Page 5

« SIM actualités » 2/2012 www.simorg.fr

ues q s i r t e n o i s Mis

5

auxquels ils sont eux-mêmes soustraits ; c’est un dilemme douloureux. Nous travaillons sérieusement pour assurer la sécurité de tous et de chacun au sein de notre personnel, mais nous sommes conscients qu’il y a des risques associés à une lutte croissante contre tout ce qui est occidental, chrétien et missionnaire. Finalement, notre sécurité ne repose pas sur nos procédures et nos polices d’assurance mais sur notre Dieu, souverain et surprenant. Jésus n’a pas reculé devant les risques et il n’a pas considéré sa sécurité personnelle comme étant au-dessus de tout. … Steve Bryan nous rappelle les mots de Jésus rapportés par Matthieu : « Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais sont impuissants pour tuer l’âme. Craignez plutôt Celui qui peut détruire les deux, le corps et l’âme dans la Géhenne. » Matthieu 10:28

Entrée à la station SIM à Yabus

Les soucis de ceux qui restent au pays Pour des parents et des grands-parents, il faut du courage afin de laisser aller leurs enfants ou leurs petits-enfants sur le champ missionnaire quand la situation ne semble pas sûre. En 1994, Jimmy et RoxAnne Cox étaient au service de la SIM en Éthiopie avec leur famille. RoxAnne rapporte qu’un jour dont elle se souvient très bien, c’était le 29 novembre, elle redoutait de téléphoner à sa maman. « Il y a quelques semaines, nous avions enseveli mon père au Canada et je savais que quand elle apprendrait ce qui nous était arrivé en Éthiopie, elle voudrait que nous rentrions immédiatement. Je m’attendais à ce qu’elle dise quelque chose du genre: « Faites sortir mes petits-fils bien-aimés de cet environnement ! » Des bandits avaient attaqué notre maison pendant la nuit et avaient tiré sur nous avec leurs terribles mitrailleuses. Dieu avait accompli un miracle en notre faveur en épargnant nos vies. Je disais à maman que la SIM nous avait évacués de notre station missionnaire au milieu de la brousse. Silence pesant à l’autre bout du fil alors qu’elle intégrait cette nouvelle. Je suis restée ébahie en écoutant ses propos : « Je pense », dit-elle, « que si vous rentriez maintenant, le diable marquerait un point ! » Mais je voulais rentrer à la maison ! C’était presque Noël, la mort de mon père occupait encore nos pensées et nous souffrions encore du trauma causé par les tirs des bandits. Ma maman m’a confié, plus tard, que ces mots qu’elle avait prononcés, ce jour-là, venaient du Saint-Esprit, pas d’ellemême. Nous sommes restés en Éthiopie où nous avons été très bien conseillés par des compagnons missionnaires pour travailler ce trauma et le Seigneur a agi en faveur de nos parents en Amérique du Nord. Combien nous sommes reconnaissants pour ces 23 ans passés en Afrique. »

Les garçons Cox avec leur grand-mère

Leçons bibliques pour des chrétiens Gumuz, le peuple parmi lequel la famille Cox a travaillé.

SIM Actualités Nº 2 2012  

Ce journal d'informations trimestriel sur la SIM est édité pour la France, la Belgique, la Suisse, l'Italie. Il informe sur le travail de la...

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you