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éco citoyen

INTERNET

ET SON AMBIGÜITÉ ÉCOLOGIQUE CONSOMMATEUR EXCESSIF D’ÉNERGIE ET GÉNÉRATEUR IMPORTANT DE CO2 PAR SA SIMPLE UTILISATION, INTERNET N’EST PAS UN OUTIL NEUTRE. PETIT RÉSUMÉ DE CE QUE CETTE CONNEXION PEUT NOUS APPORTER DE BON, SANS OUBLIER SON CÔTÉ OBSCUR. Par Anne-lise Thieffine

our calculer le coût global d’internet, il faut additionner un ensemble de facteurs. Tout d’abord, nous parlons d’informatique, ce qui implique composants toxiques pour l’environnement et empreinte écologique élevée. A cela, ajoutons la navigation, que ce soit le surf sur la vague du web pour toute recherche ou l’envoi d’un mail, cela réclame beaucoup d’énergie, le prix écologique devient surprenant. Sans oublier de majorer l’ensemble par les besoins nécessaires à la sauvegarde des données, et nous arrivons dans le domaine de l’angoisse. Mais soyons réaliste, vivre sans internet aujourd’hui ? Impossible ! Nous sommes connectés à tout, tout le temps. C’est une nouvelle forme de lien, un réseau autant professionnel que personnel. Et l’écoresponsabilité ainsi que la transition ne passent-ils pas par le lien ? Alors, période de transition oblige, analysons les possibilités de mieux faire. L’objectif de l’éco-responsabilité n’étant pas un retour en arrière, mais un bon en avant, le maître-mot est donc « adaptation ». Cette dernière a fait ses preuves dans l’évolution de notre espèce, n’est-il pas ?

LES BONNES MANIÈRES D’INTERNET Tout d’abord, quelques astuces permettent de diminuer notre impact dans l’utilisation de l’outil en lui-même. La mise en veille n’est pas

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efficace, il faut éteindre son ordinateur et sa box (ce qui permet également de diminuer les conséquences encore inconnues des ondes sur nos cerveaux hyper connectés !). Ensuite, faire le choix d’un moniteur plus économe, réduire la taille et la fréquence de nos messages, nettoyer régulièrement notre/nos boîte(s) aux lettres virtuelle et notre « cloud » de ce qui n’est pas utile ou plus nécessaire. Et si l’on va plus loin, il est possible de consommer autrement, donner une seconde vie, faire réparer, valoriser le savoir-faire des dépanneurs… Ensuite, voyons les choses positivement. Internet, c’est aussi un gain de transport : vente par correspondance, démarches administratives électroniques, services en lignes… Et c’est aussi la chance de voir se dématérialiser différents support  : photos numériques, bulletins de paie à télécharger, musique et vidéos à la demande… Ce phénomène diminue donc de manière significative les coûts écologiques liés à la production de l’objet et son emballage, ses transports et son recyclage. Enfin, on ne peut pas parler d’internet sans parler d’applications mobiles. Car dans ce domaine, internet nous ouvre de multiples possibilités responsables : calculer son empreinte carbone, consommer de manière responsable, s’informer sur l’économie solidaire ou collaborative près de chez nous, connaître les dernières informations sur l’environnement, devenir au jour le jour écocitoyens… j’en passe, mais les possibilités sont importantes. Comme pour tout sujet mariné sauce éco-responsabilité, nous ne pouvons pas agir sans réfléchir. Il faut remettre l’église au milieu du village : internet, oui, mais… Cet outil est sans nul doute à consommer avec modération et de manière responsable. Mais il peut aussi être un moyen d’évoluer, de s’informer différemment et de créer du lien équitablement. A mettre donc entre de bonnes mains.  

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Activmag - Mars 2017  

Les Pays de Savoie et Genève côté femmes

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