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Trouver sa voie

Pour la deuxième année consécutive, Explora Jeunes va permettre aux 16-25 ans de pénétrer dans le monde de l’entreprise. Du 4 au 8 avril, des rencontres, des tables rondes et des visites d’entreprises situées à Saint-Ouen sont programmées. Plus de 300 jeunes sont inscrits pour l’instant à cette initiative municipale visant à favoriser l’emploi. > p.8

cantonales Jacqueline Rouillon réélue Avec 54,15% des voix, Jacqueline Rouillon, conseillère générale sortante et maire de SaintOuen, a été réélue, dimanche 27 mars, lors du deuxième tour des élections cantonales. Elle siègera pendant trois ans au Conseil général de la Seine-Saint-Denis.

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presse à l’école Soutien aux otages Plusieurs journalistes dont Florence Aubenas ont rencontré des élèves de l’école Bachelet, le 22 mars lors de la Semaine de la presse à l’école. L’occasion de parler du métier et de mettre l’accent, avec le comité de soutien aux otages retenus en Afghanistan, sur l’importance de la liberté de la presse à travers le monde.

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festival du jeu : ouverture le 4 avril Des milliers d’enfants sont attendus à l’Ile-desVannes pour découvrir, pendant deux semaines, tous styles de jeux. Un week-end familial permettra également aux plus grands de s’amuser, les 16 et 17 avril.

Pascal Raynaud

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21e Festival du jeu

Une activité vitale p o Du 4 au 17 avril, Saint-Ouen vit au rythme du Festival du jeu. Plus de 12000 visiteurs sont attendus à l’Ile-des-Vannes.

NICOLE AMEDRO

Adjointe en charge de l’enfance, de l’enseignement et des ressources humaines

Voici le plus beau des écrins. Ouvrezle doucement, c’est l’embarquement immédiat pour un « voyage dans le temps». Tel est le thème du Festival du jeu qui se déroule cette année du 4 au 17 avril à l’Ile-des-Vannes. Pour présenter plus de 400 jeux et séduire près de 13 000 visiteurs, il faut cinq ingrédients: faire le tour d’Europe à la recherche de jeux nouveaux ; se creuser la tête pour trouver un thème fédérateur; imaginer une scénographie qui donne envie de jouer aux petits comme aux grands; tisser des liens privilégiés avec des auteurs et des éditeurs indépendants ; assumer son choix. « On présente les jeux qu’on aime ; ceux qui ne nous plaisent pas, on les écarte, quel que soit le jeu et quelle que soit la pression des médias», affirme-t-on au service municipal de l’enfance. Ce n’est pas une attitude bravache. D’emblée, le festival a rejeté la logique marchande au profit de la découverte. Pari tenu : en cette année 2011, pour sa 21e édition, le Festival du jeu de Saint-Ouen rayonne sur tout le département.

Le Festival du jeu est un élément phare de la politique éducative municipale. On le constate dans la durée, c’est la 21e édition ; dans la mobilisation de toutes nos équipes ; et dans le nombre de visiteurs – plus de 12 000 l’an dernier. C’est le principe de la découverte partagée, hors de la sphère marchande, qui est ici couronné de succès. Ce n’est pas le supermarché des jeux, c’est bien au contraire la défense de valeurs fortes telles que la

Vertus éducatives

solidarité, l’échange, le res-

Le festival du jeu relève au départ d’une idée toute simple : psychologues, éducateurs et enseignants conviennent que le jeu est une activité vitale pour l’enfant. En effet, que propose l’univers du jeu? Choisir un monde à créer, en comprendre les règles, savoir attendre son tour, faire la différence entre un partenaire et un adversaire, jouer pour gagner sans subir le stress du résultat, apprendre à perdre sans se lancer des noms d’oiseaux à la figure. Social, le jeu l’est certainement. Quant aux vertus éducatives, elles sont incontestables : la pratique du classement (dans les jeux de cartes), du comptage (au loto), de la réflexion (pour les jeux de stratégie), sans oublier les jeux d’adresse. Finalement, l’enfant ne joue pas en apprenant, il apprend parce qu’il joue. Au service enfance, on se souvient des premières années de l’événement, qui représentait un temps fort dans l’activité des centres de loisirs; puis «la Ville

pect de l’autre, le dialogue intergénérationnel. Vous le verrez, c’est un moment magique et merveilleux. De grands professionnels participent à la mise en scène de telle sorte qu’on ne reconnaît même plus la nef. Et je vous invite à visiter l’exposition des personnages voyageant dans le temps ainsi que la boutique dont les jeux n’ont pas la faveur des grands circuits de distribution.

se l’est approprié et c’est devenu un festival à part entière, qui jalonne la vie de la cité ». Aujourd’hui, la municipalité finance à 90 % le festival, avec une participation du Conseil général. Alors, pour être à la hauteur de ce grand rendez-vous ludique, chaque année 50 à 70 animateurs des centres d’accueil de maternelle et de primaire s’engagent dans un véritable marathon. Il faut découvrir les jeux, vérifier que les règles soient rapides et faciles à comprendre, veiller à l’interactivité entre les joueurs et bien observer la place du joueur lui-même.

350 jeux à découvrir Au final, il aura fallu déballer pas moins de 500 jeux pour en conserver 320 à 350, qui seront répartis en huit pôles. Cette année, les huit vaisseaux spatio-temporels auront pour architectes : les hommes de Cro-Magnon, les pirates, les trappeurs, les cow-boys et les indiens ; il y aura également un espace dédié au temps des pyramides, un autre aux châteaux forts ; le voyage intersidéral sera possible avec des jeux futuristes ; quant aux jeux multimédias, ils feront l’objet d’une sélection préalable avant d’être présentés au jeune public. Durant les deux semaines du festival, les enfants sont accueillis avec leur classe, mais également en temps périscolaire. D’ailleurs, « il n’est pas rare que les enfants réclament ensuite à leurs animateurs un jeu qu’ils ont découvert pendant le festival », souligne l’équipe du service enfance. Pour la famille, un week-end non-stop est programmé les 16 et 17 avril. En attendant, un petit conseil : choisissez de jolies chaussettes pour arpenter les 2400 m2 d’exposition. Car sur cet immense tapis de jeu, une seule chose reste interdite: les chaussures.

Jacqueline Martinez Photos : Alice Guérin et Pascal Raynaud

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n savoir plus

Service municipal de l’enfance, 50 av. Gabriel-Péri –Tél. : 01 49 18 96 96

Pour les familles et les tout-petits _Après-midi spécial tout-petits et soirée familiale le 15 avril. L’espace de jeux sera adapté aux très jeunes enfants (de quelques mois à 4 ans) accompagnés de professionnels de la petite enfance. Cet après-midi sera prolongé de 17 heures à 20h30 par une soirée spéciale familles. Inscription obligatoire auprès de la direction de la petite enfance, 19 rue des Rosiers – Tél.: 01 49 45 69 89. _Week-end familial les 16 et 17 avril. Samedi de 15 heures à 0 h 30, dimanche de 15 heures à 19 heures. Entrée gratuite.

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p our la famille

Dans toute la ville

Rendez-vous ludiques Quel est le point commun entre le restaurant d’entreprise d’Alstom (photo), le centre municipal de santé, les médiathèques Lucie-Aubrac, Persepolis et Glarner ? Les adultes y sont conviés pour une affaire très sérieuse : le jeu ! Pour réveiller le petit enfant qui sommeille encore en eux ? Sûrement. Mais aussi pour rappeler combien ce moment de partage reste unique et forge les plus beaux souvenirs. Du 28 mars au 1er avril, les animateurs y auront présenté en avant-première les jeux du festival.

A quoi jouez-vous avec vos enfants? Se rendre à l’Ile-desVannes _ En voiture Nef Belloni, 15 bd Marcel Paul à L’IleSaint-Denis (parking extérieur).

_ En transports en Elodie, Olivia (4 ans), Lukas (15 mois) « On joue au loto, au jeu du verger, au jeu de l’oie. » Elodie, la maman, travaille à temps partiel pour consacrer du temps à ses deux enfants. Le mercredi, toute la petite famille se rend à la médiathèque Persepolis pour emprunter un livre. Et le samedi, rendez-vous à la ludothèque. « C’est pratique, surtout quand il pleut. Et puis, c’est l’occasion de rencontrer d’autres familles qui ont des enfants en bas âge. Nous sommes, au fil des mois, devenus amis. »

Jacob et Charly-Marlon (6 mois) Outre la promenade avec son dernier-né,Jacob joue avec le plus grand. «Louis ne s’intéresse plus aux Lego, nous sommes passés au Playmobil.» Mais ce que Jacob partage avant tout avec son fils, c’est sa passion pour Star Wars. «Cet été, près de Béziers, nous nous sommes arrêtés dans une petite épicerie et Louis a vu par terre des stacks [magnets qui permettent de faire des combinaisons et des jeux de bataille, ndlr]. Il était fasciné.» Louis a dans sa boîte à trésors pas moins de 150 magnets aujourd’hui. « Une fois par mois, nous partons à la recherche de ces stacks, cela fait partie de la Quête. » Car il faut pister les starks que l’on trouve chez les faillitaires. Le jeu est passé de mode, mais la passion de Star Wars reste intacte.

Elodie, Yannis (3,5 ans) et Lenny (1 an) « Je travaille jusqu’à 23 heures, mes enfants sont déjà couchés quand je rentre à la maison. Mais je préserve les mercredis pour passer du temps avec eux. » La sortie au parc est incontournable pour les garçons : « c’est le toboggan que préfère Yannis » et, lorsque son oncle les accompagne, « on joue au foot ». A la maison, Yannis est entouré de grands qui lui ont communiqué le virus de la console informatique. « Mon plus jeune frère Rudy a dix ans de différence avec mon fils, alors ils jouent souvent, et le papa aussi. » La maman veille, quand Yannis joue seul, à ce que les jeux soient adaptés à son âge. Et puis, « j’essaie de faire en sorte qu’il ne reste pas trop longtemps devant son écran »…

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commun Métro : ligne 13 Mairie-de-SaintOuen ; bus 137 et 166, arrêt MarcelPaul ; RER ligne C, station Saint-Ouen.

_ Navettes gratuites pour les familles Samedi 16 avril de 14 h 30 à 0 h 30, dimanche 17 avril de 14 h 30 à 19 h 30. Les navettes s’arrêteront aux points suivants : hôtel Manhattan, avenue du CapitaineGlarner;Conforama; avenue Gabriel-Péri par la rue ErnestRenan ; mairie de Saint-Ouen ; rue Albert-Dhalenne face au Château ; Ile-des-Vannes.


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Depuis 2008

venir…

L’école à l’ère du numérique

2 avril

_ Match Red Star-Avion _ Soirée solidarité Haïti, salle Barbara

La municipalité a choisi de mettre l’accent sur les nouvelles technologies dans les établissements scolaires, faisant ainsi de Saint-Ouen l’une des villes pionnières en la matière. Depuis l’année scolaire 2008-2009, tableaux numériques interactifs (TNI) et ordinateurs ont progressivement été installés dans toutes les écoles maternelles et élémentaires de la ville.

_ Festival danses et _ _

musiques du monde à la Maison basque François Vallejo, écrivain, à la médiathèque LucieAubrac Coupe Alain-Dauliac (patinoire)

3 avril

_ Vivicittà _ Loto de Mosaïques 93 _ Coupe Alain-Dauliac (patinoire)

4 avril

_ Conseil municipal 4-8 avril

_ Explora Jeunes 4-16 avril

_ Festival du jeu 5 avril

_ Atelier mémoire Debain, à la médiathèque LucieAubrac

6, 12, 14 avril

_ Atelier Mille Plateaux Sous l’impulsion de son directeur, Yves Cohen, l’école maternelle Victor-Hugo, pôle d’innovation Technologies de l’information et de la communication à l’école (TICE) du département, fut pionnière en matière de TNI. Depuis, toutes les écoles en sont équipées ; certaines en ont même jusqu’à trois ! Aujourd’hui, la ville compte près d’une trentaine de tableaux numériques interactifs. Le tableau à craie serait-il dépassé ? « Oui », répondent en chœur les enfants de la classe de grande section de maternelle de l’école Paul-Langevin. Pour eux, pas de doute, le TNI installé dans leur classe depuis un mois est bien plus amusant. « Ça change de d’habitude. Sur ce tableau-là, on peut écrire et dessiner », s’enthousiasme Nino.

à Mains d’œuvres

6 avril

_ Banlieues Bleues à l’Espace 1789

8 avril

_ Concert de jazz au Château

_ Nuit de fête à Mains d’œuvres

_ Début des vacances de Pâques

10 avril

_ Concert Mains d’œuvres à la maison de quartier du Landy

Tous les matins, Maëlys Roger, l’enseignante, leur fait faire quelques exercices sur le TNI à l’aide du logiciel Floc. Aujourd’hui, c’est atelier d’écriture. L’enseignante clique sur la souris et la fiche d’exercice apparaît sur le tableau. A l’aide d’un stylo numérique, elle la complète. « Avant, je photocopiais en A3 les exercices pour qu’ils puissent les voir, maintenant je leur montre directement, c’est beaucoup plus interactif », explique l’enseignante. Dans la classe, les élèves peuvent aussi utiliser deux ordinateurs. La maîtresse montre d’abord sur le TNI l’exercice à faire et les enfants doivent ensuite le répéter sur le PC. « C’est comme l’ordinateur à la maison, au moins on ne s’ennuie pas », commente Inès. Dorénavant, toutes les classes de grande section de la ville sont équipées de deux ordinateurs, soit

soixante écrans plats et tactiles installés dans dix écoles maternelles. Les plus grands ne sont pas en reste. Chaque école élémentaire est désormais dotée d’une salle informatique comportant quatorze postes et une imprimante. Les équipements des directions d’école ont aussi été modernisés. Le maire s’est ainsi rendu en mars dernier à l’école Victor-Hugo visualiser le matériel dernier cri de l’établissement. Grâce aux investissements municipaux en matière de technologie pédagogique, les écoles de Saint-Ouen sont désormais entrées de plain-pied dans l’ère du numérique.

Noémie Debot-Ducloyer Photo : Pascal Raynaud

Jusqu’au 10 avril

_ Rencontres numériques à l’Atlas

19 avril

_ Concert de Victor Démé

::4 avril:::::::::::::::

::19 mai:::::::::::::::::::::::::::::::::

Vote du budget au conseil municipal

Emission télé pour les seniors

La prochaine séance du conseil municipal se tient lundi 4 avril à 18 heures à l’hôtel de ville. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

à Mains d’œuvres

21 avril

_ Rencontre avec François Ayroles à la librairie Folies d’encre

::28 avril:::::::::::::

24 avril

_ Journée du souvenir des

Compositions florales pour les seniors

victimes de la déportation

Une composition florale sur le thème du muguet est proposée au service des parcs et jardins, jeudi 28 avril à 14 heures. Participation: 10 euros. Nombre de participants : 10.

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Le service des retraités invite les seniors à participer à l’émission de Naguy à la Plaine Saint-Denis , « Tout le monde veut prendre sa place », jeudi 19 mai. Nombre de participants : 24. Gratuit. Attention : pour des raisons de réservation, les inscriptions seront closes vendredi 15 avril. Lieux et horaires de ramassage : angle rues du Cap.-Glarner/E.-Zola : 12 h ; Garibaldi (église) : 12 h 05 ; angle rues des Rosiers/Paul-Bert : 12 h 10 ; Debain : 12 h 15 ; angle rues du Dr-Bauer/Michelet : 12 h 20 ; mairie : 12 h 25 ; place d'Armes : 12 h 30.

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n savoir plus

Renseignements et inscriptions à l’espace Valérie-Geoffroy, 41 rue Albert-Dhalenne. Tél. : 01 49 45 77 01


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Sécurité

«Lutter sans relâche contre tous les trafics» Il est environ 18 h 30, le 16 mars, lorsque des coups de feu retentissent rue Charles-Schmidt. Trois personnes âgées de 18 à 26 ans sont touchées – à la main pour l’un, aux jambes pour les deux autres. Dans la soirée, deux personnes sont arrêtées et confiées à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis. Condamnant ces actes, le maire et Abdelhak Kachouri, adjoint en charge de la sécurité, réaffirment dans un communiqué « la nécessité de poursuivre, avec des moyens accrus de l’Etat, la lutte sans relâche engagée contre tous les trafics et ces économies parallèles qui menacent la sécurité de tous ». Par ailleurs, ils interpellent Christian Lambert, préfet de Seine-Saint-Denis, réitérant leur demande « d’effectifs statiques » de

policiers affectés à divers endroits de la ville. Dans un courrier adressé au préfet, le 7 mars – à la suite d’une décision de justice imposant la fermeture de deux armureries audoniennes –, le maire rappelait que la lutte contre la présence d’armes dans la ville devait être un objectif majeur de l’Etat. Dans un second temps, les habitants de la cité Ottino-Vaillant – où la fusillade a eu lieu – ont été reçus en mairie le 22 mars. Locataires et commerçants ont fait le déplacement pour témoigner de leurs craintes et de leur colère : absence d’interlocuteurs, de réponses et de traitement des problèmes posés « alors qu’ils existent depuis longtemps ». « Nous sommes conscients de la situation qu’ils décrivent. Nous tentons à l’échelle locale d’apporter des réponses, notamment sur le plan éducatif, assure Abdelhak Kachouri, adjoint en charge de la prévention et de la sécurité. Mais dans le domaine de la sécurité, nous ne pouvons agir seuls ! Il faut que les services de l’Etat soient présents à nos côtés dans une démarche partenariale efficace. » Egalement présent à la réunion, l’Office public de l’habitat Seine-Saint-Denis (OPH93) a pris part à l’échange. En effet, la question de la résidentialisation de la cité OttinoVaillant a été posée. « Nous nous y sommes engagés auprès de nos locataires », affirme le directeur du développement social et de la tranquillité de l’OPH93. Plusieurs aménagements sont prévus, notamment l’instal-

Julien Millet

A la suite de la fusillade du 16 mars dans le quartier Garibaldi, les élus ont reçu une vingtaine d’habitants qui ont témoigné de leur quotidien. L’occasion pour la municipalité de réaffirmer la nécessité de poursuivre ses efforts et d’appeler l’Etat à renforcer les effectifs policiers.

Le maire et ses adjoints avaient alerté le préfet dès le mois de décembre lors de sa visite à Saint-Ouen.

lation d’une grille avec un contrôle d'accès à l'entrée de la cité (26 rue Charles-Schmidt), de nouvelles portes d'entrée des halls, équipés d'un deuxième contrôle d'accès, etc. « Malgré les menaces et les actes de vandalisme

sur le chantier, nous nous mobilisons pour terminer la résidentialisation avant l'été », poursuit-il. Les habitants ont aussi évoqué la possibilité de constituer une amicale de locataires. Ils jugeront aux actes.

2 avril

« Les Haïtiens, exilés dans leur propre pays » Neurologue et écrivain insatiable, Jean Métellus, un « enfant d’Haïti », viendra échanger avec les Audoniens sur l’histoire de sa terre natale, le 2 avril, pour la soirée « Haïti, un an après le séisme, la solidarité continue ».

Eric Simon

Jadis « perle des Antilles », Haïti, première république noire du monde, est aujourd’hui une nation dévastée. Comment en est-on arrivé là? La communauté internationale n’a jamais admis qu’Haïti, une nation nègre, arrache son indépendance en 1804. Cela a été perçu comme un défi, une menace. Dès lors, le pays est resté seul, écarté du monde. Il y a eu des embargos successifs, le premier étant imposé par Napoléon, au début du XIXe siècle, lorsque les Haïtiens ont fait battre en retraite ses troupes. Et tout au long des XIXe et XXe siècles, la donne n’a pas vraiment changé. Une réelle pression est exercée sur le peuple haïtien. Jamais, durant ces dernières décennies, il n’y a eu de sursaut ? Haïti a connu quelques heures heureuses, notamment entre 1946 et 1950. A cette période, nous avions un gouvernement progressiste, il y avait de l’espoir. Puis il y a eu le coup d’Etat et l’arrivée de François Duvalier (« Papa Doc »). Tout s’est dégradé. Je me suis exilé en 1959. Mais je retourne fréquemment à Haïti depuis 1985 et la chute du régime Duvalier.

Etes-vous retourné à Haïti depuis le séisme ? Je n’en ai pas eu l’occasion. Mais je suis en contact avec des amis restés là-bas. A partir de ce qu’ils me racontent et des images de la télévision, j’ai écrit plusieurs textes et poésies. Aujourd’hui, les Haïtiens sont mis de côté. L’aide promise n’arrive pas. Il faut que la communauté internationale tienne ses promesses. Les habitants vivent toujours sous des tentes, comme des exilés dans leur propre pays. Les édifices publics n’ont pas été reconstruits. Le sort des Haïtiens est quelque peu éclipsé par les récents événements internationaux. J’en veux pour preuve le deuxième tour de l’élection présidentielle haïtienne. Organisé le 21 mars dernier, il n’a pas vraiment eu d’échos. Il faut croire qu’il n’y a pas eu assez de sang pour que les médias s’en emparent…

Propos recueillis par G. B.

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n savoir plus

_« Haïti, un an après le séisme, la solidarité continue », samedi 2 avril à partir de 19 heures, salle Barbara. Entrée libre. _Sur Jean Métellus : www.jeanmetellus.com

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Journée citoyenne

Les enfants poussent les portes de L’Oréal Près de 70 salariés de Gemey-Maybelline-Garnier (filiale du groupe L’Oréal) ont investi la ville, le 16 mars. Voilà quatre ans que le groupe organise une journée durant laquelle le personnel œuvre au sein d’associations audoniennes. « Chaque année, nous découvrons des associations différentes. Cela nous permet d’aller à la rencontre des habitants et d’échanger avec eux, souligne Jacqueline Chaussard, chef de projet “diversité et handicap”. C’est aussi une manière de montrer que nous sommes ouverts et abordables. » Pour cette édition 2011,

commerciaux et as du marketing se sont improvisés professeurs lors d’une session d’aide aux devoirs et artistes pour la réalisation d’une grande fresque de photos. Le tout orchestré par l’association Unis pour réussir. D’autres encore ont prêté main-forte aux bénévoles des Restos du cœur pour décharger les camions de marchandises et distribuer la nourriture aux bénéficiaires. Le Secours populaire, pour sa part, avait prévu un programme dense : bricolage, distribution de vêtements, installation informatique, etc.

L’association D-Brouy Jeuness avait quant à elle un projet de jardin partagé : le « Pot’Arago ». Un lieu convivial dans lequel les jeunes de l’association et leurs parents pourront cultiver fruits et légumes. Hasard du calendrier, l’installation du jardin coïncidait avec la journée citoyenne. Les services municipaux, les enfants du quartier Arago, les membres de l’association et les salariés du groupe de cosmétiques ont donc préparé le terrain situé passage Robespierre. L’idée a germé, il y a deux ans, « après une visite au Jardin des plantes et un rapide bilan des habitudes alimentaires des enfants», se souvient Lisa Single, secrétaire de D-Brouy Jeuness. Après diverses démarches auprès de la mairie et de L’Oréal, le projet est devenu réalité. Prêté par la Ville, le jardin comprendra dix petites parcelles de terre, un espace prairie, un lieu dédié à la flânerie à l’ombre d’arbres fruitiers, des châssis, etc. Prochaine étape: le choix des plantations. Celui-ci se fera en concertation avec les enfants de l’association. « L’objectif est d’y organiser des ateliers pédagogiques pour travailler avec eux sur les insectes, la saisonnalité, le respect des cycles… poursuit Lisa Single. Nous souhaitons que le jardin vive tout au long de l’année, qu’il y ait toujours quelque chose à voir.» Les services municipaux assureront un suivi pédagogique et un accompagnement.

Jardinage à Arago avec D-Brouy Jeuness.

Géraldine Bouton Photos : Jérôme Panconi

Les enfants de l’association Unis pour réussir ont rendu visite aux salariés de Gemey-Maybelline-Garnier avec lesquels ils ont réalisé une fresque.

Japonais de Saint-Ouen

Commémoration

Le «cauchemar» vécu à distance Fin de la guerre en Algérie Le 11 mars, le Japon était frappé par le plus violent séisme de son histoire, suivi d’un tsunami dévastateur : bilan humain, dégâts matériels et risque nucléaire… les Japonais installés à Saint-Ouen se montrent très affectés. «Un cauchemar!» pour Ritsuko Nazé, professeur au conservatoire de Saint-Ouen, qui n’a pas d’autre mot pour évoquer la situation de son pays d’origine. En France depuis 1989, la jeune femme a immédiatement cherché à faire venir sa famille tokyoïte. Mais si sa mère s’est laissée convaincre de prendre le premier avion pour Paris, il n’en a pas été de même pour son père, sa tante et ses cou-

sins: «Comme les autres ne bougent pas, ils n’ont pas voulu bouger.» Manque d’information sur les risques nucléaires ou excès de sang-froid ? Pour Ritsuko Nazé, « la sérénité japonaise est à la limite de l’inconscience. La France a peut-être tendance à être alarmiste, mais au Japon, on est dans l’excès inverse. » Bloquées dans un village à proximité de Sendaï – nordest du Japon, où le tsunami a été le plus violent –la mère et la sœur de Yoshimi Katahira, une autre Audonienne, connaissent une toute autre situation que les habitants de la capitale : « Leur maison a été abîmée par le séisme. Elles ont peur d’une nouvelle secousse qui la ferait s’effondrer. Et je suis très inquiète pour elles, car il y a tous les jours des tremblements de terre. » Depuis le drame, cette dessinatrice de mangas retrouve régulièrement des compatriotes pour étudier avec eux les possibilités d’action. Mais les routes sont détruites; ils attendent donc que les problèmes d’acheminement soient réglés pour envoyer de l’argent ou de la nourriture. A la menace d’une réplique très forte s’ajoute aussi le risque nucléaire, présent dans tous les esprits. Peintre et graveur audonien, Tadashi Mamada pense que « c’est le moment de réfléchir à l’avenir des centrales pour y mettre fin ». « Fataliste » face à une nature qui dicte ses lois, l’artiste de 59 ans considère, en revanche, que l’homme a une responsabilité sur le plan nucléaire. Et donc une marge d’action pour éventuellement limiter les dégâts provoqués par les séismes, même si, reconnaîtil, celui du 11 mars a « dépassé l’imaginable ».

Isabelle Friedmann

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Sébastien Bossi

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Samedi 19 mars, la municipalité et les anciens combattants en Algérie, au Maroc et en Tunisie ont célébré la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie, à l’occasion du 49e anniversaire du cessez-le-feu du 19 mars 1962 qui y mit fin. Jacqueline Rouillon et Roger Guérin, conseiller municipal délégué à l’histoire locale, à la mémoire et à la culture de paix, ainsi que les associations d’anciens combattants (Ulac et Fnaca) ont déposé des gerbes sur la place du 19-Mars-1962, avant de se rassembler devant le monument aux morts. La cérémonie s’est achevée au Carré militaire du cimetière communal.


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Semaine de la presse à l’école

Du beau monde à Bachelet Mardi 22 mars, sept journalistes dont Florence Aubenas se sont rendus à l’école Bachelet pour faire découvrir leur métier aux élèves. Dans la cour de récré de l’école Alexandre-Bachelet, ils scrutent le petit groupe de « grandes personnes » qui avance tranquillement. « Les journalistes arrivent ! » s’écrie un élève enthousiaste à la perspective de parler «presse et média» avec les reporters Florence Aubenas, Michel Anglade, Bertrand Boyer, Laurent Bignolas, Richard Coffin, etc. Une expérience inédite qui s’inscrit dans le cadre de la 22e Semaine de la presse à l’école. Le 22 mars, quelque 80 écoliers – du CE1 au CM1 – se sont glissés dans la peau des interviewers : « En quoi consiste le métier de journaliste ? » ; « Qui crée l’information ? » ; « Une information peut-elle être la même chaque année?»; «Faut-il parler plusieurs langues?»… « Je suis toujours surpris par la pertinence des questions, souligne Bertrand Boyer, de France 3. Avec la multiplication des supports, cette génération baigne dans l’information. A cet âge-là, le métier de journaliste fascine encore. La phase de désamour vient après ! » Les apprentis journalistes ont également impressionné Florence Aubenas, une habituée de la Semaine de la presse à l’école. « Nous avons eu droit à des questions élaborées et assez techniques, rapporte-t-elle. C’est un exercice sympa que d’expliquer notre métier aux enfants. Avec eux, il n’y a pas de détours!» Dans la salle, Simon, 8ans, couvre l’événement. Il sillonne la salle dans tous les sens à la recherche de la bonne photo, celle qui illustrera les articles publiés dans le prochain journal de l’école. « J’aimerais bien être journaliste, mais je ne partirai pas à la guerre ! » prévient-il. Après une heure d’échanges, les journalistes investissent les classes pour deux heures d’atelier sur l’information sportive, la composition de la une, la réalisation

Florence Aubenas au micro.

d’un reportage, etc. Ils sont tous membres du comité de soutien aux journalistes Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière. « Nous voulions également évoquer la question de la liberté d’expression. Une occasion de faire un peu d’éducation civique», précise Nathalie Nouailles, enseignante. L’aventure journalistique ne s’est pas arrêtée là pour les élèves de Bachelet. Le 25 mars, ils ont arpenté les coulisses de France 3 pour un reportage «sur le terrain». D’ici la fin de l’année, ils devraient encore produire deux numéros de leur journal Bachelet vous dit (voir JSO n°30, pp 8,9). Qui a déjà remporté le prix de l’académie de Créteil et postule au Concours national des journaux d’école – résultat le 8 juin…

Géraldine Bouton / Photos : Jérôme Panconi

N’oublions pas les otages en Afghanistan ! Cela fait maintenant 457 jours (au 31 mars) que les journalistes de France Télévisions Stéphane Taponier – qui vit à SaintOuen – et Hervé Ghesquière sont otages en Afghanistan avec leurs trois accompagnateurs afghans. Pour les soutenir, rendez-vous sur : www.ville-saintouen.fr – www.liberezles.net – www.soutienherveetstephane.org

Elections cantonales

Zebrock au bahut

Jacqueline Rouillon réélue

Dans la langue d’Aznavour, Trenet… et Ours

La maire, conseillère générale du canton Saint-Ouen-Sud depuis 2004, a été réélue à l’issue du scrutin des 20 et 27 mars. « Les valeurs de notre ville sont les grandes gagnantes de cette élection au Conseil général comme à Saint-Ouen », a déclaré Jacqueline Rouillon à l’annonce des résultats.

2e tour Inscrits Votants Abstentions Blancs et nuls Exprimés Jacqueline Rouillon William Delannoy

12 479 4395 8 084 223 4 172 2259 1913

35,22 % 64,78 % 1,79 % 33,43 % 54,15 % 45,85 %

12 478 4096 8 382 114 3 982 1 262 1 201 1 142 227 77 73

32,93 % 67,17 % 0,91 % 31,91 % 31,69 % 30,16 % 28,68 % 5,70 % 1,93 % 1,83 %

1er tour

Pascal Raynaud

Michel Anglade, journaliste-reporter d’images à France 3.

Inscrits Votants Abstentions Blancs et nuls Exprimés Jacqueline Rouillon William Delannoy Elise Boscherel Olivier Decrock Patrick Pedrot Abdellaziz Brikat

Une quinzaine de collégiens de Jean-Jaurès ont rencontré le chanteur Ours à l’Espace 1789, le 16 mars. L’artiste s’est volontiers prêté aux jeux des questions-réponses, quelques minutes avant son concert acoustique. Pour Nikola originaire de Serbie, Amy du Sénégal, Maimouna de Côte d’Ivoire et leurs camarades, journalistes d’un jour, l’exercice est intimidant. Arrivés en France depuis peu, tous fréquentent la classe d’accueil du collège, qui permet à ces non-francophones de suivre une scolarité adaptée. Cette année, Léonore Zylbergberg, leur professeure de français, et quelques-uns de ses collègues, ont rejoint le mouvement Zebrock au bahut. Depuis vingt ans, l’association propose de découvrir la chanson française par l’étude de textes, la rencontre avec des artistes, etc. Avec sa nouvelle intiative, « Bienvenue », Zebrock s’adresse aux classes d’accueil. « C’est une manière de découvrir la culture française à travers sa tradition de la chanson. Nous leur montrons ainsi de quelle façon a évolué le langage », explique Patrick Winzelle, conférencier de l’association. Nikola, Amy et leurs camarades étudient donc Trenet, Aznavour, Bérurier Noir dans le texte! Prochaine étape: l’écriture d’articles, publiés au printemps dans le webzine Zebrock. G.B.

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www.zebrock.net

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Explora Jeunes HAKIM HALLOUCH

Rendez-vous av Ils ont entre 16 et 25 ans, ils sont audoniens. Du 4 au 8 avril, ils ont rendez-vo Explora revient! Une semaine durant laquelle les jeunes et 87 entreprises impl vont échanger autour des métiers et de l’orientation. Si l’esprit de la manifes intact, cette deuxième édition apporte quelques nouveautés.

Conseiller municipal délégué à la jeunesse

Pour cette seconde session d’Explora Jeunes, la philosophie reste la même. Nous sommes partis du constat qu’il y a une distorsion entre le tissu économique audonien et la population. Nous avons une gamme étendue d’entreprises devant lesquelles les jeunes passent sans savoir ce qu’on y fait, comment y «entrer». D’où ce dispositif de rencontres et d’échanges autour d’intérêts communs. Les uns veulent en savoir plus sur les parcours professionnels tandis que les autres souhaitent élargir leur vivier de candidats. Ceci étant, Explora Jeunes n’est pas un forum de recrutement. Les jeunes sont d’abord là pour trouver leur voie. A notre niveau, nous pouvons agir sur la connaissance des métiers aux côtés des acteurs de l’insertion et de l’éducation. Explora, c’est la preuve par l’exemple. Qu’y-a-t-il de mieux qu’un artisan, qu’un graphiste ou qu’un pompier pour parler de son métier?

Chiffres • 316 jeunes Audoniens se sont inscrits pour l’instant afin de participer à la seconde édition d’Explora Jeunes. Inscriptions ouvertes jusqu’au 1er avril. 8

Essai transformé pour Explora! Devant le succès de l’initiative en 2010, la Ville a décidé de reconduire le rendez-vous. L’an passé, 93 entreprises se sont mobilisées. Certaines avaient choisi d’ouvrir leurs portes tandis que d’autres avaient participé aux tables rondes et aux ateliers. De nombreux jeunes Audoniens avaient pris le chemin d’Explora. Parmi eux, Nadia, 25 ans et polyglotte, a signé un contrat dans une chaîne d’hôtellerie ; Mickaël, 24 ans, fait ses armes en alternance dans le secteur du BTP au sein d’un grand groupe. Idem pour Omar, 20 ans, qui étudie les techniques de vente. Si une vingtaine de jeunes ont trouvé un emploi, un contrat en alternance ou un job d’été, des dizaines d’autres y ont vu un peu plus clair dans leur orientation. La vocation première d’Explora. D’autant qu’aujourd’hui, « les métiers et les formations – notamment dans la filière pro – évoluent très vite », constate Pierre Dumoulin, directeur du Centre d’information et d’orientation (CIO) de Saint-Ouen et Saint-Denis depuis 1991. A l’heure du choix d’orientation, certains sont loin des réalités. Que sait-on du monde du travail au sortir du collège ?

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« Il n’est pas rare que des jeunes nous demandent la marche à suivre pour devenir footballeur ou mannequin. Ils restent dans les clichés ou veulent suivre leurs copains. Les métiers porteurs tels que le BTP, la métallurgie ou la comptabilité, par exemple, n’ont pas d’image auprès de certains jeunes», poursuit Pierre Demoulin. Pour lui, l’orientation se joue parfois à peu de choses. « Il s’agit bien souvent d’un déclic, d’une rencontre avec un professionnel. Sur ce plan, Explora a un vrai rôle à jouer. »

Rencontres, visites… Alors, jeunes Audoniens, à vos agendas! Le lundi, mardi, jeudi et vendredi, des rencontres, ateliers, tables rondes et visites d’entreprises sont organisés dans des secteurs aussi différents que la communication, le tourisme, la mode, la restauration, le BTP, etc. Comme l’an passé, la journée du mercredi (le 6 avril) reste un temps fort. Un mini-forum des métiers s’invite à la Maison basque (59 avenue Gabriel-Péri) toute la matinée. Une quinzaine d’entreprises seront présentes. Quels métiers?


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avec l’avenir ez-vous avec leur avenir. implantées à Saint-Ouen nifestation demeure

Les partenaires Explora Jeunes 2 _ Animation/Enfance. Red Star, groupe Babilou, services municipaux (direction de la jeunesse, direction de la petite enfance, relais des assistantes maternelles, crèches, direction de l’enfance, direction des sports, unité des retraités). Artisans, commerçants. Akram viande, Chambre des métiers de Seine-Saint-Denis, La Main d’or, Monceau Fleurs, Optical service, Mme Barthélémy (tapissier). Assistanat/comptabilité. L’Oréal, Semiso, Solendi, OPHLM, Danone, Charles Gaudefroy. Audiovisuel. Commune image, lycée Suger. BTP. Alliance entreprise, Sedri, MNA Elec, CFA de SaintDenis, Atelier des compagnons, Balas, Forclum, Oger international. Commercial, marketing. Boulogne, PSA, Darty, Danone, L’Oréal. Communication visuelle/Web. Studio Collet, Altavia France, Moon, Saguez & Partners, Félix & Co, K double B, La Colline, Mme Chareyron (designer), Inforescence, Première Ligne. Comptabilité, finance, gestion. Danone, Peugeot Citroën automobile SA, Société générale, Crédit lyonnais, Saguez & Partners, L’Oréal. Création d’entreprise. Widoobiz, OA7 Energy, la MIEL. Culture, arts et spectacles. Espace 1789, Mains d’œuvres. Droit. SCP Moya & Krikorian, Solendi, Bacardi Martini France, cabinet d’avocat Serhane. Espaces verts. Parcs et jardins de la Ville de Saint-Ouen. Esthétique. Secrets Modèle. Fonction publique. Éducation nationale, Ville de Saint-Ouen. Hôtellerie, tourisme. Holiday Inn, Formule 1, office de tourisme de Saint-Ouen, Cab service affaire, lycée Feyder, Voyages Kuoni, Crystal voyages.

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Quelles exigences en matière de recrutement ? Autant de questions auxquelles les jeunes Audoniens pourront trouver réponse. L’après-midi sera consacré à des « entretiens conseils ». Des professionnels des ressources humaines aiguilleront les candidats de demain sur les pistes à suivre pour réussir un entretien d’embauche. Au chapitre des nouveautés de l’édition 2011, un deuxième rendez-vous en juin, avec deux journées d’« entretiens de présélection ». Elles visent à faciliter les recrutements et à accompagner les jeunes dans leur démarche. Par ailleurs, les offres d’emploi, de stages et de jobs d’été seront mises en ligne sur le site Explora Jeunes, le 11 avril.

Dossier réalisé par Géraldine Bouton Photos : Pascal Raynaud, Jérôme Panconi et Alice Guérin

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Programme détaillé sur www.explorajeunes.fr

Sabrina, 20 ans, en reconversion professionnelle « Dès le collège, je voulais devenir coiffeuse. J’ai passé mon CAP. Les patrons des salons m’ont vite découragée en me disant que j’étais jeune et qu’il serait plus judicieux de passer un BEP. Inscrite en BEP, je suis retournée les voir pour mon apprentissage. En vain. J’étais persuadée que la filière recrutait… J’aurais dû me renseigner un peu plus sur les débouchés ! Aujourd’hui, je suis hôtesse d’accueil. Et je songe à reprendre mes études dans un autre secteur. »

_ Industrie. Tiru, CPCU, PSA site d’emboutissage, Averia, RATP, ERDF-GRDF, Alstom transport SA.

_ Information et médias. BG Presse, Africa N°1, 3A Télésud. _ Informatique, téléphonie. GFI informatique, ETIT télécommunication. Intérim. CRIT. Mécanique. Auto Clignancourt, Garage des taxis G7. Métiers du social. Association Feu Vert, CCAS, Espace social audonien, Un emploi dans ma ville. Police. Police nationale. Pompiers. Pompiers de Paris. Mode. Celio, Cousu malice, Balianse. Restauration et métiers de bouche. La Puce, Le Coq de la Maison blanche, Fleur de mets, Raynier Marchetti, Brasseries Étoile. Santé. IFAS-IFAP, centre municipal de santé, clinique du Landy. Services. Guy Challancin. Transports, logistique. UPS France, Locarchives, AFT-IFTIM, Brasseries Etoile Boulogne. Vente, grande distribution. Darty, Monoprix, Leroy Merlin.

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Les services de la Ville. Centre municipal de santé, direction de la petite enfance, Relais des assistantes maternelles, crèches, direction de l’enfance, direction de la jeunesse, direction des sports, unité des retraités, Espace social audonien, direction parcs et jardins, DRH.

_ Les organismes de formation et acteurs économiques. AFT-IFTIM, Campus des métiers, CFA de Saint-Denis, Chambre des métiers de Seine-Saint-Denis, IFAS-IFAP, la MIEL, lycée Feyder, lycée Suger, PIVOD.

Laurent, 39 ans, dans l’électricité « Tout juste diplômé d’un bac+2, j’ai démarché des entreprises qui me demandaient de l’expérience. Sans expérience, pas de boulot ! Comment fait-on quand personne ne vous donne votre chance ? C’est le serpent qui se mord la queue ! L’école ne prépare pas vraiment au monde de l’entreprise. La formation par alternance me semble être une bonne piste. Mais attention, il ne faut pas que le jeune en alternance soit là pour remplacer un salarié. Il est là pour apprendre ! »

Lies, 56 ans, dans l’imprimerie « Après mon certificat d’étude dans les années 1970, je voulais travailler dans l’imprimerie. J’ai trouvé un patron et fait mon apprentissage. Depuis, je n’ai jamais cessé de travailler dans ce secteur. Mais aujourd’hui, tout me paraît bien plus compliqué. Je le constate au quotidien auprès de jeunes pourtant diplômés, dans des secteurs où l’on imagine le recrutement possible. Ils enchaînent les CDD sans parvenir à décrocher un emploi définitif. »

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Arlette, 78 ans, comptable à la retraite « Après-guerre, les questions d’orientation ne se posaient pas vraiment ! J’avais des capacités, mais il a fallu que j’intègre la filière technique. Il fallait travailler vite ! Finalement, je suis devenue comptable. J’ai fait trois mois de stage dans une entreprise qui m’a gardée. Il est primordial de se confronter assez vite au monde du travail. Ne seraitce que pour que les jeunes aient une idée de ce qui les attend… »


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Centre-ville

RÉMI FARGEAS

Les travaux de la RATP perturbent l’avenue Péri A partir du lundi 4 avril, la RATP renforce ses lignes électriques du métro 13. Elle intervient jusqu’au mois de septembre en surface sur l’avenue Gabriel-Péri. La circulation et le stationnement sur l’avenue la plus fréquentée de la ville vont être ainsi fortement perturbés. Le chantier débutera sur la place de la République pour se terminer au 87 avenue Gabriel-Péri. Il s’effectuera par tronçons de 250 mètres. Les véhicules pourront continuer à circuler, mais sur une chaussée rétrécie. Pendant la durée des travaux, les accès aux parkings seront conservés. Mais de nombreuses places de stationnement seront neutralisées sur l’avenue Gabriel-Péri et dans les rues adjacentes, ainsi que la piste cyclable. Jusqu'au 29 septembre, une dizaine de places de stationnement, au niveau du pont SNCF, seront également utilisées pour l’emprise du chantier. Du côté des piétons, la gêne sera en revanche minime. Les poussettes et les personnes en situation de handicap pourront toujours circuler sur les trottoirs ; les boutiques et les entrées d’immeuble resteront accessibles. Les travaux se dérouleront tous les jours sauf le week-end et les jours fériés jusqu’à la fin septembre 2011. Bien que non responsable du chantier, la Ville met tout en œuvre pour

Adjoint en charge du plan de déplacement urbain, des transports, de la circulation et du stationnement

On ne peut que se féliciter que la RATP entreprenne des travaux de modernisation de la ligne 13. Cela va sans doute gêner la circulation et le déplacement, mais une information sera fournie aux riverains. Nous faisons aussi en sorte que les aménage-

informer les riverains et les usagers de l’avenue. Pour plus d’informations concernant l’avancée du chantier et les modifications de circulation mises en place, des arrêtés municipaux seront affichés avenue Gabriel-Péri et des courriers sont adressés aux riverains. En revanche, aucune perturbation n’est prévue dans les transports en commun.

ments autour des travaux soient

Noémie Debot-Ducloyer

vent pas les problèmes de la ligne

sécurisants. Ces travaux sont nécessaires pour la bonne marche du métro, mais ils ne résol-

13, qui reste surchargée.

L’informatique : tout un programme

Arago-Payret-Zola

Jusqu’au 10 avril, l’Atlas, en partenariat avec le Centre de ressources arts sensitifs (Cras) basé à Mains d’œuvres, propose une initiative autour du numérique qui mêle exposition, conférence, ateliers et rencontres. Le centre municipal de culture scientifique accueille une exposition du Musée de l’informatique intitulée «Internet, de la guerre froide à nos jours». Jeudi 7 avril à 20 heures, le directeur de ce musée, Philippe Nieuwbourg, donne une conférence intitulée «Internet: du virtuel au réel?». Des ateliers sur les logiciels libres sont proposés les 9 et 10 avril. L’Atlas et l’association audonienne Caliban organisent pour les plus de 16 ans un « geek-end », soit un week-end pour découvrir la programmation informatique. Samedi 9 avril de 14 heures à 17 heures, les plus jeunes pourront aussi réaliser leur jeu vidéo. Dimanche 10 avril, chacun pourra venir avec son ordinateur faire installer Ubuntu, un système d’exploitation libre, et découvrir des logiciels alternatifs.

Les Maternelles à Glarner

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Jérôme Panconi

Les ateliers nécessitent une inscription à l’Atlas, 7 rue de l’Union. Tél.: 01 71 86 63 40 – http://atlas.ville-saintouen.fr – Activités gratuites, sauf le «geek-end» (30 euros).

Vieux Saint-Ouen

Les CM1 taillent la vigne Une trentaine d’élèves de CM1 de l’école Anatole-France ont découvert, le 22 mars, les 300 ceps de chardonnay installés sur les coteaux de la Seine, à deux pas de la place de l’Abbé-Grégoire. Munis d’un sécateur et aidés par les agents du service municipal des parcs et jardins, ils ont taillé les sarments audoniens qui fournissent, chaque année depuis 2007, une cinquantaine de bouteilles de vin blanc. Prochain rendez-vous à l’automne, pour les vendanges. Avec des élèves un peu plus âgés, certainement…

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Le journaliste Thomas Chauvineau, Audonien depuis 5 ans, balade sa caméra chez lui ou dans les rues de Saint-Ouen pour sa chronique «Ma vie de famille», diffusée chaque vendredi matin dans l’émission Les Maternelles (France 5). Cette fois, il a décidé de poser sa caméra à la bibliothèque Glarner, un lieu qu’il fréquente assidûment avec ses deux enfants.

Grand loto de Mosaïques 93 Jérôme Panconi

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Dimanche 3 avril à partir de 14 heures, l’association Mosaïques 93 organise un loto dans la salle Marie-Charlotte-Mananga (10 place Payret). De nombreux lots sont en jeu, dont un écran plat de 82 cm. Les participants peuvent acheter un carton (2,50 euros) ou 5 cartons (10 euros). Des boissons (1 euro) et des gâteaux (0,50 euros) seront aussi à leur disposition.

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Tél. : 06 59 79 47 47


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Service public de l’information

Le Journal de Saint-Ouen devient interactif Depuis janvier 2010, Le Journal de Saint-Ouen sort tous les quinze jours. Il est maintenant décliné en www.journaldesaintouen.fr pour plus de complémentarité, de réactivité et d’interactivité. En 2008, dans le programme municipal tout comme dans les 100 engagements issus des Dialogues pour Saint-Ouen en 2009, la majorité municipale avait pointé la nécessité de mieux associer les Audoniens aux évolutions en cours dans leur ville. Aussi, depuis quelques semaines, en tapant l’adresse www.journaldesaintouen.fr, les internautes peuvent consulter Le Journal de Saint-Ouen sous forme plus interactive. La forme et le fond sont adaptés aux canons du Web. En effet, la lecture d’un journal en ligne n’est pas la même que celle d’un support imprimé. Ainsi, sur la page d’accueil apparaissent des rubriques plus générales (Citoyenneté, Société, Economie, Sport, Culture). En

Lisible depuis un Smartphone ! Le Journal de Saint-Ouen est désormais accessible avec un Smartphone. Il suffit de photographier ce tag pour accéder à son contenu.

1 Avenue Gabriel-Péri Travaux sur la ligne 13. Occupation du domaine public, stationnement et circulation perturbés. Jusqu’à septembre. 2 Rue Albert-Dhalenne, centre-ville et Vieux SaintOuen Stationnement et circulation perturbés. Le 3 avril. 3 Square Helbronner Aménagement des rues autour du square. Stationnement perturbé. Jusqu’à la mi-mai. 4 Rue Ardoin, du 117 à l’avenue Victor-Hugo Passage de câble HTA. Stationnement et circulation modifiés. Du 11 au 22 avril. 5 Rue Saint-Denis, rue du Moutier Elagage. Occupation du domaine public. Jusqu’au 12 avril environ. 6 Place Payret Elagage. Occupation du domaine public. Jusqu’au 8 avril environ. 7 28-36 rue Eugène-Lumeau Travaux d’assainissement. Stationnement perturbé. Du 4 au 15 avril. 8 Avenue du Capitaine-Glarner Elagage. Stationnement perturbé. Jusqu’au 12 avril environ. 9 Rue Lafontaine Elagage. Stationnement perturbé. Jusqu’au 12 avril environ. 10 Rue des Docks Elagage. Occupation du domaine public. Jusqu’au 22 avril environ. 11 Rues Léonce-Basset et Paul-Langevin Elagage. Stationnement perturbé. Jusqu’au 22 avril environ. 12 Rue Rodin Création d’un ilôt. Stationnement perturbé. Du 5 au 8 avril. 13 Rue Myrtille-Beer Elagage. Stationnement perturbé. Jusqu’au 15 avril environ. 14 Rue Edouard-Vaillant Elagage. Stationnement perturbé. Du 5 au 12 avril environ. 15 Quai de Seine (de la rue Dhalenne à Clichy) Elagage. Circulation perturbée. Jusqu’à la mi-mai. 16 19 rue Kléber Intervention sur réseau ERDF. Stationnement perturbé. Du 6 au 11 avril. 17 24-26 rue des Bateliers Suppression d’un branchement de gaz. Stationnement perturbé. Jusqu’à la mi-avril. 18 11-15 impasse Aubert Intervention sur réseau ERDF. Stationnement perturbé. Jusqu’au 25 avril.

cliquant sur ces rubriques, on accède à différentes sousrubriques (dans la rubrique Société on trouvera ainsi Conseil municipal, Expression des élus, etc.). Ce qui s’appelle de la lecture en cascade. Dans la colonne de droite, on peut toujours consulter le journal page par page, tel qu’il est présenté dans sa version papier. La version «.fr», actuellement en construction, ira plus loin. Elle devrait s’enrichir progressivement d’informations supplémentaires (vidéos en ligne, par exemple) et permettre une réactivité plus grande encore. Par ailleurs, le site possède déjà certaines fonctions pour partager des infos, des articles, des photos. Il est aussi possible de retrouver les principaux articles qui ont été publiés depuis le lancement de la nouvelle formule du Journal de Saint-Ouen., de les croiser et de les classer en fonction de son propre centre d’intérêt. Dans un espace personnalisé, l’internaute peut en effet s’abonner à des alertes en précisant les domaines qui l’intéressent en priorité ; lorsqu’un article est publié qui touche à cette préférence, il est alerté. Un «nuage de mots-clés» permet également en un clic, d’accéder aux articles contenant le mot choisi. Il est aussi

possible d’envoyer un article à un ami, de le relayer sur Facebook ou sur Twitter. Enfin, l’internaute peut participer à un sondage, savoir quels articles ont été le plus regardés.

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Alain Barbier


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LES GROUPES DE L’ opposition municipale

LES GROUPES DE LA majorité municipale

Groupe Saint-Ouen en toute liberté

Groupe citoyen, communiste, républicain

Toujours des promesses !

Une dynamique à amplifier

Le 16 mars dernier, notre ville a été une fois de plus le théâtre de violence dans la cité Ottino faisant trois Marina Venturini blessés par balles. Vous avez été nombreux à nous faire part de votre inquiétude face à l'inaction de notre maire Jacqueline Rouillon et de sa majorité à agir pour la sécurité de tous. Pourtant, cette même majorité s'était engagée lors des dialogues pour Saint Ouen en 2008 à agir pour empêcher la constitution de zones de non droit, à rendre publique l'étude et les travaux sur la vidéo surveillance et à en débattre avec vous en 2010 (engagement n°75). Force est de constater que nous en sommes toujours à des promesses et que cet immobilisme place Saint-Ouen parmi les villes les plus criminogènes du département. Des 100 engagements pris lors des Dialogues pour Saint-Ouen, combien ont été tenus ?

Qu'en est-il du bilan du droit de préemption, de celui des attributions des logements sociaux pour St Ouen HLM et la Semiso, ou encore de l'attribution des places en crèches, qui devaient tous être publiés sur le site de la ville dès 2009 ? C'est sûr qu'il est difficile de tenir de telles promesses lorsque l'on en fait bénéficier d’abord ses petits copains. Ou bien de celui consistant à organiser des “assises de l'école” ? C'est avec cette politique basée sur des effets d'annonce que Jacqueline Rouillon maintient son pouvoir sur notre ville, mais les Audoniens ne sont plus dupes et le régime de cette dictature est bien mal en point ! Ensemble, préparons l'alternative pour 2014. www.audonien.com Permanence tél. pour rdv : 01 49 45 66 08

William Delannoy _ Marina Venturini _ Wahiba Zedouti _ Brigitte Zucchiati

Le taux record d’abstention aux cantonales n’a rien de circonstanciel et nous préoccupe. La droite a tout fait Hayat Dhalfa pour désinciter au vote, voulant masquer son bilan catastrophique. Le désaveu a néanmoins été massif avec une inquiétante remontée du Front National, stimulée par les propos xénophobes et haineux de nombreux responsables politiques de droite. Les enjeux posés aux Conseils généraux ont ainsi été ignorés par une majorité de Français ce qui appelle de gros efforts pour réhabiliter la politique auprès des citoyens en la changeant profondément. A Saint Ouen, la participation un peu supérieure à la moyenne départementale reste faible confirmant l’importance d’impliquer encore plus les Audoniennes et les Audoniens à la vie locale. Nous nous réjouissons que les votes aient placé en tête au 1er tour, Jacqueline Rouillon et son suppléant Frédéric

Durand, candidats du Front de Gauche élargi. Ce résultat amplifié au 2ème tour confirme la confiance accordée pour mener au Conseil Général et à Saint-Ouen une action conforme à leurs aspirations : politiques solidaires avec des services publics renforcés pour assurer tranquillité et sécurité, accès au logement et à l’emploi, école de la réussite, des transports en commun efficaces, etc. Mais nous devons dénoncer les comportements populistes et politiciens qui ont entaché la campagne, sacrifiant l’intérêt général à des ambitions et des attaques personnelles indignes. Renouveler la gauche est nécessaire, même indispensable, nous y travaillons. C’est dans sa diversité qu’elle réussira et ce sont ces valeurs que porte Jacqueline Rouillon, Maire et conseillère générale de Saint Ouen. Hayat Dhalfa _ Jacqueline Rouillon _ Paul Planque _ Nicole Amédro _ Nadia Soltani _ François Giunta _ Monique Tesseyre _ Hakim Hallouch _ Françoise Arnaud _ Gnamé Bagayoko _ Roger Guérin _ Sandrine Besse _ Gilbert Haustant _ Ndeye Fatou Kébé

Groupe Union centriste-UDF-Modem

Groupe socialiste et citoyen

« Trois blessés dans une fusillade à Saint-Ouen »

Merci !fatalité

Le 16 mars, en plein après-midi, au pied de la cité de la rue Charles-Schmidt, les habitants se sont Tiziana Zumbovu empêché l’entrée de Vital chez eux par les forces de l’ordre à la suite de la fusillade qui quelques instants plus tôt avait entraîné la blessure par balle de trois jeunes gens. Peut-on continuer d’accepter que des citoyens aient peur lorsqu’ils sortent et rentrent chez eux ? Peut-on continuer à laisser la ville sans la sécurité que les Audoniens ne cessent de réclamer ? Peut-on continuer à entendre les belles promesses du maire et de sa majorité alors qu’en deux mandatures rien n’a été fait ? Jacqueline Rouillon n’a de cesse de rejeter la faute sur un désengagement de l’Etat. Le nombre de policiers mis à disposition serait insuffisant. Faut-il vous rappeler, Madame le maire, que les Audoniens n’ont pas besoin de se sentir

entourés de voitures de police ? Faut-il vous rappeler que lorsque le même Etat que vous critiquez a cherché à mettre à votre disposition des moyens, vous les avez refusé ? Faut-il vous rappeler que vous n’avez jamais eu le courage de voter un budget conséquent pour mener une vraie politique de proximité dans les quartiers où les problèmes sont connus de tous ? Faut-il vous rappeler enfin que tout le monde n’a pas le même traitement de faveur ? Pourquoi acceptez-vous la vidéo-protection aux pieds des bureaux et la refusez-vous dans des quartiers où les Audoniens en ont le plus besoin ? contact@modem-saintouen.fr www.modem-saintouen.fr

Albert Kalaydjian _ Tiziana Zumbo-Vital

Association Saint-Ouen Ensemble Autrement - Europe Ecologie

Dimanche 20 mars, vous avez été 1142 à nous accorder votre confiance sur le canton Sud de St-Ouen. Elise Boscherel En nous plaçant à 120 voix de Jacqueline Rouillon, Maire et conseillère générale sortante, vous avez montré que le rassemblement des socialistes et des écologistes constitue une force politique incontournable. Nous souhaitons remercier l’ensemble des Audonien_ne-s qui nous ont accordé leur confiance et saluer chaleureusement toutes celles et tous ceux qui nous ont encouragés dans notre démarche tout au long de cette campagne. Notre campagne de convictions et de propositions a confirmé que, sur notre ville, le débat politique à gauche reste vif, constructif, respectueux. Le très faible écho médiatique accordé à ces élections, associé à la minoration des enjeux du scrutin par le gouvernement de

Nicolas Sarkozy, a encouragé une abstention massive. Cette politique injuste et arrogante détruit pourtant nos services publics, remet en cause notre modèle social, ignore le développement durable, stigmatise les jeunes et les étrangers. Elle a pour conséquence un sentiment d’impuissance et un recours inquiétant au vote pour l’extrême droite. L’heure est donc au rassemblement de toute la gauche face à cette droite sans âme vendue au FN. C’est une condition essentielle de la victoire en 2012. Ici comme ailleurs, les socialistes œuvreront pour ce rassemblement et continueront, fidèles et exigeants, à la réussite de notre projet municipal. Notre blog : www.saint-ouen-socialiste.fr Sophie Jacquot-Gautun _ Abdelhak Kachouri _ Morgane Garnier _ Yassir Fichtali _ Karim Bouamrane _ Dominique Garcia-Durocher _ Mustapha Krimat _ Henri Lelorrain _ Paul Macedo _ Jean-Claude Le Ny _ Élisabeth Auerbacher _ Elise Boscherel _ Estelle Villard

Groupe Les Verts

Sortons de la folie nucléaire Texte non parvenu dans les délais impartis

Lias Kemache

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Alors que nous nous apprêtions à rappeler le 25e anniversaire de Tchernobyl, et que l'opinion publique Rémi Fargeas mondiale semblait oublier peu à peu cette catastrophe, le séisme du Japon a remis sur le tapis le risque technologique majeur que représente l'énergie nucléaire. Nous, écologistes, militons depuis de nombreuses années pour une sortie progressive du nucléaire, pas seulement pour des raisons de sécurité liées à l'exploitation des centrales : les travailleurs précaires de cette industrie en subissent les conséquences sanitaires. Mais surtout du fait de la gestion insoluble des déchets radioactifs, tant par le problème du stockage définitif des déchets que par les risques liés à leur utilisation. Le drame japonais confirme

aussi un risque trop souvent sous-estimé voire caché : la vulnérabilité des centrales aux risques naturels. La France n'est pas à l'abri. Les risques liés à l'exploitation des centrales vont aller croissant avec la multiplication des aléas climatiques extrêmes. La sécheresse peut provoquer une diminution du débit des cours d'eau servant au refroidissement des réacteurs, tandis que les inondations peuvent aboutir à des épisodes critiques et donc difficilement contrôlables. La prolongation de vie des plus anciennes centrales françaises, décidée par le gouvernement, accroît les risques. Le nucléaire reste un danger permanent. A Saint-Ouen comme dans le pays, nous mobiliserons pour un référendum sur le nucléaire. Brigitte Marigault _ Rémi Fargeas


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AUTRE SENSIBILITÉ DU conseil municipal

Groupe de gauche Ensemble pour Saint-Ouen & Citoyens

Plus que jamais, nous devons rapprocher les citoyens de la politique et rassembler la gauche pour changer Saint-Ouen ! Les derniers évènements politiques dans Mamadou Keita notre ville montrent bien la nécessité d’engager une autre façon de faire la politique avec une Gauche combattante moderne et déterminée. Le rassemblement des écologistes des socialistes a vu réapparaître une force de gauche au plus près de nos concitoyens, réellement déterminée à faire la démonstration qu’il est possible de transformer notre ville dans le sens d’une plus grande justice sociale et d’émancipation de tous les Audoniennes et de tous les Audoniens. Il ne faut pas se tromper, le désamour entre les citoyens Audoniens et la politique municipale impose à notre ville et à tous ses élus, d’engager une réelle démarche pour une transparence dans la conduite des affaires publiques, pour une politique dynamique de la jeunesse,

pour une société écologique qui détermine l’avenir de Saint-Ouen avec l’implication de chacune et de chacun. Notre mouvement va se poursuivre et nous invitons tous les progressistes à s’organiser avec nous pour que demain nous soyons majoritaires à vouloir faire que Saint-Ouen redevienne un exemple de progrès social. Ensemble, résolument engagés, nous ferons bouger en profondeur les lignes politiques à gauche face aux mesures anti sociales du gouvernement de Droite et du président Sarkozy qui visent à abîmer toutes les solidarités. Ensemble continuons à bâtir le changement à Gauche à Saint-Ouen.

• Les autres conseillers municipaux

Madame le maire, conseillère générale Jacqueline Rouillon

• Les adjoints er

Paul Planque, 1 adjoint, finances, urbanisme, administration générale, patrimoine et travaux Abdelhak Kachouri, prévention, sécurité Morgane Garnier, environnement, cadre de vie, propreté Nicole Amédro, ressources humaines, enfance, enseignement Nadia Soltani, affaires économiques, vacances Hayat Dhalfa, culture, animation de la cité Rémi Fargeas, plan de déplacement urbain, transports, circulation, stationnement Yassir Fichtali, action sociale, politique d’insertion, CCAS Karim Bouamrane Sophie Jacquot-Gautun, petite enfance, droits des femmes, handicap François Giunta, logement, cultes

• Les conseillers municipaux délégués Monique Tesseyre, prévention, santé Hakim Hallouch, jeunesse Françoise Arnaud, retraités, prévention des expulsions locatives Gnamé Bagayoko, relations internationales, coopération décentralisée Dominique Garcia-Durocher, tourisme, promotion de la ville Roger Guérin, histoire locale, mémoire, culture de paix Mustapha Krimat, vie associative Henri Lelorrain, politique sportive Paul Macedo, commerce, artisanat, développement économique des Puces

Mamans cherchent volontaires

Depuis début mars, les voyageurs de la ligne 237 qui relie la mairie de SaintOuen à l’Ile-Saint-Denis bénéficient de plusieurs améliorations. Celles-ci, décidées et financées par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), comprennent : cinq passages supplémentaires dans chaque direction ; une amplitude horaire augmentée d’une heure pour un premier départ (6 heures au lieu de 7 heures) en direction du métro Mairie-de-Saint-Ouen ; un service plus adapté aux heures d’entrée et de sortie des élèves du collège Alfred-Sisley à l’Ile-Saint-Denis.

Deux mères de famille souhaitent créer une crèche associative dans la ville, qui ouvrirait en janvier 2012. Elles recherchent pour ce faire des parents ou des bénévoles (retraités par exemple) désireux de s’investir dans le projet.

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Tél. : 06 61 88 78 15 (Audrey Liese) ou email : audrey@bluemarguerite.com

::services municipaux:

Horaires Ouverture tous les jours (sauf jeudi matin) de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 heures. Le samedi sont ouverts l’état civil et les affaires générales (carte d’identité, passeport…) de 8 h 30 à 12 h au centre administratif Fernand-Lefort.

::jeunesse::::::::::::::::

Jean-Claude Le Ny, popularisation du projet de ville

os élus

Le 237 s’améliore

Mamadou Keita _ Nour-Eddine Senhadji

Les contributions publiées dans ces colonnes n’engagent pas la rédaction du Journal de Saint-Ouen. Elles sont publiées sous la responsabilité de leurs auteurs.

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::bus::::::::::::::::::::::::: ::crèche associative::

de la majorité Brigitte Marigault, Gilbert Haustant, Estelle Villard, Elisabeth Auerbacher, Sandrine Besse, Elise Boscherel, Ndeye Fatou Kébé

• Les conseillers municipaux de l’opposition Vivre et s’épanouir à Saint-Ouen William Delannoy, Brigitte Bachelier, Albert Kalaydjian, Marina Venturini, Lias Kemache, Tiziana Zumbo-Vital, Cyrille Plomb, Wahiba Zedouti Groupe de gauche Ensemble pour Saint-Ouen & Citoyens Mamadou Keita, Nour-Eddine Senhadji

• Permanences Madame le maire, conseillère générale, tous les mercredis matin sur rendez-vous uniquement. Adressez votre demande exclusivement par courrier en mairie. Bruno Le Roux, député, sur rendez-vous en mairie de 17 h à 19 h. Tél. : 01 40 63 68 58. Mathieu Hanotin, conseiller général, lundi après-midi à partir de 16 h, sur rendez-vous au 01 43 93 93 30. Les élus Verts - Europe Ecologie tous les mardis de 17 h à 19 h en mairie, sur rendezvous uniquement. Tél. : 06 85 27 16 10. Saint-Ouen Ensemble Autrement Europe Ecologie le 3e jeudi de chaque mois de 20 h à 22 h, salle municipale, 69 rue des Rosiers. Email : asoea93@yahoo.fr Abdelhak Kachouri, adjoint au maire en charge de la prévention/sécurité et vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France en charge de la citoyenneté/politique de la ville/sécurité, tous les mercredis de 9 h à 17 h 30 en mairie, sur rendez-vous uniquement.

Appel à projets Les 18-25 ans qui souhaitent réaliser un projet individuel, collectif ou associatif sont invités à saisir l’appel à projets 2011 proposé par Initiatives jeunes. Le dispositif comprend un accompagnement au montage d’un dossier en vue de bénéficier d’une aide municipale. Le projet peut concerner des domaines très variés : vie locale, culture, sport, échanges internationaux, action humanitaire, etc. Les dossiers doivent être finalisés au plus tard le 21 mai.

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Tél. : 01 49 45 67 89

::santé:::::::::::::::::::::

Pharmacie de garde La pharmacie Bismuth reste ouverte tous les dimanches et jours fériés.

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Bureau information jeunesse, 42 avenue Gabriel-Péri – Tél. : 01 49 48 14 32

85 avenue Gabriel-Péri – Tél. : 01 40 11 02 52

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tat civil

Naissances _ Camara Diariyatou _ Ayari Israa _ Atek Yanis _ Andre Barry Inaya

_ Grigorasciuc Evelina _ July Eléonore _ Arroud Ali _ Arroud Marwa _ Tessier Sofia _ Attaf Soufiane _ Traoré Abdallah _ Abdul Aïda _ Idiri Alice _ Moudrés Farah _ Tobi Inès _ Zahi Kawtar _ Mezili Adrien _ Diallo Alyssone _ Djebouni-Sainte-Croix Côme _ Jallali Manel _ Volner Aldea Ioan _ Bellazrag Nadia _ Chabou Assia _ Yozan Ethan _ Kirat Yani _ Petrovic Stefan _ Zaïdi Amir _ Derdour Youssef _ Rio Azzouzi Lana _ El-Mohammadi Yasmine _ Normandin Edgar _ Diakite Zeynab _ Lutin Emmanuel _ Aitkins Kendra _ Chaïb Mahidi _ Barbosa Mélinda _ Bellanger-Carlier Tom _ Sygnarowski Filip _ Waggeh Djolobo _ Moutawakil Chaïma _ Ait Youssef Nouredine Mariages _ Stephanie Chlala et Gildas Pothin _ Anne Laure Yapo et Delly

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Jeune Nozier Joyce Biabiany et Shingara Singh Zoubida Bourabah et Yasser Saafan Sandra Saksik et Karim Tahmi Sonia Rezgui et Wajdi Abdelmoula Ingrid Tisserand et Christophe Crambes Karima Oussaïti et Mostafa Mbarek

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Décès _ Guguin Franck Pierre _ Ben Ichou Maurice Bernard _ Abidh Norbert _

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Luchmun Loganarden Lucas Pierre Lucien Ernest Schuller Jacki Germain Cacoub Sarah Vve Lumbroso Despres Gustave Alphonse Noël Bouvier Beatrice Colette Leroy Emile Octave Léon El Haddouchi M'barek Robas Henri Maurice André Pierre Baudouin Charlotte Nelly Anna Vve Jouniaux D'Oliveira Marie Antoinette Ep. Lain Perot Philippe Jean-Marie Epaka Emmanuel Svajger Branko Tanny Kherozia Lefevre Didier Yvon Clement Aurier Henriette Marie Marthe Vve Dumas Fenanir Tahar Schwartz André René Léon

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6 rue Diderot 93406 Saint-Ouen Cedex tél. : 01 49 45 67 89 fax : 01 49 45 77 08 courriel : lejournal@mairie-saint-ouen.fr web : ville-saintouen.fr DIRECTRICE DE LA PUBLICATION : Jacqueline Rouillon DIRECTRICE DE LA COMMUNICATION : Monique Valageas RÉDACTEUR EN CHEF : Christophe Disic RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE : Isabelle Terrassier SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Pierre Desirat RÉDACTION : Géraldine Bouton ONT PARTICIPÉ À CE NUMÉRO : Alain Barbier, Noémie Debot-Ducloyer, Steeve Fauviau, Isabelle Friedmann, Jacqueline Martinez PHOTOGRAPHES : Pascal Raynaud, Jérôme Panconi ONT PARTICIPÉ À CE NUMÉRO : Sébastien Bossi, Alice Guérin DESSINS : Dalaine CONCEPTION ÉDITORIALE ET GRAPHIQUE : Anatome MAQUETTE : DGC 01 48 03 50 30 Bertrand Bourn, Jean-Charles Lardeau IMPRESSION : Public Imprim PUBLICITÉ : Médias et Publicité 01 49 46 29 46 CE NUMÉRO A ÉTÉ IMPRIMÉ SUR PAPIER RECYCLÉ À 25 400 EXEMPLAIRES. Prochain numéro jeudi 14 avril

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Dimanche, on court dans r

ésultats

Vivicittà

Foot

les rues de Saint-Ouen Le 3 avril se tient la 10e édition de la Vivicittà. La manifestation internationale née en Italie réunit des coureurs, marcheurs et rollers autour de la paix et de la solidarité. Le succès de la Vivicittà est chaque année reconduit. Les personnes qui font vivre cet événement lui vouent un véritable attachement et ne comptent pas leurs heures pour assurer le déroulement de la course dans les meilleures conditions. Pour veiller à la bonne marche de cette journée sportive et festive,organisée par l’OMS et soutenue par la Ville en partenariat avec le Mouvement de la Paix, pas moins de 136 agents municipaux sont volontaires. Avec les bénévoles des associations dont l’Usma c’est un bataillon de 200 personnes qui se met au service du public le jour de la course. Ils devraient être plus de 750 à s'élancer dans les rues de la ville le 3 avril.Le départ est prévu place Jean-Jaurès. Au gré des parcours, les participants effectueront une boucle dans le Vieux SaintOuen,puis dans le centre-ville jusqu’aux abords des Puces,avant de revenir parc Abel-Mézières où se trouve l’arrivée. Tout au long de la course, des groupes de musique donneront le tempo et un ravitaillement permettra de se restaurer. Inscriptions et retrait des dossards à partir de 9 heures au parc Abel-Mézières. Départ des courses 4 km et 12 km à 10h30, départ de la course enfant à 10h15.

Steeve Fauviau / Photo : Pascal Raynaud

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_OMS, 3 rue Ampère - Tél. : 01 40 11 32 86 _Usma, 92 rue du Docteur-Bauer – Tél. : 01 42 43 17 41(Usma athlétisme) – Email : vivicitta@free.fr _Direction des sports, 17 rue Claude-Monet – Tél. : 01 49 45 68 43 – www.ville-saintouen.fr

Cinq parcours La Vivicittà se compose cette année de 5 parcours : _ une course de 12 km ouverte aux sportifs nés en 1993 et avant ; _ une course de 4 km pour les coureurs occasionnels nés en 1997 et avant ainsi qu'aux marcheurs ; _ un parcours de 1 km destiné aux enfants nés après 1997 ; _ un relais de 3x4 km à courir en famille et entre amis ; _ un parcours de 12 km pour les « rando rollers ».

_ Le mois de mars reste marqué par une succession de matchs nuls pour les Vert et Blanc. Les derniers en date : 0-0 le 26 mars face à Noisy-le-Sec – fin de rencontre d’ailleurs émaillée d’incidents – et 2-2 le 19 mars à Aubervilliers. Le Red Star (67 points) conserve la troisième place du classement de CFA derrière Quevilly (68 points) et le CA Bastia (68 points). Le prochain match se joue à Bauer face à Avion, le 2 avril. Autre rendez-vous le 9 avril sur le terrain de l’Entente SSG.

Rugby

_ Après deux victoires contre Béthune et Armentières, le Red Star olympique rugby (RSOR) s’est incliné le 20 mars face à Goussainville sur le score de 11 à 14. L’équipe audonienne se retrouve 7e (sur 11) de la poule 2 de Fédérale 3 Nord Est. La prochaine rencontre a lieu le 24 avril à Viry-Châtillon.

::pancrace::::::::::::::::::: ::terrain de proximité:::::::::::::::: ::randonnée:::::::::::::::::::::::::::::: Soubise, tout nouveau tout beau

Il reste dix places à l’Alpha Fight Club de Saint-Ouen pour pratiquer des sports de combat libre (pancrace ou bugei). Les cours, mixtes, s’adressent à tous ceux et toutes celles âgés de plus de 15 ans. Jusqu’en juin, il est possible de s’inscrire – avec une réduction de 50 % sur présentation du Journal de Saint-Ouen.

Une nouvelle pelouse orne le terrain de proximité Soubise, qui était très abîmé par une forte fréquentation et les racines des arbres à proximité. Le gazon synthétique nouvelle génération installé par les agents de la Ville se compose d’une pelouse de qualité – avec des fibres de 60 mm –, enrichie d’une couche de caoutchouc pour lui donner toute sa souplesse. Les buts ont également été changés. Après la mise en place d’une barrière antiracines pour empêcher ces dernières « d’attaquer » le terrain, les travaux seront finalisés par le remplacement des clôtures. Le coût total des travaux s’élève à 150 000 euros environ.

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Tél. : 06 63 98 65 74 (M. Aslamatzidis) www.alphafightclub.com

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Les 60 ans de l’Usma en forêt

Pascal Raynaud

On peut encore s’inscrire

Jérôme Panconi

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La section randonnée de l’Union sportive multisections audonienne (Usma) organise une grande randonnée ouverte à tous pour fêter le 60e anniversaire de la création de l’Usma. Dimanche 17 avril, tous les amateurs de marche en forêt ont rendez-vous à 10 heures place de la République, où des cars les achemineront à Coye-la-Forêt, au cœur de la forêt de Chantilly. Deux parcours de 5 km et 8 km leur seront proposés. Les enfants sont les bienvenus, à condition d’être accompagnés. Ne pas oublier boisson, pique-nique et sac à dos, en espérant ne pas avoir besoin d’un vêtement de pluie… Attention: date limite des inscriptions le lundi 4 avril!

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Usma, 92 rue du Docteur-Bauer Tél. : 01 40 11 31 77 – http://usmasport.free.fr/


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Yann Lemeur

Les lumières de la ville

Employé depuis trente-trois ans par la société Forclum, qui assure l’éclairage de Saint-Ouen, Yann Lemeur est un homme de l’ombre particulièrement lumineux. Technicien formé sur le tas et devenu encadrant, il met toute son énergie pour que la ville qu’il habite rayonne. Il est loin le temps où une vingtaine de lampes à huile éclairaient Saint-Ouen… Depuis que la lumière fut – au milieu du XIXe siècle –, l’éclairage public a pris ses aises : sous la baguette de la fée électricité, d’abord, puis porté par de nouvelles technologies qui se conjuguent aujourd’hui avec écologie.

à certaines heures de la nuit. » Après avoir placé les villes sous les feux de la rampe, les sociétés chargées de l’éclairage public relèvent donc le défi d’une mise en lumière plus responsable. Formé sur le tas, Yann Lemeur a suivi de près ces mutations : « Je suis un autodidacte. J’ai été pris simplement parce que j’avais un permis de conduire poids lourd ! sourit-il. J’ai tout appris sur le terrain, avec les anciens. Il ne fallait pas venir leur demander n’importe quoi, ils vous apprenaient l’autonomie et le sens de l’initiative. » Lui qui se destinait plutôt à encadrer des enfants dans des centres de loisirs se retrouve, à 21 ans, au volant de vieilles voitures à échelle difficiles à manœuvrer. Petit à petit, il découvre les secrets des feux tricolores, des candélabres, du réseau basse tension puis de la haute tension. Il apprend aussi progressivement à se protéger car l’électricité, insiste-t-il, « on ne l’entend pas, ça n’avertit pas, c’est sournois, on n’a pas le droit à l’erreur ». Prudent, rigoureux, motivé, le jeune homme ne ménage jamais sa peine : « Forclum est une entreprise qui est en alerte 365 jours par an et 24 heures sur 24. Pour pouvoir assurer les astreintes de nuit, j’ai déménagé à Saint-Ouen en 1982. » Cela n’avait rien d’un sacrifice, Saint-Ouen étant la ville de son enfance et, probablement, de ses vieux jours : « Je ne voudrais pour rien au monde vivre ailleurs », confie-t-il. Citadin dans l’âme, Yann Lemeur est attaché à sa commune et fait partie de ceux qui éprouvent le besoin de revenir en ville suite à un séjour à la campagne. Après avoir goûté

« Je n’avais aucun diplôme, j’ai tout appris sur le terrain, avec les anciens. Il ne fallait pas venir leur demander n’importe quoi, ils vous apprenaient l’autonomie et le sens de l’initiative. » Même s’il n’a pas connu toute cette évolution, Yann Lemeur, entré à Forclum en 1978, a vu l’avènement d’un siècle soucieux d’environnement : « On travaille beaucoup aujourd’hui sur les énergies renouvelables, explique-t-il. On installe des lampes à Led qui consomment deux fois moins et, dans quelques secteurs de la ville, des systèmes permettent de faire baisser la puissance de l’éclairage

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du jeudi 31 mars au mercredi 13 avril 2011

la clarté lunaire, il aime retrouver la lumière artificielle. Dans toutes ses déclinaisons : Audonien de cœur, son regard bleu pétille quand il parle des éclairages de Noël ou de la participation de son entreprise aux rendez-vous festifs qui rythment l’année, de la Fête de la ville à l’Estivale en passant par le Festival du jeu… Aujourd’hui responsable d’affaires chez Forclum, Yann Lemeur a pour mission de démarcher de nouveaux clients et de suivre de gros chantiers, aussi bien sur le plan financier que technique. Mais, à 54 ans, il reste attaché au terrain et à l’esprit d’équipe de ses débuts : « Je suis toujours avec les gars s’ils ont besoin d’un coup de main, c’est une dynamique de groupe. » Chaleureux, avec sa casquette sur le crâne, il aime parler, plaisanter, échanger. Et surtout transmettre. Conscient que l’époque a changé, que le temps des autodidactes est révolu et que Forclum, désormais adossée au groupe Eiffage, n’est plus l’entreprise familiale qu’il a connue, Yann Lemeur essaie, à son niveau, d’aider les jeunes. Dans quelques jours, il en accueillera dans le cadre d’Explora Jeunes : « On leur fait visiter des chantiers, on leur explique notre travail, on les motive. » Pour avoir passé trente-trois ans dans la même entreprise, Yann Lemeur sait qu’il ne s’agit pas seulement de transmettre du savoir, mais aussi l’amour du métier. Ce qui fait sa force : « Le matin, je suis content d’aller au boulot, je sais que ce ne sera pas la même routine tous les jours. » Il est aussi content de rentrer chez lui, le soir, et de retrouver la petite Nawel qui est, à 3 ans, son « rayon de soleil ». Une troisième fois papa à plus de 50 ans, l’homme à la silhouette imposante révèle toute sa fragilité quand il parle de ses enfants. Et surtout de cette petite dernière qui illumine sa vie, lui qui passe la sienne à éclairer celle des autres.

Isabelle Friedmann Photo : Pascal Raynaud

Journal de Saint-Ouen n°31  

Journal de Saint-Ouen n°31

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