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Cahiers ,q du

CMeP~

'paraissantsixtoisparan

PRMttR

CAHttR. –

.!ANVtEH-F~VmEHi9i2

SOMMÀtRH ~c<ant<ton.

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CHAHLR!.MAUtUtAB.– A Pesan~n

3

J<*f DARVtu.E. –

H

PttRKtGAt.LtfU. '~Ottoss

Proudhon – Proudhon

et t'Ordre

VALOtt.–

Pourquoi n~))3 nU.ta<'honsn''s v<mxà)'eaphtprbudhonien.

/V«<M. – Let

MmncratfsetPr"udhun.4')

t.ra3'


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1,

1

C

t

l

T~~–– ï

Cahiers du Cercle Proudhon

DÉCLARATION

Les

Français sont'

Proudhon leur

pour ne

se

qui tous

pas à

aux

tion

CaAtcr~.

Le

leurs

vues

le problème

résolu aont

également

çaise

selon

des

mouvements

syndicalistes sur

d'accord

ment La

ces est

démocratie

l'on

veut

dans

la

vie

plus

l'on

à

de la

la

tous

cité

tradition

et

fran-

française et

tous

t

ayant

pens~,

proudhonienne

Production

et

la Culture,

le capital

moral,

plua

travailler, hautes

les

dans

sont

veut

parfaite-

détruire

est

la

siècle

)ti l'on

veut

les

Si

passé. posséder

humaines

la

pour et accroltre

conserver

de la civilisation,

et matériel de

du

garanties

si l'on

intellectuel

néceaa&ire

erreur

grande

veut

les

absolument

républicains

points

sociale pour

exposeront.

de leur

contemporains,

la

si

vivre,

qui

l'organisation

l'ûBuvro

des n'ont

ayndicaiistea,

l'éloignant

empruntés

dans

à la rédac-

et

Mais.

et

se

qui

comprend

et

Cahiers,

pour

principes

retrouvent

qu'ils

ou

politique

et

qui

diu6rentes,qui

intégraux

pasaionnéa

Cercle

&iiMi étendu,

les

nationfdistea

fedërtLiiates,

du

communes,

d&na

choisi

Français

royalistes

conditions

politiques

d'Mp<f&tioM

librement

de

P.-J.

ont

qu'ils

pas

vie

initial,

groupe

Cercle

d'autres

sont

à la

diverse*,

hommMd'ohginM point

no

qui

le

patron

rencontrer

participer

pour

fonder

pour Le

a fait

nationalistes,

j~'gnent dea

réunis

nationalistes. leur

assemblée

sont

sont

institutions

il est démocra-

tiques. La démocratie

idéala

cratie

historique,

réalise

sous

monde

moderne,

est une

maladie

sotte

plus les

des

couleurs

mortelle

La démo-

rêveries. que

pour

lui

connalt

les nations,

le pour


2

DÉCLARATtON

les

aoctétés

humâmes,

Hameuee totere

nous

panm

de

concrètes.

rceHes

toutes

ttberte;

de

pillards,

dufm)tt-s

pur

eui,

Ld

democr.ttte

ce que

c'et.t-d-dtre tu) de

les

mourra

tnstttunûfih de leurs

ccnc

Proudhon.

<'u

servt

.j

economhjuesqu) tes ctasse~

j'rupret.

au

tuutj'it'

f~ettejtt

de

~rc

senttmeuL

dt! t

UKOBGES

que

dans

en

tutt

mt~J~t tn'.

hunuem

que

C.rc~

tjAhVtLLt:, MAHA-<S. \'ALOtS.

recréent

la

dans l'esprit,

substituant

la

t'un

et

contre

les

tt'm's

tranchtses

et

HtMtU A?)pH)=: At.BURT

même

meurent

LAUKA.\GE,

Vt~CEXT.

les qut

formes

leur

per-

sausfaction

du

en combattant.

et ~<'da<:<txr<

P*SCALO!

les

passiurinément dans

dM

UtLBERT MARIUS

a

qui

systèmes à abrutir

tnventeurs,

Français,

PrtOtd~n

au Cercle soence

aux

la

C'est

travaillera

souttendra

iorsqu'ds

la défense

pour

In fausse

leurs

avec

des

et matënets.

contre

par

tr.tvatttam

[Jt.

ou

merct

et)

Jt.A.\

dans

détruit

qui

mœurs,

dcmocrauques et

!.<'< Foftd<t<<!ur< du

tit.KÈ

créent

rcsmucnt

tjut

et

etduneperverstondei'tntettigence. de t'espnt et de l'établissement

desunes,

unvncres,

ntouvemou~

les

ou

producteurs.

dissolvent

efttrepnse

Idées

sont

capitaliste

tnteretssptrttuets

sans

tes

des

com-

san".

du l'or

tuttera

des

t'écouomte

démocratiques la tamtHe,

libertés

financiers

dans

regtme

des

à

permis, du

théoriquement

grandes

associes

elle

vertu,

à quelques

a

double

justthL'r

a hvrés

enfin

et de leurs

a favoriser

horreur

t'expbit&tion

)c~ i-'ran.;a)s

hber~s

a

de

r~evement

qm;

est

v~-eut

vit

du

Elle

qui

tdeea

La democranc Elle

nous

individus.

de la

règne

elle

politiciens

la nation, aux. luis du

t'or

licences.

tes

pour

le

pratiquement

t etabhssemeat

pohuque. la Ctte

les

et elle

pagmes

familles,

mstaurer

pour

et encourage

un r~nne

les

pour

Ca/t<er< MA<RE, RtQUiEh,


A BESANÇON Pttcoot-noutmttntenenttu de vue fr~nctit point mement hé an point européen,

Au

lendemain

du

de Cavour, nous ment Proudhon, liéres.

jour où l'Italie verrons une chose

à Besançon, fonctionnaire qui

Le

sera

intid< vue

p~c.-o~.

fête

le centenaire

horrible

le monu-

inauguré

par

M. Fal-

de représente l'Étranger la créature des Reinach. et Rothl'intérieur, Dreyfus schild officiera devant du puissant écrivain révol'image tnau à qui nous devons ce cri de lutionnaire, /rottpaM, douleur,

qu'il jette qui ne souSrit Il

patrie gers. Les

idées

n'ont

même

se

sont

détruites vous

des

de

pas battues

à

toujours en lui

que son esprit contradictoires.

discuteur grand difficile d'accorder

n'a

pas avec

Rousseau

que de l'influence

jamais

Proudhon

de

propos

ne

« Notre des étran-

sont

elles pas nos idées, été les siennes Elles propres. et se sont si souvent entreen est

défini

comme

Ayant beaucoup tout su remettre

le rendez-

ce compris, en ordre. Il est

cet

esprit religieux, qu'il eut vif et profond, sa formule « Dteu, c'est le mal et, dans une intéressante étude du Correspondant, M. Eugène Tavernier nous le montre fort en peine d'expliquer son fameux

«La

propriété,

c'est

le vol

Nous

remercions

Maurras avait bien voulu de prononcer one ~Ho(1) M. Charles accepter eution t la premitre du Cercle reunion tut teouo it ttntUtut Proudhon, qui d'Action le 17 décembre H ne nous a pas été r'r*a~ne. 1U11. poaticte de recueillir ses Mais roulant. a nos amis et f~)re paroles. rappeler à ceut connaltre les jugements l'auteur de qui les tgnorcnt que )t.'n<~<e a pubtte~ txr la AfmmrcAx sur Proudhun, noua lui avons dfmtxdé de n~m moment de la tctntUtorm;rtreprodu)ro)et))Jtf;f~qu'i)écri*)t)<u daleuse du mouument Prouuhon t betumton. tu juillet 1910. intu~urtuon Ce aont ces pages, dont un grand nous du.ait aont phnoMphe qu'fUett parmi )et plus beUei que roc ait écrite. sur Proudhon, l'honneur que nous avons de reproduire N. t.!t. tujourdhui.


AMaumçNt Proudhon froudnon

~<~~–– qu'il nom donna sur h démocratie et sur les dëmocrates, sur le libéralisme et sur !M libéraux, mais c'est au sens large que notre ami Louis Dunier, dana un très beau livre, l'a pu nommer un Maître de la contre-révolution ne M Proudhon rtUie pal à la réaction avec la vigueur d'un Bahac ou d'un Veuillot. Il n'a point lea goûtw d'onze qui dominent à aon insu un Sainte-Beuve. Ses raisons ne se présentent pas dans le magnifique appareil militaire, sacerdotal ou doctoral les exposéa qui distingue de MaMtre, Bonatd, Fuatei de Coulanges. Comte La netteté à sacriner. oblige Or, il veut tout dire, tout garder.~ana pouvoir tout distribuer cette Apre volonté devait être vaincue, mais sa défaite inévitable est disputoe d'un braa nerveux. On lit Proudhon comme on auit une tragédie a chaque ligne, on se demande si ce ruatre héroïque ne aoumettra pas le 'dieu Pan. Son chaoa ne saurait faire loi parmi et noua nous, nous bornerions à l'utiliser si ce vaillant par lambeaux dea Marches Français de Bourgogne ne noua revenait tout entier dès que, au lieu de nous en tenir à ce qu'il nous considérons ce qu'il enseigne, eat. De coeur, de de chair, Proudhon est débordant sang, de goût, de naturel et la qualité français, nationale de son être entier s'est parfaitement dans ce sentiment, exprimée de notre qu'il a eu ti fort, intérêt national. Patriote au sens où l'entendirènt les hommea de iMO 1850 i860, je ne sais si Proudhon le fut. Maia il était nationaliste comme un Français de i9i0. Abstraction faite de ses idées, Proudhon eut l'instinct de la politique l'information française de cet autoencyclopédique didacte l'avait abondamment des moyens pourvu de défendre tout ce qu'il sentait là-demos.

Et,

dMt des

!à-deasut,

tnmt~t-~m lunuérea

Proudhon

<m':t

eat

si près

de

n&tM que,

on.


A

tète

de son

écrasant

la

Révolution

« BumarcA crire

cette

« dhon

5

BESANÇON

contre

réquisitoire

les

hommes

1

de

de à la première page l'Empire, Bainville a pu inaet la France Jacques Proude P.-J. <' la mémoire dédicace

qui,

et

de

dam

sa

pleine de France

retrouua d'esprit, et combat! tt le principedes des ~ouace< ponmémoire

cherté

« poh/t~ue des rois < Tta(t<wa~~ a g~orte~e en sur les cAampt de botat~e a Tt/tMM.E qui <ont tomber à tfa~enM rwu<c contre M d~/endant f<t cause /r<tnçaue – à Po(<K/. « Rome, contre Quoi? Prour~ttetnagne ne Oui, et rien avec les zouaves dhon pontificaux ? le Pape; défendit Proudhon ensemble va mieux Oui, ou Au nez des « quatre le Piémont. il combattit oui, lisaient les journaux badauds mille cent » qui cinq < Si la 1862 le 7 septembre il s'écriait, libéraux, la de l'Europe, militaire la première France, puissance ses voisins favorisée par inquiète par sa position, plus de sa politique, et l'influence de ses armes le progrès à l'amoinun crime de chercher leur ferais-je pourquoi de fer Ce que je ne comd'un cercle drir et à l'entourer dominée de la presse française prends pas, c'M< raUùude manifeste ttahennea. Il est ses it/înpo</M''t que la par avec une en puissance militaire, de l'Italie constitution de toutes amoindrit armée de 300.000 hommes, l'Empire dont je c'est ici l'Empire français, L'Empire, façons. sur mon édition prinvois le timbre quatre fois répété en /fofte. et f't/ntfe ceps de La Fed~rahon Italie votre unie, Proudbon, «L'Italie », poursuivait « va nous nette

tirer

dans

le ventre,

à l'abri.

La

membre

de

d'autant: nous

aux

coalition

jambes le seul contre

et

nous

la baïon-

pousser

coté

par lequel a la France

nous

soyons un désormais

» Notre en sera diminuée influence p~m. de <o~ ro.conïaoc encore elle diminuera que

oMuratt

le turc

de première

puissance

catholique,


À BESANÇON du protectrice le comprennent gloire

d'une

-Sa~-St~c. et s'en thèse

de

Il Protestants réjouissent

et :co n'est

anglicans

pas pour combattent

la

théologie qu'ils le et demandent pouvoir temporel l'évacuation de Rome Il Conclusion par la France « Le résultat de l'unité italienne est clair pour nous, c'est que la France a~/ant perdu la prépondérance lui a~~Mratt sa /brM que MtKtaire, encore sacrifiant l'autorité de sa foi sans la remplacer par celle des t~M, France est une nation qui elle est Il abdique, finie. Et, comme ces observations de bon sens le faisaient traiter du catholique et de clérical. « oui », ripostait Proudhon, oui, je suis, par position, clécatholique, vous rical. la France, voulez, puisque ma patrie, n'a encore cessé de l'être, pas sont anglique les Anglais les Prussiens cans, les Suisses protestants, calvinistes, Ifs Amcricams les Russes unitaires, grecs; parce que, taudis nos missionnaires que se font en martyriser Cochtuchmo. ceux de l'Angleterre vendent des Bibles et autres arrêtes de commerce..< Des raisons plus hautes encore Proudhon. inspiraient et il osait écrire « Za /'upam6 abolie, utH~ u~ vont surgir, pontificats pour celui du P~ depuis celui du grandEH/a~tK. j~u'a ma~ndf.! et il répétait Francs-Maçons avec une msistance Je ne veux ni de l'unité désespérée alleni de l'unité mande, italienno; je ne veux d'aucun ponIl [ihcat. l~ux

ans

ces lignes, aj)n.s avcur écrit Proudhon expirât t .t.~cx tut pour ne pas assister a des vérifications devaient t:ure ')m couler a tlots notre mutiler sang, m.tru terntufre. le demi-siècle de l'abaissemaugurer ment. national! L' immense échec qu'il avait prévu sans parvenir a comprendre, comme il le disait encore, l'adhesion donnée libérale par la presse française a


ABMjmçoK

7

confirma ooint n&r n, confirma irréparable )Ie décr~dation dégradation point par d'une sublime lucidité. L'unitéitalienne point ce regard et l'unité allemande noua ont fait perdre tour à tour la pr~po~rottM notre force militaire que nous assurait et l'autorité notre foi. Le cléricalisme a été gu'ttnpototï le pape dépouillé, et l'on nous a imposé ce gouvaincu, vernement dont la seule idée stable est l'abaiasement du Saint-Siège, le règne de la franc-maçonnerie et de M* grands-maîtres Si l'Empereur sa divers. a disparu, le parti en a été quarante politique dure républicain et fidèle héritier. ans légitime et nous l'avons avec avec Certes, dit, Drumont, de.l'~c/to de Paru, aux Malet, avec le Juniua George avocate de l'empereur rien n'efface cette responsabilité m lui-même rattache & la napoléonienne que Napoléon de Napoléon tradition fondamentale I"; mais la vérité il faut en établir une autre et rappeler aux établie, hommes de gauche, que leurs âmes, leurs pèrea, leurs maitres en i860, ils et, pour les plus âgés, eux-mêmes, étaient tout aussi Italiens et Prussiens MI I que Napoléon Sauf Thiera, en qui s'était réveillé l'ancien ministre de la monarchie, l'élève de Talleyrand, qui fut l'élève de tous les républicains et tous les libéraux du Choiseul, dix-neuvième siècle ont été contre le Pape et contre la France avec l'Empereur des Français. Il faut relire dans w Bumorct et la ~'aïtM cee textes dècisih auxquels ramène nous Bainville le ministre Ollivier développant la thèse des nationalités à la tribune idéaliste et M. Thiers, traditionnel s'écriant pour la circonstance, <t Nous MnMnM ici <0~<)ï /t<~t<tU, tCÎ~M ~tUettMÏMtt, HOtU M sommes ~<MMOtt ~OM~au la gauche B, toute Ollivier! Guéroult défendait qui! Émile ~pplaudisNait, l'unité Julea Favre, un des futurs fondateurs allemande, de la République, déclarait le 4 juillet 1868 que nous cette


8

ABXSAK~XW

n'avions n'avions aucun aucun intérêt intérêt & ce que le rivalités se contique les nuent entre les deux parties de l'Allemagne "I1 Telle était la tradition révolutionnaire ou impériate et Proudbon seul, républicaine s'y étant opposé presque la présence de M. Fatiiëres au monument de Proudhon est plus qu'un scandale, Je partage c'est un contresens. sur la personne de M. lanières le sentiment de Léon le plus lâche et le plus méprisable Daudet l'appelant des ruminants; et l'appréciation de Jacques Detebecque, telle qu'on la lira plus loin sur l'harmonie de cet animal et de la fonction me semble l'expresconstitutionnelle, sion de la vérité Mais le nom de Proudhon met pure. en cause plus que la personne ou la magistrature de le nom de Proudhon M. Faîtières met en accusation le de blagologie régime avec son revêtement nuageuse, avec son fond de sale 'envie et de bas appétits. Ce et FaUteres, grand nom de Proudhon frappe d'indignité et sa présidence et la démocratie le parce qu'il évoque et t'étoiie obscurcie de notre grand nom de la France destin national. Ce régime ne signifie que le pontificat de la maçonnerie avait en horreur. Il ne que Proudhon et les idées que Proudhon figure rien que les hommes combattait en France, en Europe, Proudhon partout. était fédérahste centraque tui veut cette république lisatrice 1Il éLaJt syndicaliste que lui veut cette répuH était'nationaliste et papalin: blique étatiste? que lui veut cette répubtique anttfrançaise? anticathohque, Je ne sais qne!ie% bouffonneries à la l'on débitera comme Veuillot et sorti, louange de ce grand écrivain tant d'autres, des entraillos du peuple; mais les lettrés devraient à la venue de M. Faîtières répondre par la et le peuple dérision par des buées. CHARUM

MtCtmAS.


PROUDHON'

de nouune années, surgit figure quelques Depuis un où elle végéta veau au grand jour de la pénombre de Proudhon, notre c'est la figure demi-siècle grand on En socialiste 1909, janvier français. philosophe fédéralistes son centenaire; de divers côtéa, célébra, de l'~cttOtt royalistes républicains, volontiers, révolutionnaires, syndicalistes eux-mêmes les politiciens de sa mémoire; et si nous ne savions leurs que hommages, est l'hommage que le vice rend à classique

et décentralisateurs Française, se réclament lui rendent

l'hypocrisie nous la vertu, mais. passons,

nous

môme pourrions et réservons-nous

pour

en

scandaliser; des adversaires

Il n'y a, pour pas trop mépriser. marxiste son souvenir, que l'Église de sans doute cette remontée à qui à son fait semble un affront particulier

que nous continuer

ne

puissions à bouder

orthodoxe, Proudhon

où de cette i~M~re de <a philosophie l'auteur dieu, de la légèreté le plus, ne sait ce qu'il faut admirer foi. Mais hàtons-nous ou de sa mauvaise critique le dire, r.cmme sentent Marx ergoter défaite,

de

à la décharge toute haine bien,

en

eHet,

la une

1. Deuxième vier 1912.

guerre défaite

de

que Car, 1870

matérielle

conférence

leur

orthodoxes est

d'ailleurs,

descend.

qui

nos

clairvoyante; Proudhon remonte,

si il

n'y nous et

a

pas a valu une

l'on du de

haine, i)~ c'eM

ni à a dire, une double

défaite

morale.

du Cercle Proudhon, donnée le 10 jan-


PMUMON Sedan

n'a

pas été seulement ta le Sa< Sedan de notre puissance militaire, et politique, économique il a été le Sedan de la culture et cela jusque française, sur !e terrain du socialisme, livré déaormaia & l'hégémonie de la soctal-demokratie allemande et à l'influence exclusive de Marx. Urbain Gohier, Edmond Edouard Picard, Drumont ont eu raison de !e dire dana leurs réponses à l'enquête de la Grande Revue Proudhon. c'est le socialisme c'est la tradition français, nationale franc'est le çaise, génie français connsqués i870 depuis par l'hégémonie en l'espèce allemande, l'hégémonie marxiste; et, par conséquent, une reprise de l'influence ne proudhonienne peut s'interpréter un que comme abaissement de cette et le commencement hégémonie de la revanche. J'ai dit notre grand socialiste philosophe /ronpaM. Et je souligne Jamais français. ne fut davanpensée à la tage puisée source plus pure il est française; de la tcto aux pieds, Français même plus, il je dirai eat Gaulois, de bonne veine gauloise, comme tous nos écrivains grands les Rabelais, classiques, les Molière, les Voltaire; amant de la liberté, frondeur, ennemi-né de l'autorité, il a, néanmoins, fédéraliste, -un si haut sentiment de l'unité et de l'ordre, qu'il n'a donné, dans aucune des Hu~M romantiques et que Dimier a pu, avec pleine raison, le ranger les classiques. parmi Disciple de Kant et de- Hegel? oh, si peu voyez avec quel mépris il parle des philosophes « Se peut-il, allemands s'écrie-t-il quelque t. UI, p. 190) part (voir Zo'JtMttce. de plus grands poltrons que ces philosophes allemands~ Fichte est celui de tous qui passe pour avoir le mieux soutenu la liberté, et la philosophie ne doit jamais oublier qu'il est mort pour elle en héros. Du courage devant la mort, cela ne manque pas plus en AMemagn


PMCDBON

ii

f't ~–––* du D~ Rhin. C'est le ~– devant que de ce côté-ci courage l'absolu L'absolu enivre tellement Fichte qui est rare. il devient il est en qu'il va jusqu'au dogme sacerdote, Étonnez-vous pleine révélation. après cela que le peuple tombant du christianisme allemand, dans la philoc'est-à-dire dans la relisophie de l'absolu, toujours en 1848. si peu pratique, si peu gion, se soit montré, amoureux de la liberté, si faiblement » révolutionnaire. On reconnatt bien ici le langage d'un descendant de cea Gaulois du qui ne craignaient rien, même la foudre ciel la couardise le caporalisme allemande, allemand, le panthéisme allemand cette sorte (c'est-à-dire d'ivresse de l'absolu qui mène à l'absolutisme Hegel divinise ne pouvaient ce Francl'État), qu'exaspérer d'un paysan-soldat et fils de ce simple Comtois, petit-fils héros dont il nous raconte, dans La Jmttce. le tranquille tout antique, devant la mort. Il faut évidemcourage, ment, ne jamais pour comprendre Proudhon, perdre de vue cette filiation et guerrière gauloise, paysanne l'audace le défi gaulois au ciel, avec ce je ne sais gauloise, et de folle bravoure dont Vicquoi de jactance, d'ironie tor Hugo a composé son gamin de Paris, l'immortel vous les retrouverez dans ses cris de guerre Gavroche, la propriété, c'est le vol; Dieu, c'est le mal. C'est le défi de l'homme bravant Dieu et toutes les prométhéen du ciel et de la terre; et voyez sa doctrine puissances de l'immanence de la Justice elle procède de la même source. Il n'est pas de peuple, en effet, qui, en un sens, soit moins religieux et qui puisse que le peuple français se reposer sur lui-même, vivre sur son plus facilement fonds, sans adjuvants extérieurs et secours surpropre ce peuple est impie, naturels il n'est naturellement; l'athéisme une humeur pas athée un suppose sombre, fanatisme de l'absolu, et ce qui ne sont pas de lui;


~eoBHea il est religieux, peuple, quand est catholique, pMce que le catholicisme, qu'est-ce, sinon, une précisément, canalisation de l'absolu, l'absolu enfermé dans une définie puissance qui est t'Ëgiise et, par cela même. humanisé, et comme discipliné, socialisé, subordonne à au lieu que le l'homme, c'est l'individu protestantisme, confronté directement avec l'Infini et par suite confisqué par lui. à moins ce ne soit la porte ouverte, que les mêmes pour raisons, à un individualisme romantique anarchique et débridé. & quoi répugne, foncièrele bon sens ment, la fermeté gaulois, d'esprit gauloise. Car, remarquez-le bien la jactance l'audace, gauloise, cet amour eoréné de l'indépendance. cette humeur frondeuse, tout cela ne tourne en anarchisme jamais tout cela romantique, de n'engendre jamais ttM<~ romantiques la rable,

l'esprit ctarté de

reste

ferme,

l'intelligence

le

bon

sens

ina!té-

parfaite. Quel éloge plus magnifique de jamais prononcé notre tittérature classique que celui lire dans La Jusqu'on peut et tice, tous tes parmi écrivains est classiques, quel celui que Proudhon met au-dessus de tous !ea autres! Mais, tout simplement, !e ferme Boileau, esprit, qui, avec un bon s<'ns admirable et un goût toujours sûr~ sut être le mentor, tes romantiques, avec leur esprit et leur conception dénigreur de la liberté, anarchique diraient le pion des lettres au xvu* siècle. françaises Et voyez encore l'admiration Proudhon a pour que Bossuet, qu'on lui aussi, peut ~nsidérer. comme le mentor, dire le Boileau. j'allaia du catholicisme au xvu* siècle, et dont le ferme le bon sens esprit, impecla haute cable, raison surent maintenir frant'Ëgtise çaise loin des exagérations jansénistes, ultramontaines ou quiétistes. Boileau ou Bossuet, le grand critique et satirique le grand français, franévoque catholique fut-il


PROUDHON

çais raires

voilà de

auteurs

donc notre

dont

les

deux

soi-disant

les

i3

grandes

père dominantes

de

admirations

litté-

l'anarchie; sont le bon

deux

qualités sens, la fermeté la droite raison et dont t'ouvre d'esprit, fut une œuvre de discipline, de règle, le contraire d'ordre, de l'anarchie; une œuvre doublement française, parce et 1 que classique catholique Humeur et &mour frondeuse inné de l'ordre des demanderont

romar.iquea se

peuvent comprendra dre /rot~u, fonde,

concilier,

comment car

la

jamais fait

et il me

le composé de liberté, faut citer, à

ces

deux

lourdeur

germanique rare que constitue d'ironie et d'unité l'adresse

de

nos

choses ne l'orproroman-

ce magnifique germanisants, de éloge de l'ironie, toute et française, classique lire à qu'on peut la fin des Confessions d'un « Ce qui révolutionnaire a notre ce n'est manque ni un Mirabeau, génération, ni un 1 obespierre. ni un Bonaparte c'est un Voltaire. Nous ne Ha vous .len avec le regard apprécier d'une raison indéne~ante et moqueuse. EsclaveH de nos opinions comme .) nos intérêts, à force de nous prendre au sérieux, nous donnons La science, stupides. dont le fruit le plus est précieux c. d'ajouter sans cesse liberté de la pensée, tou~ chez nous au pédantisme au lieu d'émanciper l'abêtit. Tout l'intell~jT~, entier à nos amours et à nos haines, nous ne rions des autres en perdant pas plus que de nous notre esprit, nous avons notre liberté. La liberté perdu tout produit dans le monde, même tout, ce qu'elle dis-je, y vient détruire, religions, gouvernement, noblesses, propriétés. De mémo la sa n'a pas plutôt que raison, sœur, construit un système, travaille à l'étendre qu'elle et à t'ques l'ironie

le refaire; vertir ses

ainsi créations

la liberté

tend

antérieures,

continuellement à s'affranchir

à condes

orga-


i4

pRocDaoN

QM qu'elle s'est donnés et & s'en procurer de nouveaux, dont elle se détachera comme dea premiers, et qu'elle en pitié et en aversion, les prendra jusqu'à ce qu'elle ait remplacés La Liberté, comme la Raipar d'autres. et ne se manifeste son, n'existe que par le dédain inceasant de ses propres œuvres elle périt dès qu'elle N'adore. C'est l'ironie le fut de tout tempa pourquoi caractère du géoio philosophique et libéral, le sceau de l'esprit l'instrument irrésistible du progrès. humain, Les peuples stationnaires sont tous des peuples graves l'homme du peuple qui rit est mille fois plus près de la raison et de la liberté que l'anachorète qui prie ou le c'est toi Ironie, vraie liberté! philosophe qui argumente. de l'ambition du pouvoir,de la servitude qui me délivres des partis, du respect de la routine, du pédantisme de la science, de l'admiration des grands des personnages, de la politique, du fanatisme des réformystifications de la superstition de ce grand univera et de mateurs, l'adoration Tu te révélas de moi-même. jadis au sage, sur le trône, a la vue de ce monde où quand it s'écria, il figurait comme un demi-dieu FaMt~ dat <Wtt~/ Tu fus le démon familier du philosophe, il quand du même coup et le dogmatisteet te sophiste, démasqua et l'hypocrite et l'athée, et l'épicurien et le cynique. Tu consolas le Juste expirant, quand il pria sur la croix 0 mon P~e, car pour ses bourreaux Pardonnez-leur, M <apcnt ce qu'ils font! Douce ironie 1 Toi seule est Tu donnes la grâce à la beauté pure, chaste et discrète. et l'assaisonnementtu inspires la charité à l'amour tu dissipes le préjugé tu homicide par la tolérance; la modestie à la femme, l'audace au guerenseignes la prudence d'Ëtat. Tu apaises, & l'homme par ton les dissensions et les guerres tu faia la sourire, civiles les frères; tu procurea la guériaon au fanapaix entre

rier,


i5

PMUDBON Tn ~a m&ttr~aaa ~<~ v~rttA es maltresse de et au sectaire. ~« Tu vérité tique au Génie; et la Vertu, ô déesse, c'est de prudence toit*

J'ai

cet

reproduit

l'adresse,

l'ironie

de

éloge de nos

<Mtr< tuto sers

encore à

par Proudhon

dit, romantiques germanisants. ai-je la dinérence en effet, Remarquez, profonde qu'il y a cette fille de la Liberté entre ironie, révolutionnaire, et l'ironie Proudhon, d'un Renan, par exemque célèbre ple. D'où nullement

procède de cet

l'ironie

Renan

d'un de

esprit

liberté,

créations

n'éprouve perpétuelles, et qui, loin de tomber en

tuel,

se rit

ne procède en face de ses

qui,

dédain

qu'un admiration

perpédevant lui-

d'un tout procède la liberté, son principe n'est mais esprit, pas C'est l'ironie du moi, qui, du romantique. l'égotismo haut de son soi-disant toutes serenum, templum juge même, autre

choses vous cuup n'est

de

Elle

elle

lui-même,

vaines

et dédaigne de s'y laisser et duper; prendre vu de Sirius. toutcela n'a pas beaucomprenez et que savons-nous même si la vertu d'importance un

pas

leurre?

C'est

du

l'ironie

son

moi, qui, se gonflant

et transcendant, égotisme supérieur de l'infini limites trouve toutes lui-même, misérables et je dis

et que

vient

qu'il

parce

indignes le principe

de retenir de cette

de

l'orgueil s'attacher

de qui, incapable de tout a priori et s'isole moi

infini.

Cette

de soi-même, ment nourrie; avec tion son

elle

en

elle

n'est

le laquelle si voluptueuse propre

sceptique

ironie

moi

prisonnier. et désabusé,

choses

l'attention est

ironie démesuré

à rien

du

dans aux finies sage

romantique, de

de fini,

l'individu, est d~<M~

dans

la contemplation de son ne préserve pas de l'adoration

procède; qu'une

elle forme

en

est

intérieure-

de la délectation

se complaît en lui-même, délectareste son propre séducteur et qu'il Aussi voyez le sourire, à l'avance qu'elle

promène

sur

toutes

cho-


16 sea, ~a.

PROUDHON

etet

queue queUe de puisaaoco puissance dissolution ce sourire renferme Le monde semble se couvrir de ruines, et il ne reste debout, tous ces décombres, parmi que l'autel que le moi se dresse à lui-même. Ce n'eqt pM là le rire clair. et joyeux de l'ironie héroïque proudhonienne L'ironie ne nait ici d'une pas de comparaison l'infini et du fini, du moi infini avec les manifestation. toujours trop finies d'un monde œuvre et fantomatique; ouvrier, ict. sont mis sur le même plan et se jugent avec la même modestie par rapport à un idéal.'qui n'est pas le moi orgueilleusement maia la déguisé, création perpétuellement révocable de la liberté révoc'est lutionnaire l'ironie du héros, qui, même au moment où il accomplit les actions les plus héroïques ne s'en fait pas accroire, sa liberté garde et d'esprit, semble vous dire, un éclair de malice dans lea yeux et la tévre railleuse « Oh 1 ce n'est rien t ne vous emballez on faire mieux pas, peut encore t Ce que j'ai fait là est tout simple et n'était pas si difficile! Héroïsme bon enfant, volontiers gouailleur, plein de pétulanceetcomme et qui, en môme endiablé, conserve le parfait temps, et la sérénité sang-froid souriante d une âme entièrement mattresse d'elle-même et d'un où la clarté esprit et la liberté du jugement restent inaltérées héroïsme, pour tout à la /r<K!patte, dire, d'une d'un aisance, naturel, d'une sans grâce la moindre inimitables, 'trace d'effort gourmé,de de raideur; morgue.et gai, spirituel (l'esprit est ici comme la pudeur de l'action, exquise une manière rapide, adorablement de se voiler, pudique, le mouvement de retraite d'une beauté demanqui semble der pardon au monde d'être si belle et voudrait se cacher n'offenser pour ne me fe~ar~M personne pas, <coMtM-tnot plutôt, avec une pointe implore-t-elie); de nullement romanesque, romantique (le cceur du roma-


i7

PROUDHON

est neaque de lui-même

reste libre, reste il n'est n'est sa raison raison libre, pris, il ne se propose pas en modèle, les moindres élans le romantique,

pas, comme sibilité en lois

du

et

monde

en

révélations

pas

dupe dupe

il n'érige de sa senla

de

divi-

ni ce.tte outrecuidance, nité, il n'a pas cette impudeur, il est Français). il n'est pas Genevois, ni ce pédantismo, où se traduit l'amer Kien non plus de cet humour anglais d'un d'un moi que le cant et s&rcaatique pessimisme de brouilet le spleen d'un moraliame pays protestant réduisent à cette grâce et grimaironie concentrée, atroce, froide, grinçante mais, je le répète, d'impassibilité; çante sous son masque de bien français, où se manifeste le pur chose quelque d'une libre de l'esprit et souverainement mouvement et

lards

race

d'une

essentiellement

et révolutionnaire la plus société un art véritable plus variées, et qui même la Révolution miracle et

société

plus grand chrétien, penseur Voltaire;

aristophanesque Veuillot, Proudhon. aigus, geoise

et

race

et

prodigieux,

Lamartine

artiste,

guerrière,

chevaleresque tout ensemble

a produit la et qui faisait de la vie sociale polie aux nuances les plus exquises et les et le peuple le révolutionnaire, plus semble le seul à avoir la vocation de

le

l'esprit,

sans

semble qui du monde,

digieuse épopée a pu dire qu'elle et ne réussissait

l'on

le

plus

trouve

réunis,

par

un

Molière, grand comique, le plus Corneille. grand tragique. de et le plus grand Pascal, seigneur le plus grand le gaulois et prosateur, des poètes, et le plus Rabelais, pur

le plus le plus Race

qui

grand

polèmiste

grand

unique, la plus et qui militaire ne

prosaïque ait

qu'on la

pas

révolutionnaire, contrastes les plus et la plus boura vécu

cependant

savait

que

polémiste faite des

Louis

catholique,

faire

dentelle;

la plus proet dont Renan

vue, la toile peuple

de

ménage

étrange


18

PROUDHON

1--

n_r_

1_-

rr_

le

plus

_A

_4.

les Bournisiens et les Homais, et qui. cepenpullulent le plus fanatique est le plus libre d'esprit, de la dant, liberté où la tradition et libertine d'esprit; gauloise la tradition chevauche porpétueltement précieuse. ou

romanesque anticlérical,

mystique, le plus chrétien

le plus

le plus conservateur

Et voyez. Tous ces de la Franco éternelle, dire concentrés dans mais

contrastes

qui nous tes

celle

écrivain grand contre-Révolution

au

xrx.

1U09 a pu, janvier sur sa une couronne dont

s'abstenait on

entre

ne

peut Proudhon

tombe

d'ailleurs

et de ators

la figure ainsi pour

l'Action

/roncaMe

scandale, que le

déposer socialisme

sa mémoire, que le féliciter,

et le socialisme

et

un peut passer pour l'un des maitres de la

siècle; trop

un

Le plus grand aiait produit,

la France et

sans

de célébrer

composent trouvons

Proudhon.

conservateur

en

unifié

de

que révolutionnaire

ce

le plus un saint

et le plus antipale plus révolution-

patriote enfin et

révolutionnaire

polémiste je dit;

et

même (il compte a fait, dit Renan, de la royauté et le plus paien, le plus pacifiste

ses rois et il parmi huitième sacrement) le plus belliqueux, triote, naire.

clérical

– abstention car, en vérité,

non seulement' unifié, il y a des-abimes. Et,

il n'y a rien de commun. mais aucun de la démode fait, il n'a partagé des préjugés Il n'est il comcrat)o révolutionnaire. pas romantique à la scrofule: il l'appelle -un diletle romantisme pare tantisme étions et

cette

et que

ramuttissant. les

pionniers

Français, qui qui a fait de nous, les chevaliers de l'Idéal, de l'idée, à l'idéal, toute do l'idée classique,

opposition Maurras aujourd'hui

à reprendre, est courtisane féministe

aime

bien

ou pas il souhaite, de tel est son dilemme & l'usage menagére, de Boiédition de la satire notre une seconde temps,

caractéristique.

Il

n'est


PMUMOK

i9

contre lea et il les lean sur les femmes, Molière, est, avec Molière. i~ eat. FeoMMt Mpat~Mici encore donc ndèle à la pure traet 8i opposé à toute la dition classique et française, comme tradition pseudo-révolutionnaire qu'un homme, lui tirera son chapeau et l'appellera, Barbey d'Aurevilly, un « rude casseur de pierrea ». Il n'est magnifiquement, ni étatiste, ni j&cobin ni centralisateur, pas unitaire, de passer il fut, contre l'unité au risque pour papiste, il est fédéraliste, au point de italienne; régionaliste, AotTMCo referem défendre le scrutin d'arrondisseson œuvre est la plus magnifique démoment, et toute lition qu'on rêver de la démocratie MîKCel MM~puisse Il n'est p&s pacifiste oMtb~ et du dogme unitaire. au de tous les démocrates, il fait de la guerre grand scandale le panégyrique le plus superbe qu'on ait jamais fait et il voit dans le guerrier un homme plus grand que nature < la manifestation et dans la guerre le qui noua honore l'Ëternel ». Il n'est pu optimiste ni panplus devant le monde, selon lui, repose sur des antagonismes thé'ste irréductibles et la lutte éternelle des forces il n'eat pas, « une ronde de parfait il ne sera jamais amour 1& est universelle, et de cette guerre résulta l'équiguerre libre il n'y a p&a d'harmonie ïl n'est paa préétablie, do évolutionniate la progrés, à sca yeux, n'& rien de progrès, quand elle n'est pas l'idée d'un est un « bilboquet moral, progrès physiologico-poiine réaiste a l'examen l3 pas deux mmuto~ tique qui sana doute, et Proudhon, avant mouvement, ejuste, M. Bergwon, donne de l'esprit cette définition, qu'il est un mouvement moMor, er~o sum; mais ce mouvement, essentiel à l'humanité et & l'univers, est sujet à interet c'est alors la déc&& chute, ruption, à renversement, la <e~MMMtdevient dence le progréa, d~e~c, rétrograet c'eet la corruption dont le monde universelle, dation, fatal;

l'idée


20

PMDDHOtt

aucten

nous

décadence oSre

une

augmentée, actuel est

a donné romaine

seconde

déjà un premier et dont le monde

édition,

puisque, une parfaite

selon

amplement

exemple moderne revue, notre

avec

la

nous

et corrigée ordre soc~l

Proudhon, dissolution. en consé. Proudhon, ne partage et c'est par là quence, pas, peut-être qu'il le à toute la démocratie s'oppose plus moderne tant anarchiste et qu'il que socialiste, lui est si peu sympathique – l'indifférence souveraine en matière de morale et que professe ladite pratique démocratie; il ne croit pas, avec elle, qu'il sutHse d'accro!tre le bien-être matériel pour le capital augmenter, ipso facto, moral de ni l'humanité ni pornocrato, malthusien, ni bancocrato, il dénonce cette « illusion de la nchesse dont tout le monde socialistes et anarchistes moderne, en tcte, est. et outrecuidant l'aveugle il fait de la pauprisonnier; vreté, conservatrice des mœurs et de ta justice, .l'éloge' le plus magnifique soit sorti d'une qui bouche humaine, et et depuis il définit Vu-giie Bossuet, le travailleur le « véritable ascète moderne x. Et c'est ici, sans doute, le contraste devient le plus saisissant que car ce taïque~ cet homme lu Justice d<~n la Révolution qui a écrit et l'Eglise et qui, dans ce livre, a fait comme do l'exégése la Révolution sur tous les points, pour en opposer, le à cotui do l'Église spirituel déclarée par lui en faillite; co paysan on qui s'incarne mccréant, si bien ce qu'on n pu appeler le ttOMFMM p(~o~tMt<! t-<o<M<tOMnNtreet qui, dans ces pages tnervcitt';usMS nit il parle de l'homme on face de la mon et ou il raconte les derniers momems de son pere, ose mettre la mort de Danton au-dossus de la mort de Jésus, ce blasphémateur, à Dteu qui déclarait la guerre et lançait ce en je dire qu'il y a dans toute mMtle rcsommco chrétienne

c'est le mal Dieu, useraison œuvre comme une porpéet que c'est précisément


PROUDHON

cette

résonance

mis entre

ce chrétienne, la démocratie moderne

2i

ton

religieux, qui ont et lui ce gouffre d'in-

et de mésintelligence? Car, si vraiment compréhension le ton moral chrétien, c'est l'estime très haute faite de la chasteté, l'idée du péché et le pessimisme, comment méconnaître le christianisme fondamental de Proudhon, lui dont la théorie du mariage n'est qu'une transposition de la mystique la théorie du progrès chrétienne, une transposition de la doctrine de la grâce, théologique la négation et, partant, résolue de l'optimisme moderne? T Chrétien, oui, il l'est, et profondément, et non pas à la d'un Lamenfaçon molle et lâche d'un Chateaubriand, mais à la façon de nais, d'un tMd~rîK<<e contemporain, Pascal et de Boasuet, de ce christianisme ausrigide, non par déficience de la raison, tère, mystique, mais rationnelle et appétit par exigence insatiable de rigueur, de précision et de certitude voyez comme il parle de ce christianisme du mï* siècle < Sous la plume des des Fénelon, des Fleury, Bossuet, des Amauld, des des Bourdaloue, des dom Calmet, Pascal, le christianisme acquit une rationalité, une splendeur, qu'il n'avait même au temps de saint Augustin jamais eues. et de saint Paul. Philosophie, sciences exactes et naturelles, servirent à cette transfiguration chréprose, éloquence tienne. Alors il y eut orgueil et joie à professer l'Évanle croyant gile put se dire qu'il avait pour lui la raison divine et la raison humaine. Le christianisme fut foi ce fut le système du monde, plus qu'une de l'homme et de Dieu M (Afa~cro~, p. i82). Et comparez-le à Renan, sa Vie d~ J~tM à celle de Renan. Le comparez christianisme de Renan, ou plutôt sa religiosité, c'est le christianisme à la Rousseau, la religiosité & la moderne, et panthéiste; c'est molle, l'idéalisme d'allure vague le christianisme allemande, imoonromantique moderne,


PROHBBON

sistant et !ache, incapable de foi véritable, et qui prend les élans d'une sensibilité et d'une tendre vaguement humanitaires de la pour le christianisme religion; latent de Proudhon, c'eat le christianisme pris à la lettre, dans toute la rigueur de sa conception, sans atténuation ni adaptation eSéminée aux prétendues du préexigences tendu esprit moderne; c'est le christianisme daMMM tel que Pascal et Bossuet l'entendaient et le pratiquaient; un chnsttanisme d'allure toute française, où la profond deur du sentiment mystique s'allie a l'inflexibilité d'une raison intraitable et suprêmement un chrisexigeante; tianisme ancienne le christianisme France, de cette France très chrétienne, qui, dit Proudhon quelque part, devait tout devenir, la .France naturellement, très en révolutionnaire; et, nul auteur vérité, ne donne mieux l'impression de cette filiation toute naturelle que, précisément, Proudhon lui-même. Pierre-Joseph Proudhon paysan franc-comtois de co Tournesi, petit-fils qui fait des niches a son mais curé, n'est pas voltairien c'est !'anticté.-icalisme du classique à l'esprit paysan français, frondeur et ennemi-né du <. gouvernement dea curés ce n'est pas l'anticléricalisme niai. et bour~ épais, du geots pharmacien cet Homais, aussi anticuré, Boumisien stupide que c'est !ui-m6me; l'anticléricalisme des soldats dés guerres de la Révolution et de ces modernes l'Empire, comme les a appeïéa païens, Macaulay, peu amis, des « capucinados certes, et des « moineries » et volontiers gouailleurs vis-à-vis des choses et des gens mais d'Ëg!ise.; que les âmes ne s'alarment pieuses pas trop vite des intempérances de langage de ces mécréants ces héros, si qui jouent leur vie temporelle, simplement et qui semblent ne rien ces héros ont une Ame respecter proche parente de


PMUMOK

1~

23

--–~

A–L–

t~

–*1'

la leur, car tous les héroismes sont frères, le militaire comme la religieux et que Monet le révolutionnaire, sieur le curé renonce à toute ambition et à séculière de domination, ils N'entendront tout esprit parfaitement avec lui, sauf à le blaguer encore un peu, mais de la race, le vieux c'est l'esprit fond de malice et d'ironie

Il n'y a que le capon, le couard, le M. Homais, & toute qui soit formé droguiste-épicier de la vie, car celui-là c'est le conception religieuse bassement et il n'y a rien à <t bourgeois qui pense faire avec. mourra on cela; M. Homais lâchement, M. Boumision peut en être sur, et fera appeler voyez au contraire comment meurt le père de Proudhon, une à l'antique, mort et grande, sans forfanterie simple comme sans terreura le fils d'un tel homme pourra écrire la Ju~tee doM R~oo~t<w et la Gt~rre et la J~u?. francProudhon, Pierre-Joseph dia-je, paysan et non du tout comme la comtois, petit-bourgeois, sottise marxiste orthodoxe aime à dire, nia de Catherine cette femme d'un sens hors ligne, Proudhon, qui donna à ton fila ce conseil étonnant ne parle jamais d'amour a une jeune fille, fût-elle ta fiancée (et comment e'etonner après cela qu'il ait écrit le plus magnigauloise.

ait jamais écrit il faut fique hymne au mariage qu'on la Rome remonter et républicaine jusqu'à patriarcale une conception aussi rigide et aussi belle pour trouver de la famille, et jusqu'à môme, l'OdyM~ pour voir la fidélité mise à une telle Pierreconjugale hauteur); ce paysan devenu ouvrier et homme Proudhon, Joseph de lettres lui, ce jeune bouvier, malgré qui regrettera d'avoir toujours paasé par le po~MMtf des villes et de cette prétendue civilisation trouve sans urbaine, qu'il horriblement et démoraliinsincére saveur, abstraite, contre cette sante son œuvra entière est civilisation,


24

PaOCDBOtt

un réquisitoire, le réquisitoire, la .requtsitotre, il le dit lui-m~i réqmsitou-e, du lui-même, du et voyez quel paysan Danube; éloge il fait de Viret dam Virgile, gile, le grand poète rural, des (Morle de !a vie rurale; ~t?M« grand poème Pierre-Joseph Proudhon, qui déteste le précisément christianisme en tant que manifestation en tant urbaine, que religion abstraite de gens qui vivent trop loin de la nature, trop loin de la terre et dont le cerveau eat par suite la proie de toutes sortes de nuées et de désignée dilettantismes morbidea et ramollissants. Mais le christianisme est- il nécessairement urbain, se demandert pourra-t-on N'y a-t-il te christianisme, pas, dana deux courants, l'un plus bourgeois, et abstrait, plus urbain tendant éternellement au protestantisme, et l'autre, plus rural, plus et paysan et qui serait plus concret, le courant plaa proprement catholique le chrisVoyez, aujourd'hui, tianisme dea ai!!onistes, des modernistes et des abbés toutes ces formea démocrates, d'un catholicisme dit libéral et qui sont tangentes au protestantisme libéral et voyez, à côté, lui-même; les catholiques d'~eï~w ralliés autour de Pie X, ce curé de /rcM~ue, campagne élevé à la dignité n'est-ce pontificale pas lâ différence de la vl!!e à la campagne qui sépare -ces deux groupes de chrétienst II n'est pas douteux que le cathoMcMme. plus concret, plus beau, chargé de plus d'élémenta senne sibles, soit, au par rapport protestantisme, cette forme du &ow~otM comme christianisme, Marx lui-même le désigne, dans le même rapport la à la ville que campagne un il y a bien aussi catholicisme des villes, le catholicisme des cours, mondain, ramné et dilettante, précieux, mais c'est la corruption du déjà reste catholicisme, lequel fondamentalement la religion de peuples foncièrement comme agricoles, et la France l'Italie, Et l'Espagne


PMCDHOtt

pensez d'Arc,

surtout

à cette

Roura figure

extr&ordin&ire extraordinaire

25 da de Jeanne Jeanne

au monde, Jeanne la d'Arc, figure unique l'humble la vierge lorraine, pastoure, guerpaysanne de ce christianisme rural et éternel rière, aymbole de la vieille France rurale et militaire. De ce paroiMial christianisme n'eat plus

essentiellement

rural, Proudhon, certes, un des plus il en est même l'adversaire, et l'on retrouve en lui, magnifiques représentants, de ce qui compose, toute la substance évidemment, à les siècles, de la France étertravers la figure étemelle ce peuple nelle, de la France qui a produit, qu'on dit saint Louis, Jeanne d'Arc, Corneille léger et superficiel, et héroïque, hériet Pascal, de la France chevaleresque et de la tradition tière à la fois de la tradition antique de la France très chrétienne et très révolucatholique, tionnaire. l'accent de ces lignes, que j'extrais lettre écrite à un ami qui se décourat. XIII, p.2i7): « .Seriez-vous geait (Correspondance, de l'homme donc de ces gens pour qui l'existence n'a et jouir t Ni l'un ni l'aufin produire, acquérir qu'une tre. Il faut travailler, loi, parce parce que c'est notre condition que c'est à cette que nous apprenons, que et assurons notre existence nous fortifions, disciplinons Mais ce n'est pas là notre fin, je ne et celle des nôtres. Écoutez plutôt d'une admirable

dis pas transcendante, ou surnaturelle, religieuse je dis -fin actuelle et tout humaine. Etre même fin terrestre, au-dessus des fatalités nous élever d'ici-bas, homme, dit la Bible, en nous l'image comme divine, reproduire voilà notre réaliser enfin sur terre le règne de l'esprit, fin. Or, ce n'est ni dans la jeunesse, ni même dans la ce n'est travaux de la virilité, point par les grands et lea luttes d'affaires que nous pouvons production y matuc'est, je vous le répète, atteindre; a la complète


PMCDMN ftt~

nté,

Mtt<t*

t~-–

quand les passions commencent à faire silence, et que l'âme, de plus en plus étend ses ailes vers dégagée, l'infini. Songez donc que quand je vous parle de votre rôle dernier. de votre destinée de votre fin supérieure. dans l'humanité, je ne parle pas seulement au point de vue de votre perfectionnement individuel; j'ai «utout dans l'esprit l'amélioration do notre oapéce. Mieux qu'un voua savez combien autre, elle eot dure de Mte et de coeur; donc que ce soit une croyez-vous accuse à votre défaillance ï Non. non, il faut aider à èette humanité vicieuse et méchante, comme vous faites pour vos propres il faut bien vous dire enfanta; que votre gloire et votre félicite .0 composent dela répreasioado. de méchants, l'encouragement des bons, de l'amélioration de tous. C'est la loi de aussi bien que l'ËvangHe. celle de la et vous philosophie êtes ici responsable devant le Christ et devant les hommes. J'ai vu ma femme, attaquée du choléra, guérir tout a coup, quand elle me vit de l'aff reux mal; l'idée de sauver son frappé mari l'éleva au-dessus d'elle-môme et vainquit le fléau. C'est ainsi que tous nous devons être jusqu'à épuisement du fluide vital. Vous vous devez, comme tout homme de bien. à la réforme de vos aemblaMea et croyez-vous me que je soucie de la vie d'un tas d'égoïstes et de coquins 1 Si voua saviez combien je suis impices fils toyable du diable 1 Combien est faible ma pour charité ces âmes pourries pour Non seulement, je oe demande pas qu'elles vivent, de ieurconje me réjouis et de leur mort. somption Écoutez et méditez ce mot vous croyez sans doute à l'immortalité de votre imeî Eh bien sachez foi doit exercer que votre son influence dès la vie présente, que votre immortalité future no forme pas scission avec votre sur la terre et que passage st votre âme est vraiment de qualité, elle doit soutanir


pMncmx votre

corps.

Ceci

vaa voue

mais

étnmce, parattre étrange, Vous perdrez dans

bout. jusqu'au vous laissez aller,

logique si vous

27

je vous

je suia

mon

estime, Au con-

en

préviens. ». traire, plus voua durerez, plus je vous aimerai Comment ne pas être de l'accent frappé profondément chrétien de cette admirable lettre? Et quelle merveilleuse

d'âme

un

tel

détonne langage matérialiste jouisseuse,

au

milieu

un

trempe

tel

C'est

le

formé

langage

aux

chrétiennes, qui rappelle la tradition

plus un

accent

traditions

pures

à la

du

christianisme,

de

chrétiennes, et des laïques

et

que on

ne

découvre

belles rien

que, tirades d'autre

sous

France,

classiques

et

et siècle, grand moralistes, quand aux vertus jointe la substance quels

Aujourd'hui et

et sociologie prétentieuse nos traditions nationales

toutes

moelles!

le

composait âmes alors,

national. Quelles l'esprit fortes personnalités tères, quelles démocf~tie coule à pleins bords, à la fois rationaliste métaphysique d'une

fois

Comme

démocratie

jusqu'aux l'ancienne

langage qui sonne celui de nos plus grands de la sagesse antique,

surnaturelles

1

de notre

et gangrenée homme de

d'un

révèle

nom qu'au et matérialiste, elle

barbare, aussi le

caracque la d'une et détruit

bien

fatras

classiques des morales

sur

le progrès et la liberté, maxime sénile que cette

d'une

et d'un aveuli bourgeoisie dégénérée peuple t!t<tM 6otmf, il y a plaisir à dresser, Courte, face cette la noble et mâle de Proudhon, pourriture, figure non

le Proudhon

officiel

et soi-disant

démocrate, une inaugurer

les parvenus du socialisme osent à sa mémoire insulte telle qu'on ment

cette

se demande

à

à qui statue, com-

s'animant soudain comme celle du statue, ne leur a pas jeté à la face !e fameux Commandeur, 1 mais le Proudhon le Proudhon Blagueurs véritable, le Proudhon en qui revivait l'âme de paysan, ouvrier,


SS

l'ancienne

KMCMMN

Rome

et

du cbisti&niame l'esprit du xvn* siècle, antithèse éclatante de cette démocratie bavarde et livrée tout couarde, entière aux mercantis de la Plume de la Bourse et de l'Urne, et qui n'est des forqu'une mes les plus cyniques de l'exploitation populaire. Jean

D~Rviu~.


PROUDHON

Voici

d'un

ET

1

L'ORDRE

demi-siècle

dure que ce scandale la souvenir d'un Proudhon est mis ~j service du parti à détruire qui s'acharn'u !es c.'ndition~ del'ordr'j éternel .t de l'ordre et l'on voit de: misétat~es français, lambeaux de sa doctrine entre les ma~a d'anars'agiter chistes

plus

servent

qui

la

cause

le fruit

hension

de l'ignorance démocrates

conservateurs. unis, a'acharnaiont à dénoncer et paradoxales gou~eti (dont » plutôt ultra-vérités qu~ d'une

omettaient

La tactique que ceUo. qui se croit d'une utilisation que sance

d'~

r~n plus timide

fragments

employée qui

quelques

formules tapantaicn). dua

quelcluos-unes des contrc-vét'itôs), et saine

a essayée habile,

prmcipcs toute;).

t-ccemmcnt, i'uti[isau<jn.

et

p~rtioilo et tronques

qui sur

la plus

mais

.'es

t'nUe

ph:. de

pou-

et de l'incompréet communistes

d'cxamiuer

soignousomcn.. sub~tauticlle

doctrine,

sur

l'Or

juif. du silence et de l'etoutlementtut l'auteur avec un art supérieur

La tactique du vivant do vait n'<<roque

ils

de

est Mais

..pp~ie la méconnais-

de l'esprit parfaite proudiionien. « Pruudhon, rtmmor~ pe!re de /arc/t!e u, c'~st ainsi au procès (}ue le qualifiait de Ly~u. en IbS-i. I'marchibte Kropjtkmo qui est le fils u.) 4s ;jlu.~ <;nco..? que du ~9 et que l'un aura suttisammc.n .i jn~L: -jua::d saura est l'un des derniers qu'il ut du, Uj~L: pim; admiratoura d'Aulard. Lectttrt

<Mta

t

tt

réunion

d'ouverture

du

Cerne.


30

FMUDHON tn* t-'ORBMt Ait

suite

du

vieux

croyant !e pas

russe, que!quMMMtr. chistes emboltèrent MM conviction. Ha durent jeter un voile pudique sur ce qu'ils appelaient tes erreurs du maître. L'on conçoit en effet, usez, l'embarras de ces républicains soucieux du intégraux, de l'individu,'devant développement les pages intégral où Proudhon a affirmé avec tant de vigueur et d'élola « f~tM de f~re social a, qui est la réaultaate quence et non la somme des forces agglomérées. Passons sous silence la mascarade officielle de Besanmais donnons çon. aux républicains qui affectent intérêt le conseil de se montrer quelque pour Proudhon plus circonspects. Qu'ils se rappellent ravertiMement qu'un des leurs qui se piquait de connaltre aussi Auguste le tonitruant Comte, donnait au jeune HannGambetta, taux t 2,uM Proudhon tMM prenez IL mr garda PHM Dt: MM<s! » (ï). Ces pièges à républicains dont t'œuvre de Proudhon est toute parsemée, ces cbausse-trapes temées sous les pas des démocrates de toute et au milieu nature, un desquelles de Sorbonne professeur politicien (2) manœuvrait avec tant de l'avant-dernier gaucherie, un jeu de les énumérer hiver,–c'est 1 Proudhon a bien de début se proclamer le fUs de la pu dans ses œuvres Révolution et se réclamer des Girondine < fédéralistes w; mais ces déct&rations t'ont beaucoup gêné dans la suite et il les a amendées et redressées dans une mesure telle comme nulles et non avenues. qu'on peut les considérer Nul n'a instruit avec plus de rigueur le procès da la démocratie. Nul n'en a mieux dénoncé l'impuissance, l'imbécillité et la duperie, et des abondants griefs qu'il a relevés à sa charge, il n'en est point dont l'expérience (i) G.HMetMUt.NM<t~Fh(aMM<ttntpera&M.i87M9CO,t.H,p.53. (2~ BocgM, qui Nt en i909 nn eonn public sur Proadhon.


PROUDHON

de l'Rmpireet démontré n'ait en politique il se range

L'ORDRE

des

31

troisième

Républiques le bien-fondé

à son

Souvent

ET

et quatrième

strict.

de façon délibérée. parfois comme en économie et jusqu'en littérature. cote à cote avec nos maitres de contre-révo-

lution.

Comme

famille

solide.

mais

insu,

il veut

Comte,

Auguste C'est

avec

les

reconstruire

une

accents

d'un lyriques l'éternelle nécessité de

Joseph de Maistre qu'il proclame la lutte. du pouvoir des Papes, Champion temporel ae campe aux côtés de Pie IX et du comte de Chambord. Et s'il

ne

jugeait

de son

point

fût compromettant,

s'))

plaindre, t~'eK/tCt/Ott a le rapprocher de

"(l).

nage

avec

des

môme

armes

nous

Précisons totale

et

exclusive

estimons

cité

des

grande interdit pensée de nous

v a terre

qu'il

que l'exégèse Si nous nous

ceux

contre

aidons

matériaux

d~ctarait

le même ne de

l'œuvre

une

tache terre

point de

et le

1 a une

utilisation

Proudhon

et

nous

a mener plus pressante des textes proudhoniens.

la reconstruction de notre pour nous a apportés en si que Proudhon notre lui ne nous respect pour

abondance, de compléter ou point dans la direction même

de

plutôt

n'a

qu'il

sa

prolonger point

manqué

indiquer.

La dure

expérience

lites

des

démocratiques qui de lui suggérer manqué

défaites lut

a été

ou même

et quasi charnel (t) Corr<'<pot<d<MM,tome X! p. 22i. profond

et des fail-

nationales

de le présumer trop téméraire corrections indispensables. il l'était Patriote, profondément. amour

voisi-

/f)!n f/c ï'<~t que hostterions-nous

ennemi

visons

à

tel

qu'un

pourquoi sur un nuUf terrain qui. n'en ont pas moins mené

différentes.

combat

vivant

il

épargnée – il n'est de

lui

n'eut

pas

point

par ces

imposer

!1 chérissait sa

petite

patrie

d'un franc-


?

MMODHON

comtoise

et il

notre nation « restauration

nourrissait

à <a terre de notre

tf

t-'OMtH

l'ardent

primitive nationalité

désir de w rendre et de travailler à la '< (1).

« Je veux, autant ~M'Mtt autre », écrivait-il, «fagfotre du nom /ra~aM; de je ne repousserais pas le (nornp/n: mes principes et le bonheur de ma nation, parce qu'elle me viendrait d'un empereur ou d'UH roi (2). Et ailleurs 0<M de l'ancienne monarchie fa distinction des castes et des droits /~odaua;; avec ses Ro~ de France, ses droits coutumiers et ses bourgeoisies, n'~ p~m qu'une u<M<e confédération, un le roi de France C'est fa lutte révolutionnaire président fédéral. qui aoM< a donné fa ce~<rafMa<tOM H (3). S'il ne s'engagea dans la voie royale, point résolument c'est que la u nuée gauloises, alors fort répandue, troublait la lucidité de son regard et l'empêchait de se faire une juste conception de notre Il lui manqua, passé. cette « théorie de fa Fra/Mea » que notre pour le guider, Maurras nous a enseignée. Si, d'autre à la discussion part, il n'a point accordé de la solution toute l'importance monarchique qu'elle ce n'est mérite, toute point qu'il jugeât impossible restauration ce n'est point non plus qu'il dynastique, province,

le vrai roi n'est un ignorât que point simple t'tMcdtatcur entre fM par~M u, mais bien plutôt la <'perde ses peuples et le vivant Mnnt/!ca~oM tt~n~ofede leur un:<e '< (4), mais c'est bien plutôt parce qu'il croyait 1' anarchie que la fédération, M devait se ptMt~e sutBre à elle-même et que l'équilibre des forces écono{!) ~) (3) (4;

CurfM~MtdaMt, t. XtV, pp. 285-6. 0< <<!JtMttM, oauvret comptutM, t. XXVt, p. 23.i. Du Prtnopt f.M<ra<t/, p. 321. De ta Justice, œuvrei complète., t. XXII, pp. t3M32.


PROUDHON

se produirait ce fédéralisme

miques Or,

ne peut prendre si un ordre ment. soin

La de

KT

L'ORDRE

33

d'une

façon purement spontanée. sortir de l'abstraction, peut

ne

et devenir

corps l'ordre

royal

République, nous démontrer

vraiment lui

sert

et corruptrice avec évidence

il

intégral que de soubasse-

fusiiïeuse,

a eu

qu'un régime ne peut qu'attenter à l'indépendance des groude des républiques pements producteurs. uuvnére: de Proudhon sur ce point, L'expérience était, insutMsanie. La nôtre est entierement achevée. électif

Faute

d'avoir

saisi

toutes

les conditions

reelles, convoulait réatiser,

de crètes, l'ordre historiques, qu'il Proudhon n'a pu en discerner Eu que les grandes ti~nes. lui, le royalisme n'a été qu'en Mais n'est-ce puissance. sumsant point cesser le scandale pour que nous fassions d'un persistant Proudhon, et grand père de t'anarchie de la République? Et n'esl-il prêtre point grand temps de le faire sous ses traits apparaltre, véritables, et. dussent badauds s'en étonner, de montrer quelques en lui un «/(t«<'w d'ordre M (1) et l'un des plus grands qui aient existé au siècle dernier t PtERM

(jALLAXD.

~«ut «rM (~ quelque ~Mr fort ~nn< f< ~Mf d'a~r<n<<r<. opr~ MM tfM en«n~t< dtr< t~M-ot~t de o« Mppot<< opMM)M. que ~f MU M des p<M ~r<M~< ~~«ttre M des pn~-<MM«< d'ofdft, les ~M un du M(xMf<t, <« )no<!M tt<op~<t r~/bfDMtMtn et les ~M ~r~~Mt MMt~ qui t. (CorrMpM<<otM, Xtt, p. ZN.)


POURQUOI

NOUS

RATTACHONS

A L'ESPRIT

NOS

PROUDHONIEN

TRAVAUX 1

Nous avons l'honneur d'ouvrir devant vous notre cercle d'études et de commencer nos publiquement travaux sous le vocale de P.-J. Proudhon. Nous avons pensé que, noua plaçant, nous, nationalistea intégraux sous un tel il ne serait pas inutile patronne, d'explimôme quer, pour les personnes le choix averties, de notre patron. Mais avant que de vous dire nous pourquoi rattachons nos travaux à l'esprit proudhonien, je vous demande la permission de vous présenter quelques réflexions sur la formation du cercle lui-même. Tout d'abord, un point d'histoire. Au mois de mai dernier, de nos étudiants quelques-uns me prièrent de me joindre à eux pour un cercle organiser d'études, non point sociales vous dirai (je tout à l'heure pourma~ quoi), Je no veux point voua cacher économiques. le nom de celui de nos amis chez qui cette idée est née dans laforme vous que je C'est Henri Lagrange. indique. Voilà pour renseigner M. le professeur et pour Bouglé, lui permettre de compléter, dan~ une seconde édition de sa Sociologie de ProudAc~. la note dubitative qu'il a consacrée à notre cercle. La fondation du cercle présentait quelques dimcultés Lorsque se réunissent quelques personnes pour étudier les problèmes improprement nomméa sociaux (car ils 16

t6 ~nS~t. decembro !8!

du

C~'

P"

d.~<.


L'ESPRIT

ne aont il y a

35

ou

que politiques, un très grand et

PROCDHONfM)

économiques, C'est la danger.

des

ou religieux), des corruption ou bien de fort,

On risque personnes. un groupe mondain dans le qui se poussera monde en utilisant son amour des hommes, sa pitié ou bien de préparer des intellectuels pour les humbles, à l'exploitation des passions ouvrières. Vous distinprincipes constituer

très

guez nous

menace

si nous

nous

ouvrières social

bien

étions et

et

que la pas. Nous la

national

savez

du

ne danger la seconde,

pu redouter la seule étude des questions a une sortf* d'apostolat

proposé préparation

les classes parmi nos intentions sont

déjà que excluent qu'elles rigoureusement cette forme rappeler hypocrite l'action qu'est des hommes

forme

première aurions

dite

populaire. recherchant les

ouvrières. tout

Vous

autres

et

tout

ce qui pourrait do l'action politique Vous ne trouverez pas ici

moyens abandonner ses

le

d'enseigner et erreurs,

lui faire pour qui la prétention de le guider, de le insupportable et qui feraient diriger, d'être ses représenprofession tants des classes auprès et des pouvoirs dirigeantes futurs. Le rapport do présenter que j'ai eu l'honneur au dernier d'Action vous a donné Congrès sur française peuple auraient

ce point les précisions capital Nous nous sommes réunis, de famille, de métier, esprit classe (bien

surtout), pour que le terme soit

faire

nécessaires. chacun

conservant

de corps et une œuvre dont

singulièrement

ici son

de classe

(de dire

j'oserais déshonoré aujour-

sera Nous qu'elle avons tous des scientifique, très nettes sur le problème Nous avons politique. une conscience également de notre parfaite qualité nationale. Il nous reste à connaître, en vue de notre en vue de l'organisatipn action, à laquelle nous sommes à prendre chacun appelés dans notre part, il classe, d'hui) idées


36

POORUOOt

nous

reste

a

NOCS

RATTACHONS

r:'nuaitre

te

NOS

monde

TRAVAUX

nous

et vivons, particuherement ~om !'nn Je ses aspects qui est parmi ies plus ~uus obscut.s, aurons & vivre t'nomxjue. dam< ce monde. H agit nu'ts de savoir pour quelle noua place rôle nous devrons y uccupons. ()u.;t y en pia(;:mt tenir, au-dessus do nos préoccupatoujours tions. danti h. t'interét études. national. Nous ne pouvons so))~) a ouus en remettro :t notre sentiment intérieur jt'c~t t naturellement (qui car ce pas exclu), it

sentiment,

et

une

le mobit.j

et appeUe, .tv.'u.~ic de ht conuai~sauce,

purf.utemem cuiiaburattoit avons

dot

à d6..)n\

t h' ou snnt nuhc

ouvriers,

pour et notre

bien

de t'écnnnmif. tjxi a subi ni des qui no dependen) o)'< ics notions que nous non~

d~m«-))t

fiscnt

ptus vo)~

Je ~)ai~

vuus

des

ai

(')t

qu.'

nous

est

action,

la pourôtro satisfait, de l'intelligence. Nous nous, nt:d,

nobies, bourgeois dans ce domaine

transformations

princes avons

indication qu'une les directions pour

de notre

ni des r~oe~

profondes

no nous

pcncfutcet pratiques. t<'rons a;uvn:

,t\f/

et

républiques, d<; nos pères

ne suf-

scientifique. faite en vue

de n que <'(;t.tc œuvre Fera faction. et. )s bien que )h'u-< sonunes de passionnes connaissance. Mais nous lie sommes des contempoint nf.us ne nous intéressons ptateurs pas aux phénomènes du monde en spectateurs. Nous ne séparons pas la pens��e de i acnut). Et nous ne sommes ni gens de salon, ni Kous somme< tuu<! au cœur gens de < ahtnct. des roa!itMS présentes, et de cetios qui sont les plus pressantes. Nous connaissons,non mais par les livres, par l'expérience non deulement les problèmes personnelle, quotidiens

de ta \)e. mais les graves problèmes qui se posent à l'esprit et à t'âme des Fran~ai~. Si nous voulons faire ici œuvre c'est afin de servir vie notre tcientiûque. commune,

et nos

intéréts

disuucta.

Et quelle

vieîC'eat


A

L'ESPRIT

intérêtsî Quels française. et de classe. de métier famille, à notre nous appétit ajoutons,

ce sont

la vie

une

sentiment, nous exactement, profond

37

PROODHONfBN

vive

Cela

nos

intérêts

vous

indique connaissance,

de

humaine. passion à connaitre les

cherchons

de que un Très

formes

les conditions pour y découvrir la société l'ordre de l'ordre et, dans français française, les organes à chacune et qui les des classes, propres sans les liens et sans favoriseront nationaux, rompre actuelles

de l'économie

de

perdre à un

vue

ordre

comme

que éternel,

toutes

ces

conditions

se rattachent

l'ordre est français lié, auquel est lie a la loi de croissance occidental

le chêne

le palmier gouverne nous en commun. acquise qui

Cette tropical. nous séparerons

connaissance pour

l'action

son foyer chacun de nous regagnera hérédipratique; son laboratoire, sa femme et ses enfants, son atetaire. son association où il retrouvera lier ou son bureau, ses pairs

avec

français, de ses aïeux, sa république, Ayant

il travaillera

qui selon

à

sa

du pays l'organisation selon le commandement

loi, propre et selon la conscience

de ses du

sous

la protection cette tache, entrepris voulu qu'il Nous avons

nous

roi

dans intérêts, de France.

avons

cherché

un

à la tradition appartint a la plus authentique et à la plus ancienne française. celle qui est née et s'est formée au tradition française, cœur du en même français, paysan qu'il appartint à la race des nouveaux et qu'il constructeurs, temps patron.

en lui-même, outre certaines vertus civiques que nous plaçons très haut, deux forces qui se sont opposées et se sont fait la guerre dans la démocraue du x<x* siècle, la force agricole et la force industrielle. Nos intentions réunit

vous

expliquent de P.-J. mémoire Lea

personnes

l'hommage Proudhon. qui

que

connaissent

nous

avons

l'histoire

fait des

à

la

idées


38

POURQUOI

NOUS

RATTACHONS

NOS

TRAVAUX

contre-révolutionnaires ne nous demanderont aucune de notre choix. Elles se souviennent justification que Drumont s'est souvent sur la pensée appuyé proua découvert, chez l'auteur de la dhonienne, que Maurras en Italie, le sens parfait de la politique Fédération frana placé Proudhon çaise, que Dimier parmi les mattres de la contre-Révolution, enfin, & réuni que Bainville, dans une même dédicace, les zouaves et le pontificaux révolutionnaire liberté penseur qui < dans sa pleine retrouva la politique des rois de Franco ». Et d'esprit, écrivains elles n'ignorent francais, qui pas que deux ont

fait

en France la plus forte critique de la démodu point de vue syndicaliste, Sorel et cratie, Georges du plus pur esprit Édouard sont tout pénétrés Berth, proudhonien. a prise dans le mouLa part reconnue que Proudhon vement des idées contre-révolutionnaires sera donc, aux Mais il y a justification. yeux de tous, notre première Ce n'est Prouhon plus, croyons-nous. pas seulement de la démocratie, du socialisme et de l'anarcritique chisme que nous invoquerons ici. C'est Proudhon consC'est là-dessus vous tructeur. que je veux surtout donner quelques explications. du socialisme Proudhon de la démocratie, critique a été en même Proudhon et de l'anarchisme, papalin, socialiste et anticlérical, sinon antitemps démocrate, et bien qu'il n'eut aucun des caractères catholique, que à l'anarchiste, sa réaction nous connaissons contre l'Etat à des anarl'a porté souvent mouvements fortement 11est même juste de dire que la plupart de nos chiques. ne le connaissent contemporains guère que sous ce deru La propriété, c'est le vol 1 nier aspect,: Dieu, c'est deux formules dans l'esprit du le mal inséparables, plus grand

nombre,

de la mémoire

de Proudhon

et qui


A L'ESPRIT

résument combien dre

son œuvre. c'est

dans

ces

proudhonienne fortes défenses

faux, cris.

Vous vous

I'ROUDHONIEN

savez savez

Vous

savez

de

la propriété de la propriété

39

combien mémo

c'est ce qu'il

insuffisant, faut enten-

que la première a abouti à une aient

qui

critique des plus

été jamais lea écrivains

vous savez également faites; que, parmi du ï!X* siècle. Proudhon est un de ceux qui ont eu la du catholicisme. plus profonde Mais il n'en intelligence reste pas moins est un fils de la Révoluque Proudhon un enfant de 1789, et qu'il a eu la foi révotion, perdu lutionnaire. Et. néanmoins, c'est un constructeur. M~me avec sa foi révolutionnaire, il construit. il a la passion de la construction, de la vie organisée, ordonnée. disMême dominé ciplinée. directrices de la par les idées au point révolution, donnera ;t sa T~ohe de la qu'il propriété est juste il écrit au

sens

cette

conclusion

et nécessaire le mot

Liberté

révolutionnaire); levé par l'enthousiasme toutes les forces de son

que

le droit

assure parce qu'il en lettres capitales, même dirigé, révolutionnaire, de toute sang.

du

propriétaire la LmERTK (et et il l'entend inspiré,

il s'oppose la vigueur Et voilà la

soudo de sa

à l'anarchie issue de 1789. pensée, vérité Proudhon. c'est la Franco qui nous apparait. .-terneUe au xtx' siècle l'anarchie qui subit intellectuelle du xvnf. de répéter les paroles qui continue insensées imposées a sa mémoire, mais dont les mains ouvrièpaysannes, res, formées aux arts de la vie, repropar le labeur duisent les gestes traditionnels du travail et dont l'intelles siècles, ligence, disciplinée par recherche l'ordre dans ce monde nouveau ou elle n'aperçoit plus que les du désordre. signes Eh bien cette Messieurs, cette recherche angoisse, de Proudhon, et je dis plus. ç'a été la nôtre, c'est la nôtre encore. Nous avons été dans la méme anarchie


40

POURQUOI <

~«~~

KOM

RATTACHONS

o-v~

jt<

NOS

TRAVAUX «~

<*

morale et intellectuelle Comme lui, noua que Proudhon. des nuées quatre-vingt-neuvienavons subi te prestige nes. Mais, grâce au génie de Maurras, noua avons résolu le problème le premier des problèmes, qui commande tous !es autres, et sans la solution aucun autre duquel ne peut être résolu, le problème le problème politique, de l'État. Nous sommes très consciemconsciemment, ment contre-révolutionnaires. Et de notre connaissance de notre conscience de l'indes solutions premières, térêt national découlent des principes qui seront appliMais ici quel travail nous reste-t-il qués a l'économie. a faire Tout un mondo de formes nouvelles est né. sont les formes et quelles Quelles bonnes, excellentes, Nous avons à les décousont les mauvaises, nuisibles? à les reconnaître, à les estimer, afin de prévoir vrir, sous la monarchie, pour l'usage que nous en ferons, A notre bien commun et pour notre bien particulier. un jour hommes jeunes quelques qui le questionnaient « C'est Maurras sur ces graves problèmes, répondait d'Action a ta deuxième Française qu'il appargénération les de résoudre ces questions et d'en appliquer tiendra Une des premières démarches solutions. décès jeunes a été d'aller a Proudhon. Pour les raisons hommes que ce et pour d'autres encore. Dans ai dites, le vous Proudhon domaine, représente plus que la contreune valeur rèvolution. L'esprit représente proudhonien ànos prorévolutionnaire incorporer que nous pouvons dans pres valeurs, je dirai mieux que nous trouvons mouvement. notre propre nous considérons le problème dans français Lorsque son étendue, sous tous st-.s aspects, toute politique. de vue du point social, économique, moral, religieux, à l'Actton ou nous nous plaçons, nous et que prevoyons-nou~

Française,

que voyous-


A

r/MPR!T

PROUDHONIEN

t

tout Voyons-nous une simplement nation qui a fait erreurs quelques intellectuelles et qui s'est donné un et régime absurde, tout prévoyons-nous simptement de régime, qu'un changement dont les effets s'étendraient dans la nation à travers tous les corps, tous les existant groupes actuellement. nous apportera à nous. tous les bienfaits Français, que nous attendons? Nous, nationalistes nous fr&nçais. savons parfaitement que de telles vues etdetelles seraient tout à fait prévisions insuffisantes. rien entendre,

Nous

savons

absolument

parfaitement rien. aux

que l'on

ne peut

problèmes politiet ques si l'on n<- !s regarde actuels, économiques a la lumière de l'admirable et profonde théorie de Maurras sur les Quatre Etats confédérés. Sous cette lumière tout s'éclaire. éclatante, La nation française :q)parait comme une nation de son Etat natioconquise, privée et nal, dominée par une confédération do quatre grouJuifs. pements. Protestants, Maçons. Métèques, qui constituent un Etat distinct, dont t~s intérêts sont tout à fait aux opposes nôtres, traite avec qui l'Ëtranger selon son intérêt et particulier a lui pour qui s'associe le pillage de la nation. Et ces Quatre cette Etats, Concet Etat qui est fédération, surtout, actuellement, juif. et qui est parfois soit un prolongement do t'Ktat allemand. soit de t'Ëtat un prolongement n'est pas andais, du tout construit a l'image du désordre que nous constatons dans la société I) a un ordre française. po),tique qui maintient la cohésion dans la Confédération mais dont la fonction est d'entretenir le désordre dans la société fait en française, qui .snrtn re que )<.s quelque Mandchoue faisaient dans la sociéte chinoise. La Confédération en qui règne France nous impose un ordre moral, un ordre social, un ordre religieux, qui sont créés pour assurer sa domination; elle a surtout un ordre écono-


~2

MOtOOM

NOOt tUTTAOMH*

KM HLATADï

lui permet, de nous nous mique mique qui de noua B permet, exploiter, exploiter, et même de noua expulser, de nous prendre dépouiller notre sol, ceci au bénéfice de l'Étranger. En aomme, en il n'y a plue d'ordre France, actuellement, français. Il y a un ordre, à la défense un cerduquel participent tain nombre de Français, traltres conscients ou demiil y a des Hindupes, ou dupes, ou ignorants (comme dous qui défendent l'ordre de Sa Majesté Britannique aux Indes), mais cet ordre, ce n'est pas le nôtre. Et devant cette situation, notre mouvement est nécessairement à la fois contre-révolutionnaire, en ceci qu'il tend à rétablir la pièce de l'ordre maîtresse la français, et révolutionnaire, en ceci qu'il monarchie, tend à détruire l'ordre social étranger qui nous est imposé et à créer des institutions sur la tradition qui s'appuient mais qui seront de formes française nouvelles, puisque le monde de l'économie a subi des transformations matérielles extraordinairement profondes qui rendent

la reconstitution des vieux de impossible organes défense créés. s'était que le peuple français C'est ici que nous rencontrons comme Maur* Proudhon, ras etBainville l'ont rencontré danalachancellerieroyale. Cette passion révolutionnaire c'est qui anime Proudhon, la nûtre. Dans la France où il vivait, avec l'ordre inscrit dans son sang, Proudhon ne reconnaisfrançais dans cet ordre social qui était déjà l'ordre saitpsa capitaliste le prolongement, dans le monde écoétranger, de l'ordre transformé Mion nouveau, nomique français sa tradition. On lui a reproché d'être un adversaire de l'ordre social, d'être en tout anarchiste. Ah Messieurs, ceux qui lui ont adressé ce reproche n'ont pas vu la flamme son oauvre; ils n'ont qui éclaire pas vu que l'ordre social qu'ils défendaient n'était eux-mêmes pas l'ordre social dont leurs pères leur avaient légué la tra-


A

~«~ ~tdition, que c'était défenseur de nos

nous, cette

L'MPRtT

~j.

P.-J.

d'autres

politiques inattaquables, notre le monde monde,

C'est nons pas

de nos

donc

une

et, comme ici d'exégèse

priverons naire

nous

rons,

ce qui

quelques

et guidés par nous chercherons

œuvre

ses

d'ailleurs

aspects

pour

l'a dit

de

œuvres,

que

des

nous

nous Galland, Mais nous l'analyste et nous les

indispensable la vie intellectuelle

doctrines transformé

selon

notre

loi

entreprene ferons ne

nous

révolutioncommente-

pour comprendre et de française

ouvrière. l'organisation Quelqu'un qui est plus qualifié vous que moi-même de Proudhon lui-même parlera et de toute son œuvre. Mais je ne puis me retenir de vous citer, ce soir, quelques à l'appages qui viennent pui de ce que je vous ai dit. Je souhaite que ceux qui sont venus ici et qui ne connaissent empas Proudhon portent naltront

le souvenir

Genève

ou

un

accent

de qui

·

à en

à connattre et

y vivre

nouvelle

proudhonienne. concours de

lirons est

enrichi

français

pères,

vous du

pas

Proudhon.

historiques, C'est en ceci,

que

méthodes,

par l'industrie et notre droit.

étranger, nos droits

et que le vrai

se manifeste l'esprit prouque nous invoquons pour préAvec cet esprit, avec cette passion, la recherche mais proudhonienne,

profonde cet esprit

c'est dhonien sider à nos travaux. noua continuerons avec

43

t'j-~

déjà l'ordre de intérêts.

c'était

Français, ré&ction

PROODHOftM

où ils reconquelques paroles, ne rappelle en rien l'accent de

de

sachent bien quelle Kœnigsborg. qu'ils Proudhon avait intelligence de notre et quel histoire, il avait respect pour elle. Voici une page extraite de la Solution du pro~me <octa~ Parlez-moi de ht propnété féoda)e qu) a duré 1789, jusqu'en a'ét&it qui propagée, enracinée profondément panm les bouret les geoit paysans, mais qui, depuis soixante ans, a lubi,


44

NOUS

POURQUOI J~~

RATTACHONS

les campagnes, des le principe de la division était ta famille propriété tout;

la

fermé

et

entière:

sans

communications sans

presque chez so),

chacun

chacun

modifications était

comme

extérieures. on

pour

on n'avait

ne

était une vérité; propriété l'homme, C'est à ce régime complet. que s'était l'ancienne révolution. accomplit Aussi, qoets caractères! quelles ces natures de fer, nous et lymphatiques. flasques la sooété

Telle

besoin

par la formée la voyez

étaiten

i789

l'indépendance nos aieux purent-ils soutenir

révolutionnaire,

et

la

ville

de personne. était propriété, forte

race

qui

hommes

quels

personnatités) des tempéraments

des fortunes

Aussi

peuple.

vigoureuses n'avons que

années

On passaitdes tirait rien de

argent soi;

si profondes, Ici existantà peine, un petit monde

des industries

La

de

TRAVAUX

1

dans

jusque encore.

NOS

Auprès

1 de

mous,

('économie

gënérate la sécurité du

faisait dix

supporter vaincre les

ans

efforts

de de

régime l'Europe

tandis

race appauvrie. que nous, race désappropriée, fots plus de richesses nous ne tiendrions cependant, non ni à la guerre pas six mois, pas à la guerre étrangère, mais à la seule incertitude oivile, conjurée avec six

Reconnaissez-vous l'homme naitre son

de

sol,

hHque

et

avec de

livre

tracer

la

admirable,

C'est servit

<*t (tans

sa vaillance;

fMttson

premier rêve ces carnages

dans

c'est de

vous

les

que

l'honorabilité

a défendu

armées

de

sotdat,

le

loi du

recon-

avec

d'Arc,

nature,

la

le

qui

la

Répu-

Français

voyant

monde.

ses

Ouvrons

Paix:

à peine sorti par elle que l'homme, de matrice, se pose dans sa majesté sur te corps d'un ennemi abattu qu'il gloire

et d'immortalité.

font horreur fratricides, J'ai mollesse n'annonce thropie. pt'ur que cette ment de notre vertu.Soutenir une grande cause hérotque,

Français,

allez

Jeanne

Français

d'une ~Merrf

vrai

le paysan

grand

caractères

Salut

à uots.

le

plus

a la guerre! de la boue qui lui

Et

avec et

l'Empire;

les

France?

combattu

Turenne,

mais

guerrier,

de

le

Français,

reconnaitrez

a

qui

IV,

armes

terre vous

encore,

Honri

ce

la

le

des

combattants

et

Ce sang versé notre philan-

à

le refroidissedans la

un combat

présomption


45

AL'MPMTP&OCDHOMBt

da

droit

sont

au

et

égales,

ral?

créature

morale

intelligente,

donner

on

et libre,

la

recevoir d'immo-

a-t-il surtout ? Qu'y comment de la vie

t-t-il la de ai temble qu'y La mort est le couronnement

mort,

de

riaque

l'homme, noblement

pourrait-ilplus

finir? et les castors, les lions, pas plus que les moutons loups, eux la guerre il y a longtemps ne se font entre qu'on a fait de notre Comment ne une satire contre cette remarque espèce. de notre au contraire, voit-on que là est le signe grandeur; pas, Les

la nature avait impossible, et sociable, industrieux au niveau dès le premier jour,

fait

que si, par exclusivement tombé, tion

forme

son

hérotsme,

toutes

et

la

la

Serions-nous

de valeur,

du commerçant?. monde quelque annales

étable. ce

ses

ce sont en

Allez-vous

de

le

la

professeur

Eh

noua

guerre. lu à la

fin

lettres

capitales

Mais

nous

uns

d'entre

dhon

était

eux,

que

du

livre

une

et

les

que

ont

livre,

qui

demeure,

par

K)t

dans

de

termine la

a

Et par

première

en

écrite n

que

quelques-

GCMM.

Prou-

esprit, ils

savent

une ligne

la

avons

M

leur

conclusion. se

de Nous

PLUS

erreur,

connue

apologie

condamnation

VMT

quelle

Philan-

cette

que

de la

de dégrader

garde

lui. que Proudhon

mieux

phrase

à cette

arrivé

(1) P. 3MB.

la

aussi

nous

antiguerriére,

de

à l'estime

d'infamie?

dira

par

savons

titres

prenez

nous

L'HOMANni

savons

ce

la guerre;

termine le

plus beaux des notes

faire

Bouglé

se

guerre

de

cette progrès? celle de la langue du guerrier dans transportée dans le Il n'est acquis pas de peuple, ayant ses avant tout de renom, qui ne se glorifie

vous parlez d'abolir thrope, le genre humain (i). M.

ce que tes peuples que valent Aurions-nous seulement

en

militaires

postérité.

l'associa-

notre pure, vaut l'homme

communauté

Saurait-on

Saurait-on

guerre?

races? idée

une

serait

avec l'orgueil perdu, la plus merveilleuse

en

Vivant

animal il

point guerrier, dont des bêtes

révolutionnaire,

féconde

plus serait

et

il aurait

destinée

sa faculté

civilisation sans

la

toute

un

de l'homme

bien,

affirmation à

la

der-


46

POURQUOI

D!~re. nière,

un

c'est

ainsi, à la

travaux

complété ces tant d'autres, connu

on

l'on

qui,

trouve

La

du

Proudhon

c.

aboutit-il

le

nous un

peu

vol

de

était

lui,

la

propruté,

termes

c'est selon

sur

d'entre

les

de

critique,

dela

plusieurs

propriété,

et lur eût

mémoires

Théorie

qui,

corrigé comme

Proudhon

premiers

que

Proudhon disparition,

point, que

trouvaient

négation,

démarche

sans

forte

pages

n'en

cri

première

mière

de

s'ils Du

cette

doute

ses

à cette

tant

signeraient, rudes.

eussent

imaginer de

Ii

que & la

Sur

peut

l'amenait

savent

non croyait, de la guerre.

conclusions.

l'aventure

propnéM,

quoi

qu'il

NOS HtAVAM

~–A

ils

transformation

~~r~

RjUTACHOM

hvretn«'rt-<n~)~ livre guerrier

concluait mais

MOS

l'explorateur

la

preà

social,

A ceci

~P~<<d d l'origine, et antisocial, méme

tion

Voilà

aoit

comment,

'e

pnnc,ped un instrument droit priété

sont est

politique !t faut mieux <t dans

et

t'iniquité d-Ët.t.

dans

les

prévisions

et

pivot

faut

qu'il

absolutiate,

jusqu'à

ainsi.

soit

ultrail

t'oppr.on

de la raison

ua.Ten.e!te époïsme, usurpateur parnatureet improbe,devient de justice et d'ordre, à ce point et que propriété .dées et presque inséparables La prosynonymes. t'ego.sme idéalisé, consacré, investi d-une fonction

juridique. en soit qu'il

observé

vicieux

"'«"M'.

la raison contre-poids ,tubéra)e et gouvernementale

légale, faut qu'elle

un principe

d devenir, concours

<eyra~rMM~~<.uN<<~<.M<a<(i). t.~°~ P~P~tr.-jund.qu. lutiste, de sa nature ëgotste jusqu'à ainsi, pour

est

qu ta coalition

autant des

1, rA~ortt d< 1. proprt~M. 2. Ibid., p. N8.

ainsi qu-i!

parce trouve

égotsmes p. 306

(2).

que jamais un défenseur

te droit dan.t'égo.sme

n'est


A

L'ESPRIT

PROUDHOKIEN

à ces

Que reprocherions-nous affirmations D'être trup cissement qu'ont apporté siècles

la doctrine

rudes, a. l'État

!I serait

vain

Proudhon

sont de

aurait

découvertes. chemins

Je

royale. et française,

Mais l'esfrançaise. sans réserves. presque

jusqu'à quel reconnaissances, si les sentiers,

ses

sais

hasardeux

route

et

continué ne

si

les

suivait qu'il à coup sur.

Mais, nous savons

fortes

l'adounégliger à la propriété des

et

nôtres, demander

se

et à ces

analyses de trop

de civilisation'cbrétienne mais

prit,

47

bien

l'eussent il

était

point ses rudes

amené sur

à

une

la

route

de sa porte la courbe siècle. La maison où nous

dans notre prolongée est un des points où revit

pensée

parlons l'esprit proudhonien. M. le professeur et M. Herriot Bouglé peuvent appeler Proudhon à leur secours ce n'est chez eux que pas la pensée M. Herriot fait de la passe proudhonienne; politique

M. Bouglé fait des avoir que cela peut

démocratique,

la démocratie; qu'est-ce l'oeuvre proudhonienne? fils de

Les mes

l'oeuvre veux

proudhonienne dire cet esprit et

nous dont

françaises,

caine

loyalisme le Breton,

du

défense

des

qu'il combattant, avec bonheur,

qui l'une et

revivre

faisons au

dont

moins

l'autre du

d'indépendance,

ce

Flamand, homme

parce

nous; nous, qui ne somni des fabricants de livres, nous et qui travaillons à l'organisation

ni des

vertus

faire

pour avec

c'est

Proudhon,

politiciens, travailler qui voulons de notre C'est pays.

livres

monarchique le

Lyonnais, enfin,

ces

anime

deux toute

y affleure, je fierté républi-

qui

font

le

que le tout

Provençal, se fera tuer la pays français pour des libertés droits, sa vie, qui assurent veut vivre en travaillant ou mourir en mais est prêt à mourir avec aussi, joie, pour

notre

Sire

le Roi

de France.

Georges

VALOis.


UN QUI

PORTRAIT

INAUGURA

LE

DU

MAGISTRAT

MONUMENT

SUPRÊME

PROUDHON

A

n BESANÇON

Voici l'appréciation de M. Jacques Delebecque à laquelle Chulel Maunu fait allusion dans l'article quo voyait "aur, avait paru, dans 10 itlueil de l'Oin, sous Il titre a ldagùtrat C 8tan un portrait supréme tracé de main de maltre et une forte définiuun de la fonction remplie par le malheureux d'on délégué la parti qui °"" faire momept d l'aÏ- l1onorer P~db.~ure Par

un..érie

de ded.ion..

de rabtea, indignes l'attention publique ce peu .mereM.ut.mjet.

toute qui

ne

scandaleuses, pitié, M.-Failièrea

priée. vient

en

faveur de

de mi.t-

ramener

A lui

dMnandait

pourtant se détourner qu'à de Ce singulier chef d'État, abrité derrière son semble 'rre-ponsabttUt. avoir à cœur de braver aurtout l'opinion, cette et ~t quand manifestement d'accord avec la raison et l'équité. Il a ta.stié exécuter dont le eu Liabeuf, ne discuter. pouvait a sauvé la vie de trot! ~dina on ne pouvait pour tesque~ ynUmentin~qoer aucune circonstance atténuante. .S~ <« mo~/M plus bai dl pouvoir de le tuelle <or~~r; n <t~,< que poMt~ par peur e. par une MM~tM rancMn<. ~v' 'OM a~t~e d~M k proc~ M ~oetM ~Mtf-CMtr. à de ~att l'égard sa r<'e<nt<- conduite Matht, daM rostre de CM~fe ?'<rw U<nd M p<,5UMn<ou atta~uf-f qu'il la croit il mnM«'< <tM< Dans toutes /M autres .<o.</a~< il d~M~c ctre.M.MncM. ~d.<, Mnf tn~r<-M< ~u<- r«M ne ~«f ('en~r et ~«i cA~M (MM MM, et çtM-~Mf parti ~H'</t appartiennent, ont eoMerM qui le K)t<t))Mft< <<e'~ nationale. dignité Tel

qu'il

rcprcM~ttrdu constances

est.

le président

de la

République à la tête

nous

paratt~.tetMt~t t'ont p!tc<!eeeit-.

gouvernement, duquel et aurtout la conviction avait.dt sa nntbienétabHe qu'on hté intellectuelle. Un personnage revêtu de quelque douéde prestige, certaina extérieurs. avantagea ou seulement animé de cet instinct obscur chet national, tnait vtvant beaucoup, même au cœut quand des Frauçatt, cadrerait mal avec un régime où «MUt e~M do M~rMft«! M( r~.r~e d M o~ M~MMt <to& r~d~n~M cw <M«at< moro~, 'M!M la /<M~.W de carockre, sont meilleurs MfM <t une ~MM A notre rapide. de vue de royaiitte., point il n'ett mauvait non pu M. plus que F.itière..oit. M. F..iiitfM. Par M seule Il présence, illustre et confirme ce que nous tout les joart. rtpétoM Ce ma~t. trat étan tre. bien tait ie point pour occuper culminant du régime qoe Proudhon a deBni il a écrit quand La D<'MOCM«e, e'M~ fM.M ib.


LES

LM ~x-a~t soaiVatm

M. Loaia

DtMOCRATM

<<<

~t)t«M<

dMe

Dtmiep, eonferenM

première S~iIIee avait

ET

<cMM

ana

lettre

qu'il nous

~Mt, tumt

nons

J'M~t;

le

avait

11 y t Ting-t ans, lorsque sa th<<e D, M<M<Mtnt <<x«t))MH«< ap*d ~<'nM)ttct FMA<< et H< M. SttiUM demandait an fondateur bourgeois

p<at<<

germanique da p~nd pM~o que tM Mettintee Depoh

qa'ont-ttt rien. extettca~at, ont fait !e silence liste,

cet

KrtM

t l'action

fortement

.yndie~tietee Berth. M~it

~<xeotM*<

tdreMeeponrit rappelait que M. Gabriel oa d'oablier français d'ignorer M. J~nree en SorprtMntMt

Cercle, <.M Mdelithx

Proudhon. bonne

le

)'~eh<M.,

de

reproche

PROUDHOM

t~*<fMt, da woei~-

h to<:i<ditm< pourquoi t'~retMJt à tr~nç~it et à Marx. alors tar la qa'i! pouvait *'tppnyer socialiste français Proadhon. Il T a vinfft MM ont entendu ce rappel, noua eehTMt M. Dimier. fait

de

Proudhon?

lit non

Maternent

sur

tanvre.

Mn

pénètre

penoanelle eomme Pernand

Nous ti* n'en

Si te

par l'esprit de quelques

ont

pouvons répondre rien fait, mais

<yndte<Jmae,

même

prondhonien, rtree eeri~ne

ce et

ii<

eettt-

n'e*t

qua miUtMt*

Sorel et Ëaornard Pelloatier, Georges la soeialieme le eoeitiitme a reponeat frMttit, officiel, Preadhon. Et ce n'Mt au teeieiimM. pu p<rt)ea)ier Proudhon être comme < tmmortet peut Serine < eoettpère de l'anarchie U<te < MMaeietear de la Répnbliqne aniverM~ mM il eet honni de tout ce qui, en Franee, M rtttMhe aux idte* qu~tre-vingt-nen. viennes. tn<rehmtee ne vealent Dtmearttee, retenir eocitlit~t, que son nom et hire onbtter son maTre, est tout entière une qui proteattUoo contre iee ideee contre lei Mtrehtetee, eyoteme* eodeiittae, contre la démoennie. Nom avons le ttttnee. L'annonce de la fondtUon rompa da Cereh Proudhon a oMt~e les démocrates et MtttHttee à penser repabHcMM ne enMMU d'élever qn'U an monument pu t t'tnteur de la C)M<T< << Pots pour faire erotre M peuple frMce.it t ttt que Proudhon un des pères de la Démocratie et nn des précurseurs damci<Ueme parlementaire. Un dei dernieM dtfeaa<eare honorables de la démocratie, N. Geortt'M des tfe< Guy-Gnind a, réetzmé pour la Tto dtmeent. pr~mteM,


50 tiqne Teit4i, peop:e comme

LSS

DÉMOCRATM

tT

KtOODHON

h Mnéace

des jMUacettone e ï~ peuple, proadhontennee. ted. dans !e< ~ttM~M d< J<t<M<M <a!~M te (Jenvter i&i2) est apte i t'oeeaper dee questions tree abstraites et géaéreJee, la politique et la phUoMphte.

faut bien admettre tt t'en Mt pMtitta du tunrtte Pocttepaïitiqae.U Miw tt Mt.Etqnmtt <cfhtin philosophie, )<p~ad que nM tect~tM ecncMMct bien. notre compatriote P.-J. Proudhoo s'est eh~t de répondre ta* Mu<oCMtet {<tt <~Ù<0<-M<M. M M~.Mb)tJf. Otty~fWMt.fMt.ttoM~MM~ MttMM<M<t< t~~aMJ. Son tiTro principal, celui où tt ~mt* tt exitteor dl D< la Jtutto* datM la JMeo~Mit lui-même, << Jmt f~ttM, t. pour Mwmief titrt EMtit d'une phijosophie 9! nout fenMtt~M )<* poputMre. do p*r*~r*phet progrtmmt non* tfou~ont pr<Uminttre, des titres comme eenï-~ da peuple t la phMcMphit; t <. Atènement t 5. Que )* est du ressort de t'iMtntction méttphyttque primaire; t 6. Que la pbi)<MMt. phie doit ttre essentiellement Et tt nou* nou* mettent à lire, pratique. non* voyont t )* première page Le fait autre choM peuple n'a JMatit nous croyant qo* prier et payer que te moment eMTeaudetahire nutoMMM. t HëtMt tout le peupte n'ttt pas encore capable de comprendre entièrement la philosophie de t'tuteur de la JM<M*. qui est Mutent abatraite et ardus. M*it que l'on retienne t'idee fondamentale t'avenement da peuple t la e'ett-t-dire à la cuttore. phitoMphie, Car, en d<OniU*e, toot est tt C'ett ea phUoeophtM philosopher. qtM t'en ett trttmeM honune, t<t beau teae du mot. Et voilà

est predigienMmeat qui prouve qaeM. Gay~r~nd étotptt de !'e<prM proudhonien. M. Guy-Ct~nd orott-M que Proudhon tppe!t< te peuple au noble eterciee de i* philosophie la eocdésintéressée, dee tdteeî Ceux qui ont ta te* ouvr~ee templation de M. Gay-GfMtd ne peMe Imaginant que leur totenr t'eeonom~ à trMtîormef qne au d'entrer dans ce monde pour permettre peuple d'MM que eee meMtenrt de la Sorbonne oeent nommer de t'inte!rcpreMntMt* Mtio philosopher, Ugecee. ce n'e~t pu faire de td, selon Proudhon, la philosophie, c. n'est pee faire oeuirM d'M«<~M«M<; phUtMOpner, e'e*t observer le monde où t'en v!t, où ren travaille, pour e~f Mr dro!<< et te* efBrmep l'économie, pour M eonnettfedee dtM t* ~M; ce B'eet pM le couronnement de la vie c'en cet !t MmbMMmenL Ce n'eet pu une Sn, c'est nn moyen. en TM de t'Mtioa, Philosopher e'ett le principe même des travaux do Cercle Proudhon. Avee M. Guy-Grand, nous eenoM demenr<< danl la dteeUMioa et cela n'aurait

!ee deMetne des po!M!t!ea* gaeM 'erri fondation de notre cercle. M. le professeur Boa~!e Mt arrive le débat au ton de te à temp* pour rtbatMer ntdteetepolitique socialiste. La eoeioto~ie toutes les feTeare omMrbonniqne ayant phitoMphiqne, qn'e tmo* la


LM

DtMOCRATKS

ET

PROUDHON

M. Boogté & tenté de faire de ct<Htt, une tortt de precurseur de M. Uurkheim. d< frot~Aon, dobt Henrt ~K Lagrange une beaogne de reporter. Les jouroahstes

Proudhon

immédiatement

M. Albert

Thomas,

socialiste

et

il a remercie

Et

On dirait

ieance*

des amiadu touchantes

a

on

Ailleurs,

de

la

déclarations.

a

de

imprimé

d)t

toi,

dan"

P~ancier. comme [es

t'HunMttf, nous a

journa) dt~i~nés.

tt"<

<ju'itr'-co)t

dr

t'ot~n-

-oci.th~t~s \cHa

~cf!~

Il

'Jo!nrT)'-nt'')ouc.

politiciens

t trav..tt

se

accapareurs comme Proudhon,

proudhomenne'

tf

c'ett

pour protester, l'alliance que

p~'t.uquc h~

que financiers

et

contre

J'aimer

que

'[ur

a

justement

fannftet-t

t'œuvre

< sociotogue la «x'Mproduit

politiciens de M. Bouglé

Attcndrisi'emem

dédain profond de t ~um<!7<t<<

lecteurs

M. Boufié

est

qu'tt mort.

ta

journal

t'/H/br!M<ton, ou monarchtstea

ratme".

apret le plus

à

dans

«yndicatittet* Proudhon

ceit

écrit

qui

un

Cela

du livre emparés au nom de la politique radicale et sociaitste. Mm tton* rtaiitée ici. 'ont

~1

pour

de M.

ux

ont les

Ut.unte

montre teh t(t~rj'rf't.tt<"t~ quel poins sont tendtnctputph ')')<' t'f')H)s:tt''«t de itpOrttee u))h~t[eur~ pron<lhu)nctme)e!i eorrjntorut). rt)r''fnK dttetLtnte* du neu roy:th-<t«e ou ~tn.th'ur~ 'h) 'wtdj<t)~nn' ~luchc. r.i!ubu rccottotiuftt uottOttre, qui ~)t~n. c"t\cr aujOttrd'hu). pùur ftc~ntofter la prnudhonitme Utilisation. interprétation trouvée. Ma~ séance nement

Il y a eu

d)t, par ''ttraordinafre.

près adonné r<'m~ Proudhon

donnait

de l'air

1. Action,

c'cs!

d.ins

<)'' efthba-.he p.i> i ,tt<Mn ')t' nou< l'avons

ce

croupe qut

peu novembre

nous

'.ommei'

prfs ce qut ii'\ ~t t de cet événement

M. Joseph Retnach. caricature r~~ne sou* les apparences modeat)"! qu) tf cache de la Chamtjre '< et qui suit antialcoolique

menace

sot,

car

les

fondrments

de

un compte r'-ndu dect-ttr .tdtticus~ton 11 dû..1 cette révéieraset occasion, avau ignorée Philosophie, qu'il jusan'à un

23

Ton/M, de France

de

P/tt/~op/tK. par t'- fouverte<< a ('ntre)enu'* df la

ont

Le

tout

la Société

œuvre

'tunnon'.

.~). Xou~té. reçu qui ~ous n'avons pu y asi-mer. en Sorbpnne. mais nous savons ai peu la urande nou. a toformés presse qut

de rot "imitsque de du président df

nou-<

A ta &j.t. plus beau speOiicfc. les phitosophea feconnu> '~i<'i'-)~,

tsraft, de Proudhon.

Lëretiques

sur

un où

ardente, et par

sociologie

nf

exptoitatton de notre

mais 19U

t'tntérct

supérieur

la

démocratie,

le

de pthtosophfa tecteursee qu'est )'e jour );eta tut de la démocratie


LM exigeait qu'il ma.n lourde;

DÉMOCRATES

i) tntt mttla la main rntdn sur it a pubtiédea

ZT

Proudhon. énormités;

dire à M. Elie

PROUDHON Mti. Mai. il a

M& ftdMt Mnfédaetenr laissé dir~oa

M

la

il a fait

Hatévy (qui pri, part à cette d,Mu..ion de philoa été n l'héritier MphM.) que Renouvier direct de Prottdhoa. H faut évidemment avoir été informé du mouvement de< idées au xtit* siècle dans te, Mux-MJt du Tospt pour penterque l'auteur de )t ~m<M«<; ~oMi~o~.e a recueilli une part quetcanqu. de t'hent~e Nona avons encore proudhonien. danl le même lu, TeMpt, que Parmi te. btfitien de la pente, il fallait compter dtt proudhonienne, anarchistes comme B~ounine. Ei.~t H.ctu..t .urtout le Kr.pctt.ne de ttMroMft. lea unt et lea autres, <}u..ont. proprement des tocioto~e* Pour Bakounine, ce n'est pas contestable. Ce qu'il y t de etta dMt Mn œuvre? ce qui n'est ce qui tend pa. anarchiste, à l'organisation lui vteat en grande de partie Proudhon. Mail Eii.ëe mais Reclus, viennent Kropotkine? Que faire CM idéologues à côté du grand rêatiste? Cette invention est de M. Uouf?)é. Le nout ditpM 7'om~ne ett nommé les qu'il continuateurs tuthentiquee de Proudhon Pettoutier,

Sorel et Edouard GeorReB Enfin, nous avons eu une grande

Berth.

de M. Hubert proteetetion L&~ttr' directe delle, protestation contre le Cercle Proudhon. Noue n')tvon* désir d'engager pu le mondre une ditcuMion avec le directeur du W<wf<'m<'tt< Moa/Mte. L'un de noue, qui avait commencé une conversation doctrinale avec l'ancien collaborateur de MM. Sore! et Berth. a décidé de ne pas la poursuivre avoir après vu, dana nn journal avec italien, extraordinaire quelle fantaisie M. La~rdeHe a représenté, dans une entrevue a accordée à un journatitte qu'il romain, les positions de M. Georges Sorel et le mouvement nationaliete. Nous ne reprendrons donc pas ici cette conversation Nous interrompue. nous bornerons A reproduire de M. Lagardelle quelques réflexions qui confirment ce qne plusieurs d'entre nous ont écrit sur la décadence de la pensée socialiste. Nous n'y ajouterons, que quelques notes de< erreurt pour rectifier de fut. Les quarante de de Galland pages et de Valois que Darville, contient notre premier Cahier à toutes répondent, pour non !eeteura, te:! questtons doctrinales ponces par M. La~ardeHe. Notre ~n<r.t.on. écrit M. L.t~rdei)e. a cnntemplé bien des spdMetM et n. noua ont pM 'e..urpr.Mt Nnu. ne manqué. pou-rions pourtant pu pre~qn u.< jour les re~ttu~teurt de t'Aulor.te glorifieraient le n.~Mur de l'État, t. t) faut un ,,nKuher déMrdrf d~ esprits pour que les nM-moa.rchi.tM en tn')t<nt ret<nd)q)~rratt-areAt<<< Proudhon. t

Temps, 25 )tnt)cr

1912,


US

t<)<reot

dtf*

pM de

r<nt<

la

avec

une y

de

oMMion

Pr.t<~M

demanderai

pt*

tut

en

u.

la

Et

d'une

de

M

bommea st

réd~mer

C<rc~

inondait fonnuiet.

les

vivants.

lans

doute de

ptrue

traditions

nous. que

sont

Y

On

pas ici.

.ar.d~ .~ron. .r nous

'11

M

D.u.

~r..

t

).

menue.

t'5t

ce

fortca.

leur

Nous

le

'y.),e.h.m,).

,r.n..M. <

'< du

Ferrer.

protester.

~r

.v.u..

.). !mpo.M.nM ,d~. pr.dhon..nn.)..u.n

de a.

(hn~

faits.

<. n.< Jortnne

I(luroal fin ne rr.dh..n

e ~orqal la retenu~r~pu

~n~. .7<.o~ uo~ le nou, v. .1.

for poserons

.““

,).Moc.

r.rrtr

)M~)~

),u,

1.

,.?r 1 Allrmafna ncu~j~. ,t~

~r. en ,“.

o, contre

h.

h~ alors

pas les .af.

un

~o.f.~t.co.?

c.M

bcnt..t.u abandonne

pooTtt~t

ow df'

un

.omxe <.

t.ff<r le nnm

))

d,.<.u~ au

par

r.v.a

lu

f.r.n~

plusieurs n(OllN'U'emf"nt ,r==

etclue

..u~n.

1909. c.<

Il

e.n.p.,n. .~hf~ par en

dA.t.rrt

qui het~'

moins.

ne. n.v uh.,rrner

,““ pas ruur

avnu-

de

dit!

c*.

L'esmnr

-n.

-pcrieurs r.t

nntdu

anll'lh'mornU'1Ut en

royalisie

et

ncn-mon.n-hi~tca

p)u.p~ f..h,rch~, ses .d~ronrh.r, n.on.r.b. no..< ne ~u. dem.<j,r.,n. q. t., ,obi.n~ d. Av.c f'roudho.' ..n. !'roudhon.

c,

~d~')' .n~ndre .r~.m.nr.

il

e,~ et rsl

Intellectuelle

.pris

qui

audo

Franc.,

moment

°'"

Pt

dfpuia

Proudhon

i~

ces

mt..i

ce

ft

ï.c

des

dcpôt

prendre.

M~rt

sont

do p..

un

noui.

entre

tttrttt

~=" !.mbMMJ<ur

Hnr.u~.6

<tt

le

la

non

pas

applaudi

~~r'J' a DovI'mbra

fi'

rerrer.'OMnt

,h..t.<.t

.ruticc.

les

ptu~quedecttche.et

qu'nn

aussi,

l'roudhomf''nof'

vivantes

m*

Ma)!

~b.rchont

rr~nc;aj..

~n

nourr.t

.y

pour-

comment

t.n!.

rftcUonm.re

t

~e proudhonienne.

résoudrons

P~nd"~r'd' i. '1~

a

~a~

ce

prouvent

Proudhon

de

d<t

n.

P~w~Aott

vraiment

iou,

de Je

qu'elle.

t..mber

,ont

,.e

aucun

par

my!Mc.ondrcT<n.aDt.)N.or~.n,D ~')'~ f' hrae\1. mensonges

P

que

fut

jours

hthtte-

jeunfMe,

r.r~n,n

le

rffc~

répondre

do~uque.

dcttnt

f~al'rDeDI.

pc.< !r.

p.. pour

MroureuMt

~u<uf,un

n'c'-t

nourrit.

p!us

nous nY 1 ouvrr

mpnt

ce

On

est ..r.

me

laisser

petit-bourgeois.

la

que

Cet

du

dun~

Ii les

dcd~n.

un

plut

1 M 2 C'.Mt. nous OtlOI nttmbona ~t'7J~7~ d'tDLU

o..

Cest

une

pour

donc

n<-

tppt.

K~o~o,

ttM,t

de

-socialistes.

..tBch.-nt

reculent

plui

d.

demande

jM<.c<

M~

quand

Com~en

.e

socialistes

qui

cureté.

Proudhon

La

e~t)e

1

PrcxdAon.

les

.u~.tot

ne

)et

pour

rin.titt.ve?

longtemps,

de

de

)e.

p~e.

Chh~itni~me.

On

un un

Je

prendre

une

~ec

~<

.ppt.ud.a.t.ent

l'auteur

honte

j-M~

de

)c

.ch~n..?

proudhoniennes

Ce

et

l'Eglise

de

Qu.Ue )dcf<

roytinte*

y

rov~iime'

fondateura

restauration

encore,

mom

det

de

tt

capables

hier

qu..

le

C'Mt C'est

ehMtioM ehMtiqM tout

peut

du

quetquet-unet

it..en.ent

haine

On

sauf

prendre.

~3

heurta. heurta.

mais

raison,

<oe.~

cnbUent-ttt

pui.

tuma

PROCDHON

limpide.

monarchistes

pectent

ntc<M)te

que

relire

d~

ET

contradictoire, contradictoire,

égale

Toat

~~MX

qu

eonfut. confus,

trouble

raison.

Bonne

est est

Murent

p)ut

'eat

]n

Proudhon

C<ft<t,

MMOCRATBS

p.

de ).

p,

Y trh.nptr ..rj'u~

c.u~

.mpu~Moet pn,u. Pou*tnt.

Oui. C~ recevoir

pu~~ ,o .n?. ..n~ la decadence 'rti.pptr ~.ur qui frappe MDM.t ('t.. ,'8 '< que cour, ~='.r~ tendant & ho déiu-uction toujours des contraints@ monlw et tconomiques conservent les qui msutuuons (ondampnuies de l'humaone, comme la famille et la propriété, en boulet romantiques lu cho&4t, socialistes de (armegrinçait, lion ae H~ poa'f&Jent sa reclamer de la pen. and. proudhonienne, nont n.nB.U..tfr.at..M.U. pu qu.ip!omri. r.~t.on f..<ut.oBn.tr*dunomd. Proudhon. < ila ). r.f.Mnt. qa)). Mtth.t. ce qu)!.aont pa t. ne t.~°~ r.. O. ~–– ~iMLM.»--


54

LM

CËMOCMna

M

PMtmaOK

St du moiM moins cet M< tathontitMte, ~thoa~M. ttt~tim. ttMghiBM autant qa. que d6nn .n. _a__w~ u:u_ (~ti~, v M~ &<-tiM Il p P~~r des soclafides p~?. P M ordonné, d. leurs ~t~tt Jamais ses th~ .'MtM politiques p)M MtueUe, qu'en ce déclin de la démocratie pure. Qui ~°.de la d~d.~ ~~ip~ f~ dl la p.U~ mouvoir Nous doit

'?~

en nous. i.

v~

a

non, répétons; d~. t.M t..

t-~mon..

Oui,

la

d.

p.n~

Pf.~ho.

groupu d. ~M~, t~~t.mt tà qai de leur or~MtMhon cette pty,. Non, ae vit p<n.ee pu, ,eo peut dans le socialisme pas vi~. français, père ao.~ciN-d..p~~ntittt de. ftfM. ~oaTernemeat. répaMietiM et Mrviteor de~t~t CMt en nous juif. qn'.n. c'ed .b~ ,it, coadna~ ne non. (aaui entendra-t-on < t'UtUiMiioa jtm~t de parler d. Proudhon ). et nous poaTon. en t'MtMitMat, reprendre, la phfM. de Proudhon M. que donne L~fd~t. comme MadnMonà sa ?nmde co)Are A.-d.oM ~1' ~f°T~ ~°''<r' politiqu

de l'appareil produit

<<A~M<~M

t t'<~

p,a,.n..me.t~. des

lentement et d. comme de

et

et en

des

h.titadoM

des

autonomie, l'ancienne r.tipca

pâti.

S~Jh P~ négation ~Me~Mfo~

LMvm.

de

l'ancienne


P.-J.

CERCLE

PROUDHON M

FoMt

ÈCU~OMtE.

~POUTtQUB.

L~t

membres

titut

d'Acttûa

à 9

heures

du

Cercle

de

Mercredi

rue

mois

chaque

Conférence sous

M.

Pmm<

commun

faite

te

la présidence

de M.

tifu~ rattachons 7~uur<yu~< « r~urt< crot<<L'nK'n.

VALOfs.

de

/ac<ua/tf<'

GAU.AKD.

du

hufe des

ntutj dans

MO~

dans

la

proudhonieane.

Février

i91~ ~Or~

C<'ory~

du

mou

Sorel,

Mars

Travaux dans

tions la

successeurs

Edouard

de

Pelloutier, Berth.

i9i2

Proudhon

rôle

Les Fernand

Georges 13

de

Stgntftcanoa

I'(jeuvre

Proudhon

LAORANQB.

et

tn-

franqatse.

du

Travaux

HtMtU

le mouvement

Proudhon.

i4

M.

doctrmes

i91~

Travaux

Muj <rauau.r

contemporain

Janvier

10

1911,

/'rom//fOH.

réorganisation

MAtM.

décembre

C. Cattenat

tellectuel

Cit.Bt.RT

eux.

16

de Proudhou

M.

questions qui qui est faite le

DU 1911-1912

d'ouverture,

PROUDHONIEN.

les

d'entre

un

Travaux

t'K

te Mercredi

la conférence

par

CONFÉRENCES

GMRûts

en

étudier pour traité dans sujet

à l'Ins-

semaine

chaque

St-Andrë-des-Arta,

soir, au

se r&tttchent

PHtLOaopms)

se réunissent 33,

Française, du

~911

et

l'Ordre

du

mois

La

la cn'Uisatton.

de l'ordre

France.

européen.

européea.

nation. Les

Son condt-

Le rôle

de


M.

VALOIS.

GsoRoca

17

Avril

Le

~Vahona~Mme.

i9i2

Travaux

du

lisme

moM

En quoi

le nations-

constitue

un redresproprement de l'esprit, un renversement

sement des

valeurs

du

X.tX*

iatettectueMes

héritées

iittide.

Les

mot~

Fonction

aauoatt~n'ea

européens. i" M.

At.BSRT

Mai

La

VtNcsNT.–

Famille.

?'raoaM.r

du

15 PAiCALUM.

la

dans

mille

M.

i9i2

Mai

de

la fa-

civ~ia&ttOa.

1912

Proudhon

et

Travaux

du

entre

t'Ëtat

/conomtetta<tona/c. mt)« et

L'État. t'Èconomie.

Rapport L'Écono-

du fedératiamf tniefr<ua~(uae; critique et du syndicalisme absolus.

Les

séances

teurs

du

Cercle.

de priées à 9 heures

Lire,

se

dans

Il Proudhon

Il

de

a été

travail Lea

faire du

réservées

sont

personnes inscrtre,

auj:

membres

et

audi-

part sont qui désirent y prendre au lieu des réunions, le Mercredi,

soir.

t'/tchoa

tiré

Henrt

httéraire",par

critique

du

CAHi~R ~otjante préaent <uf Vélin d'Arches.

pMu

t~p

BMuMtM

ean'ntp~atrM

MARtua tt

étude

LAORAMa~.

Le Gérant 3ti

une

m<MtMe~e,

Française

C".

(3

tJ)

KtQUtNn.

sur


Cahiers du Cercle Proudhon paraissantsix foispar an RÉDACTION La rédMUoo Oa

est

d'MirMter

prié

M.

de* C~ÂMTt

Htnri

tout

L<M C<tAMr<

M~urte

ce qui

M.

concerne

libraire,

Revêt,

en

p~r~tMent

lt

le Cercle

par

11,

dx

Corc~

Uuai

Proudhon.

Prott<<*< Paris

Voltaire,

de 32

fMoicuiet

P.-J.

i

dee C<t*Mr<

Rédaction

Fortin, chM

est

t

64

(VU*)

in-octavo

p~~et

&Mre. Le

phjc

de

Le

prit

de

itUc cahien,

<~hier

chaque

varie

l'abonnement

est

néanmoins

titt

l'édition

à l'édition aux

deux On

ne

dèt

sur

Vélin

d'Archet,

édition* t'abonne

que

pour

maintenant

d'M

ordinaire.

un

des

le nombre

MX <M, c'e~L-à-dire

pour

At<MOM)Ma<

à

suivant

<M a<tz

fronce,

4

France, France, au.

pages.

d une

tiaxi

qu'il

tehe

de

ttuit

CaJ~Mr*

Étranger,

4

50

10 fr.

– Étrita~t:r,

12

Ir.

i3

iS

(r.

fr.

fr.

L'&bonnemeut

ÈU~ager, du

part

cahier

de

J&awter-Fetner. Adreuer dtK, 11,

tout à

Wtteurit), Quti

ce

Voltaire,

On

peut

qui

M.

concerne

Mttrc

t'Adminiatration

dea chez

Purcy-tt.iyn.tud,

M.

CaAt~r< Hevet,

Paria.

*bonner 11,

chez ()u<ti

M. Éttenne

Voitaire,

ftrM

Hevet, (VU').

libraire,

(maalibraire,


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CAHIERS

par

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par

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dM F~t'tahfMt' ChtMttt L~GtA~bK L'E<a<,

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par

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du

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par

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PÀtCtLOM uh<«~t.

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Cahiers du cercle proudhon cahier 1