ayant été retardés par le froid de ces dernières semaines.

29 février

_ Festimômes : Enfantines,

Géraldine Bouton Photo : Jérôme Panconi

spectacle à Persépolis (10 h 15) _ Festimômes : « Questions de cinéma, quelles images à donner aux tout-petits ? », rencontre à l’Espace 1789 (19 h)

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n savoir plus

www.ville-saintouen.fr

Installé place de la République, l’espace forme bénéficie d’une visibilité maximale.

1er mars

_ Atelier mémoire sur le

travail dans le Vieux Saint-Ouen, maison du Landy (19 h)

::5 mars au 13 avril:

::18 février au 5 mars:::::::::::::::::

Inscriptions en maternelle et cp pour la rentrée 2012 : c’est parti !

Le monde enchanté de Festimômes La 2e édition du festival de la création littéraire et artistique pour les enfants se tient dans les médiathèques de la ville, à l’Espace 1789 et à la librairie Folies d’encre jusqu’au début mars. Au programme, des comptines à chantonner, des contes à déguster, un spectacle à savourer… sans oublier une exposition de l’illustratrice Eva Vincze à Persépolis et des films à découvrir à l’Espace 1789 les dimanches 19 et 26 février ainsi que le 4 mars à 17 heures. P rog ramme détaillé dans l’agenda ci-contre.

Les entrées en maternelle et au CP se préparent dès aujourd’hui. A compter du 5 mars, les parents pourront inscrire leur(s) enfant(s) en maternelle (petit(e) s nés en 2009) et au CP, en deux périodes. Du 5 au 23 mars, sont concernés les enfants des écoles Anatole-France, Paul-Langevin, Alexandre-Bachelet, Jean-Jaurès et JulesMichelet ; du 26 mars au 13 avril, ce sera le tour des futurs élèves des établissements Victor-Hugo, Emile-Zola, Nelson-Mandela, Joliot-Curie et Jules-Vallès. Les inscriptions concernent également les activités périscolaires : restauration, études surveillées, centres de loisirs, accueil du matin et du soir. Elles se déroulent toutes au centre administratif Claude-Monet, 17 rue Claude-Monet (ouvert de 8 h 30 à 11 h 30 et de 13 h 30 à 17 h en semaine, sauf le jeudi matin).

_ Festimômes :

Croqu’histoires à la médiathèque Glarner (10 h 15) _ Festimômes : « La littérature de jeunesse », rencontre à Persépolis (19 h)

3 mars

_ Festimômes : « Des livres

pour les tout-petits, oui. Mais lesquels ? », rencontre à Lucie-Aubrac (10 h 15) _ Festimômes : séance dédicace avec Eva Vincze, à la librairie Folies d’encre (17 h)

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Liste des pièces à fournir sur www.ville-saintouen.fr

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www.mediarchives.saint-ouen.fr

Eva Vincze

2 mars


r e n d e z- v o u s

Noms de rue

Les racines de la ville Les rues se féminisent galités » sous son mandat. Le conseil municipal baptise ainsi la plupart des nouvelles rues de patronymes féminins, en particulier dans le quartier Victor-Hugo : Rosa Parks, Nadia Guendouz, Dulcie September, Madeleine Rébérioux, Dora Maar, Camille Claudel, Emmy Noether. Dernière en date : la rue Louise-Michel, créée prochainement au départ de la rue Bauer.

Au début du XXe siècle.

Pascal Raynaud

Archives municipales

Les noms de femmes apparaissent tardivement dans la voirie communale. Si Alexandre Godillot, maire sous Napoléon III (1852-1870), baptise de nombreux passages et impasses de noms féminins de propriétaires, il faut attendre les années 2000 pour voir les femmes orner en nombre les plaques de rue. Jacqueline Rouillon décide en effet de « rattraper les iné-

Les quelque 230 voies de la commune retracent son passé. Un livret de l’office de tourisme propose une visite insolite de la ville via l’histoire de ses rues les plus remarquables. Déambulation en sa compagnie. Au commencement était… le Vieux Saint-Ouen ! Un nom sans mystère qui résume le village médiéval agricole, comme le révèle la rue du Guichet (disparue aujourd’hui) : anciennement chemin aux vaches, elle était en effet constituée d’un escalier et d’un plan incliné pour mener le bétail à l’abreuvoir. Le village appartenait à l’abbaye de SaintDenis ; en témoignent deux de ses principales artères : la Durant son rue Saint-Denis – « la plus peuplée du village » – et la enfance, Molière rue du Landy. Cette dernière rappelle l’une des plus venait grandes foires du Moyen-Age, la « foire du Lendit », qui rassemblait artisans, marchands régulièrement et éleveurs sur l’actuelle place du marché de Saint-Denis. à la maison de Saint-Ouen devient peu à peu une « station balnéaire » de campagne de la noblesse. La rue Diderot rappelle qu’au XVIIIe siècle, son grand-père le philosophe aimait participer aux salons littéraires de à Saint-Ouen. Madame Necker en son château – l’un des quatre que va D’où le passage compter le village. La plaque rue des Quatre-Châteaux reste la seule trace visible de Molière. ces édifices aujourd’hui disparus. Quant à la rue Soubise – abréviation de la famille des Rouhan Soubise –, elle rappelle que certains des personnages les plus influents du royaume de France ont séjourné à Saint-Ouen. A partir de 1830 et de la création des docks, le village s’industrialise. La rue Ardoin honore le créateur de la gare d’eau de Saint-Ouen, la rue Farcot rend hommage à l’ingénieux fabricant de machines à vapeur qui s’est installé en bordure du bassin. D’autres voies rappellent les grands industriels qui ont façonné la commune au XIXe siècle.

La rue Godillot, par exemple, distingue le fabricant des « godasses » qui équipaient l’armée ; la rue Debain rend hommage au constructeur de pianos dont l’usine marque le développement du quartier du même nom.

Le XIXe siècle, industriel et révolutionnaire Le nom des grands hommes du XIXe siècle s’inscrit sur certaines des plus grandes artères de la ville. Sont particulièrement honorées les personnalités progressistes et révolutionnaires : les maires socialistes de Saint-Ouen (Alexandre Bachelet et Jean Pernin), les hommes de lettres célèbres (Emile Zola, Jules Vallès, Jean Jaurès et Victor Hugo, l’historien Michelet).

Au XXe siècle, les résistants prennent place sur les plaques. En nombre. Pour beaucoup, il s’agit de résistants fusillés par les nazis et leurs collaborateurs au Mont Valérien dans les premières années de l’Occupation (1941,1942) : ainsi du médecin Jean-Claude Bauer, de l’officier de police Albert Dhalenne, du métallurgiste Alfred Ottino, du journaliste et député Gabriel Péri, etc. Quant à la triste place du Maréchal-Pétain inaugurée en mars 1941, elle fut remplacée en octobre 1944 par l’avenue du Capitaine-Glarner. Du nom du soldat de la France libre tué par les SS en août 1944. Comme une revanche symbolique…

Pierre Desirat

Livret de l’office du tourisme

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n savoir plus

Office de tourisme, 30 av. Gabriel-Péri Tél. : 01 40 11 77 36 www.st-ouen-tourisme.com

Le livret a été composé avec l’aide de Jean Lefort, historien, et les archives municipales. A consulter également : Chez nous à Saint-Ouen, de Bernard Epin et Jean Lefort ; Recueil d’articles de l’Areha dans le journal municipal.

Promenade… à poursuivre aux archives Balade au fil des rues est disponible à l’office de tourisme et téléchargeable depuis son site internet. En 18 pages

a g r é m e nt é e s d ’ i m a g e s d’époque et de cartes, le livret propose cinq thématiques de balades : l’ancien village, l’ère industrielle, la Seconde Guerre mondiale, les grands hommes, la féminisation des rues. Le ser v ice des archives recense pour sa part les noms de presque toutes les rues de la ville. On suit à travers leurs évolutions les grands débats de la société française. On découvre ainsi que de nombreuses voies sont laïcisées après la Révolution : les rues Jean et Mathieu, les passages Marie et Pierre portaient auparavant l’épi-

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thète « Saint(e) » ; quant à l’actuelle rue de l’Egalité, elle se dénommait auparavant rue du Paradis ! Les rues de l’Union, du Progrès et de l’Alliance ont été conçues pour leur part comme un triptyque visant à illustrer les vertus sociales… On trouve aussi quelques mystères. Telle l’impasse Juif, dans le quartier Arago. Un nom lié de près ou de loin à la religion israélite, penset-on de prime abord… Eh bien non ! Elle devrait en fait s’appeler impasse Juiff, du nom de son ancien propriétaire. Comment la consonne finale a-t-elle pu disparaître ?


der nières nouvelles

Initiative

Les maires se réunissent pour parler ensemble de sécurité publique A l’appel de Jacqueline Rouillon, maire de Saint-Ouen, et de Philippe Sarre, maire de Colombes, plusieurs maires et élus se sont rencontrés à l’hôtel de ville le 15 février.

Mercredi 15 février, les maires de Saint-Ouen et de Colombes ont invité plusieurs maires voisins impactés par les mêmes problèmes de sécurité dans leurs quartiers. L’objectif était dans un premier temps de partager leurs expériences et difficultés communes, puis d’affirmer une volonté collective pour un travail approfondi sur ce sujet difficile.

Etaient présents : Philippe Doucet, maire d’Argenteuil, Gilles Poux, maire de La Courneuve, Michel Bourgain, maire de l’Ile-Saint-Denis, Myriam El Khomri, adjointe au maire de Paris, et Abdelhak Kachouri, adjoint au maire de Saint-Ouen, viceprésident de la Région Ile-de-France. Etaient représentés : Jacques Salvator, maire d’Aubervilliers, Catherine Peyge, maire de Bobigny,

Gilles Catoire, maire de Clichy-la-Garenne, Daniel Vaillant, maire de Paris 18e, et Carinne Juste, maire de Villetaneuse. Etaient invités et n’ont pu participer : les maires des villes d’Asnières-sur-Seine, Bagnolet, Bezons, Bois-Colombes, Epinay-sur-Seine, Les Lilas, Pantin, Pierrefitte-sur-Seine et Stains. Photo : Pascal Raynaud

Nouveau service

Un meilleur accueil pour l’accès aux droits Le nouveau Point d’accès au droit rassemble divers services juridiques afin de permettre à chacun de se défendre en trouvant le bon interlocuteur. Depuis trois mois, Saint-Ouen bénéficie d’une nouvelle structure d’information et de conseil juridique, le Point d’accès au droit (PAD). Il a été mis en place par la Ville, en partenariat avec le Conseil départemental de l’accès au droit de la Seine-Saint-Denis (CDAD93). Son objectif : aider les habitants à résoudre leurs problèmes juridiques et les accompagner dans leurs démarches administratives. Une aide fournie gratuitement et en toute confidentialité. C’est au sein du centre administratif que sont désormais réunis des services jusqu’alors répartis aux quatre coins de la ville. Le PAD propose des conseils juridiques dans le domaine du logement, des affaires familiales, entre autres. En plus des permanences de l’avocat-conseil et de l’écrivain public, d’autres sont assurées par des juristes d’associations*. « Beaucoup de personnes viennent nous voir car elles rencontrent des difficultés dans leur vie de famille (divorce, exercice de l’autorité parentale) ou sont en conflit avec leur propriétaire, explique Malika Takarit, juriste-coordinatrice du 6

PAD. Les victimes d’infractions pénales (usurpation d’identité, violences volontaires, escroquerie...) sont également nombreuses. Nous sommes là pour les écouter, les accompagner et les orienter vers le bon interlocuteur. » Depuis l’ouverture du service, en novembre 2011, 900 personnes environ sont venues au PAD. Les affaires les plus fréquentes concernent les contentieux de couple, les titres de séjour, le surendettement ou les risques d’expulsion.

*Notamment l’Agence départementale d’information sur le logement (Adil 93), SOS Victimes 93, AADEF-Médiation Enfance-Famille. Béatrice Catanese Photo : Jérôme Panconi

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n savoir plus

PAD, centre administratif et social (Caso), 6 place de la République. Du lundi au vendredi de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h 30 (sauf jeudi matin). Tél. : 01 49 18 98 09.

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L’inauguration du 35e Point d’accès au droit de Seine-Saint-Denis a eu lieu le 13 février en présence de la maire Jacqueline Rouilllon, d’Abdelhak Kachouri, adjoint à la sécurité-prévention et vice-président du Conseil régional, de nombreux élus de la majorité (Paul Planque, François Giunta, Henri Lelorrain) et de Sylvie Moisson, procureur du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobigny. Rémy Heitz, président du TGI de Bobigny, a encouragé Myriam Takarit, juriste-coordinatrice du PAD audonien, en rappelant qu’ « en 2011, 15 000 personnes ont été reçues dans ce type de structure dans le département ».


der nières nouvelles

Joséphine-Baker

Les collégiens sur grand écran Selon l’adage, « chacun a droit à son quart d’heure de gloire ». Des collégiens de Joséphine-Baker viennent de connaître leur minute de célébrité dans le dernier film de Cédric Kahn.

Jérôme Panconi

A lexa nd re, Moha m med et les autres ont joué les figurants dans Une vie meilleure, le dernier film de Cédric Kahn. Lequel avait promis de revenir. Chose promise… Le 13 février, un an après le tournage, le réalisateur est venu échanger avec les collégiens après une projection du film à l’Espace 1789. Le générique de fin passe trop vite sur le remerciement adressé au collège Baker. Mais pas assez pour que les élèves ne le remarquent pas : « C’est nous ! On est des stars ! » Vient le temps des questions. D’abord techniques : « Vous êtes resté au collège tout l’après-midi et on ne nous voit que quelques minutes. Pourquoi ? » « Pourquoi ne disiez-vous jamais silence ça tourne  ? » etc. Puis pragmatiques – « combien gagne le jeune acteur ? » – ou plus légères : « Mais dans le film, ils s’embrassent et même plus. C’est très gênant ? ». Enfin, plus pointues : « Quel effet est recherché dans ce film ? »

Un an après le tournage, Cédric Kahn est revenu voir les élèves audoniens à l’Espace 1789.

Photos

Géraldine Bouton

Décès

Les jeunes de Garibaldi exposent au Caso

Jeanine Compas s’en est allée

Sébastien Bossi

ATD Quart Monde et le quartier Garibaldi, c’est une histoire qui dure depuis trois ans. Chaque samedi, l’association y installe sa bibliothèque de rue dans le square EdouardVaillant. Chaque été, elle propose cinq jours d’activités manuelles et artistiques aux enfants du quartier. C’est ainsi qu’est née l’idée de décorer tout le square : coquillages, galets, bacs à sable, mouettes recyclées en papier et parasols fabriqués main. « Tous les jours, nous avions une centaine de gamins et certains parents qui venaient participer. Pour finir, nous sommes tous allés à Trouville passer une journée à la mer », précise Jo-Lind Roberts, coordinatrice de l’équipe des cinq bénévoles d’ATD Quart Monde. C’est aussi dans ce cadre qu’a été initié un atelier photos en direction des plus grands. « Le thème était de travailler sur les relations entre les adolescents et les commerçants du quartier. Même quand ils refusaient d’être pris en photo, c’était avec le sourire. Il y a eu un véritable échange, une curiosité réciproque. » C’était l’un des buts de l’opération suivie par une dizaine d’adolescents, encadrés par le photographe François Phliponeau avec lequel, chaque jour, ils sélectionnaient les meilleures prises de vue. Ce sont 28 de ces clichés qui sont présentés dans l’exposition « Saint-Ouen et ses métiers », au Caso, qui a été inaugurée le 11 février. L’occasion de voir différemment

Des techniques de montage à l’explication de l’effet voulu dans cette émouvante chronique sociale – le parcours jonché d’obstacles d’un couple qui veut changer de vie sans y parvenir –, Cédric Kahn a passé une heure à parler cinéma avec ces apprentis comédiens dont certains se verraient bien en haut de l’affiche. Le réalisateur a présenté le film dans toute la France, mais jamais à des enfants. Une expérience inédite qu’il appréhendait un peu : « J’étais un peu réticent à l’idée de projeter le film aux enfants. J’avais peur que ce soit un peu trop sérieux. Ce n’est pas vraiment le genre de film que les jeunes iraient voir spontanément au cinéma. Mais j’ai été agréablement surpris. Ils ont su voir ce film et en saisir les enjeux. » Si les caméras de Cédric Kahn se sont posées dans la cour du collège JoséphineBaker en février 2011, c’est qu’une partie du film a été tournée entre Saint-Ouen et Saint-Denis.

« Saint-Ouen et ses métiers » relate en 28 photos les relations entre adolescents et commerçants de Garibaldi.

le rapport entre les générations mais aussi de regarder autrement ces enfants souvent en situation d’échec scolaire. « Montrer ces photos, c’est valoriser leur travail, conclut Jo-Lind Roberts. C’est une forme de reconnaissance dont ils tirent une fierté, qui devrait les aider pour la suite. »

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Au Centre administratif Fernand-Lefort, 6 place de la République. Exposition gratuite, jusqu’au 3 mars.

J. D.

Jeanine Compas est décédée le 11 février à l’âge de 74 ans. De 1983 à 2008, elle a été conseillère municipale lors de quatre mandats municipaux successifs, au cours desquels elle a fait preuve d’un engagement et d’un dévouement sans faille pour les Audoniens. Ses délégations ont eu trait essentiellement à la santé, au logement et à la jeunesse (enseignement, petite enfance, formation, etc.). Ce dernier volet s’explique sûrement par son goût pour l’éducation, puisqu’elle fut également enseignante. Au cours de son dernier mandat, elle avait d’ailleurs une place au sein du pôle « projet éducatif » dédié à l’école (famille et parentalité). Très impliquée dans la vie locale, elle a également siégé et présidé à de nombreux conseils d’administration (Office public de l’habitat, institut médico-éducatif, Association pour adultes et jeunes handicapés, etc.) ainsi que dans diverses commissions. Ses obsèques se déroulent le 16 février au cimetière municipal. Un hommage officiel sera rendu en mairie très bientôt.

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s a i n t- o u e n e n a c t i o n

Personne n’est à l’abri du

Vie quotidienne

Henri a vécu vingt ans dans la rue. Les Konaté, famille de classe moyenne, en passant par l’habitat insalubre, le mal-logement recouvre des formes aus Aujourd’hui, plus de 5 millions de personnes sont fragilisées par la crise du nationale de la Fondation Abbé-Pierre.

Jacqueline Rouillon

Maire de Saint-Ouen, Conseillère générale

La Fondation Abbé-Pierre vient de reconnaître notre politique volontariste en matière de logement aux portes de la capitale. Notre intervention forte sur la maîtrise des prix de l’immobilier, notre objectif de construire 500 nouveaux logements par an, notre engagement du maintien d’un taux de logements sociaux proche des 40 %, notre lutte quotidienne contre les logements insalubres sont des exemples marquants de cette politique. Toutefois, se pose aujourd’hui le débat national d’une loi-cadre nécessaire pour reconnaître l’intérêt général de la lutte contre la spéculation immobilière. Pour toutes ces raisons, j’ai décidé de signer l’appel de la Fondation en faveur d’une mobilisation générale pour le logement. J’espère que cet engagement pèsera, et surtout qu’il se traduira par des actes concrets pour l’ensemble de nos concitoyens.

Lit superposé, jouets rangés… A cinq dans 31 m², la famille Konaté tente d’optimiser un espace qui lui fait cruellement défaut.

Retrouvez l’appel de la Fondation Abbé-Pierre signé par la maire ainsi que la pétition à signer sur le site www.mobilisationlogement2012.com

En chiffres _ 25 % des SDF ont un emploi. _ 1 220 000 ménages sont en attente d’un logement social. A Saint-Ouen, il y a 3 850 demandes en attente.

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Les mal-logés ne sont pas plus nombreux en hiver qu’au printemps. Mais quand le mercure s’installe dans le négatif, tout devient plus difficile pour celui qui vit dans l’inconfort. Comme Henri, 69 ans. L’homme a plus de « vingt ans de rue » derrière lui, de la rue Touzet aux bords de Seine. Ce Picard est arrivé à Saint-Ouen dans les années 1980 pour faire le mécano, mais on l’a un peu roulé dans la farine. Alors il est parti, « écœuré ! J’ai décidé de me débrouiller tout seul ». D’abord, il vit à l’hôtel du côté de Clichy. Un prix exorbitant pour quelques mètres carrés. On finit par lui dire de partir. Il se retrouve chez un ami, retourne à l’hôtel puis… la rue. De-ci de-là, il commence à récupérer des métaux qu’il revend. Il loge dans des squats et autres abris de fortune à Saint-Ouen. Il y a quelques semaines, alors qu’une vague de froid s’abat sur la France, il ne dort plus. Cependant, dit-il, ce n’est pas la chute du mercure qui est en cause mais… les poux ! Une banale « attaque » qui l’a conduit à l’hôpital puis au centre d’hébergement HenriGrouès, rue Anselme. Aujourd’hui, Henri n’a plus aucun papier. Cette fois, c’est l’administration qui lui cherche des poux : elle tergiverse sur son nom de famille. Une sombre histoire de consonne et de voyelle qui retarde l’obtention d’une carte Vitale, de

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papiers d’identité (perdus) et de sa retraite. « J’ai droit à 720 euros. Vous vous rendez compte ? ! » L’équipe d’HenriGrouès va désormais le suivre et l’aider dans ses démarches avant de lui trouver une place en foyer logement*. « La rue ? Je ne veux plus y retourner, c’est terminé. Je préférerais finir mes jours dans des centres », conclut Henri, avant de se résigner : « De toute façon, je ne trouverai jamais d’appartement. »

Les classes moyennes aussi Elles ont des revenus réguliers, de quoi payer le loyer, les factures et les courses, mais pas assez pour avoir un logement adapté à leurs besoins. Aujourd’hui, le mallogement ga ng rène au s s i les c l a s ses d ites « moyennes ». Même avec un revenu qui tutoyait les 4 000 euros, les Konaté n’ont jamais réussi à sortir de leur 31 m2. Quand il arrive rue du Docteur-Bauer, Alamako est célibataire, en CDI, et peut bénéficier du 1 % patronal. Puis Ina, sa compagne – en CDI aussi –, s’installe avec lui. Quand vient le premier enfant, l’espace devient exigu. Ils se lancent à la recherche d’un nouvel appartement. Mais la tâche est plus ardue que prévue. « On nous rétorquait que nous ne gagnions pas


s a i n t- o u e n e n a c t i o n

u mal-logement !

faut.

Pascal Raynaud

ne, vivent à cinq dans 31 m2 Des SDF aux logements sur-occupés aussi diverses que les parcours de vie qui le subissent. du logement en France. La maire se joint à la mobilisation

Patrick Doutreligne*

« 3,6 millions de mal-logés »

Henri, 69 ans et « vingt ans de rue » derrière lui, vient d’être accueilli au centre d’hébergement Henri-Grouès, rue Anselme.

assez. Alors, j’ai mis fin à mon CDI pour travailler plus et gagner plus », raconte Alamako. Six jours sur sept, il enchaîne les emplois dans l’hôtellerie tandis que sa femme fait des ménages à mi-temps. « Je gagnais 2 500 euros par mois. Ajoutez à cela les revenus de ma femme qui, elle aussi, bénéficie du 1 % patronal. Nous pensions obtenir un logement rapidement. » En vain. Pas question de mettre la vie de famille de côté, un deuxième puis un troisième enfant arrivent. Et toujours pas de logement. « J’ai cessé l’intérim pour reprendre un CDI tout de suite. Je me suis dit que la garantie de deux CDI pèserait dans la balance », s’avance Alamako sans trop y croire. En attendant, rien à faire. L es dossiers sont retoqués. « Il nous fau-

drait un F4 ou un F5 mais les grands logements sont rares, poursuit Ina. Je fais des démarches toutes les semaines. Les enfants ne s’épanouissent pas ici, même s’ils ont de bons résultats à l’école. Ca devient difficile pour mon fils aîné, âgé de 9 ans. » Dans la « maison », tout est rangé. Mieux vaut être organisé quand on vit à cinq dans si peu de place – d’autant que, depuis peu, les souris se sont invitées. Aujourd’hui, leurs revenus ont un peu baissé – un CDI est moins rémunérateur que l’intérim – mais Alamako serait prêt à mettre 900 euros dans un loyer. Quasiment un tiers du revenu de la famille.

Depuis cet hiver, lorsque le plan grand froid est au niveau 2, le centre d’hébergement renforce son dispositif. Les horaires d’accueil de jour sont étendus à l’après-midi (de 14 heures à 17 heures). Un partenariat avec les médiateurs de la ville est également développé.

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Dossier réalisé par Géraldine Bouton Photos : Jérôme Panconi

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L’hébergement au foyer Henri-Grouès est accessible uniquement via le 115.

Dans votre dernier rapport annuel sur le mallogement, vous dressez un bilan alarmant des vingt dernières années. Est-ce la raison pour laquelle vous appelez à une profonde réforme ? A ce jour, 3,6 millions de personnes sont mal logées et il manque près de 900 000 lo g e m e nt s e n F r a n c e . Chaque année, env iron 300 000 logements sont construits alors que 350 000 nouveaux ménages arrivent sur le marché. Alors, depuis dix ans, les prix ne cessent de grimper : + 107 % dans l’ancien, + 47 % pour le loyer moyen dans le privé, + 29 % pour le loyer HLM. Le logement est devenu le premier poste budgétaire des ménages, il représente au minimum un quart des dépenses. Dans les années 1980, il n’était que le troisième derrière l’alimentation et les transports. Il y a un phénomène de ciseaux : tandis que les loyers augmentent, les revenus se stabilisent. Depuis deux ou trois ans, le mal-logement s’est étendu aux classes moyennes, la crise ayant accentué le phénomène. Les politiques engagées restent insuffisantes. Il existe pourtant des mesures coercitives, telle la loi SRU, qui sanctionnent les villes qui n’ont pas 20 % de logements sociaux… Il faut aller plus loin. Un tiers des 940 villes soumises à la loi de solidarité et de renouvellement u rba in (SRU) préfèrent payer une

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a me nde plutôt q ue de construire des logements sociaux. Il faut multiplier les pénalités par trois au minimum. Et si, au bout de deux ou trois ans, rien ne change, l’Etat retire au maire le droit de délivrer des permis de construire. Quelles autres mesures préconisez-vous ? Le rapport cite les exemples de Nantes, Montpellier, mais aussi Saint-Ouen. Certaines villes s’engagent plus que d’autres. Pour absorber le déficit de logements, il faudrait en construire 500 000 par an, pour toutes les catégories de population avec des pourcentages de logements sociaux et d’accession à la propriété afin de préserver la mixité. Comme le fait Saint-Ouen, notamment avec le futur écoquartier des Docks. Même à ce rythme de construction, il faudrait encore patienter six à sept ans pour résorber la pénurie. En attendant, nous préconisons un encadrement des prix sur toute la chaîne : les prix des loyers à la relocation, la régulation du marché neuf, etc. A ce titre, Saint- Ouen a une approche intéressante avec sa charte des promoteurs. Sans une intervention de la Ville, il y aurait eu une explosion des prix, comme à Montreuil ou Pantin. Dé légué général de la Fondation Abbé-Pierre.

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Rapport sur l’état du mallogement disponible sur www. fondation-abbe-pierre.fr


en ville

Debain-Michelet

Inauguration de l’aire de jeux et de l’antenne propreté Le quartier Debain a inauguré, le 9 février, deux nouveaux équipements  publics destinés à améliorer son quotidien.

Les enfants présentent la nouvelle aire de jeux de la rue des Graviers, qu’ils ont élaborée avec les services municipaux, en présence des élus Rémi Fargeas, Morgane Garnier, Mustapha Krimat, Nicole Amédro et de Jacqueline Rouillon.

Vieux Saint-Ouen

Peinture sur soie, l’atelier passion

« Je suis content du résultat. » Kevin, 10 ans, fait partie du groupe d’enfants de l’espace enfants du Chat perché sollicité pour penser la nouvelle aire de jeux du quartier Debain. Celle qui jouxte la nouvelle antenne propreté, rue des Graviers. Après des semaines de travail à « choisir des petits jeux pour les petits et de plus grands pour les plus grands enfants » avec les services de la Ville, Kevin et ses compères ont pu apprécier le résultat. Seul bémol : le toboggan. « Il devait bouger ; et là, il ne bouge pas », note Kevin. « Nous avons dû faire attention et choisir des jeux adaptés à tous », confirme Nadir, 7 ans. L’aire de jeux peut accueillir les enfants jusqu’à 12 ans. Du côté des parents, on reconnaît volontiers que des équipements comme celui-là, « ça manquait ». Pendant que les plus jeunes testent toboggan, coccinelles à ressort et autres cordages d’« araignée », les portes de la nouvelle antenne propreté s’ouvrent. C’est la quatrième du genre à Saint-Ouen. Aux côtés de Jacqueline Rouillon et des élus,

habitants et associations ont donc découvert, lors de l’inauguration du 9 février, la nouvelle adresse qui a bénéficié de plusieurs mois de travaux. Afin de la doter d’un accès pour tous – le rez-de-chaussée a été aménagé pour les handicapés – et d’équipements économes en énergie : une installation solaire fournira de l’eau chaude et un système de récupération de l’eau de pluie permettra de nettoyer les machines du service propreté. Les riverains pourront se rendre, chaque jeudi, à l’antenne pour déposer leurs éventuelles doléances. « Niveau propreté, ça va déjà mieux dans le quartier », constate Léontine, avant d’ajouter : « A Debain, nous sommes loin du centre-ville. C’est bien que des services de la mairie viennent jusqu’ici. »

Géraldine Bouton Photo : Jérôme Panconi

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Antenne propreté, 26 rue des Graviers Ouvert au public un jeudi sur deux de 10 h à 12 h 30 et de 16 h à 17 h 30.

Centre-ville

Jérôme Panconi

Petroplus à Saint-Ouen La maire a rencontré, le 6 février, les peintres sur soie que rassemble deux fois par semaine Lucette Legal, animatrice de l’atelier.

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Lucette, s’est beaucoup déplacé. Il a été hébergé successivement rue du Docteur-Bauer, à la Bourse du travail, à la salle de l’Alliance… pour se stabiliser 41 rue Albert-Dhalenne, dans une salle prêtée par le service retraités. Ce dernier fournit également le matériel nécessaire à l’activité : soie, pinceaux, couleurs, épingles, etc.

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Inscriptions au service retraités, 41 rue Dhalenne – Tél. : 01 49 45 77 01. Participation : 5 euros par séance.

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Pascal Raynaud

Fou la rd s, coussi ns, tableau x, écharpes… les amateurs de peinture sur soie trouvent à s’exprimer dans l’atelier proposé par Lucette Legal. Bénévole, elle réunit une vingtaine de retraités deux fois par semaine, les lundis et mardis de 14 heures à 17 heures. Comme les vers à soie dans leur cocon, les retraités s’affairent avec patience et minutie à leur ouvrage. Pas un bruit dans la salle ! Il faut dire que la peinture sur soie est un art aussi fin que délicat, qui requiert une attention extrême. L’atelier, créé voilà des années par

Jeudi 2 février, cinq cents syndicalistes emmenés par la CGT ont perturbé le déroulement de l’assemblée générale de l’Union française des industries du pétrole (Ufip) qui se déroulait à l’Eurosites. Les manifestants avaient embarqué de Normandie à bord de huit cars. Parmi eux, les salariés de la raffinerie de Petit Couronne, à proximité de Rouen, mise en vente par la maison mère Petroplus.


en ville

Nouveau commerce

A la rencontre du vin

Quel vin choisir pour accompagner son repas ? Depuis le 10 décembre, inutile de traverser le périphérique pour obtenir les conseils d’un professionnel. Le premier caviste de la ville vient de s’installer avenue Gabriel-Péri. La Cave Garibaldi, à la décoration à la fois moderne et chaleureuse, invite à la dégustation avec son grand comptoir en bois. Difficile de ne pas trouver son bonheur ici. La cave propose une large gamme de vins, d’une cuvée du Rhône à 4,60 euros aux grands crus comme Corton Le Rognet, des vins bio, ainsi que du champagne et des spiritueux. Une gamme amenée à s’étendre, avec des nouveautés chaque semaine. Et pour l’accompagnement, de l’épicerie fine comme des conserves basques ou landaises, sans oublier des accessoires d’arts de la table. Audonien depuis deux ans, Jérémie, le propriétaire, est diplômé de l’Ecole du vin à Paris. Cet entrepreneur de formation financière a toujours eu la passion du vin. Et s’il pro-

pose toutes les appellations du Bordelais, ce n’est pas pour rien – il est originaire de la région. Mais la Bourgogne et la Loire sont aussi bien représentées. « La Loire offre des vins équilibrés à des prix intéressants, comme le Montlouis-sur-Loire. J’aime développer des appellations confidentielles qui sont en fait de belles affaires », détaille-t-il. Pour dénicher ces « affaires », Jérémie part chaque mois à la rencontre des viticulteurs : « Je connais tous les producteurs des vins que je propose. » Des découvertes dont il fait ensuite bénéficier ses clients. « Il y a toujours une bouteille ouverte à déguster sur le comptoir. » Et dès le mois prochain, les dégustations seront à l’honneur dans la nouvelle arrière-salle, qui accueillera deux fois par mois vignerons, sommeliers ou œnologues. Un service au verre accompagné d’assiettes sera également proposé. Il a fallu à Jérémie un an de préparation et deux mois de travaux pour mener son projet à bien, en famille. « J’aime beaucoup Saint-Ouen,

1 58-60 rue Léonce-Basset. Démolition de bâtiments. Occupation du domaine public. Stationnement interdit jusqu’au 29 février. 2 6 à 8 rue Jean-Pernin. Intervention réseau GRDF. Occupation du domaine public jusqu’au 2 mars. 3 Rue Garibaldi, angle rue Glarner. Intervention réseau GRDF. Circulation difficile, stationnement interdit jusqu’au 2 mars. 4 Rue Albert-Dalhenne, jusque face 81 bd Jaurès. Sondage ligne 14, RATP. Stationnement interdit jusqu’au 2 mars. 5 40 rue Dalhenne. Construction d’un groupe scolaire et de logements. Occupation du domaine public jusqu’à octobre 2013. 6 Rue Kleber (entre Lumeau et Gambetta). Réfection de chaussée. Circulation difficile. Stationnement interdit jusqu’au 2 mars. 7 30-32 rue Palouzié. Travaux, pause d’îlots. Stationnement interdit jusqu’au 24 février. 8 Rue Jules-Verne. Travaux, pause d’îlots. Stationnement interdit jusqu’au 9 mars. 9 Rue Lafontaine. Création d’une station Autolib’. Stationnement interdit jusqu’au 30 mars. 10 Rue Dieumegard. Création d’une station Autolib’. Stationnement interdit jusqu’au 30 mars. 11 Rue du Moutier. Création d’une station Autolib’. Stationnement interdit jusqu’au 30 mars. 12 Rue des Entrepôts. Création d’une station Autolib’. Stationnement interdit jusqu’au 30 mars. 13 Rue des Rosiers. Travaux de rénovation du pont de chemin de fer. Occupation du domaine public jusqu’au 24 février. 14 27-45 rue des Entrepôts. Aménagement de carrefour. Stationnement interdit jusqu’au 6 avril. 15 22-24 avenue Gabriel-Péri. Ravalement. Pause d’un échafaudage. Occupation du domaine public jusqu’au 24 février. 16 102 bd Victor-Hugo. Installation d’une grue jusqu’en octobre. Occupation du domaine public Construction de logements jusqu’en décembre 2013.

Pascal Raynaud

Le premier caviste de Saint-Ouen a ouvert ses portes avenue Gabriel-Péri. Une invitation à la découverte et au partage.

c’est une ville qui a un vrai potentiel. Et je suis très encouragé par les commerçants du coin, comme la librairie Folies d’encre et le restaurant La Puce, dont le chef Eric Danel est un grand amateur de vins. Pourquoi pas travailler ensemble un jour, d’ailleurs ? » L’accueil des habitants a, lui aussi, été très chaleureux. Quel bonheur de pouvoir échanger, dans son quartier, avec un professionnel. C’est

ce que Jérémie apprécie le plus : « Chaque vin, cuvée, bouteille a une histoire que j’aime partager avec les personnes qui viennent nous voir. »

Béatrice Catanese

en savoir plus

Cave Garibaldi, 73 avenue Gabriel-Péri. Du lundi au jeudi et samedi de 12 h à 20 h, vendredi de 10 h à 20 h et dimanche de 10 h à 13 h.

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tribunes Les groupes de l’ opposition

municipale

Les groupes de la majorité

municipale

Groupe Saint-Ouen en toute liberté

Groupe citoyen, communiste, républicain

A St Ouen le petit commerce ne connaît pas la crise !

Pôle public de l’énergie

Cette tribune libre permettant d’exprimer l’avis des Audoniens, la parole est donnée à Brigitte Zucchiati un collectif de voisins du quartier Cipriani : Le commerce de proximité est bien vivant à St Ouen… Une preuve ? Malgré l’absence totale d’initiative municipale dans ce domaine, malgré le manque d’encouragement manifeste des patrouilles de police, malgré un contexte économique défavorable, un nouveau supermarché de la drogue vient d’ouvrir ses portes cité Blanche. A deux pas du métro de la mairie, ouverte de 17 h à 1h du matin, 7 jours sur 7, cette antenne accueille discrètement petits et grands, audoniens et parisiens en manque. Des produits de qualité et d’origines diverses, des vendeurs sympathiques et rapides (bien que peu bavards), un service permanent de guetteurs postés bd Jaurès et rue Cipriani qui vous renseigne

cordialement sur la marche à suivre. Et tout cela, sous les fenêtres d’élus de la majorité qui n’ont pourtant rien fait pour soutenir le projet. A ce propos, M. Planque pourra t’il nous dire ce qu’il compte faire lors du vote du budget ? Quelles dépenses sont prévues concernant ces (très) jeunes entrepreneurs ? En attendant la réponse, saluons ce souffle retrouvé qui redonne vigueur et espoir à notre ville en pleine expansion. Qui sait, peut-être aurons-nous la chance d’avoir également un autre point de vente digne de ce nom dans le futur quartier des Docks ? La question est entre les mains de Jacqueline Rouillon et du préfet, Christian Lambert…

www.audonien.com Permanence Tél. pour rdv : 01 49 45 66 08

William Delannoy _ Marina Venturini _ Wahiba Zedouti _ Brigitte Zucchiati

Mercredi 1er février « Les Pétroplus » de Petit-Couronne, en lutte pour sauver leur emploi et les activités Françoise de raffinage étaient à Arnaud Saint-Ouen. La raison en était le transfert d’une réunion prévue à Paris vers St-Ouen, le gouvernement à qui ils demandent d’intervenir pour récupérer l’activité de leur entreprise s’est surtout préoccupé d’éloigner le rassemblement des salariés des ministères, la crainte du peuple mobilisé ? La situation de cette entreprise est la conséquence de la volonté des banques de ne plus accorder de crédits, privant celle-ci de moyens pour s’approvisionner en matières premières. Pour autant le groupe Pétroplus dont le holding est en Suisse continue de faire fonctionner d’autres raffineries en Europe. Le seul souci de la direction qui a racheté l’entreprise en 2008 au major Anglonéerlandais Shell est essentiellement de

répondre aux appétits des actionnaires. Ainsi, les activités de raffinage en France sont mises en difficulté au profit de pays à bas coups de main-d’œuvre. Un exemple édifiant des agissements de la finance pour la finance, au mépris des hommes et qui explique l’état de délabrement de l’industrie en France. Il faut arrêter le bras dévastateur des tenants du libéralisme, leur conception de la compétitivité basée sur la mise en concurrence des peuples soumis au dumping social. Nous tenons à manifester notre soutien aux salariés mobilisés dont l’action, audelà de la sauvegarde de leur emploi, est salutaire pour l’industrie et l’économie nationale. Nous soutenons l’idée d’un service public de l’énergie. Hayat Dhalfa _ Jacqueline Rouillon _ Paul Planque _ Nicole Amédro _ Nadia Soltani _ François Giunta _ Monique Tesseyre _ Hakim Hallouch _ Françoise Arnaud _ Gnamé Bagayoko _ Roger Guérin _ Sandrine Besse _ Gilbert Haustant _ Ndeye Fatou Kébé _ Emilie Lecroq

Groupe Union centriste-UDF-Modem

Groupe socialiste et citoyen

Un conflit exemplaire

Engouement (soudain) à l’OVL

Lors du conseil municipal du 30 janvier dernier, les employés d’un magasin bien connu du centre-ville Albert ont interpellé les élus Kalaydjian sur le différend les opposant à leur direction. Voilà un lieu où manifestement certaines dispositions du Code du travail n’étaient pas respectées : contrats de travail non régularisés, heures supplémentaires non payées, volonté d’ouverture abusive le dimanche, sans autorisation préfectorale. Le directeur qui essayait de dénouer la situation est remercié brutalement par sa hiérarchie ; ses employés le soutiennent et organisent une grève de solidarité. Ce conflit illustre de manière exemplaire les menaces pesant sur notre modèle social et notamment la remise en cause des soi-disantes rigidités du Code du travail : redéfinition du contrat de travail, remise en cause des 35 heures et du repos dominical, etc. Pourtant, comme

chacun sait, la précarité et de mauvaises conditions de travail n’ont jamais favorisé la productivité, bien au contraire. A l’inverse, une politique salariale correcte permet de développer la consommation et d’amplifier les rentrées fiscales par le biais de la TVA. Près de 900 audoniens ont signé une pétition en faveur du personnel. Ils ont aussi indiqué par ce geste leur souhait de voir stopper la dégradation de la vie commerciale à St Ouen. Enfin, ce conflit a été l’occasion de reparler du problème de la sécurité car il s’est avéré qu’il existait à l’intérieur de ce magasin un trafic de drogue… Décidément, un conflit exemplaire.

contact@modem-saintouen.fr www.modem-saintouen.fr Albert Kalaydjian reçoit sur rdv au 06 77 52 38 70 Albert Kalaydjian _ Tiziana Zumbo-Vital

Lors de la dernière AG de l’OVL, 300 personnes sont venues dont 100 environ ayant adhéré au dernier Yassir Fichtali moment… Si l’on ne peut que se satisfaire de cet engouement (soudain) pour l’OVL, il interroge néanmoins. D’abord, dans un contexte de crise entre le Maire et l’OVL, la raison aurait du inviter ces néo-militants à attendre que la justice fasse son travail. Ensuite, force est de constater que malgré nos demandes répétées, un débat sur les vacances n’émerge qu’à la faveur d’une crise. Rappelons ici que l’OVL assure le départ en vacances d’environ 4 000 audoniens chaque année grâce à 11 centres à l’état très variable et un budget qui se compte en millions d’euros… D’un côté une association, de l’autre une municipalité. Entre les deux, une convention de délégation de

service public. Si l’on juge que la convention n’est pas respectée, on la change, plutôt que d’organiser des putschs dans une ambiance de guerre froide. Le fonctionnement en courroie de transmission conduit souvent à des catastrophes alors que faire confiance au débat, c’est déjà s’assurer le respect de ses détracteurs. Nos objectifs définis, aucun problème ne doit rester sans réponse sur la gestion, l’intérêt de chaque centre, les partenariats à conclure. Plutôt que de brandir le scalp de la Présidente et de la directrice démissionnaires, réapproprions nous ces enjeux en toute transparence devant les audonien (ne) s. C’est le sens de notre demande d’un Conseil Municipal sur le sujet. Notre blog : www.saint-ouen-socialiste.fr Sophie Jacquot-Gautun _ Abdelhak Kachouri _ Morgane Garnier _ Yassir Fichtali _ Karim Bouamrane _ Dominique Garcia-Durocher _ Mustapha Krimat _ Henri Lelorrain _ Paul Macedo _ Jean-Claude Le Ny _ Élisabeth Auerbacher _ Elise Boscherel _ Estelle Villard

Association Saint-Ouen ensemble autrement

Groupe Europe Ecologie Les Verts de Saint-Ouen

OVL nettoyage d’avant printemps

Contre la pollution de l’air aux particules, il faut agir !

Le dernier conseil municipal restera dans les annales comme un modèle du genre ! Lias Kemache Après la démission de la Présidente de l’OVL et l’AG qui a vu une quasi OPA sur l’office, par la composante politique PC de la majorité, il nous a été expliqué par ces derniers, que chacun ayant fait jouer ses réseaux, c’était le plus important qui l’avait emporté, et que d’ailleurs, le résultat n’était pas connu d’avance. Quel suspense ! Mais quand pour cela, on bat le rappel, et que jusqu’au dernier moment s’inscrivent des personnes mobilisées à cet effet, on est plus dans la norme, le serein, le partenariat, la transparence. Ceux qui se sont prêtés à cette mascarade savent-ils que ceux qui les ont appelés à la rescousse au nom de l’idéal

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des vacances pour tous, sont les mêmes qui, après avoir laissé certains centres à l’abandon (au point de fermer), planifient aujourd’hui leur revente avec l’aide d’intervenants anciens élus, qui pour le moins ne sont pas là à leur place ? Revente décidée par qui ? Quand un élu de l’ASOEA fait remarquer que le côté « famille » jouxte le conflit d’intérêt, Madame la Maire lui intime l’ordre de se taire, prétextant une « référence à la vie privé » !!!.. Serait-ce en fait pour détourner, comme certains le suppose, la plainte pour emploi fictif à l’OVL, déposée par la présidente démissionnaire (comme l’y obligeait la loi), que tout cela est orchestré ? La justice devra passer afin que soit à nouveau mis l’intérêt des audoniens sur le devant de la scène. Contact : asoea93400@gmail.com Lias Kemache _ Cyrille Plomb

du jeudi 16 au mercredi 29 février 2012

Une étude récente d’AirParif révèle à nouveau la gravité de la pollution aux particules fines. Ainsi, Brigitte Marigault depuis le 1er janvier 2012, l’Ile-de-France a connu en à peine un mois cinq pics de pollution, cinq dépassements du seuil d’information pour les particules. L’origine de cette pollution particulaire est connue et la responsabilité des moteurs diesel dans ces émissions locales est confirmée. Malheureusement, malgré les interpellations régulières des écologistes, le préfet de Police ne se donne toujours pas les moyens d’agir de manière contraignante sur la circulation routière afin de réduire les émissions de polluants. Les effets néfastes sur la santé de nos concitoyens se répètent et s’aggravent. L’an dernier, l’étude européenne APHEKOM avait déjà

montré que la pollution aux particules coûte aux habitants de Paris et de la petite couronne (dont Saint-Ouen fait partie) près de 6 mois d’espérance de vie, Le Ministère de l’écologie estime d’ailleurs de son côté à 42 000 morts prématurés par an le tribut payé à la présence de particules dans l’air. Nous considérons donc que les mesures doivent être prises par l’Etat : organiser, le jour et la veille des pics prévus par AirParif, le contournement de l’agglomération pour les poids lourds en transit et des restrictions de circulation pour les véhicules diesel ; rendre plus contraignant l’abaissement des vitesses limites sur les grands axes.

Brigitte Marigault _ Rémi Fargeas


autre sensibilité du conseil

municipal

Ensemble pour Saint-Ouen

::Conservatoire::::::::::::: ::Amiante::::::::::::::::::::: Texte non parvenu dans les délais impartis

Mamadou Keita

Il reste des places Permanence au en musique Landy Des places se sont libérées en piano, cordes, bois et cuivres (violon, violoncelle, alto, trompette) au conservatoire de musique. Les personnes intéressées par ces instruments peuvent faire une demande d’inscription au conservatoire, limitée à une discipline par individu. Attention : offre réservée aux élèves domiciliés à Saint-Ouen.

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n savoir plus Renseignements au Château,

Les contributions publiées dans ces colonnes n’engagent pas la rédaction du Journal de Saint-Ouen. Elles sont publiées sous la responsabilité de leurs auteurs.

12 rue Albert-Dhalenne – Tél : 01 49 48 95 20.

pour nous communiquer

v

La maison de quartier du Landy accueille une permanence de l’Association de défense des victimes de l’amiante (Addeva), qui lutte contre les ravages de l’amiante sur les poumons. Les maladies dues à la fibre – interdite seulement en 1997 – apparaissent après de nombreuses années d’exposition. L’association aide les victimes à constituer un dossier et à faire valoir leurs droits à une indemnisation à partir de documents médicaux attestant de plaques pleurales.

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n savoir plus Prendre rendez-vous à la maison de quartier du Landy (37 rue du Landy) en téléphonant au 01 49 45 77 73.

événements, manifestations

os élus

Madame la maire, conseillère générale Jacqueline Rouillon • Les adjoints Paul Planque, 1er adjoint, finances, urbanisme, administration générale, patrimoine et travaux Abdelhak Kachouri, prévention, sécurité Morgane Garnier, environnement, cadre de vie, propreté Nicole Amédro, ressources humaines, enfance, enseignement Nadia Soltani, affaires économiques, vacances Hayat Dhalfa, culture, animation de la cité Rémi Fargeas, plan de déplacement urbain, transports, circulation, stationnement Yassir Fichtali, action sociale, politique d’insertion, CCAS Karim Bouamrane Sophie Jacquot-Gautun, petite enfance, droits des femmes, handicap François Giunta, logement, cultes • Les conseillers municipaux délégués Monique Tesseyre, prévention, santé Hakim Hallouch, jeunesse Françoise Arnaud, retraités, prévention des expulsions locatives Gnamé Bagayoko, relations internationales, coopération décentralisée Dominique Garcia-Durocher, tourisme, promotion de la ville Roger Guérin, histoire locale, mémoire, culture de paix Mustapha Krimat, vie associative Henri Lelorrain, politique sportive Paul Macedo, commerce, artisanat, développement économique des Puces Jean-Claude Le Ny, popularisation du projet de ville

à venir ou résultats sportifs une seule adresse : • Les autres conseillers municipaux de la majorité Brigitte Marigault, Gilbert Haustant, Estelle Villard, Elisabeth Auerbacher, Sandrine Besse, Elise Boscherel, Ndeye Fatou Kébé, Emilie Lecroq • Les conseillers municipaux de l’opposition Vivre et s’épanouir à Saint-Ouen William Delannoy, Brigitte Bachelier, Albert Kalaydjian, Marina Venturini, Lias Kemache, Tiziana Zumbo-Vital, Cyrille Plomb, Wahiba Zedouti Ensemble pour Saint-Ouen Mamadou Keita • Permanences Madame la maire, conseillère générale, tous les mercredis matin sur rendez-vous uniquement. Adressez votre demande exclusivement par courrier en mairie. Bruno Le Roux, député, sur rendez-vous un vendredi matin sur deux. Tél. : 01 40 63 68 58. Abdelhak Kachouri, adjoint au maire en charge de la prévention/sécurité et vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France en charge de la citoyenneté/politique de la ville/sécurité, tous les mercredis de 9 h à 17 h 30 en mairie, sur rendez-vous uniquement. Mathieu Hanotin, conseiller général, lundi après-midi à partir de 16 h, sur rendez-vous au 01 43 93 93 30. Rémi Fargeas, Brigitte Marigault tous les mardis de 17 h à 19 h en mairie, sur rendez-vous uniquement. rfargeas@mairie-saint-ouen.fr bmarigault@mairie-saint-ouen.fr Saint-Ouen Ensemble Autrement le 3e jeudi de chaque mois de 20 h à 22 h, salle municipale, 69 rue des Rosiers. Email : asoea93@yahoo.fr

lejournal@mairie-saint-ouen.fr

é

tat civil

Naissances _ Khemache Amir _ Ramdani Amir _ Yvon Célina _ Bourai

Lamiss _ Choquet Enzo _ Philibert Célian _ Philibert Alexis _ Mojica Yvan-Luc _ Benallal Younes _ Baroukh Nohaïm _ Le Bizec Léo _ Tchouakue Nahya _ Verlane Louise _ Lif Ashley _ Didah Hanine _ Mahmoudi Nour _ Khan Tanisha _ Ghouma Hajar _ Bonant Raoul _ Pitaqaj Adrian _ Brien Marceau _ Beauplan Louisa _ Meftahi Abrare _ Bamba Moussa _ Ngatuanga Anaëlle _ Bourdon Berthold _ Gregoire Lilou _ Drevet Poussin Lucille.

Mariages _ Imane El Ghamri et Mourad Bouibeb _ Meriem El Mir et Khalid Mohib _ Rachida Salhi et Philippe Courtine _ Radia Biskri et Noureddine Mouloud _ El Faïza Louze et Ziad Kedidi.

Décès _ Marsavela Eraela Epse Stoica _ Mpeng Jean _ D’hotel Jeannine

Rose _ Lecomte Julienne Jeanine Joséphine Vve Levieil _ Niculovic Petar _ Vanderschooten Franck Eric Gerard _ Vanbeveren Andrée Mauricette _ Pachtounzai Said Akbar Alexandre _ Le Mevel Mauricette Vve Lemoine _ Delcros Georgette Eugenie _ Marteau Celine Vve Picard _ Lescure Alida Marie Augustine Vve Ruiz _ Singh Gurditta _ Boschiero Stephanie _ Latimier JeanBaptiste Alphonse Joseph Marie.

Disparition du Dr Bousquet Le médecin Jean Bousquet est décédé le 6 février dans sa 85e année. Très connu dans la ville, il avait exercé de longues années au CMS Barbusse puis en son cabinet de la rue Amilcare-Cipriani.

6 rue Diderot 93406 Saint-Ouen Cedex tél. : 01 49 45 67 89 fax : 01 49 45 77 08 courriel : lejournal@mairie-saint-ouen.fr web : ville-saintouen.fr D irectrice de la publication : Jacqueline Rouillon D irectrice de la communication : Monique Valageas R édacteur en chef : Christophe Disic R édactrice en chef adjointe : Isabelle Terrassier S ecrétaire de rédaction : Pierre Desirat R édaction : Géraldine Bouton, Pierre Desirat, Jacqueline Martinez O nt participé à ce numéro : Béatrice Catanese, Sébastien Chamois, Jean Demille P hotographes : Pascal Raynaud, Jérôme Panconi O nt participé à ce numéro : Sébastien Mossi, Hervé Boutet, Tiphaine Lanvin D essins : Dalaine C onception éditoriale et graphique : Anatome M aquette : Joëlle Grumbach Impression : Public Imprim Publicité : Médias et Publicité 01 49 46 29 46 Ce numéro a été imprimé sur papier recyclé à 25 400 exemplaires. Prochain numéro jeudi 1 er mars

du jeudi 16 au mercredi 29 février 2012

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::sport:::::::::::::::::::::::::: La boxe thaï entre amis

La saison de muay thaï bat son plein. Le 5 février, le critérium organisé par le Best Friend’s Gym a fait salle comble à Tommie-Smith. Le 10 mars, le RM Boxing organise son grand gala annuel. L’occasion de présenter, tour à tour, les deux clubs audoniens de boxe pieds poings.

Bouillants sous la froidure ! Depuis janvier, les Vert et Blanc font feu de tout bois en National. Ils ont ainsi battu à deux reprises le 2e du championnat : d’abord Rouen le 14 janvier à Bauer (2-1), puis Nîmes dans leur antre des Costières, le 3 février (3-4). Un résultat extraordinaire confirmé le 11 février à Bauer contre Martigues, avec une nouvelle victoire dans les arrêts de jeu (2-1). Résultat : le club audonien, encore relégable début janvier, pointe maintenant à la 11e place ! Un classement faussé cependant par les conditions climatiques, qui ont empêché de nombreuses rencontres de se disputer – et qui permettent, a contrario, de mesurer tout l’avantage du revêtement synthétique installé par la Ville à Bauer cet été. Interdit de s’endormir, donc, pour le Red Star qui se rend à Cherbourg le 18 février avant d’accueillir le Paris FC à Bauer, le 25 février.

Classement après la 23e journée de National Rang

Avec 120 combattants sur le ring et 350 spectateurs dans les gradins, le critérium d’Ile-deFrance du Best Friend’s Gym a une nouvelle fois remporté un vif succès le 5 février. Réservée aux boxeurs des catégories poussins à cadets, la compétition, qui s’est tenue pour la 4e année consécutive au gymnase Tommie-Smith, est déjà une référence dans le milieu du Muay Thaï. « C’est ce que disent les participants au critérium et les entraîneurs de la région, confirme le président du club, Ismaïl Brahimi. L’ambiance est sympa, le niveau intéressant et l’installation neuve plaisent beaucoup. » Pour le responsable du Best Friend’s Gym, également entraîneur, c’est aussi le moment « pour tous les proches de nos membres de les voir à l’œuvre sur le ring ».

Priorité à la formation Certains ont brillé en ce dimanche 5 février, s’affirmant un peu plus comme de sérieux esp oirs. Notamment Nabil Cher touk (minimes), Achraf Rgaini et Fahem Mohamed (cadets), qui ont remporté le titre de leur catégorie. « Ce sont trois jeunes Audoniens que j’entraîne depuis qu’ils sont tout petits, précise Ismaïl Brahimi. Ils sont sérieux et motivés. On entendra parler d’eux à l’avenir. » Demba Dembele, Shanes Hameras (poussins), Jean-Pierre Randy, Yahaya Niakate et Youssouf Keita (minimes) sont pour leur part montés sur la 2e marche du podium ; les minimes Daniel Mkaour, Fares Chaarbane et Kenem Ghanem ont atteint la 3e place. Un bilan qui démontre la réussite de la formation au sein du club créé en 2007 par Ismaïl Brahimi et quelques amis boxeurs. D’où le

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nom de l’association, qui a démarré avec 20 adhérents et compte aujourd’hui – cinq ans plus tard seulement ! – 170 membres. « Nous sommes ouverts aux enfants, aux jeunes, aux femmes et aux retraités. Nous avons des adhérents âgés de 6 à 62 ans… Beaucoup pratiquent en loisir. La compétition ne constitue pas la majeure partie de notre activité, c’est avant tout la formation qui prime », souligne le fondateur du Best Friend’s Gym. Une cinquantaine d’enfants de 6 à 14 ans se retrouvent chaque semaine à Tommie-Smith, encadrés par l’un des trois entraîneurs. Et tous ne montent pas sur le ring. Le souhait du club est avant tout « d’inculquer les valeurs de notre sport, qui sont le respect, le fairplay et le travail ». Pour cela, des séances de boxe éducative sont organisées pour les débutants. « Ce n’est pas un sport violent, insiste le président. Contrairement à ce que l’on croit, la discipline est très codifiée, on ne peut pas faire n’importe quoi. Pour les enfants, elle apporte beaucoup, notamment au niveau motricité. » Pour Ismaïl Brahimi, le succès du Best Friend’s Gym est lié « à la rigueur, au sérieux et à l’ambiance. Il n’y a pas de favoritisme. Tout le monde est logé à la même enseigne. C’est vraiment ouvert à toutes et à tous ! »

Sébastien Chamois Photo : Tiphaine Lanvin

en savoir plus

Renseignements au 06 36 20 81 07 et sur www.bestfriendsgym.com

du jeudi 16 au mercredi 29 février 2012

Club

Points

Matchs joués

1

Niort

43

21

2

Epinal

38

22

3

Nîmes

38

22

4

Rouen

38

22

5

Vannes

37

22

6

GFCO Ajaccio

35

22

7

Fréjus-Saint-Raphaël

33

23

8

Quevilly

29

21

9

Colmar

29

21

10

Orléans

28

19

11

Red Star FC 93

28

23

12

Paris FC

28

22

13

Le Poiré-sur-Vie

28

21

14

Créteil

26

21

15

Beauvais

25

22

16

Luzenac

24

21

17

Cherbourg

23

22

18

Martigues

22

23

19

Besançon

18

20

20

Bayonne

17

20

Hervé Bouret

Best Friend’s Gym

::red star::::::::::::::::::::::::

::Hockey sur glace:::::::: Hommage à Vivien Lepan Un match de hockey sur glace a été organisé à la patinoire, samedi 4 février, en mémoire de Vivien Lepan, jeune Audonien de 21 ans décédé des suites d’une longue maladie. Pour l’occasion, ses anciens coéquipiers ont reformé l’équipe benjamins 2004-2005. Une plaque commémorative a également été remise à son grand-père, Jacques Brunet (au centre sur la photo).


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