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FÉVRIER - AVRIL 2017 I NUMÉRO 6 I 12€

AUDIOVISUEL & IT INTÉGRATION AUGMENTÉE


I ÉDITO I

FÉVRIER - AVRIL 2017 I NUMÉRO 6 I 12€ www.sonovision.com

Éditeur et Directeur de la publication Stéphan Faudeux stephan@mediakwest.com

Rédactrice en chef Nathalie Klimberg nathalie@mediakwest.com

Équipe de rédacteurs

De la Convergence vers l’Intelligence

Gwenaël Cadoret, Annik Hémery, Olivier Hillaire,

En relayant les informations des constructeurs et des éditeurs de logiciels, nous vous avons

Emma Mahoudeau-Deleva, Stéphan Faudeux,

souvent parlé de la convergence entre l’informatique et l’audiovisuel. Aujourd’hui, désolés de

Nathalie Klimberg, Fabrice Marinoni, Pierre-Antoine Taufour, Harry Winston

l’annoncer froidement, mais la convergence est morte ! Pour ceux qui ne l’auraient pas encore envisagé, nous sommes passés à l’étape suivante. Si vous n’avez pas encore opéré le pas vers

Direction Artistique

cette transition, un conseil : hâtez-vous, car l’hybridation AV-IT est un mariage consommé,

Tania Decousser

les réseaux et les infrastructures sont désormais IP ; et il ne s’agit pas d’une technologie qui

Relecture Christian Bisanti

Régie publicitaire Sébastien Brulier sebastien@genum.fr

supplante l’autre, mais d’une union intelligente. Dans ce contexte, l’audiovisuel demeure le medium ultime. Certes, en termes de compétences, le mélange des genres reste à perfectionner au travers d’une association plus intime entre les directeurs informatiques et les directeurs techniques, et au travers d’une plus grande fusion des R&D audiovisuels et IP… Pas de panique : les professionnels de l’audiovisuel conserveront

Société éditrice

une belle place dans cet écosystème, car les architectures favorisant l’intégration des contenus

Sonovision est édité par Génération Numérique

audiovisuels sont, force est de le constater, devenus l’essence de ces réseaux.

Siège social : 55 rue Henri Barbusse, 92190 Meudon RCS Nanterre B 802 762 054 N° Siret : 80276205400012

Cette généralisation des infrastructures numériques change en profondeur la relation des collaborateurs avec l’entreprise, celle des consommateurs avec les lieux de vente ou encore

CPPAP : 0117 K 79737

celle des visiteurs avec les sites culturels. Dans ce nouvel environnement où l’importance

Dépôt légal : février 2017

des objets connectés monte en puissance, l’avènement de l’intelligence artificielle (I.A.) va

ISSN : 2490-6697

repousser plus encore les limites de l’interaction homme/machine avec l’apparition d’outils

Service abonnement Georges Coste : georges@genum.fr / 01 77 45 24 00

Flashage et Impression Imprimerie Corlet (181 753) Z.I. Maximilien Vox

collaboratifs toujours plus performants, en termes d’interactivité, et apporter une plus grande personnalisation de l’expérience dans les lieux publics, les boutiques, les cinémas, les écoles… L’I.A., qui a été développée pour anticiper nos désirs et nos besoins, dans la continuité des algorithmes de recommandations, s’exprimera au travers d’assistants personnels matérialisés

BP 86, 14110 Condé-sur-Noireau

par une interface graphique ou encore par une voix, comme on l’expérimente déjà avec

Routage CEVA (399 530 831)

Siri d’Apple, Cortana de Microsoft ou encore Alexa d’Amazon. On observait d’ailleurs une montée en puissance des produits utilisant ces assistants vocaux sur le CES 2017, en janvier dernier. Cependant, pour arriver à leur pleine maturité, il leur faudra attendre un peu, car il

Pour contacter la rédaction

reste à solutionner la problématique de gestion de la volumétrie des données. En effet, pour

contact@sonovision.com / 01 77 62 75 00

développer ce lien homme/machine sans précédent au travers de services personnalisés, l’I.A. recueille, interprète et valorise des données, beaucoup de données…

Les indications de marques et adresses qui figurent dans les pages rédactionnelles sont fournies à

Si le concept est désormais fiable, il faut donc maintenant lui assurer une infrastructure

titre informatif, sans aucun but publicitaire. Toute

réseau suffisamment importante pour un déploiement à la mesure de ses ambitions… Mais

reproduction de textes, photos, logos publiés dans ce

tout évolue très vite : aujourd’hui tout le monde a un smartphone dans sa poche et beaucoup

numéro est rigoureusement interdite sans l’accord express de l’éditeur. Crédits photos © DR sauf : - Couverture : © Adobe Stock - Page 5 © Daktronics - Page 8 © Asus - Page 10 © Nathalie Klimberg © Sony - Page 16 © Daktronics - Pages 20 - 21 © Cube Creative © Futuroscope - Pages 22 - 24 © ID Scènes / Yan Kaïmakis © Sweet Punk / Superbien pour Société Générale © Double 2 / Superbien pour Audi City Paris © We Are Social / Superbien pour Google © Ubi Béné / Superbien pour Adidas France © Auditoire/Superbien - Pages 26 - 27 © Fabrice Marinoni © Panasonic - Page 28 © Gwenaël Cadoret - Pages 36 - 40 © PA Taufour © NEC Displays © Panasonic - Pages 50 - 54 © Gefen © Guntermann & Drunck © IHSE - Pages 58 - 59 © D-Link © TP-Link © Netgear

d’entre nous l’utilisent pour regarder des contenus vidéo en se connectant sur une couverture wi-fi gratuite qui devient la règle dans les lieux public. Pourtant, souvenez-vous que l’iPhone fête simplement ses 10 ans cette année… L’avenir des outils de communication des entreprises reste donc à construire ! Stephan Faudeux Directeur de la publication

www.sonovision.com Sonovision sonovisionmag www.sonovision.com

SONOVISION I février - avril 2017 I numéro 6

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I SOMMAIRE I

SOMMAIRE LES NEWS

18 INTÉGRATION

IT Partners 2017, un pas de plus vers l’intégration AV

4 Les brèves 14 Agenda

COMMUNAUTÉ

16 Only OOH, les premières rencontres de l’affichage 18 IT Partners 2017, un pas de plus vers l’intégration AV

UNIVERS

20 RENVERSANT

Attraction renversante au Futuroscope

20 Attraction renversante au Futuroscope 22 Projections interactives, un déploiement sous haute surveillance 26 Panasonic entre dans l’histoire 28 Montpellier : ID Scènes invente l’interactivité absolue 30 Inauguration d’un premier écran premium chez CGR 32 Les sanctuaires de Lourdes s’offrent une sonorisation signée APG

DOSSIER

36 Écrans LCD, une gamme pour chaque usage

SERVICES

30 INAUGURATION

Inauguration d’un premier écran premium chez CGR

42 Rouchon Paris, agitateur de pixels 44 Trouver des investisseurs afin de commercialiser Aptiko aux États-Unis dès 2018 46 La reconnaissance gestuelle et vocale dans les salles de cinéma

TECHNIQUE

48 WePresent, la réunion collaborative 50 Les systèmes KVM, outils indispensables de la production vidéo 56 Les grilles Lindy : performantes, polyvalentes et simples d’installation 58 Les récentes évolutions du Wi-Fi 60 Ventuz Technology repousse les limites de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée

46 RECONNAISSANCE

La reconnaissance gestuelle et vocale dans les salles de cinéma

60 LIMITES

Ventuz Technology repousse les limites de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée

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SONOVISION I février - avril 2017 I numéro 6

36 DOSSIER

Écrans LCD, une gamme pour chaque usage


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LES NEWS

SOUS LES PROJECTEURS

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SONOVISION I février - avril 2017 I numéro 6


LES NEWS Le HDMI 2.1 booste les liaisons vidéos avec du 8K à 60 Hz ou du 4K à 120 Hz

Extreme, une nouvelle gamme d’écrans LCD chez Christie

Lors du récent salon CES de Las Vegas, le HDMI Forum a publié les spécifications de la version 2.1 de la liaison HDMI. Pour tenir compte des évolutions de l’UHD, les industriels font un véritable bond en avant en fixant le débit des signaux à 48 Gb/s alors que le HDMI 2.0 se limitait à 18 Gb/s. Avec un tel débit, il sera possible de transmettre des images 8K ou 10K avec une fréquence de 60 Hz, ou bien en 4K ou 5K à 120 Hz. Ils tiennent compte de l’arrivée du HFR (High Frame Rate), du HDR avec une quantification de 10, 12 ou 16 bits. Le nouveau standard sera compatible avec le gamut BT.2020 et transmet les métadonnées dynamiques du HDR. Les joueurs ne sont pas oubliés car il autorise aussi le VRR (Variable Fresh Rate) pour optimiser le fonctionnement des cartes graphiques. La liaison HDMI 2.1 est totalement rétro-compatible avec les versions précédentes 1.4 et 2.0. Pour cela, le forum HDMI a décidé de conserver les mêmes connecteurs. Par contre, avec un tel débit, les câbles HDMI actuels devront être remplacés par des modèles plus performants. Tous les systèmes de sélection, de transport et de distribution HDMI devront être modifiés en intégrant de nouvelles puces HDMI 2.1. Lors du CES aucun produit n’a été présenté avec le HDMI 2.1 et les experts estiment qu’il faudra attendre au moins l’été 2017 pour découvrir les premiers produits HDMI 2.1.

Christie complète son offre d’écrans LCD pour murs vidéo avec sa nouvelle gamme d’écrans Extreme. Conçus pour créer des murs d’images quasiment sans raccords, les écrans Extreme sont proposés en quatre modèles : les FHD553-XE, FHD553XE-R, FHD553-XE-H et FHD553-XE-HR. Grâce à une fonction d’harmonisation avancée, la luminosité et la couleur de chaque écran est pré-étalonnée, ce qui élimine la plupart des réglages généralement incontournables lors d’une installation de murs vidéo. Une fonction Smart Light Control permet toutefois de régler automatiquement la luminosité de chaque écran pour assurer une uniformité sur l’ensemble des images et pour maintenir des performances constantes tout au long de sa durée de vie. Dotés d’un slot OPS, ces écrans sont compatibles avec divers modules de traitement intégrés tels que le Christie Phoenix™ EP et permettent de créer un mur vidéo qui peut s’intégrer dans les environnements d’affichage les plus critiques. Ces écrans sont dotés d’une alimentation à distance redondante en option.

Digital signage : 60 % des acteurs de la distribution sont désormais équipés, mais…

Compact et puissant, le prochain vidéoprojecteur Canon XEED 4K600STZ ! Le nouveau modèle de la gamme de projecteurs d’installation Canon offre une résolution inégalée pour un poids de seulement 26 kg. Version optimisée du XEED 4K501ST, ce projecteur 4K diffusera des images sur des surfaces incurvées ou hémisphériques, y compris en mode portrait ou en fusionnant plusieurs images, tout en conservant une mise au point constante et parfaite. Il pourra donc trouver sa place dans un grand nombre d’environnements (simulation, conception avancées, musées, signalétique numérique…). Sa résolution 4K native (4 096 x 2 400), ses images HDR, sa source lumineuse laser longue durée d’une puissance de 6 000 lumens, ainsi que son système optique exclusif Canon AISYS (Aspectual Illumination System) et son taux de contraste natif de 4 000:1 pour un contraste dynamique de 10 000:1 séduiront les amateurs de belles images. Avec ses quatre entrées DVI-D et deux entrées HDMI 2, il peut prendre en charge la projection de contenus provenant de différentes sources 4K à 60 Hz via un simple câble HDMI avec un délai de réponse de seulement 16,6 ms. Sa compatibilité Creston, wi-fi, USB et Ethernet, ainsi que la présence d’options performantes de mise en réseau et d’utilisation à distance en font une plate-forme de projection des plus ouvertes. Son zoom optique de précision 1,3x 4K offre une ouverture constante de f/2,6. Ce projecteur, qui possède une durée de vie annoncée de 40 000 heures, sera commercialisé au printemps 2017.

Les points de vente français ont bien pris le virage de la digitalisation, c’est le constat de l’enquête Smart Retail de Samsung*. La présence d’écrans d’affichage s’est largement démocratisée : 60 % des participants au sondage sont équipés et 15 % projettent de le faire. Les écrans tactiles s’imposent peu à peu dans les allées des magasins, particulièrement au sein des points de vente de plus de 1 000 mètres carrés : 53 % des grandes surfaces de vente et 36 % des petites surfaces disposent d’écrans tactiles ou de bornes interactives. Une nouvelle tendance mérite également d’être soulignée : 36 % des enseignes sondées ont équipé leurs vendeurs de tablettes connectées et 27 % en ont le projet. Cependant, la gestion du contenu et un suivi de la performance sont encore peu maîtrisés. 75 % des sondés proposent des affichages statiques, 23 % ont mis en place des contenus programmés et seulement 18 % proposent des affichages dynamiques. De plus, le suivi n’est pas toujours à la hauteur des investissements engagés : seules 24 % des enseignes ont mis en place des indicateurs de suivi pour évaluer la performance des dispositifs déployés… Et 45 % des répondants ignorent encore quels indicateurs utiliser ! * Ce baromètre a été réalisé en collaboration avec LSA Études entre le 7 et le 23 novembre 2016 auprès de 300 enseignes françaises.

© Daktronics

Piccadilly Circus passe en Led 4K incurvés avec Daktronics

Les célèbres écrans lumineux géants de Piccadilly Circus, à Londres, seront remplacés à l’initiative de Land Securities, la plus grande société britannique de biens immobiliers commerciaux. Un énorme écran incurvé capable d’afficher des contenus en 4K sera installé au printemps 2017. Celuici sera fabriqué par Daktronics, leader des affichages Led. Tim Bleakley, PDG d’Ocean Outdoor — qui exploitera le site pour le compte de Land Securities — explique : « Nous sommes pleinement conscients de la nécessité de préserver le patrimoine de ce lieu mythique, qui doit néanmoins être maintenu au goût du jour pour garder son statut. » Offrant un pitch de 8 mm seulement et recouvrant une surface de 17,56 mètres de hauteur par 44,62 mètres de largeur, le nouvel écran géant recouvrira le même coin d’immeuble que l’actuel. Un zoom sélectif permettra d’afficher une seule grande image ou différentes images en simultané.

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LES NEWS Digital Projection en force sur l’ISE

L’équipe de Digital Projection, qui sera présente sur le stand de l’ISE avec l’ambition de guider et de faciliter le travail des intégrateurs et des utilisateurs dans leurs projets, présentera cinq nouveaux systèmes de projection laser. Les visiteurs du salon à la recherche d’une expérience visuelle immersive seront incontestablement séduits par le projecteur Dual Laser Insight (technologie Solid State). Ce projecteur offre un rendu de 27 000 lumens pour un rapport de contraste natif de 2 000:1, une durée de vie de 20 000 heures d’éclairage sans aucune lampe à remplacer et sans maintenance nécessaire, dans un châssis de 100 kg. Équipé de la technologie ColorMax, pour des images de précision, de haute qualité et de grand format, ainsi que d’une fonction de mise à l’échelle globale et de fusion des bords ou « Edge Blending », le Dual Laser Insight peut être commandé via l’application PC Contrôleur de projection. À noter que ce projecteur, qui peut diffuser des images 3D, peut être synchronisé avec la technologie de lunettes actives. Digital Projection étend aussi sa série HIGHlite avec le nouveau HIGHlite 4K-UHD, un système tri-DLP doté d’une luminosité de 12 500 lumens pour un rapport de contraste de 2 000:1. Le traitement d’image haute définition intégré dans ce modèle ajoute une dimension supplémentaire aux normes 3D de la gamme HIGHlite et la correction géométrique inhérente lui garantit une grande flexibilité. Par ailleurs, le constructeur propose deux nouveaux modèles dans la gamme E-Vision. Le projecteur monoDLP E-Vision Laser 4K-UHD de Digital Projection affiche une luminosité de 7 500 lumens ainsi qu’une résolution 4K. La technologie Dynamic Black permet un taux de contraste de 6 000:1 et jusqu’à 20 000:1 pour le modèle à contraste élevé. Quant au nouveau projecteur E-Vision Laser 10K, il offrira une performance de luminosité impressionnante, avec ses 10 000 lumens pour une résolution 1 920 x 1 200 (WUXGA). Enfin, la gamme M-Vision a été améliorée afin d’y intégrer la dernière technologie en matière d’éclairage laser. Le projecteur M-Vision Laser 15K est un projecteur DLP performant équipé d’une seule puce. Il présente un rendement impressionnant de 15 000 lumens pour un ratio de contraste 10 000:1.

Projecta Extensa Une projection parfaitement plane pour les salles de grande taille Projecta, leader dans la fabrication de toiles de projection dans la région EMEA, lance une toile motorisée destinée aux grandes salles. Une fois déployée, celle-ci reste parfaitement plane grâce à un système de tension par câble qui empêche sa déformation et assure une tension latérale uniforme. Avec ses 6 mètres de base, l’Extensa tire profit des avancées technologique de la toile dite « HD Progressive ». Cette toile évite la perte de pixels et le « bruit » visuel, tout en offrant une surface lisse, sans la moindre variation microscopique. En bref, une toile idéale pour les amateurs de projection HD, 4K /Ultra HD en quête de perfection ! Les toiles Extensa peuvent être installées au mur ou au plafond à l’aide de trois supports de fixation à monter verticalement ou horizontalement. La toile et le carter peuvent être fabriqués sur mesure et la couleur du carter peut être personnalisée afin de s’intégrer parfaitement dans l’environnement. Pour plus d’information sur ce produit, visitez le site www.milestone.com

ViewSonic, 30 ans !

ViewSonic célèbre son trentième anniversaire. « Nous demeurons à l’avant-garde de l’innovation alors que nous célébrons les trois décennies d’existence de notre société », commente Sonia Ouaknine Hadjadj, country manager France de ViewSonic. « Nous envisageons l’avenir avec des solutions conçues pour prendre en compte les complexités technologiques et nous travaillons à faciliter leur accès aux utilisateurs », poursuit-elle. Durant l’ISE 2017, ViewSonic dévoile son premier vidéoprojecteur 4K DLP ; ce modèle détient la plus haute résolution des produits ViewSonic. Le constructeur lance aussi une gamme d’écrans qui intègrent des fonctionnalités wi-fi, ainsi qu’un lecteur multimédia conçu pour un usage simple et rapide. La définition de ces écrans, qui appartiennent à la série CDM, est de 1080p. ViewSonic présente aussi une nouvelle gamme d’écrans interactifs : les ViewBoard (75 et 86 pouces) dotés d’un processeur dual-core puissant ; ils offrent des fonctionnalités tactiles faciles à maîtriser. Dotés de vingt points tactiles, ils peuvent s’ouvrir à une expérience multi-utilisateurs dynamique tout en conservant un usage intuitif.

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Le premier ISE de Sharp sous l’étendard du groupe taïwanais Foxconn

Sharp, qui été racheté il y a six mois par le groupe Foxconn, profite du grand rendez-vous de l’intégration pour dévoiler ses dernières innovations dans toutes ses gammes. Écrans collaboratifs, solutions pour les salles de conférence et les salles de réunion… Parmi ces nouveautés, un mur d’images composé d’écrans 70 pouces, les nouvelles fonctionnalités du fameux Big Pad de Sharp, notamment la technique d’assemblage optique qui propose une meilleure expérience tactile et visuelle. Sharp présente aussi sa toute première gamme d’écrans Sharp, spécifiquement conçue pour les réunions en petit comité.

Barco @ ISE 2017

Durant l’ISE, Barco, devenu l’un acteur majeur en tant que facilitateur du travail collaboratif en entreprise, présentera de nouveaux modèles dans la famille ClickShare. Barco lance aussi weConnect, une solution d’apprentissage collaboratif dédiée au secteur éducatif. Entièrement évolutive et en réseau weConnect est dotée d’une gamme d’outils de connectivité, d’interactivité et d’échange d’informations. Cette solution facilite la mise en place d’un enseignement à distance et permet aux étudiants d’assister aux cours depuis leur domicile. En termes de moyens de projection, l’ISE sera l’occasion de découvrir le nouveau projecteur au phosphore laser F70.


LES NEWS

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LES NEWS BenQ joue la carte du 4K , plug & play et de la mobilité Afin d’offrir des solutions complètes et adaptées à des usages professionnels – corporate, commerciaux ou éducatifs – BenQ propose un nouveau vidéoprojecteur laser UHD 4K (5 000 lumens) en complément de son vidéoprojecteur laser BlueCore LU9715, les deux appareils étant capables de projeter des images à la verticale et à 360 °. BenQ lance également un logiciel intelligent consacré à la gestion de données et de contenus : X- Sign, conçu pour éditer, gérer et afficher tous types de contenus professionnels intègre un système intelligent d’analyse des données. Baptisé Skyrec, ce système a été développé pour mieux comprendre les besoins des clients. Avec l’offre Bare BH281 et BH380, le constructeur propose des écrans au format 32:9 haute luminosité avec fonctionnement 24/7, totalement optimisés pour afficher des contenus numériques dynamiques. Leurs spécificités techniques ont été développées pour les espaces commerciaux, en mode portrait ou paysage. La solution de diffusion Plug-and-Play sans fil InstaShow, déjà bien connue, fait également partie des produits mis en lumière par BenQ, en ce début d’année. Avec cette solution, le constructeur propose un outil d’accompagnement pour des réunions efficaces et interactives, en complément des écrans plats interactifs de la marque, de ses multiples vidéoprojecteurs haute luminosité et de ses outils d’annotation EZWrite 3.0 et NFCPen. En complément, BenQ présente Jamboard, un nouveau tableau 55 pouces numérique tactile 4K ultra-haute définition dédié à la communication et au travail collaboratif en entreprise. Enfin, pour les professionnels de la postproduction, le constructeur dévoile les écrans PV3200PT (résolution 32”W 3 840 x 2 160 UHD) et PV270 (résolution QHD 27”W 2 560 x 1 440) – Ces écrans bénéficient de la technologie IPS, 100 % Rec.709, 96 % DCI-P3 avec 99 % d’espace couleur Adobe RGB. Ils embarquent, en outre, une fonction de calibration pour l’édition de vidéos et de photos.

Eyevis annonce le lancement d’une nouvelle génération de Cubes DLP En février, Eyevis lance une nouvelle génération de cube DLP-Texas Instruments basée sur la technologie TRP (Tilt & Roll Pixel). Ces nouveaux cubes, qui utilisent le potentiel des micro-miroirs des puces DMP, offrent une solution d’affichage 365/24/7pour des images fixes sans aucune limitation (MTBF Led 60 000 heures). Peu gourmands en énergie, ils ont aussi l’avantage de générer peu de chaleur. Ils seront disponibles en 50 ou 60 pouces dans une résolution Full HD (1 920 × 1 080). Le coût d’acquisition de ces cubes « made in Germany » devrait être très raisonnable, annonce Eyevis…

TL Events rejoint Novelty et devient Novelty Grand Ouest Implantée au cœur de la région nantaise, la société TL Events créée et dirigée par Stéphane Vollant est spécialisée en son, lumière et vidéo. Avec comme dénominateurs communs la qualité et le service, TL Events intègre naturellement le groupe Novelty… Fort de son savoir-faire depuis plus de 40 ans, Novelty déploie désormais sur la région Grand Ouest toute l’expertise et le savoir-faire attendus d’un leader de la prestation technique, notamment avec une direction technique intégrée, un pro rental support unique en Europe et une logistique réactive.

Asus : le nouveau Zenfone AR change la donne de la réalité virtuelle / réalité augmentée

Harman se développe sur le marché de la réalité virtuelle. Sur le CES, le constructeur a dévoilé les écouteurs supra-auriculaires JBL OR 300 et les écouteurs intraauriculaires JBL OR 100. Spécialement imaginés pour l’Oculus Rift, ces écouteurs permettent une immersion sonore inédite grâce au son Pure Bass de JBL. Conçus pour isoler l’oreille des bruits extérieurs, ils révèlent un paysage sonore enveloppant et poussent l’expérience de réalité virtuelle à son maximum. Les deux modèles sont compatibles avec le connecteur intégré de l’Oculus Rift et sont spécifiquement adaptés pour garantir une connexion simple et fiable. Le design ultraléger et personnalisable des embouts des écouteurs intra-auriculaires JBL OR 100 permet à l’utilisateur de s’immerger pleinement dans l’expérience de réalité virtuelle sans distraction puisque les écouteurs intra-auriculaires bloquent tous les bruits environnants. Pour ceux qui préfèrent les écouteurs supra-auriculaires, les JBL OR 300, récompensés par le prix innovation du CES, se font légers.. L’utilisation prolongée des écouteurs pendant plusieurs heures reste confortable grâce à l’effet coussin produit par ses mousses enveloppantes. Spécialement imaginés pour l’Oculus Rift, ces écouteurs garantissent également une connexion simple avec cet équipement VR. Le JBL OR 300 et le JBL OR 100 seront disponibles dans la région EMEA au cours de l’été 2017.

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© Asus

Harman propose des écouteurs adaptés à l’expérience VR…

Le Zenphone AR, qui a rejoint officiellement la famille des smartphones Asus lors du CES 2017, profite des avancées technologiques du tout nouveau processeur Qualcomm Snapdragon 821 avec un quadricœur 64 bits 2,4 GHz et 8 Go de RAM, 32 à 256 Go d’espace-disque et un système de refroidissement Vapor Colling. Compatible avec les standards des technologies de réalité virtuelle ou augmentée de Google, Tango (réalité augmentée) et Daydream (réalité virtuelle), il a été développé pour être compatible avec la majorité des applications AR et VR. Fonctionnant sous Android 7 Nougat avec une interface ZenUI 3 sur un écran 5,7 pouces et doté d’une vitre Corning Gorilla Glass 4, il ne fait pas de concessions aux autres fonctionnalités attendues pour un smartphone : son appareil photo profite d’un capteur 23 megapixels avec autofocus et zoom optique 3x, tandis que la caméra faciale utilise un capteur 8 Mpx avec autofocus et double flash Led. Sa connectivité est assurée sur les réseaux 2G/3G H+/4G Cat 12 600 Mbps, wi-fi n (2,4 GHz) et ac (5 GHz), Bluetooth 4.2 et GPS… Dommage qu’Asus n’annonce ni de prix, ni de date de disponibilité en Europe !


LES NEWS

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LES NEWS Au pied du mur

© Sony

© Nathalie Klimberg

De belles rencontres !

« Association de compétences », telle pourrait être la maxime de l’agence lyonnaise, Imagine la Suite, qui est née du rapprochement d’E-magineurs (web & films), À Suivre (publicité), Lieux Publics (street marketing) et Oscar (communication immobilière). L’agence, qui a inauguré ses nouveaux locaux de 700 mètres carrés en décembre dernier, développe et entretient des relations durables avec ses clients. Maîtrisant une large palette de langages et d’outils, elle propose un dispositif global de communication qui va de la poésie d’une lettre enflammée, à la grammaire du langage filmé, en passant par le vocabulaire des réseaux sociaux ou le style direct du street marketing. Ruche de talents opérationnels, Imagine la Suite intègre des studios de prise de vues, des salles de montage pour concevoir, produire et postproduire l’ensemble des projets sans passer par de la sous-traitance. L’agence comprend 50 salariés, dont 35 (40 avec les free-lances) travaillent pour la société E-magineurs. En termes de moyens techniques, l’agence possède trois salles de montage sous Adobe Premiere Pro, une salle de mixage et une salle de montage et création VR. La société, qui s’est engagée sur la voie de la réalité virtuelle, possède déjà de belles réalisations à son actif, dont un film VR pour Firestone, un autre sur la tournée de la chanteuse Selah Sue, ou encore des expériences VR sur les stands de Bridgestone. La société, qui développe pour tous les casques, est équipée, en interne, d’un kit HTC Vive. « Avec la VR, il faut trouver de nouvelles expériences, un nouveau storytelling. Nos clients doivent être éduqués, et pour simplifier la démarche, nous avons décidé d’investir et de créer notre propre studio », indique JeanPierre Pondepeyre, l’un des trois co-gérants/associés fondateurs d’Imagine la Suite. L’agence, qui possède un carnet de clients prestigieux, réalise 80 % de son C.A. hors de la Région Rhône-Alpes… En écrivant de belles histoires, l’agence provoque de belles rencontres !

Destiné au Home Cinéma, le projecteur 4K HDR VPL-VZ1000ES peut aussi trouver sa place dans les salles de réunion ou l’accueil de certaines entreprises. Ce vidéoprojecteur, doté d’une source lumineuse laser, est compatible avec le format HDR (plage dynamique élevée) et d’une résolution 4K native. Installé à seulement quelques centimètres du mur, il projette une image de 2,5 mètres, de diagonale au format 16:9. Et, une fois éteint, le modèle se fond dans le décor. Compact et léger, il mesure 92,5 x 49,4 x 21,9 cm et pèse environ 35 kg, ce qui lui permet de s’adapter à presque tous les lieux. Il est environ 40 % plus petit que le modèle 4K LSPX-W1S à ultra-courte focale et il est proposé à un prix plus abordable. Le VPL-VZ1000ES présente, en outre, un indice CLO de 2 500 lumens et une luminosité 25 % plus élevée que celle du projecteur LSPX-W1S Life Space UX. Associés à la technologie laser Z-Phosphor, les panneaux SXRD de Sony offrent un contraste dynamique élevé, accentuant ainsi les zones lumineuses et les zones sombres des contenus HDR. La source lumineuse laser Z-Phosphor du projecteur VPL-VZ1000ES atteint la luminosité de crête beaucoup plus rapidement que les lampes de projecteurs classiques. La luminosité et la précision des couleurs sont également maintenues plus longtemps, ce qui réduit la fréquence de remplacement des lampes. C’est un modèle idéal pour projeter un grand écran dans un espace restreint ou dans une pièce haute de plafond… Et comme le projecteur est installé devant et non derrière les spectateurs, aucun problème d’ombre ou d’obstruction ne se pose. N’importe quel mur peut être utilisé, pourvu qu’il ne reçoive pas de lumière du jour, ni de spots électriques. Ce projecteur Home Cinéma 4K HDR VPL-VZ1000ES, à ultra-courte focale, sera disponible à partir d’avril 2017 pour un prix annoncé de 25 000 €.

Vidéoprojecteurs JVC 4K/HDR : luminosité, contraste inégalé pour un coût maîtrisé Sur le CES, JVC a dévoilé une nouvelle gamme de projecteurs 4K grand public dont les performances en font un équipement qui peut trouver sa place dans certains environnements professionnels. Offrant une belle luminosité dans sa catégorie et les rapports de contraste natif les plus élevés du marché (160 000:1 pour le DLA-X9500B), ces projecteurs intègrent un nouveau mode faible latence qui réduit les retards d’affichage. Ils intègrent deux entrées HDMI 18 Gbit/s à haut débit conformes à la norme HDCP2.2 pour assurer la connexion avec les toutes dernières sources UHD 4K. Ils sont ainsi en mesure de gérer une résolution optimale de 4 096 x 2 160 en HDR avec un échantillonnage de couleurs 4:4:4/36 bits. La nouvelle gamme de vidéoprojecteur DLA JVC se compose du : • DLA-X9500 (2 000 lumens), prix de vente indicatif : 8 990 € • DLA-X7500 (1 900 lumens), prix de vente indicatif : 6 490 € • DLA-X5500 (1 800 lumens), prix de vente indicatif : 4 490 € La disponibilité de ces projecteurs est annoncée pour fin janvier.

© Nathalie Klimberg

Le Forum Blanc 2017 décloisonne les frontières du transmédia…

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Pour sa 8e édition, le Forum Blanc – qui s’est déroulé au Grand Bornand du 13 au 15 janvier dernier – s’est ouvert au tourisme et à l’éducation. En décloisonnant ce rendez-vous, qui était jusqu’à présent avant tout dévolu aux producteurs et commanditaires ou distributeurs de contenus transmédias documentaires ou fictionnels pour les médias, les organisateurs ont souhaité tenir compte d’une réalité de terrain qui, au final, a permis d’enrichir les échanges et retours d’expériences autour des métiers et usages et de renouveler le réseau des participants. « Nous avons vécu une belle édition du Forum Blanc. Notre volonté de réunir les acteurs de différents secteurs, tous engagés dans la production de contenus par l’image, le jeu, le web, le transmédia, s’est avérée enrichissante. Cette ouverture a offert de nouvelles perspectives à l’ensemble des participants », se réjouit Patrick Eveno, directeur du Citia, l’établissement public qui organise le Forum Blanc et le Marché du film d’animation d’Annecy. Le Forum Blanc 2017 au travers trois chiffres clés : 235 participants - 37 intervenants,
- 21 sessions

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LES NEWS

Á la Pointe de l’Innovation

BenQ, Leader Mondial de l’Ecran Professionnel

Retrouvez-nous sur le stand 5-U24 dans le hall 5 BenQ.eu ISE.BenQ.eu SONOVISION I février - avril 2017 I numéro 6

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LES NEWS Écosystème : l’alliance SDVoE

AptoVision, Aquantia, Christie Digital, Netgear, Sony et ZeeVee ont annoncé la formation de l’alliance SDVoE, qui a pour vocation de généraliser l’adoption de la technologie Ethernet pour transmettre des signaux audiovisuels dans un environnement professionnel et de créer un écosystème centré sur la technologie SDVoE. Toutes les applications de diffusion et de traitement de contenus audiovisuels exigeant une transmission sans latence et sans perte de qualité pourront profiter de la technologie SDVoE. Celle-ci se déploie dans une plate-forme matérielle et logicielle de bout en bout permettant l’extension, la commutation, le traitement et le contrôle de contenus audiovisuels grâce à des chipsets performants, à des API partagées de contrôle et à une grande interopérabilité. L’architecture réseau SDVoE fait appel à des commutateurs Ethernet standard, ce qui permet de réaliser des économies considérables, tout en renforçant la flexibilité et l’évolutivité des infrastructures par rapport aux approches traditionnelles basées sur des extensions de point à point et sur des matrices de commutation audiovisuelles à circuits. Les membres fondateurs de l’alliance SDVoE apportent chacun leur perspective à ce projet qui couvre tout l’écosystème des infrastructures audiovisuelles, des chipsets (AptoVision, Aquantia) aux produits finaux (Christie Digital, Sony et ZeeVee) en passant par les commutateurs et le stockage (Netgear). L’alliance SDVoE est d’ores et déjà représentée dans plus de 35 produits disponibles sur le marché et elle est déjà déployée dans des infrastructures de secteurs divers : hôpitaux, entreprises, divertissement, hôtellerie, points de vente, lieux de culte, gouvernement, armée, industrie et sécurité. « Cela fait des années que l’on entend parler de la convergence entre le monde de l’audiovisuel et celui de l’informatique », explique Justin Kennington, président de l’alliance SDVoE. « L’alliance SDVoE et ses technologies offrent enfin une plate-forme qui concrétise cette convergence. Les plates-formes matérielles Ethernet 10 Gb permettant de transmettre sans latence des contenus vidéo d’une qualité irréprochable ne représentent que le premier pas. En mettant au point une plate-forme logicielle, nous ouvrons la porte au développement de types d’applications jamais encore envisagés ! »

HP, le point sur la nouvelle gamme 2017

HP a dévoilé sa nouvelle gamme de PC et écrans pour les professionnels, dont le nouveau Sprout Pro by HP qui représente la deuxième génération de ce premier tout-en-un immersif. Celui-ci propose un tapis tactile capacitif 20 points de 2,2 mm d’épaisseur et une résolution projetée de presque 1080p. La plate-forme est particulièrement adaptée aux secteurs de l’éducation, de la vente au détail ou de la création/fabrication, car elle permet de réaliser des contenus extrêmement visuels et de faire vivre des expériences interactives en associant monde physique et virtuel. Le Sprout Pro facilite également l’interaction avec Microsoft Windows 10 Pro. Le logiciel, optimisé, offre un accès simplifié aux fonctions clés de Sprout, dont une numérisation 2D plus rapide et, pour la première fois, une numérisation 3D de haute précision. Un stylet actif sensible à la pression pour les annotations et la conception est également inclus. Le Sprout by HP Pro comprend un processeur Intel Core i7, 512 Go de stockage SSHD, une mémoire DD4-2400 de 16 Go et une carte NVIDIA GeForce GTX 960M pour une numérisation 3D plus rapide. Dans la gamme des tout-en-un, le modèle HP ENVY Curved All-in-one 34 a été repensé pour des expériences multimédia encore plus immersives. Il est équipé d’un écran incurvé micro-edge certifié Technicolor Ultra WQHD de 34 pouces, d’une barre de son intégrée avec quatre haut-parleurs Bang & Olufsen. En outre, sa technologie Bluelight a été imaginée pour un meilleur confort visuel.

La technologie Cledis arrive en Europe !

Le « Trop mignon » prototype de robot de bureau Panasonic !

Sur le CES, Panasonic a dévoilé un robot de bureau « compagnon » aux fonctionnalités avancées en communication. Ce robot, qui est actuellement un « proof concept », bénéficie des avancées du constructeur japonais en matière de connectivité, vision et détection, navigation, contrôle de mouvement et batterie d’alimentation. Derrière son design attrayant, ce petit œuf accueille une technologie de traitement du langage basée sur l’intelligence artificielle qui lui permet, a priori, de communiquer de manière claire et amicale. Il accède et utilise des données cloud et, grâce à son projecteur intégré, il peut projeter les images et vidéos sur un mur ou sur le bureau. Mesurant 485 mm de haut et 290 mm de diamètre, il est équipé d’une caméra au capteur CMOS8 M pixel et de cinq capteurs infrarouge, d’un projecteur 50 lumens WVGA et d’une connectivité wi-fi: IEEE 802.11 a/b/g/n (2.4GHz/5GHz) et Bluetooth version 5. A suivre…

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Lancée en juin 2016 par Sony lors d’InfoComm, la technologie Cledis (pour Crystal Light Emitting Diode Integrated Structure, structure intégrée de Crystal Led) est commercialisée ce trimestre en Europe. Offrant une expérience visuelle 8K, associée à contraste élevé (plus de 1 000 000:1) et une luminosité de 1 000 nits, cette technologie ouvre véritablement une nouvelle ère en matière de solutions d’affichage monumental. Le circuit unique de commande de pixels propose un temps de réponse vidéo ultra-rapide avec une cadence de 120 i/s, idéale pour les contenus aux mouvements rapides avec un angle de vue proche de 180 degrés, le tout sans artefact en raison d’une intensité lumineuse homogène. Chaque pixel émet indépendamment de la lumière et se compose d’une micro-Led R, V et B séparée. La surface restante est noire à plus de 99 %. L’écran offre une luminosité de 1 000 cd/m² (1 000 nits), délivrant une profondeur de couleur de 10 bits et un très large espace colorimétrique (~140 % du sRVB). La surface d’affichage finale se compose de plusieurs modules d’affichage (mesurant chacun 403 mm × 453 mm). Ces modules sont entièrement dépourvus de bords et peuvent donc être assemblés pour créer des images immersives sur de très grandes surfaces. Pour créer un écran 8K × 2K mesurant 9,7 m de large sur 2,7 m de haut, on associera, par exemple, 144 modules.


LES NEWS

HELO: streaming, enregistrement et transport Nouvelle génération pour les workflows de streaming H.264 HELO est le nouvel outil autonome d’enregistrement et de streaming H.264 de AJA avec des entrées sorties SDI et HDMI dans un seul appareil. Simultanément, streamez vers un CDN, encodez et enregistrez des fichiers de grande qualité en H.264 sur des cartes mémoires SD, des clés USB ou vers des stockages en réseau. HELO offre une panoplie d’options de workflows avec des entrées sorties en 3G-SDI et HDMI et la puissance de gérer des formats d’enregistrement jusu’en 1080p. Ce petit appareil portable possède des boutons dédiés à l’enregistrement et au streaming pour les situations de direct et une interface utilisateur de type web pour des configurations faciles.

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LES NEWS

2 017 AS D N E G A À VOS RNABLES ONTOU C N I S E L ÉE 2017 ! POUR N N A ’ D BUT DE CE DÉ

7 - 10 FÉVRIER AMSTERDAM - PAYS-BAS

Le salon européen de l’intégration bat tous les records !

Rendez-vous européen sans équivalent pour les fabricants, distributeurs, intégrateurs ou encore fournisseurs de services comme les utilisateurs finaux, le salon Integrated System Europe 2017 battra tous les records…

Point de rencontre pour les marchés porteurs de l’IT

La 12e édition d’IT Partners, l’événement de la distribution professionnelle, se fera la vitrine exhaustive des innovations des marchés IT, télécoms et audiovisuel, en exposant un large éventail de technologies au service de la transformation digitale des entreprises.

Avec 135 nouveaux exposants et plus de 3 000 mètres carrés d’espace supplémentaire d’exposition par rapport à l’édition 2016, ce 14ème grand rendez-vous de l’intégration devrait attirer 65 000 visiteurs qui partiront à la rencontre de 1 100 exposants ! Pour faire face à son expansion, le salon ouvre un nouveau hall : le Hall 9. Et pour clôre l’événement en beauté, Daniel Lamarre, PDG du Cirque du Soleil, viendra partager sa vision de l’entertainment évènementiel dans le cadre d’une keynote..

Dans cette perspective, l’événement, qui s’adresse aux installateurs, revendeurs et prestataires de services en les guidant vers les marchés porteurs proposera des animations et espaces spécifiques dédiés à la robotique de services, à la réalité virtuelle, à la réalité augmentée et bien évidemment aux objets connectés. IT Partners rassemble plus de 160 exposants couvrant un large éventail de solutions et plus de 20 partenaires fédérateurs du marché, des groupements, des syndicats qui accompagnent les revendeurs et intégrateurs dans le développement de leur organisation.

24 - 26 FÉVRIER PARIS - FRANCE

22 - 26 MARS LAVAL - FRANCE

La réalité virtuelle prend ses quartiers au Centquatre

Le marché de la réalité virtuelle devrait atteindre 1 milliard de dollars d’ici la fin de l’année et la France est un acteur très dynamique dans ce secteur, qu’il s’agisse de contenus ou de développements technologiques. Pour comprendre quelles peuvent être tous les territoires d’applications, la première édition du Salon Virtuality Paris présente le meilleur de la VR pour tous les secteurs et sous toutes les formes… Trois jours de partage, de démonstrations, de tests et d’échanges avec un premier jour de salon dédié aux professionnels, puis une ouverture au grand public durant le week-end.

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8 - 9 MARS DISNEYLAND PARIS - FRANCE

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5 000 mètres carrés d’exposition et 170 exposants dans les domaines des nouvelles technologies et usages du virtuel

Depuis 1999, Laval Virtual représente un salon de référence, leader européen, dans les domaines des nouvelles technologies et usages du virtuel dans les secteurs de l’Industrie, Patrimoine, Santé, Formation, Marketing, Culture. Ses axes technologiques s’inscrivent dans une perspective d’innovation : réalité virtuelle, réalité augmentée, impression 3D, objets connectés, motion capture, solutions immersives, projection mapping… Cette année, plus de 15 500 visiteurs sont attendus. Près de 170 exposants, d’une quarantaine de pays différents seront au rendez-vous sur plus de 5 000 mètres carrés d’exposition, confirmant le statut de Laval Virtual : un salon de renommée mondiale.


LES NEWS

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I COMMUNAUTÉ I AFFICHAGE I

Only OOH, les premières rencontres de l’affichage Onze partenaires spécialisés dans l’affichage extérieur (Out Of Home) se sont associés pour organiser à Paris les premières rencontres de l’affichage. Elles ont réuni plus de 150 participants pour une journée d’échanges entre imprimeurs, régies d’affichage, agences de communication, prestataires techniques, afin de réfléchir sur les mutations actuelles de ce support de publicité. Par Pierre-Antoine Taufour Comme toutes les activités de communication, l’affichage extérieur est face à une véritable révolution technologique avec l’arrivée du numérique. Les panneaux avec leurs affiches collées ou déroulantes voient arriver les murs à Led et autres écrans numériques. La journée a démarré par une présentation de la situation sous l’angle économique. Après une baisse significative en 2009, le marché publicitaire en France a retrouvé son niveau antérieur avec un montant d’environ 12 milliards d’euros. Mais la répartition entre les supports a subi d’importants bouleversements : développement d’Internet qui atteint un niveau comparable à la TV, pourtant enrichi des chaînes de la TNT, forte diminution de la presse écrite. Pour l’affichage extérieur, la situation reste stable sur le plan des résultats. Il reste le seul média visible en situation de mobilité. Mais ses promoteurs redoutent l’arrivée des smartphones, de plus en plus consultés à l’extérieur de la maison. Sans parler, dans un futur plus lointain, des voitures autonomes dans lesquelles les passagers ou le conducteur n’auront plus besoin de regarder la route.

Le marché publicitaire en France a retrouvé son niveau antérieur avec un montant d’environ 12 milliards d’euros. LES AFFICHES FACE AUX PANNEAUX NUMÉRIQUES

Face à l’arrivée des dispositifs d’affichage à Led, la profession est traversée par la querelle habituelle des anciens et des modernes. « Une affiche, c’est jamais en panne ! » soutiennent les uns. Le nombre de panneaux d’affichage traditionnel reste beaucoup plus élevé que les écrans à Led, sans doute à cause de l’investissement qu’ils représentent. La proximité des affiches avec les surfaces commerciales permet d’organiser des campagnes plus ciblées couplées avec des promotions. La permanence du message renforce son impact, contrairement à des écrans animés avec des contenus toujours fugaces. Mais lors d’une table ronde, des représentants de collectivités locales ont mis en avant l’intérêt des panneaux numériques, car ils facilitent l’alternance de messages commerciaux et de contenus d’informations pour les usagers. La souplesse de la programmation horaire est un

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Avec leur pitch de plus en plus fin, les panneaux à Led prennent la place des affiches dans les mobiliers urbains. Ici un double panneau de 8 mètres carrés de Daktronics. © Daktronics

atout pour adapter les contenus en fonction du public présent et de ses centres d’intérêt. Des dispositifs de localisation et de dialogue avec les smartphones, encore expérimentaux, laissent augurer une possible complémentarité entre panneaux numériques et terminaux mobiles. Les onze sociétés organisatrices de l’événement ont présenté leurs activités et leurs produits. Parmi celles centrées sur la diffusion numérique et l’affichage à Led, nous en avons retenu quatre. Panocolor conçoit et fabrique du mobilier urbain et des supports d’affichage. La société collabore avec Aplus, spécialiste de l’informatique industrielle, pour élargir son offre au numérique. Divers modèles de panneaux d’information reçoivent des écrans LCD de 42 à 85 pouces. Le catalogue d’Aplus comprend également des écrans tactiles, des bornes interactives, des totems et des terminaux point de vente.

L’IGIROUETTE POUR TROUVER SON CHEMIN

Depuis 35 ans, Charvet Digital Media conçoit, fabrique et installe des dispositifs d’affichage électronique. Elle a installé plus de 2 000 écrans à Led, principalement dans les collectivités, le commerce de détail et auprès

de grands comptes (Auchan, Leclerc, Carrefour…). La société a profité de la journée OOOH pour présenter sa dernière nouveauté, l’iGirouette. Il s’agit d’une flèche lumineuse à Led orientable, dont le contenu et la direction s’adaptent en fonction de la demande du passant à la recherche de son chemin, recherche qu’il transmet via son smartphone. Le groupe Prismaflex est un fabricant de panneaux d’affichage et de mobilier urbain. En 2007, il a créé Prismatronic, une filiale spécialisée dans la conception et la fabrication des panneaux à Led. Afin de répondre au mieux aux demandes des clients, toute la conception est assurée en France. Pour rester compétitif, la fabrication est assurée par Prismachina, une autre filiale située en Chine. La gamme se décline en plusieurs séries : indoor, outdoor, selon l’origine des Led et en fonction des modes de supervision des équipements. Daktronics est un fabricant américain de panneaux d’affichage à Led. Il propose des systèmes pour les magasins, les centres commerciaux et l’affichage urbain. L’entreprise procède à l’étude d’implantation, conçoit et fabrique les panneaux, ainsi que tous les accessoires et supports de fixation. Grâce à ses outils informatiques de supervision, elle en assure le contrôle et la maintenance.


I MOT CLÉ I COMMUNAUTÉ I

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I COMMUNAUTÉ I INTÉGRATION I

IT Partners 2017, un pas de plus vers l’intégration AV Lancée en 2006, IT Partners est un événement qui ne cesse de prendre de la maturité et de s’affirmer sur le marché professionnel. Cette 12e édition, est d’ores et déjà annoncée comme un succès avec le développement de nouveaux marchés. Par Stéphan Faudeux

découvrir le catalogue de certains exposants en réalité augmentée. La société FVS présentera sur la zone « Pause Café » ses solutions audiovisuelles dédiées à la digitalisation de l’entreprise. Les objets connectés seront mis en avant sur le stand Airria avec différents cas d’usage et le stand Hoomano avec des solutions autour de la robotique de services.

INCENTIVE & CONVIVIALITÉ Les intégrateurs de solutions audiovisuelles pourront trouver des nouveautés produits sur un marché en expansion.

IT Partners est un événement 100 % Channel ; les visiteurs sont des revendeurs, intégrateurs et prestataires des solutions IT Telecoms & Audiovisuelles. Les exposants représentent les marques ou les grossistes les plus emblématiques de ces marchés. IT Partners fédère l’ensemble des fournisseurs de solutions orientées nouvelles technologies… une immersion et des rencontres d’affaires entre partenaires, décideurs et intégrateurs.

frastructures, Logiciels et Services, Audiovisuel, Communication mobilité & Réseaux, Gestion du document et Information). Cette année, IT Partners accompagne son développement avec une ouverture à de nouveaux marchés aux usages professionnels comme les objets connectés, les robots de services, les drones et la réalité virtuelle. Ces nouveautés, outre leur présence sur les stands des exposants, seront également mises en avant sur des zones d’animation.

IT Partners, pour sa 12e édition, se déroulera du mercredi 8 au jeudi 9 mars à Disneyland Paris. Le choix du lieu, qui a pu paraître ambitieux, est aujourd’hui reconnu par tous les participants. Disneyland Paris est accessible depuis de nombreux axes routiers et transports. Le visitorat IT Partners venant majoritairement de Province (60 %) peut ainsi facilement accéder au site et éviter les traditionnels embouteillages de la région parisienne.

Lancées en 2016, les solutions métiers ont remporté un large succès et seront mises à l’honneur ; le but est de valoriser l’usage et l’intégration des systèmes au service d’un métier dans des mises en situation. Les solutions métiers sont : Entertainment, Industrie, Santé, Collectivités Locales, Services Publics, Commerce, Hôtellerie Restauration, Transport Logistique, Smartoffice, Smartbuilding Domotique, Éducation. Le secteur audiovisuel, dont les prémices ont été initiées l’année dernière, se renforce en 2017 (en 2016, il y avait une vingtaine d’exposants représentant le marché) des exposants, complétés par des zones d’animation. L’intégration AV est encore un secteur en développement, mais au vu des nouveaux usages autour des images animées, il y a fort à parier qu’il va continuer à progresser.

LES NOUVEAUX MARCHÉS

L’exposition occupe 11 000 mètres carrés de surface, sous tente au sein du Village de Disneyland Paris. Toutes les grandes marques sont présentes, sur cinq marchés clés (In-

Chiffres-clefs de 2016

• 11 000 m2 de présentations de solutions IT, Télécoms & Audiovisuelles

• 12 700 professionnels de la distribution réunis

• 6 032 revendeurs, prestataires de services et intégrateurs IT

• 2 500 visiteurs de province hébergés • 245 exposants représentant plus de 600 marques

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LES ANIMATIONS

IT Partners est un lieu de business ; il n’y a pas de conférences au sens classique, mais des animations qui permettent aux visiteurs de découvrir des nouveautés, de réseauter et s’informer. Parmi les différentes animations, citons l’animation autour de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée par la solution Augment. Il sera possible également de

IT Partners est le lieu idéal pour « valoriser et performer » ses équipes. Les Trophées de la Distribution seront remis lors de la soirée de mercredi à 20 h 30 au Restaurant des Stars dans les Walt Disney Studios. L’occasion de féliciter les marques ayant présenté leur projet « solution en entreprise », les grossistes et le meilleur revendeur de l’année. Le salon ferme ses portes le mercredi à 20 heures et tous les participants pourront investir le parc Walt Disney Studios jusqu’à sa fermeture. IT Partners propose un programme VIP. En 2016, 326 dirigeants et décideurs issus de 218 grandes entreprises de distribution à +5 M€ CA ont participé au programme. Les VIP reçoivent leur badge, ont une chambre, accèdent à l’espace déjeuner, au parking et au Club VIP. IT Partners c’est aussi une plate-forme Biz avec un accès à une base données de plus de 15 000 revendeurs intégrateurs ou distributeurs qualifiés : Mon Réseau IT Partners. Cette plate-forme permet de rencontrer, recruter, fidéliser ses partenaires revendeurs, mais aussi de présenter et vendre ses solutions. Monreseau-IT.fr accueille 410 visites par jour, avec une durée moyenne de 7 minutes par visite. La plate-forme est de plus en plus utilisée par les exposants avec plus de 113 000 correspondances échangées entre les membres depuis son lancement en 2014 et 1 000 contacts pour recruter des partenaires (+ 40 % de correspondances depuis octobre 2015).

8 et 9 mars 2017 à Disneyland Paris www.itpartners.fr Sonovision sera présent, Stand A64 avec notamment chaque jour des conseils et présentation sur les innovations (Réalité Virtuelle, Réalité Augmentée, 4K, …)


I MOT CLÉ I COMMUNAUTÉ I

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I UNIVERS I RENVERSANT I

Attraction renversante au Futuroscope Première européenne, la plate-forme de survol du parc du Futuroscope ouverte fin 2016, L’Extraordinaire Voyage, inaugure de nouvelles générations d’attractions 5D. Par Annik Hémery

À la différence d’un ride, le soaring du Futuroscope joue plus sur des notions de vertige que d’accélération. © Cube Creative

Moins secouante qu’un ride et plus planante, la plate-forme de survol, appelée aussi « soaring », embarque ses voyageurs qui, en douze secondes, se retrouvent les pieds dans le vide. Entre vertige et sensation physique de voler, ils viennent de « décoller » de Poitiers et s’apprêtent à faire, en quatre minutes, un tour du monde qui les conduira des pyramides de Gizeh au parc de Yellowstone en passant par les cimes de l’Himalaya et les rives du Gange. Inspiré du Tour du Monde en 80 jours de Jules Verne, cet envol en 5D, presque entièrement réalisé en images de synthèse (hormis le décollage et l’atterrissage), se démarque, de par sa facture immersive et onirique, des quatre autres soarings existant au monde (Canada, Chine et USA), lesquels proposent des survols plus « touristiques » en prises de vues réelles.

UNE FICTION SIGNÉE CUBE

« Notre tour du monde devait se faire en prises de vues réelles, mais le survol de lieux comme le Taj Mahal s’avérant complexe, l’image

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de synthèse s’est vite imposée », raconte le directeur de création Olivier Héral. « Celle-ci nous permettait en outre de disposer d’un film en 6 K. » Pris en charge par Cube Creative (avec Franck Savorgnan) qui a l’expertise des grands formats (rides pour le Futuroscope Péril sur Akryls et Ecodingo) et signé par Nicolas Deveaux (7 tonnes 2), le film fait glisser, de manière expressive, de décor en décor. Et ce, dès l’ouverture qui n’est autre qu’un plan du pavillon du Futuroscope filmé depuis un drone équipé d’une Red Dragon 6 K (à raison de 48 images par seconde). Pour rester dans cette veine hyperréaliste, Cube a fait le choix d’un pipeline 3D à base de Maya, Houdini (pour les effets FX) et Clarisse, un nouveau moteur de rendu physique développé par Montpellier Isotropix. Destinée à être projetée sur un écran géant (570 mètres carrés), l’image en sortie finale (6 000 par 4 000 pixels) et au ratio non conventionnel de 1,5 a été croppée en 4K avec des players vidéo et remappée sur une mire de déformation optimisée. À noter que, pour mieux régler les effets d’accélération et de plongée (etc.), la

production a recouru, pour la première fois, au casque Oculus et au moteur temps réel Unreal : « La salle était encore en cours de construction quand la production a commencé » (de juin 2015 à décembre 2016, ndlr), explique Bruno le Levier (Cube Creative). « Nous ne pouvions donc pas les tester sur place. Nous avons dû recréer la salle ainsi que le point de vue de chaque spectateur. L’équipe du Parc pouvait ainsi valider en temps réel la sensation et l’impact des images. » Les tests seront également menés au Kinémax du Futuroscope et dans d’autres lieux disposant d’un grand écran ou de projecteurs 4K. Indissociables de l’attraction 5D, les effets spéciaux embarqués sur la plate-forme (vent, bruine, odeurs, fumées...), quant à eux, seront réglés plus tard par une société autrichienne afin qu’un vent frais accompagne le survol de l’Himalaya ou que des odeurs de cumin montent des rives du Gange. Une musique originale, signée par Franck Marchal (Le Comptoir du Son), ainsi que des bruitages parachèvent cette sensation pous-


I RENVERSANT I UNIVERS I

Afin de mettre en condition les « voyageurs » du vol, l’attraction est introduite par trois espaces de préshows très scénarisés. © Cube Creative

sée d’immersion. Ce rendu sonore est restitué au moyen d’une spatialisation peu fréquente en 12.1 (diffusion via des enceintes Alcons), laquelle rend encore plus expressifs les clins d’œil à Jules Verne disséminés par Nicolas Deveaux dans le parcours.

L’effet de survol est amplifié par des effets spéciaux dont le système de diffusion est contenu dans l’auvent se situant audessus des sièges (vent, bruine, odeur...). © Cube Creative

SOARING SUR MESURE

Mis au point par la société canadienne Dynamic Structures, le dispositif du Futuroscope se distingue des autres soarings par sa configuration. Prévue pour la jauge importante de 84 personnes (650 visiteurs par heure), sa plateforme basculante, dotée de sièges mobiles, autorise ainsi un chargement sur un seul niveau : « La sensation d’être catapulté dans l’image est plus intense, remarque Olivier Héral. Le visiteur ne sent pas la différence entre la montée physique et la plongée dans l’image. La continuité est parfaite. » Le dispositif permet en outre d’amener les passagers au plus près de l’écran dont la forme torique légèrement aplatie au milieu assure une vision à 180 °, que le spectateur se trouve à 12 ou 25 mètres. Pour recouvrir cette surface, la projection recourt à cinq vidéoprojecteurs Christie Boxer 4K30 associés à des serveurs vidéo Modulo (installation par Tedelec). Un show control Medialon gère la mise en marche de la plateforme (les mouvements ont été programmés par Dynamic Structures) ainsi que le lancement des médias. « Nous avons conservé la main sur la programmation des effets spéciaux à partir du Medialon afin de les modifier au besoin », précise toutefois le responsable projet, Jean-Pierre Joyaux. Comme toutes les attractions de cette envergure (budget de 4 millions d’euros), le dispositif a fait l’objet d’un prémontage dans les ateliers à Vancouver. Puis, il a été remonté sur place, dans le pavillon du Tapis magique, par les équipes techniques et la société locale Ingéliance, chargée de sa maintenance. Dans les soubassements, l’imposante fosse technique (plus de 20 mètres de profondeur) abrite l’infrastructure du soaring (en fait deux plates-formes jumelles synchronisées) et ses moteurs électriques. Producteur du contenu de l’attraction, le Futuroscope (deuxième parc en France avec 1,9 million de visiteurs), qui mise sur l’attrait de l’immersion grandeur nature et des dispositifs collectifs en réalité virtuelle, entend être un acteur sur le marché émergent du soaring. Le Parc a ouvert dans ce sens, début 2017, le Lab Futuroscope afin de développer et d’expérimenter – éventuellement commercialiser – ces technologies en fonction des besoins.

Pour parachever l’effet d’immersion, vingt points de diffusion sonore sont répartis sur les plateaux de la plate-forme (dont quatre caissons de sub). © Cube Creative

Le soaring a été construit sur mesure par Dynamics Structures de sorte que le visiteur découvre progressivement qu’il a les pieds dans le vide et qu’il se trouve au-dessus de l’image. © Futuroscope

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I UNIVERS I DÉPLOIEMENT I

Projections interactives, un déploiement sous haute surveillance Qu’ils se produisent dans l’espace public ou privé, les vidéomappings interactifs doivent répondre à de nouveaux défis. Par Annik Hémery

Cœur de ville en lumières à Montpellier a accueilli pour la première fois un vidéomapping participatif et interactif. © ID Scènes / Yan Kaïmakis

Ils attirent toujours autant un public qui ne résiste pas à prendre la main dès que l’occasion s’y prête. De nombreux obstacles limitent pourtant le développement des vidéomappings à dimension interactive voire générative : cadre sécuritaire accru (surtout dans l’espace public), réduction des budgets, maîtrise plus complexe du story-telling… Aussi les villes et les marques, qui n’ont pas manqué de s’apercevoir des avantages du média pour leur communication événementielle, font-elles un usage plus maîtrisé de ces vidéoprojections dont l’ampleur et le cadre déterminent toujours le degré d’interactivité.

jouer ! est une initiation unique au vidéomapping dont la dimension interactive s’est construite progressivement : « Au départ, la Ville voulait un projet interactif se limitant à l’éclairage de la façade, explique le concepteur. Pour l’enrichir, nous avons proposé une vidéoprojection à base d’images fixes. Puis, la vidéo est venue s’ajouter à la demande de la Ville, enfin la dimension sonore s’est imposée d’elle-même. » Le dispositif résultant, à base de Modulo Player (Modulo Pi), dont une première exploitation interactive avait eu lieu lors des Fêtes de la lumière à Lyon en 2011, garde dans sa configuration cette approche graduée. Se présentant sous la forme d’une table tactile (écran 32 pouces), l’interface se décompose en effet en trois « pages » : « Pour se familiariser avec le dispositif, le public accède à une première page où il sélectionne des images fixes classées par thèmes (espace, fond sous-marin...) ainsi que des boucles d’animations simples (vol de papillons, etc.). Au moyen d’une roue de couleurs, il varie l’éclairage. Sur la seconde page, nous proposons des mappings de mires réalisées par des enfants d’une école. Sur la dernière page enfin, le public sélectionne une ou plusieurs zones de projection (sept en tout) puis choisit des vidéos préenregistrées (dix-sept vidéos plus un noir) et l’ambiance sonore composée par Alexandre Hersan (électro, rock...), la roue de couleurs restant accessible. Le dispositif permet donc la création de plus de six millions de tableaux ! » Pour inciter le public à faire l’expérience pendant deux minutes (durée de l’expérience), la cabine utilisateur a fait l’objet d’une mise en scène lumineuse qui réagit avec la roue de couleurs de l’interface. La cabine de projection, quant à elle, évoquant une colonne Morris, abrite le vidéoprojecteur Christie 20 000 lumens posé sur la tranche, son serveur vidéo Modulo Player monoflux ainsi qu’une borne Wi-Fi pour l’interface sur

A TOI DE JOUER !, UN MAPPING PARTICIPATIF EN ESPACE PUBLIC

Les Fêtes de lumière de fin d’année recourent souvent aux projections architecturales afin de revisiter leur patrimoine. Plus volontariste que Lyon qui, dans le cadre de sa célèbre Fête des lumières, ne lui accorde qu’un seul site (sur une quarantaine)*, Montpellier a réservé, lors de Cœur de ville en lumières (150 000 spectateurs), l’un de ses plus beaux édifices, la cathédrale Saint-Pierre, pour une vidéoprojection participative et interactive «globale » (Voir article page 28). Tel un VJ, le public a pu manipuler en temps réel l’image, la lumière et le son. Pour son initiateur Yan Kaïmakis (avec la société ID Scènes), A toi de

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Développée pour la table tactile, l’interface utilisateur de Modulo Player permet de configurer l’interactivité image, son et lumière. © ID Scènes / Yan Kaimakis

iPad. Plus d’une vingtaine de projecteurs led FullKolor StarWay pilotés en DMX Art-net ont été installés sur le parvis. L’installation, qui a vu passer pas moins de 300 VJ plus ou moins confirmés, est appelée à évoluer : l’application Modulo Panel permettant l’écriture d’un mode « expert » avec plus de vidéos et d’ambiances sonores. Plusieurs tables tactiles pourront être également déployées afin d’augmenter le nombre de participants et scénariser l’interactivité (en réservant une table par média par exemple). Avec, toujours en ligne de mire, l’idée que le public, quel que soit son âge, devienne vraiment créateur de son œuvre.

LES MARQUES EN QUÊTE D’INTERACTIVITÉ

Parce qu’elle a misé très tôt sur le potentiel de ces vidéoprojections, l’agence Superbien (Paris) est devenue un acteur incontournable de l’interactivité. Depuis plusieurs années déjà, elle s’est illustrée dans cette communication spécifique qui rend le public acteur de son message (publicité Contrex, Société Générale…) : « En devenant actif, le spectateur contrôle le message de la marque, explique Alexandre Mestrot. Il faut donc prévoir un script avec tous les cas de figure et faire beaucoup de « crash tests » pour martyriser l’application. » Avec la création du label Superturfu début 2016, Superbien s’est doté de moyens techniques et opérationnels (dont une Black Box toute équipée) pour coupler les technologies numériques (immersion, temps réel, mapping augmenté, réalité virtuelle) avec le son, la lumière et la vidéo. C’est ainsi qu’ils ont conçu courant 2016 une grande fresque interactive pour EDF lors du salon Viva Technology (agence Auditoire). Sur plus de 16 mètres, une dizaine de zones interactives de projection attendaient d’être sollicitées par les visiteurs. +++

Toutes les zones de sélection peuvent être activées à la fois et associées à une vidéo. © ID Scènes / Yan Kaimakis


I DÉPLOIEMENT I UNIVERS I

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I UNIVERS I DÉPLOIEMENT I

Pour la campagne So Actif#Faire le Premier Pas de la Société Générale, les mouvements du public, captés par une Kinect, appellent des vidéos de danseurs reproduisant le même mouvement. Celles-ci font l’objet d’un mapping sur la façade du musée Fabre à Montpellier. © Sweet Punk / Superbien pour Société Générale

Le projet Google Première Pièce mêle vidéoprojection, détection de mouvements et réalité virtuelle. Moyens audiovisuels et captation par ETC Audiovisuel. © We Are Social / Superbien pour Google France

Presque tous les types d’interfaces se trouvaient réunis : de la simple aiguille à tourner à la détection du corps ou de la main via une caméra Kinect, des capteurs capacitifs ou de proximité. Chaque mode opératoire déclenchait alors un vidéomapping « augmenté » en accord avec la fresque dessinée qui informait, de manière ludique, sur les innovations en énergie d’EDF. Chaque projet interactif impose une fiction et une mise en scène originales. Pour l’événement Adidas, qui a accompagné l’Euro 2016 (agence Ubi Bene), des jeunes joueurs de foot ont ainsi déclenché, par leur action sur le

terrain, les réactions de supporters réunis dans un « stade » entièrement refait en vidéo. Si les premiers sont « vrais », les supporters sont virtuels. Filmés sur fond vert, ils ont été dupliqués en postproduction puis projetés sur quatre grandes toiles de projection. Lesquelles ont reconstitué une arène plus vraie que nature. Pour Google Première pièce (agence We Are Social), le projet interactif le plus complet de Superturfu, l’expérience a lieu dans une pièce d’un hôtel particulier parisien. Similaire à une chasse au trésor, l’événement relayé en amont sur les réseaux sociaux invitait le

Pour Adidas, Superturfu a reconstitué un stade virtuel qui réagit en temps réel aux actions des joueurs. Vidéoprojection et diffusion par ETC Audiovisuel

Le mur digital d’EDF permet à une quinzaine de personnes d’interagir sur la fresque au moyen d’un large panel d’interfaces. © Auditoire/Superbien

© Ubi Béné / Superbien pour Adidas

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La vitrine interactive Audi City Paris permet de déclencher des saynètes 3D mettant en scène les nouveautés d’Audi dans un univers hivernal et festif. © Double 2 / Superbien pour Audi City Paris

public à rechercher, en un temps imparti de 45 minutes, un code informatique nécessaire pour déclencher, dans un autre lieu, une performance artistique. La recherche des indices faisait appel à la réalité virtuelle, développement d’interfaces, la détection de mouvements (etc.). Des vidéomappings sur le sol et les murs modifiaient à chaque fois l’ambiance de la pièce. Quand le projet s’installe dans l’espace urbain, le story-telling se montre un peu moins fictionnel. Pour la vitrine interactive Audi City Paris (agence Double 2), c’est l’effet « calendrier de l’Avent » qui est convoqué. Chaque fois qu’un passant s’approche d’elle, un message s’affiche lui proposant d’enlever le givre. La main détectée par un laser (placé dans une arche encadrant la vitrine) déclenche alors l’affichage d’une ou plusieurs saynètes 3D rétroprojetées. Pour tous ces mappings interactifs, qui jouent sur l’effet de « surprise », Superturfu travaille avec VVVV, un langage de programmation nodale qui sert à générer des images, contrôler les capteurs et les moteurs, agir sur le son et la lumière via des passerelles en DMX. « Nous faisons aussi appel aux technologies des prestataires que nous intégrons : OnlyView de chez ETC… » L’agence a été amenée à développer une nouvelle forme de prestation technique : « Nous travaillons souvent avec du matériel qui n’existe pas en location et que nous détournons comme des lasers industriels ou des capteurs du commerce (LeapMotion ou Kinect…). Pour mieux garantir la qualité de notre prestation, nous préférons nous-mêmes les interfacer avec les équipements des prestataires audiovisuels. Il y a autant de créativité dans la manière d’agencer les technologies que dans le traitement visuel du message », affirme Alexandre le Guillou (Superbien). Lequel est intarissable sur les possibilités « quasi illimitées » de cette interactivité à grande échelle au service des marques.

* Face de Thomas Voillaume et Florian Girardot (production Association Fées d’hiver).


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I UNIVERS I HISTOIRE I

Panasonic entre dans l’histoire Avec sa gamme de projecteurs laser et ses écrans display, le géant japonais poursuit son intégration dans les scénographies des musées modernes. Visites de deux lieux emblématiques danois largement équipés de produits de la marque. Par Fabrice Marinoni

La muséographie est entrée dans l’ère numérique depuis plusieurs années déjà. Bien évidemment, le phénomène n’a fait que s’accentuer avec l’apparition des toutes dernières technologies de projection, de la réalité augmentée ou encore de la vidéo à 360 °. Panasonic s’est engouffré dans la brèche de la scénographie, qu’elle soit interactive ou immersive, avec notamment ses outils de projection de dernière génération laser ou encore ses écrans dynamiques. À l’occasion d’un voyage de presse international le fabriquant nous a présenté, sur site, deux études de cas contemporaines.

MOESGAARD MUSEUM, UN GRAND SAUT DANS LE TEMPS

Créé en 2014, et bénéficiant d’une architecture somptueuse, à l’image du savoir faire danois en la matière, le MOMU est un musée exclusivement dédié à la préhistoire et à l’antiquité du pays. Implanté dans la région d’Aarhus, l’établissement abrite des collections remarquables en tous genres (outils, armes, objets divers, squelettes…). L’ensemble de ces pièces est magnifiquement mis en valeur et décrypté dans de très soignées scénographies. Éclairages, conditionnements des espaces principaux et des volumes des corridors, effets sonores et utilisations de la vidéo-projection ou encore de jeux interactifs, tout a été judicieusement pensé. « Le nouveau bâtiment correspond à la vision à laquelle nous travaillons depuis plusieurs années : avoir un musée où nous pouvons créer ces expositions qui, nous l’espérons, offriront une expérience unique à trois générations », déclare Jan Skamby Madsen, Directeur du musée Moesgaard. Pour cela, toutes les énergies locales ont été mises à contribution. « Nous disposons en interne de nos propres équipes d’archéologues, mais aussi de scénographes et de décorateurs », explique Pauline Asingh, conservatrice et directrice des nouvelles expositions. « Nous souhaitons créer des espaces dans lesquels l’immersion, l’interactivité et la mise en perspectives des objets sont au cœur du dispositif », poursuit-elle. De la projection laser à tous les étages En se déplaçant dans les environnements scénographiques et en écoutant un récit audio, le visiteur est invité à suivre, par exemple, les traces des Vikings. Les allées sont étroites et pourvues d’effets lumineux parfaitement mesurés. « À travers le bâtiment et les expositions, notre ambition était de raconter à l’homme des histoires sur l’homme et de créer des expositions culturelles et historiques dans lesquelles les visiteurs s’immergent en utilisant leurs sens plutôt qu’en utilisant leur esprit », ajoute Pauline Asingh. Pour cela, ses équipes ont fait appel aux ingénieurs de Panasonic. Johan Ahrenfeldt, responsable des technolo-

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Les grands espaces d’exposition bénéficient de la forte luminosité des vidéo-projecteurs de la gamme Laser. © Fabrice Marinoni

L’architecture très moderne du Moesgaard Museum, est à l’image de ses salles d’expositions qui utilisent les dernières technologies en matière de scénographie. © Fabrice Marinoni

gies d’exposition, déclare : « Nous voulions intégrer la conception audiovisuelle dans le processus global de création et concevoir des expositions ambitieuses. C’est pourquoi nous nous appuyons sur le type de partenariat que nous avons avec Panasonic. » Au total, ce sont une trentaine d’écrans display, de tous formats, et environ soixantedix vidéo-projecteurs Panasonic répartis sur l’ensemble du musée. Durant notre visite des coulisses techniques du MOMU, l’accent a été mis sur les performances des PT PT-RZ670. Chacun de ces projecteurs produit une luminosité de 6 500 lumens et, à l’instar des autres outils destinés aux grands espaces de la marque, le PT-RZ670 bénéficie d’un boîtier ultra-compact conférant un grand nombre de fonctionnalités avancées comme un mode portrait, une projection multi-écrans, ou encore une connexion Digital Link. Le système

de refroidissement liquide et la structure sans filtre sont conçus afin d’obtenir une résistance extrême à la poussière. Le bloc optique est, quant à lui, également étanche. Le tout a été aussi pensé afin de réduire au maximum le bruit en fonctionnement et les besoins d’entretien. « Pour nous, la redondance est essentielle. Le musée rencontre un véritable succès populaire, et la première année nous avons eu bien plus de visiteurs que prévu. En année 1, les expositions ont attiré plus d’un demi-million de visiteurs. Le fait de savoir que chaque projecteur peut fonctionner 20 000 heures sans entretien spécifique nous offre une tranquillité d’esprit », intervient Johan Ahrenfeldt. Les différents systèmes d’installations permettent de monter les projecteurs aussi bien à l’horizontale qu’à la verticale en fonction des besoins et des configurations de scénographies. Ils sont équipés d’un système de


I HISTOIRE I UNIVERS I

Disposé à la verticale, un vidéo-projecteur Panasonic projette une image sur une installation en relief. © Panasonic

Dans la ville d’Horsens, le musée de la prison Fængslet redonne vie à l’établissement en projetant, notamment, des ombres en mouvement. Les projecteurs Solid Shine ont été retenus pour leur bonne luminosité et le niveau de contraste élevé qu’ils procurent. © Fabrice Marinoni

support multi-écrans qui assemble très précisément les différents écrans grâce à des fonctionnalités de fusion des bords, de nuançage des couleurs et d’agrandissement numérique de l’image. Le PT-RZ670 est compatible avec le logiciel Multi Monitoring et Control Software de Panasonic. Il en est de même avec le logiciel Early Warning. De plus, la connexion Digital Link transmet les signaux vidéo et les commandes jusqu’à 100 mètres de distance, cela par l’intermédiaire d’un câble unique. Les projections et les éclairages sont synchronisés afin de créer des scènes diurnes et nocturnes impressionnantes de réalisme. « L’objectif ET-DLE030, à très courte focale, a été un élément clef dans la mise en place de certaines installations. Il nous a permis de respecter nos ambitions concernant l’expérience proposée aux visiteurs, tout en tenant compte de l’architecture du lieu. Il nous offre la possibilité d’être flexibles et d’innover avec ce type de musée », conclut Johan Ahrenfeldt.

Elle génère donc une luminosité à 100 %, quelle que soit l’image projetée. À l’inverse, les diodes laser sont des sources lumineuses variables. Elles ne fonctionnent au maximum de leur capacité que lorsque cela est nécessaire ; ainsi, elles consomment moins d’énergie et ont une durée de vie plus longue. Bon nombre de projecteurs sont cachés à l’intérieur des placards et placés à la verticale au-dessus des portes, grâce au capteur optique de la source de lumière laser. Les projecteurs laser peuvent être installés à 360 ° pour une installation optimale, quel que soit l’angle d’inclinaison. Par ailleurs, ils n’émettent quasiment aucune chaleur, ce qui offre une large palette d’applications.

PROJECTEUR PT-RW330EJ, LA GRANDE ÉVASION

À une heure de distance environ du MOMU, c’est dans un tout autre univers que nous conduisait le voyage de presse Panasonic. Dans la ville d’Horsens, le musée de la prison Fængslet redonne en effet vie à un ancien établissement pénitentiaire fermé en 2006. L’utilisation des technologies audiovisuelles ont cette fois été exploitées afin de donner l’illusion de bâtiments et de cellules encore en activité.

Au total, ce sont quelque 56 projecteurs Panasonic qui se trouvent au centre de cette expérience multi-sensorielle. Ces outils permettent notamment de créer des ombres de prisonniers en déplacement dans les couloirs. La plupart des projecteurs sont de type laser Solid Shine. Au total, 45 projecteurs PT-RW330EJ ont été placés un peu partout au cœur de la prison. Les projecteurs Solid Shine ont été retenu pour leur bonne luminosité et le niveau de contraste élevé qu’ils procurent. À cela s’ajoute également leur faible niveau d’entretien. Selon le fabriquant, ils peuvent fonctionner jusqu’à sept ans sans aucun remplacement de la source lumineuse ou du filtre. Une lampe de projecteur classique fonctionne au maximum de sa capacité en permanence.

Liste des équipements Panasonic dans les différentes salles du MOMU Projecteurs

20 × PT-RZ470 1 × PT-RW430 10 × PT-DZ680 4 × PT-DZ870 2 × PT-RZ670 1 × PT-DX100

Objectifs

4 × ET-DLE030 8 × ET-DLE080 3 × ET-DLE085 1 × ET-DLE150 1 × ET-DLE250

Écrans

3 × TH-42FLE7ER 17 × TH-55LF6W 1 × TH-65LFE7E 2 × TH70LF50E 1 × TH-80LFC70E

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I UNIVERS I INTERACTIVITÉ I

Montpellier : ID Scènes invente l’interactivité absolue À Montpellier, ID Scènes a inauguré début décembre son concept de mapping totalement interactif. Musique, ambiance lumineuse, vidéo : tout est décidé en temps réel par l’utilisateur final, au moyen d’un écran tactile. L’intérêt : proposer une expérience nouvelle, ludique et très immersive. Par Gwenaël Cadoret

Pendant deux minutes, les participants ont pu prendre totalement en main le mapping de la cathédrale Saint-Pierre : une expérience « inoubliable ».  © Gwenaël Cadoret

Contrôler la musique, l’éclairage, les vidéos… Avec À toi de jouer, le mapping devient totalement interactif. Ce nouveau concept a été dévoilé début décembre à Montpellier par la société ID Scènes. Lors de la manifestation Cœur de Ville en Lumières, des centaines de participants ont pu jouer aux « apprentis mappeurs », sur la façade de la cathédrale Saint-Pierre. Un vieux rêve pour Yan Kaimakis, actionnaire d’ID Scènes, qui avait imaginé le projet pendant les JO de Vancouver, en 2010. L’événement montpelliérain a été l’occasion de concrétiser son idée : « Pour l’un des sites, l’appel d’offres demandait une dimension interactive. Nous avons voulu aller plus loin que tout ce qui avait été vu jusque là ».

ÉVOLUTION DE MODULO PLAYER

Les Montpelliérains ont donc sollicité la société Modulo Pi, pour faire évoluer leur serveur Modulo Player. « On voulait pouvoir jouer avec les masques de sélection », détaille Yan Kaimakis. « La complexité, c’était de permettre à l’utilisateur d’appliquer n’importe quelle vidéo sur n’importe quel masque, avec n’importe quelle musique. Cet outil devait être simple, et surtout réutilisable ». Une solution « possible avec le Modulo Player, qui s’étoffe au fil du temps et des demandes des clients », selon Yannick Kohn, gérant de Modulo Pi. Les créatifs d’ID Scènes ont ensuite conçu un control panel tactile simplifié, dans l’esprit d’une « appli smartphone ». Et imaginé quatre musiques d’ambiance, et 18 vidéos « basées sur la texture et la matière plutôt que le figuratif, pour faciliter les superpositions ». Au niveau technique, le poste de contrôle propose un grand écran tactile de 32 pouces relié à un ordinateur, connecté au Modulo Player. La diffusion sur la cathédrale est assurée par un vidéoprojecteur Christie de 20 000 lumens. Sur l’écran, une roue de couleur permet aussi d’agir sur l’éclairage : les informations sont diffusées en Artnet, transformées en signal DMX, et envoyées à six projecteurs Led Wall Washer. Enfin quatre boutons ajoutent des options d’effets en mode fugitif : stroboscope,

Projeter des images d’enfants

Le Control Panel tactile, très simplifié, permet de jongler instinctivement entre les masques, couleurs et musiques. © Gwenaël Cadoret

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flashs… Et pour augmenter l’immersion, des casques audio sont reliés au système de diffusion sonore. Le tout tient dans une tour sécurisée, nécessitant seulement « un jour de montage et un calage la nuit précédente ». Et si on ne change pas la préparation classique (photorepérage, création des mires...), tout demande plus de temps, selon Yan Kaimakis. « Il faut proposer les zones de sélection les plus fines possible. Plus il y en aura, plus on offrira au public une grande diversité dans les choix de création. »

DES APPLICATIONS SANS LIMITES

Pour ce premier essai, l’utilisateur avait les commandes pendant deux minutes. « C’est un temps suffisant pour en profiter, et cela permet une bonne rotation. Il reste nécessaire qu’une personne soit présente en permanence, pour assurer un peu de médiation. » Et les retours sont très positifs : les organisateurs (mairie et chambre de commerce) se réjouissent d’avoir pu « impliquer le public dans le spectacle », les participants témoignent d’une « expérience unique et fascinante ». En revanche, au milieu des huit spectacles de mapping classique, les passants ont parfois été déçus du spectacle, ne comprenant pas tous l’aspect interactif. Pour Yan Kaimakis, cela prouve qu’il est indispensable de bien informer les spectateurs. Pour les prochaines expériences, la signalétique sera renforcée, et un écran vidéo montrant la personne aux commandes pourrait être ajouté. Car ID Scènes compte proposer largement son innovation (projetatoidejouer.com). « Elle se prêtera bien à un geste inaugural. Lors d’un événement d’entreprise, les salariés pourraient s’amuser à colorier la mire de leur nouveau bâtiment, avant de la projeter. » L’entreprise imagine aussi des perspectives dans l’automobile : lancements interactifs de voitures, espaces de customisation en concessions… De son côté, Modulo Pi proposera cette nouvelle option à tous ses clients. Yan Kaimakis attend de découvrir « ce que les autres imagineront avec cet outil. On espère avoir posé la première pierre d’un nouveau type de spectacle ! ».

Pour aller au bout de l’interactivité, ID Scènes a proposé à une école primaire de participer à l’aventure. « On a donné des mires aux enfants, en ayant adapté les formes du bâtiment. Ils n’avaient plus qu’à les colorier. » Une quinzaine de dessins ont été transformés en images fixes, intégrées dans les choix possibles du panel interactif. « Le résultat est super intéressant : il apporte une dimension naïve et décalée. Cela plaît beaucoup au public. »


I INTERACTIVITÉ I UNIVERS I

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I UNIVERS I PREMIUM I

Inauguration d’un premier écran premium chez CGR CGR a ouvert sa première salle ICE (Immersive cinema experience) le 14 décembre dans son multiplexe de Blagnac (agglomération de Toulouse). Pour Jocelyn Bouyssy, le directeur général de CGR, c’est un défi comparable à celui que le groupe s’est lancé en 2007 quand il a décidé d’être le premier circuit d’Europe à passer au numérique. Explications. Par Olivier Hillaire

La salle ICE de Blagnac.

DÉFIS

Comment a mûri le projet ICE ? « Un circuit comme CGR doit faire évoluer son offre régulièrement et le moment était venu pour un nouveau changement d’envergure huit ans après le passage au numérique ». Jocelyn Bouyssy explique que l’idée d’une salle haut de gamme faisait déjà son chemin depuis un moment au sein de la direction du groupe qui a analysé l’évolution des offres premium, notamment aux USA. Et « après l’introduction réussie de la projection 4K et de Dolby Atmos dans plusieurs de nos salles, il nous paraissait logique de proposer à nos spectateurs une offre fondée sur les technologies les plus récentes et les plus performantes » (laser RGB, son immersif). Mais le cinéma haut de gamme marque aussi une rupture pour CGR. Comme Jocelyn Bouyssy le souligne, « lancer une offre premium dans un circuit qui garde une image plutôt populaire ne tombe pas sous le sens». Sébastien Bruel, directeur technique du groupe, rappelle que « CGR a longtemps été opposé à tout ce qui pouvait contredire cette image », notamment la vente de places numérotées qui est une composante de l’offre premium de CGR : « Quand nous avons repris le multiplexe de Lanester à UGC, qui proposait cette formule, nous l’avons abandonnée car nous ne la jugions pas compatible avec nos pratiques ». Monter en gamme est un premier défi pour CGR. Jocelyn Bouyssy en ajoute deux autres : « ICE est une offre qu’il est impossible de valider avant de l’avoir mise en œuvre : quel type d’étude nous aurait permis de vérifier le bien fondé d’un concept qui consiste à faire payer plus cher pour une prestation cinématographique haut de gamme, alors que nous sommes

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déjà censés proposer un service irréprochable à nos spectateurs ? » Dernier défi qui découle en partie du précédent : « On ne travaille pas sur un projet comme ICE avec un tableau de comptabilité analytique à la main. Quand il faut réduire drastiquement le nombre de fauteuils dans une salle, tout en y réalisant des investissements sans commune mesure avec ceux qu’on consent habituellement, on ne se focalise pas sur les aspects financiers » (pour situer le niveau de l’investissement, le coût de l’équipement de projection laser de la salle ICE est, d’après son fournisseur, Christie, de l’ordre de 250 000 €).

UN PRÉ-LANCEMENT RÉUSSI DONT CGR EST LOIN DE SE CONTENTER Durant les jours qui ont précédé l’inauguration, le CGR de Blagnac a enregistré 1 200 pré-réservations pour la salle ICE. Mais Jocelyn Bouyssy ne s’appesantit pas sur ce résultat : « C’est le résultat d’une importante campagne de promotion dans l’agglomération et ce n’est pas pour n’importe quel film [« Star Wars Rogue One, premier film programmé dans la salle ICE]. Sans oublier que les fêtes de fin d’année offrent un contexte favorable ». « Tout va se passer maintenant, poursuit Jocelyn Bouyssy, nous allons écouter les spectateurs et nous déciderons de l’avenir d’ICE après avoir analysé leurs réactions ». Les Mega CGR de La Rochelle et de Clermont Ferrand sont les deux prochains multiplexes du groupe censés accueillir une salle premium.

CONCILIER HAUT DE GAMME ET ACCESSIBILITÉ

Le tarif plein de la salle ICE est de 15 €, soit une augmentation de plus d’un tiers par rapport au tarif plein habituel (11€). Une hausse non négligeable (les exploitants américains

de salles premium pratiquent des majorations de cet ordre), mais CGR s’est attaché à ne pas pénaliser ses spectateurs. Alors que les offres premium sont proposées aux USA dans les plus grandes salles, CGR a choisi un écran de taille intermédiaire (13 m de base) pour installer le concept ICE. « Il était exclu de léser les spectateurs de Blagnac qui préfèrent voir les films sur notre plus grand écran, même si c’est une cible de notre concept premium ». Pour éviter que le haut de gamme crée une ségrégation, CGR a mis en place un deuxième garde fou : les films projetés dans la salle ICE seront systématiquement proposés en même temps sur un autre écran du multiplexe de Blagnac.

UN CONFORT AU SERVICE DU SPECTACLE

C’est avant tout l’espace entre les fauteuils qui surprend dans la salle ICE : pouvoir allonger les jambes autant qu’on le souhaite est un plaisir inhabituel dans une salle de cinéma, mais une vraie nécessité quand on dispose d’une assise inclinable. CGR l’a bien compris en sacrifiant le tiers de la capacité de la salle (200 fauteuils contre 300 précédemment). Le degré d’inclinaison des fauteuils que CGR a conçus avec Kleslo n’est cependant pas aussi prononcé qu’on pourrait s’y attendre : un angle raisonnable qui maintient clairement plus en position assise qu’allongée. Jocelyn Bouyssy justifie ce mélange de confort spacieux et de sobriété : « Le spectacle doit rester sur l’écran. La conception de la salle a été entièrement orientée vers cet objectif : les spectateurs doivent pouvoir profiter le mieux possible de leur projection ».


I PREMIUM I UNIVERS I

La signalétique de la salle dans le hall du multiplexe.

En haut : Livraison du projecteur laser Christie En bas : Belle performance, une salle fermée moins d’un mois pour les travaux.

Les éclairages Lightvibes de Philips.

LES TECHNOLOGIES DE PROJECTION ET DE SON

Le spectacle est non seulement sur l’écran, mais aussi dans les quelque 40 hauts parleurs accrochés aux murs et au plafond de la salle pour restituer le son Dolby Atmos. La salle ICE de Blagnac est le quinzième écran CGR doté de cette technologie (il y a désormais 75 écrans Atmos en France et plus de 2 000 dans le monde). L’écran ICE est le premier d’Europe à être équipé du projecteur laser Christie Solaria CP42LH. Il développe près de 60 000 lumens comme les précédents modèles laser RGB de Christie, mais intègre une nouvelle architecture de projection destinée à atténuer les effets de chatoiement (speckle) inhérents aux lasers de forte puissance. Utiliser un projecteur aussi performant et aussi puissant sur un écran de taille intermédiaire présente un intérêt indéniable en terme de qualité d’image : la projection en relief de Star Wars Rogue One est réalisée

avec un niveau de luminosité exceptionnel de 10 foot lambert. Autant dire que la 3D projetée dans la salle ICE n’est pas celle qu’on a l’habitude de voir. Encore faut il préciser que la puissance lumineuse a été volontairement limitée à 10 fL. Elle aurait pu sans difficulté atteindre les 14 fL (la norme imposée pour les projections en 2D). La salle ICE de Blagnac est la première en France à recevoir le nouveau label d’excellence de la CST, comme l’a annoncé son responsable technique du secteur diffusion, Pierre Edouard Barratange, arrivé la veille de l’inauguration pour effectuer les tests de conformité.

de certains contenus alternatifs, comme les concerts. C’est une autre façon de renforcer la sensation d’immersion des spectateurs, pendant les projections hors films. Il va maintenant falloir attendre que CGR statue sur l’avenir d’ICE pour savoir si ce concept, qu’on peut d’ores et déjà qualifier de réussite, en est totalement une. Les décisions que va prendre CGR auront des répercussions importantes sur l’avenir du cinéma haut de gamme en France : elles influenceront obligatoirement les choix des autres exploitants tentés par le premium.

Le concept ICE intègre une autre innovation inédite en France : un dispositif d’éclairage des murs latéraux conçu par Philips, dont les couleurs et les formes peuvent être harmonisées avec celles des images projetées sur le grand écran. Ce système, baptisé Lightvibes, est destiné à accompagner les premières parties de séances (publicités...) et les projections

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I UNIVERS I SANCTUAIRES I

Les sanctuaires de Lourdes s’offrent une sonorisation signée APG APG compte une nouvelle installation de prestige dans une église située dans un des endroits les plus importants pour les chrétiens du monde entier : le sanctuaire de NotreDame de Lourdes. Par Harry Winston

Avec plus de six millions de visiteurs chaque année, Lourdes offre la deuxième plus grande capacité hôtelière de France après Paris alors que la ville recense 15 000 habitants. Ce sont des dizaines de services qui se déroulent chaque jour à travers 22 sites de culte distincts, la plupart étant enregistrés et diffusés en direct, certains en direct sur le site Internet. Construite en 1988, l’église Sainte-Bernadette est la plus grande de France. C’est également le lieu le plus récent parmi les trois sites principaux des sanctuaires de Lourdes. Elle peut accueillir 5 000 fidèles, 350 chaises roulantes et organiser jusqu’à huit offices dans une seule journée. C’est notamment dans cette église que se déroulent les réunions de la conférence des Évêques de France.

DES CONDITIONS CLIMATIQUES ET DE FONCTIONNEMENT EXTRÊMES C’est en prenant en compte les remarques de ces derniers que l’équipe historique d’ingénieurs audiovisuels de Lourdes – constituée de Gilbert Noël, Denis Argentière et Daniel Pinout – a décidé de remettre à niveau de la sonorisation du lieu. Depuis 25 ans, APG était déjà présent pour la diffusion sonore des chemins de pèlerinage du site sacré. « Dans cet environnement montagneux, les variations de température sont extrêmes, des journées brûlantes d’été aux nuits glaciales d’hiver », commente Daniel Pinout, technicien audiovisuel pour les sanctuaires de Lourdes. « Il est assez incroyable de voir que les enceintes APG, dont certaines sont installées depuis 1991, ont résisté à toutes ces intempéries. Depuis 25 ans, nous avons peut-être remplacé une petite dizaine de haut-parleurs seulement sur plus de 80 enceintes réparties sur tout le site. » La robustesse et les performances de l’équipement APG d’origine sont telles que, selon Daniel Pinout, le représentant d’une marque concurrente, qui a visité le site, avait déclaré avec humour qu’il était « urgent de ne rien faire » sur le son en extérieur. Cette fiabilité a bien sûr contribué à intégrer le fabricant français parmi les solutions potentielles lorsque l’équipe AV de Lourdes a reçu le feu vert pour le projet de renouvellement de l’église Sainte-Bernadette. « Nous avions établi un cahier des charges basé sur les performances requises, et avons cherché quels intégrateurs locaux pouvaient remplir les critères pour la réalisation de cette nouvelle installation », rappelle Daniel Pinout. « Il faut comprendre qu’ici les équipements fonctionnent sept jours sur sept ; Lourdes ne

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Rénovation des installations sonores au sein de l’église Saint Bernadette. Un lieu avec de nombreuses contraintes techniques et acoustiques.

peut pas se permettre de temps d’arrêt, il était donc très important pour nous de consulter et de se reposer sur un intégrateur local afin d’obtenir la meilleure réactivité possible en cas de besoin. » Lourdes avait délégué la mission de maîtrise d’ouvrage à Bruno Le Vacon au bureau d’études BLEV Organisation qu’il a créé et qu’il dirige. Pour le projet de Sainte-Bernadette, une étude acoustique complète avait été commandée au bureau d’études Gamba Acoustique qui avait ensuite décrit les différents principes et solutions de sonorisation possibles pour ce lieu complexe. Parmi les intégrateurs mis en concurrence – par le biais d’une consultation restreinte – deux d’entre eux ont été présélectionnés et c’est finalement le projet d’ACE Event, basé à Biarritz, qui a remporté le marché. Dirigé par Stéphane Darrort, ACE Event est spécialisé dans la prestation et l’intégration audiovisuelle sur une large palette de savoir-faire en vidéo, éclairage, sonorisation, informatique, etc. La société a bâti sa réputation dans le sud-ouest de la France, travaillant pour de nombreuses institutions locales, ainsi que pour des marques internationales.

UN DÉFI ACOUSTIQUE

De par son infrastructure en béton et l’acoustique résultante, mais également sa

« les mots clés du système sonore qui allait être retenu étaient flexibilité et polyvalence. » Bruno Le Vacon modularité – le lieu bénéficie en effet de plusieurs configurations possibles – l’église Sainte-Bernadette représentait un véritable défi acoustique et nécessitait un système électroacoustique exceptionnel spécifique, selon Bruno Le Vacon. « Cette église est unique en raison de son design modulaire et de la variété des accueils : Lourdes est un lieu de pèlerinage où des événements très variés sont organisés, certains très pieux et d’autres plus festifs. Il aurait donc été tout simplement impossible d’obtenir l’étendue des performances requises avec un système audio standard. » « L’Église peut accueillir des orchestres de rock chrétiens, des chœurs, des messes traditionnelles ou encore des concerts de chant gospel, et ce parfois dans une même journée, de sorte que les mots clés du système sonore qui allait être retenu étaient flexibilité et polyvalence. » explique Bruno Le Vacon. « L’architecture de l’Église est aussi atypique : il s’agit d’un vaste espace scénique ; nous cherchions donc un système d’enceintes suffisamment puissant pour reproduire un message musical, offrant +++


I SANCTUAIRES I UNIVERS I

VOD

INTÉGRATION AUDIOVISUELLE

IPTV

STREAMING

FORMATIONS

INFORMATIQUE AUDIOVISUELLE

4K, UHD,HDR

H264, HEVC, MPEG-DASH

TECHNIQUES DE L’AUDIOVISUEL

PROJECTION NUMÉRIQUE

HOSPITALITY

1001

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I UNIVERS I SANCTUAIRES I

Rénovation des installations sonores au sein de l’église Saint Bernadette. Un lieu avec de nombreuses contraintes techniques et acoustiques.

Le sanctuaire de Lourdes accueille 6 millions de visiteurs chaque année.

L’Église peut accueillir des orchestres de rock chrétiens, des choeurs, des messes traditionnelles ou encore des concerts de chant gospel, et ce parfois dans une même journée, de sorte que les mots clés du système sonore qui allait être retenu étaient flexibilité et polyvalence.

une couverture homogène ainsi qu’un niveau d’intelligibilité irréprochable, quel que soit l’endroit où l’on se trouve dans l’église. » Pour ajouter à la complexité du projet, l’église se transforme en de nombreuses configurations en fonction de son utilisation : elle peut être utilisée dans son intégralité ou divisée en deux pour occuper deux zones simultanément, chaque zone pouvant être également réduite en fonction de l’affluence grâce à des rideaux lourds situés au fond du lieu de culte. « Nous avons donc préconisé un système qui serait non seulement modulaire, mais également évolutif selon les exigences des événements organisés », précise Bruno Le Vacon. Enfin, parce qu’il fonctionne quotidiennement de 7 heures du matin à 23 heures le soir, les enceintes et les matériels se devaient d’être extrêmement fiables.

LA SOLUTION TECHNIQUE

Le système préconisé et installé par ACE Event comprend trente enceintes APG Uniline UL210D, configurées en dix clusters répartis au plafond de manière adaptée entre les deux sections de l’église. Tout le système est connecté via un réseau Dante depuis la console de mixage numérique, un simple

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bouton assurant une gestion automatique des configurations et des zones. À cette occasion, une nouvelle régie a été construite en plein cœur du sanctuaire, tandis que l’ancienne qui domine l’autel accueille toujours les trois processeurs numériques APG DMS48 contrôlant l’installation, ainsi que quatre amplificateurs Powersoft Ottocanali 12K4. En tant que consultant indépendant, Bruno Le Vacon n’est pas attaché à une marque en particulier. Il était en revanche heureux de voir APG figurer parmi les marques sélectionnées : « J’ai fait l’expérience du système APG Uniline pour la première fois lors d’un concert en extérieur, et j’avais été impressionné à l’époque par la qualité sonore et ce concept modulaire », commente-t-il. « APG peut s’appuyer sur une grande expérience acoustique. Il y a tellement de systèmes de line array sur le marché, qu’arriver à se démarquer est une véritable performance. Il est rafraîchissant de constater que des fabricants comme APG peuvent innover et tirer leur épingle du jeu face aux grandes marques traditionnelles. » Bruno Le Vacon estime que la supériorité du système APG réside dans sa conception acous-

tique, qui se traduit par une bande de fréquence linéaire et cohérente. « Ce système est très précis : il délivre un son clair et on garde une bonne présence, même quand un prêtre n’est pas habitué à parler dans un micro. » Considérant le défi de la sonorisation du lieu, ACE Event a engagé le bureau d’études Grandmougin Conseils, spécialisé en acoustique et électroacoustique afin de pouvoir s’engager sur les résultats de la solution vis-à-vis des sanctuaires de Lourdes. M. Grandmougin explique en quoi le système APG permet d’atteindre les niveaux d’intelligibilité obtenus : « La caractéristique déterminante du système Uniline porte sur la maîtrise parfaite de directivité horizontale des enceintes line array. Ceci reste vrai, même aux fréquences bas-medium en dehors de la plage d’utilisation du guide d’onde. Nous avons constaté cet avantage aussi bien dans le processus de simulation que lors des mesures sur site. Ce point capital dans le résultat obtenu repose sur la technologie de charge pavillonnaire des haut-parleurs bas-médium qui est une spécificité que l’on voit rarement dans les systèmes line array. » ACE Event a grandement contribué au succès de ce projet, selon Bruno Le Vacon, qui explique que l’intégrateur avait présenté une proposition différente des autres : « Le fait qu’un fabricant comme APG ait travaillé en étroite collaboration avec l’intégrateur a indéniablement été un facteur décisionnel ; cela a démontré qu’APG était véritablement à l’écoute des attentes des utilisateurs finaux et des consultants. » Il ajoute : « APG se différencie sur ce point dans le sens où ils se sont réellement impliqués dans le projet ; ils n’ont pas simplement participé à la recommandation et au processus de planification : ils se sont rendus sur place pour comprendre les défis acoustiques et faire les repérages nécessaires. Quand un fabricant prend le temps de se déplacer sur le lieu d’un projet, il montre vraiment son engagement. » Daniel Pinout témoigne : « Nous bénéficions désormais d’une excellente intelligibilité et la couverture sonore est très homogène. Il y avait d’autres propositions avec un nombre beaucoup plus important de points de diffusion : étant donné qu’ACE Event a réussi à obtenir un tel résultat avec une quantité aussi restreinte de haut-parleurs, le système APG a clairement dépassé nos attentes. » Il conclut : « Toutes les conditions préalables ont été respectées et atteintes. Le client est parfaitement satisfait et nous recueillons des réactions très positives des exploitants sur le site. En fait, nous n’avons pas reçu une seule critique ou commentaire négatif. »


I MOT CLÉ I UNIVERS I

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I DOSSIER I ÉCRANS LCD, UNE GAMME POUR CHAQUE USAGE I

ÉCRANS LCD LG explore des nouveaux modes d’affichage avec des écrans courbes © PA Taufour

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I ÉCRANS LCD, UNE GAMME POUR CHAQUE USAGE I DOSSIER I

Le format UHD occupe la partie haut de gamme des offres, mais avec une pénétration plus lente que sur le marché des téléviseurs grand public.

Écrans LCD, une gamme pour chaque usage Les écrans LCD ont envahi tous les domaines de la communication numérique. Les fabricants déclinent leurs offres dans de nombreuses gammes afin de répondre aux besoins des clients et apporter des réponses spécifiques à chaque utilisation : affichage dynamique, formation, travail collaboratif ou murs d’images. L’offre devient gigantesque et rend l’acheteur fort perplexe face à la longueur des fiches descriptives. Par Pierre-Antoine Taufour Lors de l’acquisition d’un écran LCD, le premier critère évident de choix est la taille de la dalle. Encore exprimée en pouces, elle donne immédiatement une idée des dimensions de l’écran et surtout de la zone de confort visuel. Elle sera choisie avant tout selon son emplacement et surtout la distance à laquelle se trouve le spectateur. Les critères de choix ne sont pas identiques entre un écran suspendu en plafond pour de l’information dans un hall de gare ou un aéroport et une borne interactive utilisée individuellement. Pour les écrans de diffusion collective, la diagonale mesure au moins 32 pouces et monte jusqu’à des valeurs de 85 ou 98 pouces. Dans la suite de cet article, nous laissons de côté les téléviseurs grand public, inadaptés à un usage « corporate » et les moniteurs vidéo broadcast qui sont munis systématiquement d’entrées vidéo SDI et de réglages spécifiques à la production. Comme pour les téléviseurs, l’un des choix abordés immédiatement après est celui de la définition de l’image : HD ou UHD ? Dans le domaine des écrans LCD professionnels de diffusion, le format UHD occupe une partie des catalogues, le haut de gamme, mais avec une pénétration plus lente que sur le marché des téléviseurs grand public. Deux raisons à cette évolution plus lente : d’une part le surcoût des écrans souvent acquis dans des quantités importantes pour les projets les plus ambitieux, et d’autre part la distance de vision des images. Dans de nombreuses situations, l’implantation de l’écran et la position des observateurs conduisent à une distance d’observation pour laquelle l’UHD n’apporte aucun avantage. Seuls les marchés comme la mode ou la décoration souhaitent une qualité d’image irréprochable et avec des publics cheminant à des distances de vision réduites, comme dans des magasins ou des galeries marchandes.

LES PREMIERS CRITÈRES DE CHOIX

Tous les écrans fonctionnent en mode paysage, l’affichage classique de la télévision. De nombreux modèles destinés aux marchés « corporate » affichent également les images en mode portrait. Celui-ci est mieux adapté à la présentation d’informations en liste et aussi des cadrages habituels de la mode. Il tend aussi à se généraliser avec les prises de vues de type smartphone. Cette fonctionnalité est à choisir selon les applications envisagées. Autre critère important lors du choix d’un écran, la technologie de la dalle. Plusieurs technologies sont en concurrence. Les

premiers écrans LCD étaient tous basés sur la technologie Film TN dont les résultats étaient corrects, mais avec un angle de vision limité. Les technologies plus récentes comme l’IPS, le MVA, le PVA et leurs déclinaisons, l’améliorent sur plusieurs points : temps de réponse, profondeur des noirs, densité des couleurs et surtout angle de couverture. Un même fabricant utilise parfois des technologies différentes selon le niveau de performances de l’écran dans sa gamme. Un autre paramètre qui intervient sur la qualité du rendu images (et aussi la fiabilité) est le mode de rétro-éclairage. Il y a quelques années, la totalité de l’offre était basée sur une source de rétroéclairage de type fluo à cathode froide, ou CCFL en anglais. Elle est systématiquement remplacée soit par des Led latérales (Edge Led) dans le cœur de l’offre ou encore des Led plein écran (Full Led) qui offrent une meilleure uniformité de la lumière pour le haut de gamme. Avec cette dernière technologie, il devient possible de moduler le niveau lumineux en fonction du contenu de l’image de manière à obtenir une meilleure fidélité des couleurs et des noirs plus profonds. Enfin le dernier paramètre à examiner lors du choix d’un écran est la puissance lumineuse exprimée en candelas/m2 ou en nits. Un téléviseur classique ou un moniteur informatique se situe entre 250 et 400 cd/m2. Les modèles standards des écrans LCD de diffusion offrent un niveau lumineux équivalent. Mais pour de nombreuses applications d’affichage dans des lieux publics ou à l’extérieur, ce niveau est insuffisant et doit atteindre jusqu’à 2 000 cd/m2. Une telle puissance ne rend pas

ces écrans compatibles HDR pour autant. Tous les constructeurs ont donc segmenté une partie de la gamme en fonction de ce critère de puissance lumineuse. Avant de démarrer ce panorama des gammes, quelques mots sur le référencement des produits. À première vue les références des écrans sont indiquées sous une combinaison de chiffres et de lettres difficile à mémoriser. Derrière ce mystère, il y a quand même une logique. Dans chaque référence, la diagonale de l’écran est indiquée sous forme de chiffres. Ceux-ci sont complétés souvent par des lettres pour indiquer la gamme du produit (standard, outdoor, murs d’écran…) associées souvent à des options définies par un jeu de lettres. La logique est propre à chaque constructeur, mais certains ont la bienveillance d’en expliquer la logique dans leur catalogue général.

DES MODÈLES D’ENTRÉE DE GAMME

Les offres de tous les constructeurs démarrent par une série de produits, dits standards, ou entrée de gamme, et parfois dénommés « économique ». Ces produits offrent une luminosité de 300 à 400 cd/m2, des entrées HDMI, DVI et VGA, un port USB pour lecture locale de contenus. Et ce sera tout. Pas d’interface réseau, ni de fonctions logicielles intégrées, ni de supervision à distance. Il s’agit d’un modèle basique pour répondre à des besoins simples d’affichage sur un point de diffusion et avec l’objectif de proposer un prix serré. Pour assurer une simple fonction d’affichage, certains clients pourraient être tentés de choisir un téléviseur grand public. Les récepteurs TV sont conçus pour un usage grand public, avec une durée journalière de fonctionnement de 6 à 8 heures alors que les écrans LCD du marché « corporate » offrent une meilleure fiabilité, basée sur une utilisation quotidienne de 10 à 16 heures. D’ailleurs cette information est souvent précisée dans les fiches descriptives. Sans parler des aspects réglementaires liés au paiement de la redevance. Il existe aussi une gamme dénommée « hospitality » destinée +++ SONOVISION I février - avril 2017 I numéro 6

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I DOSSIER I ÉCRANS LCD, UNE GAMME POUR CHAQUE USAGE I

Les moniteurs pour murs d’écran constituent une catégorie à part, car leur encadrement doit être le plus fin possible. Ce cadre (ou bezel) tend à se réduire jusqu’à moins de 2 mm pour les modèles les plus récents.

(ou outdoor) avec une puissance poussée à 2 000 cd/m2. Toutes ces variations peuvent se décliner ensuite selon leur usage quotidien, soit 16 heures/jour pour le commerce, soit en mode 24/7 pour l’affichage dans les transports (horaires des aéroports ou des gares, signalétique des lieux publics). Pour ce type de clients, une panne devient vite problématique. Les versions « outdoor » sont durcies pour encaisser les écarts de température et mieux protégées contre l’humidité et la poussière. Plusieurs constructeurs proposent des versions d’écrans directement assemblées dans un coffre de protection, lui-même équipé de sa propre ventilation et régulation en température, pour compenser le froid, mais aussi l’échauffement dû au soleil direct sur la dalle. Pour les modèles en vitrine ou en extérieur, un dispositif de régulation de la luminosité basé sur l’éclairement extérieur permet d’en corriger le niveau afin d’éviter l’éblouissement en soirée. Pour les aéroports et les gares, des écrans à la fiabilité renforcée pour un fonctionnement 24/7 et un retour des alarmes sont indispensables, comme ici sur des modèles NEC. © NEC Displays

La largeur du cadre des écrans destinés au mur d’images doit être le plus fine possible. Elle diminue d’année en année. © PA Taufour

à équiper les chambres des lieux de séjour (hôtels, cliniques, résidences…). Selon les cas, ils sont plus proches du téléviseur car équipés d’un tuner HF, mais enrichis de fonctions de supervision et d’une fonction de copie des réglages par clé USB. Selon les fabricants, cette offre est rattachée soit à la division TV, soit au « corporate ».

PLUSIEURS GAMMES POUR L’AFFICHAGE DYNAMIQUE

Pour l’affichage dynamique les fabricants proposent des modèles équipés de fonctions

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de communication. Ils communiquent soit par un accès réseau ou un port RS-232, pour les versions les moins récentes, et sont dotés de fonctions de communication (pilotage, renvoi d’alertes, transferts de contenus, processeurs avec système d’exploitation) pour assurer le téléchargement des contenus, leur affichage et la supervision à distance. Ces gammes sont organisées en fonction de leur usage et de leur implantation : usage à l’intérieur de locaux (ou indoor), en vitrines avec un niveau de luminosité augmentée en général à 750 cd/m2, en usage en extérieur

POUR LES MURS D’IMAGES

Les moniteurs pour murs d’écran constituent une catégorie à part, car leur encadrement doit être le plus fin possible pour réduire la zone sans image au niveau de leur jonction. Ce cadre (ou bezel) est en moyenne de 3,5 mm et tend à se réduire jusqu’à moins de 2 mm pour les modèles les plus récents. Ils sont munis de circuits internes de traitement pour répartir les pixels de la source d’image sur 2 x 2 ou 3 x 3 écrans sans nécessiter la mise en place d’un processeur externe. Dans ce but, chaque moniteur dispose de connecteurs supplémentaires de chaînage (HDMI, DVI ou DisplayPort) à relier en cascade. Un choix dans les menus sert à afficher la source dans la bonne répartition. Parfois un câble de télécommande est à placer en parallèle le long de ce chaînage pour piloter l’ensemble des écrans depuis une seule télécommande IR. Récemment, quelques constructeurs ont mis en place le même mode de distribution via un réseau LAN en RJ-45. Les versions les plus sophistiquées des processeurs internes tiennent compte de l’épaisseur du cadre pour corriger la taille de l’image affichée de manière à obtenir des droites diagonales en parfaite continuité. Pour ce type d’écrans, il faut veiller à la parfaite rigidité du châssis pour que le mode de fixation ne vienne pas gauchir la surface de la dalle, même imperceptiblement. Pour les écrans exploités de manière individuelle, ce défaut a peu d’importance, mais dans le cas des murs d’images, les réflexions parasites sur la dalle éteinte créent des défauts assez visibles. Pour faciliter le calibrage de l’ensemble des dalles, des fabricants ont prévu des outils de gestion depuis un PC avec une sonde colorimétrique ou même un boîtier photo numérique. +++


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I DOSSIER I ÉCRANS LCD, UNE GAMME POUR CHAQUE USAGE I

Tous les écrans tactiles récents sont dotés de la technologie multi-touch (entre 5 et 12 points de détection simultanés).

Pour les salles de réunion, le choix sera déterminé selon les habitudes de travail, soit un écran standard avec microordinateur sur table ou bien un modèle tactile interactif. © Panasonic

LES ÉCRANS TACTILES

Les dispositifs interactifs sont devenus incontournables dans la communication numérique. Plusieurs technologies de détection coexistent. Soit par détection infrarouge, soit grâce à une fine couche transparente collée sur la dalle LCD qui détecte la position du doigt par effet capacitif, ou résistif. Tous les écrans tactiles récents sont dotés de la technologie multi-touch (entre 5 et 12 points de détection simultanés). Outre le choix de la technologie, le paramètre important est donc le nombre de points de détection pour élargir le nombre de gestes de commande. Lorsque le chiffre dépasse 5 ou 6 points, la technologie tactile permet alors de travailler à deux sur le même grand écran. Deux catégories de taille sont intéressantes dans ce domaine. Soit les modèles à 30/32 pouces pour constituer des bornes interactives publiques, soit au-delà de 50 pouces pour l’installation dans une salle de réunion avec l’usage d’outils de travail collaboratif. Les écrans disposent en interne d’un SOC (System On a Chip) offrant en base les ressources d’un micro-ordinateur, plus ou moins puissant selon les versions. Tous les constructeurs associent à leurs écrans tactiles des applications (tableau blanc, navigation internet) et un driver pour accéder à l’OS de l’ordinateur associé à l’écran. Celles-ci assurent les fonctions basiques pour utiliser l’écran dès son installation murale. Mais très vite se posera la question de leur association avec les outils informatiques et le système d’information utilisé dans l’entreprise.

COMMUNIQUER AVEC L’EXTÉRIEUR

Comme les téléviseurs récents, les écrans LCD « corporate » sont équipés d’une interface réseau et d’un processeur avec un véritable OS permettant de l’enrichir avec des applications internes : média player, navigateur web, com-

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munication avec des serveurs, interface de commande. Comme dans le grand public, les constructeurs font des choix divergents au niveau de l’OS : Android TV chez Sony et Philips et Web OS pour LG. Par contre la majorité des produits sont compatibles avec les contenus HTML5. Selon les usages, on s’appuie sur ces fonctions internes pour établir la communication vers l’extérieur (transfert de contenus, supervision, fonctions interactives), ou bien utiliser une unité externe de lecture comme pour les systèmes d’affichage dynamique devant diffuser des contenus lourds avec un multifenêtrage complexe (voir le dossier sur l’affichage dynamique dans Sonovision n° 5). Si on choisit d’utiliser les fonctions internes, les constructeurs mettent à disposition les API de développement, et les principaux proposent également des outils de gestion et de diffusion de contenu. Côté interface de

Sur les écrans NEC, le slot OPS donne plus de liberté pour le choix de la connectique ou pour les caractéristiques du média player (puissance de calcul, choix de l’OS,…). © NEC Displays

télécommande, on peut s’étonner encore de la présence d’un port série RS-232, déjà fort ancien. Si on choisit de mettre en place un player externe, il sera plus simple de piloter le téléviseur via ce port série, plutôt que de dédoubler un accès réseau. Pour étendre plus facilement la gamme de processeurs et le type d’OS, plusieurs fabricants (NEC, LG, Panasonic…) ont ouvert leurs produits grâce à un slot d’extension, mais attention, seulement sur quelques modèles. Selon les versions, il s’agira soit d’élargir les modes de raccordement au HD-SDI et au HDBaseT principalement, soit d’y installer un véritable micro-ordinateur tournant sous Windows ou Linux. Ces slots sont soit propriétaires comme chez Panasonic (attention, avec plusieurs types), soit compatibles OPS (Open Pluggable Specifications) comme chez NEC et LG.


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I SERVICES I PIXELS I

Rouchon Paris, agitateur de pixels Sous l’impulsion de son président, Sebastien Rouchon, le studio Rouchon Paris développe une approche atypique de la photographie, reposant sur des racines familiales ancrées depuis plusieurs générations dans l’univers de la photo, mais avec une furieuse envie de bouleverser les codes. Ce mélange entre photographie, modernisme, pixels, mouvement est le « mojo » de Rouchon Paris qui vient de démarrer l’année 2017 avec un nouvel outil magique, un paquebot de luxe amarré au cœur des anciens magasins généraux de Paris, à la Plaine-Saint-Denis. Par Stéphan Faudeux

La famille Rouchon est sur le créneau depuis de nombreuses années ; grand-père, père, oncle, tous ont baigné dans le bain argentique et la nouvelle génération, en la personne de Sébastien, a décidé d’agiter les pixels. « J’ai passé mon enfance dans les studios photos, puis stagiaire ou assistant, j’ai vécu une adolescence entre les mannequins, les flashes et la peinture pour repeindre les cyclos et me faire de l’argent de poche pour partir en vacances. Toutefois, à un moment, j’ai bifurqué et je me suis intéressé à l’image animée. Durant mes études, j’ai dirigé la télévision locale de Paris Dauphine. J’ai monté ma première entreprise avec comme offre de services le développement web et la production institutionnelle », nous confie Sebastien Rouchon. Ce dernier, qui a donc les pieds dans la photographie et la tête dans la vidéo, est rattrapé par l’ADN familial. En 2007, Sebastien Rouchon reprend les rênes de la société et met de côté l’audiovisuel. Il s’agit d’un moment charnière, car quelques années plus tard la crise financière impacte les budgets et la photo poursuit sa mue de l’argentique vers le numérique. « La crise financière, le numérique ont changé les méthodes de travail. Les budgets ont diminué, le volume de production s’est contracté. Nous faisions 50 % de notre chiffre d’affaires avec la presse ; nous sommes descendus à 20 %. Mon rôle de chef d’entreprise est d’avoir une vision, d’imaginer comment nos métiers évoluent et comment nos activités vont se développer. À cette époque, je voyais l’arrivée des smartphones, des tablettes. Il m’apparaissait logique que ces nouveaux écrans allaient avoir besoin de nouveaux contenus. »

UN PETIT PAS VERS L’IMAGE ANIMÉE

La société Rouchon est présente sur le secteur du luxe, de la mode. Sebastien Rouchon a vu le potentiel que la vidéo pouvait avoir sur ce marché. La société change de nom en 2013 et s’appellera désormais Rouchon Paris. La société investit dans des appareils photo numériques DSLR, des moyens de postproduction et même dans des caméras : une Red Epic et un caméscope FS7 Sony. « Le but est de cultiver des compétences, des savoir-faire sur des domaines de rareté où la société peut exprimer ses différences, sa créativité. La question est de savoir comment donner du mouvement à une photo sans la dénaturer. » Le studio Rouchon Paris, pour mettre en scène cette idée, a créé Hardi, un magazine Ovni conçu pour iPad qui utilise les technolo-

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Le plus grand plateau, qui se trouve au rez de chaussée, avec des accès livraison, et à proximité du stock lumière. Ce studio unique à Paris fait 360 m2 utile avec une hauteur sous plafond de 7 m, un accueil cosy, des loges…

gies de l’iPad comme le tactile, l’interactivité, les détecteurs de mouvements pour animer les images. Hardi est né de la vision de son fondateur et du talent de ses équipes. Les contenus de Hardi se veulent être un aperçu des images de la presse et de la publicité de demain. Hardi est un laboratoire pour expérimenter de nouvelles formes de contenus et mettre en avant le savoir-faire et la créativité des équipes de Rouchon Paris. « En partant du postulat : pourquoi une photo ne devrait-elle faire qu’une seule image ? Hardi est né. L’idée était de produire les contenus les plus complexes, la vidéo interactive animée et de pouvoir décliner la version photographique. Jusqu’à présent, le marché n’est pas mature et la production de magazines enrichis pour iPad ne décolle pas. Ce fut pour nous un vrai labo et nous avons beaucoup appris sur ce projet en termes de production audiovisuelle classique. » Sebastien Rouchon a un peu bouleversé l’ordre établi et poussé les photographes à pratiquer l’image animée et à tourner en vidéo. « Il y a une demande de nos clients de faire de la vidéo, autant que ce soit nous qui réalisions ces images plutôt que de sous-traiter. Il faut convaincre les acteurs du monde de la photographie que nous sommes différents. Nous travaillons principalement sur la pub print, pour la mode et le luxe, qui impliquent des méthodes différentes de celles de la pub TV. En photo, nous avons des équipes polyvalentes,

réduites, mais qui s’entraident. Depuis deux ans, nous avons une explosion de la demande en vidéo d’où notre déménagement. »

NOUVEAU LIEU, NOUVEAUX PROJETS

Rouchon Paris vient tout juste d’emménager sur le site des anciens magasins généraux de la Plaine-Saint-Denis. Au total plus de 3 000 mètres carrés de superficie pour accueillir collaborateurs et clients dans un cadre exceptionnel. Cette installation correspond pour Rouchon Paris à sa volonté de rester leader sur son marché. « La concurrence internationale est telle, poursuit Sébastien Rouchon, que pour préserver notre place et nos métiers, il devenait impératif d’offrir à nos clients l’environnement idéal de travail : plus grand, plus rationnel, avec des activités hybrides de photo, vidéo et création digitale. » Ce nouvel espace comprend sept plateaux, dont trois avec double hauteur sous plafond (7 mètres) et trois en lumière du jour, dont un avec une grande verrière, chacun pourvu de cabines et de salons. Le Big One avec ses 360 mètres carrés, ses 170 mètres carrés de cyclo et ses 7 mètres sous plafond permet de faire entrer des véhicules et devient le plus grand cyclo disponible de Paris. Ont également été aménagés un grand atelier pour les livraisons et la fabrication de décors, deux salles de montage et un studio d’enregistrement son. Facile d’accès, cette nouvelle implantation est


I PIXELS I SERVICES I

Rouchon Paris, c’est aussi un restaurant et une terrasse qui pourra servir jusqu’à deux cent personnes par service.

L’un des sept plateaux du nouvel espace. Ici un plateau lumière du jour qui se trouve à l’étage.

Sébastien Rouchon, président de Rouchon Paris.

adaptée aux livraisons et au déchargement du matériel. Le déménagement a aussi été l’occasion de renouveler le parc de matériels photo et vidéo. Le site Icade renforce sa dimension audiovisuelle avec l’arrivée de Rouchon Paris qui prend place dans l’ancien studio 103, entièrement modernisé et réaménagé. Le studio 103, ancien siège d’Endemol France, connu entre autres pour le tournage de Loft Story ou plus récemment de Groland, a été réaménagé par l’architecte Jeanne Dumont. Son parti-pris architectural a consisté à respecter le bâtiment, optimiser l’existant et privilégier des matériaux éco-responsables pour l’isolation thermique, l’éclairage et les cloisons. Ainsi, les choix se sont-ils portés sur une installation de murs OSB (panneaux de bois recyclé), une isolation périphérique de tout le bâtiment et d’une partie des combles, un ponçage et polissage du sol en béton existant sans ajout de matière, des matériaux bruts non peints et, pour un gain d’énergie, la réfection de toutes les menuiseries extérieures, un chauffage et une climatisation par pompes à chaleur, et enfin un éclairage à base de Led. Tout le chantier, démarré en avril, a été placé sous le signe de la responsabilité environnementale. Les professionnels de l’image trouveront un espace détente à l’accueil, un coffee shop, un coin feu à l’étage près du restaurant, des espaces pour téléphoner, discuter, faire une pause, une salle de réunion privative, un jardin, ainsi qu’une grande terrasse au premier étage, exposée plein sud. Ils bénéficieront toujours des services du chef cuisinier proposant des menus sur mesure, des horaires adaptés à ceux des équipes. Les services de la conciergerie et de la maîtresse de maison sont également proposés. Facile d’accès, Rouchon Paris se trouve dans un espace gardienné et

sécurisé, avec des facilités de stationnement. Plus fonctionnel, l’espace répond aux normes de sécurité et d’accessibilité PMR. Aujourd’hui, les Studios Rouchon et Astre, situés à mi-chemin entre la tour Eiffel et les Invalides, comprennent trois plateaux, dont un grand cyclo de 250 mètres carrés. En ces lieux se croisent divers milieux : la mode, la pub, la haute couture, parfois l’évènementiel et le cinéma ! Toutes les plus grandes marques, les plus grandes agences et les plus grands maga-

zines viennent shooter leurs catalogues, leurs campagnes, leurs couvertures et leurs séries mode. Nous accueillons régulièrement des évènements (lancement presse, présentations de produits, défilés et cocktails privés) pour les plus grandes marques. Ce sont aussi des lieux de culture où sont organisées régulièrement des expositions photo, mêlant les recherches artistiques et les pratiques personnelles de différents photographes et plasticiens qui ont attiré l’attention de Rouchon Paris.

Un peu d’histoire Dans les années 50, un photographe de mode se devait d’avoir son propre studio. Le couple Jacques et Françoise Rouchon l’avait compris en transformant dès 1952 leur appartement en lieu de prises de vues, puis en faisant l’acquisition en 1959 d’un local près des grands ateliers des couturiers dans lequel ils installent un nouveau studio. La clientèle est très large : des grandes agences de publicité (Publicis, Havas ou Synergie) aux magazines de mode tels Modes & Travaux, Marie-Claire, Grazia (Italie), L’Officiel de la Couture, Bazar (Italie), tous font appel au talent du photographe. Dans les années 70, la vente par catalogue est en plein essor. Jacques Rouchon s’associe alors à deux autres professionnels, Jean-Claude Dewolf et Henri Mardyks. Pour répondre à la demande qu’ils pressentent, le trio s’installe en 1973 rue du Fer à Moulin, près des Gobelins, dans des locaux beaucoup plus grands et créent les Studios Associés. Puis, dans les années 80, les fils Rouchon, Thierry et Patrick, qui avaient repris les studios au décès de leur père en 1981, réalisent qu’il y a une forte demande de location avec l’arrivée de photographes indépendants. Eux-mêmes photographes, régulièrement absents, ils démarrent la location des studios. À l’arrivée du numérique, Florence Scalabre, l’épouse de Patrick Rouchon, qui avait pris la direction des studios en 1988, crée en 2000 la société Janchon pour la retouche numérique et, en 2003, un département de capture numérique (DDC). Pionniers de la photographie digitale pour les professionnels, les Studios investissent dans du matériel, forment des techniciens et des opérateurs pour accompagner les photographes dans la transition de l’argentique vers le numérique. En 2004, locataires des lieux de la rue du Fer à Moulin, les studios sont menacés d’expulsion suite à la vente des locaux à un promoteur immobilier. La profession se mobilise pour soutenir ce lieu, devenu mythique. Puis, arrive Sébastien Rouchon en 2010, la troisième génération.

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I SERVICES I INVESTISSEURS I

Trouver des investisseurs afin de commercialiser Aptiko aux États-Unis dès 2018 Société éditrice de sofware spécialisée dans l’affichage dynamique, Image-In invente Aptiko [du grec « toucher »], une toute nouvelle solution en ligne accessible à « Monsieur tout le monde ». Créer, animer et diffuser simplement des contenus digitaux interactifs adaptés à chaque client, telle est l’ambition de Aptiko. Présentation de cette nouvelle solution partie à l’assaut des États-Unis lors du dernier CES par Maxime Cazaillon, en charge de la communication de la petite start-up de Bois-Guillaume (76) qui déploie ses ambitions. Propos recueillis par Emma Mahoudeau-Deleva

Maxime Cazaillon, en charge de la communication chez Aptiko.

Avec cette solution logicielle accessible et simple d’accès, les présentations créées dans Aptiko Studio sont automatiquement téléchargées sur les bornes du client.

Emma Mahoudeau-Deleva : En quoi consiste la solution Aptiko ? Maxime Cazaillon : Aptiko est une solution logicielle qui se décompose d’une part en un espace de création, le studio et un back office, tous deux en ligne. Elle permet de générer des créations interactives en ligne qui peuvent ensuite être diffusées sur des écrans et des bornes tactiles. Sa prise en main est simple et rapide, un utilisateur habitué à travailler sur des fichiers de présentation plus classiques et non interactifs (type Power Point) peut très facilement comprendre la logique d’Aptiko. Contrairement à des affichages dynamiques habituels où l’utilisateur final est passif, devant la borne où est diffusée une présentation Aptiko, il va pouvoir choisir, via les interactions, d’accéder aux informations qui l’intéressent : il a le choix. Il ne subit pas le message et peut naviguer dans la présentation au gré de ses choix.

constaté que peu de solutions permettant une intervention dans les contenus dynamiques existaient ; or les usages évoluant et le tactile se développant, il était nécessaire d’adapter l’affichage dynamique. Aptiko est le résultat de deux ans de recherche et développement. Sa première version est disponible commercialement depuis juin 2016. Nous travaillons déjà sur une version enrichie de nouveaux modules.

E. M-D. : Comment est née cette solution logicielle innovante ? M.C. : Aptiko est développé par Image-In, l’agence de programmation informatique spécialisée dans le développement et la commercialisation de solutions d’affichage dynamique et d’affichage dynamique interactif créée par Rachid Amar. Fort de son expérience, il a

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E. M-D. : À qui s’adresse Aptiko ? M.C. : Potentiellement, cette solution cible un nombre infini de secteurs. En tant qu’éditeur de logiciels, nous fournissons le cadre, mais c’est au client de le remplir. Nous avons décidé d’axer en premier notre communication vers le secteur du retail, car notre solution est particulièrement adaptée à cette branche. Ainsi, un vendeur de chaussures pourra se servir de Aptiko pour promouvoir ses produits dans ses magasins selon l’évolution de son stock, orienter ses clients, mais c’est à lui de composer la présentation via le studio en ligne afin de déclencher les actes d’achat. Nous travaillons actuellement à l’intégration d’un système de paiement en ligne, et aussi d’une base de données liée aux stocks. Cela permettra ainsi, en cas de rupture d’un produit, d’offrir la possibilité de le commander

en magasin, via une borne tactile. E. M-D. : Avez-vous déjà d’autres pistes de commercialisation ? M.C. : Nous sommes au début de notre stratégie de développement commercial. Nous pensons qu’Aptiko qui peut aussi simplifier la vie en interne des entreprises. Par exemple, LVMH, qui utilisait des écrans dynamiques classiques pour faire le lien avec ses équipes de nuit, avait du mal à faire passer ses messages. On peut imaginer qu’en utilisant Aptiko pour des réunions, les cadres créent des supports plus ludiques afin de mieux travailler en équipe. Aptiko peut aussi être utilisé dans l’éducation. Pourquoi ne pas regrouper les PDF des ouvrages de grands auteurs libres de droits et les mettre à disposition des élèves via des bornes ? C’est un outil vraiment adaptable à tout type de public et de clients. E. M-D. : Quelle est la stratégie commerciale de la start-up qui porte cette solution ? M.C. : Après deux années de R&D, nous avons commencé par présenter notre solution en « porte à porte ». Nous avons rapidement compris qu’il fallait passer à une étape plus ambitieuse afin d’ancrer notre solution plus vite. Nous sommes une petite start-up située à


I INVESTISSEURS I SERVICES I

Le modèle économique s’appuie sur le nombre de bornes interactives sur lequel est installé Aptiko. 

Le nombre de présentations créées dans l’interface studio est illimité.

Bois-Guillaume et nous avons réadapté notre stratégie afin de porter rapidement notre solution, non seulement en France en 2017, mais aussi à l’international dès 2018. Cette nouvelle politique commerciale et marketing est dirigée par Jérôme Lemoine. E. M-D. : Comment s’articule-t-elle ? M.C. : L’idée est de présenter Aptiko aux sociétés détentrices de grands parcs de bornes et aussi aux agences de communication, très en demande de communication digitale innovante. Nous avons ainsi noué un partenariat important avec la marque Samsung et travaillons actuellement à rendre Aptiko compatible avec les écrans Tizen. Nous prospectons aussi beaucoup vers la grande distribution, car les enseignes sont déjà équipées en affichage dynamique. E. M-D. : En quoi votre solution se distingue-t-elle de celles de vos concurrents, par exemple de celle d’IntuiFace, l’un des leaders mondiaux ? M.C. : Aptiko a été pensé afin d’être utilisé par Monsieur tout le monde, contrairement à la solution d’IntuiFace. Nous avons vraiment travaillé pour que notre logiciel soit accessible et simple d’accès. En outre, les présentations créées dans Aptiko Studio sont automatiquement téléchargées sur les bornes et nécessitent moins de manipulation.

L’interface studio et l’utilisation en ligne sont gratuites, chacun peut se créer un compte et créer sa présentation.

E. M-D. : Combien coûte Aptiko ? M.C. : L’interface studio et l’utilisation en ligne sont gratuites et chacun peut se créer un compte. Le nombre de créations est d’ailleurs illimité. Nous monétisons dès que la solution est installée sur une borne interactive. La licence est alors de 69 € TTC par borne, avec bien entendu une dégressivité en fonction du nombre d’installations. La solution est dépendante d’une bonne connexion Internet, mais une fois la présentation téléchargée sur la borne, elle reste dessus et peut tourner sans web. Toutefois, si le client veut automatiser et

planifier différentes présentations, ses bornes doivent être en ligne. E. M-D. : Quelle est la prochaine étape d’Aptiko ? M.C. : Nous n’en sommes qu’au début, notre présence au CES (du 5 au 8 janvier 2017) sera notre lancement à l’international. Nous souhaitons trouver des investisseurs afin de commercialiser Aptiko aux États-Unis dès 2018.

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I SERVICES I RECONNAISSANCE I

La reconnaissance gestuelle et vocale dans les salles de cinéma Les techniques de reconnaissance des gestes et de la voix ont été testées dans des cinémas dès le début de la projection numérique avec de bons résultats : même si les animations n’étaient pas très élaborées, les spectateurs se mettaient sans peine à bouger ou à crier pour interagir avec les images du grand écran. Les solutions ont beaucoup progressé depuis. Où en est-on ? Réponses du fondateur de Skemmi, une start-up belge qui vient d’animer l’avant première de Vaiana, le dernier Disney, au Kinepolis de Lomme. Par Olivier Hillaire

UNE DÉTECTION PLUS FINE DES MOUVEMENTS ET DES VOIX

Deux salles du Kinepolis se sont affrontées, dimanche 27 novembre avant la projection de Vaiana, dans une course de pirogues sur grand écran, conçue à partir d’images du film. Chaque équipe devait pagayer, sans rame mais aussi fort que possible, pour faire gagner son bateau. Est-ce vraiment motivant de ramer dans le vide au milieu de 200 autres personnes ? Lionel Lawson, le fondateur de Skemmi qui a conçu cette animation pour Disney et Kinepolis, admet que ce genre d’expérience interactive a longtemps laissé les gens sceptiques : « Beaucoup se demandaient si ce qu’ils faisaient avait vraiment un impact sur ce qui se passait sur l’écran. Aujourd’hui, nous pouvons prouver à chaque spectateur que sa contribution individuelle a une vraie incidence sur l’action collective. C’est d’ailleurs ce que nous faisons au début de chaque animation pour motiver encore plus le public ». « Utiliser une télécommande ou un smartphone pour interagir avec les images reste la meilleure solution quand il faut mesurer précisément l’impact des interactions des participants (compter les points que chacun obtient individuellement à un quizz, par exemple). Mais la comparaison s’arrête là : une expérience d’interaction gestuelle ou sonore ne produit pas du tout les mêmes effets qu’une séance interactive basée sur un smartphone ».

TECHNOLOGIE ET PSYCHOLOGIE

Ce que propose Skemmi est une des nombreuses applications de ce qu’on appelle la réalité augmentée, c’est-à-dire l’interaction du réel avec des éléments virtuels. Concevoir une séquence interactive comme celle qui a été proposée pour Vaiana mobilise une quinzaine de disciplines différentes, aussi diverses que la captation en 3D, le traitement du signal et la psychologie. Cette dernière tient une place clé : Lionel Lawson explique que lorsque les interactions passent par des mouvements ou par la voix, le public participe plus volontiers et les spectateurs ont réellement le sentiment de faire corps dans l’action. Les études montrent, en outre, qu’ils sont plus attentifs et mémorisent beaucoup mieux les messages que l’animation cherche éventuellement à faire passer. « Nous concevons nos animations en fonction de l’impact psychologique que nos clients veulent produire, qu’il s’agisse d’une action de

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Des animations pour chauffer la salle avant le film ? Pas seulement.

sensibilisation à un problème de société, d’un jeu, d’un quizz ou d’une publicité ». La technologie tient, bien sûr, aussi une place très importante : deux caméras très sophistiquées filment les spectateurs dans la salle. Leurs mouvements ou les intonations de leurs voix sont ensuite interprétés par les logiciels de Skemmi. C’est là qu’il faut relever l’un des principaux défis : « Une fois captés, les mouvements de chaque spectateur doivent être analysés et transmis aux images virtuelles en moins de 200 millisecondes. Au-delà, le public n’a pas l’impression d’interagir en temps réel » (une image, montrant en plan large ce qui se passe dans la salle, est incrustée dans l’image virtuelle projetée sur le grand écran pour que le public ait encore plus clairement conscience de l’impact de ses interactions). À cette contrainte de délai, s’ajoute un autre défi de taille : chaque spectateur reproduit à sa manière les gestes qu’on lui demande d’accomplir (idem pour les intonations de voix). L’interprétation des mouvements doit donc être assez large, tout en restant aussi juste que possible. « Les recherches accomplies ces dix dernières années nous ont permis de faire beaucoup de progrès dans ces différents domaines ».

CINÉMAS

Le savoir-faire de Skemmi lui ouvre théoriquement de vastes débouchés : la domotique notamment (ouvrir une porte en faisant un mouvement particulier plutôt qu’en utilisant une clé) ou l’univers encore plus large des interactions hommes-machines dans la vie

professionnelle (quand les deux mains ne suffisent pas – un problème auquel sont notamment confrontés les chirurgiens qui doivent compulser des fichiers de radiographies, tout en opérant – recourir à l’interaction vocale peut être très précieux). Lionel Lawson a choisi de se focaliser sur les interactions de groupes, dont les cinémas sont un lieu de représentation privilégié. Skemmi conçoit des opérations à vocation promotionnelle (Seat lui a, par exemple, commandé une course de voitures par équipes) ou des actions de sensibilisation. La start-up a ainsi réalisé pour Sibelga (l’EDF-GDF de la région de Bruxelles) un jeu sur grand écran destiné à rendre le personnel de maintenance de l’entreprise plus vigilant en matière de sécurité : réunis dans un cinéma, les employés devaient guider un technicien virtuel par gestes sur un chantier, afin de le tenir éloigné des zones dangereuses. Skemmi conçoit des animations sur mesure, comme celle qui a été réalisée pour Vaiana, mais peut aussi réutiliser des schémas d’interactions déjà exploités pour d’autres opérations (les quizz, par exemple), ce qui réduit le coût des prestations. Quelle place les technologies de reconnaissance gestuelle et vocale tiendront-elles à l’avenir dans les cinémas ? Une chose est sûre, le potentiel est là.


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I TECHNIQUE I COLLABORATIVE I

WePresent, la réunion collaborative Si ClickShare de Barco a ouvert la voie, désormais de nombreux compétiteurs sont présents sur le marché de la présentation interactive et de partage d’écrans. WePresent propose une solution efficace et bon marché pour les entreprises et l’éducation, autour du bundle WiPG-2000, SharePod et PresentSense. Par Stéphan Faudeux WePresent est un système de présentation sans fil qui permet jusqu’à 64 utilisateurs de collaborer et d’assurer une présentation interactive depuis leur ordinateur (Mac/ Windows), leur tablette ou leur smartphone. Le but de cette solution est d’être simple d’emploi. N’importe qui dans l’entreprise doit être capable de la mettre en service et de l’utiliser ! Afin de nous en assurer, nous avons testé une configuration comprenant une base WiPG-2000 et un SharePod, qui est le boîtier de connexion de sources HDMI. Il existe en fait différentes versions du système WiPG : le WiPG-1000, modèle d’entrée de gamme, le WiPG-1600 et le WiPG-2000 qui reprend le design du modèle précédent, mais qui dispose d’antennes wi-fi intégrées et de nombreuses fonctionnalités logicielles. En termes d’intégration avec l’infrastructure informatique, le WiPG-2000 est compatible Mac, Windows, iOS, Android et Google Chrome… et prend en charge tous les terminaux mobiles. Il offre aussi une connexion sécurisée au réseau via le chiffrement AES 128 bits. WePresent connecte tout écran en VGA ou HDMI et diffuse les contenus en mode sans fil jusqu’à une résolution de 1080p. Quand le dispositif est connecté à un réseau local, WePresent permet des présentations à partir d’ordinateurs en réseau et prend en charge une connexion Internet « passthrough ». Ce modèle est celui qui correspond le mieux aux besoins et contraintes des entreprises, notamment en termes de sécurité et de connectivité (PoE and Lan GigaBit). Le système de présentation sans fil WiPG2000 est une solution flexible qui s’intègre au système audiovisuel et à l’infrastructure informatique existante au sein d’une entreprise ou d’un établissement scolaire. Plusieurs espaces peuvent être transformés en salles de réunion interactives, au lieu de se

La connectique du WiPG-2000 • Sortie HDMI avec audio associé • Sortie VGA avec audio (mini-jack 3,5 mm) • Port Ethernet • Accès WAP •D  eux connecteurs USB en face avant (un

pour les entrées multimédia et l’autre pour la souris)

Pour choisir le boîtier WiPG qui correspond le mieux aux besoins des utilisateurs, vous pouvez comparer les différents modèles : http://www. wepresentwifi.com/product-comparison.html

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Le module WiPG 2000 de WePresent est le plus performant de la gamme. Il est doté de nombreuses fonctionnalités et offre une sécurité accrue pour une utilisation en entreprise.

limiter à une ou deux salles de réunion dotées d’un équipement coûteux. Ce système permet aux utilisateurs de s’affranchir des câbles et des problèmes de connexions entre appareils lorsqu’ils doivent animer une réunion. Tous les participants (jusqu’à 64 personnes) peuvent présenter tous types de contenus à partir de leur propre périphérique. La fonction d’annotations permet aussi d’écrire ou de dessiner pour apporter des précisions au contenu affiché à l’écran.

PRISE EN MAIN

L’installation est assez simple (voir l’encadré), toutefois un peu plus longue qu’avec un ClickShare de Barco. Le WiPG-2000 est plus ambitieux que le modèle d’entrée de gamme CS-100 ClickShare (plus d’utilisateurs peuvent se connecter, plus de fonctions, partage d’écran en mode Quad…). Pour les réglages, il suffit de connecter WePresent sur son réseau en utilisant le port Ethernet. Votre réseau va assigner une adresse IP au module WePresent. Il est possible d’assigner un IP statique depuis le panneau d’administration. En mode Client (sans fil) dans votre menu d’administration, il faut sélectionner dans les réglages wi-fi la base WiPG de WePresent, sélectionner votre SSID depuis la liste, le mode d’encryptage et le mot de passe. L’unité va redémarrer et affichera ensuite une adresse IP sur le réseau. Pour qu’un visiteur se connecte, trois options sont possibles : soit via l’USB Token, soit – s’il

existe – un réseau invité séparé du réseau principal permettant à l’invité de taper manuellement son adresse IP, soit en Mode WAP si le signal wi-fi est disponible sur le WiPG : il suffit alors de se connecter directement sur le SSID de WePresent. Le FirmWare du WiPG-2000 a été récemment remis à jour avec un nouvel écran d’attente. Le bandeau du bas de l’écran principal donne accès à des fonctionnalités et applications tel le mode tableau blanc (avec option tableau noir). Toutes les annotations peuvent être sauvegardées en plaçant une clef USB dans le port USB en face avant. Il suffit de cliquer sur l’icône de sauvegarde pour stocker les informations sur la clef, et il est possible d’y accéder à tout moment en cliquant sur l’icône « Dossier ». La seconde icône sur la barre du menu d’attente concerne la gestion des fonctions multimédia et permet de lancer une vidéo ou de lire des photos présentes sur la clef USB. Les autres fonctions disponibles sont là pour la gestion des participants ; ainsi, le modérateur peut sélectionner les périphériques pour chaque réunion. Il est possible d’afficher jusqu’à quatre sources (Quad Split). La solution est compatible Airplay, ce qui simplifie les réglages. Il suffit, dans les réglages Airplay, de passer en mode miroir. Pour les utilisateurs d’ordinateurs (Windows/Mac) il faut télécharger une petite application. Le boîtier est équipé d’un mode AutoDetect HDMI permettant, automatiquement, un affichage à la


I COLLABORATIVE I TECHNIQUE I

Le SharePod, un périphérique optionnel pour brancher des sources HDMI et d’un clic les afficher à l’écran.

bonne résolution. Cela fonctionne plutôt bien. Au moment de la connexion, le plus simple est de créer, pour chaque invité, un « jeton » d’accès ou « USB Token », qui disposera de réglages. En plaçant une clef USB dans le WiPG le menu laisse apparaître la mention « Make Plug & Show Token » ; il ne reste plus alors qu’à distribuer les clefs à ses utilisateurs. Il est possible de faire autant de clefs que nécessaire.

SHAREPOD – POUR CONNECTER LES SOURCES HDMI Menu d’accueil avec la barre en dessous de réglage, accessible en connectant une souris sur le WiPG 2000.

Notice d’emploi succinte WePresent WiPG-2000 + SharePod 1 I Brancher le WiPG-2000 (la base avec les deux antennes) sur un display HDMI. 2 I Brancher le WiPG-2000 au secteur et attendre qu’il démarre. 3IB  rancher le Sharepod sur le secteur et attendre qu’il démarre. Ses Led doivent passer au bleu fixe au bout d’une minute maximum. Sinon, maintenir appuyé le bouton central jusqu’à ce que ses Led passent au bleu (connexion avec la base WiPG-2000 effective). Pour lancer un partage d’écran : Avec le SharePod : Brancher une source HDMI sur le SharePod, elle devrait apparaître sur l’écran connecté au WiPG-2000. Sinon, faire un appui court sur le bouton. Depuis un ordinateur : 1 I Connecter l’ordinateur au wi-fi du WiPG « WePresent… ». 2 I Connecter un navigateur à l’adresse « 192.168.100.10 ». 3 I Télécharger l’application MacOS (ou Windows…). 4ID  ans l’application, connectez-vous au réseau WePresent, puis saisissez le code à quatre chiffres qui est sur l’écran du display connecté en HDMI. 5/ Cliquer sur l’icône « Play » Depuis un Device IOS ou Android : 1 I Connecter le device au wi-fi du WiPG « WePresent… ». 2 I Télécharger l’application iOS ou Android sur le Store. 3 I La mise en œuvre est identique à celle sur un ordinateur de bureau. Pour lancer un partage d’écran partagé : 1 I Cliquer sur l’icône avec les quatre cases depuis le WiPG-2000 (souris connectée en USB ou écran tactile impératif) sur le display HDMI. 2 I Sur chacune des quatre cases, cliquer sur un élément de la liste déroulante.

Le SharePod est une solution de jumelage unique permettant de raccorder toute source HDMI (PC, Mac, Chromebooks, lecteurs DVD) à un environnement WePresent. Il offre une connexion simple à touche unique pour les invités et envoie en mode miroir le contenu de leur écran sur le système d’affichage de la salle de réunion (sans logiciel ou autre configuration requise). SharePod fonctionne en duo avec le WiPG-2000 et va faciliter la connexion de périphériques en HDMI. Il faut, dans une premier temps, appairer les deux appareils en connectant le SharePod sur le WiPG-2000 (via USB). Lorsque le boîtier est connecté pour la première fois, les touches sont rouges puis clignotent. L’opération est finie ; il suffit ensuite de brancher une source HDMI et elle apparaît sur l’écran en « miroir ». Ce boîtier SharePod sera très utile pour brancher une caméra – notamment pour des applications dans l’éducation ou la formation. Tout juste lancé sur le marché, le PresentSense est un nouvel accessoire intelligent pour une connexion simple et encore plus rapide aux systèmes de présentation sans fil WePresent. Cette nouvelle clé USB signale instantanément la présence de tout périphérique Bluetooth pour le relier automatiquement au système de présentation sans fil. Du coup, il n’est pas nécessaire de scanner le réseau pour trouver le module WiPG. Le Bluetooth est utilisé uniquement pour le paramétrage, ensuite les connexions se font en wi-fi, ou Lan ou sur IP.

EN CONCLUSION

La solution WePresent est intéressante, économique le WiPG, en prix liste, est à moins de 1 000 €, le module SharePod seul est à 299 € et séduira les entreprises ou le monde de la formation avec un produit simple d’usage et robuste.

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I TECHNIQUE I INDISPENSABLES I

Les systèmes KVM, outils indispensables de la production vidéo Le micro-ordinateur est devenu un maillon essentiel pour la postproduction et la diffusion audiovisuelle en remplacement des équipements dédiés. Dans les régies, pour le confort des équipes techniques, il est indispensable d’éloigner l’unité centrale et de câbler les périphériques, clavier, souris et écrans à distance. Les systèmes KVM ont été conçus pour régler cette difficulté, mais aussi superviser plusieurs équipements depuis un poste unique. Par Pierre-Antoine Taufour

Au fil des années, les équipements dédiés de traitement ou de diffusion des images vidéo se sont mués en micro-ordinateurs sur lesquels tournent des logiciels spécialisés. Et même lorsqu’ils conservent une électronique ou un hardware spécifique, le clavier dédié et l’affichage intégré disparaissent pour des raisons d’économie et sont remplacés par une interface web consultable depuis un PC en réseau. Un micro-ordinateur en boîtier indépendant (tour ou rack) est systématiquement accompagné de trois accessoires, le clavier, la souris et l’écran d’affichage, désignés en anglais par « keyboard », « video » et « mouse », d’où l’acronyme KVM. Ces accessoires sont reliés de manière séparée via des câbles dédiés, VGA, HDMI ou DVI pour l’affichage, deux câbles PS/2 ou USB pour le clavier et la souris. Si l’utilisateur souhaite s’éloigner de l’unité centrale pour des raisons de confort ou d’implantation de son poste de travail, très vite, il sera bloqué par la longueur maximale de ses câblages, de l’ordre de quelques mètres.

Ce couple d’extenders Gefen, équipé en connectique HDMI et USB, est compatible UHD à 60 images/s sur 100 mètres. © Gefen

Ces extenders Guntermann & Drunk DisplayPort « dual head » transmettent soit une image 2 560 x 1 600 pixels à 60 Hz ou 4K à 30 Hz, soit deux images HD. Pour le clavier et la souris, il accepte à la fois des modèles USB ou PS/2. © Guntermann & Drunck

ÉLOIGNER LE POSTE DE TRAVAIL DE L’UC

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De nombreux constructeurs ont mis au point des systèmes de transport d’images informatiques sur câbles à paires torsadées de type réseau. Une paire de convertisseurs (ou extenders en anglais) transforme et amplifie le signal pour augmenter la distance entre la source d’images et l’écran d’affichage jusqu’à 70 ou 100 mètres. Les systèmes KVM utilisent la même technologie pour la partie image à laquelle on ajoute des modulations pour transmettre dans le sens inverse les signaux du clavier et de la souris. Les câblages utilisés sont de type Cat5 ou 6 avec des connecteurs RJ-45. Leur similitude avec les câbles réseau ne doit pas laisser penser que ce sont des transmissions en mode IP. Il s’agit de modulation propriétaire en mode point à point. Le module récepteur avec sa sortie écran et ses ports souris/clavier doit être de la même marque que le module d’émission placé à côté de l’unité centrale à contrôler.

poussé les fabricants à décliner leurs modèles d’extenders dans de nombreuses versions. Sans oublier le transport éventuel de l’audio en version analogique séparée ou « embeddée » dans le HDMI. Seuls les constructeurs spécialisés dans les outils KVM proposent l’ensemble des combinatoires. Avant de choisir son système KVM, il est impératif de vérifier les résolutions d’écran transmises et la longueur maximale du déport. Les résolutions HD sont devenues courantes sur une distance de 100 mètres, mais parfois des produits bon marché restent en deça de ces valeurs. Les produits haut de gamme acceptent l’UHD à 60 Hz. Toujours chez les spécialistes, sont proposées des versions multi-écrans (de 2 à 4 selon les modèles) pour contrôler à distance des postes informatiques avec des tâches réclamant un affichage ultra-large.

La consultation des catalogues de produits KVM est souvent déconcertante, car la multiplicité des connecteurs écran (VGA, HDMI, DVI, ou DisplayPort) et des claviers/souris (les antiques connecteurs PS/2, puis l’USB) ont

Lorsqu’un opérateur supervise ou contrôle plusieurs équipements informatiques et si cette surveillance n’est pas constante, on gagnera de la place en équipant son poste avec un seul écran/clavier/souris. Dans ce cas, le

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DU SÉLECTEUR KVM À LA MATRICE

module de réception KVM sera remplacé par un sélecteur KVM dont chacune des entrées RJ-45 sera reliée à un module émission situé à proximité de chaque unité centrale supervisée. Certains constructeurs plus spécialisés dans le traitement des images informatiques proposent aussi des sélecteurs KVM en version locale sans la partie transport sur paires torsadées. Dans ce cas ils s’utilisent à proximité des unités centrales qui sont toutes regroupées au même endroit et fonctionnent comme des sélecteurs d’images informatiques. Pour des architectures plus vastes avec un nombre conséquent de machines, il faut passer à une autre catégorie de systèmes KVM, les matrices KVM. Elles reprennent le principe des grilles de commutation vidéo/ audio, mais appliqué aux signaux KVM. Si les extenders simples sont proposés par une multitude de constructeurs, les matrices KVM deviennent l’affaire de spécialistes et seuls quelques industriels se sont spécialisés sur ce créneau et proposent de multiples versions couvrant des capacités de 8 ports jusqu’à des systèmes imposants à 512 ports. +++


I INDISPENSABLES I TECHNIQUE I

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I TECHNIQUE I INDISPENSABLES I

Dans la gamme Draco Ultra d’IHSE, un couple d’extenders DisplayPort et USB avec transport sur fibres optiques. © IHSE

DES MATRICES COMPACTES OU MODULAIRES

Les matrices sont proposées en deux tailles : les modèles compacts jusqu’à 64 ou 80 ports, dans un châssis rack de 1 à 3 U, et des ensembles modulaires de capacité plus importante allant de 48 à 576 ports. Ces valeurs varient selon les marques et sont détaillées dans le tableau joint. Les cartes enfichables d’entrées/sorties permettent de panacher les modes de câblage entre les câbles cuivre Cat5 ou Cat6 (pour une distance de l’ordre de 100 mètres) et la fibre optique (mono ou multimode jusqu’à 10 kilomètres). L’un des avantages d’un système KVM organisé autour d’une matrice est le doublement des distances entre UC et postes de travail, à condition de placer judicieusement les équipements. Les secteurs intéressés par ces systèmes KVM de grosse capacité sont l’industrie lourde, le transport maritime à la fois à bord des bateaux et pour la gestion des ports, le contrôle aérien et la gestion des aéroports, la sécurité et les salles de gestion de crise et bien entendu le broadcast et l’audiovisuel. Pour ces secteurs, les outils KVM sont surtout déployés dans les salles techniques des régies de diffusion, pour installer les opérateurs dans des régies confortables et leur éviter les nuisances des salles techniques (bruit, ventilation…). Ils aident aussi à répartir les postes de travail selon les fonctions à assurer et à passer facilement le contrôle des équipements d’un poste à l’autre selon les opérations à superviser ou la charge de travail. Dans les régies de diffusion importantes, le couplage des matrices KVM avec les systèmes de pilotage ou de supervision de type VSM facilite cette réaffectation des postes selon les horaires ou les types de programme à gérer. Les matrices KVM sont aussi très utilisées dans les cars-régies, car elles simplifient l’accès aux serveurs ou autres unités centrales, depuis n’importe quelle cellule du car, ingé-vision, mixage vidéo ou son, ralentis. Dernier secteur

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où l’usage des KVM se développe, celui de la postproduction. Ils donnent accès rapidement à une ressource supplémentaire selon le souhait du client, sans changer de salle de travail, ni y apporter une machine complémentaire. Une dizaine de constructeurs sont présents sur le marché du KVM avec des systèmes aux capacités fort différentes. Compte tenu de la similitude de la technologie de transport des images, plusieurs spécialistes de la transmission des images informatiques proposent des produits KVM. Ainsi Gefen (EAVS Groupe) possède à son catalogue plusieurs extenders KVM pour des liaisons point à point. Kramer fournit des sélecteurs KVM locaux jusqu’à 16 entrées DVI, mais sans transport des signaux à distance. Apantac (Distrimedia et Magic Hour) a également des produits à son catalogue. Opticis (Astone Technology), spécialiste du transport des signaux vidéo sur fibres optiques, propose des extenders point à point sur fibre optique pour des longues distances. Tous ces produits répondent aux besoins de liaison point à point et pour de petites installations aux capacités limitées.

D’autres constructeurs ont leur activité centrée principalement sur le KVM. Ainsi, Aten offre une large gamme de produits avec une variété d’extenders point à point, des sélecteurs KVM pouvant être cascadés pour constituer un système plus conséquent et des petites matrices 32 x 9 au maximum. Avocent est un autre fournisseur de solutions KVM. La marque spécialisée sur ce marché a été rachetée en 2009 par Emerson Network Power, puis renommée Vertiv récemment. Les produits restent vendus sous leur marque initiale. Ils comprennent des extenders point à point et une matrice compacte à 32 ports. Adder Technologies fabrique des systèmes KVM allant de systèmes point à point jusqu’à des matrices compactes d’une capacité de 30 ports. Ses systèmes communiquent sur paires torsadées ou fibre optique.

DES OUTILS DESTINÉS AU BROADCAST

Une troisième série de constructeurs intervient sur ce marché en offrant une très large gamme de produits allant de l’extendeur point à point jusqu’à des matrices à très +++

TABLEAU COMPARATIF DES CAPACITÉS DES MATRICES KVM FABRICANT

MATRICES COMPACTES

MATRICES MODULAIRES

ADDER TECHNOLOGIES

10 ou 30 ports

N.D.

AVOCENT

20 ou 32 ports

N.D.

BLACK BOX

8 à 80 ports

48 à 288 ports - Modulo 8

GUNTERMANN & DRUNCK IHSE

16 à 80 ports 8 à 80 ports

80 à 288 ports - Modulo 16 48 à 576 ports - Modulo 8


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I TECHNIQUE I INDISPENSABLES I

Les matrices modulaires permettent de panacher les types de câblages. Ici un modèle IHSE à 80 ports équipé de cartes pour paires torsadées, fibres optiques et liaisons SDI. © IHSE

La matrice Guntermann & Drunck à 288 ports est conçue pour la supervision d’infrastructures très importantes. © Guntermann & Drunck

grande capacité. Black Box est spécialisé dans la fourniture d’équipements et d’accessoires pour les réseaux et les salles informatiques. Il propose, dans son énorme catalogue, toute une gamme d’outils KVM, en particulier des matrices compactes et modulaires, dont l’architecture et le dimensionnement sont très proches de l’offre d’IHSE, décrite ci-après. IHSE est un constructeur allemand spécialisé depuis plus de 30 ans dans la conception de systèmes KVM. Ses produits, regroupés sous la gamme Draco, comprennent des liaisons point à point, couvrant toute la gamme des signaux images informatiques et vidéo, des matrices compactes Draco Tera Compact et des matrices modulaires Draco Tera Enterprise. Selon les versions, les extenders sont construits sous forme modulaire permettant de les adapter à toutes les situations particulières. Grâce à ce mode de construction, il est aisé de les regrouper en châssis 1U ou 3U lorsque de nombreuses unités centrales sont regroupées dans un nodal. La gamme Draco Tera Compact regroupe les matrices compactes avec une capacité allant de 8 à 80 ports, configurées sur mesure lors de la fabrication. Elle est proposée pour deux types de liaisons : catX pour une longueur maximale de 140 mètres, ou fibres optiques jusqu’à 10 kilomètres en mono mode. Des versions mixtes sont également disponibles. La gamme Draco Tera Enterprise est entièrement modulaire avec un châssis allant de 3U pour 48 ports jusqu’à 25U pour 576 ports.

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Selon les besoins et les modes de câblage, elle associe des cartes d’E/S, au choix en paires torsadées, fibre optique ou câbles SDI via des modules GBIC ou SFP. À propos du SDI, il faut noter que certains extenders IHSE peuvent recevoir des modules de conversion SDI pour insérer directement ce type de signaux dans le système KVM. Les extenders IHSE supportent les signaux UHD 4K@60 Hz. Il est possible d’associer les matrices Draco Tera dans des architectures maillées de type « grid » pour offrir soit des liaisons de redondantes ou coupler leurs capacités. Les matrices sont fournies avec une couche logicielle permettant leur configuration et leur exploitation. Elles sont pilotées via des raccourcis clavier, des pupitres dédiés et selon des scénarios. Des API sont disponibles pour les intégrer dans des logiciels d’automation ou de supervision. Dans le cadre d’un partenariat avec Avid, IHSE a conçu un module de pilotage de ses matrices directement depuis les commandes de la console ProTools S6. Les produits IHSE sont distribués en France par deux sociétés, Elecdan et Gentec. Guntermann & Drunck (G & D) est un autre constructeur allemand, lui aussi spécialisé dans le domaine du KVM depuis une trentaine d’années. Son offre se décline avec la même hiérarchie composée de systèmes point à point, de switchers, de matrices compactes, la gamme ControlCenter Compact et de matrices modulaires sous le nom ControlCenter Digital. G & D a lancé récemment des modules

d’extension avec connectique DisplayPort capables de transmettre des images 4K@60 Hz sur câbles CatX ou fibres optiques (jusqu’à une distance de 10 kilomètres), avec ou sans compression selon les modèles. Les matrices sont équipées en interne de leur logiciel de pilotage. Il permet la création de scripts et s’interface avec les systèmes d’automation AMX, Crestron ou VSM. Les configurations internes s’échangent aussi avec d’autres applications sous forme de fichiers XML. Des fonctions de partage d’écrans ont été développées et une gestion multi-écrans de la souris fait basculer directement les commandes vers la machine où elle est active. Pour élargir les capacités de ses matrices, G & D propose des liaisons inter-matrices. Elles servent à gérer une redondance des matrices ou à les organiser en cascade pour associer leurs capacités. Le logiciel de gestion est capable d’optimiser le cheminement des signaux une fois que l’on a défini de manière globale la source et la destination. Pour G & D, il est possible de répartir le système sur plusieurs matrices gérant leurs échanges à travers une architecture répartie en maillage (« grid ») ou de mettre en place une matrice unique de grosse capacité.

LES OUTILS KVM ÉVOLUENT VERS L’IP

Mais l’évolution majeure annoncée par G & D lors du dernier IBC concerne le passage au transport IP pour les liaisons entre les émetteurs et les récepteurs. Cela implique l’utilisation d’un algorithme de compression que G & D exploite déjà au sein de ses matrices pour les liaisons dédiées. Cet algorithme propriétaire préserve la qualité des images et offre une latence très réduite. G & D a optimisé l’usage de la bande passante et gère les priorités des flux sur le réseau. Il fonctionne au niveau du layer 3 et offre donc des possibilités de connexion à longue distance. Les outils KVM de G & D utilisant un transport IP seront disponibles courant 2017. Les produits KVM de Guntermann & Drunck sont commercialisés en France par Distrimedia. D’autres constructeurs proposent également des systèmes KVM basés sur du transport en IP (Adder, Aten, Avocent, Black Box, Gefen, Opticis,…), mais parfois uniquement sur une partie du système. Les points importants à examiner concernent en priorité le temps de latence dû à la compression et au niveau de qualité des images transmises. Dans un environnement audiovisuel, ces critères sont primordiaux, car la qualité des images et des interfaces de commande doit être préservée et les actions des opérateurs ne souffrir d’aucun délai lors d’un enchaînement ou du déclenchement d’un événement en direct.


I MOT CLÉ I TECHNIQUE I

L’audiovisuel d’entreprise repensé SPA Series

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I TECHNIQUE I GRILLES I

Les grilles Lindy : performantes, polyvalentes et simples d’installation Dans un environnement hétérogène, nécessitant la distribution de différentes sources audiovisuelles vers de nombreux écrans, il convient d’utiliser des grilles intelligentes et polyvalentes. La société Lindy propose une gamme complète de grilles de 8 à 32 ports. Compactes et design, elles répondront à toutes les demandes, même les plus complexes. Par Stéphan Faudeux Les images vidéo sont devenues indispensables dans tous les domaines, comme les points de vente (affichage dynamique), mais également comme supports publicitaires pour de l’affichage ou sous forme de panneaux indicateurs dans des lieux très fréquentés. Les grandes entreprises dans le secteur manufacturier, l’industrie automobile ou les banques intègrent ces médias numériques. Le Digital Signage, qui a longtemps pâti d’une complexité de déploiement car les écrans étaient strictement vidéo, les réseaux complexes à mettre en place et les contenus coûteux à mettre à jour, est désormais dans une phase d’expansion. Le Digital Signage peut s’établir comme un média de communication standard, et les services marketing et les agences publicitaires intègrent ce « display » dans leurs projets et budgets. Le marché du Digital Signage affiche au niveau mondial une croissance à deux chiffres au cours des dernières années. Surtout les nouvelles générations d’écrans, plus abor-

Spécifications du 32 x 32

Entrées • 4 modules d’entrée à 8 ports Sorties • 4 modules de sortie à 8 ports • HDMI : jusqu’à UHD 4Kx2K@30Hz • DVI : jusqu’à 1920x1200@60Hz • VGA : jusqu’à 1920x1200@60Hz (entrée uniq.) • C6 HDBaseT : jusqu’à UHD 4Kx2K@30Hz Dimensions (L x L x H) • 49 x 50 x 24 cm (5 U) Puissance • 70 watts + puissance des modules Température de fonct. • 0–50°C Température de stockage •-20–60°C Humidité • 20–90 % RH non condensée • LPCM 7.1CH, Dolby TrueHD, Dolby Digital Plus, DTS-HD Master Audio, Stéréo analog. (VGA, DVI) Compatibilité • HDMI 1.4, HDCP 1.4, DVI, VGA, HDBaseT 2.0 Modes EDID pris en charge • EDID transparent, routage manuel de l’EDID Alimentation • 2x IEC 320 Poids • 15 kg (22 kg tout compris)

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Ces grilles au design épuré, sont polyvalentes, capables de faire de la commutation, distribution et conversion de signaux.

dables économiquement et plus simples à déployer, favorisent des installations massives dans les espaces de grandes tailles et très fréquentés tels que les gares, aéroports, centres commerciaux, magasins de marques ou les salles de conférences dans les hôtels et les salons d’exposition. Pour la mise en avant de produits (habillement, luxe, transports, cosmétique…), le champ des possibles est immense. Toutefois, pour être efficace, il faut que les contenus soient mis à jour rapidement, fréquemment et facilement. Les consommateurs sont habitués à disposer de contenus de très grande qualité sur leur smartphone ; il faut donc leur proposer cette qualité (image, graphisme, interactivité) sur les écrans numériques. De plus, les projets se complexifient, les technologies sont de plus en plus hétérogènes. Les signaux AV doivent être distribués par plusieurs sources (PC, caméras, lecteurs de médias, etc.) vers un ou plusieurs appareils cibles (écrans, moniteurs, projecteurs, murs Led, etc.) de manière efficace sur de grandes distances. L’interaction homme-écran et l’expérience utilisateur prend une place toujours plus importante en Digital Signage, grâce à une gestion dynamique des affichages. Les solutions de commutation par Matrice Vidéo Lindy sont des centrales de commutation modulaires, qui permettent commutation, distribution et conversion des signaux AV numériques. Ils autorisent une gestion efficace et, de par leur conception modulaire, une installation souple et adaptable à tout moment pour assurer un fonctionnement sans faille dans les configurations de grandes tailles. Conception identifiable pour des applications étendues, de la réalisation standard avec 8 x 8

ports, à la version 16 x 16, jusqu’au 32 x 32 ports. Différentes sources et formats vidéo, aux plus hautes résolutions et sur de grandes distances, peuvent être transmis rapidement et de façon fiable pour être affichés sur autant de types de sources et de formats vidéo. Ces matrices ne sont pas seulement de robustes centrales de commutation, mais également un puissant convertisseur qui agit simultanément. Des signaux d’entrée VGA, DVI, HDMI ou HDBaseT peuvent être commutés au choix sur des signaux de sortie DVI, HDMI et HDBaseT. En plus de la matrice 32 x 32, avec quatre slots de modules d’entrée et de sortie, deux autres modèles sont disponibles. Une matrice 16 x 16 avec deux slots d’entrée et deux de sortie, et une matrice 8 x 8 avec un slot d’entrée et un slot de sortie. Chacun de ces slots peut être équipé avec les modules appropriés, qui à leur tour disposent de huit ports vidéo. Afin que les écrans soient reconnus, l’EDID standard, automatique ou manuel peut être paramétré. Les signaux vidéo HDMI 1.4 sont pris en charge, HDCP inclus. La gestion des grilles et le paramétrage se fait facilement en façade via des boutons et affichage ou grâce à l’interface web. Les processeurs de gestion et les serveurs web sont intégrés dans la carte de gestion centrale. Le montage des modules d’entrées/sorties se fait sans outils pour un remplacement rapide des cartes enfichables. Les switchs 16 x 16 et 32 x 32 disposent chacun de deux alimentations redondantes. Boîtier modulaire Matrix AV HDMI, DVI, VGA ET C6, HDBaseT, 32 x 32 ports : 10 992 € TTC


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I TECHNIQUE I ÉVOLUTIONS I

Les récentes évolutions du Wi-Fi Les liaisons Wi-Fi sont devenues indispensables pour raccorder les terminaux mobiles à de multiples périphériques et offrir l’accès à Internet, que ce soit chez soi ou au bureau, en déplacement ou même sur des tournages. Comme le reste des équipements numériques, les performances des systèmes Wi-Fi s’améliorent de jour en jour et les standards qui les encadrent évoluent aussi. Ainsi sont apparus le Wi-Fi ac, la version ad, le Mesh et le TimeSync. Par Pierre-Antoine Taufour

LES DIFFÉRENTES VERSIONS DU STANDARD Wi-Fi VERSION

ANNÉE

BANDE DE FRÉQUENCES

LARGEUR CANAUX

DÉBIT MAX. PAR FLUX

NB MAXI DE FLUX MIMO

PORTÉE EN INTÉRIEUR

802.11 a

1999

5 GHz

20 MHz

54 Mb/s

1

30 m

802.11 b

1999

2,4 GHz

22 MHz

11 Mb/s

1

30 m

802.11 g

2003

2,4 GHz

20 MHz

54 Mb/s

1

30 m

802.11 n

2009

2,4 et 5 GHz

20 ou 40 MHz

72 ou 150 Mb/s

4

70 m en 2,4 GHz ou 35 m en 5 GHz

802.11 ac

2013

5 GHz

20, 40, 80, ou 160 MHz

96 à 866 Mb/s

8

30 m

802.11 ad

2012

60 GHz

2,16 GHz

8 Gb/s

1

10 m

Les spécifications des différentes versions du Wi-Fi évoluent en fonction des performances de la technologie

Tous les standards régissant les réseaux Wi-Fi sont regroupés sous le sigle IEEE 802.11. Les versions successives sont désignées par une lettre suffixe associée à ce numéro. Lors du lancement de cette technologie en 1999, les versions a et b fonctionnent chacune sur une bande de fréquences distinctes, le 5 GHz ou 2,4 GHz. Puis l’arrivée des variantes g, puis n, ont consacré la montée en débit de ces réseaux sans fil. La version n fonctionne dans les deux bandes, 2,4 et 5 GHz, et exploite deux largeurs de canaux, 20 ou 40 MHz. Grâce à la technologie MIMO et en multipliant les antennes, les industriels ont réussi à augmenter le débit jusqu’à une valeur maximale théorique de 600 Mb/s. À condition que la borne Wi-Fi et les terminaux mobiles disposent des mêmes améliorations des deux côtés.

LE Wi-Fi ac AU-DELÀ DU GIGABIT PAR SECONDE

À la fin de l’année 2013, nouveau bond dans les performances avec le lancement du Wi-Fi 802.11ac. Cette version ne travaille que dans la gamme des fréquences de 5 GHz et offre au choix quatre largeurs de canaux, 20, 40, 80 ou 160 MHz, d’où un débit maximal de 866 Mb/s pour un seul flux. En les combinant, grâce au MIMO, on atteint les 4,5 Gb/s, toujours en valeur théorique. Le Wi-Fi ac est disponible sur un nombre croissant d’équipements mobiles et de routeurs Wi-Fi. Pour obtenir les débits annoncés, il faut que les deux extrémités de la liaison possèdent les mêmes caractéristiques : gamme de fréquence à 5 GHz, même nombre de flux, largeur de canal identique. Or les industriels, pour créer un effet de gamme dans leurs produits, limitent un ou plusieurs paramètres. Il existe même des « dongles » USB Wi-Fi ac qui n’assurent même pas la rétro compatibilité avec le Wi-Fi n, fonctionnalité pourtant largement répandue dans les produits Wi-Fi.

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Les outils Wi-Fi exploitant la gamme 5 GHz apportent des améliorations indéniables, même si leur mise en œuvre dans cette gamme de fréquences est parfois compliquée par un manque d’universalité des produits. Il est conseillé de toujours explorer la totalité des pages de configuration de l’appareil pour découvrir parfois un réglage caché : choix du pays, du canal de transmission, choix de la largeur du canal afin d’optimiser la liaison. Il est préférable d’exploiter une liaison en 5 GHz car elle apporte des avantages en termes de débit et de performances. Et surtout cette bande de fréquences étant peu exploitée, les liaisons sont mieux protégées des interférences, alors que la bande des 2,4 GHz est surchargée et, de surcroît, partagée avec d’autres sources HF, les fours à micro-ondes, le Bluetooth, ou diverses télécommandes. Par contre, la portée des outils fonctionnant en 5 GHz est moins large qu’en 2,4 GHz, ce qui est parfois aussi un avantage quand on souhaite rester discret.

LE WIGIG, ENCORE PLUS PERFORMANT, MAIS AVEC UNE PORTÉE LIMITÉE

Pour monter encore plus haut dans les débits et distribuer des signaux audiovisuels sans compression, la Wireless Gigabit Alliance, ou WiGig a été lancée au milieu des années 2000. Elle a défini les spécifications d’un nouveau standard Wi-Fi, le Wi-Fi ad avec l’objectif d’atteindre des débits de plusieurs Gigabit/s pour chaque flux émis et transporter des images aux résolutions DisplayPort. Pour cela, il a fallu quitter les bandes des 2,4 et 5 GHz et passer dans celle des 60 GHz. À ces fréquences, les ondes sont très vite atténuées par les murs et les planchers. La portée du Wi-Fi ad est donc de l’ordre de 10 mètres, ce qui en cantonne l’usage au sein d’une seule pièce. Les équipements Wi-Fi ad sont compatibles avec les versions précédentes, de manière à assurer une continuité de la transmission lorsque l’on

quitte la pièce, mais à un débit plus faible. Les spécifications du Wi-Fi ad ont été publiées fin 2012, mais les premiers produits basés sur ce nouveau standard Wi-Fi ne sont apparus que récemment, parmi lesquels un système de transmission HDMI sans fil Gefen et des bornes Wi-Fi chez TP-Link et Netgear.

ÉLARGIR LA COUVERTURE DU Wi-Fi AVEC L’ARCHITECTURE MESH Une borne Wi-Fi arrose une surface limitée en fonction des performances de son électronique et de ses antennes, mais aussi de contraintes réglementaires limitant sa puis-

Avec ses deux flux à 5 GHz et un à 2,4 GHz, le routeur Wi-Fi ac D-Link DIR 890L atteint un débit théorique de 3,2 Gb/s. © D-Link

Le routeur Wi-Fi TP-Link Talon AD7200 est l’un des premiers modèles fonctionnant avec le standard Wi-Fi ad. © TP-Link


I ÉVOLUTIONS I TECHNIQUE I

sance. Pour desservir un bâtiment entier, la seule solution consiste à multiplier les points d’accès en les reliant par un réseau filaire au routeur ou à la box accédant à Internet. Des solutions alternatives existent avec le CPL (courant porteur en ligne) ou avec des extenders qui récupèrent le signal initial pour le réamplifier. Les catalogues des constructeurs d’équipements Wi-Fi regorgent de produits de ce type. Mais ils exigent de configurer et gérer individuellement chaque point d’accès et un terminal mobile au gré de ses déplacements, devront sauter de borne en borne avec des ruptures dans le flux de données. Les systèmes de couverture Wi-Fi de type professionnel, conçus et vendus par des spécialistes réseau comme Cisco, Aruba, Ubiquity, Ruckuss, destinés à couvrir des bâtiments entiers, résolvent ces problèmes par la mise en place de serveurs dialoguant en permanence avec les bornes composant le réseau. Mais ces systèmes sont déployés dans le cadre de larges projets gérés par des spécialistes ou une DSI. Pour les usages domestiques ou une implantation de type SOHO (Small Office Home Office), une alternative plus simple à mettre en œuvre est proposée par plusieurs constructeurs (Netgear, Strong, Linksys) en associant le Wi-Fi et l’architecture Mesh. L’utilisation des réseaux Mesh (maille ou grille) n’est pas nouvelle en transmission sans fil. Elle a été développée pour des usages militaires ou de sécurité. Elle consiste à associer des points d’accès en prévoyant un second réseau sans fil pour assurer de manière maillée, et donc redondante, comme dans Internet, la distribution sans fil des communications entre les stations. Ainsi, les échanges entre les bases ne viennent pas perturber les échanges entre bases et mobiles. Pour des troupes ou des forces de secours, cela sert à déployer un réseau de communication au fur et à mesure de leur avance dans un terrain hostile ou sur une zone où toutes les infrastructures fixes ont été détruites. Pour le grand public, outre le Wi-Fi l’architecture Mesh trouve de nouvelles applications, dans le Bluetooth pour élargir sa zone de couverture, voire en domotique avec le protocole ZigBee.

L’ORBI DE NETGEAR PROFITE DE L’ARCHITECTURE MESH

Le système de connexion Wi-Fi Orbi de Netgear est l’un des premiers dispositifs vendu en France et fonctionnant avec une architecture de type Mesh. Il est composé d’une station maître faisant office de routeur et de point d’accès, raccordée sur l’accès à Internet en filaire. En plus de sa fonction de point d’accès Wi-Fi ac fonctionnant en 2,4 et 5 GHz, elle communique sur une liaison dédiée et séparée, avec une ou plusieurs stations satellites. Les deux stations disposent en outre de quatre ports RJ-45 pour raccordement filaire d’équipements et d’un port USB pour unités de stockage ou imprimante. Une fois

Avec un logiciel analyseur de réseaux wi-fi, il est facile de constater que la bande des 2,4 GHz est beaucoup plus encombrée que celle des 5 GHz.

L’architecture Mesh permet d’élargir la couverture Wi-Fi et préserve le débit d’accès des terminaux grâce à sa liaison dédiée entre les bornes. © Netgear

synchronisées, les deux unités constituent un réseau Wi-Fi unique dont la couverture est réellement agrandie par rapport à une station unique. Les réglages d’accès (SSID et mots de passe) sont uniques, quelle que soit la station d’accès. D’autres satellites peuvent venir agrandir la zone de couverture, et cela sans mordre sur les débits réservés aux utilisateurs, grâce à l’architecture Mesh. Netgear annonce pouvoir couvrir une surface de 350 mètres carrés avec deux unités, chiffre qui demande à être vérifié par des tests réels. Au niveau des débits, le constructeur annonce fournir un système tri-bande avec un total de 3 Gb/s, répartis sur les deux bandes 2,4 et 5 GHz. Une utilisation sur le terrain d’un couple de stations Orbi a permis d’assurer une desserte Wi-Fi satisfaisante sur une centaine de mètres carrés. La liaison dorsale dédiée sans fil offre un débit de 250 Mb/s entre deux équipements reliés chacun en filaire sur les deux bornes. Ces chiffres semblent éloignés de ceux annoncés par le constructeur. Mais il s’agit toujours de valeurs théoriques mesurées en laboratoire, donc en l’absence de perturbations. Dans la vraie vie, les obstacles physiques, murs, mobiliers, et les interférences dues à d’autres sources d’ondes réduisent fortement ces chiffres « théoriques ». La solution de Netgear Orbi permet d’étendre très rapidement un réseau Wi-Fi sans être dépendant de câblages fixes, de réseau ou de distribution électrique. Lors du dernier CES à Las Vegas, la Wi-Fi Alliance a présenté le Wi-Fi TimeSync, une fonction destinée à synchroniser, à la microseconde près, plusieurs terminaux Wi-Fi. Le premier usage immédiat s’applique aux enceintes amplifiées sans fil lorsqu’elles

diffusent du son dans différentes pièces. Plusieurs constructeurs ont déjà implanté une telle fonction, mais dans un cadre propriétaire, ce qui implique que toutes les enceintes doivent venir du même fournisseur. Avec le TimeSync, des enceintes sans fil de marques différentes seraient capables d’assurer une diffusion multi-room. La même fonction pourrait également s’appliquer pour synchroniser plusieurs écrans vidéo reliés sans fil à la même source. Après l’AirPlay, le Miracast ou le Chromecast, systèmes ouverts mais propriétaires, la transmission Wi-Fi s’affirme chaque jour un peu plus comme un élément incontournable des liaisons audiovisuelles sans fil.

Le routeur Wi-Fi Orbi de Netgear fonctionne en wi-fi ac et exploite l’architecture Mesh. Le constructeur a soigné l’intégration des antennes pour le rendre plus discret dans une décoration intérieure. © Netgear

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I TECHNIQUE I LIMITES I

Ventuz Technology repousse les limites de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée En septembre dernier, la société Ventuz, identifiée pour ses solutions technologiques temps réel 3D interactive, annonçait l’intégration du système de tracking multi-capteurs Ncam Live dans son pipeline. Ce rapprochement des technologies Ncam et Ventuz propose une communication sans faille entre les graphiques en temps réel de Ventuz et les mouvements live de caméra Ncam dans le cadre de projets virtuels ou augmentés. Par Nathalie Klimberg Plus que jamais, il est nécessaire, pour les diffuseurs ou les orgasnisateurs d’événements (sport, concert), de produire des images enrichies graphiquement et des images augmentées. Le flux de production résultant de cette association entre Ventuz et Ncam répond particulièrement aux exigences qualitatives et économiques des environnements Broadcast et audiovisuels professionnels. « Grâce à la flexibilité de son système, Ncam est un partenaire idéal pour la suite logicielle Ventuz », commente David Paniego, responsable marketing produit de Ventuz Technology. « Le tracking proposé par Ncam ne nécessite pas de configuration compliquée, ni de marqueurs dans l’environnement. Avec sa barre multi-capteurs montée au-dessus de la caméra principale, Ncam identifie et suit automatiquement les personnages ou objets qui bougent. La simplicité de l’installation rend même possible les trackings en mode caméra à l’épaule. Cette flexibilité a permis une adoption rapide de la technologie par les radiodiffuseurs et les cinéastes dans le monde entier », complète le responsable marketing, qui a déjà éprouvé la configuration en Asie, sur un projet de réalité augmentée produit par CCTV, à l’occasion d’un événement sportif.

DES DÉMONSTRATIONS GRANDEUR NATURE SUR L’ISE

Sur l’ISE – Integrated System Europe – qui se déroule du 7 au 10 février, à Amsterdam, Ventuz a choisi de démontrer la puissance et la performance de son moteur 3D temps réel dans les univers de la réalité augmentée et de la réalité virtuelle, en s’entourant de l’agence allemande Realtime Department. Cette agence utilise depuis longtemps la suite logicielle de Ventuz ; elle s’inscrit dans une démarche d’innovation expérientielle depuis sa création. Sur le stand, elle déploiera une série d’expériences visuelles, basées des affichages physiques et virtuels exploitant la puissance de la suite de logiciels 3D en temps réel de Ventuz. Les visiteurs pourront notamment découvrir une expérience visuelle développée sur un affichage transparent GhosT-OLED (récompensé d’un Best of ISE Award en 2016) ou encore la solution shift-display, un écran tactile sur un rail coulissant créé sur mesure. Des capteurs installés sur cet écran communiqueront avec

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La réalité augmentée, une technologie qui se développe sur le Corporate.

le serveur de contenus Ventuz, qui adaptera alors l’image en fonction de sa position et de ses déplacements. Realtime Department a aussi prévu d’installer un espace de manipulation interactive des graphiques reposant sur la spectaculaire technologie de tracking de Trackmen ; celle-ci offre aux animateurs TV la possibilité de gérer des animations graphiques par de simples gestes… Ventuz Technology accueillera également une expérience de réalité virtuelle basée sur la technologie HTC Vive. Pour rappel, la version 5.2 de sa solution logicielle, disponible depuis octobre 2016, est totalement compatible avec les spécificités HTC Vive et Oculus Rift, ce qui permet aux utilisateurs de créer facilement des projets 3D en temps réel pour des expériences de réalité virtuelle, en profitant de l’expérience de Ventuz, en termes d’interactivité. En outre, cette version 5.2 propose une caméra « free flight » et la création d’ombres en temps réel qui offre la fluidité de mouvement recherchée dans les expériences virtuelles et les jeux.

Ventuz et NCam ont un accord de partenariat sur le marché broadcast pour de la RA et du tracking temps réel.

Ventuz Technology sera présent sur le salon ISE 2017 Stand 8.K325 - Hall n° 8.


I MOT CLÉ I TECHNIQUE I

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