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Soroptimist International

un sigle, un logo : une histoire ! An emblem, a logo and a story.


Soroptimist International

un sigle, un logo : une histoire ! An emblem, a logo and a story.

SI GENÈVE-RHÔNE


Avant-propos

Introduction

Cette aventure débute un soir d’automne avec une présentation «powerpoint» de Simon Heptonstall, graphiste de son état, mais surtout fils et petit-fils de Soroptimistes anglaises, et donc gagné à notre cause de longue date. Ce 16 octobre 2017, dans notre salle de réunion de l’Hôtel Montbrillant, juste derrière la gare de Cornavin à Genève, Simon séduit son public avec une présentation très passionnante de l’histoire de notre sigle. Rendez-vous est pris de soir-là pour en savoir plus et surtout pour le faire savoir au plus grand nombre. Simon éditera ensuite à compte d’auteur un charmant fasicule bleu sorop qui sert de base au présent ouvrage. C’est lors d’une mission au secrétariat SIE, que Simon releva l’existence de plusieurs versions du sigle Soroptimist International et de subtiles différences qui aiguisèrent sa curiosité. Piqué au vif, il décida de partir à la découverte de l’origine et de la signification des différents éléments de notre sigle. Ce qui suit est le fruit de ses recherches.

This story begins on October 16th 2017 at one of our monthly meetings in the conference room of the Hotel Montbrillant, located just behind Geneva’s Cornavin railway station. On that autumn evening we were enthralled by a lecture on the history and meaning of the Soroptimist emblem given by Simon Heptonstall, a graphic designer who also happens to be the son and grandson of english Soroptimists. It left us wanting to know more and a desire to make the material available to a wider audience. Some months later, Simon produced a delightful booklet on the suject with a soroptimist blue cover upon which this publication is based. While working at the Soroptimist International of Europe secretariat, Simon had noticed that there were a number of subtly different versions of the SI emblem in circulation. Intrigued, he decided to find out as much as possible about its origins and the meaning of its various components. What follows is the result of his investigation.


Un peu de chronologie Some history


Photo Oakland Hotel ?


Beaucoup d’informations précieuses se trouvent sur le site internet du Club SI Founder Region sous la rubrique History of Soroptimist International (1995) et dans l’ouvrage de Janet Haywood: The History of Soroptimist International, SI,1995. On y apprend tout d’abord qu’une femme (qui??) déplora un beau jour le fait qu’aucun club style Rotary n’existait pour les femmes. Pour pallier ce manque, après une première réunion préliminaire le mardi 31 mai 1921 dans la Rose Room de l’Hôtel Oakland, le nom du futur club est choisi, issu de soror (sœur) et optima (le mieux), soit au final le meilleur pour les femmes (the best for women). Le principe est également ancré de n’avoir qu’une représentante par type de profession afin de privilégier la diversité. Violet Richardson Ward en devient la première présidente. Ensuite, Stuart Morrow, un homme d’affaires avisés, relève le défi et commence à créer sur le modèle rotarien justement des clubs soroptimistes dans plusieurs grandes villes des Etats-Unis, puis en Europe. Avant que les femmes ne reprennent complètement les rennes de l’organisation et optent pour une fédération, puis un fort développement international pour parvenir à ce que nous avons aujourd’hui: un siège Soroptimiste International (SI), quatre

A wealth of historical information can be found on the SI Founder Region website and in Janet Haywood’s The History of Soroptimist International (1995). We learn that a woman? one day noticed that that there was no equivalent for women of the Rotary Club. To remedy this, preliminary meetings were held on Tuesday, May 31st 1921 in the Rose Room of the Oakland Hotel. Here the name of the club was decided upon: a contraction of the words soror (sister) and optima (the best), literally ‘the best for women’. The principle of having a single representative per profession in each club to ensure diversity was also established. Violet Richardson Ward was chosen as its first president. A visionary businessman named Stuart Morrow, recognising its potential, began setting up further Soroptimist clubs in a number of US and European cities. He created the beginnings of a network on the rotarian model, leaving the organisation in the hands of its members. The decision to become a federation and further rounds of international expansion have led to where we are at today: a Soroptimist International head office, four federations, then regions, unions and districts. In all 3000 clubs in 125 countries with over 75,000 members and representation at the UN.


Photos 1928 de Lisa


fédérations, puis des régions, unions, districts et plus de 3000 clubs dans 125 pays, soit plus de 75 000 membres en tout et une représentation aux Nations Unies. Mais retour au choix initial du sigle de l’organisation. Il date donc de la première réunion de la Fédération Internationale de SI en 1928 à Washington DC. Des déléguées venues d’Europe et des États-Unis votent parmi dix-huit propositions, dont celle d’une Écossaise d’Aberdeen, plaçant «Soroptimist» au beau milieu d’un globe montrant ainsi les visées universelles de la fédération. Mais cette option est écartée au profit de celle que nous connaissons aujourd’hui, à savoir la femme tenant un panneau, dessinée par Anita Houtz Thompson, graveuse et membre du Club d’Oakland. L’artiste s’adresse ensuite à Alonzo Victor Lewis, un sculpteur installé à Seattle, plutôt célèbre pour ses monuments militaires, pour transformer son dessin en bas-relief. Contactée par Simon, Lisa Mangiafico, l’archiviste de Soroptimist International of the Americas, envoie la photo de l’original qui se trouve dans sa collection et ajoute toutes les versions imprimées au fil des ans. Que du bonheur !

The emblem was chosen in 1928, at the first meeting of the SI International Federation in Washington DC. Delegates from the US and Europe to decide upon an emblem from amongst eighteen proposals submitted. One of these, put forward by a member from Aberdeen, suggested that the word ‘Soroptimist’ should be placed inside a globe, presumably as shorthand for the universal objectives of the federation. The winning design, however, was the figure with outstretched arms holding a banner, with which we are all familiar. This was the work of Anita Houtz Thompson, a member of the Oakland club, and a professional designer and engraver. Ms Houtz Thompson sketched a first draft of her proposal then contacted Alonzo Victor Lewis, a sculptor famous for his war memorials in the Seattle area, and asked him to produce a finished artwork from her design. Unable to find any pictures of this first sculpted emblem, Simon contacted Lisa Mangiafico, archivist at Soroptimist International of the Americas. She informed him that the original was indeed in her collection and not only provided a photograph, but also included scans of the various different versions which had appeared in print over the years. A wonderful surprise!


1928 928

1928  En observant le visage du sigle original, force est de constater que Monsieur Lewis avait probablement davantage l’habitude de sculpter des visages masculins. De plus, la tête semble disproportionnée, mais tous les éléments sont déjà présents.

1928  Looking at the face of the figure on the very first emblem, one suspects that Mr Lewis was more practiced at sculpting men’s faces. Her head is also out of proportion with the rest of her body, but all the main elements are already in place.


1931 1931

1931  L’artiste a placé des pommes en lieu et place du chêne, la pomme étant le symbole de la connaissance.

c. 1931   

  

1931  On this version the artist has replaced the oak leaves with apples, a symbol of knowledge.


933 1933

c.  1933  

1933  Exit les pommes, retour aux feuilles de chêne. En plus du scan transmis par Lisa Mangiafico, Simon trouve la photo d’un badge décoratif pour capot de voiture de la même période (sur la page suivante) confirmant que les couleurs originelles étaient bien le jaune doré et le bleu foncé.

1933  The oak leaves reappear. In addition to the scan provided by Lisa Mangiafico, Simon found an image online of a metal Soroptimist car badge (opposite) which was clearly from the same period. The enamelling confirms that the original organisational colours were indeed golden yellow and dark navy.

 

c. 1


1933


girls’

933  

 

 

c.


Les «garçonnes»

The ‘Flappers’

1933 A relever la ressemblance entre le visage de la femme au centre du sigle et les célèbres «flappers» ou «garçonnes» dont la coupe de cheveux frappa les esprits conservateurs et fut symbole de liberté et d’émancipation. L’époque des «Roaring 20s» en anglais ou des «Années Folles» en français. Comme ces deux femmes fumant des cigarettes dans un compartiment de train, danser le Charleston, porter des robes plus courtes, voire des vêtements d’hommes, faire du vélo ou conduire une automobile et ainsi donc devenir une «flapper» était un acte contestataire, un acte de rejet de l’image traditionnelle de la femme. Sur le deuxième dessin, plus de pommes ni de feuilles de chêne mais du laurier des deux côtés. Ici, la ressemblance est vraiment frappante avec le visage de Louise Brooks (1906–1978), actrice qui joua dans plusieurs «flapper movies» aux USA et en Europe, dont le très célèbre Loulou. Elle fut une véritable icône de cette période «garçonne».

It is striking to see how much the woman at the centre of the emblem reminds one of the famous ‘flapper girls’ of the 1920s. Their short hairstyles, which flaunted social conventions, would become a symbol freedom and emancipation during the period referred to in English as the ‘Roaring Twenties’ or Les Années Folles in French. Just like the of two women smoking in a train compartment pictured opposite, it is clear that becoming a ‘flapper’, dancing the Charleston, wearing shorter dresses or even men’s clothing, riding bicycles or driving cars, represented a challenge to the norms of acceptable behaviour and the traditional image of women in society. On the car badge there are neither apples nor oak leaves, but laurels on both sides. The face of the figure at the centre has clearly been inspired by that of Louise Brooks (1906–1978), an icon of the period who had starred in a number of ‘flapper movies’, the most famous of which is Loulou.


1933 1966 1966 933

c.  1933  

1966  On revient à une version d’un visage plus classique, moins rebelle et les feuilles de chêne font leur retour.

c. 1966     

 

1966  Here we return to a more traditional, less rebellious, look and the oak leaves return to the design.

 

c. 1


1975 1975

1975  Le visage se transforme de nouveau en une version plus BD dans la droite ligne des personnages dans «Little Orphan Annie » ou «Archie», qui font partie des grands classiques de la bande dessinée américaine.

1975  Another change to figure at the centre, as the emblem has been drawn in the style of Little Orphan Annie or Archie, classic American strip cartoons.


1976

976

1976 (et page suivante)  La suppression du mot «association» produit un changement significatif du sigle. Le visage, quant à lui, prend un caractère plus anguleux et se rapproche ainsi de celui de la Statue de la Liberté.

c. 1976   

1976 (and opposite)  The removal of the word ‘organisation’ produces the first major change to the emblem. The face beomes more angular, reminding one of the Statue of Liberty.

 


??? 1976


933 ?? 1933 ???

(European?)

lland?

c.  1933  

Date inconnue  Ce dessin ne faisant pas partie de ceux fournis par Lisa Mangiafico, l’archiviste américaine, on peut supposer qu’il est d’origine européenne. La femme semble esquisser un léger sourire en coin.

Date Unknown  This was not one of the images sent by Ms Mangiafico, which would suggest that its origins are probably European. There is a hint of a smile at the corner of her mouth.

 

c. 1


1994

1994  Cette version récente, plus stylisée et moins euro-centrée, fait penser à un dessin de mode, la femme paraissant même porter du rouge à lèvres.

1994  The most recent version looks like an illustration that one might find in a fashion magazine. The woman at the centre appears to be wearing lipstick.


Un peu de signification Some symbolism


Dans son ouvrage: L’Homme et ses Symboles (1964), Karl Gustav Jung écrit : «Les signes renvoient seulement aux objets auxquelles ils sont associés. Les symboles impliquent quelque chose de plus que leur sens évident et immédiat.» Avec notre sigle, nous sommes certainement dans l’ordre du symbolique, un symbolique qui s’est construit au fil du temps et des personnes impliquées. Dès le début, la création de d’Anita Houtz Thompson est une juxtaposition de cinq symboles.

Karl Gustav Jung, in his publication, Man and his Symbols (1964), states that: ‘Signs do no more than denote the objects to which they are attached. A symbol implies something more than its obvious and immediate meaning’. One could certainly describe our emblem as being ‘symbolic’, its meaning acquired over many years. Right from the start, Anita Houtz Thompson’s design was a combination of five such symbols.


Feuilles de laurier

Laurel leaves

Les feuilles de laurier à gauche, habituellement en couronne, signifie victoire, honneur ou réussite. Elle est associée aux Olympiades, mais également à Jules César, Napoléon et bien d’autres «grands» personnages. Autre réussite, celle de l’obtention d’un «baccalauréat», mot issu du latin bacca laurea qui signifie «baies de laurier».

Laurels, to the left, usually worn in a wreath, signify honour, victory or success. They are perhaps most famously used during the Olympic games and are also associated with Julius Caesar and Napoleon. It has been suggested that the etymology of ‘Bachelor’s degree’ (and the French baccalauréat) is the latin for ‘laurel berries’: bacca laurea.

Victory, honour, success 600BC Olympics, Caesar, Napoleon, the Baccalaureat.

(de gauche à droite) Nike récompensant un athlète victorieux, vase grec. Pièce «Denarius» romaine c. 44BC. Portrait de Napoléon en robe de couronnement (détail) Marie-Victoire Jaquotot, 1813.

2.


Feuilles de chêne

Oak leaves

À droite, se trouvent des feuilles de chêne qui représentent, pour les peuples celtes, la force, la résistance et la croissance. Tout fan d’Astérix et Obélix se souvient de la peur des villageois pendant les tempêtes et leurs exhortations à Taranis, le dieu celte du ciel et de l’orage, vénéré par les druides gaulois à travers le chêne.

On the right of the emblem there are leaves of the oak For the Celtic peoples, the oak symbolised strength, endurance and longevity. Fans of Asterix and Obelix will remember how the villagers, terrified by a storm, would appeal to Taranis, the god of thunder, for protection. Taranis was worshipped by Celtic druids through the oak tree.

(de g. à d.) Logo de la ville de Oakland. Sculpture tombale, cimetière de St James, Liverpool. Statue bronze Gauloise de Taranis avec éclair et roue, Haute Marne.


Petite anecdote helvétique, on retrouve cette même association de feuilles de laurier Mais ce sont des fleurs des Alpes!!! et de feuilles de chêne au verso de toutes les pièces de monnaie suisse, sauf celles de 5 francs. La position des deux branches est simplement inversée par rapport à celles du sigle Soroptimist International.

It is interesting to note that oak leaves also appear on the reverse of all Swiss coins apart from the 5 francs. Though the leaves to the right may look like laurels, they are in fact those of alpine flowers ???ask what to do about this! They are on opposite sides to where they are placed on the Soroptimist emblem.


Artemis / Diane

Artemis/Diana

Quant au personnage central, ce diadème et cette tunique qui libère les bras pour le tir à l’arc, font forcément penser à Artémis pour les Grecs, fille de Zeus et sœur d’Apollon et à Diane, son homologue pour les Romains. Elle est la déesse de la lune et de la chasse, mais également celle de la santé des femmes, de la fécondité et de la protection des enfants. Une figure forte, certainement féministe, qui correspond au mouvement soroptimiste.

But what of the figure at the centre of the SI emblem? Who is she? With a tiara and a tunic that leaves her arms free for archery, there is little doubt as to her identity: she is Artemis, daughter of Zeus and sister of Apollo for the Greeks, Diana for the Romans. Goddess of the moon and the hunt, but also that of women’s health, fertility and the protection of children. A strong and clearly feminist figure to represent the Soroptimist movement.

(de g. à d.) Gravure de Diane de Versailles (ou Diane à la Biche) copie romaine d’une statue grec de Leochares, c. 325 BC. Vase Cratère représentant Artemis en train de tirer une flèche sur Actéon, 5ième siècle BC. Copie bronze de Diane à la Biche (1813) dans les jardins de Fontainebleau.


banner d arms

La pancarte

The banner

Symbole encore, la femme brandissant fièrement une pancarte fait inévitablement penser au mouvement suffragiste britannique et américain. À la place de «Soroptimist International», on pense forcément, et surtout à l’époque, au slogan «Votes for Women», comme sur la célèbre photo de Tess Billington (1877–1964) et à de nombreuses autres affiches militantes de l’époque. En Suisse aussi, les femmes ont brandi des panneaux lors de manifestations pour le droit de vote, pour le congé maternité, le droit à l’avortement et le 14 juin 2019 encore pour l’égalité salariale lors de la seconde Grève des femmes nationale.

A woman proudly holding a banner inevitably brings to mind the British and American suffragist movement of the early 20th century. Instead of the words ‘Soroptimist International’ one can easily imagine ‘Votes for Women’, as in the famous photo of Tess Billington (1877–1964). Banners and outstretched arms can be seen in numerous suffragist posters and illustrations. Women in Switzerland have also protested while holding banners aloft. First for the right to vote, then for paid maternity leave, legalised abortion and, most recently, for equal pay during the second national Grève des Femmes on June 14th, 2019.

g. à d.) Teresa (‘Tess’) Billington-Greig à Londres, 1912. Manifestation pour le droit de vote des femmes françaises, Paris a(de Suffragette 1937. Find a third photo


4 a) Woman with banner/raised arms 4 a) Woman with banner/raised arms

(En haut g. à d.) Poster B. M. Boye, États-Unis d’Amérique 1913. Couverture du journal Suffragette représentant un ange aux bras étendus pour commémorer le martyre d’Emily Wilding Davison. Brochure publiée par l’Empire State Campaign Committee, fondée en 1913 avant le défilé du suffrage à New York le 21 octobre 1915. (En bas g. à d.) Peinture de Evelyn Rumsey Cary, 1918. Le texte est de Proverbes 31:31. The Appeal of Womanhood (1912), affiche de Louise Jacobs du collectif artistique Suffrage Atelier. Les proportions de la pancarte et la position des bras sont très proches de celles du sigle SI. Carte postal anti-suffragiste de Harold Bird produit par la National League for Opposing Woman Suffrage.


Dans les premières années, plusieurs Suffragettes britanniques célèbres ont rejoint le Soroptimist International. Millicent Garrett Fawcett (1847–1929), dirigeante de la plus grande organisation suffragiste, la NUWSS, est membre honoraire du SI Greater London club. Mais également Flora Drummond (1878–1949), une Écossaise emprisonnée avec Emmeline Pankhurst à plusieurs reprises (son aptitude à organiser des marches de protestation lui a valu le surnom The General), et Mary Allen (1878–1964), une des premières dirigeantes du service des policières volontaires. Ces dernières deviennent présidentes de clubs de la fédération Great Britain and Ireland.

A number of prominent British suffragettes would later join Soroptimist International during its early years. Millicent Garrett Fawcett (1847–1929), the leader of the NUWSS, the largest suffragist organisation, was an honorary member of the SI Greater London club. Flora Drummond (1878–1949), a Scot who was imprisoned with Emmeline Pankhurst on several occasions (her ability to organise protest marches earned her the nickname ‘The General’), and Mary Allen (1878–1964) one of the first leaders of the Women’s Police Volunteers both became club presidents of the Great Britain and Ireland federation.

(de g. à d.) Millicent Garrett Fawcett. Christabel Pankhurst, Flora Drummond (au centre) et Emmeline Pankhurst devant le tribunal de Bow Street, Londres 1908. Mary Allen en uniforme.


Documents d’archive Club Soroptimist Genève Fondateur


Quant à Suzanne Noël (1878–1954), docteure en médecine et pionnière de la chirurgie esthétique reconstructive, elle fonde en 1924 le premier club soroptimiste français, puis plusieurs autres en Europe. Léonore GourfeinWelt (1859–1944), opthalmologue, fonde la branche suisse de la Fédération internationale des femmes universitaires et écrit souvent dans le Mouvement féministe, journal de son amie Emilie Gourd. Elle est la première présidente du Club soroptimiste de Genève en 1930, ce club est le premier en Suisse.

It was Suzanne Noël (1878–1954), a medical doctor and pioneer of reconstructive plastic surgery, who in 1924 founded France’s first Soroptimist club. She would then set up further clubs throughout Europe. One of these, the first in Switzerland, was established in Geneva in 1930. Léonore Gourfein-Welt (1859–1944) an ophthalmologist, founder of the Swiss branch of the International Federation of University Women and a frequent contributor to her friend Emilie Gourd’s newspaper Mouvement féministe, became its first president.

(de g. à d.)

Portrait L G-W


Le lever de soleil

Sunrise

Enfin, pour le cinquième et dernier symbole, nous restons dans la grammaire visuelle de la lutte pour le droit de vote universel: un lever de soleil en toile de fond, synonyme de renouveau et d’espoir. Là encore, la convergence avec les 1. Suffragettes est frappante car elles utilisaient l’aube pour désigner leur mouvement.

The fifth and final symbol is also part the visual language of the struggle for universal suffrage: the rising sun in the background of the emblem. The beginning of a new day is linked with hope, 2. renewal and rebirth. Here again, the connection with the Suffragettes is clear, as they used the rising sun to represent their movement.

Sunrise

Hope, illumination, rebirth, but also a symbol used by the Suffragette movement.

(de g. à d.) Lever de soleil, Australie. Couverture de programme d’une fête à la Queen’s Hall de Londres le le 13 mars 1918, célébrant l’obtention du droit de vote. Carte postale ‘The New Mrs Partington of the Anti Suffrage Society’ 1910. Le personnage anecdotique anglais Mme Partington aurait tenté de nettoyer un raz-de-marée. En conséquence, l’expression «Mme Partington et sa panosse» a été utilisée pour décrire une personne impliquée dans une lutte inégal ou futile.

3.

4a, 4b


(En haut g. à d.) Couverture du journal the Suffagist, novembre 22, 1913. gobelet en papier imprimé annoncant la ‘New York state suffrage ammendment’. Rejetée en 1915, cette modification constitutionelle fut adoptée en novembre 1917. Affiche de Catharine Courtaud du collectif artistique Suffrage Atelier, 1912. (En bas g. à d.) Affiche de Cornelia Cassady-Davis de Cincinnati pour la campagne ‘Votes for Women’, 1912. The Bugler Girl de Caroline Watts pour une marche de la NUWSS le 13 juin 1908. Couverture du journal the Suffagist annoncant la ‘Susan B. Anthony Ammendment’ de 1920.


Un peu de conclusion Some final thoughts


Ce magnifique sigle SI communique depuis un siècle l’identité profonde du Soroptimist International, et ce de manière efficace. À travers les symboles issus du contexte historique de sa création, il transmet les valeurs et les objectifs de l’organisation qui sont grandement encore les nôtres aujourd’hui: compétences professionnelles, engagement, énergie, partage, lutte pour les droits des femmes, le droit à l’éducation des filles, pour l’égalité et solidarité internationale Il est chargé de symboles, de forces, et avant d’en changer, il faut être conscientes de tout cela. On peut moderniser comme l’on fait certaines marques connues tout en gardant l’essentiel, au risque sinon de perdre en signification et en cohésion, comme ce fut le cas par exemple de la «Royal Mail» qui devint «Consignia» pour redevenir… la Royal Mail ! Ainsi donc avant d’abandonner le sigle d’Anita Houtz Thompson, encore faut-il avoir une réflexion approfondie et envisager de le faire évoluer tout en conservant un lien avec le passé, avec notre passé de lutte pour la dignité, l’autonomie, la liberté et la solidarité avec toutes les femmes.

For a century this magnificent emblem has been communicating Soroptimist International’s identity very effectively. Using symbols connected to the historical context of its origins, it conveys the values and objectives of the organisation that remain unchanged to this today: professionalism, social responsibility, sharing, the promotion of education for girls, the struggle for women’s rights, equality and international solidarity. It is brimming with powerful symbols whose importance must be understood before any thought of abandoning them. An emblem can be modernised while retaining its main elements, in the way that numerous well-known brands have evolved over the years. Throwing everything away and starting again, however, can damage reputation and create confusion. As, for example, when Britain’s postal service famously spent a fortune changing its name from ‘Royal Mail’ to ‘Consignia’ only to reverse their decision two years later. Anita Houtz Thompson’s emblem provides us with a vital link to our past – a shared history of fighting for dignity, autonomy, freedom and solidarity among all women.


Contributeurs

Photos P. 5

Références bibliographiques Doughan, D. & Gordon, P. (2007) Women, Clubs and Associations in Britain. Routledge, London. Haywood, J. (1995). The History of Soroptimist International. Soroptimist International, Cambridge. Jung, C. G., von Franz, M-L., Henderson, J. L., Jacobi, J., & Jaffé, A. (1964). L’homme et ses symboles. R. Laffont, Paris. Kendrick, T.D. (1928) The Druids: A Study in Keltic Prehistory. Methuen & Co. Ltd., London. The emblem. (n.d.). Retrieved October 5, 2017, from http://www.si-founderregion.org/the-emblem.html


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