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# 12

www.slashmagazine.ca

Mark Sollors // Cab 900 Photo // Russell Dalby Spot // Whistler

Plaines Mark Sollors d’Abraham

Jordan Mendenhall


Designed to be everything. Tested to go everywhere.

The Custom colorway with custom components. Featuring skate wheels, custom molded back panels, cram zones and telescoping handles.


Burton team in Seoul & Japan. Photos by Adam Moran.


COLE BARASH PHOTO

J P WA L K E R / J O E S E X T O N / C H R I S G R E N I E R / J O H N N Y M I L L E R / S I M O N C H A M B E R L A I N / C H R I S B R A D S H AW / S C O T T S T E V E N S M A R I E F R A N C E - R O Y / J O N K O O L E Y / N I M A J A L A L I / B E N B I L O C Q / M A R K K U K O S K I / T Y L E R F L A N A G A N / S TA L E S A N D B E C H


CHRIS BRADSHAW // LASHED CRESTLINE LOCAL, HELLS ANGLER, BEAR PARK AND THE NEW TRANSWORLD MOVIE. SEE MORE OF BRADSHAW AND THE ENTIRE NEW BOOT AND OUTERWEAR COLLECTION AT: FACEBOOK.COM/THIRTYTWO // THIRTYTWO.COM TIMEBOMBTRADING.COM // FACEBOOK.COM/TIMEBOMBTRADING


CAPT. DAN BRISSE

K.I.A. 06|30|62 EXHUMED 01|28|24 STATUS: REACTIVATED COMMENTS: CHALLENGES THE LIMITATIONS OF TIME AND SPACE

THE BLACK SNOWBOARD OF DEATH DEPLOYMENT: REVOLUTIONARY ALL TERRAIN FREESTYLE SpecOps: ALL MOUNTAIN BAD ASS

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CLASS: DIRECTIONAL ULTRA ANNIHILATOR

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WINTER SEASON — YEAR SIX

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DAN BRISSE

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Danny Kass – Gigi Rüf – Dustin Craven – Joe Sexton – Scott Stevens – TJ Schneider – Dan Brisse – Jess Kimura UTAH BACKCOUNTRY, ERIK HOSTETlER PHOTO. AvAIlABlE THROUGH NOlIMITS.CA – INfO AT NlINTEl.COM


Mark Welsh photos. coalheadwear.com

Canadian Distribution: nolimits.ca Coal info available at: nlintel.com

Mikey Leblanc in the Harbor


VOLUME 4.3

SOMMAIRE 14 Le snowboard: amusant et stupide 24 Entrevue avec Mark Sollors 34 Favoris 38 Sickquential 52 Spot Check out: Plaines d’Abraham 62 Entrevue avec Jordan Mendenhall 72 Musique: Caulfield

Slash Magazine 425, Gérard-Moriset, suite 8 Québec, Qc, Canada, G1S 4V5 www.slashmagazine.ca pat@slashmagazine.ca Directeur de publication: Pat Burns Directeur photo: Oli Gagnon Direction artistique: Claudia Renaud, Claudia Simon Le magasine Slash (ISSN 1913-8385) est publié 3 fois par année. La rédaction n’est pas responsable des textes et des photos publiés, qui engagent la seule responsabilité de leurs auteurs. Les constributions sont les bienvenues, toutefois, vous devez fournir une enveloppe pré-affranchie pour le retour. Toute reproduction sans l’accord de l’éditeur est interdite. Imprimé au Canada: ISSN 1913-8385 12 // slash snowboardmag


Wolle Nyvelt Photo // Oli Gagnon Spot // Haines, Alaska

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Jake Bauvelt // Cab 540 Photo // Oli Gagnon Spot // Chatter Creek 14 // slash snowboardmag


Le snowboard: amusant et stupide Par T. Bird Lorsqu’on pense à ce qu’est le snowboard, c’est assez stupide. Pas en théorie évidemment, mais en pratique. Si l’on prend chacune de ses parties séparément et qu’on les examine d’un angle purement mécanique... Quand tu simplifies au max sur ce qu’est le snowboard, c’est une action plutôt ridicule. Partir du sommet d’une montagne, qu’elle soit à 275 ou 2750 mètres au dessus du niveau de la mer, et descendre les pieds attachés à une planche de bois, métal et P-Tex dans le but de vivre des émotions qui sont normalement absentes dans une journée de neuf à cinq. Évidemment, les gens font du snowboard pour des raisons différentes et de façons différentes. La grande majorité se rejoignent à la montagne dans l’espoir d’avoir quelques bonnes descentes dans le parc. Certains ont la chance d’avoir un talent hors du commun et font de leur sport un gagne pain, en prêtant leur nom à des compagnies. Ils impressionnent avec des manœuvres inversées dans lesquelles les corps se contorsionnent et se tordent d’une manière inimaginable. Restent ceux qui essaient d’être sur les pistes quand ils le peuvent, dans une station locale, accompagnés de leur petite famille et fuyant la routine. En bout de ligne, c’est dans ces pages cirées et reliées que tout se rejoint. Ceux qui recherchent l’excitation peuvent arrêter de chercher, car c’est dans les pages d’une publication comme celle-ci et plusieurs autres qu’ils trouveront des séquences de photos et des impression pleine page en plus de mots produits par des gars comme moi ou qui ont plus de talent encore. Nous suons, saignons et vivons un stress tout l’hiver afin d’amasser suffisamment de propagande pour vous convaincre de vous précipiter à la montagne dès que la température descend sous zéro et que les flocons de neige tombent sur le sol. Sachez que le « journalisme » de snowboard ne me mettra pas riche et plusieurs d’entre vous pourraient se questionner sur la raison qui motive ceux que j’appelle mes collègues et moi à faire ce métier. La raison est simple et évidente, du moins en ce qui me concerne. C’est parce que c’est amusant. C’est vraiment amusant. Un petit détail pour compléter ma réponse : cela me permet d’agir comme un gamin approximativement sept mois par année (les cinq autres sont passés dans un bureau du Sud de la Californie à taper sur un clavier comme un primate frustré). Cette discipline, cette sueur, le sang et le stress sont vite oubliés quand ce magazine nous arrive par boîtes. Relié et reluisant, prêt à être envoyé à des gens comme vous dès que l’hiver s’amorce. Tout ce travail se prend bien lorsque vient le temps de sauter dans un avion, s’entasser dans une voiture et dormir sur un plancher à la poursuite des précipitations de neige. La raison pour laquelle nous continuons hiver après hiver est la même que celle pour laquelle nous nous sommes attachés les pieds à une planche de bois, métal et P-Tex. C’est tellement stupide n’est-ce pas? Certainement. C’est aussi tellement beau et amusant. Alors, je crois que mon propos est clair : oui, le snowboard est un truc débile. C’est indéniable. Tout comme faire des magazines et tout le reste de ce qui existe en ce bas monde. Parce que lorsqu’on simplifie et analyse véritablement…Pensez-y. À que vous trouvez le bonheur dans ces pages, réalisez que vous avez au moins une chose dans la vie, une simple activité qui vous rende heureux alors que ce n’est pas le cas de tous. C’est cela qui fait continuer cette magnifique roue de tourner. Maintenant, veuillez m’excuser, mais j’ai le cul qui chauffe et je dois aller faire quelque chose de stupide…À bientôt.

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ENTREVUE par Oli Gagnon

Photo // Adam Moran

Salut Mark, quoi de neuf mon gars? Je suis en train de terminer mon six-pack interview pour Pleasure Mag en Europe. Grosse journée haha. Et bien! Des entrevues par-ci, des entrevues par-là…!! Ouais désolé. Donne-moi quelques minutes et je suis à toi. Parfait, pas de trouble.Ok je crois que c’est bon là. Haha! Ok cool. Alors qu’est-ce que tu fais de bon ces jours-ci? J’ai été occupé. Ma dernière saison m’a ouvert bien des portes et il semble que j’ai beaucoup plus de trucs à faire. J’essaie de m’en sauver pour avoir plus de temps pour rider. Je vois le portrait, haha. Allons droit au but. Est-ce que tu es en train de rider en ce moment? Haha! Non ce n’est pas ça que je voulais dire Oli! Je viens d’arriver au Minnesota et l’on attend Keegan (Valaika) alors on a du temps à tuer. Pas de snowboard en ce moment. Oh cool, alors avec qui d’autre vas-tu être? Pour le moment, mon pote du Canada et moi faisons les geeks à la maison. Owen et Gabe sont partis chercher Keegan et Ethan Deiss. On va bien s’amuser.

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Oh làlà! Vous avez un bon crew! C’est quoi le plan pour cet hiver alors? Tu filmes pour le projet de Keegan? Tout se met en place ces jours-ci. Je vais passer la saison avec Burton alors tout devrait bien aller. Et que va-t-il se passer? Peux-tu en parler? Haha. Haha. Sans blague, je ne sais même pas si j’ai le droit d’en parler ou pas. Ha! Le chichi confidentiel! C’est bon mon gars. J’ai bien hâte de voir. Parlons de ta dernière saison un peu. Comment était-ce de rider et filmer avec Devun Walsh et Jussi Oksanen? C’était incroyable. Leur façon de faire les choses m’a tellement ouvert les yeux. En plus, ils sont autant, sinon plus sick que je les imaginais. Crois-tu que cela a contribué à te motiver encore plus? À faire des gros trucs? Personnellement, je capoterais de faire une session sur un jump avec Devun. Honnêtement, ça m’a un peu forcé à m’asseoir et à observer. Au début, je ne voulais pas défaire les landings et ruiner le jump. Les gars étaient tellement géniaux que cela m’a amené à vouloir les suivre et continuer de faire des sauts de plus en plus gros. J’ai simplement vu le vidéo TWS comme l’opportunité que j’attendais depuis longtemps alors j’ai sauté dessus et j’ai travaillé fort.


Trick // Switch fs 360 Photo // Scott Serfas Spot // Whistler slash snowboardmag // 25


26 // slash snowboardmag


Trick // Fs 540 Photo // Scott Serfas Spot // Whistler

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Trick // Switch bs 180 Photo // Russel Dalby Spot // Whistler

28 // slash snowboardmag


Je veux m’amuser et profiter de ce que je vis parce que ce n’est pas le genre de chose qui dure éternellement..

Trick // Switch nosepress Photo // Scott Serfas Spot // Edmonton

Et ça a rapporté gros. Ta part est vraiment malade! Un beau mélange de rails et de poudreuse. J’aimerais savoir, lequel de ces deux terrains préfères-tu? Dans quoi crois-tu avoir le potentiel d’aller plus loin dans ta façon de rider? Merci Oli! Haha. Je veux faire de plus en plus de backcountry. Je me sens mieux là-bas. J’aime bien les voyages pour faire des rails, mais je sais que je ne serrai pas capable de suivre les jeunes du Midwest; ils sont tout simplement trop forts. En plus, j’adore la Colombie-Britannique, c’est chez moi et c’est là qu’on y fait du backcountry alors tout est parfait. Je te suis mon gars, haha! Ok, alors tu sais ce gros hip que toi et les gars de Burton avez rider, c’est quoi le deal? Le landing semble tellement plat. Comment faites-vous ça? Haha, je suis content que tu en parles! Je ne suis pas un gars de hip et ce truc était juste l’enfer. J’ai pris l’avion jusqu’en Norvège pour sauter là-dessus

cinq fois. Les gars l’ont ridé suffisamment, mais Blotto et moi étions partis pour du mini-shred. J’ai fait cette annonce de la campagne Restricted en faisant du mini-shred alors ça aura valu le coup. Ayoye, intense. Que dis-tu de Jack (Mitrani) qui vole en front five dans le flat? Ouais, c’est fou, mais je crois tout de même que Charles Reid l’emporte avec son air-to-fakie! Quelle shot aimes-tu le plus dans ta part? De laquelle es-tu le plus fier? Je n’ai pas vraiment de favorite. Je suis vraiment content du résultat final. Habituellement, il y a un truc qui sort du lot, mais cette année c’est plutôt une combinaison du gap de la crevasse et le Cab 9 à la fin ou le 50-50 sur le triple kink. Même le nollie front 360 par-dessus le banc m’a bien fait tripper parce que ce n’est pas le genre de truc que je fais habituellement.

slash snowboardmag // 29


Ouais man, le Cab 9 était trop malade. C’est pour ça que tu t’es retrouvé sur le cover! C’était comment cette crevasse? Et pour prendre ta vitesse? As-tu été le premier? À quoi pensiez-vous en faisant ce sautlà? Haha, oh mon gars c’était boiteux ce gaplà. Le conducteur du ski-doo devait freiner très brusquement et vite tourner à gauche pour éviter le gap. On pourrait dire que ça a passé proche à quelques reprises. C’est Jussi qui l’a trouvé, mais je ne sais pas s’il avait l’intention d’y faire quelque chose. Je lui ai demandé avant d’y aller et tout était cool. C’était une bonne journée, vraiment le genre de truc que je ne fais pas habituellement. Comment t’y prends-tu au début de la saison de tournage? Es-tu le genre de gars qui se fait une liste de trucs ou plutôt qui s’amuse avec ce qu’il trouve sur son chemin? J’ai clairement des idées et une liste des choses que j’aimerais faire mais, pour dire vrai, je ne les fais pas vraiment. Les choses vont vite et tu fais ton possible pour faire des trucs nouveaux. Il y a des trucs qui sont sur cette liste depuis quelques années et que je n’ai jamais l’occasion de faire. Peut-être cette année... Quelle sera la prochaine étape pour toi ? (côté snowboard)…L’Alaska peut-être? J’aimerais bien essayer et commencer à me lancer dans des lignes comme ça, mais c’est tellement difficile. Si je me rends en Alaska, je serai content. Je ne mets pas le focus là-dessus pour autant. Je veux simplement continuer de m’améliorer dans ce que je fais et m’amuser sur mon board. Je ne veux pas commencer à m’en faire avec mon niveau de progression afin d’être le meilleur snowboarder qui soit. Je veux m’amuser et profiter de ce que je vis parce que ce n’est pas le genre de chose qui dure éternellement. Qu’aimerais-tu voir plus souvent dans les magazines de snowboard? Je crois que les magazines assurent vraiment ces temps-ci. Je pourrais nommer quelques petites choses dans certains mags, mais dans l’ensemble c’est vraiment bien. Beaucoup de bon contenu et ils ont enfin commencé à utiliser de bonnes photos. Avant, il y avait toujours quelques photos étranges qui faisaient dire : « Mais qu’est-ce que ça fait là? » Cool, je crois qu’on a tout. Je te laisse retourner shredder!! Merci!!

Trick // Switch fs 180 Photo // Scott Serfas Spot // Whistler

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Trick // Fs 360 Photo // Scott Serfas Spot // Whistler

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Nosepress Fs180 out Photo // Oli Gagnon Spot // Quebec

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e e r i s de Melancon Légende du snow: Lance Hakker

Groupe de musique: The Beatles

Run sur ta montagne locale: La piste principale a Bear mountain

Personne avec qui tu ride: Scott Blum Repas: J’aime tout

Pays que tu as visité: Canada Site web: tumblr.com Film de snow: Y’en a trop Chose que tu fais en dehors du snow: Skateboard Vidéo part: Louif Paradis dans le premier Videograss Graphique de board: Tout les Capita

Chose que tu ne veux pas que les autres apprenent que c’est ta favorite: la poèterie

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les r a h

C

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REID


Légende du snow: Terje Haakonsen

Groupe de musique: Céline Dion

Run sur ta montagne locale: Le parc… riens a faire d’autre la bas !

Personne avec qui tu ride: Mon Frere Simon. Repas: Ce que ma mère me prepare.

Pays que tu as visité: Japon Site web: liftline.tv Film de snow: Decade Chose que tu fais en dehors du snow: Pêche et motocross Vidéo part: Nicolas Muller dans le dernier film Burton. Graphique de board: Burton Process

Chose que tu ne veux pas que les autres apprenent que c’est ta favorite: Céline Dion est ma chanteuse préférée.

Bs rodeo 540 Photo // Adam Moran Spot // Cardrona, NZ

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SICK

QUENTIAL 9 FRAMES PAR SECONDE

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Nicolas Muller Ollie up to bs 360 Photo // Oli Gagnon Spot // Chatter Creek, BC

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B

en ilocq

Mcegg tailgrab Photo // Andy Wright Spot // Utah

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Jonas Michilot

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Halfcab bs nosepress Photo // Oli Gagnon Spot // Minnesota


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44 // slash snowboardmag


Switch fs 720 Photo // Ashley Barker Spot // Whistler

Mikey Rencz

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Louif Paradis Nosepress to backlip Photo // Oli Gagnon Spot // Quebec

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50-50 Bs 180 out Photo // Oli Gagnon Spot // Quebec

Phil Jacques

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Gap to boardslide Photo // Oli Gagnon Spot // Stockholm

Scotty Arnold

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The Battlefield rail

Phil Pare // Bs nosepress Photo // Oli Gagnon

S’il me fallait donner le titre du « rail le plus connu à Québec », je choisirais sans hésiter celui des plaines d’Abraham. Premièrement, c’est carrément au cœur du Vieux-Québec, ville qui est l’une des plus belles que j’ai pu voir et qui est particulièrement charmante en hiver (lorsqu’il ne fait pas -30°C). Deuxièmement, l’élan en haut est idéal, le rail est beau et c’est un espace à l’abri du vent et des attroupements. Même s’il est possible que la patrouille du parc intervienne, avec un peu de persévérance, vous arriverez à y faire une session. C’est le spot parfait pour filmer pour une première fois ce nouveau truc technique que vous venez d’apprendre ou tout simplement s’échauffer en début de saison. Au fil du temps, autant de pros que d’amateurs ont fait des sessions sur ce rail et cela le rend d’autant plus cool et représentatif du monde du snowboard. Il faut tout de même préciser qu’il est abrupt alors, c’est un bon défi que de faire une rotation à la sortie. C’est une barre carrée aux coins arrondis, d’une parfaite hauteur, courte mais assez longue pour bien poser le truc et pour couronner le tout : les marches sont en bois. 52 // slash snowboardmag

J’ignore qui l’a ridé en premier mais, je crois que Baillargeon, LNP, Bilocq, Sauvé, Cantin, Paradis et ces gars-là y ont été avant nous (Gilbert, Brochu, Laroche et Paré). Je crois que lorsque nous nous y sommes mis, nous recherchions de plus gros rails. Au début, nous n’avions pas de trucs très originaux à faire alors ce rail ne semblait pas de la bonne taille pour que le truc vaille d’être imprimé dans un mag. Avec l’évolution technique et la visibilité grandissante des productions Sugar Shack, en grande partie grâce au grand talent des street shredders, le spot est rapidement devenu l’un de ceux que tous les snowboarders du monde veulent attaquer. En plus de tout ce dont je viens de parler, il est à noter qu’en bas du rail se trouve un immense mur de pierre et un petit tunnel qui furent construits il y a très longtemps dans le but de séparer et protéger la ville. C’est génial pour les prises de vue originales et artistiques. Bref, on pourrait dire que ce rail est aux rues de Québec ce que la poutine est à la gastronomie québécoise : un incontournable si vous êtes en ville pour la première fois...

-ETIENNE GILBERT


Justin Bennee // Switch fs 270 Photo // Estone

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Nic Sauve // Switch tailpress Photo // Oli Gagnon

Mon truc préféré c’est le bs 360 50-50 à Nic Sauvé, et c’est cette même journée-là que j’ai eu mon bs wallride qui avait au début de ma part dans Try this at home. On a landé nos trucs à peu près à 30 minutes d’intervalle, ça brassait. On « sessionnait » en même temps et c’était motivant. Will Demers changeait d’angle tout le temps pour ne pas nous casser notre flow. Mon deuxième truc préféré, c’est le switch fs 360 fakie tailpress à Louif !

Mon truc favori qui a été fait au rail des plaines, c’est le sw bs 270 à Louif dans sa part These Days. Bien sûr, il y a eu beaucoup de gros trucs qui on été faits aux plaines, mais celui-là se démarque. C’est un truc qui est vraiment difficile et Louif l’a exécuté solidement avec beaucoup de style. Il a pris seulement quelques essais avant de réussir, ce qui m’a beaucoup impressionné.

-MAX B

-ALEX CANTIN

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Etienne Gilbert // Bs 270 Photo // Oli Gagnon

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LNP // Fs blunt Photo // Oli Gagnon

Mon meilleur souvenir de ce spot-là remonte à il y a longtemps lorsque je ne filmais pas encore sérieusement et que je commençais à peine à faire des handrails. Dans ce temps là, je n’avais pas encore de commanditaires. Je crois que le rail des plaines a été mon premier à vie. Je ne connaissais pas encore les gars avec qui je ride maintenant, j’étais allé avec mes chums du secondaire et on filmait avec ma petite camera pour se faire des «démo». Je me souviens, j’avais fait un front board et un tailpress et j’étais trop content! -PHIL JACQUES

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Alain Jomphe // Switch bs lipslide Photo // Oli Gagnon

J’ai eu plusieurs sessions vraiment plaisantes aux plaines. Une de mes favorites est quand j’ai amené Nick Dirks, Jonas Michilot et Joe Carlino lors d’une soirée froide de décembre 2007. C’était la première fois que j’y allais de soir et tout s’est vraiment bien passé. On a réussit pleins de trucs et pas un chat nous a dérangé, même pas un touriste. Les Plaines d’Abraham sont  facilement dans mon top 3 de spots préférés à Québec. Pas seulement pour son rail que je juge parfait, mais aussi pour toutes les possibilités que le terrain entier nous offre. Des centaines de côtes, tout plein de murs énormes, des bancs de parc, des tables à pique-nique, etc. Un autre détail qui fait que les plaines sont un spot de choix est que le sol est pratiquement entièrement recouvert de gazon. Pas besoin de se soucier des roches et il

est possible d’y aller dès la première neige. Les Plaines d’Abraham sont un immense parc qui fait probablement 5 km de long. Il se situe dans le haut de la ville de Québec, avec vue sur le fleuve St-Laurent. À une des extrémités du parc, le relief est plat tandis que de l’autre côté, le terrain est vallonné et ne compte que quelques arbres. C’est à cette même extrémité qu’on y trouve la citadelle, le fameux rail et toutes les autres fortifications. Mes trucs préférés sont: Étienne Gilbert bs 270, Nic Sauvé frontside 270 to fakie et backside 360 to 50-50, LNP Switch fs board et fs blunt, Alain Jomphe switch bs lip, Justin bennee switch fs 270.” -LOUIF PARADIS slash snowboardmag // 57


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Louif Paradis // Bs 180 fakie tailpress Photo // Oli Croteau

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Louif Paradis // Bs 270 to fakie Photo // Alexis Paradis

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12:34 PM

AT&T

Text from Jordan Mendenhall Close

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Reply


ENTREVUE Par Mikey Leblanc

J : Hmmm…Je veux garder mon emploi alors j’ai bien mesuré la vitesse du vent.

M : Hey Jordan. J : Oui? M : C’est Mikey, c’est pour faire ton entrevue.

M : Haha, C’est comme lorsque je me suis balancé en bas de 44 marches.

J : Oh, salut Mikey. J : Je croyais que c’était un ollie comme tu en faisais chaque jour! Le snowboard n’est pas toujours qu’une partie de plaisir pas vrai? C’est terrifiant parfois.

M : Salut, allez, passons aux choses sérieuses! J : J’aime ça comme ça!

M : Quelle est la meilleure façon de trouver les couilles pour tenter un BS 180 sur un kink rail?

M : Hehe, non non… c’était pour les homies et pour ne pas être arrêté. Je suis d’accord sur le fait que c’est à la fois terrifiant et amusant. Dis-moi ce que tu penses des institutions d’autorité comme la police, le gouvernement, la religion, les cliques, les modes? T’es surpris là, hein?

Ce qui compte c’est les expériences, la famille, les amis et être une bonne personne. C’est le temps de commencer à vivre.

J : Je crois que ce n’est qu’une question de temps avant que les religions ne disparaissent toutes complètement. Ensuite, il y aura une remontée comme il y eût aux Etats-Unis dans les années 1800. J’espère que cela mourra pour de bon. Les gens pourront commencer à vivre pour euxmêmes et ceux qu’ils aiment au lieu d’un Dieu jaloux et schizophrène. Je ne fais pas confiance au gouvernement, peu importe qui le dirige. Je ne fais pas confiance aux policiers, ils traînent les frustrations de l’adolescence. Les modes sont cool. J’aime les moutons, car je suis l’un d’eux.

M : J’adore! Lisez ceci les jeunes! Une fois, un vieil homme m’a dit d’être un agneau, pas un mouton.

J : Nous sommes tous des moutons en quelques sortes, pas vrai?

M : Je crois qu’il faut savoir être un loup habillé en mouton dans certaines relations. Suis le groupe. Je ne crois pas que les gens soient tous au courant que tu fais de la musique géniale et que tu joues de tous les instruments. Que se passe-t-il avec tout ça?

J : Pas grand chose. Ça a été difficile de finir les chansons. J’adore ça, mais je déteste chanter. On a formé un groupe avec quelques potes et ça serait cool d’être assez motivés pour finir quelque chose. Je vais sortir un album un jour, même si cela doit prendre 10 ans.

M : Y a-t-il une façon d’entendre ce que tu fais ou tu gardes ça secret? 

J : J’attends que ce soit bon pour le diffuser. Cela peut prendre un petit bout.

J’ai récemment pris la résolution de finir ce que je commence, même si cela est pourri. Alors…bientôt.

M : Cool. Quel genre de musique apprécies-tu? Aimes-tu le jazz (le vieux jazz et non pas le jazz fusion) et le classique?

J : Je suis incapable de me mettre au jazz et j’ignore pourquoi. Le classique, c’est cool à petites doses, mais je ne pourrais pas en écouter trop longtemps.

M : Ok, qu’est-ce que tu écoutes ces jours-ci? Ou plutôt qu’y a-t-il de si bon que tu ne peux presque plus écouter?

J : J’écoute pas mal d’électro un peu étrange. Black Moth Super Rainbow, Crystal Castles... J’aime beaucoup le nouvel album de Blonde Redhead. J’adore le plus récent de Arcade Fire, mais je l’ai trop écouté. M : Changeons de sujet. Accepterais-tu d’aller passer une fin de semaine à Vegas avec Bozung? L’as-tu déjà fait? Les jeunes ne sont probablement pas au courant que vous étiez de bons potes au début de ta carrière.

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J : Ouais, nous étions de bons potes. Oh man, ça serait hors de contrôle. J’accepterais sans hésitation, seulement pour voir ce spectacle. Ça serait incroyable.

M : Haha, voir le spectacle? Prendre des photos ou participer à l’action?

J : Je suis rendu à un point dans ma vie où je me contenterais de regarder, filmer et prendre des photos. Je ne voudrais rien manquer, ça serait malade. M : Résume en cinq mots ou moins cet hypothétique fin de semaine à Vegas.

J : Woah! Que s’est-il passé?

M : Haha! Une autre chose que les gens ignorent est que tu as un fils. Crois-tu que tout le monde devraient avoir des enfants?

J : Non! Je crois qu’il devrait exister un test de compétence pour être parent. Si tu échoues, c’est la vasectomie ou hystérectomie obligatoire.

M : Haha, incroyable. Pourquoi? J : Il y a un surplus de population.

M : Que penses-tu des jeux vidéos?

J : Je crois que les gens ne réalisent pas à quel point c’est une énorme responsabilité.

M : Pour les jeunes, et la télévision, en général.

J : Je pourrais en dire long. M : Vas-y. J : Pour des enfants? M : Certainement, c’est comme tu veux. J : Je crois qu’il n’y a rien de mal avec l’avortement. C’est tout ce que je veux dire. Je ne suis pas du tout amateur de jeux vidéos. Je crois que c’est une énorme perte de temps. Évidemment, mon fils adore ça. Alors je le laisse jouer quinze minutes par jour et c’est tout. Ça me déplaît tout de même. C’est difficile parce qu’il aime tellement ça. Je te dis quand même qu’il faudrait qu’on impose un cours obligatoire pour être parent. L’équivalent d’un cours à temps plein à l’école. Il faut apprendre à conduire et passer un test pour avoir le permis de conduire. Avoir des enfants est une responsabilité nettement plus grande.

Trick // Bs180 fakie 50-50 180 out Photo // Oli Gagnon Spot // Minessota slash snowboardmag // 65


M : Je sais! J’ai vu le show Dog Whisperer et Super Nanny et dans les deux cas c’est la même chose : il faut être fiable. Ils les entraînent à élever des chiots et des enfants.

J : Ouais, c’est génial.

M : Comment ton fils a-t-il changé ta vie et plus spécifiquement ta façon de faire du snowboard?

J : C’est complètement différent. J’y pense constamment tu sais. Que je sois sur mon board ou non. Je me demande sans cesse si je devrais faire telle ou telle chose parce que je suis papa. Cela s’applique habituellement à faire la fête ou d’autres conneries. Mais cela me motive aussi à performer sur ma planche. J’ai une bouche à nourrir.

M : Crois-tu être plus sérieux qu’avant et considères-tu ton temps plus précieux maintenant?

J : Un peu des deux. Je crois que cela m’a amené à essayer plus fort. Si je ne l’avais pas, j’ignore si je serais toujours un snowboarder professionnel. Aussi, je prends plus au sérieux les conséquences possibles. Il y a un combat intérieur tu sais. M : Je n’ai pas d’enfant, mais je suis beaucoup plus sérieux maintenant...

J : Profites-en mon gars!

M : Ok! Sur VG, tu es l’un des pros les plus âgés du vidéo. Quel âge as-tu? Ressens-tu une sorte de responsabilité à diriger les jeunes dans la bonne direction?

J : J’ai eu 30 ans dimanche dernier. Tout ce que je peux faire est de donner des conseils ainsi que mon point de vue à mes amis plus jeunes qui tentent de se tailler une place. Je ne prétends pas connaître la bonne direction.

M : Moi non plus.

J : Je ne crois pas que les Olympiques et les enfants de 10 ans entraînés pour être des robots de compétition qui font des triple corks soient la bonne direction. Cela fait néanmoins grossir le sport. Alors il y a quelque chose de bien. Je ne sais pas…

M : Parle-moi de ton animal de compagnie favori.

J : J’ai eu une chatte géniale, elle s’appelait Noodle. Elle rapportait les trucs qu’on lui lançait. Comme un chien! Elle était super. M : Est-ce toi qui lui a donné ce nom et te parlait-elle?

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Trick // Tailpress Photo // Bob Plumb Spot // New York

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68 // slash snowboardmag


Trick // Switch frontside 180 tailpress Photo // Oli Gagnon Spot // Minessota slash snowboardmag // 69


Il n’y a rien de si sérieux quand on prend du recul. Pensez-y.

J : Ouais, j’aime bien donner des noms d’aliments à mes animaux de compagnie. Elle me parlait constamment, mais je ne comprenais jamais à moins que ce soit pour demander de la bouffe ou de l’eau. Je ne parle pas aux chats.

J: Ne te cache pas dans une grotte. (En parlant d’une grotte mentale)

4) Qui est ton mentor ou ton héros? J: Mon frère.

M : Haha. Cool. Mon meilleur ami était un chat quand j’étais ado. C’est pour ça que je demandais. Ok, soyons sérieux…prêt?

5) Ton snowboarder favori de tous les temps ? J: Peter Line.

J : Toujours. 6) La première chanson que tu as tant aimé qu’il t’a fallu l’acheter? M : Tu connais le vrai Jeremy Jones depuis un bon moment. Pourquoi crois-tu qu’il devrait être considéré LE vrai? (Pas forcé de répondre) Haha.

J : J’en n’ai aucune idée. Il est un gars tellement cool dans la vie de tous les jours. J’ignore si c’est un coup de marketing. Peut-être cela a-t-il commencé comme une blague qui est devenue sérieuse et maintenant il ne peut plus s’en défaire. C’est un mystère et il se fait malmener avec ça. Je crois qu’il le mérite et je suis certain qu’il s’en fout.

J: Mary Please, The Brian Jonestown Massacre. Il y en a tellement, j’en ai dit une au hasard.

7) Quelle est la plus belle chose que tu souhaites ?

J: La vie après la mort 8: Bière, vin, fort ou eau ?

M : As-tu déjà pensé te diriger en politique? Tu es habile avec les mots… J: Une combinaison de tout cela.

J : Sans offense Jeremy. Je ne crois pas qu’il lira ceci de toute façon. Hahaha, tu trouves que je ne réponds à la question qu’en partie pour avoir l’air du bon gars?

9) Quand cela devient-il trop ?

M : J’aimerais être aussi rusé.

J: Quand c’est la première chose à laquelle tu penses en te levant et la dernière chose à laquelle tu penses en te couchant. J : T’es un gars brillant mon ami. 10) Tu veux dire quelque chose ? C’est le temps de diffuser ton message.

M : Ok dix questions rapides : 1) Vidéo favori ? J: Love/Hate.

J : Il n’y a rien de si sérieux quand on prend du recul. Pensez-y. Dans l’optique où l’on emmène rien avec soi quand on meurt. Ce qui compte c’est les expériences, la famille, les amis et être une bonne personne. C’est le temps de commencer à vivre.

M: Haha, évidemment. Le dernier vidéo part que tu as vu et apprécié ? M : Bien dit. Est-ce que ton expérience voudrait remercier quelqu’un ?

J: John Jackson dans F-it.

3) Quel est le meilleur conseil qu’on t’ait donné ?

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J : Oui. Merci big Mike d’être un bon ami. Merci à VG de m’avoir mis dans le vidéo. Merci à Oli pour cette interview. Merci à K2 pour les bottes, fixations et planches. Merci à L1 de me garder au sec. Merci à Ashbury de protéger mes yeux. Merci à Coal de me garder la tête au chaud. Merci à Mica pour les cadrans. Merci à Krew pour les jeans. Merci à Milosport pour l’entretien gratos. Bonne nuit !


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CAULFIELD

Par Oli Gagnon Quelles sont vos influences? Tout ce qui nous entoure nous inspire. Musicalement parlant: Crust, metal, hardcore et de la musique d’ambiance. Ceux qui nous ont déjà entendu sont probablement capables de deviner ce que l’on écoute. Les paroles nous sont inspirées par la haine, la religion, la politique et l’humanité en général. Qui sont les membres du groupe? Depuis le début, le groupe est toujours resté formé de différentes personnes jouant les instruments et de moi. Qu’avez-vous fait ces derniers temps? Hier soir, je suis revenu d’un voyage de dix jours sur la Côte Ouest avec mon ancien groupe (nous venons de nous séparer). Maintenant, je prépare une immense tournée avec Caulfield . Cela durera plus d’une centaine de jours et aura lieu de mars à juin. Nous passerons partout en Amérique du Nord, allez voir les dates de tournées dès qu’elles sortiront sur notre site. Avez-vous aimé jouer au Gravel Pit à Squamish? Ce spectacle a été l’un des meilleurs de la tournée. J’adore jouer à des endroits de ce genre. J’espère qu’on pourra y jouer encore à notre retour en mai. Ce garage était tellement petit, c’était génial. Jusqu’à maintenant, quel a été votre meilleur spectacle et pourquoi ? Difficile de répondre à cette question parce que nous avons eu tellement de bons spectacles. En termes de groupes, en 2009, nous avons joué avec Magrudergrind et Unholy Grave et ensuite Victims et Black Breath sur la même tournée. Nous avons également joué avec Black Breath dans un salon à El Paso ce printemps. En ce qui concerne les bons spectacles, nous avons joué au DV8 à Edmonton et c’était complètement débile. Il y avait tellement de monde, nous avons été très bien payés et avons eu plein d’alcool gratos. C’était malade. Prévoyez-vous revenir au Canada prochainement? Ouep, en mai. Nous reviendrons par la NouvelleÉcosse et parcourrons le pays en direction de la Colombie-Britannique. Nous serons accompagnés du groupe Beartrap de Boston. (myspace.com/ wearebeartrap). Comment peut-on se procurer la musique de Caulfield? Pour la version numérique, allez au www. a389records.com. Je crois qu’il y a un lien pour le télécharger sur notre blogspot. Pour un vinyle ou un CD, envoyez-moi un courriel et nous arrangerons quelque chose (A389 n’a plus de vinyle). www.caulfieldband.blogspot.com http://www.myspace.com/caulfieldsacramento

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Photo // Oli Gagnon

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DiffuSÉ SuR SNOWSHOW.ca

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MERci auSSi à

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FĂŠlicitations Frank pour ta 3e place au Canadian Open!


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