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Visite : Maison de

l’imprimerie

ESIAJ 2013 Rommelaere Sophie 2TIC3


rapport

Visite de la Maison de l’Imprimerie

ESIAJ 2013 Rommelaere Sophie 2TIC3


Introduction Ce vendredi 8 février, nous sommes allés visiter la maison de l’imprimerie à Thuin. Je n’avais pas d’attentes particulières concernant cet endroit, plutôt des craintes. J’avais en effet peur de me retrouver dans un musée « classique », peut être un peu ennuyant, mais j’ai décidé d’y aller avec un esprit ouvert aux nouveautés et aux expériences. Et j’avais raison car cette visite s’est avérée être vraiment intéressante, instructive et amusante.

Sur cette photo, l’entrée accueillante de la Maison de l’Imprimerie à Thuin un jour de neige.

Les deux animateurs nous ont fait revivre l’histoire du papier, de l’imprimerie, de la typographie et des presses à travers différents ateliers. Ils nous ont montré comment ces différents aspects du monde de l’imprimerie ont évolué en parallèle et n’auraient pas pu se développer l’un sans l’autre.


1/ Le papier Lors de l’atelier sur le papier, nous avons pu retracer la quête de l’homme pour créer un support d’écriture léger, solide et qui résiste au temps. Depuis la pierre, le bois en passant par le parchemin ou le papyrus jusqu’au papier actuel, nous avons parcouru l’histoire du papier dans le détail. Une fois la chronologie des faits établie, nous avons pu nous prêter au jeu, et réaliser du papier chiffon.

2/ L’imprimerie

échantillons de Papier chiffon de 250g réalisé dans la cuve. Son grain est fort marqué

L’histoire de l’imprimerie nous a fait remonter jusqu’à l’époque des moines copistes, qui utilisaient des parchemins pour retranscrire la Bible. À l’époque les livres étaient très rares et très précieux. On nous a dit qu’ils pouvaient couter le même prix qu’un petit château ! L’invention de Gutenberg va donc être une véritable révolution. Les moines copistes prenaient plus d’une année pour réaliser une Bible, l’imprimerie va très rapidement permettre d’imprimer 400 pages par jour et ce nombre ne cessera plus d’augmenter jusqu’à aujourd’hui.


3/ Les caractères Gravés dans le bois au commencement de l’imprimerie, les caractères vont progressivement être fondus dans du plomb, métal maniable et permettant de retranscrire des détails fins. Pour que ce métal soit moins fragile, Gutenberg y ajoutait de l’étain et de l’antimoine. Les caractères étaient rangés dans une casse, les minuscules en bas, d’où l’expression bas de casse, et les majuscules en haut, ce qui leur vaut le nom de haut de casse. Grâce au composteur, les imprimeurs pouvaient composer leurs textes. Mergenthaler inventera plus tard la linotype, qui permet de fondre une ligne de texte directement, ce qui permettra une fois de plus d’accélérer le rythme d’impression. C’est l’apparition des ordinateurs qui rendra cette machine obsolète. Cette activité nous a permis de voir des casses, des caractères en métal, mais surtout, la linotype en action !

4/ Les presses Une casse servant à ranger les caractères. Cette pièce est plus récente que l’époque de Gutenberg, car les cassetins ont des tailles différentes suivant l’utilisation des caractères.

Initialement conçue à l’aide d’un pressoir à raisin, la presse à bras verticale va bien évoluer. De la presse à pédale, qui permettait à l’imprimeur d’avoir les mains libres pour placer le papier, à la presse à platine avec moteur, toutes les évolutions sont bonnes pour faciliter le travail fastidieux de l’imprimeur. Nous avons pu constater qu’il était ardu de faire fonctionner la machine à pédale : il fallait très certainement avoir une bonne condition physique.


Point fort Lors des cours sur le papier et les différentes techniques d’impression, nous avions déjà reçu beaucoup d’informations sur l’histoire de l’imprimerie et du papier mais ce n’était que de la théorie. Certains aspects restaient un peu complexes et abstraits pour moi, et j’ai trouvé vraiment intéressant de voir tout cela en action. En effet, ce n’était pas un simple musée, mais bien un musée vivant. Ainsi, nous avons pu voir fonctionner des imprimantes datant du 19è siècle, observer leur mécanisme, et même essayer de les faire fonctionner. Tout cela, en écoutant notre guide parler de leur histoire, de manière à ce que tout soit bien clair pour nous. C’était vraiment intéressant et ludique. Nous avons également pu participer à une petite activité découverte de l’imposition et la reliure. Même si c’était très sommaire comme introduction, c’était agréable de participer, et de le faire par nous même. Pratiquer nous permet souvent de mieux intégrer une idée, de mieux comprendre son fonctionnement. Nous avons pu fabriquer notre propre papier. Seulement, ce papier de 250g était encore fort granuleux, il fallait donc le lisser. C’est cette action que l’on voit sur la photo ci-contre.

En résumé, de mon point de vue personnel, le point fort de ce musée était donc son côté vivant et ludique. J’ai vraiment apprécié de participer aux différentes activités proposées par les animateurs.


étonnement J’ai également beaucoup aimé la fabrication de papier. Un musée classique aurait simplement expliqué le principe de fabrication, mais ici, nous avons pu en fabriquer nous mêmes. J’étais vraiment surprise de voir les proportions d’eau et de chiffe dans la réalisation de papier ! 5% de chiffe mélangé avec 95% d’eau nous donnait un papier de 250g/m2. Je n’avais pas du tout réalisé que l’eau avait une si grande importance dans la fabrication du papier. J’étais également surprise de voir fonctionner la fameuse linotype de Mergenthaler et surtout, impressionnée de voir l'ingéniosité des inventeurs de l’époque. Chaque nouvelle évolution des presses facilitait la vie aux imprimeurs et leur permettait d’augmenter le nombre d’impressions possibles par jour.

5% de chiffe seulement permettent de réaliser un papier de 250g/m2. Sur cette photo, on peut voir le papier tout juste sorti de la cuve.


Regrets Étant donné que nous avions cours l’après-midi, nous n’avons pas vraiment pu profiter de la période libre dans le musée. J’aurais aimé passer un peu plus de temps à observer les détails des imprimantes, des casses, des pierres lithographiques, etc.

Conclusion La visite de la Maison de l’imprimerie à Thuin était une belle découverte. Le musée retraçait bien l’histoire de l’imprimerie, du papier, de la typographie et des presses. De plus, les animateurs étaient passionnés et nous transmettaient leur engouement.

Après avoir séché sur le feutre, le papier est suspendu afin d’évacuer le surplus d’eau restant. Dans le fond de l’image, on peut voir les différents colorants qui permettent de personnaliser le papier.

Enfin, cette visite nous a permis de visualiser et mettre en pratique la matière théorique vue au cours. C’était donc très intéressant !


Rapport 2  
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