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janvier 2020

Vo y o u - G r è v e p o u r l e c l i m a t Self-dÊfense - Instagram Audacity awards - Basket

#4


L’édito

Ça fait quoi d’avoir 20 ans (ou presque) en 2020 ? Je ne sais pas si j’ai déjà oublié mes 20 ans - alors que j’aime à penser qu’ils ne sont pas si loin - mais j’ai l’impression qu’on était moins engagés. Les luttes sociales sur les ronds-points, les manifestations féministes, la voix de Greta Thunberg et le nouveau clash « Ok boomer ! » qui renvoient les quinquas dans leurs 22, ont-ils tous participé de la prise de conscience de la jeunesse ? Presque 70 jeunes ont encore pris la plume pour ce quatrième numéro de SINON, peut-être avec plus de force, peut-être avec plus de rage, peut-être avec plus de curiosité. Tandis que Léa s’inquiétait du sort de la faune sauvage dans le Parc Régional de Brière, Jeanne suivait les manifestations de Youth for Climate, dont des jeunes ont monté une antenne à Saint-Nazaire. Précieuse est revenue ravie des Audacity Awards, cérémonie qui récompense des entrepreneurs novateurs du territoire : des lauréats aux innovations collaboratives, solidaires ou écologistes. Élise, elle, s’est intéressée aux violences faites aux femmes, en rencontrant une prof’ de self défense féminin au parcours édifiant. Et de tout ça finalement sortent de l’espoir et de l’enthousiasme. Ceux qu’ils ont trouvé grâce à la culture : au Théâtre, avec un Prévert indémodable, au VIP où les musiques actuelles continuent d’évoluer et épater, à l’écomusée, qui a su insuffler dans le cœur des lycéens un vent d’histoire de la ville et de son économie. Pour cette nouvelle année, je leur souhaite et je nous souhaite, plus de conscience et plus de culture !

Magali Fenech Rédactrice en chef

Sinon #4 P.03


Sommaire

Sinon #4 P.04

Culture P.08 : Festival VIP is LiFE P.12 : Au cœur de l’Écomusée P.16 : Prévert, théâtre musical

Santé P.20 : Casse-moi pas les oreilles !

Société P.22 : Grève pour le climat

Écologie P.26 : Les oiseaux de nos campagnes

Cité P.30 : Audacity Awards

Métier P.32 : Noémie Le Bihan, coach de self-défense

Sport P.34 : L’Atlantique basket club Nazairien

Tendances P.36 : Trois instagrameurs à suivre


© S. Dutilleul

P.16

P.26 © G. Cittodini Cesi

© E.Messina

janvier 2020 P.08

P.32

P.36

www.sinon-magazine.com


L’Équipe de rédaction

Sinon #4 P.06

Sinon

C’est qui ?

Le comité de rédaction

Jeanne Lagoutte Galiana

Jeanne a toujours plein de projets en tête et fait tout pour essayer de les concrétiser. Elle est engagée dans ce qui lui tient à cœur : la danse, la musique, la photographie et plein d’autres choses encore qu’on n’a pas la place de citer ici !

Les classes Les élèves de Terminale Première G04 du lycée Aristide-Briand.

Ce sont une bande de joyeux drilles. Une classe hyper dynamique et pleine de cohésion qui a adopté le projet Sinon avec enthousiasme. Leur professeure de lettres Laëtitia Rivière, toujours partante pour un projet pédagogique, n’est pas étrangère à cet état de fait !

Les élèves de seconde bac pro technicien d’usinage et ceux du bac pro Technicien en chaudronnerie industrielle du lycée Brossaud-Blancho.

Ils sont 30 dont deux filles. Et même s’ils préfèrent les cours d’atelier, leur professeure de français Séverine Collot, et leur professeure documentaliste Isabelle Le Seven, les ont inscrits dans un parcours spécial d’éducation aux médias. Opération réussie, puisque tout le monde a pris le défi au sérieux et mis la main à la plume pour un dossier spécial Écomusée vivant et documenté.


Jeanne Lauzevis

Élise Legrand

Loïc Lhermite

Emeline Messina

Loïc est un jeune engagé. Trop engagé ? Quand il ne joue pas de la musique ou fait des saltos sur les toits, il est bénévole de-ci de-là. Pour sûr vous le croiserez au festival Bouge, à la Source ou encore dans les troquets au moindre concert.

Photographe attitrée de SINON, naturelle, spontanée, pipelette, et profondément attachée à ses amis, cette pornichétine est passionnée par son art. Toujours en route et en chemin, elle a hâte d’explorer le monde.

Précieuse Ngyama

Léa Philippe

Julien Pilet

Adélie Viaud

Toujours un livre sous le coude est pour elle une expression bien sentie. Jeanne aime dessiner, le basket, écouter des podcasts et écrire. Pétillante et déterminée, c’est l’efficacité à l’état pur !

Précieuse dit que son enthousiasme pour la nourriture vient de sa culture congolaise, et que sa passion pour les rencontres et les grandes tablées lui vient de sa grande famille. Quand elle n’est pas en train de déguster, elle coud ou elle rigole !

Élise vit entre ses notes de musique et son piano, ses flûtes et ses pas de danse qu’elle laisse échapper partout où elle passe. Jamais à court de petites réflexions sur toutes les situations, rien ne lui échappe. Elle est créative et généreuse !

Souriante et curieuse Léa est passionnée par l’anglais et les pays anglophones. Elle s’intéresse à tout ce qui l’entoure et est toujours partante pour passer de de bons moments entre amis ou en famille.

À 24 ans, ce nazairien travaille comme intermittent dans le milieu du spectacle. Hyper curieux en matière de culture, il est entré cette année dans l’équipe SINON pour partager ses découvertes. Toujours souriant et impliqué.

Passionnée de musique, de photographie, de dessin et d’art en général. Adélie aime plus que tout apprendre et découvrir de nouvelles choses. Si elle pouvait partir à l’instant pour faire le tour du monde elle le ferait sans hésiter.


Culture

Sinon #4 P.08

Festival VIP is LiFE

© Zz-PhoT

1 soir/2 salles/8 artistes

ASM, le 2 nov. sur la scène du LiFE

«-Tu as fait quoi le week-end dernier ? -J'étais à un festival de musique à Saint-Nazaire ! Je suis allé voir Thylacine, ASM (A State Of Mind), SARO… VIP is LiFE, tu ne connais pas ? » Le VIP is LiFE est un festival éclectique de musiques actuelles organisé par l'association « Les Escales ». Le 2 novembre 2019, pendant l'automne, ce festival investit l'alvéole 14 de la base sous-marine, un lieu atypique ! Un mélange entre lieu historique et la culture d'aujourd'hui. Ce soir là, huit artistes se partagent deux scènes dans deux salles d’envergures différentes. Le festival a programmé au VIP des artistes de la scène des musiques actuelles émergentes comme MIËT one-woman band rock indus , EM SHEPHERD électro ou encore SARO Beatbox... de belles découvertes garanties dans un beau lieu cosy, qui permet avec sa fosse de réaliser des concerts à taille humaine grace à la proximité de la scène. La scène du LIFE permet d'accueillir, elle, des plus grands plateaux, des plus grosses installations techniques pour des plus gros shows ! Une programmation d'artistes qui traverse les âges et les styles. VOYOU chanson pop, THYLACINE électro, ASM (A State Of Mind) hip-hop ou encore HILIGHT TRIBE, transe.


RENCONTRE : Floriane Le Cahérec-Réthoré

Pendant que des techniciens réglaient les lumières de la déco dans la rue de la base, que le son des artistes sur les scènes sortait des enceintes, et que les équipes de l'association préparaient l'accueil du public sur le festival, nous avons pu prendre quelques minutes à la patronne de toute cette organisation et cette logistique, aussi régisseuse générale du VIP, Floriane Le Cahérec-Réthoré. En poste au VIP depuis un an, son rôle est d'organiser et de permettre la réalisation technique des concerts et des activités du VIP. Elle reçoit le planning du programmateur et organise les dates entre elles. Pour les concerts, chaque groupe possède une fiche technique qui décrit le matériel, le nombre de musiciens, de techniciens ou régisseurs son, lumière, vidéo, réseau ou encore le backline (instruments de musique que le groupe ne peut pas transporter durant son voyage et que la salle doit leur prêter ou louer).

© Emeline Messina

© Emeline Messina

Régisseuse générale du VIP

Son second rôle est un travail de RH qu'elle aime beaucoup faire. Elle organise le travail des régisseurs ou techniciens son, lumière ou vidéo, qu'elle affecte sur les évènements en fonction de leur qualification ou de leur savoir-faire. Elle prend contact avec tout les acteurs de l'évènement, de l'intermittent qu’elle appelle sur la date jusqu’à l’artiste… Pour tout ce qui concerne l'accueil technique de l'évènement. Camille Tatard Ibos, à ses côtés, a aussi un rôle important dans l'organisation. Elle s'occupe de la régie production, de l'accueil artistes (hébergement, transport, loge…). Un vrai travail en binôme. Le jour J, Floriane accueille tous les professionnels techniques et artistiques et garde un œil sur le bon déroulement des balances.

Troisième mission : maintenir en état de marche tout le système et le matériel du VIP, et faire une veille technologique régulière pour le renouveler. Bref ! Être régisseuse générale est un poste multitâches et pivot pour une salle de concert comme le VIP. Et sinon VIP is LIFE, elle en pense quoi ? La salle du Life en face du Vip donne vachement envie, dommage que cette configuration ne soit exploitée qu’une fois par an. C’est un super événement ! Côté boulot c’est quand même une grosse organisation logistique, qui prend de la place dans le temps de travail par rapport aux autres dates du VIP. Texte : Julien Pilet De Saint-Nazaire


Sinon #4 P.10

© Emeline Messina

Culture

Rencontre :

VOYOU En pleine tournée, le chanteur VOYOU a fait un arrêt à Saint-Nazaire au festival Vip is Life. À peine arrivé, il nous offre son temps avec humilité pour une rencontre à côté de la scène, avant ses balances. Voyou - de son vrai nom Thibaud Vanhooland - joue de la musique depuis tout petit, il a commencé par la trompette au conservatoire pendant dix ans. C’est en autodidacte qu’il a appris le reste des instruments. Ado, il joue dans des groupes de rock, et se rend compte que finalement la trompette qu’il avait délaissée fait sens. Après avoir joué une dizaine d’années dans des groupes : Elephanz, Pegase et Rhum for Pauline, c’est tout naturellement qu’il débute sa carrière solo. Le travail était en pause, entre un

© Camille Dronne

Voyou, le 2 nov. sur la scène du LiFE

groupe qui s’arrêtait, un autre qui repartait en tournée avec d’autres musiciens, et il s’est lancé. Il ne regrette pas ses années dans des groupes, ce sont eux qui lui ont appris son métier de musicien. Mais il a eu besoin de commencer à construire sa petite entreprise à lui, des morceaux écrits depuis longtemps sous le bras. C’est avec des paroles simples et naïves, que Voyou a décidé de s’exprimer. Cela lui permet d’avoir une parole plus directe, et de raconter des choses plus simplement, sans avoir à se soucier de savoir si c’est acceptable par la société. Surprise, il est aussi dessinateur : en effet, c’est lui qui crée ses décors. Cela lui permet d’avoir un résultat cohérent avec ce qu’il veut raconter. Il se projette à travers des paysages, et par la suite les montre sur scène ou

lorsqu’il dessine des pochettes. Ses créations sont influencées par toutes les musiques qu’il écoute. Que ce soit de toutes les régions du monde, ou de toutes les époques. C’est un artiste qui analyse beaucoup ce qui se passe autour de lui. Ce qu’il voit dans les gens, dans ce qui lui semble commun ou encore ses réflexions personnelles, le mènent à l’écriture et à la musique. Dans son dernier album, Les bruits de la ville, il a voulu raconter des histoires modernes, mais assez universelles. Pour lui, les bruits de la ville évoquent des choses qui peuvent être très effrayantes et face auxquelles on peut paniquer. Ils peuvent te soulever et t’emmener ailleurs. Ce sont des « monstres de villes ». Mais ce sont aussi des choses, qui, une fois appropriées, peuvent t’emmener très loin.


« Il ne regrette pas ses

Voyou avec Jeanne et Julien

LES QUESTIONS

SINON, quel est ton bar préféré  ? Ça dépend de la ville dans laquelle je me trouve, je vais dire “le chien stupide” à Nantes. SINON, quelle est la musique sur laquelle tu danses ? Sault - Don’t waste my time SINON, quelle est ta plus grande fierté ? Réussir à vivre de la musique. SINON, qu’est ce que tu voulais faire à 20 ans ? J’étais déjà musicien. C’est une réalité que je me suis construite et dans laquelle j’ai essayé de me projeter juste après avoir passé le bac, donc c’est devenu très vite ma vie. C’est ce que je voulais faire, et je le faisais donc j’étais content. SINON, quelle est ta plus grosse connerie? Il y en a plein... J’ai inondé tout mon internat quand j’étais au lycée. Malgré la panique générale, ça a quand même fait rire pas mal de gens et j'ai réussi à n’avoir qu’une demi journée de colle, c’est pas mal non ? Texte : Jeanne Lagoutte-Galiana De Saint-Malo-de-Guersac

© Emeline Messina

années dans des groupes, ce sont eux qui lui ont appris son métier de musicien »


Sinon #4 P.12

© J.C Lemée SNAT- Écomusée

Au cœur de l’Écomusée

Vous allez aimer !

Maquette du France (1962), réalisée par Raymond Auriau

Plongée dans la mémoire de la ville : des paquebots aux héros de la seconde guerre mondiale.

Trois bonnes raisons de visiter l’Écomusée Découvrir la place des Chantiers de Saint-Nazaire grâce aux maquettes présentes : les plus grands paquebots du monde y sont construits et Les Chantiers de l’Atlantique sont le leader européen en construction navale. Comprendre le travail des anciens ouvriers avec un diaporama montrant les chantiers d’antan et des outils utilisés à l’époque, comme un énorme maillet ; « de nos jours on utilise des machines, le travail est plus automatisé mais reste manuel ». Rencontrer Mathilde Cariou et Sylvain Lucas-Dupont, les médiateurs : accueillants et passionnés,« ils nous ont laissés nous promener dans le musée pour observer quelques machines et ont présenté un « objet mystère » réalisé par des apprentis chaudronniers dans les années 1950 ». Venez voir ! Par Rayane Boudechicha et Rayyan Guerrouad

© Coll. part. Johnston F. Robb - SNAT

Culture


Aux origines Au début du XIXe siècle, Saint-Nazaire n’est encore qu’un petit village de pêcheurs et de lamaneurs (pilotes qui guident les bateaux de commerce dans l’estuaire) coincé entre l’estuaire de la Loire et les marais de Brière (600 habitants) mais la ville connaît une croissance grandiose et passe à 30 000 âmes en 1900. Il faut dire qu’en 1857 une ligne de chemin de fer est inaugurée. La première gare, provisoire, est ouverte à l’angle des actuels boulevard de l’Europe et rue Henri-Gautier. C’est une grande gare et le montant des travaux de construction de l’ensemble s’élève à 1 470 691 francs, mais il est essentiel d’acheminer les nombreux voyageurs qui partiront vers les Amériques... en paquebot ! Par Mathys Advenard et Matéo Gousset

Des débuts écossais En 1862, John Scott, jeune ingénieur venu d’Écosse, crée le premier grand chantier naval de Bretagne, sur la presqu’île de Penhoët, à Saint-Nazaire . C’est l’un des premiers grands transferts de technologie britannique en terre bretonne. Cette aventure industrielle donnera naissance, en 150 ans, à 621 navires dont les célèbres paquebots Le Queen Mary 2, Le Normandie, Le France. Ce sont les maquettes de ces illustres navires que nous avons eu la chance de découvrir dans les allées de l’Écomusée. Par Kyan le Guen et Elouan Makhouf

L’ingénieur Scott dans son bureau vers 1860

Saint-Nazaire, base sous-marine allemande et donc très protégée par des défenses anti-aériennes, reste un lieu stratégique pendant la Seconde Guerre mondiale. Durant la nuit du 28 mars 1942, l’opération « Chariot » débute : il s’agit de maquiller un bateau britannique en bateau allemand pour s’approcher de la base et la faire exploser. L’officier Bob Montgomery est un soldat-clé dans l’assaut car il réussi à retenir l’ennemi assez longtemps pour permettre au bateau d’exploser mais trop tard... Montgomery parvient à s’échapper après avoir tenu l’ennemi en respect pendant toute la nuit. Par Mathis Derderian /Noah printz/ Théo Sonnier-briand

Des soldats britanniques dans le bassin de St-Nazaire le 28 mars 1942

© J.C Lemée - SNAT

L’Écomusée ou le souvenir de héros singuliers


Culture

Sinon #4 P.14

La gare de St-Nazaire en ruine après les bombardements

Le 3 janvier 1943, un avion militaire américain est abattu par un avion allemand au-dessus de Saint-Nazaire. Sept des dix membres de l’équipage meurent, des trois restants, deux tombent dans l’océan au large de la ville, le troisième est éjecté de la tourelle ventrale de son bombardier... Après une chute de 6700 mètres il atterrit sur l’immense verrière de la gare en la traversant. Malgré ses multiples blessures, Alan Magee devient le « Miracle de Saint-Nazaire », et meurt en 2003, à 84 ans. De cette grande gare subsiste la majestueuse façade... entrée de l’actuel Théâtre de la ville. Par Quentin Nalem, Thomas Le Cheviller et Yanis Aoustin

Du symbole à la vraie vie Le « paquebot » est le symbole de la ville de Saint-Nazaire car ce sont les Chantiers de l’Atlantique qui sont à l’origine de la fabrication des plus célèbres. Mathilde, la médiatrice de l’Ecomusée nous a présenté des maquettes, des photographies et des gravures de l’intérieur de ces géants des mers . Le premier nommé Impératrice Eugénie a été construit en 1862. Il a traversé l’Atlantique en 17 jours. Le Normandie réalisé en 1932, était un paquebot de luxe qui pouvait accueillir 2900 passagers. Il a remporté une course qui lui a permis d’obtenir la fameuse récompense du ruban bleu. Notons que l’actuel centre commercial de Saint-Nazaire le « Ruban Bleu » est un clin d’œil à cette distinction. Par Léa Tiger et Kylian Lemoin La foule rassemblée pour le baptême du Normandie (1932)

Maquette du Normandie (1935), réalisée par Raymond Auriau

Plongée au cœur des Chantiers navals de l’Atlantique Au départ, la coque des paquebots était construite inclinée ; de nos jours elle est construite à plat et c’est plus simple. Les paquebots sont de plus en plus imposants et autrefois il fallait quatre ans pour en construire un, pour deux ans de nos jours. En voici les étapes importantes : réception de la tôle/ préfabriquation/usinage→panneaux/plans/pré-armement/ construction-blocks→assemblage/armement/premiers essais/ mise en route. Le médiateur nous a présenté un diaporama montrant les projets de paquebots du futur . On pouvait aussi voir comment travaillaient les chaudronniers « à l’ancienne ». Par Alix Henrio et Andrea Perticara

© J.C Lemée - SNAT

© J.C Lemée - SNAT

Le Miraculé de Saint-Nazaire


© SNAT

Le chenil du Normandie (1935)

Bar Culture & Concerts Ouvert du mardi au samedi 9h30 --> 21h30 la semaine 9h30 --> 02h00 le week-end

+ D’infos sur Facebook : @LeKiosqStNazaire

© SNAT

© J.C Lemée - SNAT

37 Centre République 44600 St-Nazaire

Comble du luxe. Sur les paquebots de luxe de la Belle Époque, on autorise les passagers de première classe à voyager avec leurs animaux domestiques. Ces derniers logent dans une des cheminées et les « toutous » ont même le droit à un menu spécial ! Yoni Morice et Matisse Arnould

Dossier réalisé dans le cadre d’un projet d’éducation aux médias et de la découverte du bassin industriel ouvrier par la classe de seconde bac professionnel usineurs /chaudronniers du lycée Brossaud-Blancho.


Culture

Sinon #4 P.16

Prévert, théâtre musical

« Mourra bien qui rira le dernier »

Ce mercredi 11 décembre 2019, Yolande Moreau et Christian Olivier, accompagnés de trois musiciens, nous ont fait vibrer à travers une magnifique interprétation des poèmes et chansons du regretté Jacques Prévert, le faisant revenir parmi nous le temps d’une soirée. Jacques Prévert, célèbre poète français, populaire grâce à son langage familier, ses jeux de mots, ses poèmes et chansons que l’on a déjà tous entendus au moins une fois, peut-être sans le savoir. Ce spectacle rassemble sur scène Yolande Moreau, notamment connue pour avoir joué dans le

film : Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, et Christian Olivier, membre fondateur du groupe Les Têtes Raides. Ils se distinguent par une excellente cohésion et complicité, explorant les diverses interprétations possibles des textes de Prévert. L’opposition des voix des deux interprètes nous ouvre des horizons artistiques complémentaires ; ses vers servis tantôt avec humour tantôt avec tristesse abordant divers thèmes faisant parfois réfléchir sur la société actuelle : « Le racisme et la haine ne sont pas inscrits dans les péchés capitaux, ce sont pourtant les pires... » par Prévert, bien qu’ils aient été pensés il y a 40 ans. Il ne faut pas oublier les trois

musiciens (Serge Begout, Pierre Payan et Scott Taylor) qui ont su mettre en musique les citations de Prévert, et mettre en valeur sa poésie. Le public était très ému…On a beaucoup ri aux facéties de Yolande Moreau et Christian Olivier ! On a partagé un moment chaleureux, poétique et joyeux avec ces deux artistes fort sympathiques. Ils savent échanger avec le public, avec naturel, avec le sourire… La représentation s’est évidemment conclue par une standing-ovation largement méritée. Texte : Tanguy Bodinier 1ère G - Lycée Aristide-Briand


Š Giovanni Cittodini Cesi

Š Giovanni Cittodini Cesi

Christian Olivier

Yolande Moreau


Yolande Moreau et Christian Olivier

© Giovanni Cittodini Cesi

(suite) UN SPECTACLE PRENANT ET IMPRESSIONNANT

Comme vous le savez sûrement, qui dit théâtre dit mise en scène. Ici, c’est l’ambiance qui est mise à l’épreuve. La majorité de la pièce se déroule dans une certaine obscurité mettant uniquement en avant les artistes déclamant leur poème. Sur scène, on peut distinguer dans le fond trois draps blancs pendus à la verticale permettant de mettre en évidence les ombres de ceux qui se présenteront derrière. La musique n’est qu’accompagnatrice des poèmes en général préférant l’ambiance à la musicalité, elle est utilisée de manière très intelligente et réservée. Mise à part vers la fin du spectacle où les poèmes sont chantés avec un rythme dansant et très entrainant. Côté musiciens, la composition se fait de guitare, clavier, cuivres, accordéon, percussions et évidemment des voix. Il y a également un écran en fond permettant d’illustrer l’éloquence des comédiens et la pertinence de leurs mots grâce à des photos et vidéos projetées. Texte : César Taloc, Juliette Messina, Solveig Piget 1ère G - Lycée Aristide-Briand


RUE DE SEINE, De Jacques Prévert Rue de Seine dix heures et demie le soir au coin d’une autre rue un homme titube… un homme jeune avec un chapeau un imperméable une femme le secoue… elle le secoue et elle lui parle et il secoue la tête son chapeau est tout de travers et le chapeau de la femme s’apprête à tomber en arrière ils sont très pâles tous les deux l’homme certainement a envie de partir… de disparaître… de mourir… mais la femme a une furieuse envie de vivre et sa voix sa voix qui chuchote on ne peut pas ne pas l’entendre c’est une plainte… un ordre… un cri… tellement avide cette voix… et triste et vivante… un nouveau né malade qui grelotte sur une tombe dans un cimetière l’hiver… le cri d’un être les doigts pris dans la portière… une chanson une phrase toujours la même une phrase répétée… sans arrêt sans réponse… l’homme la regarde ses yeux tournent il fait des gestes avec les bras comme un noyé

et la phrase revient rue de Seine au coin d’une autre rue la femme continue sans se lasser… continue sa question inquiète plaie impossible à panser Pierre dis-moi la vérité Pierre dis-moi la vérité je veux tout savoir dis-moi la vérité… le chapeau de la femme tombe Pierre je veux tout savoir dis-moi la vérité… question stupide et grandiose Pierre ne sait que répondre il est perdu celui qui s’appelle Pierre… il a un sourire que peut-être il voudrait tendre et répète Voyons calme toi tu es folle mais il ne croit pas si bien dire mais il ne voit pas il ne peut pas voir comment sa bouche d’homme est tordue par son sourire… il étouffe le monde se couche sur lui et l’étouffe il est prisonnier coincé par ses promesses… on lui demande des comptes… en face de lui… une machine à compter une machine à écrire des lettres d’amour une machine à souffrir le saisit… s’accroche à lui… Pierre dis-moi la vérité

À propos Jacques Prévert, né le 4 février 1900 à Neuilly-sur-Seine, et mort le 11 avril à Omonville-la-Petite (Manche), est poète parolier et scénariste français dont l’œuvre, par son oralité et ses thèmes pleins de révolte et de tendresse, a su toucher un très large public.


Santé

Sinon #4 P.20

Casse-moi pas les oreilles !

Prévention auditive

Franck Miermont, audioprothésiste, installé au centre ville de SaintNazaire, nous ouvre les portes de son cabinet pour nous éclairer sur les risques auditifs.

Son métier : Audioprothésiste depuis 6 ans. Sa fonction : Corriger la baisse d’audition chez les enfants dès l’âge de trois mois jusqu’aux personnes âgées de plus de 90 ans. Il fait également de la prévention en vendant des protections auditives standards ou moulées sur mesure. Ses études : Un diplôme d’état qui dure trois ans et comprend des stages à l’hôpital et chez des audioprothésistes.

© Magali Fenech

Franck Miermont


© DR

Mets pas ta tête devant l’enceinte ! Le son est invisible mais peut engendrer de sacrés dégâts dans ton oreille. Trois facteurs sont à prendre en compte : la durée d’exposition, l’intensité du son et la distance. Un pétard qui explose à 130 dB (décibels) peut faire autants de dégats ques des écouteurs à 85 dB pendant deux heures. Résultat : si on s’expose trop souvent, l’oreille fatigue petit à petit, et au lieu d’être sourd à 70 ans, on est sourd à 50 ! Et gare aux acouphènes...

Bon à savoir

T’as mal aux oreilles ?

1 - N’oublie pas de faire des pauses pendant les concerts, les festivals, en boîte ou avec tes écouteurs, ça permettra à tes oreilles de se reposer. 2 - La loi impose une limite de 102 dBc sur une durée de 15 minutes dans les lieux festifs. 3 - Les stands de prévention et d’information sur les risques sont obligatoires dans les festivals, tout comme l’affichage du niveau sonore pendant les concerts. 4 - Il existe trois sortes de protection : les bouchons d’oreilles à usage unique, les casques, ou des protections moulées sur mesure pour les passionnés ou les professionnels (compter environ 140 €).

Vérifie que tu n’as pas un moustique dans le conduit auditif, si ce n’est pas le cas c’est peut être un acouphène. Que faire ? Détourner l’attention du cerveau, ce que l’on peut apprendre à faire avec des thérapies cognitives comportementales. Ou encore mettre des appareils auditifs qui génèrent des bruits blancs pour masquer l’acouphène. Si tu as des doutes, va voir ton médecin traitant. En attendant... Sors bouché, pas bourré !

Éducation aux médias avec le concours du Pôle de coopération pour les musiques actuelles en Pays de la Loire et l’Agenre Régionale de Santé, et le magazine Haut parleur. Un article réalisé par : Jeanne Lagoutte, Léa Philippe, Julien Pilet, Adélie Viaud et Jeanne Lauzevis. Merci à Franck Miermont, Audioris Saint-Nazaire.


Société

Sinon #4 P.22

Grève mondiale pour le climat

“Ton Black Friday, tu sais où tu te le mets !”


Le 29 novembre 2019, les lycéens de Saint-Nazaire sont sortis dans la rue, jour de quatrième grève mondiale pour le climat. Cette date, n’était pas choisie par hasard. En effet, au même moment se déroulait le premier jour du Black Friday. 250 manifestants se sont réunis pour faire entendre leurs oppositions face à ce Black Friday, qu’ils considère comme un abus de la consommation. Dans le monde entier, des manifestations ont été organisées par le mouvement “Youth For Climate”, en réponse à l’appel de Greta Thunberg. C’est d’ailleurs, cette dernière qui a lancé ce mouvement début Janvier 2019, cinq mois après le début de sa protestation face au parlement

suédois. À travers le monde entier, des jeunes concernés par les questions climatiques l’ont rejoint. À Saint-Nazaire, douze jeunes se sont engagés dans ce mouvement, poussés par leur volonté de voir changer les choses : Cassandra, Solenne, Raphaël, Loïc, Dylan, Hadrien, Simon, Armand, Charles, Yaëlle, Baptiste et Jeanne. Pour Loïc, « Youth For Climate est une super illustration de la capacité des jeunes à se bouger pour une cause qui leur est chère ». Au sein du mouvement, c’est l'inaction politique qui est la plus montrée du doigt. « J’accuse notre gouvernement de crime passif contre l’humanité en ne faisant rien contre le réchauffement climatique », raconte Hadrien. Raphaël explique cette colère portée aux gouvernements « Macron qui dit “j’ai changé” en parlant de sa politique écologique… on ne le voit pas trop

le changement... Hollande qui fait signer les accords de Paris qui ne sont même pas respectés. Il faut savoir qu’en 2017 (deux ans après la COP 21) la France a augmenté le taux de gaz à effet de serre de 3% ». Il poursuit « les jeunes ont un rôle à jouer mais pas que, peu importe l’âge des gens, on a tous un rôle à jouer pour éviter la surconsommation et donc la destruction de la planète ». L’urgence de la situation qui est décrite, se fait ressentir dans les prises de positions sur les actions à mener. Celle de Cassandra en est la preuve « Je pense que le mouvement mondial devrait passer à autre chose car, pour moi c’est maintenant ou jamais parce qu’il sera bientôt trop tard. Si on fait des actions plus « provocatrices » on nous remarquera plus, et on aura pour moi plus de changements ».


Société

Sinon #4 P.24

LA MANIF' 13h30 au lycée Aristide-Briand. Un petit groupe commence à se former devant le portail. L’inquiétude justifiée des organisateurs commence à se faire ressentir. Les lycéens vont-ils venir ? Certains n’ont pas hésité une seule seconde à l'annonce de la marche. D’autres hésitent encore. Peutêtre par crainte, ou par manque d’assurance dans les questions écologiques. Un groupe plus solide prend tout de même forme. La banderole qui se tiendra à l’avant du cortège “On peut tout acheter sauf une deuxième terre”, est décrochée du portail. Des pancartes commencent à être agitées en l’air. Il est l’heure de démarrer la marche, direction le Ruban Bleu. La sono est mise en route. Des slogans naissent par des voies engagées qui raisonnent au sein du cortège.

Un premier arrêt est effectué devant le magasin le “Pas Que Beau”. C’est avec ferveur que les manifestants l’ont acclamé. Pour cause, ce dernier s’opposait dignement au Black Friday. Le cortège s’est ensuite dirigé au niveau du Dragon, où Océane a pris la parole. Habituée à écrire avec engagement sur des faits de sociétés, elle livre des paroles accusatrices face à cette société de consommation. D’un pas plus rapide, la marche s’est ensuite rendue au Ruban bleu. Lieu assez significatif, lié aux revendications contre le Black Friday. C’est au milieu d’une foule de slogans et de cris qui retentissent au sein du centre commercial, que Solenne, Hadrien et Jeanne ont pris la parole pour dénoncer le système. Ils nous expliquent que leur but était de montrer que le consommateur a une

part de responsabilité, mais que le système, qui nous pousse à consommer, est le principal acteur qui doit changer. Solenne confie qu’elle a ressenti “beaucoup de joie et de nervosité en même temps”. Dans la continuité d’une ambiance révoltée, s’est ensuite mise en place une chaîne humaine de 250 manifestants, tous là pour la même raison : montrer leur opposition à cette journée “d'incitation à la surconsommation”. À l’intérieur de la structure commerciale, raisonnait “Ton Black Friday, tu sais où tu te le mets!”. Parallèlement, on constate que les passants, venus profiter de cette journée de réductions, faisaient plutôt profil bas. Puis l’ensemble des manifestants se sont assis sur le sol Ruban Bleu, en continuant de scander des slogans.


... les passants, venus profiter de cette journée de réductions, faisaient plutôt profil bas...

Raphaël : « Mon ressenti ? Du soulagement. Lorsque l’on organise un évènement comme celui-ci, il y a toujours beaucoup de stress… Nous sommes en novembre, le temps pouvait être un problème, mais on a eu de la chance, il a fait beau ! J’espérais qu’on ait plus de monde, mais c’est pas grave, il y avait beaucoup d’ambiance. Là, on peut le dire, on était vraiment plus chaud que le climat ! Les gens étaient super motivés lorsqu’on leur proposait quelque chose, donc c’était cool. J’ai aussi trouvé ça émouvant au Ruban Bleu lorsque Solenne, Hadrien et Jeanne n’arrivaient même pas à lire leur discours, puisque tout le monde criait un slogan. » Alors que la fin de la marche sonne, nous rencontrons Adélie. Venue en tant que manifestante,

elle ne s’est pas arrêtée là et a choisi d’apporter son aide pour la préparation de la soupe solidaire qui se tient le soir même. Elle nous dit « J’ai trouvé le geste super intéressant et je trouve ça génial que des jeunes se bougent et prennent du temps pour ce genre de chose. Je trouve que c’est un moment de partage qui réunit les gens et qui ne peut qu’apporter de belles choses et où l’on peut faire de belles rencontres ». À 19 heures, les membres de Youth For Climate, accompagnés d’autres jeunes, accéléraient le rythme dans la cuisine de la salle de la maison de quartier de Kerlédé, pour finir la préparation de la soupe solidaire. Cassandra : « Puisque je n’étais pas trop d’accord pour faire une marche, parce que je trouve que ça sert plus à grand chose maintenant.

Je voulais qu’on puisse partager, présenter ce qu’on fait pour peut être convaincre d’autres personnes ». Pour Loïc « la soupe solidaire était peu compliquée à organiser, avec un peu de volonté et l’aide de la maison de quartier et d’Escalado ça s’est fait tout seul. Je suis assez fier du résultat même s’ il y a toujours des choses à améliorer ». Il est 21h30, quand les membres de Youth For Climate se dispersent sur le parking de la maison de quartier de Kerlédé, sans pouvoir avoir la certitude d’avoir contribué à changer les choses, mais avec le sentiment d’avoir fait du bruit pour essayer de se faire entendre.

Texte et photos :

Jeanne Lagoutte-Galiana De Saint-Malo-de-Guersac


Écologie

Sinon #4 P.26

Les oiseaux de nos campagnes

À la rencontre de nos voisins à plumes

Le 24 octobre 2019 au matin a eu lieu une sortie ornithologique à Montoirde-Bretagne, une activité organisé par la LPO (ligue de protection des oiseaux) en partenariat avec le Parc Naturel Régional de Brière. En bravant la pluie, Sinon est allé observer nos voisins à plumes. C’est sur l’Atlas de la biodiversité que nous avons découvert cette activité par le Parc Régional de Brière en association avec la LPO (ligue de protection des oiseaux). Rendez-vous à la bibliothèque de Montoir-de-Bretagne pour une petite introduction puis covoiturage jusqu’au au lieu d’observation des oiseaux, à mi chemin entre Montoir-de-

Bretagne et Donges. Muni·e·s de nos paires de jumelles fournies par l’animatrice de la LPO nous avons pu admirer les oiseaux croisant notre chemin, tel le vaneau huppé, le pipit farlouze, l’aigrette garzette, le grand cormoran, la pie bavarde, ou encore le héron cendré. Les participants à cette sortie était tous subjugués face à ces oiseaux sauvages, cependant ceux qui était le plus émerveillé était les enfants. Ces derniers buvaient les paroles de Marie Gergereau (animatrice de la LPO), qui, équipée d’un livre nous contait le mode de vie des oiseaux croisant notre chemin en nous révélant toutes leurs petites particularités. Comme celle du vanneau huppé qui est reconnaissable en vol de loin grâce au dessous de ses ailes qui est blanc et qui lui donnent

l’impression de clignoter quand il vole. Ou encore le fait que le cormoran met ses plumes à sécher car, à l’opposé des autres oiseaux, il ne les enduit pas de graisse pour pouvoir plonger dans l’eau plus facilement. C’est en trépignant d’impatience que nous attendions tous notre tour pour observer les oiseaux à travers la longue vue fournie par la LPO. Cette sortie était abordable pour les grands comme les petits, pour les amateurs d'ornithologie ou simplement pour les personnes appréciant la nature et ce qui les entoure. Car en effet le but de ce type de sortie c’est d’informer la population à une échelle communale pour les sensibiliser et leur apprendre à préserver ce biotope précieux.


© J.P Saliou

Marie Gergereau, ornithologue à la LPO

©Magali Fenech

© J.P Saliou

Deux cigognes

Un grande aigrette


Écologie

Sinon #4 P.28 Une bergeronnette printanière

RENCONTRE

© Simon Dutilleul

Yann Lozachmeur, écologue

© DR

« Oui une chute de la population des oiseaux se fait ressentir... »

Yann Lozachmeur est écologue au Parc Naturel Régional de Brière. Il nous a parlé de l’importance de faire participer la population à la préservation de notre environnement. Il a évoqué les possibilités ludiques et pratiques pour la population d'aider les professionnels de l'environnement avec des applications mobile, telle que INPN Espèces qui permet de découvrir les espèces autour de nous et de partager nos observations avec des experts.

Le réchauffement climatique a t-il un impact sur les migrations des oiseaux et leur mode de vie ? : « Oui une chute de la population

des oiseaux se fait ressentir, cela est dû aux insectes qui disparaissent, aux pesticides qui atteignent les graines des plantes (ce sont les deux principales nourritures des oiseaux), mais surtout ce phénomène est dû à la perte des habitats naturels, par l’étalement urbain, par l’arrêt de l'entretien de certain milieu et par la pollution lumineuse. Quand à l’impact sur les migrations des oiseaux : elles sont elles aussi perturbées, par exemple les cigognes deviennent aujourd’hui des oiseaux sédentaires, on peut aussi remarquer qu’un oiseau comme la grande aigrette était très rare à apercevoir il y a 40 ans

est aujourd’hui un oiseau commun sous nos latitudes. Cela s’explique par le fait qu’il fait trop chaud dans les pays migratoires mais qu’il fait chaud ici aussi, cela perturbe les migrations. Cependant l’écologue nous fait remarquer que le réchauffement climatique n’est pas toujours le responsable pour toutes les espèces, le moustique tigre par exemple est présent en France parce qu’il a adapté son comportement à l’Homme. »

L’atlas de la Bio-diversité communale, c’est quoi ? L’atlas de la biodiversité communale, c’est un programme d’animations gratuites sur votre


© J.P Saliou

Un vanneau huppé

commune ou les communes voisines vous permettant de profiter de sorties et balades guidées à la découverte de la nature, de sa faune et sa flore autour de chez vous. Mais c’est surtout l’amélioration de la connaissance du patrimoine naturel avec une forte implication de la population locale.

qu’ils adaptent leurs mesures et décisions politiques pour préserver le vivant.

Un métier ? Écologue !

Un atlas de la biodiversité communale, dans quel but ?

Un écologue analyse, mesure et prévoit l'impact des activités humaines sur l'environnement et la biodiversité. Pour devenir écologue il faut un bac+5 (master gestion biodiversité par exemple) avec une spécialisation liée à l’environnement.

Cet Atlas a pour objectif de sensibiliser les populations à la biodiversité, leur permettre de mieux connaître la nature qui les entoure. Mais aussi de sensibiliser les élus à la biodiversité afin

Texte : Léa Philippe De Saint-Joachim


Cité

Sinon #4 P.30

Audacity Awards Ici, « Les innovations naissent et s’épanouissent en bord de mer ». Audacity Awards qu’est-ce que c’est ? C’est un concours de l’agglo nazairienne qui présente des idées et talents de « porteurs de projets ». Ils ont de l’audace et ça dure depuis huit ans. Le 14 novembre 2019, ce fut la date des récompenses de personnes comme vous et moi qui ont décidé de marquer notre territoire par des créations novatrices ! Plus d’une centaine de personnes, mêlant entrepreneuriat, entreprises et associations. Ils ont des idées, et ils font la dynamique de la ville.

Cinq défis à relever cinq lauréats gagnants Défi produit innovant confirmé ! Une entreprise nouvelle parmi nous, SEAWITLAB, qui promeut les activités fluviales et maritimes par des produits et des nouveaux concepts. Cette entreprise présente des voiliers avec une « aile souple sans renfort rigide » qui résiste grâce à sa performance et sa capacité à rendre stable sur tous types de navires : « c'est une innovation dans le milieu du nautisme une aile souple gonflable pour gréer les voiliers ».

Défi service innovant relevé ! Jean-Clair Lefloch, un artisan menuisier, avec Emmanuel Morel, un entrepreneur artisan, fondent ARTICONNEX, une plateforme « collaborative d’entraide entre artisans » un site qui propose des services pour une meilleure économie des revenus artisanaux. ARTICONNEX est un outil digital pour les professionnels du bâtiment pour améliorer la durée de vie des matériaux et réduire les déchets. Défi numérique validé ! Pierre Marie Muller et Valentin Grizeau, inventeurs d’ZIiCAMP, une innovation qui relie vacanciers, propriétaires de mobil-homes, des campings indépendants ou des vendeurs extérieurs. IZICAMP programme des réservations et locations dans toute la France en vous aidant à choisir votre prochaine destination, site ouvert tous les jours à n’importe quelle heure. Défi croissance verte réussi ! C’est Julien Paucher qui est à la tête de COMPOST IN SITU de Guérande, une coopérative qui organise le compostage sur notre zone. Le but est de mettre en place un « compost de terroir », utiliser les biodéchets comme matière pour les agriculteurs en partenariat. Ils

8e édition

créent une économie circulaire de la matière organique. C’est beaucoup plus agréable pour la biodiversité quand même. L’innovation sociale en poche ! Le QUAI OUEST, novation soutenue par l’association Marie Moreau, est un nouveau magasin qui voit le jour avenue de la République à Saint-Nazaire. C’est une boutique qui prend en compte son environnement et qui fait découvrir des produits de haute qualité provenant d’établissements et de services d’aide par le travail. Ce sont des articles bio, locaux ou d’entreprises responsables. Allez faire un tour, ils n’attendent que vous ! Et SINON qu’est-ce qu’ils gagnent ? Les lauréats ont un chèque de 2000 €, des trophées et un accompagnement de projets pour faire grandir leur innovation et faire naître d’autres projets, par des experts partenaires.

Texte : Précieuse Ngyama Saint-Nazaire


© Compost in Situ

Compost in Situ au marché de Sainte-Luce-sur-Loire

Remise du prix «défi numérique» à Izi Camp

La boutique Quai Ouest

© Seawithlab

© Martin Launay / Ville de Saint-Nazaire © Martin Launay / Ville de Saint-Nazaire © Christian Robert / Ville de Saint-Nazaire

Remise du prix «service innovant» à Articonnex

L’aile souple de Seawitlab


Parcours

Sinon #4 P.32

Portrait

Noémie Le Bihan, coach de self-défense

« Je veux apprendre aux femmes à devenir des guerrières »

« Allez les jeunes, on fait l’appel ! ». Tenue de sport et démarche assurée, c’est ainsi que nous accueille Noémie Le Bihan, professeur de sport au lycée Boulloche. Professeur de sport… mais pas que ! Effectivement, Noémie a plus d’un tour dans son sac.

S'occuper des jeunes : une vocation Issue de la région parisienne, Noémie n’a pas eu une adolescence facile. Malgré de la délinquance et des problèmes de comportement, elle se reprend en main très vite et commence à travailler en tant qu’animatrice dans un centre aéré pour payer

ses études. Très tôt, elle a su qu’elle voulait s’occuper des jeunes, et étant passionnée de sport, devenir professeur d’EPS s’est vite imposé à elle. À 19 ans elle propose un projet de maison de quartier pour des jeunes délinquants dans la ville où elle travaille. Après une mise à l’essai d’un an, elle devient directrice. Elle occupe alors ce poste pendant six ans, ce qui lui paye ses études en STAPS à Nanterre Paris 10.

Le self-défense : apprendre aux femmes à devenir des guerrières Noémie sait se battre : après 12 ans de boxe, elle devient

championne de kickboxing. Elle a entraîné une compagnie de CRS en échange de cours de kravmaga gratuits. Elle a connu quelques petites bagarres après avoir travaillé en tant que videur de boîte pendant cinq ans à Lorient. Souvent, en sortant la nuit, ses amies lui demandaient de la raccompagner, par peur de se faire agresser. Ces femmes souhaitaient savoir se défendre, mais n'avaient jamais eu l'occasion d'apprendre des techniques de combat. C'est ainsi que l'idée de cours de self-défense germe dans sa tête. L'aventure commence réellement lorsque Caroline Gosselin, gynécologue, décide de monter une maison de la femme à Saint-Nazaire, Pep's ô 17. Elle propose alors à


Noémie d'organiser des cours de self-défense. Les cours sont très vite complets, donc lorsqu'un dojo ouvre à Saint-André-desEaux, sa ville de résidence, elle se décide à créer son propre club. Son but : faire que les femmes se sentent plus en confiance pour être moins considérées comme des proies. " Au fil du temps, je souhaite vous transformer en guerrières", et c'est lorsqu'elle voit ses élèves devenir des lionnes lors de combats qu'elle se sent réellement valorisée. Ces femmes, pour certaines, ont vécu une agression ou ont été témoins d'une scène marquante, ce sont aussi des jeunes filles qui ont besoin de se sentir en confiance dans la rue, des adolescentes qui veulent être sereines dans le bus, ou tout simplement des femmes qui ont envie de vivre quelque chose de fort avec d'autres femmes. Noémie souhaite rendre le self défense accessible à toutes, et c'est pourquoi elle propose un coût d'inscription bas à l'année (150€).

Le logo créé par Noémie pour son club de self-défense s’inspire du Vegvisir, la boussole Viking, ce qui est très significatif : les Vikings étaient une des rares ethnies qui faisaient venir les femmes sur leur champ de bataille au même titre que les hommes. Ce logo est ensuite gravé sur des pierres semi-précieuses : l’obsidienne, l’œil de tigre, l’améthyste, la pierre de jade et le quartz rose. Plus les femmes montent en grade, moins les pierres qu'elles reçoivent ont une visée protectrice, et plus elles ont plutôt pour but d'apporter du bien-être. Car ce qu'elle souhaite, c'est qu'au fil du temps, " elles se transforment en guerrière". Et c'est à travers cette cohésion de groupe et la confiance en elle qu'elles acquièrent grâce à Noémie qu'elles le deviennent.

Intéressé(e)... ? Pour contacter Noémie : • Tél. : 06 09 90 38 55 • L’adresse de PEP’S Ô 17 ( cours de self défense évidemment, mais aussi de chant, de yoga, de danse sensitive, de communication non violente…) : 17 avenue du Général de Gaulle à Saint-Nazaire • Le 16 février 2020, Noémie organise un stage parent/enfant ( 30€ par binôme pour un aprèsmidi). L'enfant doit avoir plus de dix ans, mais le stage est également ouvert aux femmes de vingt ans accompagnée de leur mère de cinquante ans ! Au programme : self défense, boxe, travail au sol, et une adaptation particulière pour les petits gabarits des enfants ! Texte : Élise Legrand De Saint-Malo-de-Guersac


Sport

Sinon #4 P.34

L’Atlantique basket club Nazairien

Une ascension fulgurante

L’équipe de basket sénior 1 de l’ABCN joue depuis deux ans dans la cour des grands : en Nationale 3. L’enjeu est élevé, le club doit prouver que son équipe peut s’imposer dans un championnat aux grandes attentes. Cette ascension ne s’est, bien entendu, pas faite en un claquement de doigts… Les entraînements sont programmés trois fois par semaine, et si les joueurs veulent aller sur le parquet le week-end, pas le choix : ils doivent au moins être présents à un entraînement. Pour atteindre le niveau requis en Nationale 3, des recrutements ont été faits pour renforcer l’équipe, des joueurs venant de N3 dont l’expérience ne pouvait être qu’utile, un joueur descendu de N1 et même un qui jouait initialement dans une université canadienne ! Le club a réussi à recruter des joueurs talentueux, passionnés de basket et aux profils différents qui enrichissent le jeu.

Un match fort en émotions Le samedi 9 novembre, dans la salle de sport La Berthauderie située à Saint-Nazaire, l’équipe 1 Senior de l’ABCN, classée sixième affrontait les brestois classés deuxième. Pendant les 40 minutes de match, le suspens était à son comble : malgré l’avance des brestois, les joueurs de l’ABCN revenaient toujours au score, si bien qu’à la fin du match, l’égalité était parfaite. Seulement, une seule équipe peut être gagnante… Dans cette situation, cinq minutes de prolongation sont accordées pour déterminer le résultat final du match. L’ambiance dans la salle était bouillante, les encouragements et les acclamations pour les deux équipes pleuvaient : à la fin de ces cinq dernières minutes, l’ABCN s’incline de peu face aux brestois avec un score de 89-93.

Rencontre avec le président du club : Laurent RUSSO Laurent Russo entame sa troisième saison aux côtés de l’équipe de l’ABCN, en tant que président il doit assurer la gestion du comité

des directeurs, mais il s’occupe aussi de superviser les présidents de commission qui touchent à tout ce qui se rapporte aux sponsors, à l’animation ou encore à la communication. Toutes ces responsabilités ne l’empêchent pourtant pas d’avoir un travail et une vie de famille. D’après lui, être président est avant tout un plaisir plutôt qu’une fierté. Tout ce temps passé au club entraîne forcément des bons souvenirs, des matchs et des moments marquants ! Il cite un match particulièrement important pour l’équipe lors de la saison dernière, durant lequel les leaders de la poule de Nationale 3 – les rennais – se sont inclinés contre l’ABCN, un moment fort en émotion ! Le sacre de l’équipe juniors l’année dernière a été un moment particulièrement marquant : on ne devient pas champions régionaux tous les jours ! Cette année, le club va recevoir une prestigieuse récompense : le label fédéral pour l’école de basket, l’ABCN entrera alors dans le cercle couru des clubs de basket possédant ce label (ils sont près de 300 en France) ! Texte : Jeanne Lauzevis et Loïc Lhermitte de Saint-Nazaire


© ABSN


Tendances

Sinon #4 P.36

Instagram

3 petites pépites d’ici

Ils sont trois, ils sont doués, ils sont de la région, ils sont sur Instagram. Voici Léa, Adrien et Simon et leur compte Insta’ !

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Léa Vendôme, 17 ans, athlète @lea_vendome

Sinon, qu’est-ce qui te motive chaque jour   ? C’est ma passion pour l’athlétisme et le fait d’avoir un objectif à atteindre surtout avec l’esprit de compétition que j’ai ! Sinon, c’est quoi ton rituel avant une compétition   ? Je visualise et j’imagine les bonnes sensations de la course. Le reste demeure mon petit secret. Sinon, quel est ton parcours jusqu’ici ? - Championne de France des combinés, - Championne de France du 60 mètres haies - Vice-championne du monde UNSS - Championne de France du 100 mètres haies ... Sinon, pourquoi avoir créé un compte Insta   ? Pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de suivre mon parcours de loin ou de près.

2

Adrien Coué, 17 ans, musicien @safid_officiel

Sinon, d’où t’es venu cette passion ? Elle s’est installée petit à petit dès mon plus jeune âge. Dans la famille on a tous un lien avec la musique, ma mère est professeure de musique, mon père a fait partie d’une fanfare et ma petite sœur joue du violoncelle. Sinon, as-tu pris des cours  ? J’ai pris des cours de batterie pendant 4 ans et des cours de chant pendant un an. Mais pour le piano et la guitare, j’ai appris tout seul grâce à internet. Sinon, qu’aimes-tu dans le chant ? Chanter me fait du bien, ça me permet d’exprimer mes émotions et je pense que c’est un instrument unique car chaque voix est différente. Sinon, souhaites-tu en faire ton métier  ? Ce serait mon rêve oui ! Sinon, pourquoi partager tes chants sur Insta ? C’est un moyen de partager quelque choses qui me tient à cœur et peut-être une opportunité de me faire connaître.


Simon Praud Ayraud, 16 ans, photographe

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@simon_praud_ayraud

Sinon, d’où t’es venu ce goût de la photographie   ? Depuis tout petit, je piquais l’appareil photo de mes parents dès que j’en avais l’occasion et c’est très vite devenu une passion. Sinon, tu as appris tout seul  ? Ouais, j’ai pris environ 8 mois, en m’entraînant toutes les semaines et en photographiant des événements comme les Escales, pour apprendre à passer de l’automatique au manuel. Sinon, c’est quoi ton style en 3 mots  ? Épuré, imprégnant, aléatoire. Sinon, qu’est-ce que tu préfères photographier  ? La nuit, car j’aime me balader en vélo de nuit et découvrir la ville sous une nouvelle facette, les lumières, le silence… Sinon, tu penses en faire ton métier  ? J’aimerais bien oui, mais je sais que c’est un domaine très convoité. Depuis que tout le monde peut prendre des photos avec son téléphone c’est difficile de sortir du lot.

« Nous voulons que vos abonnés se concentrent sur ce que vous partagez et non pas sur le nombre de mention j’aime qu’obtiennent vos publications. »

Abracadabra… Disparition des likes !

D

epuis juillet, Instagram développe dans de plus en plus de pays un nouvel affichage de la plateforme : le nombre de likes et de vues en dessous des publications est masqué. L’idée n’est pas de les supprimer entièrement, car chaque utilisateur peut consulter les likes de ses propres photos, mais de leur donner moins d’importance. Le test ne concerne pour l’instant qu’une petite partie de la population mais il y a des chances pour que ça se développe dans le monde entier.

Pourquoi ce changement ? D’après Instagram ce serait pour ralentir la course aux likes : « Nous voulons que vos abonnés se concentrent sur ce que vous partagez et non pas sur le nombre de mention j’aime qu’obtiennent vos publications. » et de revenir à une expérience moins anxiogène. Accusé de provoquer un sentiment de mal-être et de solitude chez ses utilisateurs, Instagram ferait ce changement en réponse aux nombreuses actions menées par des associations pour pousser la plateformes à prendre ses responsabilités.

Bonne ou mauvaise idée ? Dans un monde où la popularité définit la valeur de chacun, cette modification peut être considérée comme une excellente idée. Moins de comparaison et plus de créativité ! Pourtant, certains pensent que ce n’est pas assez suffisant, les likes ne seraient qu’une infime partie du problème. Ce ne sont pas les likes mais les photos retouchées, prônant la perfection qui sont source de dépression chez les jeunes. Et même si les likes seront masqués, le nombre d’abonnés restera quant à lui visible…

Textes : Adélie Viaud de Saint-Nazaire


ours

Sinon #4 P.38

Janvier 2020

Éditeur

Association Culture Pop Pays de la Loire 66, rue Eugène Daviers 44 600 Saint-Nazaire Avec la collaboration de Popamine N° ISSN : 2678-0356

Votre avis nous intéresse ! Participez à l’aventure Sinon, écrivez-nous : contact@sinon-magazine.com

Directeur de publication :

www.sinon-magazine.com

Alain Geffray, président de Culture Pop

Rédactrice en chef /coordination : Magali Fenech contact@sinon-magazine.com

Bureau de Culture Pop :

Sophie Arnera, Thibaut Krzewina et Laurent Vaillant

Commercialisation :

Alizée Andrieu / David Daunis

Mise en page /direction artistique : Julien Pouplin

Coordination pédagogique :

Lycée Aristide-Briand à Saint-Nazaire : Laëtitia Rivière, Mathias Val Lycée Brossaud-Blancho à Saint-Nazaire : Severine Collot, Isabelle Le Seven

Distribution :

Mike Harnois, Adrian Maquigneau, Jonathan Michaud, et les jeunes de la rédaction

Impression :

Les Ateliers Paquereau, imprimerie responsable - Saint-Barthélemy d’Anjou SINON est imprimé sur du papier recyclé Nautilus classica avec des encres végétales.

Typographies :

Faune, Alice Savoie / Cnap et Roboto

Couverture :

Jeanne Lauzevis et Adélie Viaud, photographie Emeline Messina.

Avec le précieux soutien de :


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Sinon#4-janvier2020  

Sinon#4-janvier2020  

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