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Aurelien-Ducroz / Dan Ferer

j'ai testé le wingjump

I'M A BAT GIRL MAIS NE FAÎTES PAS CETTE TÊTE ! ON DIRAIT MES COLLÈGUES EN COMITÉ DE RÉDACTION QUAND J’AI PARLÉ DE TESTER LE WINGJUMP ! BÉATRICE S’EST MÊME PROPOSÉE POUR ÉCRIRE MA « NÉCRO » (AU CAS OÙ…). RASSUREZ- VOUS, JE N’AI PAS ENVIE DE ME JETER D’UNE FALAISE AVEC UNE COMBINAISON AILÉE. DIRECTION PRAZ-DE-LYSSOMMAND POUR UN TEST PLUS « PÉPÈRE » QUE SON NOM NE LE LAISSE IMAGINER. Par Agnès Gasiot

e wingjump, à ne pas confondre avec le wingsuit, est une pratique totalement différente. Dré dans l’pentu, skis aux pieds, mais sans quitter le plancher des ours ! Nul besoin d’enlever votre combinaison années 80, le wingjump s’enfile comme une veste, sur votre équipement. Une voile sans suspentes ni harnais, deux clips et un « scratche » sur les bâtons de ski pour parfaire l’aérodynamisme. Niveau look, ça peut paraître étrange aux non-initiés, mais ce n’est pas ridicule non plus. A Praz-de-Lys-Sommand, la directrice de l’office de tourisme cherchait un moyen de divertir les vacanciers en proposant une activité originale. Fun, sûr et grand public, le wingjump a tout pour plaire ! La station s’est donc dotée de quelques ailes qu’elle prête à ses visiteurs qui souhaitent les essayer lors d’animations « nouvelles glisses ». Pour ma part, c’est l’adorable Anne-Claude qui m’accueille et me fait découvrir l’activité. Ravie de profiter elle aussi de cette après-midi de travail… sur les skis. Bien pliée en boule dans son pochon, l’aile de wingjump est très légère et peu encombrante. Arrivée en haut des pistes, elle m’équipe et je m’élance. 4… 3… 2… 1  : IGNITION  ! Enfin… je m’élance avec prudence quand même. Pas droit dans la pente (des fois que la vitesse ne me propulse à la cime d’un sapin), la piste

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mars 17

de KL attendra (moi, elle va m’attendre longtemps !!!). Mais finalement la sensation de départ n’est pas folle, et j’ai plus l’impression d’être retenue par ma cape que propulsée… Les bras en croix, le buste en avant, je joue avec ma voile, la vitesse… Petits sauts, la voile amortit clairement le retour au sol. Mon style virages courts n’est pas le plus probant pour exploiter le potentiel de portance de la wingjump. Par contre en carving, la sensation est hyper-agréable, une légèreté, une fluidité que l’on peut comparer à celle que l’on ressent quand on skie en poudreuse. Bref, il faut être bien engagé dans la pente et à une vitesse suffisante pour que le vent s’engouffre dans la voile et amplifie les sensations de glisse. Pour remonter les pentes pas besoin de voler, on prend les remontées, comme tout le monde, en gardant la wingjump pour les tire-fesses ou en l’enroulant autour de ses bâtons quand on prend le télésiège. Un vrai plus pour les gens comme moi qui n’aiment pas trop s’encombrer avec du matériel. En fin de journée quand j’enlève la wingjump, je vois une vraie différence, il est clair qu’elle assure également un sentiment de sécurité, permet de mieux gérer sa vitesse, amortit et allège le contact avec la neige. Un énorme avantage pour ceux qui débutent.   + d’infos : www.prazdelys-sommand.com Société Rip’air (conceptrice du wingjump) : www.ripair.com

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LES Fruit de 4 années de recherche et développement par des passionnés de glisse et de vol libre, le wingjump est un produit super intéressant qui amplifie les sensations du ski ou sécurise les débutants. La découverte de Praz-de-Lys justifie à elle seule le déplacement. Cette adorable station allie le charme d’une petite station, le ski entre les sapins avec un magnifique panorama sur le Mont Blanc.

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LES moins de sensations que ce que j’avais imaginées, mais la voile que j’ai essayée n’est pas la plus racée. Il faut donc bien la choisir en fonction de son niveau et de l’effet recherché.

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Activmag - Mars 2017  

Les Pays de Savoie et Genève côté femmes

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