Page 1

.mĂŠmoires de gardien.


1580 Je suis arrivé avec les frères Chartreux, dans les années 1580. A l’époque, la colline de la Croix Rousse s’appellait colline Saint Sébastien. Elle était encore très peu habitée, plantée de champs cultivés et de vignes. Les frères choisirent de s’installer sur le versant ouest, qui présentait le double avantage de l’exposition, excellente, et d’une situtation dominante stratégique. Leurs terres étaient vastes, une centaine d’hectares et s’étendaient du bord du plateau jusqu’aux rives de la Saône. La chapelle et le monastère virent le jour en premier, rapidement suivis par diverses autres constructions nécessaires à l’organisation de la vie cartusienne: la maison du prieur, la maison des voyageurs, le refectoire... L’ensemble avait fort belle allure.


courant

e XVII

“Les frères qui avaient toute confiance en moi me firent l’honneur de me confier leur vigne... C’est sa culture qui assurait les revenus de la communauté. Le coteau était ensoleillé et vaste, magnifiquement situé. Il s’étendait du bord du plateau jusqu’à la falaise, formant un balcon sur l’à pic dominant le quai saint Vincent. Les ceps y prospéraient. Pour assurer au mieux ma mission ma maison fut construite juste là, en plein coeur des vignes. Elles étaient mon travail et ma maison, j’étais leur gardien. Notre vie était douce sur le coteau au milieu de la nature.”


1791

Cette année là, la révolution est arrivée, elle a tout chamboulé! Les terrains appartenant aux communautés religieuses ont été divisés et revendus en tant que biens communs. Heureusement pour nous, le généreux cardinal Fesch racheta au nom de la communanuté, avec ses fonds personnels, tous les terrains confisqués qu’il put. Seize hectares tout de même! Les religieux ont ainsi pu récupérer une partie de leurs terres d’origines, notamment celles où se trouvaient l’essentiel des constructions. Quant à mes vignes et ma maison, elle sont devenues propriété de la ville et des citoyens.


1857

Cette année là, la ville de Lyon décida de tracer, à travers le coteau, longeant la falaise, une route, qui signait définitivement l’urbanisation de la colline... Elle fut appellée “cours des Chartreux”, en référence aux premiers propriétaires du terrain. Juste contre cette route, au bord de la falaise, tout autour de ma maison, un jardin fut crée. Et comme il n’est pas de jardin sans gardien, ma maison devint “la maison du gardien du jardin”! C’est ainsi que je devins le gardien d’un des tout premier jardins publics de la ville, le jardin des Chartreux. C’est vrai qu’il était beau ce jardin, dessiné par un paysagiste en vogue de l’époque, un certain Bühler il me semble. Lui et son frère ont d’ailleurs peu de temps après dessiné le célèbre parc de la tête d’or tout de même!.. Quel honneur de m’en voir confier la garde! Il faut dire qu’un jardin public -un espace vert comme ils disent- c’était une première en matière d’urbanisme. Ils étaient pas peu fiers de leur trouvaille à la mairie!


1861 J’ai vu l’architecte, Mr Garin-Duvallon. Il est passé me voir hier pour me présenter les nouveaux plans pour la maison. Les travaux commenceront en juillet et s’achèveront en octobre. C’est monsieur le maire qui veut me la transformer ma maison, il parait qu’elle n’est plus au goût du jour. C’est vrai qu’elle a besoin d’un bon ravalement de façade, mais de là à me changer tout le toit! Enfin, tant que j’en ai un sur la tête de toit, moi ça me va. Et puis ça fera un peu de changement, ça ne fait jamais de mal le changement. Je l’aime bien ma maison, elle n’est pas très grande, elle est toute simple, mais elle est jolie et puis elle à l’air fier, elle surveille le jardin mais sans lui faire d’ombre, les arbres suffisent pour ça.


1863 C’est un chouette quartier la Croix Rousse. Je trouve tout à deux pas de chez moi. Je vais chercher mon lait et mes oeufs chez les Coudeyras, montée de la grande côte. Pour ma viande, je vais chez Mr Robert le boucher sur le boulevard. Les fruits et légumes je les prends au marché le mardi matin. Ce qui me plait aussi, c’est qu’il y a de l’animation: les marchés, 3fois par semaine, c’est l’occasion d’aller boire un verre avec les copains. Et puis le dimanche, il y a les tournois de boules. Et les bals, ah les bals, j’adore les bals! On y danse,on y boit, c’est la fête! Moi j’aime bien les fêtes, j’aime bien danser, surtout depuis que j’ai rencontré Betty. Ah, Betty! La meilleure danseuse du quartier! J’aime vraiment ça moi danser avec Betty! J’y peux rien, je l’ai dans la peau...


Je me suis acheté un vélo. Il y a peu un fabricant de vélo a ouvert sur le cours des Chartreux, au 18. Il parait que c’est le tout premier fabricant lyonnais de vélo et qu’en plus de ça, il aurait révolutionné sa fabrication: il a inventé le cadre droit, j’ai pas bien compris en quoi ça consistait mais ça avait l’air vachement bien! Le patron il s’appelle Cadot, Victor Cadot. Je l’ai rencontré l’autre jour au café de la place. Il s’est présenté et il m’a dit que je n’avais qu’a venir faire un tour dans sa boutique, qu’il s’occuperait bien de moi. Et puis sa boutique était juste dans ma rue, du coup j’ai sauté le pas! Ca faisait longtemps que j’en voulais un de vélo, il n’y a rien de tel pour se déplacer. Par contre je peux vous dire que les pentes sont rudes à la Croix Rousse! Maintenant je fais tout avec: les courses, rendre visite aux copains, les balades et bien sur aller voir Betty... C’est vraiment un chouette vélo.

1868


1934


J’étais tranquille moi jusqu’à ce qu’ils viennent coller leur fichue école et les gones qui vont avec sous mes fenêtres! Et puis qu’estce que c’est que ce bâtiment là? C’est ça qu’ils aiment maintenant? C’est moderne comme ils disent! Parait que l’architecte de ce truc, un certain Tony garnier est acoquiné avec monsieur le maire, je vois pas comment un machin pareil aurait pu pousser sans ça. Et puis c’est que c’est grand, il y en a un paquet de gosses là dedans! J’ai rien contre les gosses moi mais faut bien avouer qu’ils ont le chic pour vous mettre le bintz! A peine arrivés qu’ils se chamaillaient déjà sur mes pelouses. Et vas-y que j’te réveille en pleine sieste à coups de ballons dans les vitres, que j’te piétine les plates-bandes de pétunias et que j’te file encore un peu plus de boulot en te semant le gazon de tellement de restes de roudoudous que tu te croirais à la mer. J’vous jure qu’y a des coups de pied au derrière qui se perdent! Ah les gosses...


1 9 7 3

« J’aimerais qu’il existe des lieux stables, immobiles, intangibles, intouchés et presque intouchables, immuables, enracinés, des lieux qui seraient des références, des points de départ, des sources. Mon pays natal, le berceau de ma famille, la maison où je serais né, l’arbre que j’aurais vu grandir ( que mon père aurait planté le jour de ma naissance) la grenier de mon enfance empli de souvenirs intacts… De tels lieux n’existent pas, et c’est parce qu’ils n’existent pas que l’espace devient question, cesse d’être évidence, cesse d’être incorporé, cesse d’être approprié. L’espace est un doute : il me faut sans cesse le marquer, le désigner ; il n’est jamais à moi, il ne m’est jamais donné, il faut que j’en fasse la conquête. Mes espaces sont fragiles : le temps va les user, va les détruire, rien ne ressemblera plus à ce qui était, mes souvenirs me trahiront, l’oubli s’infiltrera dans ma mémoire, je regarderai sans les reconnaître quelques photos jaunies aux bords tout cassés. Il n’y aura plus écrit en lettres de porcelaine blanches collées en arc de cercle sur la place du petit café de la rue coquillière « ici on consulte le bottin » et « casse-croûte à toute heure ». L’espace fond comme le sable coule entre les doigts. Le temps l’emporte et ne m’en laisse que des lambeaux informes : Ecrire : essayer méticuleusement de retenir quelque chose, de faire survivre quelque chose : arracher quelques bribes précises au vide qui se creuse, laisser, quelque part, un sillon, une trace, une marque ou quelques signes. Georges Perec , espèce d’espace, paris, 1973.1974


1985 La fin?...

“C’est pas possible, on vit vraiment une sale époque! Partir comme ça après tant d’années de bons et loyaux services, viré comme un malpropre... J’en reviens pas, moi remplacé par un soi disant “service des espaces verts”! Mais qu’est ce qu’ils y connaissent à mon jardin ces gens là? Ils vont me le saccager c’est sûr! Et ma maison alors, qu’est ce qu’elle va devenir? Ah tiens, ça me dégoûte! Mais on ne se débarrasse pas de moi comme ça, ici c’est chez moi nom de nom! Ma pauvre Betty, elle va se retourner dans sa tombe...


Après la pluie...


Reprenons le fil de l’histoire... Après le départ de son gardien, la maison fut réaménagée en vue d’accueillir diverses associations... Or, cette maison est née d’une histoire: au commencement, celle des Chartreux et de leurs vignes, puis celle la naissance d’un quartier avec l’urbanisation de la colline, contemporaine de la création du jardin public des Chartreux. Dans un premier temps, le jardin et la maison n’allaient donc pas l’un sans l’autre, la maison disant la necessité d’entretenir ce coin de nature aménagé par et pour l’homme. Dans un deuxième temps, l’installation d’associations a rompu le lien qui existait entre la maison et le jardin. L’attribution d’un gardien par jardin public n’étant plus à l’ordre du jour, comment recréer le lien? comment rendre cette maison à son jardin et à ses promeneurs? Et en faire par la même occasion un attrait supplémentaire pour le parc? Le jardin est jalonné de statues d’écrivains, poètes et philosophes Lyonnais dont Joseph Serre, Petrus Sambardier, Camille Roy et Pierre Dupont, tous des figures de la vie Lyonnaise à leurs époques repectives, ayant pour beaucoup arpenté le parc, y ayant même peut être parfois trouvé l’inspiration? La maison, elle, a été rebaptisée du nom d’un écrivain Ivoirien accueilli à Lyon, Amadou Kourouma. Dans le coeur des habitants -qui s’interrogent encore sur l’attribution de ce nom- elle reste “la maison du gardien du jardin des chartreux”. Pour autant elle n’accueille à ce jour aucune activité en rapport avec l’un ou l’autre de ces intitulés. Lyon est une ville qui se tourne de plus en plus vers la culture et ses médias tout en mettant à l’ordre du jour l’embellisement de la ville et conjointement la conservation de ses atouts délaissés. Le tout avec une volonté affirmée de les “rendre” aux Lyonnais (pour mémoire: quais du Rhône, de la Saône, la sucrière, confluence pour ne citer qu’eux). De tous ces éléments historiques, fonctionnels, et constitutionnels du lieu découle la pertinence de le raccrocher à un rôle d’ordre culturel, et plus particulièrement littéraire, le livre ayant de tout temps été le support -et pendant très longtemps le seul- de la culture humaine. Une dimension supplémentaire pourrait être introduite, en envisageant un partenariat avec la Villa Gillet. Cette institution Lyonnaise est à la fois proche et de structure similaire quoiqu’à plus grande échelle, une belle maison ancienne entourée d’un jardin public en pleine ville. Il parait donc tout naturel qu’à cet echo visuel et formel vienne s’ajouter une résonnance fonctionnelle, c’est à dire culturelle et en l’occurence littéraire. On aboutirait ainsi à une synergie des moyens enrichissante pour les deux structures.


Les Fraises des bois Quand de juin s’éveille le mois, Allez voir les fraises des bois Qui rougissent dans la verdure, Plus rouges que le vif corail, Balançant comme un éventail Leur feuille à triple découpure. Qui veut des fraises du bois joli ? En voici, En voici mon panier tout rempli, Des fraises du bois joli ! Rouge au dehors, blanche au dedans, Comme les lèvres sur les dents, La fraise épand sa douce haleine, Qui tient de l’ambre et du rosier ; Quand elle monte du fraisier, On sait que la fraise est prochaine. (refrain) Ô fraise ! Un poète latin T’aurait fait mûrir sur le sein De Vénus ou de sa maîtresse ; Je te préfère où tu te plais, À l’ombre où les rossignolets Modulent sans fin leur tendresse. (refrain) Hélas ! n’entends-je pas venir Un essaim qui vient vous cueillir ? Petits garçons, petites filles ; Ils pillent fraises, fleurs et nids, Sans craindre les serpents tapis, Ni les guêpes, ni les chenilles. (refrain) Dans l’écorce du coudrier, Serrez les filles du fraisier, Qu’elles ne voient plus la lumière ; À la halle pour quelques sous, Avec les panais et les choux, On va les vendre à la fruitière. (refrain) La fontaine des Innocents Voit, la nuit, parmi les passants, Dormir plus d’une paysanne À qui son bras sert d’oreiller ; La lune garde son panier, La lune blonde et diaphane. (refrain) La belle aurait pu sans souci, Manger ses fraises loin d’ici, Au bord d’une verte fontaine, Avec un joyeux moissonneur Qui l’aurait prise sur son cœur ; Elle aurait eu bien moins de peine. (refrain)

Pierre Dupont, 1849


Fondée en 1987, la Villa Gillet est une institution culturelle unique en son genre, qui s’intéresse à la pensée sous toutes ses formes : littérature, sciences humaines, politiques et sociales, histoire, arts contemporains, etc. Elle fait venir à Lyon des artistes, écrivains, romanciers et chercheurs du monde entier pour nourrir une réflexion publique autour des questions de notre temps à l’occasion de conférences, débats, tables rondes, et lectures. La Villa Gillet est subventionnée par la Région Rhône-Alpes, la Ville de Lyon, la Direction Régionale des Affaires Culturelles Rhône-Alpes, le Centre National du Livre, et bénéficie du soutien du Ministère des Affaires Etrangères. Parmi les personalités invitées ces dernières années à parler de leur premier roman, d’écologie, de religion, de littérature, d’icônes, de journalisme ou encore d’affinités, on peut citer : Violaine Schwartz, Santiago Gamboa, Antoine Sénanque, Viriginia Heffernan, Serge Michel, David Samuels, Simon Liberati, Elisabeth Roudinesco, Sylvain Bourmeau, Cécile Guilbert, Claude Arnaud, Dominique Cardon, John Bowen, Abdelwahab Meddeeb, Avital Ronell, Alexis Jennis, François Beaune, Akeel Bilgrami ou Alain Lipietz. Sur son site du parc de la Cerisaie, à l’université Lyon II, à l’Institution des Chartreux ou encore récemment au Théâtre de la Croix-Rousse, au rythme de deux rencontres par mois en moyenne, la Villa Gillet s’efforce de rendre accessible à un public de non spécialistes la réflexion d’intellectuels sensibles aux enjeux de notre époque.


Cette maison sera un lieu “public”. A la différence de la villa Gillet on pourra y accéder sans nécessité d’un évenement particulier. En effet, La maison du jardin des Chartreux accueillera en premier lieu un café littéraire avec une sélection d’ouvrages renouvelée périodiquement. On pourra venir s’y installer un instant ou une longue après-midi: lire, écrire, bavarder, boire un café... Cet espace ouvert tous les jours permettra la communication autour des évènements à venir tant sur place qu’à la villa Gillet. Viendront en parallèle des espaces de rencontres, d’ateliers, de lectures publique ainsi qu’une résidence pour écrivain. Toutes ces activités fonctionnant en lien étroit les unes avec les autres. La necessité sera de créer un lieu vivant, attrayant, libre, un lieu ouvert à tous et à tous les publics. Qui invite a entrer. L’occasion sera ainsi faite de mettre en valeur, de redécouvrir ce parc peu connu et jouissant d’un magnifique et inhabituel panorama sur Fourvière et la ville.


La forme


La maison et le jardin sont indissociables l’un de l’autre. Il est donc primordial de ne pas dénaturer et bien au contraire de réveler la nature fusionnelle de leur relation. Le jardin dessine un entrelac de chemins qui se déroulent et se croisent tout au long de celui-ci. Le promeneur au hasard de son cheminement dans le parc pourra se retrouver à l’intérieur de la maison... La maison sera devenue un coin à part entière du jardin, un intérieur public au même titre que son exterieur. Elle s’inscrira naturellement -ou pas- dans un parcours, une promenade, comme une étape ou un but, une rencontre en tout cas. A l’inverse, le jardin pourra être une extension des espaces interieurs de la maison, quand les beaux jours le permettront. Fusionnels donc.


La bibliothèque est l’élément mobilier indissociable du livre. Quand on prononce le mot bibliothèque, qui n’imagine pas des kilomètres de rayonnages ployant sous les ouvrages poussiereux? des envolées d’étagères aux sommets quasi inaccessibles? Le meuble qui va venir prendre place dans le bâtiment sera constitutif de l’architecture intérieure de celui-ci. Il en sera la structure et c’est à partir de lui que vont se mettre en place toute l’organisation et la volumétrie des espaces. Ce procédé va instaurer un jeu d’échelle inversée entre la maison, petite en taille, et le meuble à très grande échelle. Le bâtiment qui a une faible emprise au sol -seulement neuf mètres par neuf- s’élève cependant sur quatre niveaux. Il sera investi par cet élément mobilier dans sa verticalité, tout au long de laquelle les différentes fonctions qu’il abrite s’imbriqueront et se rencontreront. Cette imbrication physique renforcera leur lien fonctionnel. Le principe du meuble qui va s’inserer dans le bâti tout en restant légèrement à distance permet de modifier et de jouer avec l’existant sans le dénaturer dans ses caractéristiques essentielles.


RĂŠfĂŠrences

Dovecote studio by Haworth Tompkins architects

Chatou by H2O architects


2015

Et me revoilà. Pas vraiment gardien mais un peu quand même. Me voilà gérant du presse-livre, j’ai enfin retrouvé ma maison, transformé certes mais ma maison quand même! Avec un plus de taille, elle appartient maintenant à tout le monde, en tout cas à celui ou celle qui a la curiosité d’y entrer. C’est un chouette boulot que d’animer ce lieu. Il y a du passage, des échanges, des rencontres aussi. Parfois les gens passent et regardent parfois ils s’arrêtent, pour boire un café, lire un livre, écrire quelques lignes, discuter d’une sortie littéraire récente, du dernier prix Goncourt ou de tout autre chose qui leur passe par la tête!... Ce qui est sûr, c’est qu’ils reviennent!


Résumé Mon projet porte sur un bâtiment datant du XIXe siècle, plus précisément une maison de gardien. Elle est située dans le jardin des Chartreux, sur les pentes de la Croix-Rousse, au bord de la falaise qui surplombe le quai saint Vincent. C’est une maison de petites dimensions construite sur quatre niveaux. La maison est partie intégrante du jardin des Chartreux, un jardin public du 1er arrondissement. L’objectif est de rendre au jardin sa maison et d’en faire elle aussi un lieu « public ». La maison sera un lieu dédié au livre, à la lecture et à l’écriture. En résonnance avec la villa Gillet, elle accueillera un café littéraire ouvert à tous, des espaces d’ateliers/rencontres ainsi qu’une résidence pour écrivain. Ces différents espaces dédiés seront en constante communication. Ce sera un lieu vivant, évolutif, attrayant et libre. L’un des grands parti-pris architecturaux sera le changement d’échelle. Cette maison de petite taille sera investie d’un mobilier hors échelle qui structurera l’architecture intérieure du lieu. Le deuxième élément essentiel sera la mise en valeur et en exergue du lien qui existe entre le jardin et la maison. My project deals with a XIXth century building, more precisely a keeper house. It’s situated in the jardin des Chartreux, Croix rousse slopes, on the edge of the cliff that is overhanging the Saint Vincent bank. It is a Small sized house which includes 4 levels. The house is an integral part of the jardin des Chartreux which is one of the public gardens of the 1st urban district. The idea is to return the house to the garden so that it becomes a « public space » as well. The house will become a place dedicated to books, reading and writing, resounding with the Villa Gillet. It will receive a litterary café, spaces for workshops and meetings along with a dwelling for a writer. Those different spaces will be in permanent communication. It aims at being a living place, changing, attractive and free. One of the most important architectural gestures will be the changing scale. This house, which is quite small will be lived in by an out of scale furnishing which will create the interior architecture of the place. The second essential element will consist in enhancing and the developping of the link between the house and the garden.


Bibliographie:

Hyvrier, François, Institution des Chartreux, Lyon: Imprimerie d’Aimé Vingtrinier, 1856 Thomas, Pierre-Honoré, Lyon en 1860, Lyon: Imprimerie d’Aimé Vingtrinier, 1860 Odin, Marius, Les Chartreux de Lyon, Lyon : Imprimerie Audin, 1937 Hernoud, André, Chartreuse du Lys Saint-Esprit et le grand cloitre, Lyon:A. Hernoud, 1998 Perec, Georges, Espèces d’espaces, Paris : Galilée, 2000

Webographie:

http://www.fondation-janmichalski.com/maison-de-lecriture/ http://www.villagillet.net/ www.actualitte.com/actualite/lecture-numerique/usages/definition-du-mot-livredes-frontieres-de-plus-en-plus-floues-31527.htm http://lesruesdelyon.hautetfort.com/tag/chartreux http://www.bm-lyon.fr/ http://www.archives-lyon.fr/archives/ http://archives.rhone.fr/ http://digitalgallery.nypl.org/nypldigital/index.cfm

Remerciements:

Je souhaite tout particulièrement remercier Guy Planet, qui m’a suivi et accompagné tout au long de mon parcours à l’ESAIL, mais qui m’a surtout fait découvrir et aimer l’architecture. Viennent ensuite mes compagnons de travail et amis qui ont fait de l’architecture et des nuits blanches qui vont avec de sacré parties de rigolade. Merci également à ma maman pour ses longues heures de relecture, ainsi qu’à mon papa. Merci à l’ensemble de l’équipe enseignante de l’Esail.


Sophie Genestoux.mars 2012.ESAIL

memoire gardien  

maison du gardien

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you