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N°33

La BD déferle sur la ville Du 12 au 15 mai, Saint-Ouen et l’association Ferraille lancent Formula Bula, un festival de bande dessinée et d’arts associés indépendants. Des ateliers, des expositions, des conférences, des projections… sont programmés dans de multiples espaces de la ville. Objectifs : le plaisir de découvrir et de s’essayer à un art graphique engagé, loin des conventions. > p.2

abolition de l’esclavage 163 ans : quel héritage ? A l’occasion du 163e anniversaire du 10 mai 1848, qui commémore la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, la Ville et de nombreuses associations proposent dès le 7 mai des expositions, conférences et rencontres.

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drame Deux décès dans un incendie Le feu a détruit deux étages d’un immeuble au 16 rue Arago dans la nuit du 22 au 23 avril, causant la mort de deux personnes. Tandis que la police recherche les causes du sinistre, les services municipaux sont mobilisés pour que la vie reprenne son cours.

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Dessin réalisé par Boris Hurtel pour le Journal de Saint-Ouen

logement social : non aux surloyers Locataires et élus municipaux se mobilisent pour exprimer leur colère et leur refus de la majoration des surloyers, issue de la loi Boutin, dans le logement social.

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Avec ce tag, retrouvez le journaldesaintouen.fr sur votre smartphone


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La bande dessinée s HAYAT DHALFA

Du 12 au 15 mai, Saint-Ouen se transforme en vaste laboratoire dans lequel se révélera l’expérience Formula Bula. Le festival dédié à la bande dessinée indépendante et aux arts associés, réunit des figures emblématiques du neuvième art. Les aficionados du genre en frémissent déjà ; quant aux non-initiés, ils vont découvrir un univers foisonnant.

Adjointe au maire en charge de la culture et de l’animation de la cité

Populaire et exigeant, le festival Formula Bula s’inscrit dans la lignée de nos actions de démocratisation culturelle. Avec la médiathèque Persépolis, nous avons fait le pari d’un équipement central aux multiples possibilités culturelles – lecture, exposition, vidéo, etc. Loin de la culture de masse, à l’image de la bande dessinée indépendante qui se vit en dehors des circuits traditionnels et sur une multiplicité de supports. Depuis l’inauguration de la médiathèque en 2009 et la venue de Marjane Satrapi, auteure Des précurseurs (Carlos Giménez, Pierre Christin, etc.) aux nouvelles plumes, Formula Bula accueille plusieurs générations d'auteurs. Ils viennent d'un peu partout (Bolivie, Allemagne, Espagne...) pour faire découvrir le monde de la BD indépendante et des arts associés.

de Persepolis, best-seller de la BD indépendante, l’envie de donner une place à part entière aux arts visuels dans la ville n’a cessé de croître. Avec les directeurs artistiques de l’association

Formula Bula ? Inutile de chercher une signification universelle à ces mots. Chaque Audonien est au contraire invité à y « voir » ce qu’il veut. Un peu à l’image du festival luimême : suffisamment pointu pour rassasier les lecteurs assidus de fanzines, assez ouvert pour répondre aux attentes des curieux. Imaginée par l’association Ferraille – collectif d’artistes issus du monde de la BD indépendante–, la programmation sort des sentiers battus. Pas question de verser dans l’interminable séance de dédicaces ou dans le débat sur la virgule ! Auteurs et visiteurs seront acteurs de la manifestation. « Le programme retranscrit toutes les tendances de la bande dessinée indépendante et des arts qui lui sont associés », explique-t-on du côté de Ferraille. La composition de Formula Bula se déclinera donc, dans toute la ville, en sept expositions, huit ateliers, huit rencontres thématiques, six spectacles et une multitude de projections cinématographiques.

Ferraille, nous avons ainsi imaginé un événement transversal, décentralisé sur l’ensemble du territoire et accessible à tous les Audoniens. Formula Bula, festival unique en Ile-de-France, concourt pleinement au rayonnement culturel de SaintOuen.

Informations pratiques Programme détaillé sur www.formulabula.com. Toutes les initiatives sont gratuites, sauf les lectures de Blutch et les projections à l’Espace 1789 (entre 4 et 6 euros) ainsi que la soirée concerts et performances à Mains d’œuvres, le 14 mai (15 euros). Durant le festival, les horaires d’ouverture de la médiathèque Persépolis changent : de 10 h à 19 h les 12 et 14 mai ; de 10 h à 22 h le 13 mai ; de 10 h à 17 h le 15 mai.

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Accédez au site via ce code :

Même en posant des RTT ou en séchant les cours, il sera difficile au plus assidu de suivre l’intégralité du festival. Voici quelques pistes – non-exhaustives – pour « buller » en toute sérénité.

En famille Avec l’avènement de la bande dessinée indépendante, le neuvième art n’est plus l’apanage des enfants. Le festival peut se découvrir en famille avec, en préambule, l’atelier Flip Book proposé par le Bolivien Alejandro Salazar, suivi de l’exposition Dans l’mile d’Emile Bravo. Un auteur jeunesse pour qui « être adulte, c’est renouer avec l’enfance » ! Puisque la BD indépendante utilise une multitude de supports, pourquoi ne pas s’essayer à la sérigraphie, du 13 au 15 mai, avec le collectif Elshopo ? Ce dernier proposera également, dimanche 15 mai, une initiative qui devrait plaire aux “bédéphiles” gourmands : un goûter à base de crêpes sérigraphiées au chocolat !

Entre copains Envie de se lancer des défis artistiques entre amis? Misez sur les ateliers et autres expériences inédites. De nombreux auteurs vont en effet animer des ateliers. Certains ont commencé il y a quelques semaines déjà. «La venue des artistes en amont permet d’ancrer le festival sur le territoire et d’initier les Audoniens à la BD indépendante. Ce type d’échange direct avec le public a enthousiasmé les dessinateurs, souligne Marina Corro, directrice artistique de


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e sort de sa bulle

Les auteurs eux-mêmes seront aux commandes des ateliers qui émaillent le programme du festival. Certains ont commencé il y a plusieurs semaines déjà. Les premiers à se jeter dans un grand bain de bulles ont été les jeunes du collège Michelet, de l'école Anatole-France, de l'école municipale des beaux-arts.

Au menu : du dessin certes, mais pas seulement ! La spécificité de la BD indé, c'est aussi d'investir le champ des possibles. En plus de films, de lectures, d'un concert, de rencontres et d'expositions, les visiteurs découvriront des pratiques artistiques parfois déroutantes : qu'est-ce donc que le scotchage, le Praxinoscope ou l'Animatron ? Pour le savoir, rendez-vous dans les ateliers !

Ferraille. C’est une façon de rencontrer un auteur et son univers à travers une pratique artistique.» Rémi propose ainsi de réaliser le plus court court-métrage du monde, les 14 et 15 mai. Au menu: création d’une animation qui sera testée sur son étrange machine, le Praxinoscope du Panorama. Attention : places limitées aux ateliers, alors… anticipez! Histoire de souffler un peu, allez ensuite voir le Paint Chat Monster de Foolstrip : des artistes créeront ensemble et en direct une bande dessinée numérique projetée sur écran, samedi 14 mai à Persépolis. Même jour, autre lieu : une soirée de concerts et de performances du côté de Mains d’œuvres. Idéal pour se dégourdir les jambes au son des guitares sérigraphiques d’Hell Shopo Sound Print ou du rock californien de Thee Oh Sees.

En promeneur curieux Pour ceux qui ont surtout envie de flâner sans ouvrir leur agenda, plusieurs pistes à suivre. Alejandro Salazar réalise une fresque sur un mur de la ville. Pour voir l’artiste, rendezvous au 57 de l’avenue Gabriel-Péri – « vernissage » prévu vendredi 13 mai à 18 h30. Des expositions seront aussi installées aux quatre coins de la ville pendant tout le festival – et même plus parfois: Histoire de chemins par un collectif bolivien sur les grilles du château, Alpha de Jens Harder à l’Atlas, Football Football de Bouzard au stade Bauer, etc.

Dossier réalisé par Géraldine Bouton Photos : Jérôme Panconi et Pascal Raynaud

Le festival vu par…

Nine Antico, 30 ans, auteure et illustratrice… coriace ! « Ce festival a une approche ludique de la BD. C’est enthousiasmant d’aller à la rencontre des gens. En mars, j’ai animé pour la première fois un atelier d’écriture BD avec des collégiens. Et je renouvelle l’expérience durant le festival avec un public adulte sur la thématique “Moi au réveil”. Un moment de la journée que l’on vit tous très différemment et qui donne de petits détails autobiographiques, comme souvent dans la BD indépendante. Enfin, je serai présente à une rencontre avec le public en compagnie d’autres jeunes auteurs pour évoquer nos parcours dans cet univers. Croyez-moi : il faut être coriace ! »

Blutch, 44 ans, auteur hyperactif «La programmation de Formula Bula démocratise la bande dessinée indépendante sans la trahir. Pour les auteurs, la formule est attrayante:il y aura de vrais temps d’échange avec le public et on dépasse la logique marchande de certains festivals.Je serai présent aux lectures de récitatifs de bande dessinée. Après un essai au Festival d’Angoulême, c’est la deuxième fois que je travaille sur ce type de projet.Je suis un amoureux des voix et l’idée de sortir des textes de leur contexte m’amuse. Sur scène, des artistes interpréteront des extraits d’œuvres d’artistes que j’ai choisis:Goscinny, Wolinsky,Tardi, Hugo Pratt... Le résultat devrait être incongru et plutôt drôle!»

_ Moi au réveil, samedi 14 et dimanche 15 mai à Persépolis de 11 h à 13 h. _ A la force du poignet, le 15 mai de 15 h à 16 h à Persépolis.

_ Les lectures de Blutch, dimanche 15 mai à partir de 17 h à l’Espace 1789. Avec Michel Piccoli, Sabine Azéma, Riad Sattouf, Irène Jacob et Julie Bellegarde. Tarif : de 4 à 6 euros.

La « BD indé », kézako ? Branche à part entière du neuvième art, la « BD indé » est née dans les années 1970 en réaction au cadre très formalisé de la BD belge – Tintin par exemple. « Elle a explosé les codes et les formats, explique Raphaël Barban, de Ferraille. Les supports empruntent des voies nouvelles et des thématiques jusque-là exploitées par la littérature dite classique : autobiographie, questions de société, etc. » Des éditeurs alternatifs ou indépendants émergent et publient les premiers auteurs. Parmi eux : le dessinateur Carlos Giménez. « Incontournable ! Il est un précurseur du genre qui a publié dans les plus grandes revues », détaille Raphaël Barban. Le célèbre auteur sera présent à Saint-Ouen et exposera des planches originales : une première en France ! L’occasion de (re)découvrir son travail – témoignage – sur l’Espagne franquiste. Enfin, toujours pour s’imprégner de la BD indépendante, une halte s’impose à Pas de beauté sans danger… , une rencontre durant laquelle éditeurs et dessinateurs de toutes provenances échangeront avec le public. _ Une voix dans la nuit, Carlos Giménez. Au Château du 12 mai jusqu'au 11 juin. _ Pas de beauté sans danger…, médiathèque Persépolis, samedi 14 mai à 11 heures.


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Centre de vacances

venir…

Réouverture de Clairvaux cet été, inscriptions dès maintenant

29 avril

_ Tom Waits et la littérature US, concert-lecture à la Maison basque

30 avril

_ Championnat FSGT de judo poussins et benjamins à Tommie-Smith

Quarante-huit places sont réservées aux 12-16 ans par l’OVL pour un séjour nature dans le centre de vacances du Jura.

30 avril et 1er mai

_ Parcours autour des _ _ _ _

Les réservations sont ouvertes pour deux nouveaux séjours ados dans une propriété de plusieurs hectares, au cœur du Jura. En juillet (du 11 au 27) et en août (du 2 au 18), ils seront hébergés dans de petits pavillons indépendants – quand on a 16 ans, que rêver de mieux? Clairvaux accueillera aussi les plus jeunes, à partir de 12 ans: au total, 48 places sont réservées cet été. Avec une volonté clairement affichée : « tenir compte de la situation économique des familles », souligne Nadia Soltani, adjointe au maire en charge des affaires économiques et des vacances. C’est pourquoi «la commune a demandé à l’Office vacances loisirs (OVL) de ne pas augmenter les tarifs de séjour cette année», poursuit l’élue. La Ville poursuit son effort d’amélioration et de conservation du patrimoine afin d’offrir à tous des séjours confortables et de qualité. Le centre de Clairvaux a été fermé quelques mois, le temps de mener une expertise sur l’état du système de sécurité incendie et d’effectuer les

bornes historiques avec l’office de tourisme (OT) Les Puces en langue des signes avec l’OT Atelier nature autour du muguet avec l’OT et la direction de l’environnement Inscriptions au videgenier d’AVI (quartier Debain) Parcours du cœur dans les rues de la ville

1er mai

_ Fête du travail 4 et 6 mai

_ Course contre la faim 4 mai

_ Séance de vaccination gratuite au CMS HenriBarbusse

travaux de mise en conformité nécessaires. C’est maintenant chose faite et les jeunes Audoniens pourront à nouveau profiter de ce lieu gâté par la nature. Au programme: balade sportive à la cime des arbres, descentes en canoë ou en kayak sur l’Ain, découverte des grottes du Jura pour les mordus de spéléo. Sans oublier les veillées, les baignades, les courses en VTT. Tout ce qui permet d’ouvrir un carnet de voyage insolite. Calculée en fonction des revenus, la participation des familles ne couvre qu’une partie du coût du séjour. Le reste est pris en charge par la Ville.

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Jacqueline Martinez Photo : Jérôme Panconi

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OVL, 6 place de la République – Tél:01 40 11 08 14 – www.officevacancesloisirs.fr Ouvert de 8h30 à 12h15 et de 13 h à 17h45 en semaine, sauf le jeudi matin. Permanence exceptionnelle les samedis 21 et 28 mai ainsi que le 18 juin de 9 h à 12 h.

Pour réserver son séjour Avant de se rendre à l’OVL pour l’inscription, mieux vaut constituer son dossier : un justificatif de domicile, les trois derniers bulletins de salaire, l’avis d’imposition 2010 (sur les revenus 2009) et le dernier relevé de prestations de la CAF. Un acompte de 30 % sera demandé au moment de l’inscription, le reste peut être versé à tempérament ou bien soldé à l’aide de chèques vacances. Les tarifs proposés sont fonction du quotient familial. Ils s’étalent de 334,80 euros pour les familles aux revenus les plus modestes à 648 euros maximum (barème 10).

6 mai

_ La bande dessinée numérique : quels enjeux artistiques, économiques et sociaux ? Conférence à la médiathèque Persépolis

7 mai

_ Mémoire de l’esclavage, expositon salle Barbara

8 mai

_ 66 anniversaire de la e

_

Victoire sur le nazisme Palet audonien, tournoi de hockey sur glace à la patinoire

9 mai

_ Trace-mémoire, concertlecture à l’Espace 1789

::à partir du 2 mai:::::::::

::8 mai::::::::::::::::::::::::::

Inscriptions aux activités périscolaires

Victoire sur le nazisme

Les inscriptions pour la restauration scolaire, les centres de loisirs (mercredi et vacances), les études surveillées, l’accueil du matin et du soir dans les sections maternelles et élémentaires de la ville sont ouvertes à compter du lundi 2 mai, et jusqu’au 1er juillet. Elles s’effectuent au centre Claude-Monet (17 rue Claude-Monet), en semaine de 8 h 30 à 12 heures et de 13 h 30 à 17 heures (sauf jeudi matin).

La cérémonie du 66e anniversaire de la Victoire sur le nazisme se tiendra dimanche 8 mai à partir de 10 h 45 place de la République. Y participeront notamment Jacqueline Rouillon, Roger Guérin, conseiller municipal délégué à l’histoire locale, la mémoire et la culture de paix, et les représentants de l’union locale des anciens combattants (Ulac) et de l’Association nationale des anciens combattants et résistants (Anacr).

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10 mai

Liste des pièces à fournir disponible sur www.ville-saintouen.fr

_ Commémoration de l’abolition de l’esclavage

::21 mai::::::::::::::::::::::::

participative» à Mains d’œuvres

Haïti debout

_ La Baïla, «chorégraphie 12 au 15 mai

_ Festival Formula Bula dans toute la ville Pascal Raynaud

13 mai

_ 500 jour de captivité des e

otages en Afghanistan

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du jeudi 28 avril au mercredi 11 mai 2011

Un concert de solidarité avec Haïti est proposé par l’association Wassa Bouma au Palais des Congrès de Paris, samedi 21 mai. Seront présents, entre autres, Khaled, Sorel, Julien Voulzy, Canardo, Chico Castillo « the Gipsy »… ainsi que des comédiens (Michel Boujenah, Charles Berling) et des sportifs (Emmanuel Petit, Basile Boli, etc.). Renseignements sur www.haiti-debout.fr


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Du 7 au 11 mai

Abolition de l’esclavage : un devoir de mémoire 2011 est l’année de l’outre-mer et le 10e anniversaire de la « loi Taubira », qui fait de la traite négrière et de l'esclavage des crimes contre l'humanité. La Ville et les associations proposent une semaine d’actions autour de ces thèmes. Si la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions est fixée, depuis 2006, au 10 mai, Saint-Ouen présente dès le samedi 7 mai, salle Barbara, « Mémoire de l’esclavage » : une exposition d’une cinquantaine de planches signées Serge Diantantu, dessinateur congolais. « J’y retrace l’histoire du commerce triangulaire et des siècles de traite négrière, de la capture des esclaves sur les nouvelles terres aux combats pour l’abolition de l’esclavage», détaille-t-il. De la métropole aux Antilles, les planches voyagent et s’enrichissent au gré de ses recherches. « Il reste encore tant de choses à découvrir sur cette période de notre histoire ; elles ne concernent pas que le peuple noir », insiste le dessinateur qui dit œuvrer pour que le devoir de mémoire se fasse auprès de tous. Son exposition s’adresse donc à un large public. Plusieurs visites en présence de l’auteur et du dessinateur Roland Monpierre seront d’ailleurs organisées en direction des scolaires. Les

Audoniens pourront quant à eux la découvrir les lundi 9 et mercredi 11 mai, de 17 heures à 18 h 30. Autre temps fort de la commémoration, le 9 mai. L’Espace 1789 reçoit Variance, un ensemble dirigé par le compositeur Thierry Pécou. Autour de lui, acteurs, musiciens et plasticiens proposeront « Traces-mémoire », un concertlecture. Mardi 10 mai, la cérémonie officielle se déroulera sur le parvis de la mairie à 18 heures en présence de l’écrivain martiniquais Patrick Chamoiseau – prix Goncourt 1992 – et de Christiane Taubira, députée de Guyane. Ces derniers participeront également à la conférence «Mémoires et Relation», toujours salle Barbara. Orchestré par l’Institut du Tout-Monde, partenaire de la Ville sur cette initiative, le débat portera sur la relation à la diversité, la coexistence de différentes cultures et la mémoire des peuples. Françis Parny, ami de l'Institut du Tout-Monde, animera la rencontre.

Géraldine Bouton

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Renseignements auprès du service Maison de la vie associative – Tél. : 01 49 45 77 26. Entrée libre pour l’ensemble des événements. Informations également sur www.tout-monde.com

10 mai

Danse participative pour les Audoniens De Clara, 5 ans, à Yolande, coquette retraitée qui ne veut pas donner son âge, en passant par le boulanger, la compagnie Mille Plateaux associés fait danser toutes les générations d’Audoniens. De janvier à mars, la chorégraphe Geisha Fontaine et le réalisateur Pierre Cottreau ont arpenté les rues de la ville pour recueillir des gestes. De cette collecte un peu particulière sont nées trois chorégraphies, rassemblées sous l’appellation « Baïla by night de Saint-Ouen ». Plus de 70 personnes ont offert un mouvement à la caméra de Pierre Cottreau. « Belle surprise, s’enthousiasme Geisha Fontaine. Nous nous attendions à filmer une cinquantaine de gestes tout au plus, pour en tirer deux danses maximum. » Des mains virevoltent, square Marmottan, un corps s’étire du côté du Château… Au-delà de ces gestes, il y a des lieux et des visages audoniens. Une façon pour les artistes de montrer un territoire dans toute sa diversité. «Certains gestes sont revenus fréquemment dans les propositions que nous ont faites les habitants. Des mouvements qui ont à voir avec la notion de solidarité. Des mains qui se serrent, par exemple», constate Geisha Fontaine. Une fois décortiqués, les gestes ont été associés pour donner

naissance aux chorégraphies. Trois danses avec pour bande originale Gainsbourg, Mina et Lise Monty. Depuis fin mars, Mille Plateaux associés propose, deux fois par semaine en moyenne, des répétitions en divers endroits de la ville :

maisons de quartier, conservatoire, etc. Inutile d’avoir préalablement donné un geste ou de danser comme Noureïev. Les «répét’» sont ouvertes à tous. Ce jeudi 21 avril, Mille Plateaux associés a fixé le rendez-vous du côté de Mains d’œuvres. Parmi les parti-

cipants, Gaëlle, 36 ans, voit l’expérience comme « un véritable traquenard. Au début, je pensais qu’il s’agissait de faire un geste pour une association, de donner de mon temps… Et je me suis retrouvée à danser ! J’avoue, je me suis prise au jeu. Et c’est un moyen plutôt sympa de rencontrer ses voisins » ! Après les ultimes répétitions, final sans filet ou presque ! Rendez-vous à Mains d’œuvres, mardi 10 mai à partir de 19 heures, pour la « Baïla by night ». En début de soirée, sera projeté un documentaire dans lequel les Audoniens qui ont participé au projet expliquent leur geste. Puis viendra l’heure de la danse. Diffusées sur écran, les chorégraphies seront offertes à tous. Initiés ou pas, chacun pourra ensuite s’essayer aux danses.

G. B. Photo : Jérôme Panconi

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Pour découvrir et apprendre les danses, rendez-vous sur http://labaila.lo.gs, site de la baïla de Saint-Ouen. Ultimes répétitions à Mains d’œuvres, le 28 avril de 19 h à 21 h et le 30 avril de 14 h à 16 h, le 8 mai de 15 h à 17 h et le 9 mai de 18 h 30 à 21 h 30.

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Festival du jeu

Banco pour e la 21 édition ! Qui n’a pas rêvé un jour de voyager dans le passé ou de faire un petit séjour dans le futur ? En attendant de mettre la main sur la machine à voyager dans le temps, la ville de Saint-Ouen a convié petits et grands à se jouer des calendriers en profitant du moment présent ! Pour sa 21e édition, du 4 au 17 avril, le festival du jeu consacré au voyage dans le temps a réuni plus de 14 000 personnes sous la nef de l’Ile-des-Vannes contre 12 000, l’an passé. Mention spéciale pour la journée consacrée à la petite enfance. Une nouvelle formule qui a attiré quelque 600 personnes : parents, professionnels (assistantes maternelles, PMI, crèche) et les principaux concernés – les tout-petits. « Une piste à développer pour les prochaines éditions », souligne Nicole Amédro, adjointe en charge de l’enfance. Cette année, la Ville a également engagé une réflexion avec le monde de l’entreprise. L’idée serait notamment d’intervenir ponctuellement dans l’année au cours d’ateliers ou pour présenter des jeux aux salariés.

Photos : Sébastien Bossi et Jérôme Panconi

Rue des Entrepôts

Otages en Afghanistan

Aller à l’Essence Ciel

Ne les oublions pas!

Un passionné de moto vient de réaliser son rêve dans les Puces : ouvrir un restaurant qui participera à la vie du quartier et au festival Jazz musette en juin. Un « resto road » aux couleurs – orange et noir – de Harley Davidson : Essence Ciel, le restaurant que Jean-Luc Royens vient d’ouvrir rue des entrepôts, reflète sa passion pour la moto. Et pourquoi pas, d’ailleurs, y installer un jour une grosse cylindrée… Journaliste pendant vingt-deux ans chez Auto Plus, où il a attrapé le virus de la moto, Jean-Luc, 48 ans, rebondit tout de suite après son licenciement l’an dernier. «J’aime beaucoup faire la cuisine et recevoir», explique-t-il avec enthousiasme. Ouvrir un restaurant, c’est aussi un rêve qu’il partageait avec son frère Reymundo, décédé voilà trois ans. Un frère qui était le fédérateur de leur bande d'amis motards et qui travaillait pour la Ville de Saint-Ouen, comme plusieurs membres de la famille. Jean-Luc n’habite pas Saint-Ouen, mais il y a passé son enfance. «Le fait que je revienne aujourd’hui dans cette ville est un petit signe du destin…» Pour réaliser son rêve, JeanLuc s’associe à un ami de Jérôme Panconi

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toujours, Diego, propriétaire d’une société de bâtiment et d’un dépôt de marchandises rue des Entrepôts. Après des travaux titanesques financés avec sa prime de licenciement et un crédit, le hangar qu’il a acquis devient un restaurant spacieux, moderne et chaleureux. Pierres apparentes, cuisine vitrée, espace buffet... un établissement où il fait bon savourer crêpes, viandes grillées ou petits-déjeuners. Et à des prix accessibles. « Proposer un lieu accueillant avec des produits de qualité à des tarifs raisonnables», résume le nouveau restaurateur. Jean-Luc ouvre en journée essentiellement afin de garder une vie privée, mais il organisera aussi des soirées à thème. Le week-end du 17 juin, Essence Ciel sera ainsi partenaire du festival Jazz musette des Puces. « Nous recevons le groupe LSP Trio, mais aussi des amis qui ont un groupe de jazz. » Amis, familles, étudiants ou retraités... tout le monde est le bienvenu dans ce nouveau lieu qui respire convivialité et joie de vivre.

Béatrice Catanese

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Restaurant-crêperie Essence Ciel, 42 rue des Entrepôts – Tél. : 06 21 02 17 67 – Horaires : 7 h-18 h en semaine. Soirées à thème, possibilité de louer la salle le soir ou le week-end.

Cela fait 485 jours maintenant (au 28 avril) que le journaliste de France Télévisions Stéphane Taponier – qui vit à Saint-Ouen – et son confrère Hervé Ghesquière sont détenus en otages avec leurs trois accompagnateurs afghans. Soutenez-les et exigez leur libération en signant la pétition en mairie ou sur www.ville-saintouen.fr, www.liberezles.net, www.soutienherveetstephane.org Pour le 500e jour de détention des otages (le 13 mai), plusieurs initiatives sont organisées dans la ville : une exposition au Château (vernissage le 11 mai), réalisation d’une carte postale et signature de pétitions devant Persépolis (le 14 mai). Programme détaillé sur www.villesaintouen.fr


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Rue Arago

Après l’incendie, la solidarité s’organise Ce devait être une belle fête de Pâques «comme chez nous en Roumanie où l’on réunit toute la famille » dit Stefan Temlé. Mais ce fut un drame. L’incendie qui s’est déclaré dans la nuit du 22 au 23 avril au 16 rue Arago a causé la mort de deux personnes. «J’ai crié à mes amis: Restez tranquille, les pompiers français sont les plus rapides du monde. » Mais ils ont paniqué : une femme a tenté de sauter par la fenêtre, son ami a glissé en voulant la rattraper. Ils sont tombés tous les deux. Deux cents pompiers ont été dépêchés sur place. Le troisième et le quatrième étage sont totalement détruits. Pourtant, l’immeuble n’était pas vétuste. « J’ai entendu des cris dans la nuit. Je pensais que c’était une dispute. Lorsque j’ai compris, raconte Michael, j’ai envoyé des SMS à mes amis. Je ne voulais pas parler, surtout ne pas laisser l’émotion me submerger. » Pendant que les pompiers prennent en charge les blessés graves, très vite la Sécurité civile recense les locataires. Hayat Dhalfa, adjointe au maire, et les services de la Ville ouvrent l’école maternelle Victor-Hugo pour accueillir les rescapés. Première urgence, trouver de l’eau, des biberons, du lait, des couches. Mais aussi fournir de l’électricité à la demande du Samu qui intervient sur place. Dès six heures du matin, les voisins viennent avec du café, du pain, du beurre, de la confiture. Dans un formidable élan de solidarité, les associations telles que Femmes solidaires se mobilisent aussi. Quelques heures suffisent pour apporter des sacs de vêtements pour ces adultes et ces enfants qui se sont retrouvés dans la rue à 5 h du matin, en pyjama, sans papiers, sans clés, sans portable. Plus tard, dans la matinée, c’est Djamel qui vient proposer de l’argent: « Nous allons faire une quête dans mon immeuble, chacun donnera ce qu’il pourra ». Tout reste à régler : où se loger ? « Ma sœur Rkya est traumatisée. A sa sortie de l’hôpital Bichat, elle ne voudra jamais retourner dans son appartement» assure Khadija. La Ville a réquisitionné une douzaine de chambres d’hôtel pour ceux qui n’ont pu être hébergés par leur famille ou leurs amis. Comment assurer le retour des enfants à l’école ? Ou encore faire de dignes adieux : « Je dois assurer un enterrement décent à mes amis qui sont morts. A qui dois-je m’adresser pour rapatrier les corps ? » demande Stefan Temlé. Le feu éteint, ce sont maintenant tous les services de la Ville, et notamment l’action sociale, qui sont mobilisés pour venir en aide à ces victimes.

Les rescapés de l’incendie ont rapidement été accueillis par Hayat Dhalfa, adjointe au maire, et les services de la Ville dans l’école maternelle Victor-Hugo où ils ont pu se ravitailler.

Jacqueline Martinez Photos : Sébastien Bossi

Jacqueline Rouillon et son adjoint François Giunta ont apporté leur soutien aux victimes de l’incendie qui s’est déclaré le 23 avril au 10 rue Arago.

Commémoration

Sébastien Bossi

Journée nationale du souvenir « Nus et maigres tremblants, dans leurs wagons plombés… » : les vers de Nuit et Brouillard chantée par Jean Ferrat ont immortalisé le calvaire des déportés en partance pour les camps de la mort nazis ; leur mémoire a été célébrée samedi 24 avril à l’occasion du 66e anniversaire de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation. La cérémonie s’est tenue en présence de Jacqueline Rouillon et de plusieurs élus dont Roger Guérin,

conseiller municipal délégué à l’histoire locale, à la mémoire et à la culture de paix, de Georges Abbachi, secrétaire de la section des déportés de Saint-Ouen, et de René Mateo, secrétaire de la section locale de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance (Anacr).

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Logement social FRANÇOIS GIUNTA

Les Audoniens s’o Bernard Capron, un habitant militant du logement social, et sa compagne org conférence de presse le 21 avril pour dénoncer la majoration des surloyers issu Jacqueline Rouillon, maire et conseillère générale, s’est engagée à préserver la patiemment construite au fil des années.

Adjoint en charge du logement

Le surloyer est un non sens. Demain, un couple d’instituteurs n’aura plus droit de cité en HLM. Le logement social sera réservé exclusivement aux personnes en très grande

Une soixantaine d’habitants et d’élus de Saint-Ouen se sont réunis le 21 avril devant l’immeuble du 10 rue EdouardVaillant.

difficulté. C’est un engrenage qui aura de lourdes conséquences sur le niveau scolaire, l’insécurité, etc. Nous ne pouvons accepter ces ghettos de la misère. Nous l’acceptons d’autant moins que notre lutte contre les marchands de sommeil a porté ses fruits : en dix ans, nous avons diminué de moitié le nombre de logements indignes. Et sur les 2353 logements neufs que nous avons construits, un sur deux est un

Pendant ce temps, d’autres

Quand il a compris que son logement HLM, au 10 rue Edouard Vaillant, pouvait être frappé par la majoration du surloyer issue de la loi Boutin, Bernard Capron a pris sa calculette. Il paie aujourd’hui 450 euros pour un F2 ; il en paiera 1170 si les critères de la loi Boutin lui sont appliqués au 1er juillet. De colère, il a suspendu une banderole à son balcon: «On nous exclut de Saint-Ouen ». Depuis, aidé de sa femme Mireille, elle aussi retraitée, il frappe chez les voisins, porte à porte. « Faites-vous connaître. Ne restez pas sans rien faire ». Ses amis, Patrick et Nicole, sont déjà partis à Poitiers. Ils habitaient depuis 1971 un F5, rue Salvador Allende. Avec un surloyer équivalent à une augmentation de 35 %, impossible de rester. « Recommencer sa vie, c’est bien joli, mais je venais de subir une intervention cardiaque, raconte Nicole. Aucune banque ne voulait nous accorder de crédit sans surprime ».

maires préfèrent payer des

Les élus se mobilisent

amendes au lieu de respecter

Payer ou partir ? Bernard ne peut s’y résoudre. Celui qu’on surnomme affectueusement Nanar dans la cité convoque ses voisins au soir du 21 avril. Plus de soixante personnes se réunissent au pied de l’immeuble. Viennent se joindre à eux les élus de la majorité, Jacqueline Rouillon, maire et conseillère générale ; Paul Planque, premier adjoint ; François Giunta, Rémi Fargeas, adjoints au maire, Mustapha Krimat, Roger Guérin et Brigitte Marigault, conseillers municipaux. Etait également présent Mamadou Keita, élu du groupe Gauche Ensemble pour Saint-Ouen et Citoyens. La rencontre est à la fois pédagogique et militante. « On veut nous faire croire que des gens trop riches occupent des logements

logement social. C’est un effort considérable. Nous allons poursuivre, dans un grand effort de mixité sociale, au rythme de 440 logements neufs par an. Aujourd’hui, avec 40% de logements sociaux, nous avons une offre deux fois plus importante que celle exigée par la loi SRU.

la loi.

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HLM, dit le maire. C’est une idée qu’il faut combattre.» Saint-Ouen compte aujourd’hui près de 8000 logements sociaux. Or, seuls 250 à 350 foyers seraient assujettis au nouveau barème. L’argent des surloyers va-t-il permettre aux bailleurs de construire de nouveaux logements sociaux ? Non, répond Jean-Claude Le Ny, président de Saint-Ouen habitat. « Cette mesure est inefficace et même si elle ne concerne qu’une part minime du parc national , elle remet en cause le principe de mixité ». S’agitil d’une mesure de solidarité « en vue de libérer du logement social pour ceux qui en ont le plus besoin », comme le prétend le gouvernement? «La solidarité, parlons-en dit un locataire. Notre fils est revenu vivre à la maison parce qu’il s’est retrouvé sans emploi et qu’il lui fallait une adresse. Nous l’avons déclaré aux impôts. Résultat : on nous applique un surloyer parce qu’on a dépassé le plafond.» Et sa compagne d’ajouter: «Il faut voir les lettres qu’on nous envoie, on a honte d’en parler aux voisins ». Bernard Capron reprend la balle au bond. «Les sanctions, moi j’en ai marre! Il faut agir et tout de suite!» Tout le monde veut la parole. «Moi, je veux bien payer un loyer de 3000 euros, si j’ai le pouvoir d’achat qui va avec» dit l’un. Une autre lui fait écho: «Mais non! Tout se dégrade. Les ascenseurs toujours en panne, l’insécurité, le trafic de drogue. Ça ne peut plus durer.» Le débat est vif. «Ca va empirer oui! Ceux qui s’en sortent le mieux sont les premiers à lutter avec les associations pour améliorer le quartier» affirme un locataire. «Partir? Mais pour aller où? demande un autre. Les locations dans le privé sont trop chères et les banques ne prêtent qu’aux riches. Qu’est ce qui reste? Les champs de betteraves à 30 km de Paris!» Les témoignages fusent. « Techniciens, fonctionnaires, retraités, chômeurs. Nos différences, voilà la vraie richesse de Saint-Ouen »


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s’opposent aux surloyers e organisaient une s issue de la loi Boutin. er la mixité sociale

La loi Boutin La loi Boutin de mobilisation et de lutte contre l’exclusion (Molle) s’apparente à un véritable avis d’expulsion pour les locataires HLM : • Le droit au maintien dans les lieux est supprimé pour les locataires dépassant de plus de deux fois les plafonds de ressources ; • Les logements sous-occupés doivent être libérés après trois propositions de relogement, excepté pour les plus de 60 ans et les personnes handicapées ; • Les plafonds de ressources pour accéder au logement social ont été abaissés de 10 %. • Elle instaure un surloyer dénommé Supplément de loyer de solidarité (SLS). Il est appliqué dès 20 % de dépassement du plafond d’accès au logement social (contre 60 % antérieurement). Il faut compter avec deux coefficients multiplicateurs dans le barème appliqué. Le premier concerne le nombre d’occupants (enfants à charge exceptés), et il est fortement progressif ; le second est appliqué au mètre carré habitable.

s’exclame le maire. C’est bien cette mixité sociale, construite au fil des années, que les surloyers mettent en danger aujourd’hui. « J’ai écrit au président de la République, raconte un locataire en brandissant une lettre. Vous savez ce qu’on m’a répondu? Adressezvous à Claude Bartolone, au Conseil général, c’est lui qui est chargé d’appliquer les surloyers. C’est scandaleux ! » « Alors, qu’est-ce qu’on fait ? » demande Nanar. « Cette loi, c’est le retour au ghetto, dit Patrice Baudoin, un militant de la Confédération nationale du logement (CNL), on entre en résistance!» Il propose la mise en place d’un collectif citoyen anti-surloyer. Proposition unanimement appréciée. Même si d’autres auraient préféré, de manière plus radicale, la grève des loyers. De son côté, Jacqueline Rouillon s’engage à ce que la question des surloyers soit débattue à l’occasion de la délibération sur le Plan local de l’habitat (PLH) lors d’un prochan conseil municipal et, en concertation avec la Semiso et l’office HLM, «nous n’appliquerons pas les surloyers à Saint-Ouen», affirme-t-elle. Ce nouveau PLH est à l’étude: il devrait permettre à la ville, qui n’est pas classée en zone urbaine sensible, de demander une exonération. «Plaine-Commune l’a obtenu, dit Mireille le doigt sur un article de journal, nous pouvons le faire aussi». Saint-Ouen n’est pas isolée, onze bailleurs sociaux ont en effet demandé à rencontrer le Préfet pour le «placer face à ses responsabilités». Enfin, en tant que conseillère générale, Jacqueline Rouillon proposera aux autres élus du département de «se placer en position d’illégalité s’il le faut» et de prendre des arrêtés dans leurs villes pour ne pas appliquer de surloyer.

Chantiers en cours

La construction de 84 logements sociaux avance à grands pas au 65 rue du Dr Bauer. Huit appartements sur dix seront de type T3 et plus. A Saint-Ouen, le nombre de logement sociaux est stable depuis plusieurs années. Il se situe à 40 %, bien au delà des 20 % exigés par la loi SRU.

La Région a fait le choix de contribuer à la construction de logements sociaux. C’est pourquoi elle soutient deux opérations : celle du 12-14, bd Jean-Jaurès avec une participation de 274 387 euros et celle du 65, rue Dr Bauer avec une participation de 810 928 euros. Saint-Ouen n’a pas à rougir de son action. Je suis un enfant de cette ville. Et je suis touché et satisfait de la voir s’agrandir, notamment avec le quartier des Docks. De la voir changer aussi: la lutte s’intensifie contre l’habitat insalubre et le sentiment d’insécurité ; les problèmes administratifs sont en voie de règlement pour la Zac de la porte de Saint-Ouen sur laquelle notre commune doit être ambitieuse, à la hauteur des enjeux économiques et sociaux. J’aimerais à présent que l’on réfléchisse aux autres secteurs dont le potentiel urbain permettrait de belles réalisations au service des citoyens ; je pense en particulier à l’îlot Biron qui se trouve sur le territoire de l’ancienne usine Wonder. Il appartient à la Région de soutenir les territoires les plus exposés aux difficultés économiques et sociales. Pour cela, la région Ile-de-France va proposer un pacte des maires bâtisseurs pour aider les communes qui travaillent à résoudre la crise du logement. Cela passe bien sûr par le respect de la loi SRU, c'est-à-dire 20% au moins de logement social (Saint-Ouen se situe à 40% - ndlr). Ces maires bénéficieront de moyens supplémentaires pour la réalisation d’équipements publics de proximité: école, gymnase, crèche, etc. C’est à ce prix que nous serons un partenaire efficace et ambitieux pour que les villes comme Saint-Ouen ne ratent pas leur mutation urbaine et économique. ABDELHAK KACHOURI

Adjoint au maire et vice-président du Conseil Régional

Dossier réalisé par Jacqueline Martinez Photos : Pascal Raynaud

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Vieux Saint-Ouen

Garibaldi

Un artiste à la maison… du Landy

Chœur polyphonique au Rosaire L’ensemble vocal Accords & Ames, créé en 2006, donne un concert gratuit à l’église Notre-Dame-du-Rosaire, le dimanche 8 mai à 17 heures. La formation, composée d’une dizaine de chanteurs et dirigée par David Lauer, proposera des œuvres telles Le Credo de Vivaldi, La Messe de Sainte Cécile de Gounod, le Miserere d’Allegri, etc. Entrée libre.

Beau dimanche festif, le 10 avril, dans le jardin de la maison de quartier du Landy. Le trio Eldia, en résidence à Mains d’œuvres, a offert à une trentaine de riverains un concert acoustique, dans le cadre du 10e anniversaire de l’espace culturel audonien. Qui propose pour l’occasion, chaque 10 du mois (sauf en juillet et août), une « rencontre insolite avec le lieu ». Prochaine date le 10 mai à Mains d’œuvres, avec la « Baïla by night » (voir page 5). Mains d’œuvres propose également, toute l’année, « Un artiste à la maison ». Soit un dispositif – gratuit – qui met à disposition des Audoniens un catalogue de cinq spectacles (danse ou théâtre) ou une soirée jeux. Le partenariat avec le Landy s’est d’ailleurs renforcé puisque la maison de quartier peut désormais accueillir les soirées choisies par les habitants qui ne peuvent recevoir un spectacle à domicile. Sur simple demande auprès de « l’animateur accompagnement et médiation culturelle ». Et gratuitement.

Nouvelle braderie du Secours populaire Le Secours populaire remet en vente ! Deux mois après la braderie organisée le 5 mars, il en propose une nouvelle samedi 7 mai dans ses locaux de la rue des Rosiers. Vêtements pour hommes, femmes et enfants, jouets à petits prix… seront disponibles à tout petits prix.

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n savoir plus

Sébastien Bossi

_ Mains d’œuvres, 1 rue Charles-Garnier – Tél.: 01 40 11 25 25. Demander Vanessa Forayou écrire à vanessa@mainsdoeuvres.org _ Maison du Landy, 37 rue du Landy – Tél.: 01 49 45 77 73

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Renseignements et inscriptions au Secours populaire, 32 rue des Rosiers. Ouvert le mardi de 14 h à 17h30. Tél.: 01 40 12 26 81 – www.spf93.org

Debain-Michelet Rosiers-Les Puces

Vide-grenier : « la vie en plus de vos objets » et aux amis de se retrouver autour d’un verre ou d’un plat. Outre l’opportunité donnée à tous les visiteurs de dénicher des produits à petit prix, le vide-grenier permet à AVI d’aider les projets des classes de découverte des écoles Michelet, Langevin et Jules-Vallès. Rappel: inscriptions samedi 30 avril de 14h à 17 h à l’antenne de quartier Debain, 92 avenue Michelet. Emplacement (3 mètres): 10euros pour les Audoniens, 15 euros pour les autres; 5 euros pour «le carré des p’tites puces». Carte d’identité et photocopie obligatoires.

Pascal Raynaud

L’association Aider vos idées (AVI) organise, dimanche 15 mai de 9 h à 18 h, son 6e videgrenier dans le quartier Debain. Sur le terrain de proximité proche du collège Michelet, chacun pourra chiner à loisir sur les stands individuels ou dans le « carré associatif », qui proposera les articles mis en vente par les associations audoniennes Adesca, Aasco, Apeis et Warita. Les jeunes joueurs pourront également faire le plein de jeux et de jouets sur le «carré des p’tites puces» tenu par les enfants de 8 à 12 ans. Une buvette et une aire de piquenique permettront aux familles, aux voisins

Librairie de l’avenue, le faste des 50 ans

Un demi-siècle d’existence, 150 000 ouvrages, plus d’un km de rayonnages, 7 libraires; du livre neuf ou d’occasion, de l’incunable… La librairie de l’Avenue, fondée par l’éditeur Henri Veyrier en 1961, est une référence incontournable de l’édition. Qui va célébrer avec faste son 50e anniversaire, à partir de début mai, autour de multiples initiatives: une initiation aux livres anciens pour petits et grands (du 6 mai au 10 juillet), une exposition de livres intitulée « Eclectisme » sur des thèmes très divers (histoire, humour, mode, érotisme…), des lectures érotiques par des comédiennes (du Cantique des cantiques à Henri Miller, en passant par La Fontaine ou Les mille et une nuits), des projections de films sur les Puces, qui seront également l’objet d’une exposition, une opération « Cinq livres à la plage » de juin à août, etc. Toutes opérations gratuites et libres d’accès…

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Pascal Raynaud

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_ Librairie de l’avenue, 37 rue Lecuyer – Tél.: 01 40 11 95 85 – http://librairie-avenue.com _ Programme détaillé sur http://librairiedelavenue-veyrier.blogspot.com


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Centre-ville

700000 euros de travaux pour sécuriser le parking Plus de peur que mal. Une voiture a pris feu mardi 26 avril après-midi et deux autres ont été endommagées au deuxième niveau du parking de la patinoire, côté Franprix. Présents sur les lieux, Jacqueline Rouillon, son adjoint à la sécurité Abdelhak Kachouri, ainsi que le Préfet de SeineSaint-Denis, Christian Lambert et le commissaire François Joënnoz, ont constaté les dégâts. Une quarantaine de places seront donc indisponibles encore quelques jours après l’intervention des pompiers. De son côté, la Ville a renforcé la surveillance de nuit des équipes de maître-chien. Les usagers s’étaient plaints à plusieurs reprises des marques d’incivilité dans ce parking ouvert en permanence. Une enquête judiciaire est en cours pour déterminer les causes du sinistre. Il n’y avait pas eu jusqu’à présent de dégradations de véhicules mais la municipalité avait déjà provisionné 700 000 euros sur le budget 2011 – voté début avril – pour des travaux de sécurisation du parking. Tout d’abord, 300 000 euros seront consacrés au contrôle des entrées et sorties. Côté véhicules, un sas sera mis en place. Le conducteur devra s’identifier avant de franchir

1 Av. Gabriel-Péri Travaux sur la ligne 13. Occupation du domaine public, stationnement et circulation perturbés. Jusque fin septembre. 2 Quai de Seine (de la rue Dhalenne à Clichy) Elagage. Circulation perturbée. Jusqu’à mi-mai. 3 Rue Saint-Denis (de la rue Pierre-Nicolau à la rue Saint-Denis) Travaux d’électricité. Stationnement et travaux perturbés. Jusque fin juin. 4 Rue Eugène-Berthoud Course contre la faim. Stationnement et circulation perturbés. Le 6 mai de 8h à 14h. 5 Rue Jean-Pernin et Eugène Berthoud Carnaval. Circulation perturbée. Le 6 mai de 15 h à 18 h. 6 26 rue des Graviers Travaux. Circulation perturbée. Jusqu’à début mai. 7 Rue Nicolet (entre la rue Kléber et la rue CharlesSchmidt) Passage de fibres pour réseaux Internet. Stationnement perturbé. Tout le mois de mai. 8 Bd Victor-Hugo (à l’angle des Bateliers) Démolition de bâtiments. Occupation du domaine public. Mai. 9 Rue Albert-Dhalenne Réhabilitation des descentes d’égout. Stationnement perturbé du 2 au 13 mai. 10 Rue du Docteur-Bauer Réhabilitation des descentes d’égout. Stationnement perturbé du 2 au 13 mai. 11 8 rue Jules-Ferry (au n°8) Intervention sur réseau électrique. Stationnement perturbé jusqu’au 18 mai. 12 Rue Arago (entre passage Elisabeth et Lacour) Elagage. Stationnement perturbé jusqu’au 6 mai. 13 11 à 13 rue Pasteur Construction de deux logements. Stationnement perturbé et occupation du domaine public. Mise en place d’une benne. Jusqu’au 7 juin. 14 11 à 13 rue Marcel-Cachin Elagage. Stationnement perturbé jusqu’au 13 mai. 15 4-8 rue Lécuyer Intervention sur réseau électrique. Stationnement perturbé jusqu’au 5 mai. 16 Rue Kléber (de la rue Gambetta à la rue Nicolet) Passage de fibre pour réseau Internet. Stationnement perturbé jusqu’au 20 mai. 17 Avenue Michelet Réparation de voirie. Stationnement perturbé.Jusqu’au 31 mai.

une première barrière métallique blindée : présentation du badge pour les abonnés, bouton d’appel pour les visiteurs. Il devra ensuite se placer à l’arrêt et attendre qu’une seconde barrière se lève. Ce dispositif permettra d’éviter que deux voitures se collent l’une à l’autre. De même, aucun piéton ne pourra pénétrer dans le parking sans présenter son ticket d’entrée du jour ou justifier de son abonnement. A chaque niveau, on installera un volet métallique déroulant, le dispositif de caméras sera renforcé et un éclairage particulier est à l’étude afin d’éliminer toute zone d’ombre. Ces travaux les plus urgents devraient être terminés fin septembre. Par ailleurs, 300 000 euros seront dédiés à la mise à niveau des canalisations dans le parking afin de renforcer la sécurité incendie. Enfin, les travaux d’étanchéité se poursuivent et 100 000 euros leur seront alloués. Déjà en 2010, les problèmes d’infiltration d’eau les jours de pluie – notamment au troisième sous-sol – ont été résolus pour un total de 140 000 euros.

Jacqueline Martinez

Pascal Raynaud

Un incendie rapidement maîtrisé dans le parking de la patinoire, le 26 avril, conforte le choix de la municipalité de mettre en place une gestion informatisée des véhicules et des piétons pour éviter les intrusions de jour comme de nuit.

Présents dans le quartier, Jacqueline Rouillon, son adjoint à la sécurité Abdelhak Kachouri, ainsi que le Préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert et le commissaire François Joënnoz, ont constaté les dégâts quelques instants après que les pompiers ont éteint l’impressionnant incendie d'un véhicule pour une cause encore indéterminée.

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LES GROUPES DE L’ opposition municipale

LES GROUPES DE LA majorité municipale

Groupe Saint-Ouen en toute liberté

Groupe citoyen, communiste, républicain

Budget 2011, pourquoi un vote contre ?

Mauvais coup

Sauvés ! La menace de réduction de services aux audoniens affichée pendant des mois sur le parvis ne Wahiba Zedouti sera pas exécutée. En effet, malgré la suppression de la taxe professionnelle, la ville a réussi à équilibrer son budget 2011 et prévoit même une hausse de 10 millions d’euros soit au total 157,5 millions d’euros. La Priorité affichée est donc « au service public » (journal local N°32-avril 2011). Fini le bétonnage, on s’intéresse enfin au citoyen : la jeunesse, la famille, le tissu associatif, tout çà dans une ville sécurisée et propre. Génial, tout va pour le mieux à Saint-Ouen ! Sauf que les chiffres eux ne trompent pas. En 2011, les moyens supplémentaires alloués à la famille, au sport et à la jeunesse représentent à peine 2 % du budget. Est-ce assez pour 45 000 habitants ? Quant à la sécurité, une des préoccupations majeures de nos

citoyens, la ville a fait un geste symbolique : 400 000 d’euros, soit 0,3 % du budget. Les grands perdants : les commerçants et les écoles qui voient leurs budgets d’investissements chuter respectivement de 60 % et 73 % ! Mais bon, à chacun sa vision des priorités ! Enfin, dans le registre « je ne doute de rien » les propos de l’adjoint en charge des finances « revendique haut et fort des charges de personnel importantes » (sic). Sur ce point, M. Planque, aucune contestation de ma part, on ne compte plus le nombre de collaborateurs rattachés au cabinet du Maire… Ce budget primitif n’étant qu’un effet d’annonces, l’opposition a voté CONTRE. www.audonien.com Permanence tél. pour rdv : 01 49 45 66 08

William Delannoy _ Marina Venturini _ Wahiba Zedouti _ Brigitte Zucchiati

Alors que s’affiche sans vergogne la «croissance retrouvée» et avec elle le retour des profits records et l’exuNicole Amédro bérance des dividendes versés aux actionnaires, les salaires stagnent, les prix montent. Cette injustice ainsi étalée nourrit un sentiment de colère qui inquiète nos gouvernants… Voici fleurir la promesse d’une prime pour les salariés des entreprises qui réalisent des bénéfices. Les syndicats sont critiques, le patronat très réservé. On les comprend ! outre le fait que cette rétribution supplémentaire ne concernerait qu’un nombre limité de salariés et que surtout, elle se traduirait par un nouvel allègement de cotisations sociales pour les entreprises qui verseraient cette prime, on voit mal comment elle aboutirait à un relèvement global du pouvoir d’achat. Dans la Fonction Publique comme ailleurs la question des salaires est

redevenue la première préoccupation. On aurait pu penser que l’Etat employeur donnerait l’exemple. Mais le gouvernement poursuit sa politique de rigueur envers le service public. Pour la deuxième année consécutive il annonce le gel de l’augmentation collective indiciaire. On s’oriente clairement vers une paupérisation et la smicardisation des agents. La conception « du vivre ensemble à Saint-Ouen » que nous nous efforçons de développer, exige des services publics étendus et dynamiques, un personnel reconnu dans ses compétences et correctement rétribué. Le Groupe C.C.R. s’insurge contre ce mauvais coup qui entrave la mise en œuvre des choix démocratiques de la population locale.

Hayat Dhalfa _ Jacqueline Rouillon _ Paul Planque _ Nicole Amédro _ Nadia Soltani _ François Giunta _ Monique Tesseyre _ Hakim Hallouch _ Françoise Arnaud _ Gnamé Bagayoko _ Roger Guérin _ Sandrine Besse _ Gilbert Haustant _ Ndeye Fatou Kébé

Groupe Union centriste-UDF-Modem

Groupe socialiste et citoyen

L’« audonie-réalité » en direct chaque soir du conseil municipal

La réforme de la taxe : repenser la politique économique locale

Le soir du 4 avril, le conseil municipal n’offrait pas une scène de science fiction mais Tiziana Zumbotout simplement Vital d’«audonie-réalité». En effet, après avoir entendu pendant des mois les propos féroces tenus par le clan socialiste contre la politique du maire et de leurs collègues de la majorité municipale, le soir du 4 avril, on assistait à des surréelles réconciliations. Les mêmes qui durant la campagne des cantonales méprisaient férocement dans leurs prospectus madame le maire, le soir du 4 avril, non seulement la félicitaient pour sa victoire mais lui adressaient des éloges pour la politique menée jusqu’ici. Si la joie étonnante d’un côté et la fierté d’une victoire de l’autre qui n’a reposé que sur un peu plus de 300 voix d’écart s’affichaient, les débats ont continué à fonctionner avec une démocratie en

berne. À l’ordre du jour de ce conseil, plusieurs points importants étaient débattus. Que penser d’une majorité qui ne livre les documents de réflexion aux membres de l’opposition que trois jours avant le conseil municipal ? S’il a été impossible à l’opposition de prendre part sérieusement au débat sur le vote du budget, nous avons pu réagir contre la cession décidée à une société privée d’un certain nombre de places de parking au cœur du marché aux Puces et sur l’opacité de l’attribution des subventions aux associations dont on a réclamé qu’elle ne se fasse plus en vrac mais de façon plus précise en fonction des besoins réels de chacune. Il n’y a plus qu’à espérer qu’il sera fait bon usage de l’argent distribué. contact@modem-saintouen.fr www.modem-saintouen.fr Albert Kalaydjian _ Tiziana Zumbo-Vital

Depuis le 1 janvier, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a supprimé la taxe profesKarim Bouamrane sionnelle (TP) pour les entreprises. Pour Saint-Ouen, les ressources de la TP représentaient 60% du budget de fonctionnement. C’est un manque de ressources de plus de 3 millions d’euros depuis 2010. Jusqu’à 2009, l’assiette de la TP comprenait les terrains (foncier) et les investissements. Désormais, le nouvel impôt appelé Contribution Economique Territoriale ne prend en compte que le foncier et la valeur ajoutée des entreprises. Ce changement signifie que notre ville voit son dynamisme économique modifié par la perte de son autonomie fiscale. Nous devons repenser notre stratégie économique en intégrant cette décision injuste et pénalisante afin de financier notre projet en évitant que les ménages subissent une

augmentation des impôts locaux. Au dernier Conseil municipal, le groupe socialiste a voté le budget sans augmentation d’ impôts pour les ménages. Nous avons exprimé notre inquiétude sur l’absence d’un plan ambitieux pour attirer des entreprises à forte valeur ajoutée fiscale. Si nous nous ne mettons pas en œuvre une véritable politique économique dans les plus brefs délais, les marges de manœuvre fiscales seront limitées pour financier nos prochains budgets. Dans le contexte de baisse du pouvoir d’achat de la majeur partie des audoniens, nous devons veiller à ce que la fiscalité des ménages ne soient pas augmentée. C’est dès aujourd’hui que nous devons préparer les entrées fiscales de demain.

www.saint-ouen-socialiste.fr

Sophie Jacquot-Gautun _ Abdelhak Kachouri _ Morgane Garnier _ Yassir Fichtali _ Karim Bouamrane _ Dominique Garcia-Durocher _ Mustapha Krimat _ Henri Lelorrain _ Paul Macedo _ Jean-Claude Le Ny _ Élisabeth Auerbacher _ Elise Boscherel _ Estelle Villard

Association Saint-Ouen Ensemble Autrement - Europe Ecologie

Groupe Les Verts

Mensonges !

Pour le BIO dans notre ville

Il est des mensonges dont la stupidité et la duplicité n'honorent pas ceux qui les professent. Lias Kemache Mr Nourédine Senadjhi aurait donc donné sa démission suite à une déclaration qu'il aurait fait sur un blog disant qu'il voterai à droite aux second tour des cantonales. La vérité, que sa déclaration explicite sur le blog IDSTG, est qu'il était tout simplement en désaccord quand au ralliement de fait à la majorité de Mr Keita son co-équipier d'EPSO, intronisé suppléant du PS par l'élu Rémy Fargeas. Ce dernier avait d'abord accepté la demande de Mr Senadhji votée en interne de quitter la majorité; et ce pour gagner du temps et arriver à ses fins: garder à tous prix son poste d'adjoint. Les dénonciateurs qui se chargent d'éplucher la blogosphère en vue d'écarter ceux

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qui les gênent s'abaissent à des méthodes d'une autre époque qu'on croyait révolues. Leurs seules preuves sont des déclarations dont la provenance restent à démontrer, ce qui en dit long sur la rigueur de ces « justiciers ». En fait , celui qui se présente comme un opposant, n'a guère attendu pour rallier l'idéologie dominante du « tous unis » jusqu'à la prochaine élection. Quand à notre élu vert , on aura au moins vu là à quoi se résume son action politique, quand dans les autres domaines il a toujours su rester très discret et peu productif. Bien sur, tout est rentré dans l'ordre, comme d'habitude. Le budget a été voté dans la plus pure harmonie. Finies les critiques et les harangues contre notre premier magistrat. Encore une fois « Embrassons nous Folleville ». Lias Kemache _ Cyrille Plomb

du jeudi 28 avril au mercredi 11 mai 2011

Dans le n°26 du Journal de Saint-Ouen, on pouvait lire un long article : « Au menu de la cuisine centrale ». Rémi Fargeas Le projet n'est pas inscrit dans une certification haute qualité environnementale. Ce que nous regrettons vivement. « Des cibles H.Q.E. » seront toutefois traitées en priorité : l'eau, l'énergie, les détritus seraient « gérés de façon raisonnée »… En revanche, rien sur les produits BIO dans notre restauration collective! Pourtant, certaines villes, comme Barjac dans le Gard, servent des repas 100 % BIO dans les cantines municipales, Lorient 20 % et Saint Etienne 60 %. 20 % dans les assiettes, par exemple, représenterait un repas complet BIO par semaine. Les premières livraisons à partir de la cuisine centrale étant prévues en 2012,

nous avons le temps d'introduire le BIO. Une étude a révélé que nos enfants ingurgitent 128 résidus chimiques (pesticides, substances cancérigènes, perturbateurs endocriniens, etc.) via leur alimentation. II est donc urgent d'agir ! Le BIO coûte-t-il plus cher ? Des études ont montré un surcoût pouvant être évalué à 50 centimes d'euros pour un repas, car seules les matières premières sont impactées, celui-ci devant diminuer en fonction des quantités travaillées. La progressivité des tarifs par rapport au quotient familial ou même la prise en compte par la collectivité ne ruineraient pas le budget de notre ville. Le Groupe Europe Écologie - Les Verts renouvelle sa demande d'adoption du BIO par notre future cuisine centrale. Brigitte Marigault _ Rémi Fargeas


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AUTRE SENSIBILITÉ DU conseil municipal

Groupe de gauche Ensemble pour Saint-Ouen & Citoyens

De nouvelles mesures en faveur des jeunes Depuis 30 ans les politiques menées se font sur le dos des jeunes ou sans eux, certains font l’objet de manipuMamadou Keita lations de la part des politiques. Etre jeune aujourd’hui est une galère permanente pour trouver un stage, un emploi en CDI, un logement, un prêt ou même pour assumer pleinement ses origines, sa religion ou son lieu de résidence. Malgré leurs difficultés quotidiennes, ils gardent de grandes envies de découverte, de participation, ainsi que de vie de famille et de convivialité. Confrontés à cette même situation, des jeunes audoniens sont hébergés par leurs parents parfois jusqu’à 30 ans. Nous venons de voter un budget 2011 qualifié de socialement audacieux ; alors pas de communication à grande envergure mais des actions concrètes d’accompagnement de soutien et de solidarité. Nous demandons l’augmentation de la

bourse aux études supérieures et la mise en place de nouvelles mesures en faveur des jeunes : une aide au passage du permis de conduire pour des jeunes de 18 à 30 ans étudiants ou en formation qualifiante, en recherche active d’emploi ou salariés avec un revenu inférieur ou égale au SMIC ; une aide à la première installation dans un logement locatif et enfin un soutien aux familles audoniennes dont les enfants scolarisés en 4e et en 3e dans les collèges de la ville, participent à un voyage pédagogique. Nous saluons ces nombreux jeunes talents audoniens dont la reconnaissance et la réelle valorisation seraient nécessaires.

os élus

• Les adjoints Paul Planque, 1er adjoint, finances, urbanisme, administration générale, patrimoine et travaux Abdelhak Kachouri, prévention, sécurité Morgane Garnier, environnement, cadre de vie, propreté Nicole Amédro, ressources humaines, enfance, enseignement Nadia Soltani, affaires économiques, vacances Hayat Dhalfa, culture, animation de la cité Rémi Fargeas, plan de déplacement urbain, transports, circulation, stationnement Yassir Fichtali, action sociale, politique d’insertion, CCAS Karim Bouamrane Sophie Jacquot-Gautun, petite enfance, droits des femmes, handicap François Giunta, logement, cultes

• Les conseillers municipaux délégués Monique Tesseyre, prévention, santé Hakim Hallouch, jeunesse Françoise Arnaud, retraités, prévention des expulsions locatives Gnamé Bagayoko, relations internationales, coopération décentralisée Dominique Garcia-Durocher, tourisme, promotion de la ville Roger Guérin, histoire locale, mémoire, culture de paix Mustapha Krimat, vie associative Henri Lelorrain, politique sportive Paul Macedo, commerce, artisanat, développement économique des Puces

Les rejets atmosphériques dus à l’incinération des déchets sont mesurés par trimestre et en continu. Voici les résultats de janvier pour ces derniers. Produit

Seuil réglementaire (valeurs journalières)

Moyenne des valeurs journalières Four 1 Four 2 Four 3

10 mg/Nm3 10 mg/Nm3 50 mg/Nm3 80 mg/Nm3 50 mg/Nm3 10 mg/Nm3

Poussières Chlorure d'hydrogène Dioxyde de soufre Oxydes d'azote Monoxyde de carbone Carbone organique total

1,0 0,8 9,2 47,7 12,3 1,1

1,0 0,8 21,1 47,9 14,2 1,6

1,2 0,8 17,6 48,7 14,0 1,5

Mamadou Keita _ Nour-Eddine Senhadji

Jean-Claude Le Ny, popularisation du projet de ville

• Les autres conseillers municipaux

Madame le maire, conseillère générale Jacqueline Rouillon

Relevé des rejets de poussières et gaz

mg : milligramme ; Nm3 : normaux mètre cube.

Les contributions publiées dans ces colonnes n’engagent pas la rédaction du Journal de Saint-Ouen. Elles sont publiées sous la responsabilité de leurs auteurs.

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Syctom

de la majorité Brigitte Marigault, Gilbert Haustant, Estelle Villard, Elisabeth Auerbacher, Sandrine Besse, Elise Boscherel, Ndeye Fatou Kébé

• Les conseillers municipaux de l’opposition Vivre et s’épanouir à Saint-Ouen William Delannoy, Brigitte Bachelier, Albert Kalaydjian, Marina Venturini, Lias Kemache, Tiziana Zumbo-Vital, Cyrille Plomb, Wahiba Zedouti Groupe de gauche Ensemble pour Saint-Ouen & Citoyens Mamadou Keita, Nour-Eddine Senhadji

::vélib’::::::::::::::::::::::: ::petite enfance, social, santé:::::::::::::

Changement de tarif

Vélib’ fête son quatrième anniversaire fin avril. Pour l’occasion, la Mairie de Paris révise les tarifs et imagine de nouvelles offres. Ainsi l’abonnement «Vélib’ passion» permettra-t-il de disposer de 45 minutes gratuites contre 30 aujourd’hui. Pour l’usager, le coût sera de 39 euros par an, sauf pour les 14-26 ans, les boursiers de l’enseignement ou les jeunes en insertion qui bénéficieront d’une réduction. Le ticket «1 jour» passe de 1 euro à 1,70 euro et le ticket «7 jours» de 5 à 8 euros. A noter également que les abonnements pourront désormais se faire sur le Net.

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Le Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne (92, 93, 94), avec l’appui de l’établissement Carrefours pour l’emploi, propose jeudi 5 mai de 10h à 17h à Pantin, la 8e édition du «Salon des métiers de la petite enfance, du social et de la santé de la fonction publique territoriale». Il vise à favoriser le recrutement de personnels diplômés ou futurs diplômés dans ces métiers, d’informer sur les opportunités, les calendriers des concours, les carrières et la validation des acquis professionnels.

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n savoir plus

CIG petite couronne, 157 avenue Jean-Lolive à Pantin, métro Eglise-de-Pantin (ligne 5) Entrée libre et gratuite. Se munir de nombreux CV. Informations au 01 53 95 15 15 et sur www.social-emploi.fr

n savoir plus

www.velib.paris.fr

• Permanences Madame le maire, conseillère générale, tous les mercredis matin sur rendez-vous uniquement. Adressez votre demande exclusivement par courrier en mairie. Bruno Le Roux, député, sur rendez-vous en mairie de 17 h à 19 h. Tél. : 01 40 63 68 58. Mathieu Hanotin, conseiller général, lundi après-midi à partir de 16 h, sur rendez-vous au 01 43 93 93 30. Les élus Verts - Europe Ecologie tous les mardis de 17 h à 19 h en mairie, sur rendezvous uniquement. Tél. : 06 85 27 16 10. Saint-Ouen Ensemble Autrement Europe Ecologie le 3e jeudi de chaque mois de 20 h à 22 h, salle municipale, 69 rue des Rosiers. Email : asoea93@yahoo.fr Abdelhak Kachouri, adjoint au maire en charge de la prévention/sécurité et vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France en charge de la citoyenneté/politique de la ville/sécurité, tous les mercredis de 9 h à 17 h 30 en mairie, sur rendez-vous uniquement.

La fonction publique recrute

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tat civil _

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Naissances Berrached Sami Edmond Nathan Payen Gabrielle Croucher Lawrence Asar Minna Dadou Aya Dadou Anfal Hadky Kinane Aminou Mouaâd Hamzaoui Naïm Sadi Aylan Lotala Kelya Kirupakaran Areshan Bande Paul N'diaye-Tondelier Alyssa Gouelibo Armelle Faraut Guillemain May Pham My Ayache Dov Thomas Nolann Gadel Kerim Jennyfer Osawaru Prosper Moch Ambulante Sacha Cisse Alassane Bourroubey Qassim Akaou Asma

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Mariages _ Khadija Nassiri et Mounir Baami _ Yamina Ammar et Francois Gourmandin

_ Marie L Hache et Louis Gopee

Décès _ Laurent Gérard _ Macias Louis _ Ayral Claude René Noël _ Belkacem

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Mohammed Kalifa Claude Hude Gilbert Metin Dersim Walezyk Laurence Soares Bento Carlos Herbillon Guy Georges Keita Baba Da Silva Faria Guerreiro Ep Calado Guerreiro Joinville Jean-Fanière Berrebi Benjamin Juda Balfour Melon Jocelyn Amédée Amram Ernestine Mehah épouse Zitoun

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6 rue Diderot 93406 Saint-Ouen Cedex tél. : 01 49 45 67 89 fax : 01 49 45 77 08 courriel : lejournal@mairie-saint-ouen.fr web : ville-saintouen.fr DIRECTRICE DE LA PUBLICATION : Jacqueline Rouillon DIRECTRICE DE LA COMMUNICATION : Monique Valageas RÉDACTEUR EN CHEF : Christophe Disic RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE : Isabelle Terrassier SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Pierre Desirat RÉDACTION : Géraldine Bouton, Jacqueline Martinez ONT PARTICIPÉ À CE NUMÉRO : Béatrice Catanese, Isabelle Friedmann PHOTOGRAPHES : Pascal Raynaud, Jérôme Panconi A PARTICIPÉ À CE NUMÉRO : Sébastien Bossi DESSINS : Dalaine CONCEPTION ÉDITORIALE ET GRAPHIQUE : Anatome MAQUETTE : DGC 01 48 03 50 30 Bertrand Bourn, Jean-Charles Lardeau IMPRESSION : Public Imprim PUBLICITÉ : Médias et Publicité 01 49 46 29 46 CE NUMÉRO A ÉTÉ IMPRIMÉ SUR PAPIER RECYCLÉ À 25 400 EXEMPLAIRES. Prochain numéro jeudi 12 mai

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n bref

Echecs

_ La section échecs de l’Usma organise son 3e Tournoi des familles salle Barbara, samedi 14 mai de 9h à 18h30. Seule condition pour participer: être au moins deux membres de la même famille. Inscriptions sur place.

Course

_ Dimanche 30 avril, l’OMS propose, à l’occasion de la Journée nationale de prévention des maladies cardio-vasculaires, un «parcours du cœur» qui démarre place de la République.

Red Star

La formation labellisée L’école de foot du Red Star vient de recevoir le label « qualité » décerné par la Fédération française de football (FFF). Un encouragement fort pour ses enseignants et ses élèves. Rien ne les arrête.Pas même un soleil de plomb,inhabituel à SaintOuen en avril. Pleins d’énergie, les dizaines de gamins qui se succèdent sur le terrain du stade Joliot-Curie enchaînent passes et accélérations. Ils se donnent à fond. Question de passion : « J’ai deux entraînements par semaine, plus des matches presque tous les week-end, raconte Fadil, 12 ans. Mais ce n’est jamais trop. Moi, c’est ma passion, je préfère ça que de traîner dans la rue. » Une passion partagée à tous les niveaux : éducateur diplômé,Sabré Bachta encadre «avec plaisir les jeunes sur le terrain.J’ai envie de leur redonner ce que j’ai appris ; ce sport, c’est notre sport à tous » ! Quant à Sébastien Robert, ancien joueur professionnel aujourd’hui responsable de l’école de foot du Red Star, il n’a pas l’impression de se rendre au boulot le matin : « J’ai envie de transmettre aux jeunes ma passion et de créer dans le club une ambiance conviviale. » Mais pas seulement : « Le Red Star est un club sérieux, souligne Fadil. On ne doit pas sécher les entraînements,il faut toujours porter des protège-tibias et on est obligé de prendre une douche. »

Entraînements et ateliers culturels La qualité des entraînements et la convivialité de l’accueil font d’ailleurs partie des critères pris en compte par la FFF pour la labellisation de l’école de foot du Red Star. D’autres atouts ont aussi compté : « Il fallait indiquer ce qu’on apporte aux enfants au-delà du sport, explique Sébastien Robert. Dans le cadre du Red Star lab, nous leur proposons par exemple des ateliers culturels. » En témoignent ces adolescents de 15 à 17 ans qui ont alterné,la semaine dernière,entraînements de foot le matin et atelier graff l’après-midi.Quant au Red Star teen’, club officiel

_ Les collégiens de Michelet et de Jaurès participent, les 4 et 6 mai, à la Course contre la faim, organisée par Action contre la faim pour collecter des fonds.

Hockey sur glace

_ Le Club de glace de

Saint-Ouen hockey (CGSO) organise trois manifestations à la patinoire municipale: le Palet audonien dimanche 8 mai, le Challenge audonien le week-end suivant, la Crosse audonienne le 21 mai. des jeunes supporters,il a vocation à développer l’échange entre les supporters, en leur proposant des activités culturelles et citoyennes,avant d’assister aux matches de la «grande équipe». « Le label qualité de la FFF va nous apporter encore plus de crédibilité, juge Sébastien Robert. C’est le signe que le club se structure bien,qu’il forme ses éducateurs et avance dans le bon sens.» Plus concrètement,il va permettre à l’école de bénéficier de matériel (ballons,chasubles,etc.).Il constitue aussi un atout pour recruter des élèves:si elle compte déjà 300 licenciés,âgés de 6 à 13 ans,l’école a encore besoin de compléter ses équipes. C’est d’ailleurs l’objectif des journées de détection (voir ci-dessous). Les jeunes qui s’y présentent doivent avant tout être motivés et aimer le foot.Tout est ensuite question de technique,de pratique, de tactique pour devenir un champion.Le rêve de tous les élèves de l’école du Red Star.

Isabelle Friedmann / Photos : Pascal Raynaud

Foot

_ Le Red Star s’est imposé 2-0 face à MoissyCramayel, le 23 avril. A cinq jours de la fin du championnat, les Audoniens restent dans le trio de tête du classement (76 points en 27 matches) juste derrière le CA Bastia et Quevilly. Les Vert et Blanc joueront le 30 avril contre l’AFC Compiègne avant de rencontrer Lille OSC (b) le 8 mai.

Des premières passes aux premières places Après l’école de foot, qui prend en charge les enfants jusqu’à 13 ans, la «pré-formation», la «formation» et l’équipe senior accueillent des joueurs plus âgés. Certains atteignent un bon niveau: «Chaque année, 4 à 5 de nos élèves sont contactés par des clubs professionnels ou reçus à l’Institut national du football de Clairefontaine», indique Sébastien Robert. Quelques-uns des joueurs de l’équipe CFA du Red Star ont d’ailleurs été formés à Saint-Ouen. Quant aux grands noms du ballon rond comme Steve Marlet ou Charles Idantje, ils ont fréquenté le Red Star dans les années 1990, quand il était un grand club formateur. L’objectif est de le redevenir.

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La Red Star’Ac Lors de ses journées de détection, l’école de foot du Red Star recrute de nouveaux élèves. Les jeunes intéressés doivent se présenter, avec leurs parents, au stade Joliot-Curie : _ les 1er, 4 et 8 mai, de 9h30 à 12h pour les joueurs nés entre 2003 et 2006; _ les 4, 11 et 18 mai, de 13 h à 15 h, pour les joueurs nés en 2001 et 2002 ;

_ les 4, 11 et 18 mai, de 14 h 30 à 16 h 30, pour les joueurs nés en 1999 et 2000 ; _ le 25 mai à 18 h et tous les mercredis de juin à 18 h pour les joueurs nés en 1995 et 1996 ; _ pour les joueurs nés en 1993 et 1994, les détections auront lieu au Parc des sports de La Courneuve à 19 h tous les jeudis du mois de mai.


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Boris Hurtel

Paint it black

Il n’est pas peu fier de voir son nom aux côtés des Giménez, Blutch et autres pointures de la bande dessinée indépendante présents à Formula Bula. Audonien depuis dix ans, dessinateur depuis toujours, Boris Hurtel est le « local de l’étape ». Il promène son coup de crayon – toujours à l’encre de Chine – dans un univers noir et urbain teinté d’humour. D’aussi loin qu’il se souvienne, Boris dessine et se raconte des histoires. « Comme la plupart des enfants », résume-t-il modestement. Mais à 8 ans, il fait une rencontre décisive : Cellulite, une princesse plutôt moche et caractérielle. Ce personnage de bande dessinée imaginé par Claire Bretécher caricature alors le féminisme des années 1970. Une entrée en matière peu banale pour un tout jeune garçon. « L’album

« J’avoue… Il n’a jamais vu le jour ! » sourit-il. A l’époque, il y a la musique aussi – plus rock alternatif que variété. Au lycée, il se lance dans l’illustration d’un album d’un groupe local de hard rock. « J’avais dessiné des caricatures des membres du groupe. Ils n’ont pas aimé. Ces hard rockers n’avaient peut-être pas d’humour », s’interroge-t-il soudain. La « patte Hurtel » s’affine : « noire, urbaine, humoristique et parfois cynique ». Un bac audiovisuel en poche, il s’oriente vers la philosophie. Pourquoi ? La question reste entière… « Durant ces années, j’ai mis en suspens le dessin et la musique. » Une parenthèse vite refermée puisqu’en 1999, il reprend la plume, réalise quelques courts-métrages et, à force de story-boards, se remet à la bande dessinée. « La réalisation de films coûte très cher et la direction d’acteurs, c’est un métier à part entière, confie-t-il. J’ai préféré revenir à la bande dessinée, ma culture d’origine. » Il y a tout juste dix ans, Boris quitte Toulouse, sa ville natale, pour la cité audonienne. Il entend faire de sa passion son métier. «Plus d’opportunités à Paris que dans la ville rose, imagine-t-il alors. J’avais des compétences dans l’écriture de scénario, grâce à mon bac audiovisuel, mais les bases me manquaient en dessin. J’ai donc pris des cours à l’école des beaux-arts de Saint-Ouen. » Il commence à publier ici et là. D’abord en auto-édition. Mais la bande dessinée ne fait pas vivre son homme. En même temps qu’il cumule les petits boulots, Boris crée (en 2006) son propre fanzine – Dérive urbaine, première revue de BD audonienne – et collabore avec d’autres auteurs. Une envie de dessiner en bande. « C’est à ce moment que j’ai libéré mon

Il porte un regard critique sur l’exclusion, la société de consommation et la stigmatisation de certaines franges de la population. appartenait à ma mère, s’empresse-t-il d’ajouter. Mais c’est la première BD qui me revient en mémoire. Un vrai déclic qui m’a assez vite conduit à piocher dans un registre plus classique : Spirou, Achille Talon, Mickey, Picsou, etc. » Alors, à l’âge où beaucoup lâchent feutres et crayons de couleur, Boris continue de griffonner ça et là, au point d’envisager, durant ses années de collège, de créer un fanzine.

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dessin. Naïf et agressif, comme le ferait un enfant. La spontanéité compte beaucoup pour moi. » Il fait ainsi sienne la philosophie du « dessin maladroit » et du coup de crayon accidentel. « J’y fais très attention ! Il y a toujours quelque chose à exploiter dans l’imprévisible. » Ainsi use-t-il de l’encre de Chine pour marquer une ambiance noire, souvent nocturne. Un univers qu’il va sortir des fanzines et autres revues spécialisées, le temps d’une exposition à l’office de tourisme de Saint-Ouen, dans le cadre de Formula Bula. La manifestation (du 12 au 15 mai, voir pages 2,3) va lui permettre de « côtoyer de grands noms de la BD indépendante » ; et lui donnera l’opportunité de « faire découvrir mon travail au grand public », espère-t-il. Dans son œuvre, Boris porte un regard critique sur l’exclusion, la société de consommation et la stigmatisation de certaines franges de la population. Autant de sujets qu���il développe avec humour ou cynisme. Le prisme Hurtel n’est pas déformant, mais critique. La plupart de ses histoires se construisent autour de rencontres improbables entre des personnages un peu paumés ou à la marge : chômeurs, prostitués, écrivains ratés ou immigrés clandestins. « Il y a parfois une part autobiographique », concède-t-il. En témoignent certains de ses personnages pour lesquels toute ressemblance avec l’auteur n’est pas fortuite…

Géraldine Bouton Photo : Pascal Raynaud

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n savoir plus

_Exposition à l’office de tourisme, jusqu’au 24 mai, d’une vingtaine de ses planches d’histoires courtes publiées dans différents fanzines. Séance de caricatures samedi 14 mai de 12 h à 18 h. _ Participation à la rencontre « A la force du poignet », dimanche 15 mai de 15 h à 16 h à Persépolis. _ L’univers de Boris sur www.borishurtel.net


Journal de Saint-Ouen n°33