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ont entendu parler des cuisines collectives. « Je voyais bien qu’il y avait du monde qui faisait de la popote », se rappelle Chantal en parlant de comment elle a découvert ce service, auquel tout le monde est admissible. Le choix des recettes L’heure avance sous une trame sonore intéressante (musique populaire à faible volume, entrechocs de casseroles, conversations, hachage d’aliments, ventilateurs des fours) et une appétissante odeur de chocolat se dégage alors que Chantal, la cuisinière la plus expérimentée hormis Nathalie, prépare un dessert qu’elle ne fait pas pour la première fois : un gâteau au chocolat et bananes. En effet, bien que plusieurs recettes soient proposées par l’animatrice Nathalie, qui, ayant des origines péruviennes, amène des perspectives culinaires intéressantes, les membres de la cuisine collective sont encouragés à apporter leurs propres idées. Nathalie pousse aussi les femmes, dont les âges sont assez différents, à explorer des variantes aux recettes qu’elles connaissent déjà en considérant les aliments qu’elles ont sous la main. Pour diversifier les recettes, le Complexe offre des ateliers thématiques, allant de la cuisine végétarienne aux repas de Noël. Nathalie ajoute aussi que les recettes dépendent de la période de l’année, du budget alloué et de la nourriture reçue. D’ailleurs, Nathalie demande l’avis des filles pour la recette de canard et c’est Mélanie qui propose du canard à l’orange. « J’en n’ai jamais mangé », déclare Krystel, illustrant la valeur éducatrice des cuisines collectives. En ce qui a trait aux habitudes alimentaires, quelques règles d’hygiène et de sécurité, affichées sur le garde-manger et le réfrigérateur, doivent être suivies, comme se laver les mains ou fermer les portes des armoires.

Article - Cuisines collectives  

Voici un article portant sur les acquis lorsque nous participons aux cuisines collectives écrit par une jeune étudiante, Camille Létourneau.