MGR Robert Lebel—Un homme de foi moderne et avant-gardiste
La Famille Mergl—Une famille tissée serrée
Le mythique concert des fêtes du centenaire
Histoire familiale d’Alphonse Rozon et d’Anita Therrien
Lancement du comité des Fêtes du 150e de Saint-Lazare
Merci à Nos précieux collaborateurs
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Il était une fois est le magazine historique de la Société historique de Saint-Lazare publié 3 fois par année, soit en janvier, mai et septembre.
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Éditeur: Paul Lavigne
Correctrice: Lyne Boutin
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Photo couverture: Hôtel Central qui était situé sur le chemin Sainte-Angélique (aujourd’hui le stationnement du centre d’achat)
Dans le magazine ce mois-ci
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MGR Robert Lebel Un homme de foi et avant-gardiste
La Famille Mergl Une famille tissée serrée
Le mythique concert du centenaire
Histoire familiale d’Alphonse Rozon et Anita Therrien
Lancement du comité des Fêtes du 150e de Saint-Lazare
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Président: Donald Simpson
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Vice-présidente: Anick Chevrier
Trésorier: Gérald Sareault
Secrétaire: Paul Lavigne
Administrateur: Robert Rozon
Administratrice: Manon Leroux
Administratrice: Gisèle Gareau
Administratrice: Lyne Arbec
Administratrice: Emma Mergl
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Monseigneur Robert Lebel
Évêque de Valleyfield de 1976 à 2000
Mgr Robert Lebel
Un homme de foi
moderne et avantgardiste
Par Paul Lavigne
Si vous êtes nés entre 1970 et 1990 et que vous demeuriez dans le diocèse de Valleyfield, les chances sont excellentes que Monseigneur Robert Lebel ait présidé votre cérémonie de confirmation, tout comme 20 000 autres enfants de la région.
Originaire de Trois-Pistoles, Robert Lebel, jeune homme de 13 ans, amorce ses études au Séminaire de Rimouski en 1938. Dans son livre, Mon Église que j’aime, il se souviendra de son premier périple de son village natal vers la grande ville :
Au début de septembre, mon père, au volant de sa Ford 1931 à quatre cylindres, m’acheminait, en compagnie de ma mère, au séminaire de Rimouski, ma valide d’étu-
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diant solidement ficelée au pare-chocs arrière et à la roue de secours. C’est ainsi que commençait une aventure qui devait durer huit ans.
Après son cours classique, il était admis au Grand Séminaire diocésain et poursuivit ses études avec les pères Oblats au Séminaire universitaire Saint-Paul à Ottawa. Après quelques années d’études, Monseigneur Georges-Alexandre Courchesne, archevêque de Rimouski, lui suggère de poursuivre ses réflexions en Europe, soit un an en Italie et trois ans à Paris. Après son année d’étude à Rome, les plans changent à la suite du décès de Mgr Courchesne. Au lieu d’un séjour à Paris, c’est le retour à Rimouski qui attend le nouveau curé. Doué pour l’enseignement et ayant une force évidente pour les relations humaines, il s’occupe de différentes fonctions pour devenir supérieur du Petit Séminaire de Rimouski, un Collège classique de 800 élèves.
-de-Québec. Il m’a conseillé de dire oui, car Mgr Coderre désirait m’avoir à ses côtés.
Mgr Robert Lebel est né à TroisPistolesdel'archidiocèsedeRimouski. Hommedelettre,artisteàsesheures enréalisantdessculpturesetspécialisé enpatristique,ilaeuunecarrièreremarquabled’éducateuretdepasteur.
Après avoir cumulé divers rôles au sein de l’Église, Mgr. Lebel se remémore une journée en 1974 où sa vie a pris un surprenant tournant :
Québécoisauthentiqueaveclescaractéristiquesdecetteculture,afaitde lui un homme chaleureux. Homme de convictions,ilnecraignaitpasdedéfendreses opinionssurlaplacedes femmesdansl'Égliseparexempleet surbiend'autrespointsdevuequilui ontdemandésouventdes'expliquerà Rome, ce qu'il a fait avec brio. Je garde un excellent souvenir de cet hommepasteurchaleureuxquiamarquénotreÉgliseparcequ'ilétaitet parcequ'ilaréaliséentreautre:nommerlapremièrefemmevicaireépiscopaleetchancelière.
Mais un coup de vent inattendu est venu me pousser vers une destination imprévisible. Mgr (Gilles) Ouellet me convoquait à l’évêché pour m’annoncer que le pape (Paul VI) voulait faire de moi un évêque, comme auxiliaire de Mgr (Gérard-Marie) Coderre, à Saint-Jean
Témoignage du Père Roland Demers, Curé
de la paroisse Saint-Thomas
d’Aquin,Hudson
Le 12 mai 1974, Robert Lebel reçoit l’ordination épiscopale des mains de Mgr Coderre en la cathédrale de Saint-Jean. Selon Mgr Lebel, il doit à cet évêque remarquable sa nomination et l’orientation qu’il a donné à son ministère pastoral. Le
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a donnée à son ministère pastoral. Le 23 mars 1976, il reçoit l’appel du nonce apostolique lui demandant de se rendre à la nonciature à Ottawa le lendemain. Le 23 mars 1976, on lui annonce qu’on le désignait évêque de Valleyfield. Ainsi débuta un règne de plus de 24 ans comme représentant du pape dans notre belle région.
Mgr Lebel était un homme rigoureux, passionné par l’Église, mais doté d’un humanisme inestimable. Toujours à l’écoute, certains diraient même avant-gardiste, il défendait de tout son cœur les valeurs qui lui étaient chères dont son ouverture au sujet de la place de la femme dans l’Église catholique. Quelque peu timide, il semblait un peu distant lors d’une première rencontre, mais tous déclaraient qu’une fois qu’on le connaissait, on retrouvait un être généreux et serviable.
Rendrehommageàunepersonnequia sumarquermavieesttoujoursdifficile carjepeuxoublierdesmomentsimportantsquim’ontfaitavancerdansmavie spirituelle.
MgrLebelaéténomméparlepape pourêtrenotreÉvêquedanslediocèse deValleyfield.Ilestarrivécheznousen
1976. Homme d’avenir pour les chrétiensdedudiocèse,ilaproduitbeaucoupdefruitsennousinstruisantle rôleimportantdelacommunautéetdu
rôlemissionnairequenoussommestous appelésàmettreenpratique.
Ilaétéordonnéprêtrele18juin1950et évêqueparlasuiteavantd’arriverchez nous.Jel’airencontrécommeséminaristeetilm’aordonnéprêtrele18juin 1978. Commeilavaitdit:Jemefaisuncadeau d’anniversaire et c’était aussi un beau cadeau de recevoir de ses mains cettemissiondeprêtre.
Hommeouvertdansnotremonde,ilasu laisser des messages importants dans leslivresqu’ilapubliés:MonÉgliseque j’aime,LivresurlaVierge-MarieetRéflexionenpointesfolles.Debeauxbijoux delecture.
MerciàMonseigneurLebel,hommede cœurdanscetteéglisequ’ilaimait.Priez pournous.
Témoignage du père Gérald Sareault,
CuréretraitédelaparoisseSaint-Joseph -de-Soulanges,Saint-Lazare
Il accepta plusieurs rôles au sein de la Conférence des évêques catholiques du Canada, dont membre de l’équipe pastorale, de la commission de théologie, de la commission sectorielle des Communications sociales et membre de l’exécutif, à titre de trésorier, vice-président et président.
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À l’été 2000, le Saint-Père l’a déchargé du service pastoral de l’Église de Valleyfield. À 75 ans, Robert Lebel devenait évêque émérite (titre que l’on donne aux évêques qui ont pris se sont retirés de leurs fonctions officielles). Quand on lui posa la question quelques années plus tard : Comment s’occupe un évêque émérite? Il répondit ceci :
Comme la plupart des retraités, je manque de temps. Il y a tellement de belles et instructives lectures à faire. Je m’occupe aussi à l’écriture, je reçois des commandes qui me font prendre la plume et m’exercer dans le traitement de texte sur mon ordinateur. Je donne un coup de main à la paroisse, j’accompagne des groupes ecclésiaux, je continue de me servir de mes gouges pour faire de la sculpture sur bois et finalement, j’ai beaucoup plus de temps à me consacrer à la prière, qui de fait, est mon plus important ministère.
mais les gens qui ont eu la chance de le côtoyer.
LamamandeMgrLebelhabitaitdansla maison voisine de celle de ma mère à Trois-Pistoles.C’estainsiquej’aieul’occasiondefaireconnaissanceavecluilors demescongésauCanada.Lesrelations sesontensuiteapprofondieslorsdemes visiteschezluiàValleyfield.NousaspirionstouslesdeuxàuneÉgliseplusouverte,luipourleQuébecetmoipourle Tchad.Nousavonsaussieulagrâcede participer ensemble à un synode des évêquesàRome,celuisurlafamille,je crois,en1980.Lorsdesassemblées,Mgr Robert aimait faire des caricatures de certainsintervenants!
Robert Lebel, évêque émérite de Valleyfield, s’est éteint le 25 mai 2015, à Salaberry-deValleyfield, à l’âge de 90 ans. L’héritage qu’il a laissé dans le diocèse a marqué à tout ja-
Un souvenir que je n’oublierai jamais c’estlasoiréequej’aipasséeunjourchez MgrCharlesValoisàSt-Jérôme,encompagniedeRobertLebeletdeBernardHubert, évêque de St-Jean-Longueuil. Les troisétaientbienamisetserencontraient régulièrement. Ce soir-là, Mgr Lebel m’avaitinvitéàmejoindreàeux.Comme j’étaisenretraiteàl’Abbayed’Oka,cefut vitefaitd’allerlesretrouver.Nousavons bienpartagé…etaussimangéunbon steak. Mgr Valois était le cuisinier. Ce sontdebeauxsouvenirs.
Témoignage de Jean-Claude Bouchard, ÉvêqueéméritedePala
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MGR Lebel avec le Pape JeanPaul II
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La famille Mergl
Une famille tissée serrée
Par Emma Mergl
Franz Mergl naît dans une famille autrichienne le 26 août 1903 dans la ville de Mòr en Hongrie, la même ville où naît sa femme Teresa Gintner, le 13 octobre 1910. Ils se marient, immigrent à Montréal le 30 août 1930 et s'installent dans la région de Montréal et Teresa donnera naissance à leur fils ainé Frank, le 8 mai 1932. Dans les années 1950, Franz découvre SaintLazare et est immédiatement charmé par la petite ville qui regorge de terres agricoles et de forêts. Il acquiert à ce moment le 1431 chemin de la Cité-des-Jeunes.
Son fils, Frank Mergl rencontre sa femme, Elizabeth Varga, elle aussi venant de parents immigrants Hongrois, au printemps de 1950. Ce fut l’amour au premier regard et surtout, le début d’une belle et grande histoire. Frank et Elizabeth se marient le 17 janvier 1953 à Montréal. Ils emménagent sur la rue Somerset à Ville Saint-Laurent où ils élèveront leurs six enfants : Linda (1954), Gordon (1956), Ronald (1958), Deborah (1960), Jeffrey (1965) et Richard (1967).
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Passionné de la terre et de la culture maraîchère depuis son enfance, Frank réalisera enfin son rêve en déménageant à Saint-Lazare en 1976 sur la terre familiale. Il commence par construire la maison et avec l’aide de ses fils, construira le garage en dôme. Frank commence à y cultiver le maïs sucré qu'il vend, lors de premières années, principalement à des grossistes de Montréal et d'Ottawa. Avec les années, la demande locale pour son fameux maïs et ses légumes frais augmenta et Frank et sa chère Elizabeth décidèrent d’ouvrir un kiosque, où ils vendront leur maïs sucré et les légumes à même la ferme. C’est le début de la ferme Mergl comme on la connait aujourd’hui.
La ferme a toujours été bourdonnante d'activité et de vie. Elizabeth a toujours été particulièrement fière de ses jardins de style anglais ; de grands jardins cernant la maison familiale et remplis des plus belles fleurs variées et colorées. Plusieurs se souviendront de Frank, qui se promenait toujours dans son Ford Ranger rouge accompagné de ses chiens. Les Mergl ont d’ailleurs toujours affectionné leurs chiens et ils ont toujours fait partie de la vie sur la ferme. On retrouve même dans une œuvre de l’artiste Annette Desroches Plante, un des fidèles chiens de Frank, Tintin, caché dans sa toile de la ferme Mergl peinte à la fin des années 2000.
Alexander, Patrick, Charles, Erika, Emma, Brendan, Nicolas et Justin. Vous pouvez donc vous imaginer toute l'effervescence à la ferme à longueur d'année. En plus du commerce, c’est un endroit où de nombreuses réunions de familles, de jeux de balles, de feux de camp en famille et de repas ont été partagés. La ferme a toujours été fièrement une affaire de famille et tous les enfants et les petits-enfants y ont travaillé à travers les années.
Le 19 mars 2009, Frank Mergl, après 56 ans de mariage avec Elizabeth, décède paisiblement à la maison, entouré de sa famille.
Richard et Jeffrey Mergl prennent la relève de la ferme et à ce jour, cultivent toujours la terre pour vous offrir chaque été, le meilleur maïs sucré et d'innombrables fruits et légumes frais !
Elizabeth et Frank Mergl ont eu treize petits enfants : Jason, Matthieu, Amanda, Joshua, Andrew,
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Elizabeth et Frank Mergl à la ferme (Circa 1998)
Jardins anglais d’Elizabeth Mergl
Frank Mergl et son fils Richard au kiosque
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La Résurec "Son"
Le mythique concert des fêtes du centenaire
Par Paul Lavigne
Il y a presque 50 ans, plus précisément à l’été 1976, Richard Chartrand et Jacques Leroux organisaient, ce qui deviendra, le plus gros concert jamais organisé à Saint-Lazare, intitulé : Résurec"Son".
Dans le cadre des célébrations entourant la fête du centenaire de Saint-Lazare, on voulait organiser un concert qui allait être le clou des festivités. Mais où tenir un événement qui pourrait accueillir 2 000, 3 000 voire 5 000 spectateurs? Après des semaines de questionnement, le choix logique est de tenir l’événement dans les "pits" à sable de l’école des métiers, située près du parc des Forestiers. L’endroit était isolé, un immense stationnement disponible aux organisateurs et on pouvait monter la scène sans déranger personne.
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Les promoteurs débutent alors leurs recherches pour trouver le ou les artistes qui feront de ce spectacle, un événement inoubliable. Trois incroyables groupes de musique sont alors trouvés et acceptent volontiers de venir fêter à Saint-Lazare.
Le groupe de musique rock progressif Maneige débute le spectacle vers 21h30 devant une foule délirante de près de 10,000 personnes provenant de partout en Montérégie et de Montréal.
Tout un spectacle, apprécié par tous qui se termine aux petites heures du matin.
Groupe Maneige en 1976
Après une prestation de plus d’heure, on laisse la place au second groupe, Octobre, composé de Pierre Flynn, du guitariste Jean Dorais, du bassiste Mario Légaré et du batteur Pierre Hébert. Après une courte pause, on laisse la place au groupe de l’heure Offenbach pour terminer le spectacle. On retrouve alors sur scène le chanteur et claviériste Jerry Boulet, le guitariste Jean Gravel, le bassiste Michel Lamothe et le batteur Roger Belval.
Richard Chartrand se souvient de ce spectacle, le plus gros qu’il ait jamais organisé comme si c’était hier. Il y avait tellement de monde, nous dit-il. Nous avions fait de la publicité partout dans la région ainsi qu’à la radio sur CKVL et CHOM, se souvient-il. Nous avions prévu 3 personnes à l’entrée mais j’ai rapidement augmenté ça à 10 tellement le monde venait de partout. Beaucoup de gens sont passés par l’entrée principale mais il y en avait autant qui passaient par le bois ou prenaient des raccourcis pour ne pas payer. En bout de ligne, l’important était qu’on a livré tout un show, sans anicroches et tout le monde était heureux.
Daniel Rozon, qui était un des bénévoles responsables de la sécurité, se souvient d’une belle soirée, très occupée. Ce n’était pas évident la sécurité il y a 50 ans, nous remémore
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Groupe Octobre dans les pits de sable de Saint-Lazare (photo de la collection de Pierre Flynn)
t-il. On avait quelques radios CB pour se relayer l’information entre nous mais on se déplaçait selon les demandes des organisateurs et on tentait de contrôler la foule du mieux qu’on pouvait.
Malgré le fait qu’il n’avait que 15 ans à l’été 1976, Serge Castonguay se souvient très bien de cette soirée.
Groupe légendaire Offenbach
"Mon père était responsable d’opérer une des 4 génératrices utilisées lors de cette soirée, nous raconte-t-il. Il m’avait laissé l’accompagner et j’ai pu assister aux premières chansons. Il y avait tellement de gens et le son et les lumières étaient quelque chose, nous dit-il. J’y suis retourné le lendemain matin pour voir et il y avait des gens qui étaient couchés partout, ajoute-t-il en riant."
- Serge Castonguay
Richard Chartrand se souvient que malgré la foule immense, il n’a pas eu d’événements fâcheux lors de la soirée. Les gens étaient heureux d’être ici, se souvient-il. C’est certain qu’il y avait de la boisson et de la drogue mais pas d’exagération. Faut noter qu’on parle d’il y a presque 50 ans, c’était presque que le Woodstock de Saint-Lazare. J’ai réalisé qu’on aurait tout un événement quelques jours avant, quand les gens arrivaient déjà et campaient dans le bois autour du pit à sable en attente du show.
était un atout de taille. Le matin du concert, le ciel était gris et la pluie était au menu pour la journée et comme je considérais reporter le concert au lendemain, Laurent m’a dit : Aie confiance Richard, il va finir par faire beau. Et il avait raison, en fin d’après-midi le ciel s’est dégagé et nous avons eu une belle soirée.
Lorsque je lui ai demandé récemment s’il se souvenait du concert, Pierre Flynn a dit:
Bien sûr que je m’en souviens. Avec leurs gérants, les trois groupes s’étaient associés brièvement pour fonder les Productions de la Main.
On n’aurait pas pu avoir le succès qu’on a eu sans le support du conseil municipal, ajoute-t -il. Laurent Chevrier, conseiller municipal
La Main à cause du boulevard St-Laurent où étaient situé «notre» bureau. Bien que les amitiés aient duré, l’association d’affaires a été brève, mais nous avons eu le temps de participer à cette espèce de mini Woodstock dans le légendaire « pit de sable » de St-Lazare. C’était quelque chose d’assez surréaliste, et je me souviens qu’ en chantant j’observais les gens campés à la crête de la sablière avec leurs véhicules , leurs tentes, leurs enfants.
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- Pierre Flynn du Groupe Octobre
L’histoire familiale d’Alphonse Rozon et d’Anita Therrien
Par Robert Rozon
C'est avec grand plaisir que je présente mon article sur la vie de mes grands-parents paternels Je vous les présente, mon grand-père Alphonse Rozon, fils de Clément Rozon et de Émiliana Martel, né le 18 décembre 1904. Il est décédé le 8 octobre 1987 à l’âge de 83 ans. Il est de la 6e génération de Rozon établie à Saint-Lazare.
Ma grand-mère Anita Therrien, fille de Ferdinand Therrien et d’Alma Bourbonnais, née le 22 août 1919. Elle est décédée le 12 mai 1949, elle avait seulement 29 ans.
Tous les deux étaient natifs de Saint-Lazare et descendants de grosses familles, comme on en voyait beaucoup à cette époque. Vous avez probablement constaté l’écart d’âge entre eux, ce qui me rappelle une anecdote que mon père m’a souvent racontée son père et sa mère avaient 15 ans de différence et demeuraient tous les deux sur le chemin Saint-
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Louis et ils étaient presque voisins. Bien sûr, comme les téléviseurs et l’internet n’étaient pas vraiment à la mode, les gens allaient veiller chez les voisins et c’est là que ça devient comique… mon père me disait : le père chez nous allait veiller chez mes grands-parents pis il berçait ma mère, évidemment sans savoir qu’un jour elle deviendrait son épouse. Ça nous faisait bien rire.
Mais avant de former un couple, mon grandpère et son frère aîné, Eloi Rozon, travaillaient pour Bell Canada, dans le coin de Sorel et de Varennes si ma mémoire est bonne. Il faut comprendre qu’avec les moyens de transport limités, mon grand-père ne venait pas coucher à la maison tous les soirs. Il venait rendre visite à ses parents à l’occasion, jusqu’au jour où ses parents vieillissants, moins capables de s’occuper de la ferme et des animaux, lui ont demandé de rester pour prendre soin d’eux leur vie durant. Cela en échange de garder la terre par la suite. J’imagine que c’est à partir de ce temps-là que les fréquentations avec ma grand-mère ont commencé. Leurs noces ont été célébrées en 1938, mon grand-père avait 34 ans alors que ma grand-mère avait 19 ans. De cette union, trois enfants ont vu le jour. Mon père Otal, né le 24 décembre 1938, ma tante Mirel, née le 2 décembre 1941 et mon oncle Rubin, né le 16 février 1945.
On peut dire que tout allait bien. Comme c’était la coutume, ma grand-mère était femme au foyer. Mon grand-père, en plus de faire son métier de camionneur, s’occupait de ses 2 terres voisines sur le chemin Saint-Louis et de sa terre à bois sur Sainte-Angélique. Arriva alors une heureuse nouvelle, ma grand-mère allait donner la vie une autre fois, mais la grossesse ne se déroula pas comme souhaité. Je ne sais pas à quel moment au juste que les problèmes ont commencé, mais un jour du mois de mai, elle a dû être transportée par ambulance à l’hôpital de
Lachine, pour malheureusement ne jamais en revenir. Je me souviens très bien des paroles de mon père qui, avec la larme à l’œil, se souvenait qu’ils sont venus chercher sa mère en ambulance et elle lui a envoyé la main par la vitre et c’est la dernière fois qu’il l’a vue vivante. Ma grand-mère était enceinte de jumeaux et le décès de l’un d’eux a provoqué un empoisonnement du sang et aucun n’a pu être sauvé. J’imagine juste la souffrance que ma grand-mère a supportée jusqu’à en perdre la vie. Si tout s’était passé à notre époque, je suis certain qu’on aurait sûrement pu sauver une vie et peut -être les trois. Je ne peux qu’imaginer la peine et la douleur d’avoir perdu une mère, une épouse, une fille, une sœur de 29 ans.
Mon grand-père aurait pu faire comme c’était souvent la coutume, soit de céder la garde des enfants aux parrains et marraines, mais il n’a jamais voulu, il a préféré garder ses enfants avec lui. Ce qui l’obligea à engager de l’aide pour l’entretien de la maison, la garde des enfants et pour l’entretien des champs afin que le soir venu, il soit capable d’aller vendre les fruits de ses récoltes. L’histoire se poursuivait l'hiver, car il devait aller bûcher du bois sur la terre de SainteAngélique, le transporter vers le chemin SaintLouis pour le couper, le fendre et le livrer à ses clients, souvent des gens de Vaudreuil-Dorion.
Pouvez-vous juste imaginer un homme seul avec 3 enfants en bas âge de 10, 8 et 4 ans, avec son métier de camionneur, de cultivateur de deux terres et d’une terre à bois… sans l’équipement d’aujourd’hui en plus?
Il y a des moments où je me demande comment il a pu trouver le temps et la force d’accomplir toutes ses tâches, de père, de mère, de camionneur et de cultivateur.
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Merci à Nos précieux collaborateurs
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Nous célébrerons les 150 ans de notre municipalité en 2025
Lancement du comité des Fêtes du 150e de Saint-Lazare
Par Anick Chevrier
Nous sommes fiers et très heureux que notre collègue et ami, monsieur Paul Lavigne soit nommé le président du comité des Fêtes du 150e anniversaire de Saint-Lazare!
Monsieur Lavigne est également un des auteurs et le président du comité du livre commémoratif célébrant les 150 ans de SaintLazare, sur lequel de nombreux participants bénévoles planchent depuis près de 2 ans.
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Dans l’infolettre de l’édition du 18 avril, la Ville annonçait officiellement la nomination de Paul à la présidence du comité des Fêtes du 150e. Ce comité dynamique et engagé, formé par des représentants de divers organismes de SaintLazare, se mettra au travail très prochainement en vue de planifier différents projets et d’organiser une multitude d’activités en collaboration avec les bénévoles ainsi que la Ville de SaintLazare. L’année 2025 se présente festive et joyeuse et rassembleuse pour célébrer avec en grand nombre les 150 ans de notre belle municipalité!
Un brin d’histoire à propos de Paul Lavigne. Paul est originaire de Chibougamau et réside à Saint-Lazare depuis plusieurs années. Jeune retraité et passionné de l’histoire du Québec, il est membre actif de diverses Sociétés historiques et généalogiques. Il est membre du Conseil d’administration de la Société historique de Saint-Lazare depuis 2021 à titre de secrétaire et est l’éditeur de la revue historique de la SHSL.
Paul est également auteur et a publié en 2021, son premier roman historique : La Quête
L’Odyssée d’André Poutré, le premier tome d’une série de trois romans historiques, inspiré du parcours de ses aïeux.
Je vous invite à découvrir cette œuvre dans laquelle nous nous reconnaissons et redécouvrons nos racines et nos origines. Ce bouquin brillamment écrit se lit d’un trait et son récit a tous les atouts pour être porté à l’écran! Qui sait… ? Nous avons tous adoré le roman Les filles de Caleb qui nous a fait voyager dans le passé et nous rappelle le parcours de nos aïeux. Avec La Quête, nous nous retrouvons un peu plus loin dans notre histoire québécoise afin de suivre le parcours tumultueux d’André Poutré, dit Lavigne. Je suis convaincue que bien des gens dévoreraient une telle série! D’ici là, découvrez cette fabuleuse histoire en lisant le livre!
Je me fais le porte-voix de tous les membres du Conseil d’administration de la Société historique de Saint-Lazare pour te dire : bravo, Paul, et merci pour ton engagement et surtout de nous faire profiter de tes nombreux talents et ta passion! Nous sommes heureux de te compter parmi les rangs de la SHSL, cher collègue et ami.
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