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C’est du propre ! Malgré les efforts quotidiens des employés municipaux chargés de nettoyer la commune, la ville se salit extrêmement vite. Mais la propreté est également l’affaire des citoyens. Aussi, la muni-

Pascal Raynaud

cipalité a mis en place des antennes propreté, ouvertes au public, qui devraient permettre aux Audoniens de déposer doléances et suggestions afin de préserver un cadre de vie agréable pour tous. > p.8

festival Jazz musette

allocations familiales

Le swing était au rendez-vous

Des difficultés insupportables

saint-Ouen l’estivale Tous à la plage

Pour sa 6 édition, le festival des Puces a fait le plein. Artistes de renommée internationale et jeunes talents, public d’amateurs et curieux de passage, tout le monde s’en est donné à cœur joie. Et les bars, les rues, les places comme la grande scène du Cap Saint-Ouen ont résonné, durant trois jours, de belles musiques et de bonne humeur.

En Seine-Saint-Denis, les CAF accumulent des milliers de dossiers en retard que les employés ne parviennent plus à traiter. Celle de la tour Pleyel, dont dépendent les Audoniens, accueille les allocataires dans des conditions indignes. Une motion réclamant un plan d’urgence a été votée à l’unanimité lors du dernier conseil municipal.

Une immense piscine, une belle pataugeoire, 2 000 m2 de sable fin, des chaises longues, des terrains de jeu… Un air de bord de mer souffle sur le parc Abel-Mézières. Pour que les familles puissent profiter de leurs vacances sans même quitter la ville.

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::26 juin:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: ::25 juin:::::::::::::::

15 juillet Journée à Honfleur

Cap sur le Rwanda

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Nombre de participants : 58. Tarif : 36 € (soit 236,14 F) avec une balade en petit train ; 30 € (soit 196,78 F) sans le petit train. Inscription et paiement : Point accueil retraités.

Concert d’O’Puces 93 Les élèves d’Auguste-Blanqui se rendent au « pays des mille collines ».

::26 juin:::::::::::::::

Lieux et horaires de rendez-vous : Mairie : 6 h 05 ; place d'Armes : 6 h 10 ; Bauer : 6 h 15 ; Debain : 6 h 20 ; Rosiers : 6 h 25 ; Garibaldi : 6 h 30 ; Monmousseau : 6 h 35.

Open d’échecs

22 juillet Château et parc de Courances

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n savoir plus

Inscriptions et paiement : Point accueil retraités Espace Valérie-Geoffroy, 41 rue Albert-Dhalenne Tél. : 01 49 45 77 01

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Visite suivie d'un goûter. Nombre de participants : 58. Tarif : 40 € (soit 262,38 F). Lieux et horaires de rendez-vous : Mairie : 8 h 20 ; place d'Armes : 8 h 25 ; Bauer : 8 h 30 ; Debain : 8 h 35 ; Rosiers : 8 h 40 ; Garibaldi : 8 h 45 ; Monmousseau : 8 h 50.

La chorale O’Puces 93 donne un concert au profit de l'association Retina, qui lutte contre les maladies de la vue, vendredi 25 juin à l’église du Vieux Saint-Ouen.

Des ponts se construisent entre Saint-Ouen et le Rwanda. Samedi 26 juin, une vingtaine d’élèves du lycée Auguste-Blanqui se rend à Kigali, capitale de ce pays d’Afrique orientale à jamais meurtri par un génocide qui a causé, en 1994, la mort d’au moins 800000 personnes. Initialement prévu en avril, ce séjour a connu un contretemps ; la faute au volcan islandais Eyjafjöll, à l’origine de fortes perturbations aériennes. Plus qu’un simple voyage scolaire, le projet s’appuie sur un travail de fond engagé depuis septembre. Culture, histoire, économie… les lycéens ont cherché à comprendre le Rwanda avant de travailler sur la question des représentations. Comment vit-on son territoire? Qu’est-ce être un adolescent, à Saint-Ouen ou à Kigali ? Sur place, ils partageront le quotidien de leurs correspondants. Une aventure dont ils ramèneront une série de reportages. D’autre part, la municipalité envisage pour l’automne un jumelage ou une coopération entre Saint-Ouen et une ville rwandaise.

L’Usma échecs organise samedi 26 juin, à partir de 9 heures, le 2 e Open d’échecs des familles au gymnase de l’Alliance (2 rue de l’Alliance). Deux membres d’une même famille sufffisent pour composer une équipe. Inscription – gratuite – sur place le jour même.

::28 juin::::::::::::::: Conseil municipal Lundi 28 juin à 20 heures à l’hôtel de ville. Accès libre dans la limite des places disponibles.

juillet::::::::::: ::mi-septembre:: ::3 Chasse aux trésors Les retraites au menu

Les organisations syndicales, rejointes par l’ensemble des forces progressistes du pays, appellaient à une nouvelle manifestation unitaire, jeudi 24 juin, contre la réforme des retraites présentée le 16 juin par Eric Woerth, ministre du Travail. L’avant-projet de loi entend allonger la durée de cotisation, qui atteindrait 41,5 ans en 2020, et porter l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans en 2018 – et à 67 ans pour ceux qui n’ont pas le nombre d’annuités suffisant. Le texte sera discuté par les parlementaires en septembre. La rentrée pourrait être chaude, si l’on en juge par la mobilisation des manifestations du printemps et par le succès des initiatives qui se sont tenues à Saint-Ouen, comme le débat du 27 mai organisé notamment par l’UC-GGT, ou la réunion publique tenue le 10 juin par les socialistes audoniens.

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Saint-Ouen s’associe pour la deuxième fois à la Chasse aux trésors de Paris. Samedi 3 juillet, les «chasseurs», en famille ou entre amis, partiront de l’une des dix mairies participant à l’opération* à la découverte de trésors qui leur feront parcourir des lieux insolites: jardins cachés, ruelles étroites, passages secrets… La journée s’achèvera par des animations festives et une remise des prix, à 16 h 30. Les personnes à mobilité réduite bénéficieront de parcours aménagés. *

Les mairies des 3e, 6e, 9e, 11e, 12e, 13e, 18e, 19e et 20earrondissements de Paris ainsi que celle de Saint-Ouen.

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Inscriptions gratuites sur www.tresorsdeparis.fr ou le 3 juillet sur place. Départs de 10 h à 13 h devant la mairie.

Retrouvez l’actualité culturelle et cinématographique de la ville dans le supplément mensuel


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Saint-Ouen l’estivale

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Tout baigne

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A Abel-Mézières jusqu’au 13 juillet.

Lancé le 11 juin, le dispositif Saint-Ouen l’estivale prend une autre dimension à partir du 26 juin, avec la livraison de sable fin et de deux piscines provisoires en plein parc Abel-Mézières. Une première dans la ville, qui devrait ravir petits et grands. Une plage, des piscines et des animations qui s’y rapportent. Il ne s’agit pas d’un slogan du Club Med vantant les mérites d’un séjour en Tunisie, mais des éléments phares que l’on va retrouver au parc AbelMézières à compter du 26 juin dans le cadre de Saint-Ouen l’estivale. Un déploiement qui préfigure les mutations à venir, avec l’ouverture du parc paysager des Docks, et qui marque la volonté des élus de voir la population se réapproprier l’espace public. « L’objectif était de créer un lieu de détente gratuit dans lequel toutes les tranches d’âge puissent se réunir, détaille Mireille Chotard, scénographe du projet. Pour les familles, c’est parfait ! » Diversité des âges assurée, mais aussi des services municipaux (petite enfance, jeunesse, sports, retraités, parcs et jardins), qui n’ont pas lésiné sur les efforts afin de rendre l’événement attractif. Pour Mireille Chotard, l’originalité repose sur la variété des décors, composés pour l’essentiel d’une pelouse, d’une plage de sable fin et d’un grand bassin. « On retrouve tous les composants d’une île ou d’un bord de mer, confie la scénographe. On pourrait aussi bien être dans les Landes qu’au bord de la Méditerranée. »

« Une sorte de Paris Plage, la baignade en plus » Meriem, assise sur une pelouse en compagnie de ses trois enfants en bas âge, assiste aux derniers préparatifs de l’estivale. Si l’idée dans son ensemble lui plaît, elle se réjouit surtout de l’implantation des piscines. « C’est gratuit et on n’est pas obligé de se mettre en maillot de bain, deux grandes qualités à mes yeux. Le lieu est grand, donc parfaitement exploitable pour des aménagements de ce type, il fallait en

 Samedi 26 juin 11 h : inauguration de la plage avec la Brigade fanfare. 12 h 30 : repas des retraités et concours de pétanque. 14 h : animation assurée par le Twirling Club.  Mardi 29 juin 14 h 30 : atelier peinture animé par l’association Ohana Sri Lanka.  Jeudi 1er juillet 20 h 30 : spectacle d’Eric Bouvron, humoriste « Afrika ».  Samedi 3 juillet 16 h : goûter et remise des prix de la Chasse aux trésors.  Lundi 5 juillet Opération parasols animée par l’école des beaux-arts.  Mercredi 7 juillet Après-midi : tournoi de foot des 10-12 ans.  Jeudi 8 juillet 10 h : atelier gym douce proposé par la maison de quartier du Landy.  Dimanche 11 juillet 19 h : repas sud-africain et vente de produits artisanaux par l’association Ubuntu.

profiter. » Irma, quant à elle, compte venir aussi souvent que possible avec ses trois garçons et son mari : « C’est une sorte de Paris Plage, la baignade en plus, ce qui n’est pas négligeable par grande chaleur. » Sa seule angoisse : voir l’espace détérioré par des fauteurs de troubles. Mais la municipalité estime que la présence des familles contribuera au respect des équipements. Pour Sarah et Martin, qui habitent à quelques encablures, dans le Vieux Saint-Ouen, il s’agit « d’un petit coin de nature préservé qui va donner l’opportunité à certains Audoniens de faire connaissance et peut-être de tisser des liens ». Plus important encore à leurs yeux, Saint-Ouen l’estivale se présente comme «un rendezvous qui va permettre à ceux qui n’ont pas la chance de partir en vacances de se dépayser un peu ».

Chiffres • Grand bassin : 300 m2, 1,30 m de profondeur. • Petit bassin: 40 m2, 30 cm de profondeur. • Plage: 2000 m2. • Terrain: 7000 m2, avec des aires de repos, de pique-nique et de jeu.

 Lundi 12 juillet 14 h : atelier engins volants animé par l’Atlas.  Mardi 13 juillet A partir de 19 h : restauration, bal et feu d’artifice.

Foot sur écran géant  Vendredi 2 juillet 16h et 20h30: quarts de finale

Grégoire Remund / Photos : Pascal Raynaud

 Samedi 3 juillet 16 h et 20 h 30 : quarts de finale

En apéro, le festival de l’Oh ! Dimanche 13 juin, les habitants se sont rendus en nombre sur les bords de Seine où les attendaient de multiples activités autour de l’eau. Baptèmes de kayak, pédalo, balades fluviales ont rencontré un grand succès. Prochain rendez-vous aquatique : les piscines du parc…

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 Mardi 6 juillet 20 h 30 : demi-finale  Mercredi 7 juillet 20 h 30 : demi-finale  Samedi 10 juillet 20 h 30 : petite finale  Dimanche 11 juillet 20 h 30 : finale

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Programme complet sur www.ville-saintouen.fr


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Economie de la rue

Quelles stratégies de prévention ?

Qu’est-ce qui conduit des jeunes à basculer dans l’économie de la rue? Quelles sont les réponses apportées sur le terrain par les professionnels ? Comment accompagner les familles ? Autant de questions qui alimentent l’étude* de Malika Amaouche, membre du Groupe de recherche sur la vulnérabilité sociale (GRVS). Durant un an, l’anthropologue a mené des enquêtes dans le nord-est parisien auprès de jeunes impliqués dans l’économie de la rue, de parents, d’éducateurs, etc. Une initiative à laquelle la Ville de Saint-Ouen s’est associée. «Nous sommes passés d’une économie souterraine à une économie parallèle, précise Jacqueline Rouillon, en préambule à la réunion de restitution présentée à l’Espace 1789 le 8 juin. Au-delà de la question de sécurité sur laquelle nous travaillons, il nous faut investir le champ de la prévention et repenser nos pratiques. »

Un référentiel pour les professionnels

Pascal Raynaud

Les professionnels s’interrogent également sur les actions à mener sur le terrain : « J’ai reçu des parents dont la fille de 12 ans s'engage peu à peu dans l’économie de la drogue, raconte une assistante sociale. Comment lui éviter d’entrer dans cette spirale ? Faut-il couper les jeunes de leur quartier en faisant déménager les familles ? » La responsable d’un centre d’hébergement se demande comment « travailler collectivement avec les jeunes et les valeurs qui leur sont propres ».

« Certains professionnels ne se sentent pas légitimes pour parler du trafic de drogue ou estiment ne pas avoir les compétences nécessaires, rapporte Malika Amaouche. Chacun travaille selon ses propres représentations. Et les actions varient d’une structure à l’autre car il n’existe pas d’outil de référence commun. » Parmi les pistes de travail avancées, apparaît la nécessité d’élaborer et de diffuser un référentiel « pour harmoniser les positions et faciliter une stratégie préventive ». A partir des propos recueillis auprès des jeunes et de leurs parents, l’étude lance des propositions. « J’ai rencontré de nombreuses familles monoparentales dans lesquelles les mères se battent souvent seules, souligne la chercheuse. Pourquoi ne pas envisager une politique de soutien à travers des groupes de parole, ou faciliter les démarches en améliorant les liens entre associations et institutions ? » Egalement à valoriser, la lutte contre la déscolarisation, « en mettant en place des partenariats entre l’Education nationale et le tissu associatif afin d’éviter que l’exclusion d’un établissement scolaire ne conduise les jeunes dans la rue». « Cela va alimenter ma réflexion sur les actions à mener à SaintOuen », indique Mohad Djouab, médecin et directeur du service santé-prévention, avant d’ajouter: «Une prochaine réunion de travail devrait se tenir à la rentrée, organisée par la Ville. L'idée est que chacun puisse s'enrichir des actions menées par les communes dans la lutte contre l’inscription des jeunes dans l’économie de la rue. »

Géraldine Bouton *

Etude coordonnée par le Forum français pour la sécurité urbaine associant les services et missions prévention de la mairie de Saint-Ouen et de Paris, du conseil général de Seine-Saint-Denis, de la préfecture de Paris, de la DDASS, de professionnels d’arrondissements du nord de Paris et des communes limitrophes de la Seine-Saint-Denis.

Prévention-sécurité

Cours non remplacés

Pétition citoyenne

Recours au tribunal

Une police de proximité présente au quotidien et puisant son autorité dans le respect mutuel ; des moyens supplémentaires pour que la tranquillité publique ne soit pas un vain mot. C’est ce que demande la municipalité depuis des mois au ministre de l’Intérieur comme au préfet.Mais il y a loin des promesses aux actes. Aussi la municipalité,sous l’impulsion du maire,lance une pétition pour que le gouvernement prenne enfin la mesure des tensions qui existent dans certains quartiers de la ville et agisse en conséquence. Disponible dans les services municipaux ouverts au public ou à télécharger sur le site de la Ville – http://ville-saintouen.fr –, la pétition est à envoyer en mairie. Les signatures seront remises, à la rentrée, au président de la République.

« La scolarité obligatoire pour les enfants… mais pas pour le ministère de l’Education nationale. » Forts de ce slogan, une cinquantaine de parents d’élèves en école élémentaire du 93, et notamment de Saint-Ouen, ont déposé 132 recours au tribunal administratif contre le ministère de l’Education nationale. Qui, à leurs yeux, n’assure pas le remplacement des enseignants absents. « Nous avons donc décidé de passer à l’action », explique Loïc Canitrot, délégué FCPE à l’école élémentaire Paul-Langevin. Depuis octobre, de nombreux dysfonctionnements ont été constatés à Saint-Ouen, où le taux d’absentéisme se monte à plus de 1 000 demijournées cette année ! « En avril, le ministère a fait un geste en embauchant pour tout le département 75 enseignants en CDD, révèle Loïc Canitrot. Mais cette initiative s’est avérée insuffisante tant au plan quantitatif que qualitatif, les instituteurs n’ayant pas reçu au préalable de formation pédagogique. » Si l’inspection académique assure qu’il y aura beaucoup plus de professeurs que de postes l’année prochaine en Seine-Saint-Denis, grâce à la réforme du concours de l’enseignement, le délégué FCPE se dit convaincu que la situation va s’aggraver en raison de la règle de « non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ».

A qui appartient la rue ? Le Journal de Saint-Ouen du 10 juin titrait « La rue est à nous ». Un titre que d’aucuns considèrent peu adapté, comme cet habitant de la rue Charles-Schmidt qui se plaint des rodéos de motos le week-end. Les conducteurs de ces bolides, note-t-il dans un courrier adressé à la rédaction, « au-delà de la nuisance sonore, sont inconscients et dangereux pour les autres et pour eux-mêmes ». Précisant que cette rue « est tout sauf un ghetto : il y a des commerces, des restaurants, un marché, un lycée, des médecins, des entreprises… », il se demande si on attend un drame pour réagir. En effet, la police ne bouge pas : « J'ai appelé un nombre incalculable de fois le commissariat de Saint-Ouen… mais il ne décroche même plus ! » Il estime que des policiers municipaux au bon moment et au bon endroit suffiraient à arrêter ces débordements et se désole : « Le pire est le sentiment de ne plus savoir à qui s'adresser. » C’est notamment pour lutter contre ce sentiment d’impuissance que la pétition lancée par la municipalité est la bienvenue.

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Grégoire Remund

Pascal Raynaud

A l’Espace 1789 s’est tenu un débat entre 180 professionnels de la prévention et Malika Amaouche, auteur d’une étude sur les jeunes aspirés par les trafics illicites.


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Festival Jazz musette

Swing swing Puces Du 18 au 21 juin, le 6e festival des Puces a rassemblé une foule bigarrée et enjouée. Ce qui fait la force du festival Jazz musette des Puces, c’est que les artistes ne sont pas confinés sur la grande scène du Cap SaintOuen, mais se produisent également dans les bars pour le plus grand bonheur des badauds. De Véronique et Bruno, par exemple, qui ont fait une halte devant le PaulBert pour écouter la voix rauque de la chanteuse Zaz, l’une des révélations françaises de l’année. « On est venu sans programme et on s’arrête quand ça nous plaît, commentent ces habitués des lieux. Cette année, la proximité avec les artistes nous semble encore plus grande. Ils sont avec nous et nous paraissent du coup plus accessibles. » A quelques encablures, au marché Serpette, le public se déhanche sur les mélodies jubilatoires et endiablées du Big Band Hot SA. Marcelino, vibrionnant, ne cache pas son plaisir d’être là. « Je viens pour la première

fois et vraiment j’apprécie, lâche le Parisien qui a découvert l’existence du festival en chinant. La programmation est éclectique, c’est tant mieux. » Collée à la barrière qui bloque l’entrée de la grande scène, Maryse ronge son frein. « Je veux être idéalement placée pour voir l’accordéoniste Marcel Azzola dont je suis fan, clame la retraitée. Pour venir, j’ai reporté un voyage prévu de longue date. » Au Relais des Broc’s, rue Jules-Vallès, l’atmosphère est calme et ouatée. Le public est happé par un solo de guitare aux accents jazz manouche. Plus loin, à La Péricole, le timbre envoûtant de la chanteuse Norig, dont les chants tziganes renvoient inévitablement au film Le Temps des Gitans d’Emir Kusturica, hypnotise la foule. Un magnétisme qui a duré trois jours…

Jacqueline Rouillon

« Un événement fédérateur » « Le festival Jazz musette des Puces constitue un des éléments phares de la vie culturelle à Saint-Ouen. Ce rendez-vous est désormais bien enraciné. Il donne une occasion exceptionnelle de raffermir les liens entre la ville et son quartier mythique des Puces. C’est un événement fédérateur. Il est l’emblème des projets mis en place par la municipalité. Il incarne également tout ce que l’on souhaite : des rues animées, où se croisent habitants et visiteurs. J’ai bien sûr une pensée pour Stéphane Taponier, retenu en otage depuis plusieurs mois en Afghanistan avec son confrère Hervé Ghesquière et leurs accompagnateurs, qui habite non loin d’ici, rue des Rosiers. Cette édition du festival, synonyme de liberté – une valeur que je défendrai toujours –, leur est dédiée. »

Grégoire Remund

Propos recueillis par G.R.

Photos : Pascal Raynaud et Jérôme Panconi

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Fête de la musique

Jérôme Panconi

Romane fait chanter les guitares ::espace 1789:::::::::::::: Toujours plus d’adhérents Les adhérents du Comité audonien des fêtes et action culturelle (Cafac), qui gère l’Espace 1789 par le biais d’une délégation de service public, se sont réunis pour élire les 27 membres de leur conseil d’administration, mardi 15 juin. Une élection qui intervient tous les trois ans. Ce fut également l’occasion pour l’équipe de l’Espace 1789 de faire le point sur la saison passée et à venir. A noter un nombre d’adhérents en augmentation : 800 personnes en 2009 (contre 350 en 2008) dont 80 % d’Audoniens, signe d’un ancrage local.

::18 juin::::::::::::::::::::::::

Jérôme Panconi

Lundi 21 juin. Romane, maître ès guitare jazz manouche, partage quelques notes avec une quarantaine d’élèves du collège Michelet. Un cours un peu particulier durant lequel le maestro raconte son instrument, démonstration à l’appui. Et le moment où Romane laisse courir ses doigts sur sa guitare n’est jamais très loin. Quelques mots et voilà qu’il fait chanter sa six cordes sur l’air de Minor Swing. Un morceau de Django Reinhardt dont il est l’un des dignes héritiers. « Tout le monde peut le faire… même si ça fait mal aux doigts, plaisante-t-il. La guitare, c’est un vrai sacerdoce. Au début, l’investissement est considérable. Et beaucoup se découragent. » La recette ? « Amener rapidement l’élève à un résultat. » Et comme pour passer de la théorie à la pratique, Romane invite une collégienne à égrener des accords pour l’accompagner. Quelques minutes suffisent à la jeune fille pour se prendre au jeu du swing.

Géraldine Bouton / Photo : Jérôme Panconi

L’appel à la résistance 18 juin 1940. La voix du général de Gaulle retentit sur les ondes de la BBC. Depuis Londres, il appelle à continuer le combat face à l’Allemagne nazie. Soixante-dix ans après, l’heure est à la commémoration. De nombreuses personnalités audoniennes se sont rassemblées devant la stèle du général de Gaulle avant d’assister aux allocutions de Jean-Pierre Nadeau, président de l’Union nationale des anciens combattants, et d’un membre de la brigade audonienne des sapeurspompiers de Paris.

::conservatoire municipal:::::: ::michelet::::::::::: Le Roi Arthur en apothéose

Et la danse fut

Plusieurs dizaines d’enseignants, élèves, musiciens, danseurs et acteurs du conservatoire ont enchanté le public sur l’opéra d’Henry Purcell, Le Roi Arthur, le 8 juin à l’Espace 1789. Un triomphe pour ce spectacle de fin d’année : plus d’une centaine de spectateurs n’a pu entrer !

Vingt-deux collégiennes de Michelet ont donné un spectacle magnifique, Girls, le 4 juin au Centre national de la danse de Pantin. La chorégraphie avait été longuement travaillée par les élèves avec la compagnie Jesus Sevari-Absolutamente.

::pro impec:::::::::::::::::::

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Jérôme Panconi

Les 80 salariés de Pro Impec Saint-Ouen, en grève durant dix jours pour soutenir 13 travailleurs sans-papiers menacés de licenciement (voir Le Journal de Saint-Ouen n °11), ont obtenu gain de cause. La direction générale de l’entreprise de nettoyage a annulé les procédures de licenciement et accepté de signer les documents nécessaires aux demandes de régularisation administrative par le travail. L’union locale CGT, qui a activement soutenu les salariés en lutte, appelle à concrétiser cet engagement par un parrainage citoyen qui devrait s’organiser en septembre, avec le soutien actif du maire.

Anna Rouker

Belle victoire

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CAF

Il y a urgence « Les CAF sont obligées de fermer un jour par semaine parce qu’elles ont accumulé des milliers de dossiers en retard », déclarait le président du Conseil général, Claude Bartolone, dans les colonnes du Monde le 21 mai dernier. Deux mois plus tôt, le député Bruno Le Roux dénonçait « des conditions d’accueil indignes faites aux allocataires» dans Le Journal de Saint-Denis, lors d’une visite à la CAF de la tour Pleyel à Saint-Denis – à laquelle sont rattachés les bénéficiaires audoniens. Face à ce constat préoccupant, l’adjoint au maire chargé de l’action sociale, Yassir Fichtali, a tiré la sonnette d’alarme lors du conseil municipal du 7 juin et présenté une motion «pour un plan d’urgence en direction des caisses d’allocations familiales». Il a été voté à l’unanimité par les élus. Selon Yassir Fichtali, les difficultés rencontrées par les CAF sont à mettre en premier lieu sur le compte de la crise sociale qui entraîne «une accumulation des retards dans le traitement des dossiers » et, partant, « d’importants décalages dans les paiements des allocations, voire leur suspension temporaire ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en deux ans, dans le département, l’envoi de courrier a augmenté de 31 %, l’accueil physique a grimpé de 36 % et les appels téléphoniques reçus ont fait un bond de 105 % !

Egalement épinglée: l’instruction des demandes du Revenu de solidarité active (RSA) qui, depuis le 1er juin 2009, est prise en charge par la CAF. « A Saint-Ouen, 3 300 personnes touchent le RSA ; ce chiffre est en constante augmentation, ce qui fait toujours plus de dossiers pour la CAF », déplore Yassir Fichtali. Dès lors, que réclame concrètement la municipalité à l’Etat ? Plus d’agents et le renforcement en urgence de moyens nettement insuffisants, malgré la promesse de 24 salariés supplémentaires pour le RSA. « Une réorganisation profonde des services s’impose », conclut l’adjoint au maire.

Grégoire Remund

Julien Millet

Les caisses d’allocations familiales du département sont au bord de l’asphyxie. Une motion pour un plan d’urgence a donc été votée à l’unanimité par le conseil municipal du 7 juin.

Ile-des-Vannes

L’insécurité fait parler Mardi 22 juin, les élus, dont le maire, ont rencontré à l’Ile-des-Vannes les usagers du complexe sportif de l’Ile-des-Vannes. Les responsables de différentes sections sportives ont fait part de leurs doléances, notamment en matière d’insécurité. Les problèmes liés à l’intrusion dans le stade d’équipes de football sauvages, aux rodéos motos ou à la vétusté des vestiaires ont été abordés. « Je suis inquiet pour l’avenir », a déclaré un entraîneur. Sur notre photo, de gauche à droite, le maire, Denis Ledemé, directeur du service des sports, Gaëtan Micaleff, du RSOA boxe, Paul Planque, premier adjoint, et Danielle Abbachi, de l’Usma randonnée.

Rue Charles-Garnier

Incendie spectaculaire Lundi 21 juin, un incendie spectaculaire s’est déclaré rue CharlesGarnier en fin d’après-midi. Les pompiers sont intervenus à 19 h 30. La circulation a été perturbée. Un périmètre de sécurité a rapidement été mis en place pendant que d’impressionnantes fumées assombrissaient le ciel. Le local abritant une brocante n’était pas occupé. Les habitants des deux immeubles voisins ont été évacués. Aucune victime n’est à déplorer. A 20 h 45, l’incendie était maîtrisé. Les huit lances et la nacelle déployées par les pompiers ont permis de canaliser cet incident juste avant les festivités prévues pour la Fête de la musique. Un tour de force.

Rencontre seniors

Non à la hausse du coût des transports a, une fois de plus, suscité son lot de critiques. Les riverains des Puces se sont également interrogés sur le devenir des biffins de la porte Montmartre qui, selon le maire, sont le reflet « d’une économie de misère terrible ». G. R.

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Pascal Raynaud

L’ultime rencontre entre les retraités et les élus municipaux a tout juste débuté, jeudi 10 juin à Mains d’Œuvres, que déjà les premières grognes se font entendre. Objet du mécontentement des participants : la hausse des frais de participation à la carte Améthyste – elle donne accès gratuitement pendant un an au réseau RATP et SNCF d’Ile-de-France – qui passent de 15 à 40 euros. Une mesure décidée par le conseil général de Seine-Saint-Denis. «C’est inadmissible, les seniors – tout comme les jeunes – doivent pouvoir se déplacer dans la région sans être pénalisés par le coût des transports, s’élève Jacqueline Rouillon. Je suis opposée à cette mesure et je le ferai savoir lors de la prochaine séance du Conseil général. » Françoise Arnaud, conseillère municipale déléguée aux retraités, émet l’idée de lancer une pétition « pour dénoncer ce scandale ». Par ailleurs, la ligne de bus l’Audonienne

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Propreté MORGANE GARNIER

Des antennes de pro Aspirées, balayées, nettoyées, lavées, les rues audoniennes passent quotidienne propreté. Mais la propreté est aussi l’affaire des citoyens. Depuis quelques mois permettent aux Audoniens de déposer doléances et suggestions pour améliorer

Adjointe au maire en charge de l’environnement, de la propreté et du cadre de vie

Saint-Ouen est une ville qui se salit extrêmement vite. Il y a de nombreux passages, une forte activité économique et un espace public encore peu respecté. Aujourd’hui, avec les antennes propreté, nous nous inscrivons dans une démarche de gestion urbaine de proximité. Nos chefs d’antenne font le lien entre les habitants et l’ensemble des acteurs de terrain pour que le quartier reste propre. Parmi les missions de ces structures, il y a l’accueil du public, pour que les Audoniens puissent porter leurs réclamations. Pour l’instant, la fréquentation est très faible, mais nous n’en sommes qu’aux premiers mois de fonctionnement, les gens n’ont pas encore le réflexe. Ceci étant, il faudra peut-être envisager la mise en place d’une signalétique pour rendre les antennes plus visi-

Il est tout juste 6 heures quand Abdoul-Karim, Jacky et les autres arrivent à l’antenne propreté et cadre de vie Pasteur. Comme eux, ils sont près de quatre-vingts à nettoyer quotidiennement les rues de la ville. « Près de deux tonnes sont collectées tous les jours sur mon secteur », lance Sébastien Mell, responsable de l’antenne Pasteur. Installé il y a peu dans la cité audonienne, il a encore du mal à s’expliquer la vitesse à laquelle les rues sont salies. Idem pour son homologue de l’antenne du Vieux Saint-Ouen, Johann Demessine : « En moyenne, nous évaluons à deux heures la durée pendant laquelle une rue reste propre après notre passage. Mais tout dépend des secteurs. » Outre leur mission d’encadrement des employés du service, Sébastien Mell et Johann Demessine traitent les réclamations des riverains: un vieux réfrigérateur abandonné dans un immeuble, un accès bloqué par un dépôt sauvage, etc. Ensuite, c’est à eux de faire le lien avec les services et les institutions, la police, les bailleurs… Pour l’instant, à peine une dizaine de personnes est venue dans les antennes. « La plupart du temps, les gens nous interpellent dans la rue », reconnaissent les chefs d’antenne.

bles et voir, sur le long terme, s’il convient de changer les horaires d’accueil.

133 euros C’est le coût moyen par habitant de la propreté pour 2010. Il comprend le nettoiement, l’enlèvement des encombrants et des dépôts sauvages, le vidage des corbeilles, le traitement des graffitis et des déjections… 8

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Sur le terrain tous les jours, les agents font également remonter les informations. Ils passent dans chaque rue de la ville «au moins deux fois par semaine». Et pourtant, ce mardi matin, au lendemain du passage des encombrants, un vieux matelas jouxte un sommier cassé sur le trottoir. Décourageant. Mais les agents ont l’habitude. Et à grand renfort d’aspiratrices, de laveuses et de compacteurs, ils font place nette.

« Dialoguer avant de verbaliser » « Il y a énormément de dépôts sauvages, déplore Sébastien Mell. Saint-Ouen est une ville de transit et certains artisans ne se gênent pas pour déposer gravats et déchets au coin de la rue. » De passage, ils sont plus difficilement identifiables que les commerçants, par exemple. « Notre action passe d’abord par le dialogue, l’information. Certains ignorent tout simplement les jours de ramassage des déchets », poursuit le responsable de l’antenne Pasteur. Si le dialogue ne suffit pas, c’est l’amende : de 35 euros pour la déjection canine à 1500 euros pour le dépôt sauvage. « Nous travaillons avec la police municipale, mais il me semble que la méthode répressive doit être utilisée avec parcimonie, estime Johann Demessine. Nous préférons multiplier les échanges avant d’en arriver là. » Les agents déplorent certes un manque de respect pour leur travail, mais ils prônent avant tout la nécessité de sen-


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oximité ouvertes au public ennement entre «les mains» du service mois, deux antennes ouvertes au public liorer leur cadre de vie.

Sébastien Mell et Johann Demessine, les chefs d’antenne de Pasteur et du Vieux SaintOuen, sont souvent interpellés dans la rue sur les missions qu’ils assurent.

Horaires Les antennes propreté sont ouvertes le jeudi de 11heures à 12 h 30 et de 17 heures à 19 h 30, et un samedi sur deux de 9 heures à 12 heures. Pe n d a n t l’été, le s d a te s d’ouverture sont modifiées : _ Antenne du Vieux SaintOuen (19 rue Saint-Denis) : les samedis 3 juillet et 21 août, les jeudis 12, 19 et 26 août. _ Antenne Pasteur (25 rue Pasteur) : les samedis 10 et 24 juillet, 7 et 21 août. Tous les jeudis en juillet (sauf le 15) et en août.

sibiliser les Audoniens. « Il faut qu’ils comprennent que nous ne sommes pas le matin dans la rue avec nos camions pour les empêcher de passer, mais pour qu’ils vivent dans un endroit propre », s’indigne Abdoul-Karim. Pour le jeune homme, tout le monde ne joue pas le jeu. Au service propreté depuis vingt-quatre ans, Jacky ironise à peine: «Plus on ramasse, plus il y a de déchets!» A l’instar de Monique et Serge, Audoniens depuis trente-quatre ans, ils sont nombreux à faire le constat d’un « manque de civisme ». « Ils font du bon boulot, mais le problème, c’est que les gens salissent immédiatement, constate Madeleine, habitante du quartier Arago. Il m’arrive de voir passer des sacs de détritus devant ma fenêtre!» Sébastien Mell et Johann Demessine acquiescent. Plusieurs agents ont manqué de se prendre des déchets sur la tête du côté des quais de Seine. « Nous nous sommes rapprochés des bailleurs pour y remédier, mais tout cela prend du temps. Et il n’est pas toujours facile d’avoir le bon interlocuteur. » Les chefs d’antenne et leurs équipes veulent parier sur la proximité et le dialogue. « Nous sommes prêts à aller dans les écoles, à renouveler l’expérience des journées citoyennes pour faire comprendre l’enjeu de vivre dans une ville propre. »

En 2011

Une antenne à Debain La Ville a mis en place trois antennes propreté. Mais seules deux d’entre elles – Pasteur et Vieux Saint-Ouen – reçoivent le public. Reste l’antenne Biron, qui ne peut accueillir les Audoniens faute de responsable. « Nous avons du mal à en recruter. Car il faut à la fois avoir des compétences techniques, être capable de dialoguer avec la population et faire le lien entre les différents services et institutions », rapporte Morgane Garnier, adjointe en charge de la propreté. Une quatrième antenne cadre de vie et propreté devrait sortir de terre début 2011. « Voilà deux ans que je travaille à la création d’une antenne à Debain. Nous étions face à un double problème, car il n’y avait ni bâtiment ni chef d’antenne », explique l’élue.

Déchets en constante augmentation _525 tonnes de déchets ont été ramassées par les agents de l’antenne Pasteur en 2009, soit plus du double de l’année 2007 (202 tonnes). La prévision pour 2010 est de 600 tonnes. _412 tonnes ont été collectées par l’antenne du Vieux Saint-Ouen en 2009 (325 tonnes l’année précédente) et 692 tonnes à l’antenne Biron. _5,7 millions d’euros : c’est le budget dédié à la propreté pour l’année en cours, contre 5,4 millions en 2009.

Dossier réalisé par Géraldine Bouton Photos : Pascal Raynaud

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Vieux Saint-Ouen

L’art du jardinage En attendant les jardins du parc paysager, des parcelles provisoires ont été installées en mars du côté d’AbelMézières. Près de 1 000 m2 de terre que les jardiniers ont tôt fait d’habiller de vert, de rouge, d’orange. Car légumes et fruits de saison foisonnent déjà. Sur la parcelle de Patrice, le pied de tomate voisine avec le fraisier sans faire de l’ombre aux gueules-de-loup. Il vient tous les jours – dix minutes ou deux heures – arracher quelques mauvaises herbes ou arroser son lopin. Dans les rangs, salades, tomates (30 variétés !), carottes, céleris… « C’est la première fois que l’on sème sur ce terrain et voyez ce qui pousse ! » Sans engrais chimique. Chez cet adepte du jardinage, qui pratique depuis sa plus tendre enfance, on utilise juste « de l’eau de pluie et du purin d’ortie ». Quarante jardiniers – dont trois associations – se partagent les parcelles. « Chacun peut s’exprimer à sa manière sur les 25 m2 mis à sa disposition », assure Mohamed Eddoukali, président de l’association des jardins ouvriers. Pas de

règles précises, à l’exception des 25 % de fleurs obligatoires et de l’interdiction de planter des pommes de terre – en raison de l’espace restreint et de la bâche placée quelques dizaines de centimètres sous terre. Chaque parcelle laisse deviner un caractère : l’artiste qui mise sur les fleurs et les allées ; le gourmand aux multiples pieds de fraisier ; le curieux qui choisit des légumes rares… Dans les allées, on s’apostrophe, on échange recettes de cuisine et astuces de jardinage. « Contrairement à nos anciens jardins, les parcelles n’ont pas de clôture. C’est beaucoup plus convivial », se réjouit Maurice. L’association a d’ailleurs demandé que les jardins du futur parc des Docks ne soient pas cloisonnés. Dans ces conditions, il est aisé de comprendre que la liste des candidats au titre de jardinier soit longue. « Cent quatre-vingts personnes », assure Mohamed Eddoukali. Et c’est bien connu… la patience est la première vertu d’un bon jardinier !

Géraldine Bouton

Jérôme Panconi

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::Payret:::::::::::::::::::::::::::::::::::: Nouvelle galerie inaugurée Jeudi 24 juin à 19h30 devait être inaugurée la Galerie des arts derniers, place Payret. Implantée dans les anciens locaux de la Galerie de la Paix, elle est le showroom du Musée des arts derniers installé dans le 3e arrondissement parisien. Elle propose à la visite et à l’achat des œuvres d’artistes africains contemporains.

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n savoir plus

www.art-z.net

::Pasteur/Vieux Saint-Ouen:::::: Quartiers d’été En plus des animations de Saint-Ouen l’estivale au parc Abel-Mézières (voir page 3), les maisons de quartier proposent tout l’été des activités. En voici un aperçu. • Maison de quartier Pasteur Sorties à la mer (Fort-Mahon, Houlgate, Cabourg, Le Touquet) ou en centres de loisirs (Etampes, Buthiers) ; balades et découvertes (France Miniatures, zoo de Thoiry, promenade en bateau à Paris). En juillet également, des ateliers hebdomadaires: fresque murale avec un illustrateur graphique, danses africaines, cuisine, couture. • Maison du Landy Sorties à la journée (Versailles, Le Touquet, cueillette à la ferme du Gally, Villiers-sur-Mer), ateliers (danse orientale, gym douce, sculpture de ballons, réparation de vélo…) et promenades à bicyclette (parcs de La Courneuve et de l’IleSaint-Denis, Saint-Ouen à vélo). Le jardin de la maison de quartier est ouvert tous les aprèsmidi de juillet et août, proposant jeux de société, activités sportives, coin détente, ateliers, jardinage. Ainsi que des ateliers sur l’art floral et la découverte de l’environnement. Des animations ponctuelles sont aussi prévues: tournoi de pétanque (le 8 juillet), barbecue, repas dansant…

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n savoir plus

Activités parfois payantes. Programme complet, renseignements et inscriptions à : _ Maison de quartier Pasteur, 6 rue Pasteur Tél. : 01 41 66 36 20 _ Maison de quartier du Landy, 37/39 rue du Landy Tél. : 01 49 45 77 74

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Boute-en-Train/Vieux Saint-Ouen/Pasteur

Les quartiers font la fête Quel que soit le quartier, le mot d’ordre est le même : la fête. La première, le 26 juillet aux Boute-en-Train, est organisée par l’association Tour Vallès. Au menu : grillades, merguez et « beaucoup de bonne humeur », assure Gilbert Haustant, membre de l’association. Malgré l’absence d’animations, « le concept ressemble à s’y méprendre à une fête de voisins, à la différence qu’il va rassembler encore plus de monde », poursuit celui qui sera aux commandes du barbecue.

Programme _Boute-en-Train Samedi 26 juin, à 18 heures devant les tours Vallès. _Vieux Saint-Ouen Dimanche 27 juin, à 12 h 30 à la maison de quartier du Landy. _Pasteur Samedi 3 juillet, à 11 h 30 place Payret puis au square Marcel-Paul à 14 heures.

Le lendemain, pour la fête du Vieux Saint-Ouen, cap sur « la convivialité », promet Peter Kpodzro, membre de l’association Adesca qui organise l’événement avec d’autres associations. « Chacun apporte ses plats et goûte ceux des autres », précise-t-il, avant de rappeler l’objectif de la fête : « créer des temps d’échange et démontrer que les habitants peuvent être les acteurs de leur quartier ». Outre les agapes, des spectacles de danse africaine et de percussions orientales sont programmés. Quant aux habitants de Pasteur, ils se retrouvent le 3 juillet place Payret autour d’un repas qu’ils auront mitonné, puis au square MarcelPaul où les attendent des animations et une scène musicale. « Il s’agit de se réapproprier des lieux qui font trop souvent les titres des faits divers, explique l’un des organisateurs. Les habitants veulent oublier les difficultés éprouvées au quotidien et faire de ce quartier un endroit parfaitement viable. »

Grégoire Remund

1 Rue Saint-Denis Réfection de la voirie et des trottoirs ainsi qu’intervention sur une « chambre haute tension ». Le stationnement est interdit jusqu’à début août environ. 2 Rues Casses/Desportes Réfection des trottoirs. Stationnement interdit jusqu’à mi-juillet. 3 Avenue Michelet Raccordement électrique. Stationnement gênant jusqu’à début août.

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4 Rue du Progrès Des travaux d’assainissement perturberont la circulation et le stationnement jusqu’à fin juillet environ. 5 Rue Descoins Branchement électrique. Stationnement gênant jusqu’à fin juillet.

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6 Impasse de la Gendarmerie Branchement de gaz. Stationnement gênant jusqu’au 5 juillet environ.

Rues Dora-Maar/Dulcie-September Création de branchements CPCU. Stationnement et circulation gênants jusqu’au 2 juillet. 7

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8 Rue Alexandre-Bachelet Réaménagement de la voirie. Stationnement et circulation gênants jusqu’à début octobre.

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9 Rue Eugène-Berthoud Elagage. Stationnement interdit jusqu’à mi-juillet. 7

Rue du Docteur-Bauer Réfection des trottoirs et de la chaussée. Circulation gênante jusqu’au 7 juillet. 10

Rue Lécuyer Démolition, ravalement. Pose d’une benne et stationnement gênant jusqu’au début juillet. 11

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12 Rue Pasteur Emprise chantier. Stationnement gênant pendant dix-huit mois environ. 12

Parking RER Victor-Hugo Pose d’arceaux. Stationnement difficile le 28 juin. 13

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LES GROUPES DE L’ opposition municipale

LES GROUPES DE LA majorité municipale

Groupe Saint-Ouen en toute liberté

Groupe citoyen, communiste, républicain

Du rêve… à la réalité!

Déni de démocratie

« Je ne savais pas où exprimer ma colère. Toutes mes excuses. Cordialement. Karine K., Audonienne. Je suis tombée hier sur William l’article d’Eric Bureau « A Delannoy Saint-Ouen, les habitants ont repris la rue aux dealers » paru dans Le Parisien du 29 mai. J’y ai lu notamment que "[…] pour la dixième Fête des voisins et pour la première fois depuis sa création, les habitants de ce quartier du centre-ville de Saint-Ouen ont bravé la loi dictée par les dealers et réoccupé ce haut lieu du trafic de drogue […] et encore que […] un verre à la main, un riverain jetait un œil vers la place du 8Mai-1945, vidée de ses trafiquants […] et enfin […] s’ils le souhaitent, nous le referons toutes les semaines". Quelle noble initiative ! J'approuve ce genre de démarche qui tente de montrer qu’enfin la municipalité aurait entendu le ras-le-bol des citoyens lambda de sa ville, de justifier le laxisme et l’attentisme face à l’insécurité grandissante de nos quartiers dont tout le monde se plaint depuis des années. Mais approuver… ne doit pas laisser croire que nous sommes des demeurés !

Je suis indignée de lire de telles inepties et je dis : Arrêtons cette mascarade ! A grands renforts de policiers, barrières et "journaleux", on veut nous faire croire que nous vivons dans un monde de Bisounours ! C’est une aberration ! Les dealers ont toujours été et sont sur la place du 8-Mai-1945. Or, les barrières pour la Fête des voisins s'arrêtaient bien avant... Courageux mais pas téméraires, diraient certains ! Non, les habitants n'ont pas repris la rue aux dealers ! Et les trafiquants n’avaient pas déserté la place ! La Fête des voisins, rue Bachelet ? De la pure com’, une promotion déguisée, et on fait quoi maintenant ? On dit bravo et à l’année prochaine. » Dans les semaines à venir, l’opposition fera connaître à l’ensemble des Audoniens les réels pouvoirs du maire en termes de sécurité publique sur sa commune. L’absence de décisions de cette majorité municipale est consternante ! www.audonien.com Permanence tél. pour rdv : 01 49 45 66 08 William Delannoy _ Marina Venturini _ Wahiba Zedouti _ Brigitte Zucchiati

Les Audoniens n’en peuvent plus d’attendre la requalification de leur entrée de ville porte de Saint-Ouen, tant elle « fait tache » pour leur cité en Paul Planque mouvement qui bouge et se modernise. Ce sentiment plus que largement partagé ne saurait porter que sur l’image ; il en va de la résorption de l’habitat insalubre et de la lutte contre les marchands de sommeil comme de la construction de logements sociaux et autres équipements publics. Plus de vingt ans que les municipalités successives se sont attaquées au problème, les procédures d’acquisition sont longues et fastidieuses, des études diverses sont nécessaires, ainsi que les montages de projet… Nous touchons enfin au but, et voilà que le tribunal administratif prend une décision qui ajourne le lancement concret de l’opération de reconstruction-rénovation. Il se trouve des Audoniens (associatifs et politiques) pour s’en réjouir ! Que la gauche et la droite n’aient pas les mêmes conceptions et défendent des projets différents, c’est plutôt vivifiant pour la démocratie.

Mais il ne s’agit pas de cela ! Le tribunal administratif remet en cause la modalité de désignation de l’aménageur, conforme au droit français à l’époque de la décision, supplanté depuis par le droit européen. En France, le droit urbain prévoit des dispositifs comme les ZAC (zones d’aménagement concerté) et les collectivités se sont dotées d’outils, notamment des sociétés d’économie mixte, pour maîtriser l’aménagement des territoires, se tenir à l’abri des aléas spéculatifs et des aventures du marché. C’est ce que remet en cause la décision du tribunal, conformément au droit européen qui s’impose dans un pays, la France, qui a majoritairement voté contre la dictature de la concurrence libre et non faussée, les Audoniens s’étant prononcés contre à plus de 60 %. En fait, nos opposants se réjouissent de ce déni de démocratie qui prétend imposer un modèle unique de société, consumériste et marchand ! Hayat Dhalfa _ Jacqueline Rouillon _ Paul Planque _ Nicole Amédro _ Nadia Soltani _ François Giunta _ Monique Tesseyre _ Hakim Hallouch _ Françoise Arnaud _ Gnamé Bagayoko _ Roger Guérin _ Bruce Clarke _ Gilbert Haustant _ Ndeye Fatou Kébé

Groupe Union centriste-UDF-Modem

Groupe socialiste et citoyen

L’Union centriste choisit l’autonomie

Retraites : une réforme injuste et inacceptable

Au bout de deux années d’existence, notre groupe fait le choix de l’autonomie afin d’enrichir le débat démocratique au sein du conseil municipal. Albert Kalaydjian Nous faisons le choix d’une opposition claire, ferme, républicaine et laïque à la majorité municipale actuelle, usée, divisée et au bout d’un cycle politique. Une opposition claire: nous appartenons de manière nette à l’opposition municipale. Lors de l’élection du maire au sein du conseil municipal, nous avons pu apporter nos voix au maire actuel et nous avons voté contre tous les budgets municipaux. Nous critiquons de manière globale la politique immobilière de la majorité, le projet sur les Docks et celui de la ZAC Porte de Saint-Ouen. Nous condamnons aussi l’échec lamentable de la politique de sécurité dans la ville, la dégradation du commerce de proximité et la saleté repoussante des rues. Pour autant, nous votons les projets municipaux lorsqu’ils nous semblent bons : comme la politique culturelle, ou le tourisme, ou le service aux personnes âgées, sans nous préoccuper de l’étiquette politique. Une opposition ferme: nous avons passé un accord politique avec les deux autres groupes issus de la liste

menée par William Delannoy. A nos yeux, il y a huit conseillers municipaux clairement situés dans l’opposition. Nous ne formons aucun espoir vis-à-vis de la majorité sociale-démocrate et opportuniste un jour, socialiste et dogmatique un autre, sans envergure politique et médiocre intellectuellement toujours. Une opposition républicaine: notre ligne éditoriale est d’élever le niveau de conscience des lecteurs sans laisser place à des facilités de style. Une opposition laïque : nous sommes sans faiblesse devant toute dérive communautariste. La mairie est la maison commune et, au moment où nous en franchissons la porte, nous laissons à l’entrée nos convictions personnelles et, comme l’a écrit un jour Jaurès, dans l’exercice de notre mandat municipal, nous ne faisons appel qu’à «la critique aidée de la science», «la raison» et, pour nous, «toute doctrine qui ne se réclame pas de la seule raison s’exclut d’ellemême». C’est l’essence même de notre combat politique qui, dans la sphère publique, s’écarte rigoureusement de toute préoccupation philosophique ou religieuse, qui demeure du domaine de la sphère privée. Reçoit sur rdv au 06 77 52 38 70 contact@modem-saint-ouen.fr Albert Kalaydjian _ Tiziana Zumbo-Vital

Après plusieurs semaines de fausses négociations, le gouvernement vient de dévoiler son projet de réforme des retraites. Henri Lelorrain Cette réforme est par bien des aspects injuste et inacceptable. Par ailleurs, elle risque de se montrer inefficace. D’abord, la volonté du gouvernement de reporter l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans va créer de nombreuses injustices. Avec cette mesure, un homme et une femme qui auront commencé à travailler à 18 ans devront cotiser quarante-quatre ans, sans pouvoir bénéficier ensuite d’un supplément sur leur retraite. D’autre part, nous savons actuellement que plus de la moitié des seniors sont au chômage et le gouvernement ne propose rien pour lutter contre ce fléau qui va creuser le déficit de l’Unedic. Autre injustice, la contribution demandée aux salariés par rapport à celle demandée au capital. Le gouvernement a indiqué qu'il fallait trouver 40 milliards d'euros pour 2020. Or, seuls 1,7 milliard ont été demandés aux

Association Saint-Ouen ensemble autrement La gauche indépendante

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naissance. C'est la mission que les électeurs ont assignée à cette majorité, dans une ville populaire où la majorité des enfants ne croule certes pas sous les privilèges. Les élus qui siègent dans les conseils d'école devraient y être bien plus présents, afin de faire remonter le sentiment de ces parents qui ont parfois vraiment du mal à faire face. Ceux dont les enfants fréquentent le privé devraient moduler leurs conseils et écouter les demandes de ceux qui, par conviction ou par obligation, inscrivent encore leurs enfants dans le public. Favorisons le partenariat avec les services que nous avons, culturels et sportifs, les associations indépendantes, l'accueil des parents non-francophones, l'accompagnement éducatif après l'école, tout ce que permet le dispositif de réussite éducatif proposé par Borloo, au-delà du clivage politique, juste pour que nos enfants ne soient pas qu'un enjeu qui les dépasse. Lias Kemache _ Cyrille Plomb

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http ://saint-ouen-socialiste.fr Sophie Jacquot-Gautun _ Abdelhak Kachouri _ Morgane Garnier _ Yassir Fichtali _ Karim Bouamrane _ Dominique Garcia-Durocher _ Mustapha Krimat _ Henri Lelorrain _ Paul Macédo _ Jean-Claude Le Ny _ Élisabeth Auerbacher _ Elise Boscherel _ Estelle Villard

Groupe Les Verts

Ecologie à Saint-Ouen : construire un avenir commun

Madame Amédro et son observatoire Pendant qu'à Paris et Gennevilliers notamment, on met en place le programme de réussite éducative, sans doute en Lias Kemache réponse à la rare proposition positive d'un gouvernement qui certes par ailleurs programme des économies drastiques en postes et en moyens, ici à SaintOuen on nous propose un observatoire et des débats: «Tous capables» et «L'aide, comment peuvent-ils s'en passer?». Qui ne souhaite pas évidemment que son enfant réussisse, au-delà des disparités sociales et des conditions familiales parfois difficiles? Chacun sait que le milieu détermine des facilités ou des handicaps. C'est pourquoi nous préférerions que la question posée devienne: «Plus et mieux d'aide pour rétablir l'équilibre», plus pour la famille, l'école, le loisir éducatif, afin de donner aux enfants qui en ont besoin les moyens pour juguler le fossé qui se creuse entre les enfants des écoles ZEP et les autres, tous pourtant autant capables de

revenus du capital et du patrimoine et 2 milliards aux entreprises. Les banques et les établissements financiers ne seront pas mis à contribution. Les stocks-options ne seront pas non plus taxées comme le PS l’avait proposé. En outre, nous sommes choqués d’entendre qu'il y aurait que 10 000 emplois pénibles sur 25 millions de salariés, alors que nous savons par exemple qu’un ouvrier vit en moyenne sept ans de moins qu'un cadre. De fait, ils ne toucheront pas leur retraite aussi longtemps que les autres catégories professionnelles. Enfin, nous regrettons le pillage du fonds de réserve des retraites que nous avions mis en place pour financer la retraite des jeunes. Le PS sera donc aux côtés des organisations syndicales pour lutter contre cette réforme. Nous continuerons aussi de promouvoir nos propositions pour une réforme plus juste de notre système de retraites.

Brigitte Marigault

Face aux échecs et aux impasses du libéralisme, de la social-démocratie, du communisme et de l’extrême gauche, il existe une autre voie : la transformation écologique et sociale de

la société. Les Verts de Saint-Ouen (adhérents, écolo-citoyens, responsables associatifs, syndicalistes…) souhaitent poursuivre l’élaboration d’un projet écologique pour Saint-Ouen et la Seine-Saint-Denis. Regardant vers l’avenir, nous appelons donc toutes celles et ceux qui ont accompagné depuis deux ans Europe Ecologie à se fédérer. Il convient de construire désormais ensemble une organisation plus pérenne et solide de l’écologie politique à Saint-Ouen. Les valeurs et les enjeux de l’écologie politique, dont notamment la solidarité et la justice sociale, la protection de la biodiversité et du vivant, le rejet du productivisme et du

vivre pour consommer, la prise en compte de la finitude des ressources de la planète, la lutte contre le dérèglement climatique, toutes les discriminations et les dérives sécuritaires, la sortie du nucléaire, le refus d’une société hyper-technologique, le soutien au combat émancipateur du féminisme, la défense de la culture de paix et de nonviolence, de la démocratie participative, d’un autre partage des richesses entre les générations, les populations et les territoires, sont le ciment de la famille écologiste. Les quelques divergences existantes entre les différents acteurs de l’écologie audonienne, sur la manière de faire de l’écologie la première force politique de gauche et de progrès, ne sont pas insurmontables. Elles doivent être débattues sereinement. C’est pourquoi nous vous convions à adhérer à la construction de l’écologie politique en vous inscrivant sur www.lesverts.fr ou/et www.europe-ecologie.fr Brigitte Marigault _ Rémi Fargeas


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AUTRE SENSIBILITÉ DU conseil municipal

Groupe de gauche Ensemble pour Saint-Ouen & Citoyens

Le lourd et incompréhensible silence de Madame le Maire en séance publique sur le blocus de Gaza ! Face à l’indifférence des pouvoirs politiques et de la communauté Mamadou Keita internationale, des hommes et des femmes ont décidé de briser le blocus de Gaza par des convois humanitaires. Cette démarche de solidarité active a été entravée par l’assaut meurtrier qui a fait dix morts et suscité un tollé international. Ainsi, Gaza n’a pu être livré de 10 000 tonnes d'aide humanitaire aux 1,5 million de Gazaouis. A l’Onu, en Europe, dans des pays alliés d'Israël, en Israël même et en France, cette affaire a soulevé une indignation et une révolte face à l’injustice. L'Autorité palestinienne a qualifié de « massacre » l'intervention israélienne et décrété trois jours de deuil. Ceci risque de remettre en cause les pourparlers indirects entamés depuis des semaines entre Palestiniens et Israéliens. Si Israël a le droit de se défendre comme tout autre Etat, l’usage de sa force

militaire reste disproportionnée sur la flottille. A notre demande d’une déclaration publique de la solidarité et du soutien de Saint-Ouen aux Palestiniens et pour la levée du blocus de Gaza, Madame le Maire s’est réfugiée dans son silence en évoquant son communiqué fait par mimétisme ; pas un seul mot sur cette situation au conseil municipal du 7 juin dernier. Pour que notre rêve de paix devienne un jour réalité, ensemble faisons entendre avec conviction notre appel à la justice et à une paix durable entre un Etat autonome palestinien aux côtés de celui d’Israël. Le groupe Ensemble pour SaintOuen & Citoyens demande la pose d’une banderole sur le mur de notre mairie exprimant notre désir de paix entre les peuples israéliens et palestiniens, la solidarité de Saint-Ouen avec Gaza et la fin du blocus. Mamadou Keita _ Nour-Eddine Senhadji

Les contributions publiées dans ces colonnes n’engagent pas la rédaction du Journal de Saint-Ouen. Elles sont publiées sous la responsabilité de leurs auteurs.

::pupilles de la Nation: ::caso::::::::::::::::::::::::::::

Expo sur le bruit

Recensement des orphelins de guerre L’Association des pupilles de la Nation et orphelins de guerre (APNVG) recherche les pupilles de la Nation et les orphelins de guerre afin de les informer des indemnisations auxquels ils ont droit en vertu de deux décrets. Le premier, du 13 juillet 2000, concerne les enfants dont les parents ont subi des «persécutions antisémites» et sont morts en déportation. Le second intéresse les enfants dont les parents ont été victimes d’actes de barbarie au cours de la Seconde Guerre mondiale (déportés, fusillés, massacrés).

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n savoir plus

APNVG93, Maud Mascio Tél. : 06 23 76 25 58 – Email : a.pn.vg.93.mascio@gmail.com

::assurance maladie::

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os élus

Jean-Claude Le Ny, popularisation du projet de ville

• Les autres conseillers municipaux

Madame le maire, conseillère générale Jacqueline Rouillon

• Les adjoints Paul Planque, 1er adjoint, finances, urbanisme, administration générale, patrimoine et travaux Abdelhak Kachouri, prévention, sécurité Morgane Garnier, environnement, cadre de vie, propreté Nicole Amédro, ressources humaines, enfance, enseignement Nadia Soltani, jeunesse, vacances Hayat Dhalfa, culture, animation de la cité Rémi Fargeas, plan de déplacement urbain, transports, circulation, stationnement Yassir Fichtali, action sociale, politique d’insertion, CCAS Karim Bouamrane Sophie Jacquot-Gautun, petite enfance, droits des femmes, handicap François Giunta, logement, cultes

• Les conseillers municipaux délégués Monique Tesseyre, prévention, santé Hakim Hallouch, réussite de la jeunesse Françoise Arnaud, retraités, prévention des expulsions locatives Gnamé Bagayoko, relations internationales, coopération décentralisée Dominique Garcia-Durocher, tourisme, promotion de la ville Roger Guérin, histoire locale, mémoire, culture de paix Mustapha Krimat, vie associative Henri Lelorrain, politique sportive Paul Macedo, commerce, artisanat, développement économique des Puces

de la majorité Brigitte Marigault, Gilbert Haustant, Estelle Villard, Elisabeth Auerbacher, Bruce Clarke, Elise Boscherel, Ndeye Fatou Kébé

Les conseillers municipaux de l’opposition Vivre et s’épanouir à Saint-Ouen William Delannoy, Brigitte Bachelier, Albert Kalaydjian, Marina Venturini, Lias Kemache, Tiziana Zumbo-Vital, Cyrille Plomb, Wahiba Zedouti Ensemble pour Saint-Ouen & Citoyens Mamadou Keita, Nour-Eddine Senhadji

• Permanences Madame le maire, conseillère générale, tous les mardis matin sur rendez-vous uniquement. Adresser votre demande exclusivement par courrier en mairie. Bruno Le Roux, député, sur rendez-vous en mairie de 17 h à 19 h. Tél. : 01 40 63 68 58. Mathieu Hanotin, conseiller général, lundi après-midi à partir de 16 h, sur rendez-vous au 01 43 93 93 30. Les élus Verts - Europe écologie tous les mardis de 17 h à 19 h en mairie, sur rendezvous uniquement. Tél. : 06 17 95 55 53. Saint-Ouen ensemble autrement Europe écologie audonienne le 3e jeudi de chaque mois de 20 h à 22 h, salle municipale, 69 rue des Rosiers. Email : asoea93@yahoo.fr Abdelhak Kachouri, adjoint au maire en charge de la prévention/sécurité et vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France en charge de la citoyenneté/politique de la ville/sécurité, tous les mercredis de 9 h à 17 h 30 en mairie, sur rendez-vous uniquement.

Horaires d’été L’espace accueil service de la CPAM, situé 3 rue Albert-Dhalenne, change ses horaires. A compter du 30 juin, ses bureaux sont ouverts lundi, mardi, jeudi et vendredi de 8 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 17 h.

Du 28 juin au 2 juillet se tient au Caso une exposition sur le bruit. Elle propose de découvrir la physique du son et le fonctionnement de l'audition, d’apprendre à éviter les nuisances et à protéger son système auditif.

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n savoir plus

Centre administratif, 6 place de la République. Gratuit.

::enquête publique:::

Zac des Docks Ouverture d’une enquête publique, préalable à la déclaration d’utilité publique dans le cadre du projet de la Zac des Docks. Toutes les personnes intéressées peuvent consulter les pièces du dossier jusqu’au 16 juillet 2010 au centre administratif (heures d’ouverture habituelles) en vue d’éventuelles remarques. Ces dernières seront recueillies par le commissaire enquêteur, personnalité indépendante, qui reçoit le public samedi 26 juin de 9 h à 12 h, jeudi 8 juillet de 15 h à 18 h et vendredi 16 juillet de 14 h à 18 h.

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tat civil Naissances _ Alves Emy _ Latouche Owen _ Samassa Niouma _ Chiabi Rayan _ Hamadou Nassim _ Hiette Stella _ Lemperiere Céline _ Aït Mesbah Kais _ M'bengue Marie-Siné _ Albertini Lucas _ Andronic Erica _ Traore Baï _ Khiat Mohamed _ Tounkara Hamedy _ Plaisance Camille _ Maret de Saint Pierre Gabrielle _ Michel-Agavriloaia Theodore _ Ouhoud Grégoire Sami _ Remila Aya _ De Arriba Lucien

Mariages _ Fatima Laireche et Mehdi Bsikri _ Minh Nguyen et David Prioux

_ Mary Ladislaus et Bastien Mariyathas _ Hana Medjouti et Smaïn Hadded _ Jessica Hazard et Jeremy Pascaud _ Anne-Cécile Jousseau et Thierry Signoret _ Luisiane Courbera et Sébastien Lesage _ Soifaou Youssouf Hamidou et Abdourahamani Soilihi Djoume _ Linda Garbaa et Maher Moussa _ Samira Fekhreddine et Philippe Capelle

Décès _ Le Traou Pascal _ Vachot Gisèle Epouse Tabone _ Jamet Claire _ Kieda

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Colette Avisse Solange Malih Ahmed Fergoug Zeindine Dupré Hélène Veuve Morel Bentolila Viviane Buzeau Marcelle Marty Denise Veuve Réal Mba Mengolo Adilé Ephrasie Lauren Minga Pelenge Joakim Ismaël Mames Michel Parisy Serge Barbedette Claude Santunio Ghislaine Ep Dupuis Gabillet Gérard

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6 rue Diderot 93406 Saint-Ouen Cedex tél. : 01 49 45 67 89 fax : 01 49 45 77 08 courriel : lejournal@mairie-saint-ouen.fr web : ville-saintouen.fr DIRECTRICE DE LA PUBLICATION : Jacqueline Rouillon DIRECTRICE DE LA COMMUNICATION : Monique Valageas RÉDACTEUR EN CHEF : Christophe Disic SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Pierre Desirat RÉDACTION : Géraldine Bouton, Grégoire Rémund ONT PARTICIPÉ À CE NUMÉRO : Steeve Fauviau, Florence Haguenauer SECRÉTARIAT : Sandra Buisson PHOTOGRAPHES : Pascal Raynaud, Jérôme Panconi ONT PARTICIPÉ À CE NUMÉRO : Julien Millet, Anna Rouker DESSINS : Dalaine CONCEPTION ÉDITORIALE ET GRAPHIQUE : Anatome MAQUETTE : DGC 01 48 03 50 30 Bertrand Bourn, Jean-Charles Lardeau IMPRESSION : Public Imprim PUBLICITÉ : Médias et Publicité 01 49 46 29 46 CE NUMÉRO A ÉTÉ IMPRIMÉ SUR PAPIER RECYCLÉ À 24 000 EXEMPLAIRES.

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CSG et Double Dutch

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Des clubs qui montent, montent…

Pascal Raynaud

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Bilan

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Après le Red Star le numéro précédent, retour sur la saison des clubs audoniens. Aujourd’hui, honneur à deux clubs qui ont brillé sur les scènes nationale et internationale : le Club des sports de glace audonien (CSG) et le Double Dutch.

::ma coupe du monde (1)::::

Aïe aïe aïe vuvuzela Jusqu’au 11 juillet, le football s’invite : dans les rues, les bars, les parcs, les conversations. Un mois dédié au ballon rond que notre reporter a choisi d’illustrer à sa convenance. Aujourd’hui, le son des stades.

Les Audoniens ont eux aussi disputé leur coupe du monde. Entre deux cordes à sauter, le club de Double Dutch a fait valoir toute sa dextérité en battant le record du monde de vitesse de la discipline : 359 figures ! « Cette activité – qui se pratique avec un minimum de trois personnes : deux qui font tourner les cordes, une qui effectue des figures enchaînées – est née après les dix ans du Cap’J, explique Sylvie Joujou, créatrice de la section. Avec Farah, nous avons initié les garçons ; dès leurs premiers championnats de France juniors, ils terminaient deuxièmes. » Une dynamique s'est alors mise en place : quinze nouveaux inscrits sont venus gonfler les rangs de l'association Double Dutch à Saint-Ouen cette saison. A l'étroit dans la salle du Cap’J, ils ont répété leurs gammes dans la rue et la municipalité leur a prêté un gymnase. Des conditions idéales qui les ont propulsés champions de France juniors en équipe simple (deux tourneurs, un sauteur) et en équipe double (deux tourneurs, deux sauteurs) cette année. Mais… « attention à ne pas se voir trop beaux ! L'an prochain, en seniors, ce sera beaucoup plus difficile pour certains, il va falloir travailler encore plus », préviennent Farah et Sylvie. Le Club de glace audonien (CSG) a connu une saison tout aussi enivrante. L’équipe des Confetti – quatorze Audoniennes âgées de 12 à 17 ans – s’est qualifiée pour la Coupe du monde de ballet sur glace, les 24 et 25 avril à Toulouse. Puis elle a remporté les Championnats de France en catégorie « novices ». Et s’est qualifiée pour la Coupe du monde 2011 à Boston (Etats-Unis).Après avoir pris leurs marques au niveau national, les élèves de Véronique Capron et Fred Harpagès rêvent désormais de la scène internationale. Un rêve raisonnable. Steeve Fauviau Photos : Pascal Raynaud

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Joueurs, supporters et maintenant téléspectateurs. Le vuvuzela, cette trompette omniprésente dans les stades d’Afrique du Sud et dont la sonorité rappelle le bourdonnement d’un essaim, tape sur les nerfs de tout le monde. Depuis, la polémique enfle comme une piqûre d’abeille. Et diverses plaintes exhortant d’interdire l’instrument assourdissant – 123 db, plus qu’une tronçonneuse ! – sont remontées jusqu’à la FIFA, l’instance mondiale du football… qui a rejeté toutes les demandes au motif que le vuvuzela « est un élément de la culture du pays ». Dans les bars de Saint-Ouen, la Coupe du monde est l’objet de toutes les attentions, les télés sont allumées en permanence et qu’entend-on résonner sans interruption – en dehors des commentaires ? Les vuvuzelas, pardi ! « Je suis pour qu’on les interdise, lâche tout de go Moussa, attentif devant Pays-BasDanemark. On n’entend que ça et leur son est insupportable. Ils ont remplacé les chants des supporters et c’est bien dommage. » Pour Zied et Naïm, le son de corne est différent. « Le vuvuzela fait partie du patrimoine sud-africain, il existe depuis toujours, on ne peut pas s’en émouvoir seulement aujourd’hui », considère Zied. « Au début, c’est un peu surprenant, mais on finit par s’habituer, appuie Naïm. Les joueurs s’en plaignent, mais c’est à eux de s’adapter et de respecter les coutumes locales. Avec tous les millions qu’ils gagnent, ils ne vont quand même pas nous faire ch… ! » Ah oui, c’est vrai, il y aussi des polémiques sur le salaire des footballeurs et la « performance » de nos Bleus. Grégoire Remund


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