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Le Monastère d'Agapia (Mănăstirea Agapia Nouă en roumain pour le distinguer de l'ermitage Schitul Agapia Veche) est un monastère orthodoxe situé dans la commune d’Agapia , dans le Judeţ de Neamţ, en Roumanie, à 9 km au sud-ouest de Târgu Neamţ et à 40 km au nord de Piatra Neamţ. C'est une importante communauté religieuse et l'un des monastères de la Moldavie septentrionale. Il est en fait composé de deux monastères. ▪ Le premier est Agapia din Vale (Monastère dans la vallée) ou Agapia Nouă et se situe au bout du village d'Agapia. Construit par l'architecte Ionasc Ctisi, probablement originaire de Constantinople sur les ordres du voïvode Basile le Loup (Vasile Lupu) entre 1642 et 1647, il fut consacré en présence du voïvode lui-même et du métropolite de Moldavie, Varlaam Moţoc. Le monastère fut incendié par les Ottomans en 1821. Reconstruit en 1823, sa façade néoclassique actuelle date des rénovations réalisées entre 1882 et 1903. L'église consacrée aux Saints Archanges Michel et Gabriel possède des fresques exécutées entre 1858 et 1861 par le grand peintre roumain Nicolae Grigorescu, alors qu'il avait entre 18 et 21 ans. Au milieu du XIXe siècle, les moines furent remplacés par des nonnes. ▪ Le second Monastère est Agapia din Deal (Monastère sur la colline) - également appelé Agapia Veche (Vieux monastère) - et se situe en pleine forêt à 2,2 km du monastère principal. Il fut fondé par la princesse Maria, l'épouse de Petru Rareş , en 1527, et il est aujourd'hui habité par des religieuses. La particularité de son église Saint Jean Bogoslov (Sf. Ioan Bogoslov) est d'être en bois.


Le Monastère possède plusieurs ensembles classés parmi les monuments historiques de Roumanie : l'église des Saints Voïvodes du XVIIe siècle ; la chapelle de la Naissance de la Vierge de 1864 ; l'église en bois St-Jean de 1821 ; les cellules des moines des XIXe siècle et XXe siècle ; les murs d'enceinte des XIXe siècle et XXe siècle ; la tour-clocher de 1823 ; l'église en bois de la Dormition de la Vierge de 1780.


Le Monastère d'Agapia


Le monastère de Moldoviţa (Moldovitza) est situé à 69 km de Suceava, dans un magnifique site du massif Rarău. C'est un monastère du XVIe siècle érigé par le voïvode Petru Rareş. Les ruines d'un monastère plus ancien, du début du XVe siècle, sont encore visibles. Ce monastère est très représentatif de l'art moldave du XVIe siècle, tant que par son architecture que par ses peintures extérieures et intérieures, terminées en 1537. On remarque surtout "Le Siège de Constantinople", sur le mur sud, représentant la lutte anti-ottomane. Le monastère possède un riche musée comprenant du mobilier, des manuscrits et des objets de culte d'une grande valeur. L'église du monastère de Moldoviţa est considérée comme l'un des plus importants monuments d'art ancien roumain par les spécialistes. Le prolongement de la nef par deux pièces supplémentaires, la disposition symétrique des fenêtres du pronaos, l'encadrement des portes sous des corniches proéminentes et la haute expression iconographique sont des éléments qui individualisent Moldoviţa. Une référence dans ce qui constitue le "style moldave médiéval" de peinture extérieure, Moldoviţa nous offre une peinture qui s'impose par sa monumentalité, par la clarté du programme iconographique, la force expressive du dessin et l'harmonie romantique. Le jaune doré utilisé confère une dimension solaire mais aussi faste subtil et élégance. La vierge Marie emprunte les traits des femmes de la région. La Vierge avec l'Enfant, peinte dans la lunette de la porte du pronaos est considérée par les spécialistes comme la plus sensible image plastique de la maternité dans notre peinture médiévale.


Le monastère de Putna (en roumain, Mânăstirea Putna) est un monastère orthodoxe roumain, un des centres les plus importants du point de vue cultuel et religieux établi au Moyen Âge en Moldavie. Comme beaucoup d'autres monastère, Putna fut construit et consacré par Étienne le Grand. Putna fut fondé sur les terres de la rivière Putna. Étienne le Grand est connu pour avoir fait construire et influencé l'édification de douzaines d'églises et monastères à travers toute la Moldavie. Le monastère de Putna accueille la tombe d'Étienne ce qui en fait de nos jours un lieu de pèlerinage, ainsi que les tombes des membres de sa famille. L'iconographie et les pierres tombales sont réputées comme de beaux exemples de l'art moldave de l'époque d'Étienne le Grand. Après qu'Étienne le Grand eut gagné la bataille qui lui permit de conquérir la Citadelle de Kilia, il débuta l'édification du monastère afin de rendre grâce à Dieu, le 10 juillet 1466 l'église fut dédiée à la Vierge Marie. Le terrain sur lequel le monastère est construit est censé avoir été précédemment occupé par une forteresse. Une chronique d'époque mentionne qu'Étienne a acheté le village de Vicovu de Sus en échange de 200 zlots, et a attribué la terre et le revenu au trésor du monastère. Le monastère de Putna a été achevé en trois ans, mais a été consacré seulement après quatre années supplémentaires, étant donné que les moldaves s'étaient engagés dans d'autres batailles. Le 3 septembre 1470, pendant une cérémonie tenue en présence d'Étienne et de toute sa famille, le monastère a été consacré, et est plus tard devenu l'emplacement religieux le plus important dans la région. Le voïvode Ştefan cel Mare, ou encore Étienne le Grand, Étienne le Grand et Saint, (1433 Borzeşti - 2 juillet 1504 Suceava), fut le prince de Moldavie de 1457 à 1504. Il est célèbre dans toute l'Europe pour ses 47 ans de résistance contre l'Empire ottoman, et a été appelé Champion du Christ par le Pape.


Monastère de Sihăstria (Roumanie) Le monastère de Sihăstria (Roumanie) est aujourd'hui un des plus grands monastères de Roumanie, avec plus de 120 moines . La première fondation de l'actuel monastère date de l'an 1655, quand le métropolite de Moldavie, Varlaam Motoc, décide de rassembler plusieurs ermites des forêts de ces montagnes dans un skite (il s'agissait au début de sept ermites, tous en provenance du monastère de Neamţ). Il leur bâtit une église et des cellules, et met le nouveau skite sous la dépendance de la métropolie. Mais, suite aux nombreuses incursions tatares en Moldavie, le skite tombe en ruine vers le début du XVIIIe siècle. En 1734 l'évêque Gédéon de Roman construit une nouvelle église, repeuple le skite, et le met en dépendance du monastère de Secu (lui-même fondé comme skite en 1564, et devenu monastère en 1602), porteur de la tradition du grand staretz Païssie Vélitchkovsky (1722-1794). Au XXe siècle, le skite de Sihăstria devient un des plus grands monastères de Roumanie, beaucoup plus grand que le monastère de Secu. L'Ancien Cleopa (Ilie) (10 Avril 1912 – 2 Décembre 1998) fut un très célèbre moine et représentant de l'Église Orthodoxe de Roumanie, et un archimandrite et higoumène du monastère de Sihăstria. Le nom et la personnalité de l'ancien Cleopa Ilie de Roumanie sont à présent connus non seulement dans sa patrie, mais aussi dans le monde entier. Le père Cleopa est né en 1912 dans la ville de Soulitsa, district de Botosani, dans une pieuse famille villageoise, les Constantine. Ses parents s'appelaient Alexander et Anna, et il fut le 9ème de leurs 10 enfants. L'éducation religieuse que lui et sa fratrie reçurent dès la plus tendre enfance, de même que leur grande inclinaison envers la vie monastique, furent si forts que 5 des 10 enfants, de même que leur mère sur la fin de sa vie, entrèrent dans la vie monastique et furent revêtus du Schème monacal.


En 1947, les soviétiques occupèrent la Roumanie, forçant le roi Michel à abdiquer, et une dictature communiste suivit immédiatement. Des monastères furent fermés, d'innombrables hiérarques, prêtres, moines, moniales, et fidèles laïcs Orthodoxes furent emprisonnés, torturés et assassinés. Jusqu'alors, Sihăstria était restée intacte grâce à son isolement loin dans les montagnes des Carpathes. Et bien que le p. Cleopa n'avait que 36 ans, il avait déjà acquis une renommée nationale comme guide spirituel de la Foi Chrétienne. En mai 1948, lors de la fête des saints Constantin et Hélène, le père Cleopa prononça une homélie dans laquelle il dit "Daigne Dieu accorder que nos propres dirigeants puissent devenir tels ces saints empereur et impératrice le furent, afin que l'Église puisse aussi les commémorer au long des siècles." Le lendemain, la police d'état le jeta en prison, le plaçant dans une cellule sans lit, sans pain ni eau pendant 5 jours. Après avoir été relâché le p. Cleopa, suivant un bon conseil, parti se cacher dans les montagnes de Sihăstria, où il vécu dans une cellule quasiment sous-terraine. En 1956, après avoir aidé à la réorganisation du monastère de Poutna , le p. Cleopa retourna à Sihăstria, le monastère de sa bien-aimée repentance. Là il continua son activité spirituelle dans la prière, approfondissant les écrits des saints Pères, et oeuvrant pour la direction et le progrès spirituel de ses nombreux disciples. Au cours de nombre de ces années, l'Ancien partagea sa journée en 3 périodes de 8 heures. Pendant la première, la nuit, il se reposait un peu et priait. Pendant la période suivante, il lisait les saints Pères et écrivait, et durant la 3ème, il se mettait au service de ses disciples et pèlerins qui venaient à lui jusque de très loin, pour confession et instruction. Pendant les 10 années qu'il vécu au désert durant ses 3 exils, il consacra d'innombrables heures à la Prière du Coeur. Le p. Cleopa disait de la Prière du Coeur : "Quand l'esprit descend dans le coeur, alors le coeur s'ouvre, puis il se referme. C'est à dire que le coeur absorbe Jésus, et Jésus absorbe notre coeur. C'est à ce moment-là que l'Époux, le Christ, rencontre l'épouse, c'est à dire notre âme!"


Situé dans une de ces vallées vertes de Bucovine d'un merveilleux pittoresque, le monastère de Suceviţa est l’un des plus célèbres de l'architecture moldave, mais aussi l'un des derniers à avoir été construit (fin XVIe). Les troubles de l’époque expliquent que l’ensemble monacal ait revêtu l’aspect d’une véritable forteresse : remparts haut de six mètres et épais de trois mètres, contreforts, massives tours d’angle , meurtrières… À l’intérieur des remparts, l’église est construite dans le style de l’architecture moldave, combinant le style gothique et l’art byzantin ainsi que les éléments architecturaux des vieilles églises en bois de Moldavie, mais ce n’est pas tant son architecture qui retient le regard que ses incroyables fresques extérieures. Exposées aux intempéries depuis plusieurs siècles, ces peintures ont, à la base, une valeur éducative. Les églises de l’époque étant bien trop petites pour accueillir le nombre de fidèles, on décida de représenter les événements du calendrier orthodoxe et les grands préceptes de la Bible sur les murs extérieurs en guise de leçon de catéchisme illustrée. Le monastère de Suceviţa fut édifié pendant les deux dernières décennies du XVIème siècle par la famille des nobles voïévodes Movilă. Il est situé dans le village de Suceviţa, dans la vallée du ruisseau du même nom, a 18 kilomètres distance de la ville de Rădăuţi. La première fondation de la famille des Movilă qui précéda l'actuel complexe du monastère fut une modeste église qui datait depuis la fin du XVIème siècle (1581). Pendant le règne de Petru Şchiopul, les frères Movilă, devenus conseillers du voïévode et bénéficiant d'une situation économique prospère, se mirent à construire un ample monastère. Le premier édifice de cet ensemble fut l'église érigée entre 1582-1584. En 1595, après son accession au trône de la Moldavie, Ieremia Movilă ajoute a cette église deux petites vérandas a l'entrée de l'église; les murs et les tours du cloître donnent au monastère un aspect de cité médiévale ; des chambres pour les moines, ainsi qu'une maison princière, tombée en ruine au long des siècles. C'est toujours pendant le règne de Ieremia Movilă qu'on réalise la peinture extérieure et intérieure de l'église.


Les fresques des peintres Ioan Zugravul et Sofronie respectent la tradition antérieure tout en introduisant de nouveaux thèmes. La peinture de Suceviţa se caractérise par l'aspect narratif (les cycles complets de la vie des saints sont représentés). Le tableau votif représente la famille de Jeremia Movilă à gauche de la porte de naos, et le métropolite Gheorghe Movilă à droite. Suceviţa est la seule église du "groupe moldave" à conserver la peinture extérieure de la façade nord, qui représente par ailleurs la plus impressionnante scène, '"l'Echelle des vertus", par l'ampleur et le contraste entre l'ordre des anges et le chaos de l'enfer. L'on suggère la lutte entre le bien et le mal, la quête de la perfection. Sur les murs des trois absides, en sept registres, est représenté un thème unique dans l'art chrétien-orthodoxe, création de l'école de peinture moldave, "la prière de tous les saints". L'iconostase est réalisé en style baroque-rococo en 1801. Considéré par le spécialiste français en art Paul Henry „le testament de l'art moldave", Suceviţa a conquis son droit de figurer dans la galerie des grands chefs d'œuvre du patrimoine universel - UNESCO (août 2010).


Le monastère de Văratec est un monastère orthodoxe roumain situé dans la commune d’Agapia, dans le nord du judeţ de Neamţ, à 12 km au sud de Târgu Neamţ et à 40 km au nord de Piatra Neamţ , le chef-lieu du judeţ. Il est logé dans une petite vallée des contreforts orientaux des Carpathes . Son histoire a débuté en 1785 lorsque des prêtres de Iaşi fondèrent un ermitage. Deux ans plus tard, en 1787, ils s'unissaient avec les religieux de l'ermitage de Topolniţa. En 1803, le monastère est officiellement fondé et la construction des édifices religieux commence. De nos jours, le monastère possède plusieurs ensembles classés parmi les monuments historiques de Roumanie : Église de la Dormition de la Vierge (Adormirea Maicii Domnului) (1808-1812) ; Tour-clocher du XIXe siècle ; Église St Jean-Baptiste (Sf. Ioan Botezătorul) de 1844 ; Église de la Transfiguration (Schimbarea la Faţă) de 1847 ; Cellules des moines des XIXe siècle et XXe siècle.


Le monastère de Voroneţ est un monastère de Bucovine en Roumanie, se trouvant près de la ville de Gura Humorului .Il a été bâti sous l'ordre de Étienne le Grand (Ştefan cel Mare) en 3 mois et 3 semaines, du 26 mai au 14 septembre 1488 suite à une victoire contre les Ottomans. Le monastère est considéré comme "la Chapelle Sixtine de l'Orient", notamment grâce à la grande fresque nommée "le Jugement dernier", qui habille sa façade ouest. En style orthodoxe byzantin on y voit a gauche le paradis ou on y trouve des saints et en bas a gauche l'Arbre de la Vie . Dans la partie droite on voit les enfers avec des démons et le feu qui descend dans les abysses de la terre. En haut il y a l'image contemplative du Christ tout puissant qui regarde avec sagesse les deux mondes et à droite et à gauche du Christ, on voit les signes du zodiaque . Le "bleu de Voroneţ” est jugé unique au monde par les spécialistes (au même titre que “vert de Veronese”). Sur l'ensemble est présenté la généalogie du Christ et sur les colonnes figurent les portrait des philosophes greco-romains. À gauche de la porte d'entrée est peint le Saint Daniil Sihastrul. Jésus "regarde" ceux qui franchissent le seuil ; sur sa droite et sur sa gauche, la Vierge Marie et le Saint Jean, intermédiaires lui demandant de nous pardonner. Dans la galerie extérieure ouverte, sur la façade principale, est peint le calendrier orthodoxe. L'iconostase en bois doré, et les portes sculptées en bois sont d'une valeur artistique incontestable . Le monastère de Voroneţ a été inclu sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO .


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Manastirile Bucovinei si Moldovei  
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