Issuu on Google+

Petits logements : une taxe sur les loyers abusifs ? La flambée des prix de l’immobilier ces 10 dernières années a provoqué une tension sur le prix des locations, particulièrement pour les petits logements à Paris ou en région parisienne. Le gouvernement planche donc sur un projet de nouvelle taxe. L’idée est de surtaxer les bailleurs pratiquant des loyers abusifs pour les microsurfaces. Il s’agirait, selon le secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu, de taxer les revenus locatifs des petits logements compris entre 9 entre 13m2 et dont le loyer dépasserait 40 € le m2, soit le double environ du prix moyen sur le marché parisien. Une mesure fiscale prise avec l’Unis (Union des syndicats de l’immobilier), l’Unpi (Union nationale de la propriété immobilière), le SNPI (Syndicat national des professionnels de l’immobilier), la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier) et l’Olap (Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne) mercredi 9 mars, au ministère du Logement. « Je ne souhaitais pas remettre en cause en tant que tel le marché des microsurfaces qui constitue une vraie réponse aux besoins des étudiants ou des jeunes actifs. Mais on peut avoir des abus », explique le secrétaire d’Etat.

Réactions mitigées

La Confédération Etudiante souligne que « ces mesures n’apportent aucun changement pour les étudiants ». La surtaxe n’est « pas dissuasive » et « le propriétaire aura plutôt intérêt à augmenter le loyer ». Benoist Apparu, lui, affirme que « plus le loyer sera élevé et plus la fiscalité sera importante pour éviter que le propriétaire ne réintègre la fiscalité dans son prix au m2 ». Le collectif Jeudi Noir ne cache pas non plus sa déception et estime que le secrétaire d’Etat a une fois de plus trahi ses promesses, que l’annonce d’une simple taxe sur les revenus abusifs constitue une « retraite en rase campagne ». La mesure proposée est vue comme une bien maigre amélioration, puisque la taxation des surfaces de moins de 13m2 ne s’appliquera que sur très peu de logement et que les


loyers indécents de 1 000 € pour 15m2 ne sont jamais concernés par cette annonce. Lassée, la Confédération Etudiante demande au gouvernement des « dispositifs qui aient un impact mesurable pour les étudiants », comme la création d’une CLE (Cellule Logement Etudiant), dans toutes les villes universitaires.  


ma piaule