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R&C Robert Canta rella

www.robertcantarella.com

Direction : Constance de Corbière contact@robertcantarella.com +33 6 68 13 26 19 5 rue Saint Nicolas – 27000 Evreux


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SOMMAIRE

I.

CREATIONS 2012 La petite maison de Noëlle Renaude ............................................... page 5 Un jeune se tue de Christophe Honoré ............................................ page 6 Inventaires de Philippe Minyana ...................................................... page 7

II.

CREATIONS 2013 La Station Champbaudet de Labiche/Giraudon............................... page 9 Faust – Saison 1 ............................................................................. page 10

III.

CREATIONS 2014 Secteur Tertiaire de Dea Loher ....................................................... page 13 La Pièce de Martin Crimp................................................................. page 14

IV. CREATIONS SAISON 2014/2015 Violentes femmes .......................................................................... page 17 Comment vas-tu aujourd’hui ? ...................................................... page 18 V.

DIFFUSION ET CALENDRIER Le Musée Vivant ............................................................................. page 20 Faire le Gilles .................................................................................. page 21 Hippolyte de Robert Garnier ........................................................... page 22 Agenda .......................................................................................... page 23

VI. TRANSMISSION ET FORMATION Etude ............................................................................................. page 29 Agenda des ateliers ....................................................................... page 30 VII. BIOGRAPHIES R & C .............................................................................................. page 32 Robert Cantarella ........................................................................... page 33 Constance de Corbière ................................................................... page 34

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CRÉATIONS 2012

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LA PETITE MAISON de Noëlle Renaude direction / jeu et scénographie : Robert Cantarella Sons : Reno Isaac. Avec : Michel Corvin, Jefferson Desmoulains, Jean-Paul Dias, Cécile Fišera, Florence Giorgetti, Julien Lacroix, Yves Migou, Noëlle Renaude, Laetitia Spigarelli, Émilien Tessier et les voix de Laure Mathis, Christophe Brault, Nicolas Maury. Pour la première étape de création de La petite Maison de Noëlle Renaude, en mars 2012 à Evreux, j’ai pensé à une recherche et au développement à venir de la mise en scène de ce texte. Il faut dire que dès le début du projet, Noëlle Renaude, m’avait donné un commencement de pièce qui attendait une distribution de corps et de visages pour trouver une suite. Une fois la distribution établie, je souhaitais expérimenter une manière différente d’entamer le travail. Les textes de Noëlle Renaude nous intiment le plaisir de chercher à maintenir le vif de la représentation. A la lecture de ce texte, les inscriptions sur la page, toujours source d’inventions et de plaisirs pour cet auteur, nous obligent à repenser le mode de représentation .L'auteur demande, par exemple, aux acteurs de toujours rappeler le nom du personnage dans leur réplique. Elle cherche aussi à reconstituer l’ordinaire de la conversation en maintenant un écart, un jeu dans les effets de reconnaissance, pour le plus grand plaisir du lecteur, et par conséquent du spectateur. Renaude est une grande lectrice de Feydeau. J’ai donc séparé la voix et le corps. J’ai demandé aux acteurs d'enregistrer leurs phrases individuellement sans que leurs partenaires ne donnent la réplique. Je cherche ainsi à faire entendre l'air d'une réalité sans en donner la continuité, ou la modulation préétablie. Il s’agit de désharmoniser l'écriture orale, d’ajuster l'écoute autrement, en maintenant l’émission sonore hors de son contexte, et déplier l'habitude de la parole. La première semaine des répétitions avec toute l’équipe, nous avons établi la partition entre les enregistrements et leurs traductions scéniques. La seconde semaine a été occupée à faire la mise en scène de la relation entre la bande sons et la bande mouvements. Ainsi les écarts que décrit la pièce à partir de désirs amoureux foireux, de collisions d'intentions parfois burlesques et d'autre fois mélancoliques, ont été interprétés en mettant en scène le jeu que le texte propose. Parfois la conjonction des deux - son et action- se rapprochait de la réalité telle qu'on l'imagine, parfois l'écart faisait apparaitre une tout autre perception. Nous avons pris soin de donner toute sa saveur à la fiction, au plaisir de se laisser prendre par une forme de naïveté, de simplicité et d'identification. Le plaisir théâtral est d'autant plus grand que l’histoire raconte une humanité en quête d'harmonie, de liant et de communauté.

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UN JEUNE SE TUE de Christophe Honoré Mise en scène Robert Cantarella Décor Jacques Mollon Lumières Katell Djian - Sons et musique Alexandre Meyer Avec: Katell Daunis, Clémentine Desgranges, Kathleen Dol, Arthur Fourcade, François Gorrissen, Maud Lefebvre, Lucile Paysant, René-Albert Turquois, Béatrice Venet La pièce que Christophe Honoré a écrite pour les élèves de l’école de la Comédie de Saint Etienne, est une épreuve au sens que l’on donne à ce terme dans tous les parcours initiatiques. Ces élèves vont devoir assumer un univers, une fiction et une incarnation qui va leur permettre de changer de grade et d’entrer dans la vie professionnelle. Christophe Honoré a écrit POUR eux, en pensant à eux. C’est un accomplissement unique de leur étude. Je veux dire par là que un jeune se tue réclame toutes les qualités d’acteur au plein de leur métier tout en leur demandant une innocence et une forme de virginité. Ils devront bien entendu entretenir ces qualités dans leur vie de comédien. En parlant avec Christophe Honoré de la pièce à venir, il m’avait proposé de répondre à la commande de ce que je désirais comme théâtre. Je lui avais répondu : écrit un théâtre qui te ressemble absolument, réalisateur de films, écrivain et amoureux des signes en art. Sa réponse est parfaite. Car la pièce un jeune se tue fait référence, bien entendu aux formes de représentation de notre temps, c’est dire au cinéma mais aussi aux récits éclatés en littérature, au théâtre contemporain, à la performance, la danse, et tout cela en préservant ce qui nous importait le plus, la fable, l’histoire. Un jeune se tue est une romance terrible dont le sujet est l’amour, la mort et les fantômes. C’est une pièce sur les revenants comme nous l’avons dit après la première lecture et qui je le pense inaugure un théâtre d’après l’ironie, d’après le cynisme, d’après le règlement de comptes aux formes du passé, tout en jouant et en les articulant d’une autre manière. La pièce en cela est romantique et baroque. L’une de nos rencontres intellectuelles s’est faite autour de la préface de Cromwell de Victor Hugo. Un jeune se tue répond aux injonctions hugoliennes d’un nouveau théâtre qui prône le mélange des formes classiques et des formes les plus contemporaines. « Il était temps. Une autre ère va commencer pour le monde et pour la poésie. » Cette phrase de Victor Hugo extraite de la préface de Cromwell peut servir de guide à chacun des interprètes pour leur entrée dans le métier. Que des élèves assument avec nous cette création est un geste historique qui nous rend joyeux.

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INVENTAIRES De Philippe Minyana Mise en scène Robert Cantarella Espace François Gauthier Lafaye et Robert Cantarella Avec Florence Giorgetti, Judith Magre, Edith Scob, Robert Cantarella et Michel Froehly

Inventaires , l’invention d’une écriture de plateau avant l’heure : Vingt-sept ans après la création nous décidons, ensemble, de reprendre le spectacle. Nous avons fait un collectif et une écriture de plateau sans le savoir, sans la nommer. Effectivement, même si notre duo avec Minyana était déjà en germe et créait des appels d’air du côté de nouveaux modes de représentation, Inventaires en 1987 a vu le jour avec la rencontre des actrices. Notre groupe était hétéroclite, désordonnée, c’est-à-dire n’obéissant pas à une origine commune ou à un mouvement artistique identifié. Ce collectif a rapidement pris la mesure d’une façon de travailler à plusieurs. En effet, notre communauté provisoire constituée de trois actrices s’estimant réciproquement et sans expérience commune, d’un auteur et d’un metteur en scène dans l’entame de leur parcours, ce groupe donc a inventé son mode de répétition. Chacun à sa place et tout le monde à la place de l’autre. Pour le dire autrement en collectivisant les décisions, en cherchant à plusieurs, en identifiant si peu l’origine des idées, nous avons construit notre spectacle à partir de notre milieu. Comme un rêve de théâtre, en bousculant les hiérarchies ou les ordonnances des métiers. Bref en réalisant une écriture issue du plateau grâce à une rencontre improbable contractuellement décidée, avec un pacte d’amitié sous le coude. Bien entendu le texte est plutôt de Minyana, le jeu plutôt de Giorgetti, Magre et Scob et la mise en scène plutôt de moi-même, c’est avec l’énergie de notre ensemble que nous avons formé le spectacle, j’aurais envie de dire avec nos inconciliables. Vingt-sept ans plus tard, le texte a vécu sa vie en solitaire ; il est devenu un classique contemporain, joué un peu partout dans le monde, au programme du baccalauréat et interprété par des actrices de tous âges et de toutes origines. Nous avons voulu revenir à l’agencement du début et vérifier la pertinence de ce travail, rétrospectivement. Ce procédé de reprise est facile et courant pour les arts plastiques, ou la chorégraphie qui prend soin d’écrire ses formes, mais le théâtre a du mal à revenir sur ses créations avec les interprètes d’origines. Voilà pourquoi nous sommes de nouveau ensemble sur un plateau de théâtre pour Inventaires en 2012 et 2013.

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CRÉATIONS 2013

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LA STATION CHAMPBAUDET d’Eugène Labiche / Liliane Giraudon Mise en scène Robert Cantarella Avec : Emilien Tessier, Benoit Mochot, Benoit Marchand, Delphine Lainé, Elise Carrière, Béatrice Houplain La sévérité avec laquelle Eugène Labiche expose sur les scènes de théâtre les travers d’une catégorie sociale, est la source d’un rire paradoxal. Ceux qui assistaient à ces représentations en 1862, date de la création de la station Champbaudet par exemple, étaient ceux dont l’auteur faisait ses personnages. Ils se reconnaissaient et sans doute comme au jeu des miroirs déformants, riaient de leurs travers, en voyant leurs aspects déformés, mais ressemblants, et peut-être ainsi devenir un monstre de scène, inoffensif. Car il y a un art de Labiche à faire de nous tous des monstres qui cherchent leurs intérêts, au nom de la jouissance, ce le qui rend d’une actualité frappante. Aujourd’hui de quoi rit on en assistant aux arrangements perpétuels d’une catégorie sociale en train de jouer le jeu de la convention envers et contre tout ? Je crois que l’on rit de ce que les mots sont capables afin de maintenir une apparence à tout prix Je souhaite travailler avec ce texte afin de chercher les correspondances à la fois d’écritures mais aussi formelles, qui en 2012 font de ce sujet une actualité. La langue de Labiche est en apparence à effets comiques, mais toujours tendue par une vitesse de survie, car le dévoilement de l’artifice ferait apparaître une vérité terrible : tout est faux, les murs sont en cartons, les dessous sont sales. C’est cela qui me donne envie de présenter une nouvelle forme de la pièce de Labiche. En demandant à un auteur de travailler avec moi dès l’origine, je souhaite conserver et même actualiser l’aspect corrosif, cruel et farcesque de l’univers de Labiche. J’ai demandé à l’auteur Liliane Giraudon de faire une version de scène pour aujourd’hui. Couper peut-être, prolonger parfois, faire dériver, greffer, comme un travail de jardinier qui redonne vie à un paysage en jachère. A l’occasion d’ateliers avec des acteurs d’Evreux et de la région, j’ai décidé de mettre en scène cette pièce pour et avec eux. Ils accompagneront Emilien Tessier qui interprétera Madame Champbaudet.

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FAUST – SAISON 1 De Wolfgang von Goethe Stéphane Bouquet Liliane Giraudon Christophe Honoré Robert Cantarella Avec Michel Corvin, Nicolas Maury, Béatrice Venet, et … Inspiré du Faust de Goethe, 5 variations sur la pièce à l’égal d’une série, d’un feuilleton pour suivre la narration de Goethe avec des écrivains qui sont Stéphane Bouquet, Liliane Giraudon et Christophe Honoré. Ces variations sont autant de modes d’entrée dans l’immensité de cette œuvre réputée monstrueuse et avec laquelle nous allons jouer. Mais le théâtre n’est-il pas toujours un jeu avec les monstres ? Ce qui ne veut pas dire les apprivoiser. Création du 19 au 23 mars 2013 dans le cadre du festival Etrange Cargo à la Ménagerie de verre.

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CRÉATIONS 2014

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SECTEUR TERTIAIRE de Dea Loher Traduction de l’allemand par Laurent Muhleisen mise en scène Robert Cantarella Avec Catherine Hiegel, Catherine Ferran, Nicolas Maury, Valérie Vivier Le texte de Dea Loher Secteur tertiaire est multiple, feuilleté. A la fois directement accessible grâce à sa narration linéaire située dans un contexte social, et extrêmement savant à cause du mélange de styles et de formes théâtrales différentes. L’inventivité qui en résulte est jubilatoire. Deux vieilles femmes revivent leur passé pendant que la patronne refroidit dans le congélateur. Si Les Bonnes, la pièce de Genet, avait un prolongement, une suite, Dea Loher en a écrit la version la plus juste. Une fois le crime commis, une fois la patronne tuée, le temps passe et elles vieillissent avec le cadavre de leur crime. Bien entendu l’eau qui s’écoule du congélateur témoigne d’une panne, d’une interruption dans le cours du temps, et puis l’homme-chien qui est un ancien amoureux devenu vieux et sale hante la caverne et enfin la nouvelle bonne, plus jeune, venue des pays de l’Est a, elle aussi, des ambitions. Dea Loher demande des qualités de jeu pour les interprètes difficilement conciliables ; le trivial et le burlesque se tressant au plus serré de la trame du langage et des situations. Il faut maintenir une tension entre des registres souvent opposés, ne pas hésiter devant un jeu épique et réaliste, en même temps. Une polarisation qui signe la grandeur du théâtre de cet auteur et particulièrement dans Secteur Tertiaire. Du clown, au théâtre du quotidien, du lyrisme à la prosodie ordinaire, l’auteur réclame un souci exact d’une partition écrite en différentes langues théâtrales. J’avais travaillé avec Catherine Hiegel et Catherine Ferran à la Comédie Française en 2005 pour la création de La maison des morts. Nous nous faisions régulièrement des signes à propos de notre envie de nous retrouver pour le plaisir de l’invention à partir de la création d’un texte. En lisant Secteur tertiaire de Dea Loher, j’ai découvert une écriture et une pièce qui correspondaient exactement à ces deux comédiennes. Il faut des actrices comme Catherine Hiegel et Catherine Ferran pour incarner les incertitudes, ou plutôt, les bifurcations. Comme si le corps de la pièce était avant tout attiré par la présence de deux femmes hors d’âge, qui vont incarner une histoire des formes du théâtre.

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LA PIECE de Martin Crimp Edition de L’Arche (2012) Traduction de l’anglais par Philippe Djian mise en scène et avec Robert Cantarella Patrick Laffont (création vidéo) Le théâtre est le lieu où le corps porte la voix. Ce sont ces voix que travaille Martin Crimp. La Pièce nous plonge dans l’intimité d’un couple d’Anglais, lui dramaturge et elle, comédienne sur le déclin, empêtré dans ses luttes intestines. Le couple peut-il survivre à l’enlisement dans la médiocrité et à l’ambition personnelle de chacun de ses membres ? Extrait : Quand j’ai découvert la pièce, lors d’une lecture, ça m’a retourné l’estomac, mais plus tard, cette nuitlà, je ne pouvais plus cesser d’y penser. L’auteur était une petite salope, c’était évident. J’en ai par dessus la tête de tous ces gens dont le travail se borne à ce qu’ils ont vécu – et ça sautait aux yeux tout le long de la pièce – les personnages étaient des gens qu’elle connaissait – l’homme d’affaire qui ouvrait sa braguette et forçait cette fille à se pencher était proprement son père – pas besoin d’être psychologue pour comprendre ça. Et c’était elle, la fille, si vous voulez mon opinion, la fille à genoux, à genoux et en larmes. Ok, nous savons que ces choses arrivent, mais est-ce vraiment ce qu’on veut voir au théâtre – surtout quand on garde à l’esprit qu’au cours des prochaines soixante ou quatre vingt dix minutes ou peu importe, les choses pourraient dégénérer au point qu’il faudrait en limiter la représentation. Aujourd’hui, les gens pensent que n’importe quelle sorte de maladie personnelle ou le fait d’être abusé sexuellement donne le droit d’être un artiste, ils pensent que l’art est une simple retranscription de leur souffrance ; non seulement ça, mais leur propre souffrance envahit proprement le cadre. Si une femme a été violée par son père, si un jeune homme a fait une mauvaise expérience en prison, ou entre les mains de la police, alors ils pensent qu’ils sont en droit de reconstruire le monde (et qu’est-ce qu’une pièce sinon la reconstruction du monde ?) autour de cet événement. Les politiques et l’histoire ne sont plus visibles. Ce qu’on voit sur scène, essentiellement, ce sont des gens de l’un ou de l’autre sexe en train de se faire enculer. Et pendant que ça se passe, j’ai toujours remarqué qu’un étrange silence se faisait dans la salle – d’une terrible gravité.

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CREATIONS 2014-2015

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VIOLENTES FEMMES de Christophe Honoré mise en scène Robert Cantarella Avec Marina Foïs, Florence Giorgetti, Nicolas Maury… A propos de ma pièce… Violentes femmes est un texte évoquant la tragédie de la tuerie de l’école Polytechnique de Montréal et le dernier récit d’une apparition de la Vierge en France dans les années d’après guerre. Un texte qui tente de contenir deux phrases insanes: « J'ai décidé d'envoyer Ad Patres les féministes qui m'ont toujours gâché la vie » et "Dites aux petits enfants de prier pour la France, car elle en a grand besoin »… Malgré leur pouvoir saisissant, je ne me satisfais pas de ces deux phrases, et me suis lancé dans un travail de recherche autour de ces sujets. J’accorde un soin de plus en plus têtu à la nature de mes textes, je m’efforce de leur conférer un statut de document. Je n’entends pas avec ce mot de « document » prétendre à une valeur d’explication ou de preuve, mais disons, une valeur de description subjective. Violentes femmes, par exemple, vise à être un document organisant une représentation des idées qui persistent en moi face à l’événement Polytechnique et l’événement Apparition de la Vierge. J’ai besoin de temps pour cerner les idées persistantes. Pas tant dans une stratégie d’épuisement du sujet, que dans une volonté de disposer du plus d’éléments envisageables. Aujourd’hui, il m’est possible de partager avec vous qu’un choix restreint et allusif effectué dans ces éléments. Ecrivain, je ne peux oublier mon travail de cinéaste. Je ne peux oublier les efforts pour ne pas tant montrer des images qu’être capable de les faire dialoguer entres elles. Je n’oublie pas la vieille distinction godardienne « fiction » versus « documentaire » : La fiction c’est la certitude, le documentaire c’est la réalité avec son incertitude. Le cinéma consiste à éclairer l’un avec l’autre. Et je me dis qu’au théâtre, on doit pouvoir aussi réussir cette « machinerie ». Entretenir le dialogue. Le dialogue entre la fiction et le documentaire. Entretenir le dialogue entre les mots et les images, le texte et le plateau. Entre le groupe et l’intime. Le dialogue entre le ciel et la terre, les vivants et les morts. Le dialogue entre les femmes et les femmes. Parce que l’enfer doit plutôt ressembler à la passion destructrice d’un homme livré à lui même, un homme non-réconcilié, en manque de pardon, privé de l’idéale intercession, plutôt oui qu’à une assemblée d’êtres mal accordés. Vous l’aurez compris, avec Violentes femmes, je me fixe un objectif : être capable d’écrire une pièce du contrechamp. Christophe Honoré.

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COMMENT VAS-TU AUJOURD’HUI

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de Philippe Minyana mise en scène Robert Cantarella Avec Michel Fau, Florence Giorgetti, Serge Renko… 1. Devant la fenêtre de leur chambre, il y a un hêtre. Elle aime le hêtre, elle dit qu’il lui parle. Il ne supporte pas le hêtre. Il le fait couper. Elle tombe malade. 2. Ils ne sont pas jeunes. Ils se sont mal aimés et voilà qu’une tempête ravage la région et leur maison est emportée. Vont-ils s’habituer à leur nouvelle demeure? 3. Ils sont nerveux, perturbés. Leurs souvenirs ne concordent pas. On devient vite l’ennemi de l’autre. La parentelle leur rend visite. Fiasco. Le réel n’est pas supportable. 4. COMMENT VAS-TU AUJOURD’HUI est le compte-rendu de différentes tempêtes. Extérieures. Intérieures. 5. Les mots ne servent qu’à blesser, les âmes sont mortes. 6. Les gens. L’existence. Le temps. On entre chez les gens et on les voit : fragiles, incohérents, hilarants. Leur " comédie ". 7. La machine théâtre est lancée. On rit, parce qu’on se reconnaît. Oui, bien sur on a déjà dit ça. 8. Dans un pavillon, Monsieur et Madame se parlent sans s’entendre et l’un va quitter l’autre. Et le Narrateur, un voisin (?) qui voit tout, rit sous cape, tout en se disant : vont ils se réconcilier ? 9. Dans mon " laboratoire - théâtre " par effraction je peins. Des esquisses. Des maisons. Des hommes. Des femmes. Comment va-t-on aujourd’hui ? Les " drames intimes " sont toujours des drames intimes, universels, sidérants. Et le théâtre restera le lieu du spectacle de l’ébranlement et la réalité devient l’allégorie du réel. La scène se peuplera toujours de figures véritables. Des " messieurs dames " comme tous les " messieurs - dames " " au bord de " " au font du " des humains très humains, et s’ils se déplacent, il arrive qu’ils vacillent. Philippe Minyana.

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EXPLOITATION ET CALENDRIER 2012 / 2013 / 2014

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LE MUSEE VIVANT une proposition de Robert Cantarella avec Robert Cantarella, Constance de Corbière, Cécile Fišera, Julien Fišera, Béatrice Houplain, Nicolas Maury, Jean-Baptiste Saunier, Sophie Verbeeck.

Si une œuvre te parle, viens l’écouter ! Le musée vivant propose des œuvres racontées. Le musée vivant ouvre sa collection faite des récits commandés à des auteurs. Le visiteur choisit l’œuvre et l’écoute. La pièce artistique évoquée est une reconstitution par la parole. Le rapport est unique puisqu’un interprète est face à une ou deux personnes maximum. L’œuvre racontée est une nouvelle œuvre, elle est faite du récit et de l’écoute. Le musée vivant est une institution de la fragilité qui collectionne toutes les disciplines artistiques. Le musée vivant a été inauguré au Centre Pompidou-Metz les 16 et 17 juillet 2011. Présenté en septembre 2011 au Musée d’art contemporaine de Saint-Etienne puis au Festival ActOral à Marseille

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FAIRE LE GILLES Cours de Gilles Deleuze avec Robert Cantarella et Alexandre Meyer Depuis plusieurs années, Robert Cantarella fait le Gilles, c’est-à-dire qu’il refait les cours de Deleuze avec un système d’oreillettes. Il répète mot pour mot les cours que le philosophe a donnés pendant plusieurs années à Vincennes et à Paris 8. Toutes les intonations, les hésitations, les toux et la pensée qui avance sont redites à l’identique.

Deleuze, une expérience par la voix : Passer par la voix est un des accès aux sens et à la sensualité, incarnés de façon provisoire, passagère, pendant la durée réelle d’un échange de cours. La théâtralité est réduite à son minimum. Je suis assis, des oreillettes de petits formats me font entendre la voix de Deleuze, je redis ce que j’entends au plus près de la voix d’origine, en refaisant les inflexions, les suspens, et les interventions. Chaque cours est de plus de deux heures. J’ai d’abord écouté, puis j’ai voulu le faire passer par un corps, le mien, pour repérer les effets physiques d’une copie sonore. Gille Deleuze, lui-même construit sa séance à partir d’un cours préparé et improvise au contact des étudiants. Le rythme, la fréquence, le battement des idées en train de constituer par la voix s’entend, et se ressent. Je ne copie pas les attitudes ou bien une manière d’être, au contraire le texte traverse le passeur qui le retransmet avec la réalité de son corps et du grain de sa voix, dans une proximité qui, elle, peut rappeler les regroupements des cours d’origine. Mon métier de théâtre me fait souvent dire à un acteur « dis un peu pour voir » et particulièrement quand le sens paraît bouchonner. J’ai pensé aux exercices de copie si habituels en peinture, et j’ai entamé des ateliers de copie sonore. La pratique, comme en peinture, est jubilatoire pour celui qui fait, et pour celui qui reçoit. Création en avril 2011 à la Ménagerie de verre / Paris Présenté depuis tous les premiers lundis du mois

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HIPPOLYTE de Robert Garnier mise en scène Robert Cantarella assistant et dramaturge Julien Fišera scénographie et lumières Laurent P. Berger musique Alexandre Meyer

Avec Nicolas Maury, Joanna Korthals Altes, Laure Mathis, Emilien Tessier, Robert Cantarella et Jean-Baptiste Saunier Dès le début du projet d’Hippolyte en 2005, nous avons proposé d’intégrer une position originale pour le spectateur. En effet, il peut écouter en direct le son de la pièce de théâtre ou bien, grâce à un casque audio, avoir une version amplifiée et accompagnée d’une bande son créée en direct. Puis, le spectacle étant filmé pendant chaque représentation avec cinq caméras disposées dans l’espace, il est proposé à la fin de la version théâtrale d’assister au film de la pièce réalisé le soir même. Ainsi, les variations permettent des entrées singulières, faisant de la pièce un territoire de versions différentes. Le différé de la version cinématographique donne une autre échelle au texte que nous venons d’entendre pendant le direct de la représentation théâtrale. Ce délai fait percevoir autre chose, une autre émotion et l’on peut prélever une émotion, une compréhension à l’occasion de cette doublure filmée du texte. De plus, la possibilité de revenir sur la représentation donne un plaisir de reconnaissance impossible d’habitude au théâtre. Le texte de Garnier est lui-même une variation sur le thème de Phèdre qui sera encore et encore repris par des auteurs pendant des siècles. Cette idée est venue à cause de cela, du travail sur la variation à partir d’un thème, finalement d’une entreprise plus musicale que théâtrale à priori. Pour la reprise que nous avons fait en 2012, nous avons accentué la singularité de chaque prise de vue. Pour cela j’ai demandé à des réalisateurs de films, de tout âge et de notoriété très différentes de se prêter au jeu du filmage en direct de la pièce. Ainsi, Claire Simon, Nicolas Philibert, Christophe Honoré, Romain Goupil, Valéry Gaillard, Clément Schneider ont accepté de participer à l’aventure. Ces films sont sur le site internet de Robert Cantarella.

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CALENDRIER : FAIRE LE GILLES : Création à la Ménagerie de verre / Paris le 4 avril 2011 Depuis, l’intégralité du cours de 1981/1982 consacré à Cinéma-image/mouvement a été donnée à la Ménagerie de verre tous les premiers lundi du mois à 18h. Le dernier cours de ce séminaire aura lieu le 6 mai 2013 Festival d’Avignon Du 16 au 20 juillet 2012 Festival ActOral Marseille Le 29 septembre Théâtre de la Vignette / Montpellier Les 13 et 14 novembre 2012 Collège des Bernardins / Paris Le 8 janvier 2013 à 18h Théâtre de La Manufacture de Mulhouse Les 19 janvier et 23 mai 2013 Musée d’art contemporain de Saint-Etienne Jeudi 7 février 2013 Ménagerie de verre / Paris Les 4 février et 4 mars , 2013 Musée de la Danse / Rennes Vendredi 15 février 2013 Centre d’art de Vassivière Le 16 mars 2013 Théâtre de Lorient CDDB Du 26 au 29 mars 2013 Scène Nationale d’Evreux/ Louviers Le 8 avril 2013 Festival Automne en Normandie Novembre 2013 Théâtre Universitaire de Nantes Saison 13/14 CAPC de Bordeaux Novembre 2013

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LE MUSÉE VIVANT : Centre Pompidou Metz les 16 et 17 juillet 2011. Musée d’art contemporain de Saint-Etienne Les 24 et 25 septembre 2011 Festival ActOral à Marseille Les 29 et 30 septembre 2011 Scène Nationale d’Evreux/Louviers Samedi 12 mai 2012 Festival de Fontainebleau Les 31 mai et 1er juin 2013 Festival ActOral / Marseille Provence 2013 Septembre 2013

HIPPOLYTE de Robert Garnier Scène Nationale de Blanc Mesnil Les 19, 20, 21 et 26, 27, 28 janvier 2012 Scène Nationale d’Evreux/ Louviers Du 21 au 23 mars 2012

LA PETITE MAISON de Noëlle Renaude Scène Nationale d’Evreux/ Louviers Les 13 et 14 mars 2012 Théâtre de la Vignette / Montpellier Saison 13/14

UN JEUNE SE TUE de Christophe Honoré Comédie de Saint Etienne Les 4 et 5 juillet 2012 Festival d’Avignon Du 7 au 16 juillet 2012 Théâtre de la Vignette / Montpellier Les 30 et 31 octobre 2012

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INVENTAIRES de Philippe Minyana: Festival de Figeac Les 28 juillet et 1er août 2012 Centre dramatique national d'ORLÉANS le 9 octobre 2012 Scène Nationale de SAINT-BRIEUC Le 18 octobre 2012 Théâtre d'ANGOULÊME Le 23, Mercredi 24 et jeudi 25 octobre 2012 Scène nationale Evreux Louviers Le 15 novembre 2012 Comédie de CLERMONT-FERRAND Les 20, 21, 22 et 23 novembre 2012 CHARENTON LE PONT dans le cadre du festival Les Théâtrales Le 1er décembre 2012 Comédie de SAINT-ETIENNE Le 4, 5, 6 décembre 2012 Théâtre de Poche Montparnasse / Paris A partir du 22 janvier 2013 pour 4 mois Tournée dans la saison 2013/2014

LA STATION CHAMPBAUDET d’Eugène Labiche/ Liliane Giraudon Scène Nationale d’Evreux Louviers Les 5 et 6 mars 2013 Théâtre de Vernon Le 9 mars 2013 Théâtre de Gisors Le 12 mars 2013 Théâtre de Bernay Le 22 mars 2013 Théâtre de Val de Reuil Le 9 avril 2013

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FAUST - SAISON 1 Ménagerie de Verre / Paris Du 19 au 23 mars 2013 Reprise en septembre tous les premiers lundis du mois

SECTEUR TERTIAIRE de Dea Loher Théâtre de Malakoff Janvier 2014 Tournée Nice, Marseille, Tours en négociation

LA PIÈCE de Martin Crimp Création et tournée à partir d’octobre 2014

VIOLENTES FEMMES de Christophe Honoré Saison 2014 / 2015

COMMENT VAS-TU AUJOURD’HUI ? de Philippe Minyana Saison 2014 / 2015

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TRANSMISSION/FORMATION

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Entre m ai et juin 2011, Robert Cantarella réalise une étude sur l’action culturelle de la Scène Nationale Évreux Louviers et ses ateliers d’éducation artistique, il rencontre successivem ent les huit intervenants ainsi que les m em bres de l’équipe perm anente. S’ensuit tout au long de la saison 2011/12 une série de journées consacrées aux échanges d’exercices entre les com édiens intervenants et d’échanges sur les projets pédagogiques, les m em bres de l’équipe perm anente y participent.

Extraits « Avant tout, le constat évident que la mission de transmission était une priorité pour Jacques Falguière, le directeur précédent et que l ‘école de la forme qu’il a institué comme socle théorique était le cursus commun à cette ambition. L’école de la forme avait l’avantage de faire d’un slogan une politique artistique fédératrice. Il sera souvent question dans mes entretiens de l’époque où l’école semblait accomplir sa mission avec les doses de nostalgie et d’embellissement qui vont avec, mais aussi avec la trace, trente ans plus tard, d’une belle idée du service public de l’art théâtral. […] Cette mission est historique et totalement singulière. Il faut la préserver et la développer. Il est rare de voir une application de la mission de service public en ce qui concerne la formation de tous les publics tenue depuis tant d’année. Même si l’histoire a transformé et modifié pas mal des données initiales il y a une spécificité à entretenir. […] Il y a urgence à trouver les moyens des coordonner les animateurs en proposant des moyens concrets de rencontres et de travail entre eux. Sous la direction de professionnels, avec une ligne de conduite établie en relation avec la saison et le choix du directeur. Coordonner veut dire trouver les points de convergence et de différence. Il doit y avoir une diversité dans les approches mais les personnes sont engagées par un même établissement, et cela doit être la pierre de touche du travail. […] Trouver la signature de la nouvelle mission de formation et l’inscrire dans le programme comme une fierté de la scène nationale, en tous les cas comme un travail de fond. Il serait juste de trouver une nouvelle appellation à la mission de la scène nationale. Le nom d’Ateliers libres ou d’Ateliers du Je(u) qui servent à nommer aujourd’hui ce type d’interventions est idéal pour expliquer la nouvelle direction : des ateliers qui seront axés sur toutes les formes d’art de la scène sans contraintes formelles. […] Les formateurs doivent être aussi des professionnels. Il y a danger à ce que les animateurs se coupent de leur propre entretien. Pour cela la scène nationale doit proposer des stages de formation pour les formateurs. Deux fois par an, ils se retrouvent sous la direction d’un maitre de stage qui va travailler sur un sujet (texte ou thème) et ainsi entretenir la relation et les points de vue de ceux qui agissent sur le terrain.» Robert Cantarella / 2011

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« Une étrange émotion accompagne toujours ces ateliers de formation. Ce qu’on tente de représenter au théâtre, à savoir l’humanité et bien, les voix, les corps des participants, la représentent parfaitement cette humanité. Ce qu’on voit est vrai. Et cette petite communauté improvisée grâce à ces corps et ces voix, va incarner nos créatures théâtrales avec une grâce surprenante. Il y a là une «révélation» et l’accord tacite, récemment inventé, nous lie tous secrètement dans ce plaisir sans cesse renouvelé de « faire du théâtre “. On est ensemble et ensemble on fait magiquement apparaître une vérité, une crédibilité, un vertige. On semble, au-delà de la fiction. Il semblerait qu’on convoque un souffle, une essence de la «représentation”. Philippe Minyana / 2013

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2012 Scène Nationale d’Evreux/Louviers Expertise des évolutions de l’école de la forme Atelier de formation des formateurs Ateliers amateurs avec des auteurs contemporains (Noëlle Renaude, Liliane Giraudon, Philippe Minyana, Christophe Honoré)

Chantiers Nomades Atelier sur la copie de films

La FEMIS Atelier de direction d’acteurs avec les réalisateurs de dernière année

Ecole de la comédie de Saint-Etienne Un jeune se tue de Christophe Honoré est le spectacle de fin d’étude des élèves de la promotion X

La Manufacture à Lausanne Atelier de formation professionnel continue pour comédiens

2013/2014 La Manufacture à Lausanne Ateliers de formation à la mise en scène pour les étudiants du master Ateliers autour de l’Actor Studio avec les étudiants comédiens de première année.

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R & C reçoit le soutien de Direction Régionale des Affaires Culturelles de Haute-Normandie dans le cadre de sa résidence à la Scène Nationale d’Evreux/Louviers et de la Région Haute-Normandie.

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R&C R &  C  est  une  association  fondée  par  Robert  Cantarella  et  Constance  de  Corbière  ayant  pour   objectifs  et  missions  de  développer  la  recherche  des  formes  artistiques  en  complément  des   activités  de  diffusion  et  de  production  de  spectacles  destinés  à  la  scène.   Cette  association  puise  son  inspiration  dans  l’appropriation  par  les  artistes  du  modèle  de   l’entreprise  et  ses  départements  consacrés  à  la  R  &  D,  en  investissant  et  détournant  les  codes   de  ce  champ  à  priori  éloigné  des  formes  artistiques.  La  valeur  économique,  sociale  et   politique  est  ainsi  réinterrogé  pour  ouvrir  de  nouvelles  zones  de  partage.     En  regard  de  l’évolution  de  nos  modes  quotidiens  de  représentation,  R  &  C  traverse  et   explore  les  autres  savoirs  et  les  approches  nouvelles  mêlant  différentes  disciplines   artistiques  comme  le  théâtre,  l’écriture,  les  arts  visuels,  le  cinéma,  la  philosophie  pour   imaginer  des  formes  indisciplinées  sans  oublier  les  fondamentaux  de  l’histoire  de  l’art  du   théâtre.     La  recherche  ne  peut  se  concevoir  sans  la  pédagogie  et  la  transmission  tant  auprès  d’artistes   en  formation  continue  qu’auprès  de  public  amateur.  Cette  mission  de  service  public  est  la   condition  d’un  art  sans  cesse  renouvelé  et  diffusé  au  plus  grand  nombre.     Pour  remplir  ces  objectifs  R  &  C  a  formé  une  équipe  d’artistes  autour  du  metteur  en  scène  et   réalisateur  Robert  Cantarella  afin  de  participer  à  cette  R  &  D  en  art..       Artistes  associés  pour  les  quatre  ans  à  venir  :   Stéphane  Bouquet,  auteur,  poète,  scénariste   Christophe  Honoré,  réalisateur,  auteur,  metteur  en  scène   Liliane  Giraudon,  poète,  directrice  de  revues   Philippe  Minyana,  auteur  de  théâtre   Noëlle  Renaude,  auteur  de  théâtre   les  acteurs  :     Christophe  Brault,     Charlotte  Clamens,       Michel  Corvin,       Cécile  Fišera,     Joanna  Korthals  Altes,     Nicolas  Maury,     les  musiciens  :       Reno  Isaac           Alexandre  Meyer,     le  plasticien       Laurent  P.  Berger     les  metteurs  en  scène  Julien  Fisera,         Julien  Lacroix  

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ROBERT CANTARELLA Né en 1957 à Marseille. Formation aux Beaux-Arts de Marseille. Élève d'Antoine Vitez à l'Ecole du Théâtre National de Chaillot. Il fonde en 1983, avec Grégoire Ingold, le Théâtre du Quai de la Gare, puis crée, en 1985, la Compagnie des Ours avec la volonté de faire découvrir ou redécouvrir les auteurs du XXe siècle. En 1987, c’est la création d'Inventaires de Philippe Minyana. La pièce connaît un succès immédiat - tournée dans plus de 50 villes en France et à l'étranger - et marque le début d'une amitié et d'un compagnonnage avec l’auteur, dont Robert Cantarella monte successivement Les Petits Aquariums (1989), Les Guerriers (1991), Drames Brefs 1 (1 996), Anne-Laure et les fantômes (1999), puis Pièces (2001). Ensemble, ils cosignent la mise en scène du Sang chaud de la terre de Christophe Huysman. Entre 1989 et 2007, Robert Cantarella a mis en scène Le Voyage d'Henry Bernstein, Divertissements touristiques de Noëlle Renaude, Sourire des mondes souterrains de Lars Nören, Le Siège de Numance de Cervantès au Festival d'Avignon, J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne de Jean-Luc Lagarce, Sa Maison d'été de Jane Bowles, Oncle Vania de Tchekhov, Hamlet, de William Shakespeare, Samedi, dimanche et lundi, d'Eduardo de Filippo, Les Apparences sont trompeuses de Thomas Bernhard, Werther de Jules Massenet, 1ère mise en scène d’Opéra, Le Chemin de Damas, de August Strindberg et Hyppolite de Robert Garnier pour le Festival d’Avignon 2007. Depuis 1993, Robert Cantarella exerce également une activité régulière de formation tant en France qu’à l’étranger notamment à Berlin, Cannes, Avignon, Rabbat, Lausanne ainsi qu’à la Fémis à Paris. En 1997, Robert Cantarella est co-auteur du manifeste Pour une formation à la mise en scène , éditions Entre/Vues. En 1999, il crée « l'Association Théâtres Écritures » ayant pour objet la réalisation et la publication d'une revue intitulée Frictions , pour favoriser la réflexion et la recherche dans le domaine du spectacle. Robert Cantarella est nommé directeur du Centre Dramatique National de Dijon en juillet 2000. Lorqu’il quitte Dijon, il publie le livre Ce sont des humains qu’il nous faut aux éditions théâtrales. Il publie en 2004 sa première œuvre de fiction : Le Chalet aux éditions Lignes dirigées par Michel Surya et réalise en 2005 son premier documentaire Carrosserie . En 2006, pour la création de ça va de Philippe Minyana, il réalise « la route », film de fiction d’une heure. De décembre 2005 à mars 2010, il a été co-directeur du CENTQUATRE à Paris, lieu de résidence d’artistes qu’ils ont sorti de terre pendant 4 ans. Il crée la CENQUATREVUE, revue en ligne et papier. Par ailleurs, il collabore régulièrement à des revues littéraires, théoriques ou poétiques comme Vertigo, Lignes, Fusée, Communication, Frictions, If. En 2012, il créé deux textes d’auteurs contemporains, un de Noëlle Renaude et un de Christophe Honoré qui sera proposé notamment au Festival d’Avignon. Il reprend Inventaires de Philippe Minyana avec la même distribution 25 ans après lé création. En 2013, il mettra en scène la Station Champbaudet d’Eugène Labiche qui fera l’objet d’une tournée en région Haute-Normandie.

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CONSTANCE DE CORBIERE Constance de Corbière a commencé sa carrière à Radio France comme productrice d’émissions puis rejoint René Koering lorsqu’il fonde le Festival de Radio France et de Montpellier, et l’assiste sur l’organisation et la programmation de plus de 120 concerts en 3 semaines. À partir de cette expérience, la création d’outils pour permettre aux artistes de travailler et de montrer leurs travaux sera le moteur des différents postes qu’elle a occupé. C’est ainsi qu’elle a proposé un accompagnement artistique et structurel à des ensembles musicaux et des compositeurs en créant et dirigeant sa société de production de concerts et d’administration d’ensembles musicaux baroques et contemporains. Cette discipline qu’est la musique lui a permis tout de suite d’acquérir une connaissance des réseaux internationaux d’institutions et d’artistes. Avec elle tourne dans le monde entier avec production d’opéras et de concerts. Elle a ensuite consolidé et développé ces connaissances des cultures d’autres pays en occupant les postes d’attachée culturelle dans les Ambassades de France, au Canada puis plus de cinq ans à Berlin, ville d’Europe où actuellement toutes les connexions s’établissent. Ces postes lui ont permis d’élargir son réseau à toutes les disciplines artistiques, notamment aux formes du spectacle vivant contemporaines et aux arts visuels. Dans la capitale allemande, elle a pu initier et soutenir de nombreux projets tant d’accueil que de résidence d’artistes. Ensuite, en tant que Secrétaire Générale du centquatre à Paris, elle a permis d’accueillir des artistes de différentes disciplines, mis en place un réseau international permettant ainsi au lieu d’être reconnu dans le monde entier, de sceller des partenariats et d’établir des programmes mêlant étudiants d’écoles d’art de différentes disciplines. Par ailleurs, elle a constitué pour le premier Fonds de dotation d’un lieu d’art en France, outil juridique qui permet d’impliquer des mécènes dans un projet permettant de lever plus de 700K€.

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www.robertcantarella.com

DOSSIER R&C  

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