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Architecture Portfolio Sirine Charfi


COORDONNÉS NOM ET PRÉNOM DATE DE NAISSANCE TÉLÉPHONE E-MAIL NATIONALITÉ

Charfi Sirine 07.04.1992 06 26 07 09 06 sirine.charfi7@gmail.com Tunisienne

FORMATIONS 2017 2016 2016 2016-2017 2014-2015 2014 2014 2011-2013 2011

Soutenance de PFE « Requalification urbaine de la zone des ancienne plages de Sfax » M.Très bien avec félicitations du jury Soutenance de mémoire de fin d’études « La musique électronique comme levier de régénération des friches industrielle» M.Très bien Master 2 à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille: Département H21 Master 1 en mobilité ERASMUS à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille: Département H21 Diplôme du premier cycle à l’École Nationale d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis Concours sur dossier ERASMUS: Classement 2/120 Licence à l’École Nationale d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis Diplôme de baccalauréat en section Sciences Technique M.Très bien, Sfax, Tunisie

EXPÉRIENCES 2018 2017 2017 2017 2016 2015 2015 2014 2014 2014 2013 2013 2012 2010

Atelier de formation pratique de construction en superadobe . Permadomia . Construction d’un Hammam . Tunisie 7 jours Stage . Ataub+Arto architectes. Participation à un concours de logements collectifs. Lyon 2 mois 1/2 Stage . Plo architectes : Suivi de chantiers . Réaménagement d’un appartement . Dessin de détails Marseille 1 mois Stage . Olivier Moreux architecte : Élaboration d’un PC pour un habitat participatif à l’Estaque Marseille 1 mois Atelier intensif «Construire autrement» : Réalisation d’un bardage en bois Barjols 10 jours Bénévolat à la deuxième édition du festival ÉPHÉMÈRE de musique électronique et d’arts visuels Hammamet 10 jours Atelier intensif «Construire autrement» : Construction en terre crue Barjols 10 jours Bénévolat à la première édition du festival ÉPHÉMÈRE de musique électronique et d’arts visuels Hammamet 10 jours Workshop «Ville-Nature» : Entre parc national des calanques, le devenir de l’archipel du Frioul ENSA-Marseille 10 jours Stage . Hamadi Rgaieg architecte : Aménagement d’un siège de société en Lybie Tunis 7 jours Stage . Farhat Makni architecte : Conception d’une villa aux Berges du lac Tunisi 1 mois Atelier intensif : Séminaire de de structure et enveloppe ENAU-Tunis 7 jours Stage . Said Abid architecte ITAUT : Relevé d’une villa à réhabiliter, Visite de chantier Tunis 1 mois Travail associatif au sein de l’Interact club Sfax Médina 12 mois LOGICIELS DAO AutoCAD ArchiCAD Revit SKetchUp Lumion InDesign Adobe Photoshop Microsoft Office COMPÉTENCES LINGUISTIQUES Arabe Français Anglais

Langue maternelle Très bien Assez bien

CENTRES D’INTÉRÊT Dessin . Musique . Chant . Cinéma de science fiction spatiale . Photographie . Cuisine


SOMMAIRE

1

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3

4

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CONCEPTION D’UN CENTRE DES ARTS DE LA RÉVOLUTION

.

MIEUX HABITER : Reconversion de la tannerie blanc-vaillant

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RELATION PUBLIC/PRIVÉ: Habiter la rue

.

Avenue Mohamed V, Tunis 2013.......................................................................................................................... 01

Barjols, France 2015................................................................................................................................................................................................ 04

Cabot, France

RÉFLEXION SUR LA REQUALIFICATION URBAINE DE LA ZONE DES ANCIENNES PLAGES DE SFAX Sfax, Tunisie

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2016................................................................................................................................................................................................. 08

2016-2017.........................................................................................................................................................................................................................

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2017...............................................................................................................................................................................................................................

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STAGE Axonometries

ATELIER INTENSIF: CONSTRUIRE AUTREMENT Maison Méglé, Barjols, France

2016...................................................................................................................................................................

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ATELIER DE CONSTRUCTION EN SUPERADOBE Construction d’un Hammam

2018............................................................................................................................................................................

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2017...................................................................................................................................................................................................................................................

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PHOTOGRAPHIES Genève


CONCEPTION D’UN CENTRE DES ARTS DE LA RÉVOLUTION Avenue Mohamed V, Tunis 2013

CONCEPT Ce projet de centre des arts de la révolution vise à mettre en lumière les nouvelles pratiques artistiques dans l’espace public, pour les rendre durables dans le temps et dans l’espace. De part son implantation, le projet apparait comme une intervention, à la fois, architecturale et artistique. Ainsi, il confère à l’espace public une nouvelle zone de respiration vouée à révéler au riverains l’art urbain en effervescence. L’art de la rue incarne un premier support d’expression libre, mis sur pied par les jeunes artistes montants. Il est vecteur de progrès social, dans la mesure où il aide à rassembler les citoyens autours d’une pensée collective, contrastant avec la politique répressive de l’époque. L’échec d’une révolution manœuvrée avait laissé un peuple partagé dans un dilemme obscur sans issue. Le parti pris architectural vise à abstraire un rapprochement entre la fracture sociale postrévolutionnaire et l’art urbain comme facteur de résilience. De cette intention, une masse bâtie s’est sculptée à l’avenue Mohamed V sur un terrain plat herbeux. Une fissure la fractionne en deux, et laisse apparaitre une faille en guise de rue intérieure, reliant l’avenue Mohamed V à la ceinture parallèle à l’autoroute A1. Celle-ci traverse deux corps distincts qui se complètent dans la forme et dans l’usage. Un nouveau maillage prend forme et confond l’espace publique avec le domaine privé. Cette rue intérieure se déploie sur une esplanade semi-enterrée. Il s’agit d’un espace de démocratie, non organisé, ouvert à tous, où de nombreuses activités affluent (théâtre en plein air, lieu de rassemblement ouvert à des prestations éphémères …) PROGRAMME: Administration. Accueil. Forum. Espaces d’exposition permanente et temporaire. Cafétéria. Snack. Logements d’artistes avec ateliers. Atelier de peinture. Atelier de sculpture. Atelier de gravure. Ateliers photo. Techniques : Mine de plomb­, Aquarelle, Photoshop

Chaos

Rue intérieure


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Autoroute A1

Avenue Mohamed V

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Avenue Cyrus Legrand

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FAÇADE SUD

A

Locaux

Dépot

Bureau Infirmerie

Bureau

Accueil

Forum

Cafétéria

0m

Exposition tempo

-1m

0m

Terrasse

-1m

B

-1m

Exposition permanente

A PLAN RDC

Centre de documentation


FAÇACE OUEST

oraire

B

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COUPE B-B

A

Ateliers photo

Atelier de sculpture

Atelier de peinture

Terrasse

+ 3.5m

Ateliers de gravure

Espace de rencontre

B

Logement 1 +3m

Logement 2

Logement 4

Logement 3

A PLAN R+1


COUPE A-A

B

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MIEUX HABITER : Reconversion de la tannerie blanc-vaillant Barjols, France 2015 Sirine Charfi & Nastya Sanchez

LA TANNERIE BLANC-VAILLANT Longtemps emblème du village jusqu’au delà de ses frontières, les tanneries étaient symboles de prospérité et d’abondance pour les habitants. Depuis les années 50, l’activité des tanneries a connu un déclin constant pour laisser aujourd’hui, un quartier industriel fantôme, où la reconversion artistique a été la première à entrevoir le potentiel de cette entité passée. Car du potentiel, il y en a, et c’est pour des raisons pouvant s’apparenter à celles dans le passé qu’il est valorisant d’imaginer une nouvelle vocation à ce quartier abandonné... Deux interventions (1+1=1) sont prévues sur site, pour penser la tannerie Blanc-Vaillant comme un super-îlot dense, mixte et complexe.La première, a été élaborée par moi-même sur le bâtiment central et EST, et la deuxième a été pensée par ma binôme de travail, Nastya Sanchez. LES LIAISONS URBAINES PHYSIQUES Pour rendre possible cette nouvelle vocation, il est important de rétablir les liens spatiaux afin de reconnecter physiquement le quartier actuellement en marge du village. La présence de la voiture a été une des raisons de la fragmentation de Barjols. A l’époque, exclusivement piétonnes, les rues étaient des lieux de rencontres et de sociabilité. Aujourd’hui l’asphalte noir fractionne et oppose des trottoirs où les liens sociaux se divisent. Il est alors primordial de reconstituer des espaces publics favorisant les liens humains ; tout en préservant les accès essentiels aux véhicules avec lesquels nous nous devons de composer. Ainsi, le projet est envisagé comme un moyen de transformer les tanneries en rotule qui articule les différents quartiers marginaux de Barjols. Pour cela, le projet peut se diviser en 7 dispositifs qui reconnecteraient le quartier des tanneries au tout village. PROGRAMME Ce programme propose de créer un lieu permanent dédié au recyclage et au bricolage des encombrants trouvés in-situ. À l’occasion, des ateliers participatifs sont prévus au sein de la friche dans l’optique d’intitier les habitants de Barjols au savoir vivre ensemble et à la notion du bien commun. A .Parking B .Logements C .Espace de stockage D .Ateliers E .Galerie d’exposition et de vente F .Commerces Techniques : Mine de plomb­, aquarelle, Photoshop, AutoCAD

1. Les parkings

2.La place

Sirine & Nastya

Sirine & Nastya


3.La faille

4.La terrasse

5.La rue EST-OUEST

6.La serre

7.La passerelle

Sirine & Nastya

Sirine & Nastya

Sirine Charfi

Nastya Sanchez

Nastya Sanchez

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R-1

COUPE EST DE LA RUE DES TA N N E U R S

FAÇADE SUD

ÉTAT DES LIEUX

RDC

R+1


FAÇADE NORD

COUPE OUEST DE LA RUE DES TA N N E U R S

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FAÇADE SUD

PLAN R-1

PLAN R-1

A A

B B B

B B

B


PROJET 6


CREUSER DANS LA MASSE L’évidement de la masse du bâtiment s’est fait suivant les traces de l’existant. À l’étage, au sud, un corps bâti a été supprimé pour être transformé en terrasse belvédère. Cette action ouvre les espaces, donnant sur la nouvelle rue « Blanc-Vaillant », sur les rayons lumineux du jour et facilite la circulation de l’air pour la ventilation. TRAVERSER TOUT UN QUARTIER Cette nouvelle connexion commence dès la rue des Augustins par un passage couvert arqué. L’avantage de cette rue, est qu’elle permet de connecter physiquement et visuellement le Bourg ancien de Barjols à la nature. Une promenade dans un quartier industriel, révèlant une proximité ville-nature, un caractère fort dans Barjols. SÉQUENCES ET SEUILS Le sens du passage est marqué par des seuils successifs qui organisent le déplacement, en allant du privé au public. Ils permettent ainsi d’offrir à l’usager un sentiment de sécurité et de distance par rapport à l’extérieur. Les seuils sont révélés par l’ossature apparente du bâtiment qui structure à la fois les façades de la rue et les plans. Le caractère répétitif de ces poteaux porteurs permet, en plus, d’orienter le regard vers un seul sens : Ville ou Nature (EST ou OUEST). Le traitement du sol répond aussi à cette volonté d’orienter et de guider l’usager. Il dessine un ruban qui souligne le sens du passage. Ainsi, au croisement avec la rue des tanneurs, il incite les voitures à décélérer pour redonner le sol aux piétons. INTRODUCTION DE LOGEMENTS Le projet de rue permet de réactiver les anciens logements et d’en créer des nouveaux. La rue Blanc-Vaillant devient alors un espace piéton sécurisant et appropriable par les habitants pour passer du domaine public au domaine privé.


COUPE DE LA RUE EST-OUEST

COUPE DE LA RUE EST-OUEST

(COTÉ NORD)

(COTÉ SUD)

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3.RELATION PUBLIC/PRIVÉ:Habiter Habiterlala RELATION PUBLIC/PRIVÉ: ruerue Cabot,France, FranceCabot 2016 2016 Sirine Charfi & Wafa Djenidi

é

Priv et

Proj

lic

Pub


lic

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Priv

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Avenue Famy Impasse Giraude

Problématique et enjeux du site L’objectif de cet exercice est d’intervenir sur l’espace public à l’échelle du quartier, pour rendre son tissu plus complexe et compacte. Nous nous intéressons dans ce cas au Cabot ; un quartier de Marseille, dont l’identité a été compromise, au fil du temps, par des ruptures urbaines flagrantes. Un microprojet est alors une solution envisageable pour imaginer de nouveaux dispositifs porteurs de sociabilité collective. Une micro-architecture multiusage capables d’agir, à la fois, sur la pratique de l’espace public et sur les modes de vie qui s’y attachent. Elle sera l’opportunité de rendre service aux habitants d’une part; d’autre part, l’outil qui permet d’introduire la notion d’échange et de partage autours de biens communs dans le quartier. Le micro-projet porte aussi le rôle d’un élément signal pour révéler et réactiver des connexions urbaines, effacés jadis, par l’étalement de la métropole. Nous tenons, par cette intervention, à conférer un caractère frugal et convivial à ce quartier en pleine métamorphose. Il a été donc nécessaire de relever ces ruptures urbaines. La présence permanente de murets autour des résidences et des parcs est responsable de la mise à distance du citoyen avec les lieux de sociabilité et donc avec autruit (rupture sociale). Les obstacles physiques dans l’espace public, contraignent les mobilités douces, décident de leur flux, limitent l’appropriation du dehors comme bien commun, et donc atteingent les libertés individuelles et collectives dans la pratique de l’espace et le rapport avec l’autre. Le quartier du Cabot est convoité par des habitants d’un niveau de vie assez aisé vivant en autarcie dans leurs demeures privés. Entre résidences collectives privées et habitat pavillonnaire, les liens sont difficilement perceptibles, notamment au niveau des parcours, où les accès sont souvent rompus ou dérobés. Ceci exprime le rejet de l’autre, où l’étranger au quartier est malvenu. Micro projet L’idée est donc de rétablir les liens entre les limites, surtout physiques, pour faciliter les déplacements entre les différents seuils. La stratégie opérée est d’améliorer les rapports publics-privés le long d’un parcours regroupant toutes les caractéristiques de ruptures citées ci-dessus. Les différentes enquêtes faites in-situ nous ont révélés les disfonctionnements du site :


Chemin Cassis

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Accès limités Au niveau des rues, les propriétés privées ou publiques sont constamment entourées de murs et de portails aux accès contrôlés ou dérobés. L’étroitesse des parcours oppose la voiture au piéton. Ces limites expriment la volonté des riverains de contrôler et de privatiser leurs périmètres extérieurs. Appropriations Concernant le quartier identifié comme échantillon d’étude, une forme d’appropriation de la part des jeunes adolescents du lycée catholique, cause un climat conflictuel avec les habitants de l’impasse. Ces derniers abandonnent leurs déchets sur un passage discret que les habitants utilisent, ou partagent entre eux pour traverser plus facilement le secteur pavillonnaire vers le cœur villageois, qualifié de centre du Cabot. L’insouciance des jeunes lycéens était le premier facteur à susciter l’idée de fermer ce passage de façon définitive. Le microprojet a, dans ce cas, pour ambition de réconcilier les habitants et les passants dans une impasse vouée au stationnement de quelques voitures, et au franchissement du secteur pavillonnaire. Un dispositif libre qui régule indispensablement les liens par le biais des seuils des maisons et des résidences sur un sol débarrassé de l’asphalte noir. Une façon de donner de son chez soi, pour introduire la notion de bien commun à entretenir par tous. Le dispositif offre des possibilités d’agencements diverses et sert de signal pour accompagner un parcours jusque là discret. Cette plateforme d’échange donne un lieu multifonctionnel et d’avantage plus vivant: détente, repas, jeux, performances, jardinage etc. Le micro projet a ici deux variantes ; la première laisse imaginer un scenario optimal et évolutif au point de donner aux habitants l’envie de rompre les limites physiques et d’ouvrir le quartier au grand public ; l’autre scenario consiste en l’échec du projet et la fermeture définitive de l’accès. Techniques: Mine de plomb, Stylo noir, SketchUP, Photoshop

Scénario utopique Scénario catastrophe


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RÉFLEXION SUR LA REQUALIFICATION URBAINE DE LA ZONE DES ANCIENNES PLAGES DE SFAX Sfax, Tunisie

PROBLÉMATIQUE ET PRÉSENTATION DU SITE Vue du ciel, la ville de Sfax se présente comme une immense agglomération du pays. Sa situation géographique lui confère un grand rayonnement maritime et le rôle de plaque tournante entre le nord, le sud et l’intérieur du pays. En son centre, la vieille ville fortifiée rectangulaire appelée médina, était durant des siècles l’unique concentration urbaine. Cette dernière se targue d’avoir le plan médinal le plus orthogonal du monde. Adossée à une étendue de vergers verdoyants, elle exhibe ses richesses à la mer méditerranée. En son sud, s’est développée la ville basse ou la ville coloniale , organisée sous forme de parcelles et d’îlots. La masse bâtie illustre une inspiration évidente du patrimoine architectural médinal et se prolonge en parfait alignement avec les axes de la médina en direction de la mer. Par sa position, les activités commerciales affluent. Sfax a connu au cours du temps l’épreuve des invasions et des occupations responsables de déséquilibres sécuritaires et économiques ponctuels. Sa forme d’occupation la plus récente, sous le protectorat français, a marqué un remarquable tournant dans l’histoire de la ville. L’implantation de plusieurs usines polluantes (la SIAPE et la NPK) sur son littoral et autour du noyau central de la ville avait laissé des amas de déchets et de strates de phosphogypse, transformant toute la bande côtière avec d’importantes répercutions sur l’environnement (Pollution de l’air, des nappes phréatique, des sols et de la mer)et sur la qualité de vie à Sfax ( 10 kilomètres de plages interdites à la baignade et à la pèche, taux de cancer très supérieur à la moyenne du pays, un port marchant en expansion continuelle et responsable de rupture urbaines flagrantes).

La spécificité industrielle côtière prive la ville d’un contact direct avec la mer et freine son développement urbain. La dégradation des modes de vie, doublée d’une poussée démographique post-coloniale, mais aussi en l’absence de réserves foncières étatiques pour d’éventuelles replanification, induisent un étalement urbain incontrôlé. Le centre-ville perd de sa notoriété en faveur des zones de vergers périphériques, qui traduisent une aspiration pour la maison individuelle. Sur une vue aérienne, le regard ne peut se détourner d’un désert de sable côtier au voisinage de la zone des anciennes plages de Sfax. Aux allures d’atterrissage d’OVNI, il s’agit du remblai monumental mis en place pour accueillir le programme du projet Taparura. Le projet est divisé en deux phases. Il est lancé en 1987 par la société d’études et d’aménagement des cotes nord de Sfax. La première s’est achevée en 2002 par des travaux colossaux de dépollution et de réhabilitation de la côte Nord de la ville. Son étendue indique l’importance des dégâts entrainés par les décisions des politiques dans le passé. Ce que l’on perçoit c’est l’emprise des couches de phosphogypse répandues en mer par l’industrie pétrochimique. Gigantesquement ambitieux ou simplement topique, ce projet urbain a pour vocation de développer un deuxième centre, aux allures de ville nouvelle dotée de tours futuristes inspirées des pays du golf. A la limite du site se trouve un lieu, qui dans la mémoire collective des sfaxiens, rappelle un temps ou il faisait bon vivre. Une presque île étroitement liée au centre par une voie d’accès carrossable de 800 mètre. Elle se nomme la zone des anciennes plages de Sfax, dont il ne reste aujourd’hui qu’une surface parsemée de

2016-2017

carcasses de containers. Au milieu des années 1970, durant la période estivale, cet endroit était doté d’un casino municipal, d’une école de natation, de cabanons, de terrasses de bars et de restaurants bordant l’eau. Il était le cœur battant de Sfax. L’implantation de la seconde usine de production de phosphate (la NPK) est responsable des dommages commis aux riverains. En 1988, la ville de Sfax assiste à la fermeture de l’usine et la zone des plages tombe dans l’oubli. En tant que propriété publique gérée par le port de Sfax, la zone des anciennes plages a été épargnée du projet de restitution de la cote Nord de la ville. L’office de la marine et du port marchand ont envisagé de transformer le site en extension du port commercial au service de la SIAPE. Suite à cette décision, la société civile s’est activée en exprimant un rejet total du projet d’extension. Par la suite, des bénévoles ont réussi à restituer par pression une partie des plages que l’on voit s’animer chaque jour par une refréquentation et de nouveaux usagers. Par son histoire et sa localisation, ce dernier site présente un fort potentiel vecteur de développement pour toute la ville où oser imaginer un quartier d’habitation pourrait éveiller une dynamique de revitalisation et de densification du centre-ville. L’objectif principal est d’instaurer une complémentarité urbaine avec les quartiers anciens, qui d’une part se fait par la restitution des plages et des quais, et d’une autre part se fait par la restructuration de toute la zone de la presque île. La projection d’un nouveau quartier qui accueille un milieu urbain relativement dense, mixte et diversifié qui profite de toutes les commodités nécessaires à la vie quotidienne de ses habitants. La maitrise de ce foncier inexploité est une piste fiable pour limiter l’étalement urbain dans le territoire, et rendre de nouveau attrayant le centre, en proposant aux ménages sfaxien un nouveau mode de vie grâce à une architecture inspirée de chaque temporalité de la ville. Valoriser les sols délaissés ouvre également sur des possibilités de réinterprétation du paysage portuaire et industriel de la zone afin de réconcilier la ville avec son littoral. De plus, le nouveau tissu du quartier devra être compatible avec les dispositions courantes de la ville et les pratiques qui s’y attachent. Soit être desservi par les transports publics de l’agglomération et se dotera à terme de 2023 logements, de 9393 m² d’activités commerciales, des bureaux et des équipements (établissements scolaires, culturels et administratifs).


Morphologie de Sfax

Anciennes activitées de la presqu’île

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Morphogenèse de Sfax: Rayonnement maritime et rôle de plaque tournante entre le nord, le sud et l’intérieur de la Tunisie.

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Une extention radisoconcentrique de la ville de Sfax : De la médina vers la zone des vergers.

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La médina de Sfax dans son environnement urbain: Plan médinal qui se confond avec la structure en damier de la nouvelle ville coloniale.

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Ruptures urbaines et déclin démographique: Industrialisation massive du centre ville et extention continuelle du port marchand.

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L’étalement individuel de l’espace urbain: De la médina vers la zone des vergers.

6

L’ancienne zône des plages de Sfax : Un site potentiel pour des replanifications urbaines.

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Objectifs du projet: Valoriser les sols pollués-Maîtriser l’étalement urbain-Densifier le centre-ville-Réconcilier de la ville avec son littoral etc.

1


6

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Plage

Quai de la plage

Rue de commerce

Rue piétonne

Rue de sortie

Marché

Parking Quai du port

PLAN DE MASSE

Place des orangers


Belvédère

Hôtel

Aire de jeu

École

Parc

École

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La plage Sur la rive Est de la presque île, la végétation déborde sur le deuxième quai jusqu’à la première digue rocheuse et marque le début de la plage (voir plan de masse). Ce quai présente un alignement de façade de logements collectifs ouverts généreusement sur la mer. L’exploitation commerciale des pieds d’immeubles contribue à créer une complémentarité d’usage avec la plage et anime l’espace public. L’idée directrice de son aménagement repose sur le découpage en tronçons de 5 séquences spatiales marquées par des traitements de sols différents. D’abord une zone en pied d’immeuble qui accueille des terrasses et des équipements de commerce. Ensuite une bande passante de 5.8m de largeur destinée aux promeneurs et aux véhicules en cas d’urgence. Celle-ci coexiste avec une seconde allée en sol stabilisé, où l’ont peut s’assoir à l’ombre donné par les palmiers et les orangers alternés sur ses bords. Cette dernière communique avec des espaces plantés d’oliviers et jardinés traversables. L’extrémité du quai est limitée par un muret-assises et des marches qui mènent sur de basses terrasses en bois aménagées de transats propices à la détente.


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La place des orangers Entre les deux rives nord-sud structurant la circulation automobile se situe la place des orangers qui occupe un emplacement central dans le quartier. Comme l’indique son appellation, la place est encadrée d’une double rangée d’oranger et d’amandiers, laissant sur le prolongement des ruelles un dégagement qui permet d’habiter l’espace librement. L’ordonnancement des arbres est tramé au sol par des rigoles habillées de carreaux de faïence multicolores venant du cap Bon du pays. Ces rigoles sont alimentées par le bassin d’une fontaine murale qui forme un dispositif multifonctionnel et offre un espace abrité accueillant un abri-bus disposant de banquettes au dos du mur fontaine. L’écoulement de l’eau permet d’une part de couvrir le bruit des véhicules en atténuant les sensations négatives du trafic ressenti par le piéton, et d’autre part d’offrir une source de fraicheur permanente pour toutes personne circulant ou s’asseyant au bord de l’eau à l’ombre des arbres. La place s’anime d’avantage aux rythmes des saisons, des commerces qui l’entourent, de la cantine et de la bibliothèque de l’école.


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Le quai du port : L’un des aspects qui ont contribué à l’organisation du quai du port est l’observation des usages existants sur le site (pèche, baignade, repos, etc…).De largeur moyenne de 5 mètres, le quai se prolonge en contact direct avec l’eau. Il met sur pied un alignement de logements semi-collectifs et de villas qui profitent d’un calme et d’une vue prenante sur la mer, sillonnée sans trêve par les voiliers. Sa linéarité est rythmée de quais existants et d’autres quais ajoutés par le prolongement des traverses, sur l’eau sur lesquels s’ancrent des embarcations de multiples tailles. Au coucher du soleil, les ombres disparaissent et les pavés de pierre se couvrent d’une douce lumière orange qui apaise les promeneurs et les rend plus silencieux. De ce silence se révèle les grincements et les craquements des bateaux qui tanguent à la surface de l’eau. Sur les bords, les pêcheurs trient minutieusement leurs filets à l’abri des voiles. Les rayons du soleil dont monter l’odeur évocatrice du jasmin qui grimpe sur les façades.


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Composition des parcelles d’habitation Le maillage des voies par leurs intersections orthogonales permet d’obtenir 3 formes de parcelles d’habitation. Le découpage des parcelles prend en compte les caractères typologiques des bâtiments, soit dans une bande type d’est en ouest : Une parcelle parallèle à la mer qui accueille des logements collectifs(1) sur 4 niveaux avec 18 appartements traversants pour loger en moyenne 54 habitants. Deux parcelles parallèles à l’impasse piétonne réservée à des logements collectifs ou semi-collectifs pour loger en moyenne 50 habitants.(Typologie non développée dans le projet). Trois parcelles sur chaque rive de la rue commerciale qui accueilleront des petits collectifs (2). Ils organisent des commerces aux rez-dechaussée et des appartements pour loger en moyenne 9 habitants. Quatre parcelles de chaque coté de la rue de sortie et qui accueillent des maisons semi-collectives (3) sur 2 niveaux. Elles permettent de loger en moyenne 8 habitants. Cette typologie apparait aussi sur la dernière rangée de parcelles parallèle au quai du port. Trois parcelles qui s’attachent à un cœur d’ilot central pour accueillir des maisons individuelles (4) en rangée. L’édification de différentes typologies de logements favorise le développement de la vie urbaine dans un tissu mixte et complexe. Ceci appelle à la variation des masses, des densités et des activités qui s’y installent. L’organisation de ces typologies de logements pose la question du bâti. Le langage architectural mis au point s’inspire directement de l’architecture de fortification par laquelle se distingue la ville de Sfax. Le but de ce projet est de transférer les domaines de l’architecture vernaculaire à une production architecturale personnelle. Ce projet de quartier urbain redonne à la friche urbaine un potentiel «poétique» lié au symbole de la mer. Sa structuration en continuité avec le tissu ancien crée un véritable lieu d’habitation d’une densité moyenne de 135 habitants par hectare et ce en occupant 30% des sols. Par le réaménagement des quais et la restitution des plages, ce nouveau quartier apporte des espaces publics initiateurs de diversité et de mixité sociale. Techniques: Mine de plomb, Autocad, SketchUP


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ZOOM SUR LES LOGEMENTS SEMI-COLLECTIFS

FAÇADE NORD

FAÇADE EST

RD

NO NIVEAU SOUS-SOL

NIVEAU RDC

NIVEAU R+1


FAÇADE OUEST

FAÇADE SUD

NIVEAU R+2

PLAN TERRASSE

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Stage : Réaménagement intérieur d’un appartement marseillais 3 fenêtres Rue du progrès, Marseille 2017

Élaboration d’un dossier d’esquisse pour le réaménagement intérieur d’un appartement dans le cadre d’un stage de master. Il a été réalisé avec l’aide de Romain Verdet architecte et comprend les pièces suivantes : . Relevé de l’existant . Plan de démolition . Plan de projet scénario 1 . Coupe transversale scénario 1 . Axonométrie scénario 1 . Plan de projet scénario 2 . Coupe transversale scénario 2 . Axonométrie scénario 1 . Références . Plans de configurations de la salle d’eau Deux scénarios d’aménagement ont été dessinés afin d’affiner l’évaluation du potentiel du lieu, optimiser l’espace et proposer au maitre d’ouvrage différentes configurations des pièces de vie, à compter la cuisine, la salle d’eau, le hall d’entrée et le salon. Relevé

Techniques: Archicad . Stylo noir . Photoshop

Plan scénario 1

Plan scénario 2


Axonomértire scénrio 1

Axonomértire scénrio 2

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ATELIER INTENSIF: Construire autrement Maison Méglé, Barjols, France

2016

Cet atelier intensif, a pour but d’enseigner les méthodes de constructions par le réemploi et l’expérimentation des matériaux soutenables trouvés in-situ. À la lumière de Jean Marc Huygen : «Ces matériaux, d’origine nécessairement locale, ouvrent à une nouvelle architecture vernaculaire, basée sur la (re)connaissance du territoire à la fois comme patrimoine à préserver, comme bien comme à utiliser et comme moyen de vivre ensemble. » « Les ateliers intensifs ont trois objectifs. 1° L’objectif pédagogique combine projet et construction. 2° Les ateliers sont des laboratoires « hors murs » où une recherche empirique permet d’établir des connaissances par l’expérimentation. 3° le mélange d’étudiant(e)s architectures, ingénieurs, artistes, etc. apprend à travailler ensemble, à comprendre les différences et les intérêts communs : c’est aussi le moyen de tester ou d’élaborer des méthodes de travail interdisciplinaire. » Avec ma camarade Jihane Abia, nous avons intervenu sur la façade/meuble d’un espace dit « atelier de bois » qui, auparavant, était dédié uniquement au stockage des matériaux de réemploi. L’objectif de cette intervention, est d’apporter à ce lieu une complexité d’usage, notamment par le réaménagement de son intérieur et par la réparation de sa façade nord. Nous avons relevé, sur cette dernière, un rapport de plein et de vide non maitrisé, auquel s’ajoute une absence d’alignement et de raccordement entre les plans qui la structure. Les chutes de bois disponibles sur le chantier(image1) nous ont permis de réaliser un bardage, où chaque pièce de bois, occupe un emplacement nouveau qui lui est destiné(image2+4). À la fin de la réalisation des travaux, et dans un objectif d’expérimentation, nous avons réalisé une peinture violète faite de raisin d’Amérique (image3)(plante sauvage trouvée sur site) appliquée à l’intérieur du cadre/fauteuil(image5). Cet apport de couleur donne à la façade une esthétique nouvelle, et permets une lecture claire des usages qui lui sont attahchés.


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Permadomia:

Atelier de formation pratique de construction en superadobe Hajeb El Ayoun, Tunisie

2018

Cet atelier de construction en superadobe s’est tenu à Hajeb Layoun, dans la ferme d’accueil (et centre de formation de permaculture) de Corrine et Basset (Asso.L’ombre du palmier). Il a été animé par Cecilia, notre formatrice enseignante par autodidacte. (Asso.Permadomia). L’idée de cet atelier est de construire un dôme de 3 mètres de diamètre, qui servira de Hammam pour les campeurs de passage. Le chantier était ponctué de cours théoriques sur la conception de base et avancée en superadobe, afin que chacun des participants puisse concevoir sa propre structure à l’issue du stage. Sur les sifflement de la teillaire de maçon, s’est achevé la construction du dome. Les travaux d’isolation et de finitions seront confiés aux prochains participants à l’atelier.


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Photographies


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Architecture Portfolio 2017. Syrine Charfi  

Architecture Portfolio 2017. Syrine Charfi

Architecture Portfolio 2017. Syrine Charfi  

Architecture Portfolio 2017. Syrine Charfi

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