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CARNET DE VOYAGE ______

Steeve McCurry du 4 Janvier 2014 au 16 Février 2014

EXPOSITION de la Maison Européenne de la Photographie Retrouvez également : GEERT GOIRIS ROBERT MAPPLETHORPE RYAN MCGINLEY STEVEMCCURRY RINEKE DIJLSTRA


Publié et distribué par la Maison Européenne de la Photographie. Edité et produit par la Maison Européenne de la Photographie. Concept & Direction artistique par Jean Baptiste VEGI Design Livre par Jean Baptiste VEGI 1e Édition © 2013 la Maison Européenne de la Photographie.


CARNET DE VOYAGE ______

STEEVE McCURRY 06-07

INTERVIEW 08-14

PORTRAIT 15-26

EYES

27-50 Blablabla blablabla

HUMANS 51-61

REMERCIEMENTS 62


Steve McCurry Photographe - Voyageur

Steve McCurry est un photographe américain né le 24 février 1950 à Philadelphie, dans l’État de Pennsylvanie, États-Unis. Membre de l’Agence Magnum depuis 1986, il parcourt le monde à la recherche de ce qu’il appelle « l’inattendu, le moment du hasard maîtrisé, qui permet de découvrir par accident des choses intéressantes que l’on ne cherchait pas.  » Il est très connu pour sa photographie en couleur très évocatrice, dans la tradition du reportage documentaire. Steve McCurry rêvait, étant jeune, de devenir un cinéaste documentaire. Il

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fit des études au Collège d’Arts et d’Architecture de l’Université d’État de Pennsylvanie (Penn State), où il a obtenu un diplôme avec félicitations.

McCurry a donc cherché une profession lui permettant de concrétiser cette envie. Il débuta sa carrière en travaillant deux ans comme photographe dans un journal, qu’il quitta pour partir en Inde, en 1978, comme photojournaliste pigiste. C’est là, qu’il a appris à observer la vie et à attendre. Il se rendit compte que lorsque l’on attend, « les gens oublient l’appareil et leur âme pénètre dans l’image. »

À 19 ans, il passe une année à voyager en Europe, un peu partout, travaillant comme serveur dans un restaurant à Amsterdam, puis à Stockholm. Il est ensuite parti à la découverte de l’Amérique du Sud, puis de l’Afrique. « Je crois que j’ai toujours voulu voir le monde, explorer de nouvelles cultures  », dit-il dans une interview publiée sur internet à l’occasion de la sortie de son livre « Sud Sud-Est»

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Si l’on regarde votre travail dans son ensemble, la couleur domine. Celle-ci est vibrante et singulière. Vous n’êtes pas attiré par la force des contrastes du noir et blanc ?

trouver une fenêtre, une porte ouverte pour jouer avec les contrastes. Ce n’est pas Photoshop, c’est plutôt la qualité de la lumière. Vous n’utilisez jamais de flash pour donner de l’éclat au regard ?

Ah. Non j’aime bien le noir & blanc. C’est ce qui s’est développé en premier en photographie et la couleur a toujours été plus compliquée à rendre. Mais, le monde est en couleur, il est donc plus logique de le photographier comme tel. il est donc plus «naturel» de travailler en couleur. J’aime aussi le monochrome, mais je me sens plus proche du monde coloré.

La plupart du temps c’est de la lumière naturelle et je n’utilise pas de flash et pas de réflecteur. Dans 98% des cas, c’est uniquement avec l’éclairage environnant. Vous travaillez avec quel matériel ? J’ai un Nikon D3x et un Hasselblad. Si j’ai le temps, j’utilise le moyen format, mais tout dépend de la situation et des conditions de prise de vue.

Les couleurs de vos clichés, et notamment celles des portraits, sont très fortes. Travaillez-vous la colorimétrie après la prise de vue ? Je fais très attention à la prise de vue sur la qualité de la lumière. Celle-ci est primordiale, je cherche le meilleur endroit pour éclairer un visage et la plupart du temps, je photographie en lumière naturelle. j’essaie de

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Vous êtes mondialement connu. Comment avez-vous géré ce succès ?

Pouvez-vous nous raconter le contexte de cette image ? Qui était cette fille ? Avez-vous gardé des liens ?

C’est assez incroyable, mais pour moi, c’est presque une image comme une autre et je vois toujours les choses du bon côté. Cette image a finalement peu changé ma façon de voir les choses.

Son nom est Sharbat Gula. Elle était une réfugiée de guerre et ses parents ont été tués pendant le conflit afghan. Nous l’avons retrouvée en 2002 et nous sommes toujours en contact actuellement. On se parle tous les mois. Récemment, nous lui avons acheté sa maison.

Envisagez-vous, comme la plupart des gens qui aiment les Afghans et l’Afghanistan, de continuer votre travail de fond sur ce pays ?

Votre rétrospective montre beaucoup d’enfants. Les enfants sont-ils plus expressifs, plus spontanés, plus intéressants ?

Oui mais il est vrai que voyager et travailler là-bas devient de plus en plus difficile. La situation risque même d’empirer. Les talibans gagnent en influence et en force. C’est un endroit dangereux. Il faut être très prudent, très habile et travailler avec les bonnes personnes pour vraiment comprendre ce qui s’y trame.

Non, je photographie toutes les personnes. En réalité, la sélection a été réalisée par la personne qui a également fait la mise en scène. Comment travaillez-vous habituellement ? Avez-vous des assistants ? Non, généralement je pars seul. Quand je vais dans un pays étranger, j’engage un traducteur pour discu-

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ter avec les personnes que je souhaite photographier. Le traducteur m’aide pour transporter le matériel, mais je n’ai pas vraiment d’assistant pour la prise de vue.

graphic pour ses 125 ans a repris en couverture ta célèbre photo de la jeune Afghane prise en 1985. Cette photo a été et est toujours l’emblème de la photographie au National Geographic. Cela te fait quoi ? Je crois que les gens ont réagi à cette photo, qu’ils ont été touché par le portrait de cette jeune fille. Pour moi, c’est comme un cadeau. Tout ce que je ressens, c’est de la gratitude.

Vous travaillez sur un nouveau projet actuellement ? Oui, je suis en train de préparer un nouveau livre sur différentes histoires que j’ai vécues pendant ma carrière. Malheureusement, je n’ai pas d’exposition prévue pour l’instant en France, mais c’est un projet qui pourrait être intéressant.

As-tu l’impression que cette photo t’appartient encore ? A l’occasion de son passage à Paris pour le lancement d’Inédit, les histoires à l’origine des photographies (édition Phaidon), où Steve McCurry ouvre ses archives pour la première fois de sa carrière, il s’est plié pour L’Instant aux questions de Pascal Maitre, l’autre génie de la couleur en photographie, pour évoquer trente ans de photojournalisme. Je viens de voir que le National Geo-

Cette photo, je l’ai prise. Quand un écrivain écrit un texte ou qu’un photographe prend un cliché, les deux espèrent que le public lira son travail ou regardera son image. Toi comme moi, nous voulons échanger, nous voulons communiquer, nous voulons montrer notre vision du monde. Donc, oui, cette photo m’appartient toujours mais je suis heureux de la partager.

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REMERCIEMENT la Maison Européenne de la Photographie. Edité et produit par la Maison Européenne de la Photographie. Concept & Direction artistique par Jean Baptiste VEGI Design Livre par Jean Baptiste VEGI 1e Édition © 2013 la Maison Européenne de la Photographie.


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