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VILLE-SAINTOUEN.FR

N°54

Combattre le racisme

Le 21 mars, plusieurs initiatives marquaient en ville la Journée mondiale de lutte contre le racisme et les discriminations. Une exposition internationale contre le racisme faisait escale à Saint-

Pascal Raynaud

Ouen, au cours de laquelle « Les beaux parleurs », de jeunes Audoniens actifs, ont slamé leurs textes. La municipalité proposait également son traditionnel repas avec les communautés religieuses. Une journée marquée par la tragédie de Toulouse, qui a vu le conseil muncipal observer une minute de silence à la mémoire des victimes. > p.4

festival

pour la paix

Le Festival du jeu de Saint-Ouen ouvre ses portes le 6 avril autour des Mille et une Nuits. Cette année, il irrigue tous les quartiers depuis la nef de l’Ile-des-Vannes. Le grand week-end familial est programmé les 21 et 22  avril.

Pour la 11e année consécutive à SaintOuen, la Vivicittà, course mondiale pour la paix, vous donne rendez-vous dimanche 1er avril dans les rues de la ville. Chacun peut y participer, à son rythme, grâce à la diversité des parcours proposés.

Vertus et plaisir du jeu

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11e Viviccità

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journaldesaintouen.fr

Vote du budget

Lundi 26 mars, la majorité municipale a voté à l’unanimité le budget de la ville. Malgré les restrictions imposées par l’Etat sur les finances locales, ce budget soutient une politique dynamique d’investissement, sans augmenter les impôts.

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à vous de voir

Classes de neige

Tout schuss avec l’école ! Chaque année, la Ville envoie près de 600 élèves vivre la grande aventure de la neige. Trois semaines loin du macadam et… des parents. Depuis le 12 mars, quatre classes de CM2 (de Nelson-Mandela et Irène-Joliot-Curie) dévalent les pistes enneigées de Saint-Véran, le plus haut village d’Europe. « Immersion » à 2 042 mètres d’altitude.

Comme à l’école… ou presque

570

Entre décembre 2011 et mars 2012, quelque 570 élèves (soit 25 classes) sont partis en classe de neige dans les centres de Montgenèvre, Saint-Véran et Prémanon.

Des posters de marmottes et de f lore locale sont épinglés au mur. Par la fenêtre, les rêveurs ont de quoi se laisser porter par le paysage. Généralement, les cours ont lieu le matin, de 9 heures à 12 heures. Un timing serré pour les enseignants. « Mais ils sont plus efficaces qu’à Saint-Ouen, ironise Coralie Guillerault, institutrice à Joliot-Curie. Ils ont tous envie d’aller skier après ! » De la géographie à la dictée, le thème de la montagne est omniprésent entre les pages du cahier de cours estampillé « classe de neige ». « Nous reviendrons sur le séjour et les apprentissages lorsque nous serons à Saint-Ouen », poursuit la maîtresse. A Nelson-Mandela, le séjour sera notamment exploité en slam. « Nous engageons ici un travail sur l’écriture libre qui donnera lieu à un spectacle », souligne Fabrice Elbaz, instituteur.

Et les parents dans tout ça ?

Chaque classe fait vivre un blog sur lequel les enseignants mettent régulièrement des photos et quelques anecdotes du séjour. Un moyen de garder le lien avec les parents durant ces trois – longues ? – semaines. Pas ou peu de coups de fil. Ici, le mail et surtout la carte postale sont légion. « Les élèves sont immergés dans un nouveau contexte. Certains se révèlent et sortent un peu de leur réserve », se réjouit un enseignant. « Mes parents me manquent un petit peu », lâche-t-on timidement au détour d’une conversation nocturne. Dans la chambre de Joséphine, Yaël et Tina, s’étalent sur les murs des photos de famille – envoyées par les parents à peine trois ou quatre jours après l’arrivée au centre. « Ne reviens pas avec un plâtre ! Pas de bêtises. Ne perds pas tes affaires. Ecoute les grands… Profite ! » A peu de chose près, les parents ont délivré les mêmes consignes… qui sont – on vous l’assure ! – respectées.

Croc blanc

Ce matin-là, nul besoin de réveiller deux fois les enfants. Après le petit-déjeuner, c’est le frisson garanti : initiation à la conduite de chien de traîneau ! « Une des activités les plus attendues, confie Fabrice Elbaz. Ils ont organisé une brocante, vendu des gâteaux pour la financer. » La meute d’une dizaine de chiens impressionne. Quelques caresses suffiront à briser la glace. Le musher (celui qui conduit le traîneau) donne les consignes. « Si l’un des traîneaux est en difficulté, on s’arrête. Solidarité et pas de compétition ! » A l’arrivée, une petite chute sans gravité et une bonne dose d’adrénaline. « J’ai eu la trouille quand je me suis retrouvée seule dans le traîneau. Ma copine est tombée ! Mais on a réussi à s’en sortir », se félicite Nasrine.

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du jeudi 29 mars au mercredi 11 avril 2012

Après l’effort

Après la douche, l’étude, le dîner, c’est relâche. On lit. On papote avec les copains et les animateurs, « on se raconte des secrets », on participe aux veillées. De même que pour les séjours familles, les équipes de l’Office vacances loisirs (OVL) apportent toute leur attention aux enfants. Cette fois, les animateurs (dix au total) ont pimenté la soirée en organisant un « hockey n’importe quoi ». Un jeu de leur cru qui demande de savoir manier la crosse avec le cerceau ou la serpillère, le balai avec la balle de tennis…

Droit dans la pente !

Si la matinée est consacrée à la classe, l’aprèsmidi, les écoliers troquent, sans se faire prier, le douillet chausson contre la chaussure de ski rigide pour dévaler les pistes. A la fin du séjour, tandis que les novices décrocheront à coup sûr leur flocon, les plus aguerris auront leur étoile de bronze. Quel que soit le niveau, après une semaine et demie de ski alpin encadré par sept moniteurs de l’Ecole de ski française, les bambins maîtrisent chasse-neige et virages. Géraldine Bouton Photos : Jérôme Panconi


à vous de voir

22e Festival du jeu

La ville entre en jeux

Du 6 au 22 avril, on ira à l’Ile-des-Vannes comme on va à la Medina. Trois cents jeux sélectionnés, trois ambiances différentes : le palais, le souk et le campement berbère. Pour se mettre en appétit, des soirées jeux en famille sont organisées quartier par quartier. Nicole Amedro

adjointe au maire en charge des ressources humaines, de l’enfance et de l’enseignement

Le Festival du jeu est le point d’org ue de notre projet éducatif. Toutes nos équipes sont mobilisées toute l’année pour accompagner les enfants vers cet événement. Alors qu’ils sont soumis à des évaluations de plus en plus tôt, avec obligation de résultats dès l’école maternelle, nous créons là les conditions de la découLe festival irrigue toute la ville. Avant son ouverture officielle à l’Ile-des-Vannes, des soirées jeux en appartement sont organisées entre voisins durant la « folle semaine ».

verte et de la curiosité sans

La grande nef de l’Ile-des-Vannes est transformée cette année en palais des Mille et une Nuits. Pour la 22e édition du Festival du jeu de Saint-Ouen, les concepteurs se sont inspirés du film Azur et Asma. Cela n’a rien d’un hasard : le conte imaginé par Michel Ocelot, l’auteur de Kirikou la sorcière, aborde avec beaucoup d’intelligence la question du racisme et de la tolérance. Car, au fond, que propose un Festival du jeu qui veut irriguer toute la ville ? « Retrouver la chaleur des relations humaines ; permettre aux différentes générations de se parler l’une, l’autre », affirme Nicole Amédro, adjointe au maire en charge de l’enfance et de l’enseignement. Ce festival, préparé tout au long de l’année et co-élaboré avec l’ensemble des équipes éducatives municipales, se déclinera en trois phases. D’abord, toute la ville est mise au diapason. Dès le 26 mars, les lieux les plus inattendus ont été investis : les salles d’attente du centre municipal de santé, les maisons de retraite, le centre administratif, les trois collèges, les comités d’entreprise, etc.

grandir en confiance. C’est

500 à 600 visiteurs chaque jour Ensuite vient le festival. Du 6 au 22 avril. Avec une mise en scène nouvelle, comme chaque année. En 2011, c’était le voyage à travers le temps ; en 2012, ambiance citadine orientale garantie : un palais, des tapis, un souk et même un campement berbère ! Pendant deux semaines, 80 animateurs

accueilleront toutes les écoles et tous les enfants de la ville – soit 500 à 600 visiteurs par jour la première semaine. Autant pour la deuxième, avec les centres de loisirs audoniens et ceux des 43 villes d’Ile-de-France. Pour la première fois, la petite enfance aura son espace dédié : la journée du 20 avril permettra aux professionnels de tester des jeux spécialement conçus pour la crèche et la maternelle. Les familles seront chacune traitées comme une reine… des mille et une nuits. Des soirées leur seront proposées en avant-première – et sur invitation – à partir du 13 avril. La municipalité mettra à disposition des navettes quartier par quartier. Le week-end des 21 et 22 avril, le festival est ouvert à tous pour « la nuit des mille et un jeux ». L’occasion de s’essayer en famille et entre amis aux nouveautés présentées pour la première fois, ou aux jeux d’Orient avec l’association Les jeux sont fête. Le festival propose également un espace multimédia et une exposition de jeux venus d’Inde et de Perse. En fin de soirée, un spectacle viendra clôturer en beauté le festival. L’an dernier, 10 600 enfants ont été accueillis et près de 4 000 personnes ont investi l’Iledes-Vannes pendant le week-end du festival. On dit plus cette année ?

Jacqueline Martinez Photo : Hervé Boutet

pression. Jouer permet de notre ambition lorsque

Principaux rendez-vous

nous transformons l’Ile-desVannes en immense tapis

A l’Ile-des-Vannes _ Jeudi 5 avril : soirée réservée aux enseignants. _ A partir du 6 avril et jusqu’au 19 : accueil des groupes scolaires et des centres de loisirs. _ Vendredi 20 avril : soirée spéciale jeunes enfants avec leur famille. Inscriptions auprès de la direction de la petite enfance. Tél. : 01 49 45 69 89. _ Les 21 et 22 avril : ouverture tout public. Entrée gratuite. Le samedi de 15 heures à 0 h 30 et le dimanche de 15 heures à 19 heures. Dans les médiathèques Du mardi 3 au samedi 7 avril, à Glarner et Lucie-Aubrac, les Mille et une Nuits feront partie des histoires à entendre. A Lucie-Aubrac, exposition d’illustrations de Charlotte Gastaut. Soirées familles En avant-première, une invitation personnalisée sera distribuée aux familles inscrites dans les structures de loisirs. Mardi 10 avril, le festival sera « réservé » au Vieux SaintOuen ; vendredi 13 avril, au Centre-ville ; samedi 14 avril au matin, à Michelet/Mandela ; samedi 14 avril après-midi, à Curie et Vallès ; mardi 17 avril, à Hugo, Zola et Gavroche.

du jeudi 29 mars au mercredi 11 avril 2012

de jeux. Que l’on perde ou que l’on gagne, cela n’a pas d’importance puisque l’on peut s’exercer à l’infini. Et qu’y a-t-il de plus stimulant que de partager ces moments magiques avec ses parents ? Aussi, six temps forts familles permettent de découvrir en avant-première les 300 nouveautés du festival. Sans oublier le week-end tout public des 21 et 22 avril. Inutile de mettre la main au portemonnaie, notre festival indépendant de la sphère marchande est gratuit.

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à vous de voir

Rencontres

Du racisme, ils n’en veulent plus L’échange fut au cœur de la journée de lutte contre le racisme, le 21 mars. Au Cap’J, de jeunes Audoniens ont livré leurs mots contre les discriminations comme un écho à l’exposition internationale « Les racines du racisme dévoilées », inaugurée le même jour. dure et méritent une constante attention. « C’est le cœur de notre projet de ville, rappelle la maire, chaque Audonien doit y avoir sa place. »

« Un regard suffit… » Les jeunes ont profité de l’inauguration de l’exposition internationale pour guider gentiment la maire vers un lieu où ils ont exposé leurs propres œuvres issues du groupe d’écriture « Les beaux parleurs » au sein du Cap’J. La petite troupe, fière et intimidée à la fois, montre une dizaine de textes écrits un an plus tôt lors d’une semaine dédiée à la lutte contre les discriminations. Un premier auteur se lance et lit son texte à voix haute. Quoi de plus fort qu’un texte lu par son auteur ? « A vos armes,

citoyens colorés du monde ! Faisons en sorte que le racisme retourne dans sa tombe/Avant qu’il n’ait le temps de déposer cruellement sur notre monde sa bombe ! » déclame Abdou. Puis un autre, et encore un autre. Chaque fois, des applaudissements les nourrissent et les portent. C’est une réunion en petit comité, mais l’émotion est intense. Tous finiront par prendre la parole. « Ce n’est pas parce que nous sommes nés ailleurs/Qu’il faut beaucoup de splendeur/Ce n’est pas parce que nous sommes étrangers/Que nous devons être mal logés », lit Khadidja, 14 ans. Des textes d’une étonnante maturité et d’une justesse troublante.

Jacqueline Martinez Photos : Pascal Raynaud

Venue des Pays-Bas, l’exposition s’est arrêtée à Saint-Ouen du 19 au 24 mars avec 150 affiches proposées à la maison de quartier du Landy, au Cap’J, au centre administratif et à la médiathèque Persépolis. Elle est depuis partie en Pologne.

« On ne naît pas raciste, on le devient ». Cette phrase, on peut la lire sur une affiche étrange : une famille unie, souriante, vers laquelle on tourne volontiers sa sympathie, jusqu’au moment où l’on voit une arme dans chaque bras. Et alors, on comprend. Et on peut discuter. C’est le propos de l’exposition internationale « Les racines du racisme dévoilées », qui a coïncidé avec la Journée mondiale de lutte contre le racisme et les discriminations. Les jeunes gens présents au Cap’J ce 21 mars ont été invités par la maire, Jacqueline Rouillon, à donner leur avis sur les affiches présentées. Abdou, 18 ans, en a choisi une représentant un

personnage dont le cerveau et la langue sont furieusement brouillés de rouge : « Le racisme, c’est la haine », dit-il. « Oui, répond le maire. Un raciste, c’est un homme qui se trompe de combat. C’est sûr, quand les gens vont mal, ils s’en prennent à l’autre, celui qu’ils ne connaissent pas et dont ils ont peur. » Une jeune fille pointe du doigt une autre affiche montrant un homme noir qui a badigeonné son visage de couleur blanche. « Ce n’est pas si simple », dit-elle. Alors, Jacqueline Rouillon demande : « Vous pensez qu’il y a du racisme à Saint-Ouen ? » La réponse est terrible : « Tout le temps ! Il suffit d’un regard dans le bus pour se sentir méprisable. » Les préjugés ont la dent

Repas des communautés religieuses

Un moment de fraternité L’actualité a bousculé le rendez-vous annuel entre les élus et les communautés religieuses. La soirée a commencé par une minute de silence à la mémoire des trois enfants et d’un professeur tués à la porte de l’école Ozar Hatorah, lundi 19 mars à Toulouse, ainsi que des trois militaires abattus dans la région. Jacqueline Rouillon a condamné, au nom de toute la municipalité, « ces actes barbares qui ont endeuillé la nation tout entière ». Le père Robert Jourfier a déclaré : « La fraternité, c’est la seule réponse face au crime ! » Youssef Aissaoui, au nom de l’association musulmane Amana, a estimé que « sans éducation nationale, on n’arrivera pas à vivre ensemble dans la tolérance ». Shenouda Saleh a présenté, au nom des coptes qui participaient pour la première fois à ce repas, ses condoléances aux familles. Claude Sarfati, le représentant de la communauté juive, visiblement très ému, a exhorté, « au nom des victimes innocentes, à ne pas faire d’amal4

Les représentants des communautés catholique, musulmane et juive main dans la main. Paul Planque, premier adjoint, François Giunta, adjoint aux cultes, Henri Lelorrain et Mustapha Krimat, conseillers municipaux délégués, ont participé à la soirée aux côtés du maire.

game entre juif et Israélien ». Tout comme les représentants de l’association Essalame, qui ont appelé à ne pas confondre « mulsulman et islamiste ». Les participants ont ensuite débattu sur le thème de la soirée : « Qu’est-ce qu’être parent aujourd’hui ? »

du jeudi 29 mars au mercredi 11 avril 2012

Maison de quartier Pasteur. Les enfants de CPa et CE2a de Victor-Hugo ont écrit des « cartes postales de la fraternité », en collaboration avec l’association de parents d’élèves FCPE et la Fédération des œuvres laïques (FOL 93). Elles seront adressées à des Audoniens choisis au hasard dans l’annuaire. Toute réponse sera la bienvenue.


r e n d e z- v o u s

à

Maison basque

venir…

31 mars

_ Spectacle des Restos du

cœur salle Barbara (15 h) _ Tournoi d’échecs des familles, au gymnase de l’Alliance _ Castle n’ Rock, concert salle Cipriani

1er avril

_ Vivicittà _ Thé dansant à Mains

d’œuvres

Danses basque et africaine Le Pays basque part à la rencontre de l’Afrique à l’occasion d’un festival de danse.

« Orok-Betan », c’est le nom de la journée organisée par la Maison basque de Paris le 31 mars. Comprenez « festival de danse ». « Chaque année, le festival est l’occasion d’organiser un échange culturel entre les Basques et une autre région du monde, précise-t-on à la Maison basque. Après la Corse, la Polynésie et le Portugal, nous avons opté pour la danse africaine. » Pour ouvrir les festivités, les compagnies de

4 avril

_ Croqu’histoires,

Samedi 31 mars

lectures à la médiathèque Persépolis _ Energie durable pour tous, atelier au foyer ALJT _ Le cas Jekyll, théâtre avec Denis Podalydès à l’Espace 1789

_15 heures : initiation ; _18 h 30 : apéritif dansant ; _ 21 heures : spectacle de danses ; _ 23 heures : bal folk. Participation : 5 euros (gratuit pour les adhérents de la Maison basque).

danse africaine Diepa et de danse basque Gazteria donneront des cours d’initiation ouverts à tous, adultes et enfants. Suivra un apéritif où les participants pourront mettre en pratique leurs nouveaux pas. Et après un spectacle donné à 20 h 30 par chacune des troupes de danse, un groupe basque viendra animer un bal folk qui se poursuivra jusque tard dans la nuit. La volonté des organisateurs : faire participer tout le monde. « La Maison basque compte 600 adhérents, mais elle est ouverte à tous. » Le chant et la danse sont inscrits dans la culture basque. « Toutes les fêtes que nous organisons (repas de saison, Saint-Sébastien, rugby...) sont agrémentées d’un chœur ou d’une troupe de danse basque. Même si ce n’est pas prévu, ça se fait naturellement. On chante et on danse ! » Rendez-vous le 31 mars pour le vérifier.

n savoir plus

Maison basque de Paris, 59 avenue Gabriel-Péri – Tél. : 01 40 10 11 11. Web : http://eskualetxea.jimdo.com/

Béatrice Catanese

5 avril

_ Quartier en histoire(s)

e

sur le Vieux Saint-Ouen

::31 mars:::::::::::::::::::::::::::::::::::::

::1er avril::::::::::::::::

avec Denis Podalydès à l’Espace 1789

Rased : élèves en danger, parents mobilisés

Mille Chœurs pour un regard

_ Le cas Jekyll, théâtre

Du 6 au 22 avril _ Festival du jeu à

l’Ile-des-Vannes

6 avril

_ Lectures tartines

au Picolo

_ Atelier manga, Pascal Raynaud

à Persépolis

_ Croqu’histoire,

lectures à la médiathèque Glarner

7 avril

_ Inscription pour le vide-

grenier de Debain _ Red Star - Beauvais à Bauer _ Atelier manga, à Persépolis _ Parlons bouquins à la médiathèque Lucie-Aubrac

12 avril

_ Portrait, théâtre

à l’Espace 1789 (aussi le 13)

13 avril

_ Atelier manga,

« Votre enfant va redoubler ! » Nicolas, le fils de Clara, avait certes des problèmes de compréhension, mais de là à doubler le CE1… « Je me suis battue. La psychologue scolaire a identifié la difficulté de mon fils – du mal à apprendre au milieu de 25 élèves – et maintenu qu’il avait le niveau ! » Il a donc bénéficié de l’aide des Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté, composés de psychologues, de maîtres rééducateurs, etc.) qui interviennent auprès de petits groupes. Aujourd’hui en CE2, Nicolas n’a pas redoublé et ses progrès sont indéniables. Mais combien pourront encore bénéficier des Rased ? Le réseau s’étiole. Dans les écoles audoniennes, les maîtres  E (responsables en charge de l’aide à dominante pédagogique) étaient 12 en 2008, 7 en 2011, probablement 5 à la rentrée 2012 ; le nombre de psychologues stagne à 4 alors que les effectifs augmentent. Les parents d’élèves se mobilisent donc : une pétition circule, qui devrait être remise au préfet et à l’Inspection académique, et la projection d’un documentaire est organisée le 31 mars à l’Espace 1789.

G.B.

e

n savoir plus

http://ecolesendanger.free.fr

L’association Retina, qui lutte contre les maladies de la vue, organise partout en France des concerts de chorales et de chœurs pour l’aider dans son combat. A Saint-Ouen, les chorales O’Puces 93, Belles Voix de la ville, Musical Mic Mac et le chœur de la MJC de Tremblay-en-France participent au concert donné en l’église du Vieux SaintOuen, dimanche 1er avril à 18 heures. Gratuit, mais dons bienvenus.

::8-9 avril:::::::::::::: Chasses aux œufs La chasse aux œufs de Pâques est ouverte ! D’abord le dimanche 8 avril de 15 heures à 17 heures dans le square Marmottan, où l’équipe du Secours populaire guidera les enfants agés de 3 à 8 ans accompagnés de leurs parents – inscription mardi 3 avril de 15 heures à 17 heures au 32 rue des Rosiers. Second acte le lendemain 9 avril dans le Vieux Saint-Ouen, avec l’Union des locataires pour l’amélioration de la cité SoubiseDhalenne (ULACSD). Rendez-vous à 15 h 30 dans la salle Jacques-Legal (10 rue Soubise). Participation : 3 euros, sur réservation (30 places disponibles). Inscription – avant le 5 av r i l – au 01 40 11 50 99 ou au 06 40 21 24 44 (Mme Bayon).

à Persépolis

_ Lectures tartines

au Picolo

14 avril

_ Castle n’ Rock,

concert à Persépolis

_ Atelier manga,

Projection à l’Espace 1789 Un documentaire sur les Rased, Un parmi les autres, est projeté samedi 31 mars à 15 heures (gratuit). Il sera suivi d’un débat. Dans le même temps, les enfants pourront visionner un documentaire animalier (payant).

pour nous communiquer événements, manifestations à venir ou résultats sportifs une seule adresse : lejournal@mairie-saint-ouen.fr

à Persépolis

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der nières nouvelles

15 mars

Saint-Ouen, territoire anti-expulsion

Sébastien Bossi

La fin de la trêve hivernale est aussi un rendez-vous commun pour les maires du département qui ont signé des arrêtés interdisant les expulsions locatives.

Françoise Arnaud, conseillère municipale déléguée à la prévention des explulsions locatives, représentait la Ville de Saint-Ouen au rassemblement des élus à SaintDenis, le 15 mars. Le mouvement des villes grandit : elles sont maintenant treize dans le département avec l’arrivée récente de Bagnolet.

Documents archives

Géraldine Bouton Bagnolet, Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, La Courneuve, Montreuil, Saint-Denis, Saint-Ouen, Sevran, Stains, Tremblay-En-France, Villepinte, Villetaneuse.

*

A Saint-Ouen 35 concours de la force publique ont été prononcés depuis 2011 ; ils seront exécutoires en 2012. 291 assignations au tribunal ont été prononcées en 2011 contre 277 en 2010.

Jéôme Panconi

Il vient de publier son troisième livre, L’Autre Rive. Chaque soir, pendant deux heures, François Kiesgen de Richter écrit. « Je suis accro ! » A 56 ans, l’homme est à l’origine un ingénieur fondu d’automobile. Après avoir fait ses études dans l’armée, il devient chef d’atelier chez Porsche, responsable du département Collection à la carrosserie Lecoq (rue Charles-Schmidt) avant de faire un arrêt au stand PSA où il travaille aujourd’hui. François et la littérature, c’est une vieille histoire. A raison de deux à trois livres par semaine depuis l’enfance. « Un besoin de m’évader », avoue-t-il. Un accident cardiaque l’oblige à rester chez lui durant cinq mois. « Il fallait que je m’occupe. » Il se met donc à écrire. Un essai d’abord. Sa femme l’encourage à envoyer le manuscrit à quelques éditeurs. Les réponses positives affluent. Depuis, il ne cesse de noircir ses petits carnets de note. Il publie aussi une biographie romancée où il est question de l’enfance et des mondes que l’on s’imagine pour s’échapper, « le soir lorsqu’il faut s’endormir. Ce livre, qui m’a permis de libérer mon écriture,

est une sorte d’exutoire », raconte celui qui garde de son enfance les souvenirs du divorce de ses parents, de la guerre d’Algérie et d’un beau-père difficile. Dans son dernier opus, il change d’univers pour s’attaquer au polar. L’Autre Rive navigue entre meurtres et terrorisme. Toute ressemblance avec des situations et des lieux existants n’est d’ailleurs pas tout à fait fortuite… « Je m’inspire de ce qui m’entoure. Ce roman m’a même conduit à la morgue de Paris et au commissariat de Saint-Denis, pour y chercher une atmosphère », explique l’habitant du quartier Debain-Michelet. D’aucun reconnaîtront peut-être dans le roman quelques rues audoniennes…

e

G. B.

n savoir plus

L’Autre Rive, 190 pages, Editions Jet d’encre, 17,50 euros. Site de l’auteur : www.lecoindelecrivain.com

::Commémoration:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Emotion pour le cinquantenaire du 19 mars 1962

Pascal Raynaud

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Une vie pavée de lettres

Christine Fainzang n’est plus

Née en mai 1918, l’ancienne conseillère municipale du maire Fernand Lefort est décédée le 17 février 2012. Résistante dans les FTP MOI de Marseille, elle adhère au Parti communiste pendant la Seconde Guerre mondiale. Militante dans le Sud, l’institutrice poursuit son action dans le 19e arrondissement de Paris avant de s’installer à Saint-Ouen, où elle est membre du conseil municipal de 1965 à 1977.

marchands de sommeil qui profitent du manque de logements ». Ce qui entraîne surpeuplement, logement insalubre, etc. Avec pour conséquence « la précarité énergétique : 13 % des ménages dépensent 10 % de leurs revenus pour payer l’électricité et le gaz. Certaines familles sont obligées de choisir : se chauffer au risque d’impayé ou subir le froid ». Et l’élue d’appeler à « la mise en place d’un bouclier énergétique capable d’assurer à tous une capacité minimum à se chauffer ».

::François Kiesgen de Richter::::::::::::::::

::Disparition::::::::::

Au premier plan à gauche, l’ancienne conseillère municipale.

Le rassemblement s’est déroulé à SaintDenis. Treize maires* (un de plus qu’en 2011), soutenus par des associations et plusieurs parlementaires, ont pris des arrêtés contre la reprise des expulsions locatives qui marquent la fin de la trêve hivernale, le 15 mars. Chaque année, ils sont pourtant annulés par le tribunal administratif. « Nous avons progressé. Nos arrêtés sont aujourd’hui plus en conformité avec la loi. Et les juges ont de plus en plus de mal à justifier leur décision d’annulation, souligne Michel Beaumale, maire de Stains. Nous avons bon espoir qu’il y ait un jour jurisprudence et que la loi soit modifiée. » En attendant, le nombre d’expulsés augmente. « Près de 12 000 en 2011 », avance Serge Incerti, président de la Confédération nationale du logement (CNL). Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre, rappelle que « même les personnes reconnues prioritaires par le Dalo (droit au logement opposable, ndlr) sont expulsées ». Sylvie Thomassin, maire de Bondy, insiste : « Les hors-la-loi, ce ne sont pas nous, mais les 37 % de maires qui ne respectent pas la loi SRU ! » Françoise Arnaud, conseillère municipale audonienne en charge de la prévention des expulsions locatives, pointe du doigt « les

du jeudi 29 mars au mercredi 11 avril 2012

La cérémonie marquant le 50 e anniversaire des Accords d’Evian, qui mirent fin à la guerre en Algérie, s’est déroulée lundi 19 mars à la mairie et au cimetière communal. Des membres de la Fédération nationale des anciens combattants d’Algérie (Fnaca) et de l’Union locale des anciens combattants (Ulac) se tenaient aux côtés des élus audoniens – Paul Planque, premier adjoint (photo), les conseillers municipaux Roger Guérin (mémoire et culture de paix), Henri Lelorrain (politique sportive), Gnamé Bagayoko (relations internationales), Ndeye Fatou Kébé – pour commémorer le souvenir d’un conflit qui dura huit longues années.


au c o n s e i l

Conseil municipal

Jusqu’à 1 h 30 du matin, les élus ont examiné 21 points parmi lesquels le budget primitif 2012 et la demande d’adhésion officielle à Plaine Commune. L’ordre du jour n’étant pas épuisé, le conseil se réunira une nouvelle fois le 2 avril.

Hommage aux victimes de Toulouse

conseil municipal

Cap sur Plaine Commune

Après une déclaration préalable du maire, les élus audoniens ont observé une minute de silence à la mémoire des quatre adultes (trois soldats, un enseignant) et des trois enfants froidement abattus à Toulouse et Montauban entre le 11 et le 19 mars.

_ Budget primitif 2012. Voir pages 8 et 9. _ Déchets industriels banals (DIB). Les coûts

de la collecte augmentant de 3,59 % et ceux de l’incinération de 1,5 % en 2012, la municipalité actualise les tarifs de ce service rendu aux entreprises. Soit une augmentation de 2,33 % de la redevance spéciale DIB (sauf cas particuliers).

Intercommunalité

_ Pôle de la création. Quatre études sont

Objectif janvier 2013 Les conseillers municipaux audoniens ont demandé officiellement leur adhésion à la communauté d’agglomération de Plaine Commune. Cette démarche fait suite à l’avis de principe favorable au rattachement émis par le conseil municipal du 27 juin 2011. Pour établir la feuille de route des élus, une longue période de consultation de la population a suivi. Au cours du mois de novembre, six réunions publiques se sont déroulées dans les différents quartiers de la ville. Elles ont ouvert la voix à une votation citoyenne à laquelle ont participé pour la première fois des étrangers. Les élus ont débattu une fois encore de l’opportunité d’intégrer Plaine Commune. La majorité municipale a soutenu ce choix en termes de cohérence avec le développement de la métropole et le poids de la communauté d’agglomération auprès des grands acteurs institutionnels et économiques du Grand Paris. Le groupe Ensemble pour Saint-Ouen a également soutenu cette opportunité. Les autres groupes de l’opposition, après avoir considéré que la votation citoyenne de décembre dernier, qui avait réuni 1 750 Audoniens, n’était pas représentative en nombre, ont tenu à réaffirmer que la loi n’obligeait pas Saint-Ouen, ville de première couronne, à intégrer une intercommunalité et donc que la ville devait rester en dehors de ce type d’ensemble. Il reste maintenant à travailler sur les volets juridiques, institutionnels, fiscaux, financiers et organisationnels de l’adhésion. Autant de points sur lesquels les élus bénéficieront de l’aide d’un cabinet conseil, dénommée assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO). Les rencontres avec le personnel communal se poursuivront : 16 % des agents sont concernés par la mutualisation des compétences entre Saint-Ouen et Plaine Commune. Après quatre premières grandes réunions, d’autres viendront pour bien comprendre les enjeux d’une telle adhésion. Enfin, les élus se sont engagés à retourner régulièrement devant la population afin de l’informer de l’avancement du dossier. Le calendrier de mise en œuvre amène la Ville à rejoindre les 8 autres communes (Aubervilliers, Epinay-sur-Seine, L’Ile-Saint-Denis, La Courneuve, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Stains et Villetaneuse) au 1er janvier 2013.

aujourd’hui en cours, pour lesquelles les élus ont voté une participation de 78 268 euros TTC (soit 20 % du total du coût). Deux d’entre elles concernent Pleyel (stratégie foncière et tête de réseau transports) ; une autre porte sur la mise en place d’un « lab’cluster » (atelier pédagogique et d’information sur le territoire de la création) ; la dernière s’intéresse aux aspects économique et urbain.

Cap Saint-Ouen

Une pépinière au cœur des Puces Aujourd’hui, Cap Saint Ouen compte 27 sociétés dans le domaine de la photographie, du graphisme, de la reproduction… ainsi que l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts. Portée par le futur pôle de la création, la Ville souhaite favoriser à cet endroit l’éclosion d’une véritable pépinière d’entreprises. Elle va donc signer une convention avec la Semiso (société d’économie mixte de la ville de Saint-Ouen), qui a remporté l’appel d’offres lancé au premier semestre 2011. Au terme de cet accord, seront proposés aux très petites entreprises (TPE) ainsi qu’aux créateurs des locaux d’activités pour un loyer compris entre 50 et 80 euros le mètre carré (hors taxes et hors charges). En rez-de-chaussée, les locaux seront aménagés afin d’être visibles depuis la rue des Rosiers. Ce show-room permanent animera la ville en même temps qu’il assurera la continuité avec le marché aux Puces. Cap Saint-Ouen représente en la matière l’offre la moins chère de la petite couronne parisienne et servira, en quelque sorte, d’« incubateur ». Les jeunes entrepreneurs y bénéficieront d’une aide au démarrage, d’un suivi et même d’un accompagnement vers la sortie de pépinière lorsqu’ils seront consolidés.

_ Bourses. Les jeunes qui souhaitent embras-

ser une carrière dans l’animation et se présenter aux examens du Bafa et du BAFD peuvent bénéficier d’une bourse. La municipalité reconduit cette année la convention passée avec la Direction départementale de cohésion sociale, le Département et la CAF. Pour constituer leur dossier, les candidats peuvent se rapprocher du Bureau information jeunesse (Bij).

_ Délégation en Palestine. La Ville participera

à la 7e conférence internationale de Bil’in, du 9 au 13 avril. Elle a pour but de mobiliser les acteurs pour la paix et de soutenir les droits du peuple palestinien. A la suite de cette mission, une rencontre sera organisée avec de jeunes pacifistes israéliens, membres du collectif Anarchists against the wall. Ils viendront en France témoigner de leur lutte non violente contre le « mur de séparation » construit par Israël en Cisjordanie.

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rochaine séance

Lundi 2 avril à 18 heures, en mairie. Retrouvez l’intégralité des débats et des décisions du conseil municipal sur ville-saintouen.fr

du jeudi 29 mars au mercredi 11 avril 2012

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s a i n t- o u e n e n a c t i o n

Budget 2012

Investir et soutenir p

Lundi 26 mars, la majorité municipale a voté à l’unanimité le budget de la ville. Ma d’investissement, sans augmenter les impôts. Explications. Paul Planque

premier adjoint aux finances et à l’urbanisme

Da ns u ne pér iode t rès contrainte, à un moment où l’État ponctionne 3 millions d’euros sur le budget de la commune, nous réussissons, malgré tout, à présenter un budget qui a du souffle, tout en faisant le choix de n’augmenter ni les impôts, ni les tarifs des services municipaux. C’est en misant sur le développement de la ville que nous réussissons à résoudre cette équation qui paraît

Les débats sur le budget ont duré près de trois heures. Chaque composante politique du conseil municipal a pu exprimer sa position.

impossible : le dynamisme

Même si l’Etat a ponctionné la Ville de 3 millions d’euros, les Audoniens ne doivent pas le subir. C’est en substance ce qu’ont tenu à affirmer les composantes de la majorité municipale lors d’un conseil animé et riche en débats. Lesquels ont été parfois à la limite du respect de l’assemblée, la maire ayant dû à plusieurs reprises rappeler à l’ordre des conseillers municipaux dont les propos s’assimilaient à une passe d’armes. L’ensemble des groupes de l’opposition (Saint-Ouen en toute liberté, Union centriste-UDF-modem, Association Saint-Ouen ensemble autrement et Ensemble

de notre territoire nous assure des recettes qui vont nous permettre de continuer à offrir aux Audoniens le même niveau de service public. C ’e s t donc u ne hy p o crisie que de continuer,

,,,

Les jeunes au cœur du budget

aujourd’hui, à se battre contre le développement urbain de Saint-Ouen alors que c’est notre chance, alors que c’est ce qui nous permet de trouver des solutions, malgré les coups bas qui nous sont portés.

Dans la construction de leur parcours, les jeunes doivent pouvoir bénéficier de moments d’échanges avec le monde de l’entreprise, comme à travers le dispositif d’Explora Jeunes.

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pour Saint-Ouen) ont voté contre ce budget. Il en résulte toutefois que combattre et corriger les inégalités territoriales, garantir le même niveau de service public à tous les Audoniens, investir dans l’ensemble des quartiers en équipements et aménagements des espaces publics, renforcer l’action en direction de la jeunesse, soutenir le tissu associatif… sont les axes forts du budget fixé par la majorité pour l’année 2012, qui prévoit 41 millions d’euros d’investissement.

du jeudi 29 mars au mercredi 11 avril 2012

La jeunesse a été au centre des débats tant sur les moyens que sur les modalités de déploiement de la politique municipale auprès d’une population particulièrement touchée par la crise, pourtant riche dans sa contribution innovante à la vie de la ville. Le budget 2012 fait donc la part belle aux moyens dédiés à la jeunesse audonienne : 12,4 millions d’euros lui sont destinés, dont 11,8 millions en dépenses de fonctionnement. Parmi les priorités, notez le réinvestissement du quartier Michelet-Debain, avec l’implantation d’une nouvelle équipe d’animateurs, point de départ d’un redéploiement sur la ville. Par ailleurs, l’annonce du lancement prochain d’un site internet dédié aux jeunes Audoniens, l’inauguration de la mission « réussite solidaire » ou encore le redéploiement d’Explora Jeunes toute l’année, font partie des actions qui visent à valoriser leur potentiel et leur dynamisme. Essentielles à l’épanouissement des jeunes – et des moins jeunes –, les installations sportives de la ville (stade nautique, équipements des écoles ou des gymnases, etc.) vont aussi bénéficier de financements importants. Avec un budget de 7,5 millions d’euros, le sport fait partie des priorités de la politique budgétaire de Saint-Ouen.


s a i n t- o u e n e n a c t i o n

pour le service du public

algré les restrictions imposées par l’Etat sur les finances locales, il soutient une politique dynamique

Une maison pour la vie associative Pas d’augmentation d’impôt Comme en 2011, la municipalité n’augmentera pas, en 2012, ses taux d’imposition qui s’établissent à 19,63 % pour la taxe d’habitation, 11,67 % pour la taxe foncière bâtie, 11,64 % pour la taxe foncière non bâtie et 5,01 % pour la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Les études qui permettent de comparer la pression fiscale, d’une commune à l’autre, montrent que depuis 2006, la fiscalité augmente moins vite à Saint-Ouen que dans le reste du pays.

Parmi les investissements consentis par la Ville, 600 000 euros sont inscrits au budget pour la construction de la Maison de la vie associative et du citoyen, qui s’implantera avenue Gabriel-Péri. Cet investissement est au cœur d’une politique active plus large de subvention des associations audoniennes.

Coup d’envoi des Docks Le budget 2012 prévoit de consacrer 9,34 millions d’euros pour la participation de la Ville au financement d’une première série d’équipements publics sur la Zac des Docks : la construction de deux écoles, une crèche et un gymnase démarre cette année. Sans compter les travaux de voirie nécessaires à la structuration du quartier, ou encore les premiers coups de pioche qui vont préfigurer la création du parc des Docks, un espace vert de 12 hectares qui marquera l’identité de ce nouveau quartier.

Priorité au logement social Pour une ville plus belle et plus sûre Avec 7 millions d’euros d’investissement, l’amélioration des espaces publics – et par conséquent du cadre de vie – constitue l’un des axes forts du budget. Celui-ci prévoit notamment la création de nouvelles zones 30, la mise en place de la deuxième phase du stationnement payant, mais aussi la consolidation des effectifs de la police municipale et des ASVP, ou encore le développement des activités du Point d’accès au droit (Pad).

Problème « numéro un » en Île-de-France, le logement ne relève pas des compétences municipales. Pourtant, la mairie de SaintOuen soutient activement la construction de logements sociaux sur son territoire : en 2012, elle consacrera un million d’euros pour aider la Semiso et l’office HLM de la ville à faire l’acquisition de terrains à bâtir, qui leur permettront de construire près de 300 logements.

684 euros Avec un montant moyen de 684 euros par habitant, le niveau d’investissement en équipements à Saint-Ouen est très supérieur à la moyenne (395 euros par habitant) des villes de la même strate (entre 20 000 et 50 000 habitants). du jeudi 29 mars au mercredi 11 avril 2012

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Dossier réalisé par Isabelle Friedmann et Christophe Disic Photos : Pascal Raynaud


en ville

Rosiers-les Puces

Centre-ville

Journées européennes des métiers d’arts

Marathon vidéo dans les rues Le festival Kino K s’est déroulé du 21 au 24 mars à Commune image.

Pour la première fois, quatre artisans de Saint-Ouen participent aux Journées européennes des métiers d’art. Les 30 et 31 mars, ils ouvriront les portes de leur atelier, expliqueront comment ils transforment la matière ou redonnent vie à des objets que le temps a maltraités. Pour Sophie Barthélémy, tapissier d’ameublement, « c’est surtout l’occasion de rencontrer les jeunes. Souvent, ils viennent avec l’idée que la décoration se résume à ce qu’ils voient sur M6. Je leur explique toutes les facettes et les richesses de ce métier et surtout je leur dis qu’il faut avoir envie de le faire. » Les ateliers participants : _ Art et Cuirs (gainerie d’ameublement et dorure sur cuir). 1 rue Eugène. _ L’atelier du vernis (restauration et vernissage au tampon traditionnel). 13 rue Mathieu. _ L’atelier de Sophie Barthélémy et celui de François-Xavier Hérault (tapisserie d’ameublement). 4 rue Blanqui.

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n savoir plus

Pascal Raynaud

Office de tourisme, 7 impasse Simon. Tél. : 01 40 11 77 36 – www.st-ouen-tourisme.com

étudiant en théâtre. « J’ai entendu parler de Kino K via le Cap’J. J’ai envoyé ma candidature et me voilà ! C’est ma première expérience dans le cinéma. L’occasion d’apprendre les ficelles du métier et les termes techniques… » Les courts métrages devraient être diffusés dans des lieux culturels et distribués auprès de professionnels. En attendant, il est possible de les découvrir lors d’une projection jeudi 29 mars à 20 heures, à Commune image.

Pascal Raynaud

Scénario, tournage, montage, création, mixage en 72 heures : c’est possible ! La preuve par Kino K, le festival de Commune image soutenu par la Ville. Six équipes de tournage ont arpenté Saint-Ouen pour réaliser un court métrage. « Au-delà de la performance, il y a la transmission de savoirs entre les équipes. Pas de compétition », explique Bertrand Donamaria, membre de l’association Kino K. Agés de 18 à 40 ans, la majorité des participants sont des professionnels. « Mais notre volonté, c’est d’ouvrir aux jeunes qui ont des compétences ou des affinités avec l’audiovisuel », précise Isabelle Montoya, également de Kino K. Les équipes comptent plusieurs jeunes Audoniens. Comme Anthony, 18 ans,

Géraldine Bouton

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n savoir plus

Audrey apprend son métier d’artisan dans l’atelier de Sophie Barthélémy. Il lui faudra trente-cinq heures au moins pour restaurer ce fauteuil. Ici, elle entreprend une étape complexe : le blindage.

_www.kino-k.fr _Commune image, 8 rue Godillot Tél.: 01 78 35 06 10 ­– www.communeimage.fr

Parents et enfants réunis à Cordon

Debain-Michelet

Hervé Boutet

Pascal Raynaud

Inscription au vide-grenier

L’antenne Cordon a accueilli vendredi 16 mars les familles du quartier autour d’un repas tout en saveurs. Les plats préparés par les parents – salades, bricks, gâteaux, spécialités culinaires d’Afrique… – ont ravi la cinquantaine de participants. Organisé 10

conjointement par la mission parentalité et la maison de quartier du Landy, le dîner s’inscrit dans le cadre de l’accueil enfants-parents qui se tient deux fois par semaine à l’antenne Cordon. Cet accueil vise à favoriser les échanges entre les générations.

Le public « emporté par la houle » Le thème : les chants de marin. Les plumes : une cinquantaine de jeunes du collège Jean-Jaurès et du Cap’J. Le chef d’orchestre : Mike Ladd. De janvier à mars, le rappeur américain a animé des ateliers d’écriture musicale dans le cadre du festival Banlieues Bleues. Le résultat était à découvrir le 16 mars au Cap’J (photo). Le 27 mars, Mike Ladd s’est également produit avec le collectif Sleep Song à l’Espace 1789, dans le cadre de Banlieues Bleues.

du jeudi 29 mars au mercredi 11 avril 2012

Avis aux brocanteurs ! Les inscriptions pour le vide-grenier de Debain-Michelet se tiendront au 92 avenue Michelet, samedi 7 avril de 14 heures à 17 heures. Comptez 10 euros pour un emplacement et 5 euros pour le « carré p’tites puces » réservé aux enfants. Le vide-grenier se déroulera dimanche 13 mai à partir de 9 heures.

pour nous communiquer événements, manifestations à venir ou résultats sportifs une seule adresse : lejournal@mairie-saint-ouen.fr


en ville

Rosiers-les Puces

Vieux Saint-Ouen

La vigne bichonnée Les agents des parcs et jardins ont taillé la vigne audonienne, lundi 19 mars. Il s’agissait de raccourcir les sarments afin d’éviter qu’ils fassent trop de bois pour les vendanges, en septembre. Le vignoble audonien compte trois cents ceps de chardonnay installés sur les coteaux de la Seine, près de la place de l’Abbé-Grégoire. Ils fournissent entre soixante et cent vingt de bou-

teilles de vin blanc depuis 2008. Sauf en 2011 : les vendanges n’ont pu se dérouler en raison d’une attaque d’oïdium, un champignon qui empêche les grappes de se développer. Et comme il prolifère avec la chaleur, la vigilance est de mise. Les agents municipaux envisagent même un traitement préventif contre le parasite en juin.

1 Impasse Aubert Réfection du trottoir. Stationnement perturbé du 2 avril au 2 mai. 2 Place de la République Réparation de l’escalier mécanique du métro. Stationnement perturbé du 17 au 19 avril. 3 Avenue Gabriel-Péri (de la rue Carnot au n°126) Intervention sur le réseau CPCU. Stationnement perturbé jusqu’au 6 avril. 4 Rue Albert-Dhalenne Manifestation sportive. Stationnement et circulation perturbés du 31 mars au 1er avril. 5 Rue des Rosiers (n°56) Remise en état de la voirie. Stationnement perturbé du 2 au 27 avril. 6 Rue des Bateliers (n°37) Démolition de bâtiments. Occupation du domaine public jusqu’au 24 avril. 7 Rue du Landy (n°92 et 94) Intervention sur le réseau GRDF. Stationnement perturbé jusqu’au 6 avril. 8 Rue Etienne-Dolet (n°16 et 18) Tournage d’un court métrage. Occupation du domaine public et stationnement perturbé du 5 au 7 avril. 9 Rue Arago (n°66 bis) Démolition de cheminées. Occupation du domaine public jusqu’au 19 mai. 10 Rue Jules-Vallès (n°53) Rénovation à la suite d’un incendie. Occupation du domaine public jusqu’au 19 août. 11 Rue des Marronniers Intervention sur le réseau Véolia. Stationnement perturbé du 2 au 16 avril. 12 Rue de l’Hermet (du n°30 au n°36) Raccordement des égouts. Stationnement et circulation perturbés jusqu’au 3 avril. 13 Rue Kléber (n°20 à 28) Intervention sur le réseau ERDF. Stationnement et circulation perturbés du 2 avril au 4 mai. 14 Rue Mathieu (n°46 et 48) Pose de poubelles. Stationnement perturbé du 4 au 6 avril.

« Ici, j’ai rencontré ma ville de rêve ! » Avec le sourire, Philippe Starck résume les raisons qui l’ont conduit à s’associer au restaurateur Philippe Amzalak pour construire un établissement rue des Rosiers. Merc red i 21 m a r s , le célèbre designer a manié truelle et mortier pour poser la première pierre de son futur restaurant. Il s’est montré très prolixe sur « l’esprit » des Puces qu’il a fréquentées dès l’enfance : « Ici, j’aime la relation entre les gens. C’est un lieu où tout est à échelle humaine. » Il Le célèbre designer (3e à partir de la gauche) a posé la première pierre de entend faire de son établis- son futur restaurant en présence de la maire, de Paul Planque , premier sement « une grande cuisine adjoint, et de Paul Macédo, conseiller municipal délégué au commerce. ouverte, comme à la maison, où on proposerait un grand bol fumant ». Le restau- projet, qui « met en œuvre ce que nous voulons : mixer rant permettra de « préserver et de développer un lieu la tradition des Puces et la modernité des réalisations unique », a souhaité la maire Jacqueline Rouillon nouvelles ». L’établissement, qui devrait s’intituler qui assistait à la cérémonie. Paul Planque, premier Ma Puce, ouvrira en septembre. Il proposera deux adjoint, a insisté sur la « fierté » d’accueillir un tel cent cinquante couverts sur deux étages.

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Pascal Raynaud

Pascal Raynaud

La « cantine chic » de Philippe Starck


tribunes Les groupes de l’ opposition

municipale

Les groupes de la majorité

Groupe Saint-Ouen en toute liberté

municipale

Groupe citoyen, communiste, républicain

Budget à la hauteur !

William Delannoy

Texte fourni non conforme à la législation en vigueur en période éléctorale

www.audonien.com Permanence Tél. pour rdv : 01 49 45 66 08

William Delannoy _ Marina Venturini _ Wahiba Zedouti _ Brigitte Zucchiati

Être offensifs, donner du souffle à l’action municipale en votant un budget à la hauteur des objectifs pour François Giunta lesquels nous nous sommes engagés, c’est le défi que nous relevons. Il s’agit bien d’un défi dans le contexte de crise que nous vivons au nom de laquelle ceux qui en sont responsables voudraient imposer l’austérité au peuple comme aux collectivités à son service… Cette année pour la première fois se produit un véritable tour de passe-passe qui ponctionne 200 millions des caisses des collectivités vers les caisses de l’État. À Saint-Ouen, les conséquences de cette loi de finance se traduisent par un hold-up de 3 millions d’euros. Ainsi, l’État pousse les collectivités à augmenter les taux d’imposition, pendant qu’il refuse de taxer les grandes fortunes. Le budget que nous présenterons, loin

de céder à ces injonctions, répondra aux besoins populaires sans augmenter le taux d’imposition. Nous tournerons nos efforts prioritairement vers le maintien et le développement des politiques en faveur de la jeunesse, de la santé, du logement social, de la culture et de l’aide à la vie associative, sans oublier le personnel. C’est ce qui nous vaut de violentes attaques de la part de l’opposition, hommage du vice à la vertu !..

Hayat Dhalfa _ Jacqueline Rouillon _ Paul Planque _ Nicole Amédro _ Nadia Soltani _ François Giunta _ Monique Tesseyre _ Hakim Hallouch _ Françoise Arnaud _ Gnamé Bagayoko _ Roger Guérin _ Sandrine Besse _ Gilbert Haustant _ Ndeye Fatou Kébé _ Emilie Lecroq

Groupe Union centriste-UDF-Modem

Groupe socialiste et citoyen

Une aire de jeux en cause !

Respecter la diversité de la gauche

Une nouvelle association dont l’objet est de « lutter contre le bruit et les nuisances diverses » s’est créée Tiziana suite à la découverte Zumbo-Vital d’un projet de création d’aire de jeux Place Debain, sans concertation avec les habitants. Cette nouvelle association, dans un courrier adressé à J. ROUILLON, dénonce haut et fort le « manque de démocratie participative, le mépris des riverains », osant parler de « dictature ». La part des habitants qui ne se laisse plus prendre à propagande enjoliveuse de la majorité PC-PS-Verts va donc s’accroissant et les voix se libèrent parfois avec virulence. Les actes qu’on préférerait taire aussi comme celui de cet habitant excédé qui finit par uriner sur les cars de touristes qui polluent sous ses fenêtres, des cars qui stationnent dans une cour partagée avec un hôtel. L’acte est choquant, regrettable et condamnable. Mais croyez-vous que

le projet architectural de l’hôtel ait été réfléchi ? Croyez-vous que la suppression d’espaces verts ait été le résultat d’une concertation ? Croyez-vous que la création d’aires de jeux pour le bonheur des enfants ait été l’aboutissement d’une coopération ? Non, trois fois non. Tout est fait dans un déni de démocratie, dans l’opacité et, comble du comble pour une mairie communiste, à l’aune du profit et du rendement. Il est triste de constater que dans notre ville des Audoniens exaspérés par le manque de considération de leur maire s’en prennent aux enfants et aux aires de jeux. L’agir ensemble est ce qui nous permettra de changer le destin de notre ville et de retrouver notre liberté. Rdv en 2014. contact@modem-saintouen.fr www.modem-saintouen.fr Albert Kalaydjian reçoit sur rdv au 06 77 52 38 70 Albert Kalaydjian _ Tiziana Zumbo-Vital

Depuis qu’il a intégré Europe Écologie les Verts, Mamadou Keita n’a toujours pas obtenu le droit Morgane de voir sa tribune, Garnier dans le journal municipal, signée du sceau de son parti. Las de se voir refuser son étiquette EELV, Mamadou Keita ne participe plus aux réunions des Présidents. Comment travailler dans des conditions de démocratie optimales si le premier magistrat de la ville crée les conditions pour évincer l’une de ses composantes ? Trois ans après avoir rejoint le Parti socialiste, non content de s’être vu retirer sa délégation sans délai et sans débat, notre camarade Karim Bouamrane n’apparaît toujours pas dans le même journal, à l’exception de la tribune réservée à notre groupe. À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Sophie Jacquot Gautun, élue chargée du dossier fut évin-

cée de l’édito du 8 mars, au profit d’Explora jeunes. Changer de parti n’implique pas de ne plus travailler à l’amélioration de la qualité de vie de nos concitoyens. Être socialiste, même en période de campagne, ne doit pas être une raison de gommer la contribution de nos élus au travail municipal. Le journal municipal est-il devenu l’outil de punition des élus dont l’orientation politique ne serait pas dans la droite ligne du Groupe citoyen, communiste et républicain ? Élus au suffrage universel, chaque élu, chaque groupe doit pouvoir contribuer au mieux vivre à Saint-Ouen. La mise à l’écart permanente de certains de nos collègues n’est plus supportable. Notre blog : www.saint-ouen-socialiste.fr Sophie Jacquot-Gautun _ Abdelhak Kachouri _ Morgane Garnier _ Yassir Fichtali _ Karim Bouamrane _ Dominique Garcia-Durocher _ Mustapha Krimat _ Henri Lelorrain _ Paul Macedo _ Jean-Claude Le Ny _ Élisabeth Auerbacher _ Elise Boscherel _ Estelle Villard

Association Saint-Ouen ensemble autrement

Groupe Europe Ecologie Les Verts de Saint-Ouen

Les rois de l’illusion

Reconnaître tous les élu(e)s écologistes

Quand on regarde la nouvelle com’ sur les docks, la première chose qui interpelle, c’est la disparition des tours Lias Kemache et l’occultation de l’incinérateur. Faisaient-ils tache dans la vision paradisiaque qu’on s’emploie à nous « vendre » ? Qu’en pensent nos écologistes élus ? Leur situation à la fois dans la majorité et l’opposition détermine-t-elle cette paralysie croissante que nous constatons ? Ou leurs stratégies politiques personnelles, seules, semblent dicter leur silence assourdissant. Aurait-on eu gain de cause ? Nos propositions auraient elles convaincu nos édiles ? Auraient-ils pris enfin conscience que, s’il convient, certes d’envisager une véritable politique déterminée et innovante du logement face à une demande croissante, Saint-Ouen

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n’a pas vocation à accueillir la population parisienne dont les élus parisiens veulent se débarrasser. Pas plus que de conforter ces Maires qui se suffisent d’un pourcentage de logements sociaux bien en deçà de ce que préconise la loi, et d’amendes qui ne les dissuadent pas de continuer dans cette voie où la solidarité est classée dans les effets d’annonces jamais suivis.En fait, quand on envisage ici de continuer dans cette voie, en se réclamant d’une nécessité absolue d’entasser les pauvres dans des tours (tandis qu’on affirme depuis des années que la destruction des Boutes en train relève de la salubrité sociale, on porte la responsabilité des problèmes qui ne manqueront pas d’apparaître. La cécité de nos décideurs vaut leur cynisme qui nous entraînent dans cette politique irresponsable.

Contact : asoea93400@gmail.com

Lias Kemache _ Cyrille Plomb

du jeudi 29 mars au mercredi 11 avril 2012

Pourquoi Mamadou Keita, élu en mars 2008 conseiller municipal sur une liste de gauche indéRémi Fargeas pendante, demandet-il maintenant à être reconnu comme élu d’Europe Écologie - Les Verts ? En voici l’explication. Ayant souhaité se joindre au processus qui a débuté au cours de la campagne pour les élections européennes de 2009, Mamadou Keita a donc adhéré à Europe Écologie, participé activement à la campagne pour les élections régionales de 2010, puis a été présenté par notre mouvement comme candidat suppléant à l’élection cantonale de 2 011. Dans un récent courrier adressé au Maire, le secrétaire départemental d’Europe Écologie - Les Verts rappelait la réalité de l’organisation et de la représentation de notre mouvement à Saint-Ouen.

Sur le plan national, le parti Europe Écologie Les Verts s’est structuré officiellement au cours de l’année 2 011. Chaque groupe local a élu un responsable et un bureau avec des représentants dans les différentes instances. À Saint Ouen, c’est notre ami Mamadou Keita qui a été élu responsable local. Au sein du conseil municipal, trois élu(e) s sont donc habilité(e) s à se réclamer d’Europe Écologie – Les Verts : Rémi Fargeas, Mamadou Keita et Brigitte Marigault. C’est pourquoi nous considérons normal de demander que les trois élu(e) s d’Europe Écologie Les Verts, donc Mamadou Keita compris, soient désignés et reconnus comme tels dans les différents supports d’information et de communication municipaux.

Brigitte Marigault _ Rémi Fargeas


autre sensibilité du conseil

municipal

Ensemble pour Saint-Ouen

Accepter la diversité de la gauche. Élue en mars 2008 sous la couleur du Parti Communiste, le maire quittait quelques mois Mamadou Keita après ce parti pour rejoindre la Fédération Alternative Sociale et Écologique en gardant ses pouvoirs de premier magistrat. Quant à Karim Bouamrane, sa délégation lui a été retirée pour avoir quitté le groupe communiste et rejoint le Parti Socialiste dont la marque est portée à sa tribune. Notons que sans aucune condition, la tribune de notre collègue Lias Kémach, élu en 2008 sur une liste d’opposition, etait signée « Europe ÉcologieLes Verts » ; mention récemment retirée à la demande du secrétaire départe-

mental EELV. Enfin, prétextant que je n’ai pas été élu en 2008 sous la bannière Europe Ecologie-Les Verts, parti créé en 2010 et dont je suis le secrétaire local, le maire refuse que ma tribune soit signée du sceau d’EELV dans le journal municipal. Ce refus n’a aucun sens politique, juridique ou administratif. Le maire doit cesser l’arbitraire, accepter la pluralité des idées et des projets ainsi que le rassemblement autour de valeurs qui fondent pour de bon la Gauche audonienne, une gauche de conviction dans ses idées et dans ses actes. Rejoignez-nous : saintouen.eelv.fr

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os élus

• Les adjoints Paul Planque, 1er adjoint, finances, urbanisme, administration générale, patrimoine et travaux Abdelhak Kachouri, prévention, sécurité Morgane Garnier, environnement, cadre de vie, propreté Nicole Amédro, ressources humaines, enfance, enseignement Nadia Soltani, affaires économiques, vacances Hayat Dhalfa, culture, animation de la cité Rémi Fargeas, plan de déplacement urbain, transports, circulation, stationnement Yassir Fichtali, action sociale, politique d’insertion, CCAS Karim Bouamrane Sophie Jacquot-Gautun, petite enfance, droits des femmes, handicap François Giunta, logement, cultes • Les conseillers municipaux délégués Monique Tesseyre, prévention, santé Hakim Hallouch, jeunesse Françoise Arnaud, retraités, prévention des expulsions locatives Gnamé Bagayoko, relations internationales, coopération décentralisée Dominique Garcia-Durocher, tourisme, promotion de la ville Roger Guérin, histoire locale, mémoire, culture de paix Mustapha Krimat, vie associative Henri Lelorrain, politique sportive Paul Macedo, commerce, artisanat, développement économique des Puces Jean-Claude Le Ny, popularisation du projet de ville

Relevé des rejets de poussières et gaz Les rejets atmosphériques dus à l’incinération des déchets sont mesurés par trimestre et en continu. Voici les résultats de janvier pour ces derniers. Produit Seuil réglementaire Moyenne des valeurs journalières (valeurs journalières) Four 1 Four 2 Four 3 10 mg/Nm3 2,3 1,0 0,9 Poussières Chlorure d’hydrogène 10 mg/Nm3 0,5 0,5 0,6 Dioxyde de soufre 50 mg/Nm3 7,7 18,6 14,9 Oxydes d’azote 80 mg/Nm3 47,6 48,1 48,0 50 mg/Nm3 14,4 13,7 16,8 Monoxyde de carbone 1,9 2,2 2,8 Carbone organique total 10 mg/Nm3 mg : milligramme ; Nm3 : normaux mètre cube.

Mamadou Keita

Les contributions publiées dans ces colonnes n’engagent pas la rédaction du Journal de Saint-Ouen. Elles sont publiées sous la responsabilité de leurs auteurs.

Madame la maire, conseillère générale Jacqueline Rouillon

Syctom

• Les autres conseillers municipaux de la majorité Brigitte Marigault, Gilbert Haustant, Estelle Villard, Elisabeth Auerbacher, Sandrine Besse, Elise Boscherel, Ndeye Fatou Kébé, Emilie Lecroq • Les conseillers municipaux de l’opposition Vivre et s’épanouir à Saint-Ouen William Delannoy, Brigitte Bachelier, Albert Kalaydjian, Marina Venturini, Lias Kemache, Tiziana Zumbo-Vital, Cyrille Plomb, Wahiba Zedouti Ensemble pour Saint-Ouen Mamadou Keita • Permanences Madame la maire, conseillère générale, tous les mercredis matin sur rendez-vous uniquement. Adressez votre demande exclusivement par courrier en mairie. Bruno Le Roux, député, sur rendez-vous un vendredi matin sur deux. Tél. : 01 40 63 68 58. Abdelhak Kachouri, adjoint au maire en charge de la prévention/sécurité et vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France en charge de la citoyenneté/politique de la ville/sécurité, tous les mercredis de 9 h à 17 h 30 en mairie, sur rendez-vous uniquement. Mathieu Hanotin, conseiller général, lundi après-midi à partir de 16 h, sur rendez-vous au 01 43 93 93 30. Rémi Fargeas, Brigitte Marigault tous les mardis de 17 h à 19 h en mairie, sur rendez-vous uniquement. rfargeas@mairie-saint-ouen.fr bmarigault@mairie-saint-ouen.fr Saint-Ouen Ensemble Autrement les 1er et 3e jeudis du mois au 41 rue Saint-Denis, à partir de 19 h. Email : asoea93400@gmail.com

::Elections 2012:::::::::: ::Tournage:::::::::::::::::

Procuration mode d’emploi

Recherche figurant(e)s

Les personnes qui ne seront pas présentes le(s) jour(s) de scrutin peuvent faire établir une procuration afin de participer aux élections présidentielle (22 avril et 6 mai) et législatives (10 et 17 juin). La procuration est établie pour un ou deux tours, ou pour une durée précisée (un an maximum). Elle s’établit, jusqu’à la veille du scrutin, au tribunal d’instance ou au commissariat.

L’écume des jours, film réalisé par Michel Gondry, a besoin de figurants(es) âgé(e)s de 18 à 70 ans. Tournages sur Paris et l’Ile-deFrance entre le 20 avril et la mijuillet. Rémunération : 96 euros brut par jour de tournage.

e

n savoir plus _www.interieur.gouv.fr _Tribunal d’instance : 4 rue Diderot _Commissariat : 15 rue Dieumegard

e

n savoir plus Envoyer – jusqu’à fin avril – une photo récente avec coordonnées téléphoniques par mail à ledjcasting@gmail.com (référence : Mairie de Saint-Ouen).

é

tat civil

Naissances _ Bouaziz Tom _ Traore Rahim _ Rili Léa _ Vail Robache

Cassiopée _ El Aouadi Marwan _ Pezi Garance _ Aboulgaiz Driss _ Baghdadi Manèle _ Le Gall Angèle _ Farkkay Arwa _ Aïdara Cheikh-Saadbou _ Blessed Danielle _ Sakho Abdoul _ Oualghazi Abdelkarim _ Alexandre Maëlys _ Haddadj Ismail _ Ngouah Maviane Layan _ Karami Ayoub _ Djitli Mohamed _ Hakiki Hanifa _ Diakhite Safiatou _ Merazka Hani-Ilyes _ Bellazrag Ahmed _ Mbow Marième _ Bernard Jeanne _ De Arriba Gabin _ Lorilloux Eliott.

Mariages _ Danièle Carroué et Jean Marchillé _ Fatima-Zohra Salem et Sid

Ali Cherik _ Jiuyan Zhang et Alain Barthélemy _ Marie Domingo et Julian Herrero.

Décès _ Fourrier Madeleine Marie Thérèse Honorine Vve Arragon _ Jaussely Anne Marie _ Soualmi Bouzid _ Godefrin Pascal François Hubert _ Aubinaud Hélène Suzanne Vve Busiere _ Delpirou Emile _ Sassier Colette Yvonne Vve Muller _ Alves-Pequito Elise Vve Bertrand _ Di Pillo Lidia Vve Lattanzio _ Guenet Marie Eugénie _ Quirin Marie Gabrielle Vve Huet _ Sore Simonne Marcelle Vve Leroux _ Marie Sylvia Paulette Henriette Vve Zamora Clemente _ Bourzeix Jeannine _ Fajardo Borrego Pilar Ep Martin Gonzalez _ Stokfisz Rywa Dyna Ep. Akerman _ Wagret Maryse _ Ejenscher Chaja Rywka Ep. Stokfisz _ Stokfisz Elja Ep Kammer _ Zendji Touabi _ Legrand Michel Roger _ Barli Louis René _ Vancon Jeannine Elise Ep Belkhiter _ Cormarie Francoise Danielle _ Lopes Ferreira Dalila _ Cayel Stéphanie Gisèle Paule Ep Deiber.

6 rue Diderot 93406 Saint-Ouen Cedex tél. : 01 49 45 67 89 fax : 01 49 45 77 08 courriel : lejournal@mairie-saint-ouen.fr web : ville-saintouen.fr D irectrice de la publication : Jacqueline Rouillon D irectrice de la communication : Monique Valageas R édacteur en chef : Christophe Disic S ecrétaire de rédaction : Pierre Desirat R édaction : Géraldine Bouton, Pierre Desirat, Jacqueline Martinez O nt participé à ce numéro : Béatrice Catanese, Sébastien Chamois, Isabelle Friedmann, Isabelle Terrassier P hotographes : Pascal Raynaud, Jérôme Panconi O nt participé à ce numéro : Sébastien Bossi, Hervé Boutet D essins : Dalaine C onception éditoriale et graphique : Anatome M aquette : Joëlle Grumbach, Céline Matthews Impression : Public Imprim Publicité : Médias et Publicité 01 49 46 29 46 Ce numéro a été imprimé sur papier recyclé à 25 400 exemplaires. Prochain numéro jeudi 12 avril

du jeudi 29 mars au mercredi 11 avril 2012

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::sport:::::::::::::::::::::::::: Vivicittà

Toute la ville se mobilise pour la paix La 11e édition de la Vivicittà se court dimanche 1er avril. Une fois encore, bénévoles associatifs et agents municipaux ont effectué un important travail pour que tout soit près le jour J.

D’Italie à Saint-Ouen Née en 1984 en Italie, la Vivicittà se court simultanément dans 80 villes du monde entier. Elle rassemble quelque 70 000 participants – dont près de 10 000 à Saint-Ouen !

::red star:::::::::::::: Zéro pointé !

Six mois. C’est le temps nécessaire pour organiser la Vivicittà, course en faveur de la paix et de la solidarité coordonnée par la CSIT (Comité international du travail), à Saint-Ouen. « Ça commence dès octobre par des réunions avec l’ensemble des partenaires et ça ne s’arrête plus jusqu’au départ de la course », détaille Sylvie Rachidi, de l’Office municipal du sport (OMS). En amont, il faut distribuer 5 000 bulletins d’inscriptions, les enregistrer, commander les trophées et se partager les tâches entre les quatre organisateurs que sont l’OMS, le comité 93 de la FSGT, l’Usma (essentiellement la section athlétisme) et les services de la Ville, en partenariat avec la Mouvement de la Paix. Le jour de l’évènement, plus de 200 personnes sont à pied d’œuvre pour permettre aux coureurs et autres rollers de s’exprimer. « Il faut installer le village départ au parc Abel-Mézières, monter les ravitaillements pour les coureurs, s’occuper des dernières inscriptions, remettre les dossards, les récompenses... Sans oublier le volet sécurité et santé, ainsi que les fermetures de rue », confirme la salariée de l’OMS. Avec l’expérience, tout est désormais bien rodé. « De fil en aiguille, on s’améliore ; on est apte à gérer tous imprévus d’un tel événement », poursuit Sylvie Rachidi.

Côté courses

Cinq parcours permettront à chacun de trouver macadam à son pied. _ Une marche de 4 km à 10 heures. _ Une course de 1 km pour les enfants (nés en 1999 et après) à 10 h 15. _ Une course de 4 km ouverte aux coureurs occasionnels à 10 h 30. _ Une course de 12 km pour les plus sportifs, à 10 h 30. _ Un relais 3 x 4 km à courir en famille et entre amis à 10 h 30. Un parcours de 12 km pour rando rollers est également proposé à 10 h 30. Toutes les courses sont ouvertes aux athlètes handisports.

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Du pays du soleil levant… Ils seront quatre Japonais à participer à la course. Et pas des anonymes, mais les organisateurs de la réputée course pour la paix Hiroshima-Nagasaki, qui relie les deux villes anéanties par des bombes nucléaires en 1945. Pour l’occasion, une rencontre se tient vendredi 30 mars sur le thème de la paix, à laquelle sont conviées les délégations étrangères ainsi que les bénévoles audoniens actifs sur la Vivicittà.

Une expérience bien utile. Car la Vivicittà a pris de l’ampleur. Elle s’impose aujourd’hui comme une grande course fraternelle, avec des parcours adaptés à chacun, qui rassemble près de 10 000 participants à Saint-Ouen. De nombreux coureurs étrangers font chaque année le déplacement. Sept pays seront représentés, dont trois des villes jumelées avec Saint-Ouen ; Terni (Italie), Salford (Angleterre) et Podolsk (Russie). De son côté, la FSGT a invité des délégations d’Irlande, de Palestine, d’Algérie… et même du Japon ! Et comme la Vivicittà, ce n’est pas que du sport, mais aussi un événement populaire, de nombreuses animations sont prévus tout au long des parcours. Des groupes musicaux (DJ et percussions) donneront le tempo. Une fois les courses terminées, plusieurs associations locales feront découvrir des spécialités culinaires du monde entier dans une ambiance musicale. Enfin, les enfants pourront s’essayer à l’escalade ou au Double Dutch et assister à une démonstration de handibasket.

Sébastien Chamois Photo : Pascal Raynaud

e

n savoir plus

_ OMS : 01 40 11 32 86. _ Usma athlétisme : 01 42 43 17 41. _ Direction des sports de Saint-Ouen : 01 49 45 68 43. _ Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) : 01 48 31 12 59.

du jeudi 29 mars au mercredi 11 avril 2012

La situation s’est sérieusement dégradée pour le Red Star au cours de la dernière quinzaine. Défaits à Bayonne (1-0) le 17 mars puis à Bauer le 24 mars contre Orléans (1-2), les Vert et Blanc voient se rapprocher à grande vitesse les mal classés… et la zone de relégation. Pour rester en National, chacun des neufs matchs restants est à envisager comme une finale. Première le 31 mars à Quevilly, deuxième à Bauer contre Beauvais le 4 avril. Deux concurrents directs pour le maintien…

Classement après la 29e journée Rg

Club

Pts

Matchs joués

1

Nîmes

49

29

2

Epinal

49

29

3

Niort

49

27

4

GFCO Ajaccio

48

29

5

Vannes

47

29

6

Fréjus-Saint-Raphaël

44

28

7

Colmar

42

27

8

Rouen

41

28

9

Créteil

40

28

10

Paris FC

38

29

11

Orléans

37

27

12

Le Poiré-sur-Vie

37

29

13

Cherbourg

37

29

14

Luzenac

36

27

15

Quevilly

33

28

16

RED STAR FC 93

32

29

17

Beauvais

29

28

18

Martigues

29

28

19

Besançon

26

28

20

Bayonne

25

28


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rencontre Georges Perrois

Sportif de corps et d’esprit meuble ont immédiatement fêté la nouvelle. Ca faisait chaud au cœur. » Après la guerre, Georges saisit l’opportunité de prendre un poste d’enseignant à Saint-Ouen. Il s’installe rue de l’Alliance avec son épouse Jacqueline, qu’il a rencontrée à 24 ans dans un bal américain à Levallois. Nous sommes en 1948. Quelque temps plus tard naîtront des jumeaux, une fille et un garçon, pour le plus grand bonheur du couple. George est professeur de technologie au collège Jean-Jaurès. Il y restera jusqu’à l’âge de la retraite. Sportif accompli, touche-à-tout (randonnée, vélo, gym, canoë…), il rejoint le club de l’Union sportive multisections audonienne (Usma) où il devient rapidement animateur

« Pour se sentir bien dans sa peau, il faut avoir une activité physique, comme le vélo ou la natation. Le minimum est de faire de la marche. »

Président d’honneur de l’Usma, bénévole pendant plus de quarante ans, sportif accompli et ancien professeur au collège Jean-Jaurès, Georges Perrois est une figure locale. A 90 ans, ce défenseur du « sport pour tous » semble infatigable. Nous sommes dans les années 1930 aux Sables-d’Olonne (Vendée). Le petit Georges Perrois a quitté le 11e arrondissement de Paris pour un mois de vacances chez ses grands-parents. Il fait beau. Rigolade et baignade avec les cousins sont au rendez-vous, comme chaque été. Ce tableau idyllique, digne des romans de Marcel Pagnol, sera bientôt remplacé par une période très sombre de l’histoire – la Seconde Guerre mondiale. Mais l’enfant ne s’en doute pas une seconde. Il imagine encore moins qu’il y jouera un rôle. Et pourtant ! Pompier volontaire et maître nageur en 1941, Georges est dépêché avec sa brigade – les pompiers de Paris – lors du bombardement qui touche Saint-Ouen en 1942. C’est la première fois qu’il met les

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pieds dans cette ville où il habite maintenant depuis plus de soixante ans ! « Il y avait des gravats et de la fumée partout. Beaucoup de victimes. C’était l’horreur », racontet-il tout ému. Les années ont passé, mais le souvenir est resté. Son plus grand regret est de « n’avoir jamais pu sauver une seule personne des décombres ». La libération de Paris lui laisse des souvenirs un peu meilleurs. « Je rentrais chez mes parents lorsque j’ai été bloqué à Issy-lesMoulineaux par l’armée du général Leclerc. Un soldat m’a demandé d’aller dans le 6e arrondissement pour dire à ses parents qu’il était vivant et se trouvait aux portes de Paris. J’étais content de porter un message joyeux à cette famille. Malgré les privations de la guerre, tous les voisins de l’im-

du jeudi 29 mars au mercredi 11 avril 2012

bénévole de natation. D’abord pour les enfants puis, plus tard, pour les adultes. En 1971, il crée la section « gym énergie » avec Jacqueline, elle aussi très sportive. L’esprit de l’association qui prône le « sport pour tous » leur plaît. « A l’Usma, nous sommes des pionniers dans le sport populaire, affirme-t-il fièrement. Le concept, qui date de 1936 avec le député socialiste Léo Lagrange, est toujours d’actualité, même si ces dernières années, avec l’arrivée des salariés, l’esprit du bénévolat a changé. Quand j’étais président (de 1982 à 1993, ndlr), c’était plus simple à gérer car il n’y avait que des bénévoles et les adhérents étaient moins nombreux : 2 000 contre 3 000 actuellement ! » Aujourd’hui président d’honneur, Georges continue à participer aux réunions et aux projets de l’association. A 90 ans, il continue aussi à s’entraîner, pour garder la forme et le moral. Tous les matins, il enfourche son vélo pour se rendre à l’Ile-des-Vannes. Là, il s’occupe de la salle de musculation et en profite pour faire quelques exercices, histoire de s’entretenir un peu ! Si l’époque où il courait le Paris-Mantes est révolue, il n’hésite pas à rejoindre régulièrement son fils en Bourgogne pour de grandes balades à vélo. Car il n’en démord pas : « Pour se sentir bien dans sa peau, il faut avoir une activité physique, comme le vélo ou la natation. Le minimum est de faire de la marche. » Cet été, il s’élèvera dans les airs grâce à un vol en montgolfière dans le Vexin qui lui a été offert par la Ville lors de la soirée des trophées aux sportifs, en décembre. Un voyage qu’il juge « anachronique et sensationnel » pour l’avoir déjà expérimenté, voilà quelques années. Comme tous les retraités ou presque, Georges ne manque pas d’activités même si, depuis la disparition de son épouse au début des années 2000, il se sent parfois très seul. Heureusement, il connaît beaucoup de monde à Saint-Ouen. Tellement qu’il prend son vélo pour aller faire ses courses, sinon il n’arriverait jamais jusqu’au magasin. C’est ça, la rançon de la gloire !

Isabelle Terrassier Photo : Pascal Raynaud

Journal de Saint-Ouen n°54  

Journal de Saint-Ouen n°54

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