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PRINTEMPS • 2010

AUDACIEUXURBAININNOVANTDIFFÉRENTCONTEMPORAINCHICDÉCALÉPERCUTANTLYON

EGOLAREVUE

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PRINTEMPS

NUMÉRO SEPT

LYON – FRANCE

2010

• www.ego-larevue.com


éditorial

EGOLAREVUE, deux ans déjà ! Eh oui ! alors, on ne va pas bouder notre plaisir, on vous propose même de partager notre fierté. Deux ans que vous nous faites confiance, l’aventure se transforme doucement en croisière au long cours. Nous espérons bien naviguer encore longtemps avec vous pour vous offrir une véritable revue créée par des Lyonnais(es) pour les Lyonnais(es)… et autres si affinités. D’ailleurs, n’hésitez pas à nous signaler les nouveaux lieux, bons plans, portraits que vous aimeriez trouver dans la revue, nous sommes à votre écoute. Pour ce numéro de printemps, justement, nous vous invitons à la flânerie au bord de l’eau, à la découverte des berges qui animent maintenant le cœur des grandes métropoles européennes, à commencer par la ville aux deux fleuves. (oui, la Saône est une rivière, mais l’expression est consacrée.) Après ce long hiver, on a envie de croire aux beaux jours et aux petites fleurs. Caro et Marine nous guident dans les arcanes de la mode liberty, jeans, kaki et trendy, tandis que Didier Michalet et Karen Firdmann mettent en scène quelques précieuses pierres dans un univers fleuri, lui aussi, tendance Botticelli. Et pourquoi pas un week-end design à Milan en escapade printanière ? Pour rester lyonnais, notre sélection d’expo – les frères Van Velde, Ciesla – et de sorties musique, théâtre, poésie (et même marionnettes !) devrait vous surprendre et satisfaire votre curiosité. Enfin, côté resto, vous ne serez pas déçus, exercez-vous avec nos bonnes adresses avant d’attaquer le plan terrasses dans trois mois. C’est reparti pour une année 2010. Éloïse Girault

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SOM MAIRE air du temps

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Sous les berges, la plage (ou presque…) Canabae, ma cabane sur l’eau

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Géométrie et alchimie à Écully News EGOdéco

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intérieurs

cailloux des hauts et des bas

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Le juke-box de Marine Séance shopping de Caroline Production Didier Michalet C’est tout neuf

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Richard Gazarian, un sentier, plusieurs routes Thomas Accary, un As du volant Marie Lobbedez, sur les rails de la réussite Anne-Sophie Panseri. Et Dieu créa la femme… chef d’entreprise

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Une halte à la halle

88 90

L’Afrique c’est chic Milan. Viva design

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News gourmandes

embarquement immédiat gourmandises happy culture

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tête-à-tête

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MUR DU SON Les années 2000 L’étrange histoire de Benjamin Fincher… CADRE SUPÉRIEUR Éric Lacombe, l’art numérique ou l’infini des possibles Josef Ciesla Carte blanche à Valja MON LIbRAIRE M’A DIt La sélection printemps de la librairie Le Bal des Ardents

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ENtRE GUILLEMEtS Le luxe…

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NOtEZ, SORtEZ !

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dans les coulisses

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en bref

desperate lulu


© Desvigne Conseil – JP Restoy pour SPLA Lyon Confluence

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Sous les

berges, Estelle Coppens

Confluence vue du ciel.

Après avoir fait chambre à part pendant plusieurs décennies, les grandes villes se lancent à la reconquête des lits de leurs fleuves. Le phénomène est mondial : Paris, Londres, Zurich revalorisent leurs quais, flirtent avec leur cours d’eau. Et Lyon bien sûr qui, après avoir mis en valeur avec succès les berges du fougueux Rhône, se tourne à présent vers la romantique Saône. Petite navigation en eaux douces.

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© In Situ

la plage Les bas ports du Rhône vus d’en haut.

(ou presque…)

Longtemps les grandes villes ont boudé leurs fleuves, tumultueux et souvent imprévisibles. Aujourd’hui, l’heure de la réconciliation a sonné et c’est en grande pompe que celles-ci réinvestissent leurs rives. Aiguillées par le désir de développement durable de leurs administrés, les municipalités réfléchissent aux solutions pour laisser entrer davantage de nature dans leur giron. Les cours d’eau sont des lieux de nature par excellence, c’est pourquoi le renouveau de la ville se bâtit dans une large mesure autour d’eux.

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© In Situ

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Le site a été engazonné et planté de 400 arbres, 4 500 arbustes et 26 000 graminées, vivaces et bulbes.

Lyon illustre à merveille cette tendance avec les travaux entrepris dans le cadre du Confluent, des berges du Rhône, et désormais des rives de Saône. Mais la vague touche également Paris qui rêve de cocotiers et de farniente avec l’opération Paris Plages, Bordeaux dont l’ambitieux projet de réaménagement des berges de la Garonne vient de s’achever, Londres qui transforme les quais de la rive sud de la Tamise en vaste promenade culturelle, Zurich qui a basé son titre de ville jouissant de la meilleure qualité de vie du monde sur ses précieuses étendues d’eaux. Une question très actuelle La question du réaménagement des bords de fleuves est très actuelle. L’émergence de nouvelles fonctions urbaines liées aux loisirs, à la détente et au patrimoine n’est pas étrangère à un phénomène qui correspond certes à une envie de retour à la nature, mais aussi à la consécration de la ville décor. L’espace public pouvant être considéré comme l’indicateur par excellence du dynamisme d’une ville, les quais deviennent une vitrine idéale, un argument touristique de poids pour des métropoles qui affichent leur volonté de jouer dans la cour des grands

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au niveau européen, voire international. Car ces vastes entreprises de rénovation urbaine suscitent des dynamiques, créent un paysage attractif pour les promeneurs et profitent autant à l’habitat résidentiel qu’au secteur tertiaire. Elles redessinent le cœur des villes à un moment où l’expansion du bâti banlieusard et périurbain bat son plein. Économiquement et socialement, il s’agit donc d’une marge à grande valeur ajoutée dont il convient de tirer profit. Pourquoi les villes ont-elles tourné le dos aux fleuves ? Avant le xixe siècle, le contact avec le fleuve se faisait directement par la grève. Ce sont les crues synonymes d’inondation, de destruction et d’épidémies, qui ont conduit à l’édification de hauts murs appelés “murs perrés” afin d’endiguer les caprices des fleuves. Ces constructions rectilignes et verticales, aux vertus protectrices indéniables, ont cependant eu pour inconvénient de couper la ville : le fleuve a été prié de rester sagement en bas tandis qu’en haut, la cité vaquait à ses occupations. L’installation progressive d’infrastructures industrielles, portuaires, d’entrepôts accentue cette séparation. Petit à petit, une zone tampon s’est constituée qui a privé la ville des résidences et des commerces


© Archives municipales de Lyon

Les berges du Rhône offrent différents chemins pour marcheurs, rollers et vélos, des aires de jeux et de détente.

En haut, les ponts et les quais du Rhône vers 1900. Ci-contre, crue de la Saône de janvier 1910.

de ses bords de l’eau. Cela durera un siècle. Ces activités ont aujourd’hui reflué et le “tout à l’automobile” ne représente plus le modèle de développement des sociétés européennes : voilà une occasion rêvée pour se réapproprier l’espace fluvial. Les raisons d’une redécouverte “Cela correspond à l’évolution de nos sociétés, analyse Annie Tardivon, paysagiste à l’agence In Situ qui a travaillé sur le projet des Berges de Rhône. Après des décennies de réflexion axée sur l’aménagement urbain pour servir la voiture, notamment le long des fleuves, les pouvoirs publics cherchent désormais à réduire sa place en ville. La fin du boom automobile et la montée en puissance des questions environnementales font que l’on s’intéresse davantage à ces espaces qui sont des lieux de nature.” Pour Bernard Badon, conseiller technique de Gérard Collomb chargé de l’urbanisme, ce rapprochement tient également au fait que “la qualité des eaux s’est nettement améliorée, ce qui a permis au fleuve de reprendre valeur et attrait à plus d’un titre”.

© In Situ

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Une ville, deux fleuves, quatre rives Du fait de la richesse de sa géographie et de son histoire, la redécouverte des fronts d’eau constitue un impératif pour Lyon. Raymond Barre avait entamé la réflexion, Gérard Collomb lui a donné corps. L’aménagement des berges du Rhône est le grand chantier de son premier mandat. Facture : 44 millions d’euros. La fréquentation de ce haut lieu de balade dominicale parle d’elle-même : un franc succès. Ces “ramblas” à la lyonnaise, en version plus champêtre, s’étirant sur 5,4 kilomètres le long de la rive gauche, du parc de la Tête d’Or au nord à celui de Gerland au sud, ont rapidement été adoptées par les habitants. Les grincements de dents suivant l’annonce de la suppression des 1 800 places de stationnement sur les quais paraissent aujourd’hui bien lointains. Le site repose sur la polyvalence des usages et une végétation abondante qui, le temps passant, ne cesse de s’étoffer. La construction de pontons, d’estacades, facilite en divers endroits la balade au fil de l’eau et resserre les liens primitivement harmonieux entre fleuves et cités.

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© Grand Lyon

© Grand Lyon

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Photo de gauche, Quai Gillet. Entre l’île Barbe et la Confluence, la promenade au fil de l’eau se fera sans interruption sur 10 kilomètres, grâce à la construction de 1,7 kilomètre d’estacades sur la rive gauche de la Saône. Photo de droite, Quai Saint-Antoine sud. Pendant la durée des travaux du parc Saint-Antoine laquelle dépendra de l’ampleur des fouilles, une estacade sera aménagée pour permettre la liaison entre les bas ports.

Rives de Saône : après le Rhône, les retrouvailles continuent Avec les rives de Saône, Lyon poursuit les retrouvailles avec ses fleuves. Pour son deuxième mandat, le sénateur maire Gérard Collomb a décidé d’accorder la même attention à cet autre “fleuve” (une rivière en fait) emblématique de la capitale des Gaules, celui à partir duquel la cité s’est construite. Le programme demande encore à être précisé, la sélection des différents maîtres d’œuvre étant en cours, mais l’on sait déjà que la balade couvrira une bande de territoire plus importante que celle des quais de Rhône. La Saône dans toute sa traversée du Grand Lyon s’étire sur 50 kilomètres, rive droite et rive gauche confondues, quatorze communes et cinq arrondissements. On est donc loin des quelque cinq kilomètres aménagés des berges de Rhône bien que l’enveloppe budgétaire soit sensiblement identique. Autre différence, l’ambiance y sera plus bucolique. “Les deux cours d’eau n’ont pas les mêmes qualités”, explique Bernard Badon. “Le Rhône est rectiligne, ouvert, froid dans ses couleurs. La Saône est sinueuse, étroite et ses couleurs sont chaudes. Celle-ci se prête moins à un tracé droit, à la création d’espaces publics dégagés, mais mieux aux activités nautiques, qui y seront développées”. L’idée générale est de redonner accès aux rives dans de bonnes conditions grâce à des aménagements qui mettront en valeur ses qualités de rivière-paysage, son histoire et son architecture tout en préservant son caractère intimiste. Relier les différentes séquences les unes aux autres afin de créer une continuité de parcours, tel est le défi de ce nouveau chantier qui attend la ville. Printemps 2010 : les rives de Saône se refont une beauté Ce printemps, c’est en douceur que les rives de Saône amorcent leur mue à l’occasion de petites opérations de toilettage, d’embellissement et l’installation d’une signalétique, de tables et de bancs sur les cheminements existants. Plus globalement, l’objectif fixé pour le mandat est de finaliser la balade au bord de l’eau sans interruption sur 10 kilomètres, du nouveau quartier de la Confluence à l’Île Barbe. À cela s’ajoute une piste de 5 kilomètres comprise entre la promenade des Guinguettes de Rochetaillée et celle de Fontaine-sur-Saône, dans le Val de Saône. Pour réaliser cet objectif, quatorze sites vont être améliorés et 1,7 kilomètre d’estacades sera construit afin de contourner les obstacles et de combler les points de rupture.

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Adieu parc Saint-Antoine Le mode opératoire étant le même que pour les berges de Rhône – chasser les voitures en enterrant les parkings – le parc Saint-Antoine situé face au Vieux-Lyon vit ses derniers instants. C’est un verrou qu’il convient de faire sauter pour retrouver le bas port historique d’avant les stationnements. Au mois de mai, le maître d’œuvre de son successeur souterrain de 800 places sera connu. Sa construction sous le quai de Saône et la place d’Albon débutera en mars 2012. Au terme de travaux dont la durée est évaluée à quatre ans maximum, un autre chantier pourra démarrer : celui d’un nouvel espace public baptisé “les Terrasses de Lyon” qui offrira un sacré point de vue sur la colline de Fourvière, entre le pont de la Feuillée et le pont Bonaparte. La Saône sera ainsi harmonieusement reconnectée à la presqu’île. Quant au parking Saint-Jean, le même traitement lui sera réservé au prochain mandat. En attendant, le Vieux-Lyon soigne son entrée en scène : à la faveur de la réfection du palais de Justice, le Grand Lyon a prévu de réaménager le débouché de la passerelle du palais pour mieux le lier à l’esplanade des 24 colonnes. Marcher sur l’eau D’autres interventions sont prévues, notamment sur les sites des marches de Neuville et de la “loupe” d’Albigny-sur Saône en contact direct avec la rivière et pressentie comme pôle dédié aux activités nautiques. Quant à l’île Barbe, aux rives de Saint-Rambert et de Caluire, la restauration de l’ancienne écluse de Caluire est à l’ordre du jour. Les bas ports du quai Gillet font l’objet d’un projet d’envergure avec la création du pont Schuman et la réhabilitation du tunnel de la Croix-Rousse. À noter également que le secteur du pont Kitchener-Marchand, où passent des flots de voitures, doit être repensé au début de l’année prochaine. Cette promesse de flânerie dans la confidence verdoyante des lacets de la Saône, y compris à des endroits où les bas ports étaient jusque-là ensevelis sous les eaux, vaut bien qu’on lui consacre 40 millions d’euros, hors construction du parking Saint-Antoine, et que l’on patiente jusqu’à la fin de la première tranche des travaux, en 2014 si tout va bien.


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Panorama des quais d’Europe

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© Zürich-tourisme

© DR

© Thomas Sanson – Mairie de Bordeaux

© DR

Avec un linéaire important à la fois situé en plein centre-ville et au contact de l’eau de manière étroite, Lyon dispose d’un site exceptionnel. Mais d’autres villes, à leur manière, ont exploité le patrimoine fluvial avec leur topographie propre. Rapide étude comparée.

Miroir d’eau face à la place de la Bourse.

Tate Modern. Tate Modern Bridge.

La Limmat. Piscine publique Frauenbadi.

BORDEAUX, France

LONDRES, Angleterre

ZURICH, Suisse

Nouvelles berges de la Garonne : les Bordelais se remettent à l’eau

Les quais de la rive sud de la Tamise : la culture célébrée

Avec l’aménagement de ses quais, Bordeaux s’est transformée et s’anime désormais autour de son fleuve. Dix ans de travaux achevés en 2009 ont permis de reconquérir 4,5 kilomètres de quais et de reverdir 40 hectares en bordure de Garonne. Coût de l’opération : 110 millions d’euros. Le projet a été confié à Michel Corajoud qui a créé entre les façades et la Garonne plusieurs séquences distinctes aux ambiances contrastées : pelouses, parcs et jardins alternent avec des équipements ludiques. La ville s’est ainsi doté du plus grand miroir d’eau du monde, place de la Bourse. Auparavant, la zone requalifiée était devenue une semiautoroute urbaine et des grilles interdisaient tout accès aux berges.

L’exemple de Londres illustre bien la portée de tels projets à l’échelle de la ville. À l’est, la réhabilitation des Docklands, ancien centre portuaire, a débouché sur la création d’un nouveau centre, dernier quartier à la mode avec son métro aérien et sa Canary Wharf Tower. Quant à la rive sud de la Tamise, transformée en agréables promenades ponctuées d’endroits historiques et de panoramas sur la rive nord, elle est devenue un pôle culturel incontournable depuis son aménagement à l’occasion du millenium. Les salles de spectacles, de concerts, les musées dont la célèbre Tate Modern, une ancienne centrale thermique, y ont poussé comme des champignons.

Les quais de la Limmat et de la Sihl, les rives du lac de Zurich et leurs bains publics : vive les joies lacustres !

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La ville suisse est riche en étendues d’eau. Sur les rives de la Limmat et du lac de Zurich, les quais et les promenades déroulent leurs verdures bichonnées. Dans le Vieux Zurich, la municipalité a récemment remanié un kilomètre de balade le long de la rive ouest de la Limmat : la voiture est bannie et boutiques, restaurants et cafés se succèdent. Des piscines naturelles et des bains publics entourés de bâtiments en bois, sur pilotis, ont été aménagés au bord du lac et des rivières et l’on peut voir en plein centreville des baigneurs y plonger hardiment. Le soir, ces bains publics se transforment en bars à la programmation culturelle réjouissante.


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Photo et dessin © Tectus – Pierre Pessat

Canabae se composera de deux bâtiments amarrés au quai. Longs de 35 et 60 mètres et larges de 9 mètres, ils seront reliés entre eux par une passerelle.

Canabae Estelle Coppens

ma cabane sur l’eau

Dans un an, Lyon pourra s’enorgueillir de compter parmi sa batterie de grands hôtels une maison flottante sur le Rhône. On en rêvait, ils l’ont fait. Visite virtuelle. Le Rhône et la Saône n’en finissent pas de susciter des projets qui font des remous. Lyon se remet à oser, à innover même. Loués soient les fleuves par qui le changement se matérialise, qui décomplexent les imaginations de la cité. Au printemps 2011, la capitale des Gaules deviendra ainsi la première ville française et l’une des toutes premières au monde où il sera possible de passer une nuit sur l’eau dans une maison installée sur barge. Nom de code du projet : Canabae. Genre : nouveau. Programme : hôtel urbain flottant sur le Rhône face au quai Gailleton, dans le 2e arrondissement. Profil : haut de gamme anti bling bling à environ 160 euros la chambre. L’idée vient d’un tandem d’entrepreneurs lyonnais, Philippe Bleicher et Catherine Laurent. Le premier, associé à l’entreprise O’CD depuis ses débuts, a également été à la tête d’une société d’organisation de salons dans le tourisme. Catherine Laurent a pour sa part occupé des fonctions de directrice commerciale au sein d’importants groupes de presse. “Nous ne sommes pas issus du monde de l’hôtellerie. Nous avions envie de participer à l’essor de notre ville autour de l’idée du partage mais en proposant quelque chose d’extraordinaire.” Sur papier, Canabae s’écarte non seulement du plancher des vaches mais aussi des sentiers battus. Le triptyque : une localisation en plein centre, un lieu qui flotte sans être un bateau grâce à un assemblage de caissons indépendants reliés les uns aux autres par une structure métallique et une architecture contemporaine.

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Le cabinet d’architectes lyonnais Tectus-Pierre Pessat s’est vu confier la conception du bâtiment dont la construction doit débuter cet été. Le Grand Lyon et les Voies navigables de France se sont montrés enthousiastes devant l’originalité d’une entreprise à laquelle ils se sont rapidement ralliés. Une fois achevé, Canabae, appellation romaine du quartier sud de la presqu’île, se déploiera sur une surface de 900 mètres carrés avec jardin flottant. Les occupants pourront choisir parmi quatorze véritables chambres de 25 mètres carrés. L’allure générale sera sobre “plus proche du cistercien que du baroque”, plaisante P. Bleicher. Les matériaux – zinc, verre et bois – sauront cacher une robustesse apte à encaisser les éventuels chocs avec des troncs d’arbres charriés par les courants. Quant au niveau de confort, il s’apparentera à celui d’un quatre étoiles mais dans un esprit de convivialité plus proche de celui d’une maison d’hôte que d’un hôtel classique. “Nous ne sommes pas à la recherche de prestations type mais d’une ambiance”, souligne Philppe Bleicher. “Ce que nous voulons mettre en scène c’est le fleuve qui coule au bout de la chambre.” À côté de ses fonctions de logement, l’hôtel du fleuve fera aussi office de résidence destinée à accueillir une foule bigarrée de plasticiens, photographes, sociologues, ingénieurs travaillant sur le thème de l’eau. Chaque chambre, à sa manière, abordera d’ailleurs la question de la préservation de cette ressource vitale. Rendez-vous dans un an pour découvrir ce vaisseau de 2,8 millions d’euros que l’on devine déjà anti vague à l’âme.


Jeux subtils de géométrie, de découpes et de lumière du côté d’Écully pour une maison contemporaine qui cache une douceur de vivre aux accents de farniente – terrasses, colonnades et ensoleillement maximal – origines espagnoles de l’architecte obligent. Visite des lieux.

Géométrie et alchimie à Écully Estelle Coppens • Photos Erik Saillet


intérieurs

L e salon s’ouvre sur deux terrasses : la plus grande et la plus exposée aux rayons du soleil est située côté sud-ouest ; ci-contre le patio qui communique avec le reste du terrain par le haut, plus intime et plus frais, logé sur le flanc sud-est.

Une jeune famille a retenu l’atelier d’architectes Vera & Barrand pour construire la maison de ses rêves sur un terrain tout en longueur et joliment arboré d’Écully. En acceptant la règle du jeu suivante : laisser carte blanche à ce dernier qui défend une vision contemporaine et minimaliste de l’architecture, “simple mais pas simpliste”. Question influences, Stéphane Vera cite l’architecte portugais Alvaro Siza pour son rapport à la matière, la manière d’organiser le bâti, le souci constant apporté à des détails rendus imperceptibles. “J’aime travailler des matériaux nobles de manière traditionnelle mais transposés dans un contexte contemporain.” Cela tombe bien, c’était précisément la demande des propriétaires.

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intérieurs

01. 02. L’espace de vie composé de la cuisine, de la salle à manger et du salon qui occupe le rez-de-chaussée se caractérise par l’absence de cloisons. Seul l’îlot central de la cuisine ponctue les lieux. 

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03. Les stores à lames persiennés proposent une relecture de la jalousie lyonnaise et permettent de ramener de la lumière jusqu’au cœur de la maison, en la ciselant au passage.  04. L’escalier et son garde-fou transparent qui joue les prolongations pour devenir le garde-fou de la mezzanine bureau située en demi-niveau. La polyvalence des éléments est une idée chère aux concepteurs du bâtiment.

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01. 02. L’emplacement de la piscine a été retenu pour sa bonne exposition. Le volume en porte-à-faux qui avance vers celle-ci dessine comme un œil à la maison et rend ainsi possible les échanges entre eux. À noter que toutes les façades de la maison sont dotées d’ouvertures sur l’extérieur. 03. Les parties blanches de la façade portent un enduit hydraulique à base de chaux très fin dont le fini velouté accroche mieux la lumière que les enduits industriels. L’encorbellement en pierre Cenia à l’angle de la façade, réalisé dans la continuité de l’enduit, emprunte des teintes différentes selon la météo.

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intérieurs

04 05 04. Le choix de l’implantation de la maison a été dicté par le caractère légèrement en pente du terrain et par la recherche d’un ensoleillement optimal. La façade sud-ouest est rythmée par une série de colonnades. Toutes les ouvertures, positionnées en fonction des vis-à-vis, offrent des vues traversantes sur le jardin. Les baies ont une hauteur de 2,50 mètres. La suite parentale semi-enterrée aménagée dans le prolongement de l’espace de vie promet tranquillité, les trois chambres se trouvant à l’étage. 05. De nuit, la maison lève le voile sur une vie intérieure riche en couleurs qui tranche avec le règne du blanc et du gris des façades. On peut observer l’important travail de cadrage et l’exploitation de la dualité des perceptions entre intérieur et extérieur. De jour et vu de l’extérieur, le bâtiment paraît massif, assez fermé. De l’intérieur, c’est tout le contraire : l’espace est baigné de lumière et l’on ne perçoit qu’une seule et immense baie sur laquelle le regard glisse sans rencontrer d’obstacle.

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intérieurs

Y’a plus K’A Spécialiste en décoration d’intérieure et sur mesure depuis plus de 20 ans, la marque espagnole KA International propose une nouvelle collection 2010 mariant différents univers et jouant avec les époques : ligne Watercolors bucolique pour les plus romantiques, Art Nouveau élégante et sophistiquée ou Opéra dans un esprit boudoir. Si vous cherchez un intérieur moderne, tournez-vous vers le style Urban Cool, plus contemporain ou encore vers un effet “nude” très tendance. Et pour se donner une idée du résultat, on peut faire une simulation sur le site internet et jouer avec les combinaisons de mobilier, tissus et matières.

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KA International 51-53, cours de la Liberté • Lyon 3e • Tél. 04 78 71 19 10

News Estelle Coppens • Fanny Pincanon

Ça twist chez Twig 7

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Envie de faire une virée dans le Swinging London, de plonger dans les Années Disco ou de revenir dans les “fifties” ? Une seule direction : Twig 7. Cette boutique de mobilier et déco vintage recèle de trésors pour toutes les bourses, de 5 à 2 500 euros, griffés ou non, et tous plus insolites les uns que les autres. Les lampes et les lustres se comptent par dizaines, mais notre choix se porte sur les tasses orange et les chaises en plastique rouge psychédéliques. C’est alors qu’un fauteuil en moumoute nous fait de l’œil ! Il paraît même qu’une chaise longue de Le Corbusier se cache derrière les vinyles des Beatles mais chut ! Twig 7 124, montée de la Grande-Côte • Lyon 1er • Tél. 04 78 39 06 56

Hurluberlus

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Pitaya est un studio de création design créé par Arnaud Giroud et David Lesort, deux amis légèrement siphonnés du bocal ! Un fauteuil déguisé en prisme géant, des tablettes de chocolat représentant les sept pêchés capitaux ou encore une suspension en forme d’ampoule brisée, on peut dire que nos compères ont de l’imagination à revendre et des idées plein les baskets ! Ils ont d’ailleurs été récompensés par la Griffe lyonnaise “Jeune talent” en décembre dernier. Et quand ils ne sont pas occupés à créer des objets farfelus, les designers jouent avec la lumière en concevant des installations purement artistiques ou en proposant aux collectivités des décorations sur mesure.

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Pitaya 19, rue de la Gare • Lyon 9e • Tél. 04 78 28 54 99


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Changement de décor Ni classique ni contemporain : “intemporel, mais toujours avec une note actuelle”. C’est ainsi que Marie Canzano qualifie le style de sa boutique éponyme qui abrite du mobilier, des luminaires, des objets de décoration et un vaste choix d’éditeurs de tissus et de papiers peints. Le départ du commerce voisin a permis à la décoratrice d’adjoindre un nouvel espace de 50 mètres carrés à la surface initiale de son magasin. La sélection de meubles et les tapis Limited peuvent désormais s’y exprimer en toute liberté. Côté marques, les nouvelles recrues s’appellent JNL, First Time et Andrew Martin. “De plus en plus, je m’attache à proposer des produits que l’on voit peu ailleurs dans la ville”, souligne-t-elle. À noter que l’adresse réalise également des chantiers en sa qualité de conseil en décoration et agencement intérieur.

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Marie Canzano 12 & 13, place Maréchal-Lyautey • Lyon 6e • Tél. 04 78 24 03 04

Zen attitude Chez Scènes d’intérieur, l’harmonie règne en maître absolu. Ici, tout est fait pour que le client de passage se sente bien, musique douce, odeur de bougies parfumées… L’envie de déambuler parmi les différents espaces est irrésistible. La sélection de meubles en chêne massif, les canapés d’angle ou encore les luminaires sont à la fois contemporains et intemporels, dans des lignes pures, loin des modes éphémères. Le coin épicerie regorge d’idées cadeaux avec les infusions Quai Sud aux parfums insolites “Violette in Love”, “Agrume Chic” ou les boîtes de thé Mariage Frères. Coup de cœur pour les poupées japonaises Kimmidoll à offrir ou s’offrir. Scènes d’intérieur 101, avenue des Frères-Lumière • Lyon 8e • Tél. 04 78 09 79 74


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Un peu de poésie dans ce monde de brutes C’est à l’écart des circuits que Marie-Cécile a choisi de poser son petit monde d’objets rétro et poétiques pour femmes et pour enfants. “Un lieu régressif où les adultes se retrouvent”, précise le capitaine à bord qui aime retenir des créateurs “qui prennent le temps de bien faire les choses”. Au rayon décoration, les coussins en forme d’étoile ou de nuage de Ah quel plaisir ! et les luminaires faits main de Céline Saby mettent l’imaginaire sur orbite. Côté accessoires de mode, les bijoux plume Titlee et les hypnotisantes pochettes Nat et Nin se partagent notamment l’affiche. Pour les petits, les bavoirs de Haciendo el Indio, les gigoteuses de Lalé entonnent un refrain tout léger. Une adresse pleine de douceurs. DR

L’instant poétique 129, boulevard de la Croix-Rousse • Lyon 4e • Tél. 04 78 98 66 45

Home sweet home Née d’une envie de deux copines, la boutique de déco Mathûvû Home se double également d’un showroom créateurs avec l’idée de mettre en lumière de jeunes designers lyonnais ou européens. Dans un espace aux allures d’appartement, différents univers autour de l’enfant, la femme, l’art de la table et le salon se mélangent et s’assemblent dans un tout coloré et ludique. On craque pour les aimants poétiques et rigolos de Sophie Janière que vont adorer les petits, mais aussi pour le canapé rose Missana, marque espagnole, les coussins personnalisés Kmouche et la lampe en bois flotté de Caoa, créatrice lyonnaise. Mathûvû Home 43, rue de la Charité • Lyon 2e • Tél. 04 78 60 36 69 www.mathuvu.fr

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Un bazar très bon enfant Coralie Hébert a viré sa cuti et dit au revoir à sa carrière dans le marketing agroalimentaire pour créer un bazar plein de coquetterie et se rapprocher du monde de l’enfance. Dans un univers pétaradant de couleurs, les jouets malins (casse-tête, kits créatifs à colorier, à tamponner, jeu de cartes) de Djéco chahutent en compagnie des cahiers, carnets de coloriages et autres pépites de La marelle. Les pyjamas et tuniques pour enfants et adultes de chez La fiancée du Mékong ou les kimonos estampillés Le Baobab se livrent quant à eux à une bataille d’imprimés. Les accessoires de décoration trouvent également leur place aux côtés du peuple des doudous. Une mine d’idées cadeaux ou pour améliorer le quotidien. Capucines Bazar 16, rue d’Austerlitz • Lyon 4e • Tél. 04 72 07 77 25

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Galerie Egregore : le souffle de l’art Nouvelle arrivée du côté de la rue Auguste-Comte qui ne cesse d’affûter son profil d’artère spécialisée dans l’art : “C’est une rue mythique à Lyon, un peu l’équivalent de la rue de Seine, à Paris”, confirme Valérie Taliercio qui, avec René Bouchacourt, forme le tandem à l’origine de la galerie Egregore. Ils ont conçu les lieux “comme un loft où se marient des styles divers qui trouvent leur harmonie”. La galerie, composée de deux salles, met en scène des peintures et des sculptures contemporaines, où la couleur joue souvent les premiers rôles. Tous les trimestres, des expositions sont organisées. Dix jours durant, elles mettent en avant le travail de l’un des vingt-deux artistes permanents – des Français, Italiens, Espagnols… Marie Schem y était mise à l’honneur du 18 au 27 mars 2010.

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Galerie Egregore 70, rue Auguste-Comte • Lyon 2e • Tél. 04 72 40 29 73

Savoir commander Meljac c’est l’histoire d’une petite entreprise artisanale dont l’idée de remettre au goût du jour les interrupteurs en métal a porté ses fruits. Aujourd’hui, la maison s’est diversifiée et dispose de plusieurs points de vente, dont un lyonnais. Sa spécialité : embellir les éléments fonctionnels de la domotique, pas toujours très esthétiques, et les présenter comme objets de décoration à part entière. Le contrôle de toute la chaîne de production lui permet en effet de créer des formats spéciaux et de répondre à des demandes sur mesure. Interrupteurs, prises électriques, téléphoniques, bouton sonnette, thermostat, commandes de stores, de climatisation, plaques d’ascenseur, interphones, se parent ainsi d’un esprit design où le détail est roi. Meljac 5, rue Charles-Dullin • Lyon 2e • Tél. 04 78 38 37 72


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04 01. Lampe Flos, Orosa 02. Cache-pots Antoine et Lili 03. Chaise extérieur/intérieur Moooi, If Décoration Contemporaine 04. Dessous de plat Matière Grise, Ioma 05. Canards Present Time, Downtown Market 06. Excellent distributeur de moutarde, OCBO homefooddesign 07. Fauteuil Artifort, Orosa 08. Chien Ditorso, Divorce 06 05

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01. Table basse Movi par Tinto Meubles, Galerie Mo 02. Mouton Peter Kraft, OCBO homephilosophy

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03. Lampe Flos, If Décoration Contemporaine 04. Lampe Hervé Mat&Jewski, OCBO homephilosophy 05. Vase La tête au cube, Downtown Market 06. Cahiers hyper pratiques Storage. it, Divorce 07. Fauteuil Clarin Tinto Meubles, Galerie Mo EGOLAREVUE

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09. Pouf en céramique et maille inox Le Labo, Toscane e

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08. Chaise Kid Fermob, Ioma EGOLAREVUE

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05 01. L  ampadaire MGX, Toscane 02. I Tam-tam, Orosa 03. Tabouret Ray et Charles Eames, If Décoration Contemporaine 04. L  ampe “Blob”, Rosetti Light, Galerie Mo 06

05. Tasses Pylones, OCBO homefooddesign 06. Plat à gratin Eva Solo, Ioma 07. E  xcellente Lampe Moooi, If Décoration Contemporaine 08. Râpe Pylones, OCBO homefooddesign 09. F  auteuil Charles Eames, If Décoration Contemporaine

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Précieuses pierres Photos Studio Didier Michalet & Karen Firdmann Stylisme Caroline Schwartz Maquillage Adeline Raffin Coiffure Rachel pour Jack Holt coiffeur créateur Mannequin Julie B. chez Glady’s

Gauche Bague poire Morganite et quartz fumé + bague or rose, kumzite et diamants, le tout chez Ugo Cesare. Robe Hôtel Particulier. Droite Bague breloque nacre, perle et diamants chez Ugo Cesare. Robe Hôtel Particulier.

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Ci-dessus Bagues Pomellato or et topaze bleue, topaze incolore, lemon quartz et améthyste chez Fabienne Geliot. Chemise Miu Miu chez As it Is. Ci-contre Bracelet et collier Tutti Fruti en or blanc, diamants et pierres semi-précieuses Tellor. Robe bustier Maje, chaussures Stuart Weitzman chez Glitter. Page suivante Collier chaîne or rose, quartz rose et améthyste. Boucles d’oreilles chaînes or et quartz fumé, le tout Beaumont et Finet. Robe Vanessa Bruno chez As It Is.

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01. C  ompensées et pochette Yves Saint Laurent, Pas de Printemps pour Marnie 02. Pochette Diesel 03. Ballerines Mellow Yellow, Papaï 04. T-shirt Sarah Wayne, Downtown Market 05. Bottes brodées Mexicana, Pop Shoes 06. Sonia Rykiel chez Magazine 07. Chapeau de paille Replay, Street Connexion 08. Escarpins Marc Jacobs, As It Is 09. Boucles d’oreille Gens du sud, La Mûre Favorite 10. Blouson en python Joseph, Marie-Grâce Franco 11. T-shirt I Collezioni 12. Jeans Marithé+François Girbaud, Papaï 13. Bourse en cuir Campomaggi, Pop Shoes 14. Bruno Frisoni, Pas de Printemps pour Marnie 15. Manteau Miu-Miu, As It Is 16. Escarpins Larare, Glitter 17. Blouson en cuir CTRL YOU, As It Is


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01. Derbies nacrées Diesel 02. Sac Miu-Miu, As It Is 03. Ballerines Marc by Marc Jacobs, Pas de Printemps pour Marnie 04. Bottes UGG, Catherine Lafon 05. Sandales compensées, Pop Shoes 06. Sandales en daim Grey Mer, Glitter 07. Downtown Market 08. Sabots fourrés UGG, Catherine Lafon 15

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09. Street Connexion 10. Sac Jérôme Dreyfuss, Marie-Grâce Franco 11. Sandales Barbara Bui, Graphiti 12. Blouson Barbara Bui, Graphiti 13. Porte-clés La Mûre Favorite 14. Veste Moschino, I Collezioni 15. Tennis en cuir Ferragamo, Serendipity 16. Escarpins plateau Ferragamo, Serendipity

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Sabots à talons en bois pour les plus IN ! 01. Chanel. 02. Free Lance • 14, rue Gasparin • Lyon 2e Chapeaux de paille pour les grands et les petits. On n’attend pas la plage, on le porte en ville. 03. Sinéquanone • 54, rue Édouard-Herriot • Lyon 2e 04. Paul & Joe Little sur www.littlefashiongallery.com 05. City chic de Garmin c’est un GPS qui permet aussi de télécharger un carnet d’adresses de lieux fashion, boutiques, restos, spa, etc. Discret et raffiné, il vous guide même quand vous êtes à pieds. En vente à la Fnac • 85, rue de la République • Lyon 2e 06. L’élégance jusqu’au bout des ongles… Assortissez votre ordinateur portable à votre vernis à ongles grâce à la collaboration OPI et Dell. Dell sort deux mini-ordinateurs portables sur lesquels il est possible d’apposer 26 teintes des vernis OPI. En vente en France très prochainement sur le site www.dell.com 07. Palaces contemporains, hôtels de charme, grandes tables, bars à vins, galeries d’art, spas, magasins de mode… Fidèle à ses partis pris d’originalité, le City Guide Louis Vuitton mêle valeurs sûres et nouveautés. La collection 2010 fait escale à Londres, Los Angeles et Rome et l’édition européenne ajoute huit nouvelles destinations. Louis Vuitton • 94, rue Édouard-Herriot • Lyon 2e 08. Bijoux, ceintures... Des nœuds de partout. Bracelet Rebecca Bokanowski chez la Mûre Favorite • 19, cours Francklin-Roosvelt • Lyon 6 e Seconde peau… 09. Bérénice • 25, rue de Brest • Lyon 2e 10. Zapa • 49, rue Édouard-Herriot • Lyon 2e 11. Collaboration Veja/Bonpoint pour des tennis aux tons pastels en coton biologique • Bonpoint • 5, rue Émile-Zola • Lyon 2e Denim délavé version “fifi” : volants, manches ballons… So cute. 12. Maje • 18, avenue de Saxe • Lyon 6 e 13. Sandro • 21, rue de Brest • Lyon 1er Sur tous les podiums… c’est le grand retour du kaki et du treillis. 14. Comptoir des Cotonniers • 27, rue de Brest • Lyon 2e 15. Balmain 16. Le ventilateur réinventé par Dyson, le Air Multiplier. Sans pales ni flux d’air discontinu, cette symbiose de pure technologie et de design est bien plus qu’un simple ventilateur, c’est un véritable amplificateur d’air qui diffuse de l’air chaud ou froid de façon homogène selon qu’il est placé devant un radiateur ou une fenêtre. En vente dans les magasins spécialisés.

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2009 L’été y chic. hipp té 2010 ue était ps-é antiq ntem e et rom i r p ! Ce oliqu chic… s buc d même me Chic. u l p sera quan Bohè berty mais e est au gueur. Li c ri e. ndan x de out genr La te s florau t n r i e a imé urs an cl Impr utres fle du je relles, c a e t v e natu rier a À ma matières hia, s p ou de pe lin, ra ty . c t e

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01. Bensimon • 8, rue Auguste-Comte • Lyon 2e 02. “The Garden Collection”, collection florale en matières biologiques recyclées. H&M • 31, rue de la République • Lyon 2e 03. Collection “Give me Liberty” créée en collaboration avec Liberty of London. MAC • 89, rue Édouard-Herriot • Lyon 2e 04. Après le serre-tête bijoux place au bijou de tête. Liberty is my religion sur le site d’Elsa, jeune Lyonnaise qui propose une sélection de bijoux ultra-branchée. www.lestrouvaillesdelsa.fr 05. Grande nouvelle pour les “fashion mums”… Isabel Marant lance une ligne enfant disponible sur le site www.smallable.fr 06. Havaianas by Paul & Joe chez As it Is • 3, rue des Quatre-Chapeaux • Lyon 2e 07. Sac blanc de rigueur. Lancel • 81, rue Édouard-Herriot • Lyon 2e La marinière fait désormais partie de nos basiques, cet été on retrouve la fameuse rayure en combi-short ou maillots de bain, ça change du tee-shirt… Même votre chien y a droit ! 08. Gat Rimon chez Kaktus • 39, rue de la République • Lyon 2e 09. Maillot de bain Pin up chez Tazia • 102, rue Édouard-Herriot • Lyon 2e 10. Bonchienbonchien au Village des Créateurs • 19, rue René-Leynaud • Passage Thiaffait • Lyon 1er 11. Tommy Hilfiger s’est associé avec la Keith Haring Foundation qui soutient des organismes de recherche et de soins contre le SIDA, pour une collection Footwear en édition limitée, qui regroupe baskets et bottes de pluie pour homme, femme et enfant, en avant-première mondiale chez Colette et en vente sur le e-shop Colette www.colette.fr 12. Le premier doudou-veilleuse en coton bio-équitable par Papili chez Vert Éveil • 24, rue Tronchet • Lyon 6 e 13. Voyage d’Hermès, la nouvelle fragrance mixte, boisée, fraîche et musquée de la maison Hermès • 96, rue Édouard-Herriot • Lyon 2e 14. Les solaires cultes des années 80 “Grace Jones” revisitées par Alain Mikli chez Regards croisés • 50, rue Édouard-Herriot • Lyon 2e

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Photos Studio Didier Michalet & Karen Firdmann • Stylisme Caroline Schwartz • Maquillage Adeline Raffin • Coiffure Rachelle pour Jack Holt • Mannequin Julie B. chez Glady’s Ensemble Maje, sandales D&G chez Magazine, culotte Lise Charmel chez Cupidon

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Page de gauche, robe Frederic Alzra. Ici, robe Hôtel particulier, serre-tête Claire’s

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Page de gauche, robe See By Chloé chez Magazine Ici, robe Barbara Bui, collier Hélène Zubeldia, le tout chez Gaphiti femme, sandales Yves Saint Laurent chez Pas de Printemps pour Marnie


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c’est tout neuf Estelle Coppens • Fanny Pincanon

De l’inédit chez 10e Arrondissement

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Plus qu’une simple shop de vêtements, 10e Arrondissement, boutique cachée rue des Augustins, propose aussi un coin salon cosy et un espace d’expo, histoire de réunir tous les acteurs de la création autour d’un café. Côté Mode, de l’exclu et rien que de l’exclu. Les hommes pourront dénicher les marques Commune de Paris, Acne, Surface To Air ou Shipley & Halmos, nouvelle griffe new-yorkaise qui va faire un tabac. Quant aux femmes, elles craqueront pour Bérangère Claire et sa collection à l’esprit très “british” ainsi que pour les petites robes et blouses pastel de la marque Cacharel, grande nouveauté de cette saison. 10e Arrondissement 13, rue des Augustins • Lyon 2e • Tél. 09 50 10 46 94

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Balthasard.com, le concept store en ligne Créé par un Lyonnais, il y a un peu plus d’un an, Balthasard.com, boutique en ligne de mode, design et art sert de vitrine aux jeunes créateurs lyonnais, européens et aux artistes indépendants. L’idée est de flairer les must have de demain avec comme seuls mots d’ordre : nouveauté et branchitude. Parmi la sélection inédite et très pointue d’objets, vêtements et accessoires en tout genre, on craque pour Monsieur Dam et sa collection ultra féminine de robes en popeline de coton et cravates/nœuds papillons ainsi que pour les confitures O’Tendances déguisées en tubes de peinture. L’ouverture d’un concept store serait d’ailleurs en préparation, affaire à suivre… www.balthasard.com

Au soleil… Le Plagiste, comme son nom l’indique, sent bon l’été et le sable chaud. Cette marque de chaussures pour hommes et femmes, créée par Pascal Roy en 2000, revient après deux longues années d’absence. L’idée du designer est de proposer des modèles très “français”, ludiques et décalés qui revisitent le passé. C’est d’ailleurs avec un plaisir non dissimulé qu’on troque nos grosses bottes de l’hiver dernier pour des ballerines, derbies, mocassins ou sandales en cuir légères. Les coloris dans les tons de bleu, ocre, blanc cassé ou marron rappellent l’île de Ré, lieu de fabrication. À Lyon, Le Plagiste est vendu chez Shoez Gallery, Eso et IK.

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Le Plagiste www.leplagiste.com


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c’est tout neuf Mécanique de précision C’est l’histoire d’une réussite personnelle hors pair dans la haute horlogerie fondée sur l’intuition, le travail et l’audace, matérialisée par l’ouverture toute fraîche d’une adresse de 200 mètres carrés en plein cœur de Londres. Celle de Walter Ronchetti. C’est en cavalier seul que cet ancien étudiant en architecture s’est lancé dans l’aventure de l’horlogerie de luxe, il y a dix ans, avec la création de sa propre marque, Kronometry 1999. Aujourd’hui, il est à la tête d’un réseau de dix boutiques, dont sept boutiques multimarques, présentant chacune une vingtaine de marques – Jaquet Droz, Hublot, DeWitt, Franck Muller, Audemars Piguet, Bell & Ross. Toujours dans des lieux prestigieux : Cannes, Paris, Monaco, Saint-Tropez, Courchevel, Londres… La philosophie du maître de la maison, qui offre à ses collaborateurs des formations horlogères dans d’augustes manufactures suisses, porte ses fruits : “Nous ne sommes pas là pour vendre des montres, mais pour donner envie aux clients d’en acheter”. DR

Kronometry 1999 27, rue Gasparin • Lyon 2e • Tél. 04 78 37 31 92

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9e édition du Marché de la Mode Vintage À vos agendas ! Le Marché de la Mode Vintage, rendez-vous incontournable des fashionistas lyonnaises, revient pour une nouvelle édition les 29 et 30 mai 2010, sur l’ancien site du marché de gros de Perrache. Alors on enfile sa plus jolie robe liberty et ses lunettes en acétate rose histoire de remporter le concours du meilleur look récompensé par un “week-end de star”. Au programme plus de 300 exposants venus du monde entier et toujours plus d’animations : l’incontournable défilé organisé par l’école Esmod, la caravane du magazine WAD, une expo d’affiches des Galeries Lafayette, initiation aux danses rétro (swing, claquettes, rock et disco), performances artistiques… www.marchedemodevintage.com

Une mode bien rythmée

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Voilà un chouette multimarque comme sait si bien les concocter Nathalie Tomolillo qui en a déjà d’autres à son actif. Pour cette nouvelle adresse, cette dernière a choisi une recette mêlant 90 % de chaussures homme, femme et enfant et 10 % d’accessoires de mode. Prenez les chaussures Alberto Fermani, Chie Mihara, Castener, Gaia d’Este… Ajoutez une touche de maroquinerie, à savoir la collection d’Abaco quasiment in extenso. Agrémentez de petites griffes peu diffusées, plutôt bohèmes et bien dans leur époque : Swildens et Charlie Joe. Présentez le tout dans un espace de 300 mètres carrés aux jolis volumes habillés de meubles chinés – fauteuils, tables et même un piano – et de parquets patinés. Et la mayonnaise prend immédiatement. Pop & Shoes 6, rue Chavanne • Lyon 1er • Tél. 04 78 61 10 07

À peine a-t-on poussé la porte de ce nouveau spa urbain qu’on se sent déjà plus détendu. L’espace contemporain et lumineux est en effet un remède anti-stress à lui seul : pierres dorées apparentes, parquet de bois clair et murs immaculés. On respire. Il se divise en trois parties : une boutique, un charmant salon de thé consacré à la maison Betjeman & Barton. Quant aux protocoles de soin Terraké inspirés de la naissance monde et aux différents modelages (hawaïen lomi lomi, californien, suédois, abhyanga et réflexologie plantaire), ils sont dispensés dans les cabines situées au calme, en sous-sol. Une adresse qui ne manque pas de charme, à glisser dans son parcours des indispensables du cocooning. Spa Saint-Jean 31, rue du Bœuf • Lyon 5e • Tél. 04 78 37 88 40

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Nouvelle source de bien-être


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Avoir de bonnes bases Cette petite marque de basiques avec un supplément d’âme, bien française comme son nom ne l’indique pas, fait de plus en plus entendre sa petite musique dans les vestiaires des femmes et, désormais, des hommes aussi. American Vintage s’est récemment installé à Lyon dans la chic rue Émile-Zola. La boutique, une bulle vitrée percée par des troncs d’arbre, présente les collections in extenso. D’humeur citadine et sport chic, celles-ci se déclinent dans des tons inspirés de la nature qui ont fait le succès de ces vêtements tout confort : émeraude, iris, ardoise, bleuet, pétale, granit, moka.

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American Vintage 11, rue Émile-Zola • Lyon 2e • Tél. 04 78 03 09 83

Voyage dans le temps Le placard de votre mère ou de votre aïeule ne suffit pas à combler vos envies de voyages dans le temps vestimentaire ? Vous peinez à mettre au point une silhouette d’enfer pour la dernière fête à thème de Béné ? Midinette vintage est là. Cette petite boutique du passage Thiaffait a le chic pour célébrer l’imprimé floral ou psychédélique, la robe trapèze, l’orange ou encore les épaulettes. Cécile se charge de dénicher tout l’attirail de la jolie poupée rétro en convoquant l’essentiel des années 60, 70 et 80 : vêtements, sacs, bijoux et chaussures. Détail malin : il est possible de louer une tenue pour 48 heures. Compter entre 30 et 75 euros selon le nombre d’articles choisis.

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Midinette Vintage Passage Thiaffait • 19, rue René-Leynaud • Lyon 1er • Tél. 06 20 50 11 27

Tandem On connaissait déjà la boutique Sesto et ses chemises pour hommes de fabrication italienne, à la coupe impeccable. Et bien, les dames peuvent ranger leur jalousie au placard car l’enseigne a lancé une toute nouvelle collection femme printemps-été. On y retrouve la marque Caliban, best-seller de la boutique qui propose des chemises gansées, cintrées et au tombé parfait. En soie ou en coton, unies dans des tons pastel ou des imprimés colorés très frais, le choix est cornélien ! On craque pour les cols jabots, les motifs style “Liberty” et les petits détails : finitions travaillées au niveau des manches ou boutons bijoux. Une bonne raison d’aller faire son shopping à deux !

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Sesto 14, cours Franklin-Roosevelt • Lyon 6e • Tél. 04 78 65 09 16

Et de Trois !

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L’enseigne de déco design ÔC’BO continue de faire des petits et ouvre une troisième adresse, dans le 6e arrondissement, son quartier de prédilection. Cette nouvelle boutique sous-titrée “Sense Gallery” propose un voyage des sens et un univers autour du design végétal, que ce soit dans la forme des produits ou leur matière : fleurs artificielles du créateur Hervé Gambs, sacs tressés du Mexique, meubles en bois flotté, vases de la marque Spilt, mobilier de jardin… Et en complément, une partie senteurs avec les bougies parfumées Voluspa.

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ÔC’BO Sense Gallery 23, cours Franklin-Roosevelt • Lyon 6e • Tél. 04 37 43 10 76


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Ça pulse chez Nodus !

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Exit la morosité de l’hiver et son allure triste, grisonnante, et place à la couleur ! Nodus, créateur de chemises et cravates haut de gamme depuis plus de quinze ans, propose une nouvelle collection printemps-été romantique et empreinte de légèreté par le choix de ses motifs fleuris printaniers et de ses matières fluides et légères : voile de coton, lin ou jersey. Deux lignes de chemises : Arte (classique) et Stricto Sensu (tendance) qui séduiront des hommes élégants, modernes et bien dans leur époque, dans un style “masculin latin” propre à la marque. Coups de cœur pour les écharpes en lin disponibles en plusieurs coloris. Nodus 86, rue du Président Édouard-Herriot • Lyon 2e • Tél. 04 72 61 94 45 www.nodus.fr

Temple de sérénité Avec son nouvel espace Iyashi, ouvert en février dernier, le Spa Lyon Plage redonne tout son sens à l’expression de bien-être total ! Pensé dans un design épuré, dans les tons chocolat et lumières tamisées, ce concept sensoriel de ressourcement par l’eau invite à l’abandon de tout stress grâce à ses cinq cabines : douche à affusion relaxante, Iyashi dôme régénérant et amincissant, sensation d’apesanteur dans la cabine de flottaison, baignoire Caracalla et ses 10 programmes de massages et enfin le fauteuil Alpha Sphère mêlant son, lumière, mouvement et chaleur. Le chemin vers la quiétude est long et difficile dirait le maître zen japonais, mais le concept Iyashi en fait un excellent raccourci !

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Spa Lyon Plage 84, quai Joseph-Gillet • Lyon 2e • Tél. 04 72 10 44 34 www.lyonmetropole.com

Belle de jour C’est le printemps. Il est temps de faire prendre le soleil à nos gambettes et nos pommettes mais, horreur, notre joli minois a subi les agressions de l’hiver : peau sèche, tiraillée et terne. Pour remédier à cet état au plus vite, la marque de dermato-cosmétique naturelle Terra Humana propose un programme anti-pollution en trois temps. On commence par se démaquiller avec l’eau nettoyante et tonifiante au BioEcolia et à l’eau de rose, ensuite on donne un coup de balai à toutes les impuretés avec la crème gommante, enfin on s’hydrate avec la crème de jour. Facile et efficace, la peau redevient nette et retrouve tout son éclat pour l’arrivée des beaux jours. Disponible en pharmacies, parapharmacies et instituts. DR

Liste des points de vente sur : www.terrahumana.fr

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La haute joaillerie lyonnaise à Paris…

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Après de nombreuses années dans de grandes maisons de joaillerie, le créateur E. Herzo lance sa propre collection en 2000. Un savoir-faire d’exception, respectant la grande tradition de la haute joaillerie française, il réalise ses créations dans son atelier lyonnais, pour une ligne de bijoux jeune et moderne, dévoilant sa passion : “habiller les femmes et faire ressortir l’éclat d’une pierre précieuse” comme il aime le dire… Il ouvre sa première boutique à Lyon en 2006, et vient d’inaugurer sa première boutique parisienne, aménagée sur le même concept : un écrin élégant où le blanc et le noir se marient à merveille avec la pureté de ses créations. Il détient depuis 2008, le label “Joaillier de France”. Herzo Créateur 85, rue Édouard-Herriot • Lyon 2e 9, rue de la Paix • Paris 2e www.herzo.fr


Tête à tête


tête-à-tête

Estelle Coppens • photo Didier Michalet

Richard Gazarian , un sentier, plusieurs routes

Il est connu pour avoir fait traverser le Rhône au Sentier lyonnais stimulant les énergies au sein du Centre textile Lyon Rive gauche dont il est le fondateur et président depuis 29 ans. Mais il ne s’est pas endormi sur son brin de laurier, comme l’a chanté Brassens. Rencontre. Richard Gazarian est un homme doux : regard, voix et gestes. De la race des doux passionnés, aussi. À l’orée de la soixantaine, le parcours du président de l’association du Centre textile Lyon Rive gauche – qu’il a fondée en 1981 pour promouvoir le Sentier lyonnais comme deuxième centre d’approvisionnement de France – frappe par son éclectisme : entre commerce, vie associative, politique, communautaire, il n’a pas choisi. Cette activité intense au service de la cité lui a valu, l’an dernier, d’être distingué Chevalier de l’Ordre national du Mérite. Ses amis l’ont d’ailleurs surnommé “Cœur de Lyon”, lui qui est né à Lyon un 16 août et qui se prénomme Richard. Tiens ! ses abords de velours cacheraient-ils une volonté de fer ? “Je suis perfectionniste. Quand je ne sais pas faire quelque chose, je ne le fais pas. Mais quand je sais, je le fais à fond.” Sans éclats de voix ou gesticulation, il trace sa route d’une enfance modeste aux lambris de la mairie du 3e arrondissement dont il assurera trois mandats d’adjoint au commerce et à l’artisanat de 1989 à 2008 et de Noir à Collomb. Il a aussi été le président de la Communauté arménienne et membre de la Chambre du commerce et de l’industrie. Pour autant, pas de fierté ou de pose dans son discours, tout au plus confie-t-il : “Je n’ai pas grandi dans les banlieues chics de Lyon. Mon père a longtemps été manœuvre à l’usine, ma mère comptable. J’ai pris une belle revanche”. Le goût de la mode lui est venu jeune, un milieu dans lequel il a baigné dès son adolescence. En 1976, après des études de comptable, il fait l’acquisition de sa première boutique de détail, rue Victor-Hugo. Deux ans plus tard, il décide de s’installer comme grossiste en prêtà-porter féminin rue Molière, à la surprise générale : à l’époque, ils sont cinq… contre une centaine aujourd’hui. Savoir anticiper

est l’une de ses bottes secrètes : “Les locaux et les rues du Sentier des pentes de la Croix-Rousse étaient exigus, ce qui ne convenait guère à l’activité ni aux livraisons”. Une fois le grand saut fait, il s’attache à développer la notoriété du nouveau Sentier, amarré rues Pierre-Corneille et Molière, en l’associant à des événements : élection de Miss Lyon, défilés au Sofitel, etc. “Le Sentier lyonnais jouit aujourd’hui d’une réputation de sérieux malgré les profondes mutations du marché”, explique cet admirateur de Karl Lagerfeld dont le travail allie ce qu’il défend : créativité, sobriété et rigueur. “Pour survivre, il faut se montrer créatif, rendre la copie difficile et conserver un coup d’avance.” Dans le paysage actuel marqué par la forte progression des produits chinois, l’une de ses préoccupations est d’aider les marques françaises à prospérer : “Le secteur textile est déjà passé de 200 000 à 70 000 emplois. On a laissé filer des pans entiers de notre patrimoine”. Vous l’aurez compris, avec lui, la chose publique n’est jamais loin ; il en connaît les enjeux.

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Thomas Accary, un As du volant Alexandra Eretzian • photo Didier Michalet

Double vice-champion d’Europe 2008 et 2009 du championnat FIA GT3 à 22 ans, Thomas Accary n’a pas l’arrogance du jeune à qui tout réussit. Beaucoup de lucidité, de méthode et de volonté l’ont conduit au top niveau. Il nous fait partager sa passion pour la course automobile et lance un appel pour que son sport soit mieux reconnu. Graine de champion “À 6 ans, j’ai vu mon père participer à une compétition régionale de karting, de là est née ma passion pour la course automobile”, confie d’emblée Thomas Accary. Jusqu’à 10 ans il s’entraîne à Rumilly, un circuit local à côté Annecy, puis il commence les compétitions en championnat Rhône-Alpes. À 14 ans, le jeune annécien est repéré par la filière FFSA du Mans qui l’intègre dans son centre de formation unique au monde. Le voilà propulsé dans le circuit des jeunes espoirs au plus haut niveau. Il obtient une dérogation pour faire sa première grande course à 15 ans au lieu de 16. Il emprunte ensuite le chemin classique d’un coureur automobile. Il sera pilote de Formule 1 pendant deux ans avant de se passionner pour la course d’endurance et la catégorie GT3. L’adrénaline de la course Créé en 2006 pour donner sa chance aux débutants, le championnat d’Europe FIA GT3 se gagne en six manches échelonnées sur un an. “Je fais partie des coureurs qui animent le championnat”, répond modestement Thomas lorsqu’on lui demande s’il pense être le meilleur. Puis d’ajouter “Je ne le suis pas encore mais je vais le devenir !”. Avant chaque course c’est toujours le même rituel : échauffement, briefing avec l’équipe puis vient le moment de la préparation mentale. Une petite prière, beaucoup de concentration, quelques exercices de sophrologie et c’est parti pour cinq minutes d’attente interminables sur la ligne de départ. Son cœur bat à 130, l’envie de vomir le tiraille, mais une fois le coup d’envoi lancé c’est l’extase pendant 30 minutes. “C’est comme quelqu’un qui saute en parachute, moi je m’envoie en l’air à 300 km/h dans une voiture d’une tonne.” Sa plus grande frayeur ? Un grave accident en 2007 qui l’a mis hors circuit pendant plusieurs mois. Des accidents, il en capitalise plus d’une cinquantaine : “C’est toujours impressionnant à voir, mais on est préparé à ce type de choc, c’est comme les footballeurs qui savent tomber, nous on sait se crasher”. Son meilleur souvenir ? Sa victoire en Allemagne après une veille de course particulièrement difficile : “Je n’avais dormi qu’une heure, malgré cela j’arrive premier aux qualifications, je récupère deux heures de sommeil et ensuite je gagne la course !”. Un sport en mal de reconnaissance “Si un jeune me demandait comment percer dans ce sport, je lui dirais d’aller en Asie, aux États-Unis ou en Allemagne, mais surtout de ne pas rester pas en France”, soutient Thomas. Malgré ses multiples victoires, il ne bénéficie d’aucune aide publique. Il évolue dans une équipe privée financée par Prodrive (filiale d’Aston Martin). Sa principale préoccupation est de trouver des partenaires pour s’assurer un avenir en GT. Le peu d’argent gagné dans les courses ou dans les activités connexes, il le réinvestit dans sa voiture. Dernièrement il a créé une entreprise de management avec son père dans le but de promouvoir d’autres sportifs et de trouver des sponsors. Accary, retenez bien ce nom, il y a de fortes chances pour que vous en entendiez parler à l’avenir. http://www.thomasaccary.com http://www.facebook.com/pages/Thomas-ACCARY

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tête-à-tête

Marie Lobbedez

sur les rails de la réussite

Alexandra Eretzian • photo Didier Michalet

En digne ingénieur ferroviaire, Marie Lobbedez aiguille sa carrière de main de maître. À seulement trente-trois ans, elle a déjà piloté plusieurs projets d’envergure. Elle nous fait découvrir un “métier d’homme” à travers son regard de femme. Nous l’avons rencontrée. Portrait. “Un chemin à faire” “Je suis l’une des rares femmes dans le métier, peut-être même la seule…”, confie d’emblée Marie Lobbedez. “Des femmes dans les travaux publics il y en a déjà très peu, alors des femmes dans le domaine ferroviaire encore moins”, précise-t-elle. Un constat qui en dit long sur sa détermination. Car il en faut pour se maintenir et progresser dans un milieu essentiellement masculin. Originaire de Bourges, elle fait des études d’ingénieur en génie civil à Lille. Elle commence sa carrière chez Bouygues Habitat à Paris. Cette première expérience dans le bâtiment tournera vite court : “Il n’y avait pas de femmes, c’était très mal vu, on m’a souvent mis des bâtons dans les roues”. Rapidement rattrapée par sa passion pour les trains, elle bifurque vers le domaine ferroviaire et devient chef de district à la SNCF. Il y a six ans, elle s’est installée à Lyon où elle a d’abord été conductrice de travaux pour Colas Rail avant d’intégrer la société IKOS. C’est en tant que maître d’œuvre en conception et réalisation qu’elle y officie depuis deux ans.

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Dessine-moi une voie ferrée… Son travail consiste à imaginer le tracé des lignes de chemin de fer, de tramway ou de métro puis à superviser la conduite des travaux. Le challenge ? Gérer à la fois les contraintes techniques, socio-économiques, environnementales et budgétaires tout en respectant les volontés politiques. Le plus délicat étant d’assurer le règlement financier des opérations. Car les sommes en jeu sont considérables, parfois plusieurs dizaines de millions d’euros. Les missions peuvent durer des semaines, des mois voire des années, en fonction de la taille du projet. On lui doit, notamment, une partie de la ligne à grande vitesse Lisbonne-Madrid, la desserte ferroviaire du port autonome du Havre et de nombreux ouvrages en Afrique du Nord, au Moyen Orient ou encore en Asie. Quant à la crise, elle avoue ne pas en avoir perçu directement les effets : “Il y a un gros boom de l’activité depuis quelques années et cela ne s’est pas démenti avec la crise. Les villes, en France comme dans le monde, sont très demandeuses de transport urbain, que ce soit pour améliorer le cadre de vie ou dans l’optique de préserver l’environnement”. Son moteur ? “Créer ! Que ce soit dans mon métier comme dans la vie…” Une réponse qui semble faire écho à la célèbre formule de Camus : “Créer, aussi, c’est donner une forme à son destin”.


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Anne-Sophie Panseri Et Dieu créa la femme… chef d’entreprise Alexandra Eretzian • photo Didier Michalet

Élue en janvier dernier “Femme chef d’entreprise de l’année” par la CGPME et nommée l’an passé à la présidence de la FCE Lyon (“Femmes chefs d’entreprise”), Anne-Sophie Panseri a le vent en poupe. À 43 ans, cette femme de tête peut se targuer d’une remarquable ascension professionnelle sans pour autant avoir fait une croix sur sa vie personnelle. Le regard clair et franc, une assurance sans condescendance, une fermeté délicate, Anne-Sophie Panseri semble avoir trouvé le parfait équilibre entre autorité et féminité. À la tête de Maviflex depuis dix ans, elle reconnaît être une dirigeante davantage axée sur les ressources humaines et les échanges. Un type de management qu’elle doit à une maîtrise en communication effectuée après un DUT techniques de commercialisation. Elle fait ses débuts à Décathlon et se distingue rapidement en imaginant le concept du Trocathlon. En 89, elle rejoint le groupe Mavil géré par son père et son oncle. Dans cette PME très industrielle, elle crée un service marketing et se passionne pour la fabrication de portes souples. Elle monte ensuite un service après-vente et devient responsable de production. Une étape d’immersion en atelier durant laquelle elle va se forger une identité de dirigeante en prise directe avec les réalités du terrain et proche de ses salariés. “Pendant trois ans, j’ai été aux manettes de différents postes et surtout j’ai appris mon métier avec des collaborateurs qui sont encore à mes côtés aujourd’hui.” L’entreprise, une histoire familiale Anne-Sophie Panseri est la légataire d’une aventure familiale et industrielle qui dure depuis trois générations. Elle est la petite fille de Victor Simon qui fut l’un des bras droits d’André Citroën. Celui-ci monte son entreprise en 1936 pour commercialiser un brevet de bruitage de klaxon de vélo. Son père prend le relais en 1956 et développe une activité de chemin de câble. Il sera pionnier en matière de recyclage. En 2000, au moment de l’offre de rachat

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du groupe, elle se lance le défi de reprendre l’affaire. Dix ans plus tard, l’entreprise est passée de 34 à 84 salariés et est devenue l’un des leaders européens de la porte souple industrielle. Une présidente tournée vers l’avenir Elle intègre FCE en 2006, une année noire durant laquelle elle est en procès contre un concurrent qui l’accuse de malfaçon. “J’étais en pleine remise en question, j’avais besoin de trouver des repères, d’échanger sur les pratiques, de me rassurer.” Maviflex a été la première société en procédure de sauvegarde à Lyon. En tant qu’entreprise témoin, elle a étroitement travaillé avec le tribunal de commerce. Depuis elle a gagné en cassation. “Mon engagement au sein de la FCE provient de ce besoin de rendre à d’autres ce que j’ai appris auprès des syndicats.” C’est pourquoi, elle incite les femmes à prendre davantage de mandats patronaux dans les CCI et les Tribunaux de commerce. Aider les femmes chefs d’entreprise à résoudre l’équation vie privée vie professionnelle est aussi l’une de ses priorités. Outre sa volonté d’agir sur les structures de garde d’enfants et de transports, elle souhaite avant tout réfléchir à comment vivre demain. “Notre objectif c’est aussi que notre action profite aux hommes, le but étant de rééquilibrer le temps de vie entre hommes et femmes.” En tant qu’épouse et mère de trois enfants, rien n’aurait pu la résoudre à sacrifier sa vie familiale au profit de son entreprise. Bien au contraire, pour elle, les deux sont intimement liés : “La famille est l’élément n° 1 de mon envie de faire et d’entreprendre”.


en bref

bref Estelle Coppens • Alexandra Eretzian • Fanny Pincanon

Ruben Xaus. DR

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Les amateurs de belles italiennes ont une raison de plus d’aller se rincer l’œil depuis l’ouverture, au mois d’octobre dernier, d’une nouvelle concession Ducati. Après Harley-Davidson, Piaggio, Vespa et Gilera, le pôle moto de Dardilly continue son expansion en proposant des marques de prestige et légendaires. À côté de l’atelier, le showroom de 300 m2 expose une ligne de vêtements pour homme et femme, de nombreux accessoires et bien sûr les modèles phares du célèbre constructeur avec la possibilité d’essayer les machines sur les routes des Monts du Lyonnais. De quoi satisfaire les passionnés de vitesse et de grosses cylindrées.

© Pixilys

Ducati Lyon 58, Chemin de la Bruyère • Dardilly • Tél. 04 78 64 76 79

Hypermotard 796. DR

Ça roule pour Ducati !

Photos à croquer Sofy Court est une infographiste et illustratrice free lance de 32 ans dont le travail gravite autour des thèmes de la nature et de l’enfance, ce qui l’amène à collaborer régulièrement avec Disney. Ses compositions ont tapé dans l’œil de la pétillante Céline de la Dînette qui l’a invitée à exposer dans son restaurant culturel pour la famille. De cette rencontre est née “Fleurs de gourmandises”, une exposition de tableaux gourmands où l’imaginaire, le fantastique, et parfois même, les papilles, sont conviés. Cette Stéphanoise a en effet le pouvoir de se transporter dans un monde parallèle où poussent des fleurs de bonbons comestibles qu’elle a la bonne idée de rapporter de ses voyages. À découvrir à la Dînette, 3 rue Sala, Lyon 2e. Pixilys, studio de ré-créations 13, rue Saint-Joseph • Saint-Étienne • www.pixilys.com

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© Frédéric Durant L’arbre à Mac

On en mangerait ! Un arbre de macarons habillé de rubans, une boîte à surprise en pot de foie gras et écrevisses… Et si la gastronomie, la pâtisserie et la haute couture s’étaient donné un rendez-vous plus que galant. Née de l’idée du photographe Frédéric Durantet réalisée en collaboration avec Philippe Gauvreau, chef étoilé de la Rotonde, Sébastien Bouillet, célèbre pâtissier lyonnais et le grand couturier Nicolas Fafiotte, cette série de 12 photographies surprend, à la fois poétique, singulière et surtout très raffinée. Comme si la frontière entre ces trois disciplines très “françaises” disparaissait au profit d’une nouvelle perception des choses. Ces photos comestibles seront accueillies par la librairie In Cuisine, anciennement librairie Badiane durant les mois de mai et juin. Contrejour Frédéric Durantet • photographe culinaire Tél. 06 98 80 43 92 • www.contrejour-photo.com

Autre preuve que chez EGOLAREVUE, on ne manque pas de flair pour s’entourer des meilleurs collaborateurs, notre électrique styliste, Marine Palayer-Scappaticci, qui a le chic pour trouver l’introuvable, repérer le dernier cri en mode et en déco, expose ses photos chez As It Is. Son exposition baptisée “Stuff’n faces” présente de grands formats aux teintes poudrées empreints de douceur et d’un onirisme tout contemporain. Jusqu’à fin avril. As It Is 3, rue des Quatre-chapeaux • Lyon 2e • marine.palayer@ wanadoo.fr

© Marine Palayer-Scappaticci

Question de style : Marine Palayer-Scappaticci


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Philippe Gabriel ou le culte de la femme objet… d’art

Nuances et Lumière 4, cours de la Liberté • Lyon 3e • Tél. 04 37 48 09 71

© Pascal Muradian

DR

Parmi les peintres exposés à la galerie Nuances et Lumière, il en est un qui se distingue par son style singulièrement photographique, c’est Philippe Gabriel. Ses tableaux très léchés s’inscrivent dans une démarche de transfiguration esthétique, notamment au travers de l’imagerie du cinéma des années 50-60. Il réalise des portraits de femmes dotées d’un look rétroglam-chic, saisies dans toute leur “féminitude”. Elles rappellent les beautés froides d’Hitchcock mais aussi les passions plus latines d’une Sophia Loren ou d’une Anna Magnani. D’autres évoquent, dans leur classicisme, Audrey Hepburn. Les “Vacances romaines” deviennent ainsi un “Week-end à Rome”, où une citadine des plus sophistiquées se délecte du soleil au volant d’une décapotable à l’arrêt. Exclusivement en noir et blanc, ses peintures jouent sur les contrastes, la luminosité, les effets de brillance et de transparence. Parfois son inspiration s’égare dans l’actualisation de personnages littéraires, comme avec cette Emma Bovary vêtue d’une veste en cuir très sexy dont l’attitude est aussi sensuelle que désespérée.

DR

Une Griffe pour Erick Saillet

Entre innovation et tradition Les fêtes de Pâques représentent pour Voisin une source inépuisable d’inspiration. Ainsi, le chocolatier bien connu des Lyonnais mobilise à cette occasion tout son savoir-faire et son imagination en créant un petit monde de sujets en chocolat grands crus de cacao pour des “instants magiques” de dégustation. Toutes les boutiques sur www.chocolat-voisin.com

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Erick Saillet est un photographe professionnel rompu à l’exercice de capturer les plus beaux spécimens de l’architecture intérieure et extérieure. Ce sont ses reportages photos qui donnent vie à nos pages Déco. Erick s’est vu décerner la griffe Art visuel lors de la soirée de la griffe lyonnaise, en décembre dernier. Ce soir-là, c’est lui qui était devant l’objectif pour notre grande fierté. www.studio-ericksaillet.com


Collision La Terre entrant en collision avec un astéroïde déclenchant une chute de météorites, non ce n’est pas le scénario catastrophe de la dernière production hollywoodienne à gros budget mais le nouveau film présenté par le Planétarium de Vaulx-en-Velin. Produit par le Muséum d’histoire naturelle de New York, ce périple à travers l’histoire et le temps raconte comment les collisions cosmiques ont changé la face de l’univers entraînant la création de la lune ou l’extinction des dinosaures. On s’allonge confortablement dans son fauteuil et c’est parti pour une virée à 360° contournant les astéroïdes, à travers toute la Voie Lactée. Planétarium de Vaulx-en-Velin Place de la Nation • Vaulx-en-Velin • Tél. 04 78 79 50 12 www.planetariumvv.com

© Valua Vitaly – Fotolia.com

Collisions cosmiques. DR

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Ondes sculptantes

La radio fréquence tripolaire, ça n’éveille pas grand-chose en vous. Mais si l’on vous dit “raffermissement cutané”, “remodelage du corps”, “réduction de la cellulite”, tout de suite, ça vous parle plus ? En 6 à 8 séances, ce sont les résultats obtenus par cette technique qui grâce à l’effet thermique agit sur les cellules graisseuses situées dans les couches profondes et superficielles de la peau. Ces dernières se vident puis sont éliminées par les voies circulatoires, avec à la clé un effet tenseur. www.tripollar.fr


dans les coulisses

La halle Tony Garnier est comme les chats : elle a neuf vies. Tour à tour marché aux bestiaux, usine d’armement, puis monument désaffecté voué à la destruction avant son sauvetage in extremis en 1975, son histoire se raconte aussi à travers ses rénovations successives. La voilà aujourd’hui salle de spectacles incontournable de Lyon. Les dessous d’une dame de fer.

Une halte à la

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Estelle Coppens • photos Thierry Chassepoux

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© Archives municipales de Lyon © Ville de Lyon

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Machinistes, ingénieurs du son et régisseurs sont à pied d’œuvre. Le concert de Marc Lavoine doit avoir lieu le soir même, celui de Jacques Dutronc le surlendemain. Le week-end précédent, le Grand Gala de Catch avait succédé à l’humour musclé de Valérie Lemercier. Tel est le quotidien de cette élégante dame de fer : grâce à la souplesse de son infrastructure technique, la Halle peut passer du coq-à-l’âne en quelques heures, de Chantal Goya à Disney sur glace, au Salon de l’Étudiant en passant par Metallica, et être à l’aise dans tous les rôles. Ses forces, outre sa riche histoire : une salle à géométrie variable qui maîtrise ses gammes de l’intime au concert événement et une charpente métallique d’un seul tenant offrant un espace intérieur vierge de tout pilier central. Diablement pratique quand il s’agit de poser une scène qui ne fait pas dans la demi-mesure, de loger les 16 semi-remorques du groupe Muse fin 2009 et ses 17 000 fans en délire, capacité maximale de l’édifice. Un héritage d’Édouard Herriot, de Tony Garnier et de Régis Neyret C’est en effet à la Halle Tony Garnier, du nom de son architecte auquel on doit également le quartier des États-Unis et le stade de Gerland, que la plupart des grands spectacles font escale à Lyon. On l’appelle parfois “le Bercy de Lyon”. Elle constitue l’un des derniers témoignages de l’architecture métallique qui avait le vent en poupe à la fin du xixe siècle, du visage d’un Lyon industriel qui, avec ferveur, croyait au progrès. En 1906, Édouard Herriot, alors jeune maire, passa commande d’un bâtiment devant servir de marchés aux bestiaux et d’abattoirs, mais il faudra attendre 1928 pour que celui-ci soit inauguré. Entre-temps, en 1914, il y a eu l’exposition urbaine internationale qui préfigure déjà l’emploi futur du site, la guerre, puis des travaux de remise en état jusqu’en 1928. 1967 sonne l’heure de la fermeture et du transfert de l’activité à Corbas. La démolition de ce vaisseau de lumière de 17 000 mètres carrés débute en 1974, heureusement stoppée par une vigoureuse campagne de presse orchestrée par M. Patrimoine de Lyon, Régis Neyret et le classement, l’année suivante, à l’Inventaire des Monuments historiques. Depuis, la Ville de Lyon, son propriétaire, a conduit deux rénovations en 1988 et en 2000 d’un montant respectif de 18 et 27 millions d’euros afin de l’arrimer durablement au xxie siècle.

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Les gradins (grande photo page précédente et 01) L’arrivée, lors de la dernière rénovation, de nouveaux gradins mobiles a mis fin à des séances de montage et démontage longues et laborieuses. Désormais les tribunes avec sièges en bois sont montées sur différents jeux de planchers reposant sur des pieds repliables qui se soulèvent à différentes hauteurs grâce à des systèmes à vérins hydrauliques. Baptisées “Ferrari” par les employés en hommage à leur couleur et à leur puissance, ces deux machines qui se déplacent latéralement sur des rails sont la clé de la modularité de la salle. Au total, 3 000 places, sur trois niveaux, sont ainsi installées et suivant la configuration choisie et le nombre de spectateurs attendus, de 3 000 à 17 000, deux gradins latéraux de 544 places chacun peuvent compléter le dispositif. Mais ces gradins malins savent aussi disparaître en sous-sol et laisser le sol nu comme un ver.

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Les passerelles (02) À la Halle Tony Garnier, depuis 2000, tout tombe du ciel : les fluides, l’électricité, l’eau, la téléphonie sont installés en hauteur, sous la célèbre charpente en acier et la toiture “à redans”, en forme d’escaliers à deux pentes. Perchées à 9 mètres au-dessus du sol, ces deux passerelles longues de 170 mètres chacune dissimulent tout le réseau de gaines et de câbles techniques. Leur construction a rendu possible le retrait de seize colonnes techniques. Pas de casse-tête en vue, ni besoin de compas dans l’œil. Ces passerelles permettent également d’accéder à la partie supérieure des gradins et fournissent un système d’accrochage sécurisé. Les sous-sols (03) Il existe toute une vie souterraine à la Halle, peuplée de tuyaux, de cylindres et de machines. Autrefois, on y trouvait les loges. C’est l’empire de la technique où ne pénètrent que quelques personnes autorisées. L’air froid capté à l’extérieur y est stocké, chauffé et filtré avant d’être renvoyé vers la salle en fonction des besoins.


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Les loges (01 et 03) Pour ceux qui ont cherché sans les trouver, un petit tuyau : les loges ne sont pas situées dans la Halle mais derrière, au sud, dans un bâtiment qui héberge les équipes de production, organisateurs, techniciens et artistes. Appelé “Pavillon de la Production”, il est apparu à la faveur de la rénovation de 2000. Il se compose de bureaux à la queue leu leu, de petits salons, dans un genre “à la bonne franquette”. On y trouve aussi des douches, une buanderie et une cuisine occupée par des sous-traitants locaux embauchés par les boîtes de production. “Nous sommes les cantiniers des temps modernes”, lance un cuisinier à notre passage. Le moral des troupes, ça compte. 03

La fosse (02) La Halle possède l’une des fosses les plus vastes de France, ce qui implique une bonne gestion du public et des mouvements de foule laquelle, dans cette zone, peut s’en donner à cœur joie. Par comparaison, à Bercy, le nombre de spectateurs installés en tribunes est de 12 000 et d’environ 4 000 au sol. Ici, le rapport est inverse. Les nouveaux foyers d’accueil (04) Avec bars à l’entrée nord, ils sont en bois d’Iroko, un matériau réputé pour sa solidité.

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La halle fait 210 mètres de long et 80 de large, soit l’équivalent de deux terrains de foot mis bout à bout. On comprend mieux pourquoi les techniciens se déplacent souvent sur roulettes.

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Marcus, mémoire vivante des lieux (01) “Pas de titre ronflant svp”, prévient Marcus, technicien “à tout faire” qui traîne ses guêtres sur le sol de béton, de quartz et de silice de la halle depuis sa renaissance, en 1988. Non sans nostalgie, il évoque les grandes heures où la salle vibrait de tous ses boulons : “Dans les années 90, on accueillait des spectacles en résidence. Il y avait une sacrée effervescence ; on côtoyait des personnages comme Zingaro, Ariane Mnouchkine et son théâtre du Soleil. Aujourd’hui les artistes défilent sans s’arrêter, c’est plus formaté”. Il évoque Régis Neyret, le sauveur, celui qui a orchestré la campagne anti-démolition à l’époque. “Il passe encore de temps en temps. Il est toujours alerte et émerveillé de tout”, glisse-t-il, admiratif. Une anecdote Marcus se rappelle qu’à l’occasion de sa venue à Lyon en mai 1989, Paul Mc Cartney avait fait une légère entorse à son régime végétarien… et hésité avant de se produire dans ces anciens abattoirs.

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Thierry Téodori, directeur général (02) En prenant rendez-vous au téléphone, on se dit qu’on ne pouvait imaginer meilleur casting : Thierry Téodori, “Téo” pour les intimes, a une voix de stentor, sa première carte de visite. Cet homme énergique et direct occupe les fonctions de directeur général depuis 1995. Il a été à bonne école : directeur de production, pour Mylène Farmer notamment, c’est une casquette qu’il remet parfois en qualité de conseiller pour les tournées d’Étienne Daho, de Zazie et de Mylène Farmer. Djamil Benali, directeur technique adjoint (03) “Nous sommes une petite structure, une vingtaine d’employés à l’année en tout et pour tout. Les prestataires auxquels nous louons la salle peuvent faire tripler le nombre de personnes sur le site.” La moustache de ce docteur ès technique dissimule un sourire que l’on devine rare et des phrases qui s’enchaînent en rafale. Administrateur de tournées, directeur technique, régisseur, il a passé le plus clair de son temps sur la route avant de se fixer à Gerland, il y a un an et demi. En attendant, cet électron libre est dur à suivre durant le tour du propriétaire : “Nous sommes en gestion technique et climatique autonome et la puissance de frappe est telle, qu’on peut tout faire ici”, résume-t-il.


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L’Afrique c’est chic

Romy Esther

À cinq heures de Lyon et à une heure trente du tumulte de la capitale Dakar se trouve Saly, la jolie station balnéaire du Sénégal. Sous l’impulsion de Français, un peu ironiquement nommés les Sénégaulois par les autochtones, amoureux du pays, la Petite Côte comme on l’appelle ici, a pris l’allure d’un Village Vacances : cases aux toits de chaume, cocotiers et parasols en paille sont plutôt légion. Certes, on y trouve aussi quelques établissements de compagnies célèbres garantissant le contenu du traditionnel package : hôtel impersonnel de 200 chambres et danse des canards autour de la piscine. Il en faut pour tout le monde ! Les résidences qui bordent la mer donnent plutôt dans le bon goût s’efforçant d’apporter au visiteur ce qu’il est réellement venu chercher ici : calme, repos et isolement. De toutes celles-ci, le Royam a su astucieusement combiner les éléments pour que nos sens soient suffisamment éveillés. Entre mer et piscine, un immense jardin arboré et fleuri, amoureusement entretenu par un personnel qualifié. Ici, le souci du détail tient à la fois de la rigueur suisse et de l’élégance japonaise. Face à une mer calme d’une température idyllique, on se surprend à scruter les allées et venues des barques de pêcheurs qui viennent parfois troubler le rythme chaloupé des vagues de l’océan, dont les couleurs viennent contraster un horizon enflammé par l’intensité lumineuse des levers et couchers de soleil.

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La vue sur l’hôtel, à l’architecture respectueuse du style africain jusque dans ses moindres détails, n’en est pas moins plaisante. De loin le plus chic ! D’importants travaux d’embellissement ont été entrepris en 2009, marquant clairement la volonté des propriétaires et de leur équipe de conserver à cet hôtel de charme son rang d’établissement le plus fréquenté de la Petite Côte. La direction n’a pas ménagé ses efforts : immense piscine tapissée de mosaïque entourée d’une dizaine de grandes cases regroupant l’accueil, le bar, le restaurant et les salons de détente. Une carte de restaurant fraîche et délicatement aromatisée. Sans oublier l’espace Bien-être à quelques mètres de la plage où senteurs et douceur se marient voluptueusement avec l’air marin. Le mobilier est habilement intégré à la décoration ethnique, 120 chambres réparties en bungalows, impeccablement meublées et aménagées au milieu des bougainvillées et des cocotiers, participent à la beauté des lieux. Enfin, un niveau de services rare de nos jours. Plus de 100 personnes travaillent au quotidien pour le bien-être de la clientèle. Toujours présents et jamais pesants, ils arborent fièrement la tenue officielle rouge et blanche. Séjourner au Royam à Saly, seul, en famille ou dans le cadre d’un séminaire, donne une autre vision des vacances : les contacts se créent naturellement, les discussions se prolongent dans la douceur de la nuit et l’envie de revenir naît dès le premier jour.


embarquement immédiat

Les Sénégalais ont coutume de dire : “Chez vous, le temps vous tue et ici on tue le temps”.

PRATIQUE Voyamar : 0820 16 69 16 Royam Hôtel 4* normes locales Saly-M’Bour • Sénégal www.royam-senegal.com excursion Mbour déjeuner : dans le saloum souimanga lodge www.souimanga-lodge.com

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Corso Como. DR

Triennaæle Design Museum. © M. Pandullo

embarquement immédiat

Capitale de la Lombardie, place financière et économique… Milan est surtout Le temple du design et de la mode. Talentueuse à la limite de l’insolence, en effervescence perpétuelle, tout ce qu’elle touche se transforme. La “milanitude” avec art et maestria.

Milan Patricia Rey

Fauteuil Zanotta. DR

Viva design

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À première vue, Milan semble dépourvue de charme, a contrario d’autres villes italiennes comme Florence, Venise ou Rome. Ses façades grises et austères, témoignage du nationalisme et de sa reconstruction insensée après guerre, ses quartiers industriels, ses larges avenues ascétiques et sa météo capricieuse (il peut faire très froid) ne plaident pas en sa faveur. Et pourtant, au-delà des apparences, la capitale lombarde bouillonne, étonne, affiche un savoir-faire et une inventivité exceptionnels, une ouverture d’esprit qui attirent les créateurs et jeunes talents du monde entier. Certains en partent pour mieux revenir et s’y établir un jour comme l’Espagnole Patricia Urquiola, star incontestée du design italien qui a ouvert son propre studio en 2000. Les 650 showrooms, agences de designers, galeries d’art (dont celles avant-gardistes de Luisa delle Piane) et boutiques témoignent de l’incroyable ébullition qui y règne. Les amateurs de design ne manqueront pas de s’extasier devant les dernières créations et les grands classiques édités par DePadova, Kartell, Zanotta, Foscarini, Moroso, Driade…, et les fashionistas branchées chic, de se presser devant les vitrines des maisons de haute couture Dolce & Gabbana, Armani, Versace… et Prada, pour la plupart concentrées dans le Quadrilatero d’Oro, via Monte Napoleone. Car c’est bien à Milan, et nulle part ailleurs, que se font les tendances. Fief des plus grandes marques de luxe, elle est la scène d’événements interplanétaires dans les univers de la mode et du design et affirme


S’Y RENDRE Air France opère 17 vols hebdomadaires entre Lyon Saint-Exupéry et Milan-Malpensa, à partir de 190 €. Informations à l’office du tourisme de Milan à Paris (Enit) Tél. 01 42 66 66 68 www.enit-france.com BOIRE UN VERRE TENDANCE Milan ne serait pas Milan sans le fameux aperitivo accompagné de savoureuses mises-en-bouche à grignoter sans modération. Bar Straf Via San Raffaele, 3 Tél. +39 (0) 2 80 508 715  Emporio Armani Caffé Via Croce Rossa, 2 Tél. +39 (0) 2 62 312 680 Autres lieux chics griffés couture  Le Trussardi Alla Scala Café (Piazza della Scala, 5), Le D&G Martini Bar (Corso Venezia, 15) Le Gucci Café (Galleria Vittorio Emmanuele II) DÎNER CHIC Le Noir Via San Raffaelle, 6 Tél. +39 (0) 2 7 208 951

Chaises Kartell. DR.

Gold Via Carlo Poero 2/A Tél. +39 (0) 2 7 577 771

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bikà O Via Mercato Tél. +39 (0) 2 86 45 05 68

Hôtel NHow. DR

Ambiance Zanotta. DR

Hôtel Straff. DR

C’est dans la Zona Tortona, au nord de la ville, que tout se passe ou presque. Cet ancien quartier industriel, devenu le haut lieu de la mode et du design, cache derrière ses façades sévères et impénétrables des trésors d’inventivité et les studios artistiques les plus respectés (Superstudio Più…). “Il faut oser pousser la porte et avoir un carnet d’adresses bien fourni pour espérer s’imposer”, reconnaît Tiziana Manca, fondatrice de l’agence Arte Ipse Dixit, spécialisée dans l’organisation d’expositions d’art contemporain. Chaque année, en avril, il vibre au rythme de la Milan Design Week (et de ses 200 000 visiteurs). Révélatrice de talents (on parle de Matali Crasset et Patrick Jouin), cette manifestation très attendue compte dans son parcours pas moins de 400 événements off et une kyrielle d’expositions présentées dans toute la ville. Dernières visites en matière de design, le studio-musée Castiglioni et le musée du design de la Triennale situé dans la partie Est du Palazzo dell’Arte, viale Alemagna. Depuis qu’il a ouvert ses portes en décembre 2007, il ne désemplit pas. Preuve que le concept plaît : ici point d’expositions, uniquement des collections – celle sur les chaises du xxe siècle est remarquable – pour qui veut comprendre la cohérence, la richesse et les spécificités du design italien.

Studio museo Achille Castiglioni. DR

Corso Como. DR

sa suprématie en formant les créateurs de demain dans ses prestigieuses écoles de design (Politecnico, Istituto europeo di design ou encore la Domus Academy).

DORMIR DESIGN Le NHow Installé dans l’ancienne usine General Electric via Tortona, “QG” de toute la planète design (on doit sa déco à Matteo Thun), cet hôtel très coloré œuvre pour la démocratisation du design. Du lobby jusque dans les étages, tout le mobilier et les objets sont à vendre… Via Tortona, 35 (métro Porta Genova) Tél. +39 (0) 2 4 898 861 Chambres à partir de 197 euros Hôtel Straf Au cœur de Milan, une façade néoclassique abrite l’Hotel Straf, estampillé Design Hotels. Ne vous fiez pas aux apparences, le design minimaliste y règne en maître. Vincenzo de Cotiis a privilégié les matériaux bruts et les installations “arte povera”. Via San Raffaele, 3 (métro Duomo) Tél. +39 (0) 2 805 081 • www.straf.it. 3Rooms-10Corso Como Galeriste et créatrice du concept-store 10Corso Como, Carla Sozzani a voulu retranscrire le bouillonnement artistique du xxe siècle et montrer à quoi peut ressembler un vrai intérieur design, vintage et contemporain avec des pièces signées Jacobsen, Noguchi, Eames, Saarinen… Corso Como, 10 (quartier de la Brera) Tél. +39 (0) 2 626 163 www.3rooms-10corsocomo.com


News Estelle Coppens • Hassen Djouad • Fanny Pincanon

Gourmandes


gourmandises

Bar à vin secret Tout au bout d’une traboule, on arrive à une porte bien dissimulée où il faut sonner, doit-on donner un code secret ? Dans une ambiance feutrée de bar clandestin façon années 40 et Casablanca, le bar Le Passage charme par sa déco intimiste et cosy genre boudoir, tout de rouge et de noir. Avec un peu de chance, quelques gros fauteuils en cuir seront disponibles. La carte des vins propose ce qu’il se fait de mieux au verre ou à la bouteille et les cocktails donnent l’eau à la bouche. On se love confortablement dégustant un grand cru accompagné d’une assiette de charcuterie et on se laisse porter par la musique jazzy. Parfait ! DR

Bar Le Passage 8, rue du Plâtre • Lyon 1er • Tél. 04 78 29 55 07

Attention au décollage ! Si vous cherchez une idée pour éblouir votre moitié, allez donc faire un tour du côté de L’Assiette de Bron. Une grande salle aménagée dans un hangar, une déco épurée, une mezzanine plus intimiste et surtout la vue. Mais quelle vue ! Sur la piste illuminée, les avions décollent et offrent un ballet aérien des plus romantiques, là juste sous votre nez. Le chef Yannick Decelle, ancien de la Rotonde et de la Mère Brazier, propose une cuisine actuelle et une carte de saison changeante et alléchante. Atouts supplémentaires de ce tout nouveau restaurant : le brunch du dimanche et la grande terrasse qui ouvrira pour les beaux jours.

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Un bon moment Dissimulé rue de Saint-Cyr, Le Moment cache bien son jeu. Ce restaurant aux allures d’atelier reprend l’esthétique des sites industriels qui peuplaient autrefois le quartier de Vaise. Poutres de métal adoucies par le bois des tables et les touches de rouge aux murs, lumière tamisée, la déco fait son petit effet. Côté cuisine, le chef mitonne des plats “élégants” saupoudrés d’ingrédients dont lui seul a le secret. Ne vous fiez pas à l’intitulé du menu et gare à l’effet de surprise ! Ici le duo de lotte et de saumon est préparé à l’écume d’estragon et l’entremet de chocolat à l’huile essentielle de pamplemousse. Autre ressource de charme de l’établissement : la grande terrasse et sa fresque peinte de Klimt. Le Moment 33, rue de Saint-Cyr • Lyon 9e • Tél. 04 78 83 23 71

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L’Assiette de Bron Aéroport de Bron • Tél. 04 72 15 01 02 www.lassiette.eu

Mise en boîte

Indo Café

Dans cette boutique atypique tout droit sortie du début du 20e siècle, on entendrait presque le bruit des mouettes et l’odeur du sel de Guérande. La Vieille Conserverie, comme son nom l’indique, est spécialisée en conserves de poissons et produits de la mer. Le dépaysement est total ! De l’entrée au dessert, on trouve de quoi composer un menu qui fera son petit effet : perles de saveurs à la truffe sur craquelins bretons, penne à l’encre de seiche et chocolats. Les boîtes de terrines de crabe, de homard, de sardines, d’espadon au packaging vieillot et tellement kitsch donnent envie de fouiller des heures. Un vrai bonheur !

Pour ceux qui pensent qu’il n’y a que des kebabs ou des restos asiatiques douteux dans le quartier de la Guillotière, l’Indo Café va les faire changer d’avis. Ce café-restaurant au concept novateur vient de fêter ses 7 ans, et, depuis son relooking, il compte parmi les endroits branchés de Lyon. La cuisine traditionnelle vietnamienne est un régal et la déco contemporaine chic fait fi des clichés habituels. L’espace lounge, agréable pour boire un café, se transforme le soir en bar à tapas avec cocktails et ambiance dancefloor. Et ce n’est pas tout, “TT” (Than Tu), le propriétaire, fourmille d’idées et propose un buffet à volonté les mardis et jeudis midi et brunch le dimanche. Alors conquis ?

La Vieille Conserverie 36, rue Franklin • Lyon 2e • Tél. 04 78 95 13 65

14, rue de la Thibaudière • Lyon 7e Tél. 04 78 58 33 30 • www.indocafe.fr

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gourmandises

Sur les docks Poutres métalliques apparentes, lustres en fonds de cuves, bar en fonte à l’effet rouillé, avec ses airs d’entrepôt revisité, le restaurant-bar live Docks 40 porte bien son nom. On y va pour la formule du midi à prix mini (plat du jour à 9 €), pour les frites maison, le moelleux au chocolat Valhrona, mais aussi pour les serveurs habillés à la cool en jean et baskets, pour la vue sur la Saône, la terrasse ou encore pour la déco des toilettes ! Et ce qui est bien avec Docks 40, c’est qu’en plus d’un simple resto c’est aussi un bar musical où on peut boire un “Spring Bull”, un “Sun Lady Malibu” ou une flopée d’autres cocktails, accompagnés d’une assiette de tapas en regardant jouer de jeunes artistes branchés. DR

40, quai Rambaud • Lyon 2e • Tél. 04 78 40 40 40 www.docks40.com

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Plaisirs simples Quand on entre au Comptoir de Saint-Cyr, la déco cosy et rustique style “campagne chic” donne tout de suite envie de s’attabler confortablement. En attendant notre dos de saumon fumé (fumé par le chef lui-même, s’il-vous plaît !) on ne peut s’empêcher de demander l’adresse de l’antiquaire où les lampes et le gros canapé ont été chinés. Et si l’intérieur séduit par l’authenticité et l’histoire qui émanent des murs, l’extérieur ne manque pas de charme non plus. Vous prendrez bien votre Tiramisu au chocolat blanc sous l’immense grange aménagée en terrasse, si vous n’êtes pas trop occupé à disputer une partie de pétanque sur le terrain de boules. Et oui, vous l’aurez compris, au Comptoir de Saint-Cyr le plus difficile c’est de partir ! Le Comptoir de Saint-Cyr 17, route de Lyon • Saint-Cyr-au-Mont-d’Or • Tél. 04 78 83 30 52

© Rico Alain

Domo Aligato Au Do Mo tout est une question de zen attitude, de l’architecture conçue par Jean-Yves Arrivetz au mobilier, en passant par le nom même du restaurant. Le concept totalement novateur, né de l’idée de Guy Benayoun et du chef Sébastien Chambru (meilleur ouvrier de France), propose trois déclinaisons de plats : française, japonaise et franco-japonaise. Pour ceux qui auraient du mal à suivre, petit exemple : le steack de thon à la plancha (façon française) se transforme en baguette de thon Teriyaki (version nipponne) et en Tataki de thon sauce aigre-douce (façon franco-japonaise). Compris ? Ce qui est bien c’est qu’on peut marier allègrement les entrées et les plats des 3 manières… Et ça marche aussi pour les desserts ! Do Mo 45, quai Rambaud • Lyon 2e • Tél. 04 37 23 09 23

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À table ! Chez ITavola, le nouveau restaurant florentin rue de la Bourse, la pasta est bonne comme celle de la mamma. Pas de chichi, la cuisine se veut familiale et typique d’une vraie trattoria. Il ne faut pas s’attendre à des créations alambiquées mais bien à de bons plats made in Italie : scampi fritti, pizza Parma à la croûte savoureuse ou risotto du jour suivi d’une délicieuse panacotta à la cerise noire. L’accueil, la déco simple et chaleureuse faite de nappes aux couleurs du drapeau italien et de photos rétro accrochées aux murs, et la carte des vins très fournie font de cet établissement la nouvelle adresse sympa et sans prétention, à recommander vivement ! Ouverte 7/7 jours midi et soir. Itavola 40, rue de la Bourse • Lyon 2e • Tél. 04 37 57 92 50

C’est l’heure de la récré ! Photos de classe aux murs, tableau noir, mobilier en bois, quand on entre à La Récréation, les souvenirs des bancs de l’école ressurgissent sans crier gare. Après s’être occupé de la boutique de déco DivaNart’é, Bernard Carret-Ollivier a décidé de revenir à sa passion première, la restauration, en ouvrant un resto-salon de thé-épicerie, multi-concepts et c’est chouette ! Le midi, les variétés de ravioles mettent en appétit. Et pour le goûter, on opte pour la carte des thés bien fournie et les pâtisseries maison façon “grand-maman”. Il paraît même que le tiramisu serait déjà l’un des meilleurs de Lyon… Euh pour commander, il faut lever le doigt maîtresse ? Possibilité de dîner les jeudis et vendredis soirs. La Récréation 9, rue Chavanne • Lyon 1er • Tél. 04 78 29 15 69

Bien au calme À la Cantine du Village, vous ne trouverez pas d’horribles petits pois mais de bons petits plats servis dans un charmant restaurant. Au cœur de Saint-Didier-au-Mont-d’Or, l’établissement séduit par son cadre tranquille, loin de la cohue du centre de Lyon. Osez vous immiscer parmi la clientèle d’habitués, car le chef, Pierre-Alain Hébrard (ex Maître Pierre rue Mercière) saura vous apprivoiser avec ses Saint-Jacques rôties, ses copieuses salades et son excellente tarte au citron. Et quand, sur la terrasse, le soleil réchauffe doucement le dos, avec en fond sonore le gazouillis des oiseaux, on se dit que les quelques minutes de trajet en valaient bien la peine ! La Cantine du Village 55, avenue de la République • Saint-Didier-au-Mont-d’Or • Tél. 04 78 35 55 16


gourmandises

Changement de propriétaire

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Au 37 rue Auguste-Comte, vous trouverez désormais La Table de Suzanne, un nouveau restaurant avec des promesses plein la fourchette ! Après Raphaël Beringer, l’établissement change de nom et c’est au tour de Carine et Arnaud Leclercq de prendre le relais. Si la déco élégante n’a pas changé, la carte a été quelque peu remaniée. Le chef propose une cuisine traditionnelle et gastronomique aux plats modernisés par une légère pointe d’exotisme. Comprenez par exotisme ce qu’il faut d’originalité : le cœur de saumon fumé est ici accompagné d’une purée d’avocat au lait de coco et la vapeur de cabillaud, mariée aux algues et tempura de gambas. De quoi faire table rase du passé en toute impunité ! La Table de Suzanne 37, rue Auguste-Comte • Lyon 2e • Tél. 04 78 37 49 83

© BAC Architectes

Christian Têtedoie prend de la hauteur Il y a du mouvement du côté des établissements du chef étoilé Christian Têtedoie. Si le Contrête conserve son implantation des bords de Saône, quai Pierre-Scize, le Têtedoie déménage. Le restaurant gastronomique prend en effet de la hauteur en s’installant sur le site de l’Antiquaille à Fourvière, dans un bâtiment ultracontemporain construit spécialement pour lui servir d’écrin. Au rez-de-chaussée, le bar à vins “Phosphore” séduira par son allure de vaste cave vitrée, sa terrasse chauffée, ses tapas. Un bar à cocktails complète ce nouvel ensemble. Ouverture prévue fin mars. Ce n’est pas tout : le Testa Doca, un restaurant traditionnel italien battant lui aussi pavillon de ce foudre de cuisine, doit ouvrir ses portes à l’Antiquaille, cet été. Coup de cœur pour la déco concoctée par Olivier Dubreuil pour Marie-Luce. Restaurant Christian Têtedoie Chemin neuf • Lyon 5e • Tél. 04 78 29 40 10

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Toujours plus de Thomas Il a encore frappé. Thomas Ponson vient d’agrandir sa collection de lieux gourmands, tous rassemblés rue Laurencin : après le Restaurant, le Comptoir et le Café, place à la Réserve Thomas, prolongement du Restaurant Thomas qui peinait parfois à accueillir les groupes de convives, faute de place. Des vins et des produits d’épicerie fine adoubés par le jeune chef récidiviste y sont proposés, dans un cadre joli à ravir : chaises en bois aux formes arrondies, carrelage en damier noir et blanc, parquets et murs noir et olive. Tout cela, sous le regard bienveillant des bouteilles, dont force Saint-Péray et Cornas, qui attendent leur heure dans la cave vitrée située juste à côté. À noter que l’espace peut se privatiser en partie ou en totalité le temps d’une soirée. La Réserve Thomas 8, rue Laurencin • Lyon 2e • Tél. 04 72 56 04 76

© OSD Studio

Jolies tommes

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Les bars à vins, à soupes, à jus, vous connaissez, peut-être même les pratiquez-vous. Mais pouvez-vous en dire autant d’un bar à fromages. L’idée, toute neuve à Lyon, a germé dans l’esprit d’un tandem d’amis formés ensemble à l’hôtellerie. Dans un cadre contemporain, Franck et Alexandre, en dignes amoureux de leur terroir, poussent un peu plus loin l’idée d’association mets et vin que dans un traditionnel bar à vins et leurs planches fromages-charcuterie. Les petits producteurs et les fromages au lait cru tiennent ici le haut du pavé. Sur l’ardoise, des salades, tartines et quelques desserts offrent leur possibilité de variation sur le même thème. L’instant fromage 31, rue Sainte-Hélène • Lyon 2e • Tél. 04 78 92 93 54


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La crème des bars cantines vintage Petit frère du Collège hôtel dont il prolonge – sur un mode gourmand – l’univers de l’école à l’ancienne, le Bar à gones est un bar cantine. Dans un univers siglé années 50, on prend place sur une chaise Tolix ou sur l’un des tabourets de bar en réfléchissant aux tapas de Lyon et d’ailleurs, ici appelées “goneries”, que l’on ne va tarder à engloutir : entre un tostado, du pain de mie grillé fourré au jambon et au fromage, de délicieuses empanadas à la viande, une portion de petit salé aux lentilles ou un plus traditionnel assortiment de saucissons, il y a de quoi hésiter. Citons aussi les desserts, les bons vins au verre et les retransmissions sportives sur un écran qui, pour sa part, n’a rien à voir avec la mini portion… Le Bar à gones 5, place Saint-Paul • Lyon 5e • Tél. 04 72 10 05 05

Le Chango Mamboo Au cœur du 6e arrondissement se niche un petit bout de Mexique qui vous laissera un souvenir gustatif indélébile. Ici pas de folklore inutile pour touristes égarés, l’important est ce qu’il y a dans votre assiette. Le chef Gustavo met du génie dans ses plats pour mettre à l’honneur sa région d’origine : le Yucatan. Eh oui, la cuisine mexicaine ce n’est pas que du Tex Mex ! Les plats raffinés, qui nous font voyager entre tradition et modernité, sont subtilement parfumés et servis dans une ambiance détendue. On se sent bien au Chango alors on se laisse aller et on finit en beauté : dans une main une tequila au nom mystérieux, dans l’autre le livret de famille pour vérifier si finalement on serait un petit peu Mexicain ! Chango mamboo 25, rue de Sèze • Lyon 6e • Tél. 04 78 24 85 23 www.chango-mamboo.fr


Happy culture


2000 mur du son

Les années

Hassen Djouad

On nous en avait promis des choses pour la première décennie du nouveau millénaire. Ce grand 2 à la place du 1 sur les calendriers avait fait l’objet de tous les fantasmes. Les fans de science-fiction se voyaient déjà au volant de véhicules sur coussins d’air, d’autres s’étaient taillé les oreilles en pointe en attendant d’être téléportés à bord de l’Enterprise. Bref tous autant qu’on était, on s’attendait au meilleur et parfois même au pire ! Mais le soir du grand soir, au bout du compte à rebours glissant vers les années 2000, lorsque les douze coups se sont tus pour laisser exploser les joies et les bouchons alcoolisés, la routine du calendrier a tout de suite repris ses droits. Ouf ! La bonne nouvelle c’est que la pendule du micro-ondes n’a pas “buggé” et la mauvaise c’est qu’il n’y a pas eu d’erreur de la banque en notre faveur. Bref, presque 10 ans déjà qu’on a les pieds dans ce nouveau siècle. Alors certes, on ne s’habille toujours pas en “combine” Courrèges blanche, mais côté musique ça y est on est dans le futur ! Pour souffler ces presque 10 bougies, le Mur du Son vous propose une sélection d’albums qui auront marqué la décennie. À vos platines

The Strokes Is This It 2001 En août 2001, Julian Casablancas et ses quatre acolytes new-yorkais inventent une nouvelle façon de faire du rock. Son père est le fondateur de l’agence de Top Models Elite, c’est peut-être de là que lui vient ce son de guitare dont l’élégance frise parfois l’arrogance. En un seul album, le quintet met la critique à genoux et donne envie à toute une génération de remettre le nez dans les vieux vinyls de papa ! Interpol Turn On The Bright Lights 2002 Une voix, un son, une identité. L’équation est parfaitement maîtrisée par les New-yorkais lorsqu’ils livrent leur premier album. Dignes héritiers de la Cold Wave, ils revendiquent l’influence que Joy Division a eue sur leur vision de la musique. Comme les costumes qu’ils portent, Interpol ne laisse rien au hasard, les morceaux s’enchaînent dans une atmosphère glaciale et donnent du rythme au désespoir. Impeccable ! The Streets Original Pirate Material 2001 Il est un groupe à lui tout seul ce Mike Skinner. Ses histoires racontent le quotidien d’un jeune Anglais qui se prend les pieds dans le tapis de la vie. Des textes criants de vérité servis par des sons qui naviguent entre pop, hip-hop et électro. Un disque urbain qui sonne comme la BO d’une génération hésitante face aux promesses d’un nouveau siècle !

Justin Timberlake Justified 2002 Il est un ancien gagnant du concours Disney, un ancien leader de boys band qui a vendu des millions de disques, alors en terme de crédibilité, c’était pas gagné. Mais pour son premier album, Justin fait appel aux meilleurs producteurs qui, tels les rois mages, vont faire de lui le nouveau surdoué d’un R’n’B réinventé ! Amadou et Mariam Dimanche à Bamako 2004 Voici 30 ans que ce couple sur la scène comme à la ville habille le monde aux couleurs du Mali. La guitare d’Amadou et la voix de Mariam font chavirer Manu Chao qui les contacte en 2003 pour un projet qui fera honneur à la world music et récoltera des dizaines de prix. Un Dimanche à Bamako, c’est comme un jour férié : on prend son temps pour le savourer parce qu’on l’a bien mérité ! Gnarls Barkley St. Elsewhere 2006 Cette année-là “Crazy”, un single en forme d’ovni atterrit sur toutes les ondes, la mélodie est géniale et annonce l’album pop le plus funky de tous les temps ! Bourré de samples, inventif, audacieux, original, les adjectifs tombent comme des dominos pour cet album qui enchaîne les tubes comme on enfile des perles et cinq ans plus tard, c’est toujours un bonheur de le sortir de notre boîte à bijoux.

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mur du son

“Une musique  résolument narrative,  voire cinématographique” Un flot musical, au confluent d’une pop seventies et d’un son revival des années 80, le tout arrosé d’un style post électro, tel est le lit mélodieux dans lequel nous entraîne Benjamin Fincher. Baptisé ainsi pour sa seule sonorité (n’y voyez pas une référence au célèbre réalisateur ni à son non moins célèbre Benjamin Button…),  cet ex-groupe de rock lyonnais est devenu un duo pop folk.  Jean Baptiste Bec y assure la partie chant guitare tandis que  sa compagne, Emma Catlin, alterne violoncelle, chœurs et petites percussions. Ce couple de professeurs de musique, désormais installé à Nice pour cause de mutation, a conçu l’album de A à Z.  De l’écriture, à la composition en passant par la pochette très happy flowers ou les petits clips vidéos tendance pop art : “Le fait d’être autoproduit est une contrainte qui nous pousse à être créatifs dans beaucoup de domaines”. Parce que l’art naît souvent de l’économie  de moyens, Benjamin Fincher propose un univers aussi sophistiqué qu’homogène. Loin des labels commerciaux, leur proposition artistique se veut exigeante et inspirée d’horizons musicaux très divers.

L’étrange histoire de

Benjamin Fincher… Alexandra Eretzian • photo Didier Michalet

Avec Where the river goes, un 3e album sorti en novembre dernier, Benjamin Fincher remonte aux sources de la pop et laisse couler sa musique jusqu’aux sons électros d’aujourd’hui. Une ballade musicale apaisante et variée. À découvrir de toute urgence !

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La convergence des styles… Avec une guitare folk bien présente, une harmonisation des voix qui rappelle parfois celle des Beatles, un son de synthé très années 80, un mélange d’instruments acoustiques et électroniques pour le moins “beirutien”, des chansons plus pop à la Cocoon, sans oublier un chant proche de celui de Thom Yorke, nul doute, Benjamin Fincher assume pour ne pas dire revendique des influences musicales multiples. C’est la parfaite harmonisation de ces courants qui fait toute la saveur de leur musique. Ajoutez à cela, une patte sonore singulière, faite  de sons vintage, de morceaux planants, de cordes très romantiques et vous voilà submergé par le torrent d’imagination de Benjamin Fincher. Entre les voix aériennes qu’on croirait tout droit sorties  d’un film de David Lynch, les accords parfois country façon road movie, ou les effets de boucles et de ruptures, leur musique est résolument narrative, voire cinématographique. ...Et des genres À noter également dans leur actualité, la sortie de Post Card,  le premier disque du label Paradise for parasites. Conçu avec l’artiste lyonnais Godot, il est composé de chansons sur le thème du voyage. Avec cinq titres sur des villes fantasmées ou visitées, enregistrés en seulement quatre jours, Jean-Baptiste Bec signe  là encore un très bel opus folk. Mélanger les pratiques, aller chercher l’inspiration pour d’autres supports, tel est le moteur de leur créativité : “Si demain on nous demande de faire la musique d’un film, on accepte sans hésiter”, assure Emma. Laissons donc les notes suivre leurs cours… tant  il est vrai que les petits ruisseaux font souvent les grandes rivières. www.benjaminfincher.com www.myspace.com/benjaminfincher


© Éric Lacombe

cadre supérieur

Éric Lacombe,

Alexandra Eretzian

l’art numérique ou l’infini des possibles Dessiner a toujours été pour Éric Lacombe une nécessité : “Depuis tout petit, j’ai ce besoin d’exprimer des choses intérieures pour me sentir bien”. Graphiste de métier, il lui a paru naturel de tester sa créativité sur l’outil informatique. Il lui suffit d’ouvrir un fichier sur photoshop et de dessiner directement sur l’écran. “Je fais d’abord une esquisse, je zoome au maximum sur une partie puis j’attaque le détail. Je dessine comme sur du papier.” Les possibilités sont infinies, il crée des pinceaux à partir de photos ou de toutes sortes de matières. La création dure en moyenne une quinzaine de jours : “J’aime bien partir d’une idée puis au fil du temps mes sentiments évoluent, alors je modifie, j’ajoute des éléments en fonction de ce que je ressens”. Esthétiser la “monstruosité” Une atmosphère mélancolique voire sombre, un univers le plus souvent monochrome, ou avec des couleurs qui rappellent les vieilles photographies du début du siècle dernier, des êtres étranges au regard triste, mais des personnages qui ont vécu et qui nous racontent toujours quelque chose, tel est le monde saisissant d’Éric Lacombe. “J’aime bien les freaks, les gens qui ne sont pas dans la norme, qui sont considérés comme ‘laids’. Ces gens là me touchent plus que les autres parce qu’ils sont singuliers. J’aime cultiver cette notion de différence.” Les sujets représentés sont souvent indéfinis, asexués, les œuvres sont sans titre, tout est fait pour ne pas orienter la réception : “Les gens y voient ce qu’ils ont envie de voir”. Mais si l’on s’attarde plus longuement sur les détails, on saisit alors toute la minutie de la composition. Figurer l’intériorité Qu’il soit dissimulé derrière un foulard, déformé, parcellisé, ou composite, traversé de branchages ou constellé de cratères lunaires, le visage attire l’attention, mais sur autre chose que lui-même. Le figuratif s’évapore même parfois au profit de l’abstraction pure comme si elle n’était que le reflet d’une intériorité complexe, faite de crevasses, de micro-fissures, de clair-obscur. “Tous ces personnages me représentent, ils sont comme le miroir de mes états d’âme.” http://monstror.blogspot.com

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Photos DR

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Josef Ciesla

Woda “Dragnie” 81 x 65

Woda “Umarla” (eau morte) 92 x 75

Créée par le designer Jean-Paul Espinosa, Aïki-Galerie est un lieu d’exposition qui propose un trait d’union entre art, design de mobilier et design global d’espace. L’exposition de Josef Ciesla ouvre la programmation artistique de Aïki vers un univers spirituel. Ciesla, artiste pluridisciplinaire, nous présente une œuvre inédite et intime regroupant sculptures, pastels et dessins.

Woda “Glebia” (eau profonde) 92 x 75

Prochainement Exposition de Trioreau en collaboration avec le Fort de Bruissin – centre d’art contemporain de Francheville Vernissage le vendredi 26 mars à 18 heures Exposition du 27 mars au 17 avril 2010

Exposition de Josef Ciesla Vernissage le jeudi 6 mai à 18 heures Exposition du 7 mai au 12 juin 2010 AÏKI Galerie 39, rue Sainte-Hélène • 69002 Lyon contact@aiki-galerie.fr Tél. 04 78 95 47 58 Ouvert du mercredi au vendredi 11 h – 19 h Le samedi 13 h – 19 h Ptak 1 recto (terre perdue) Page de droite Mauve ouverte. Interrogations

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Carte blanche à Valja

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© C. Perdrix

Alexandra Eretzian• Photos DR


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01. E  nlace-moi 02. I ncompréhension 03. M  éditation 04. Silhouette n° 6 bronze 05. A  tlas

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Artiste nomade, Valja a fait du monde son atelier. Sa devise ? “Soi au milieu du tout, de la vie.” Actuellement exilée à Lanzarote, elle y prépare sa prochaine exposition. Cette île de feu, d’eau, de vent et de lumière lui procure le contact charnel avec la nature dont elle a besoin pour se sentir exister. “J’ai marché sur la lune. Je suis le volcan et je brûle. Je suis la vague de l’océan bercée par ses ondulations. Je suis le vent qui me caresse, et les frissons qui me parcourent me racontent la force des éléments.” C’est son projet TOTEM “Je suis le nombril du monde” qui l’y a amenée voilà deux ans. En quête d’un ailleurs, d’un terrain vierge et stimulant pour ses expérimentations, elle y est accueillie par une sculptrice anglaise, Rita Ling. Son travail consiste alors à peindre sur des corps de manière totalement instinctive puis à réaliser des empreintes à partir de toiles en coton. “Peindre des nombrils, sans connaître ni la langue, ni personne, fut une aventure excitante et fantastiquement riche de rencontres exotiques. Lorsque l’on peint sur la peau, sur des corps qui respirent, affleurent différentes émotions, cela peut être très troublant.” Rien d’étonnant car ce sont les manifestations et les vibrations de l’âme qui sont sa principale source d’inspiration. Son idéal ? “Représenter l’impalpable.”

06. L asciveté II

Artiste incontrôlable, farouchement attachée à sa liberté, Valja est toujours restée hors des sentiers battus. En véritable autodidacte, elle ne suit aucune mode et ne supporterait pas de devenir “l’écho d’une école”. Pour elle, s’exprimer c’est créer ses propres références. Perpétuellement habitée par sa création, elle produit des œuvres qui sont l’apothéose d’un cheminement personnel intense. “Je n’interviens dans le processus qu’à la concrétisation de ce qui me démange… C’est une gerbe atavique.” Soucieuse de plier son art aux circonstances, elle utilise la technique dite “sèche” (sans outils électriques). Elle peut ainsi sculpter à l’envi, munie de sa seule trousse de ciseaux et de sa massette portugaise… Les supports sont divers : pierre, bois, bronze ou autres matériaux, choisis en fonction des aléas de la vie, des rencontres et des lieux. Ses sculptures mettent en scène un corps pris dans son intimité, à travers ses rondeurs, ses aspérités, ses plis, ses contorsions. Son art puise aussi dans l’imaginaire mythologique, il met en perspective l’évolution de notre civilisation et nous alerte sur le devenir de notre société. Mais lorsqu’on l’interroge sur son propre avenir, elle répond par ces paroles sibyllines : “Le futur, pour moi, a commencé hier…”.

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mon libraire m’a dit

La sélection printemps de la librairie

Propos recueillis par Alexandra Eretzian

Le Bal des Ardents Loin des best-sellers et autres auteurs à succès, Alexandre Maréchal a concocté pour vous un cocktail littéraire détonant : une pincée d’onirisme, un zeste de roman à suspense, un brin de récit de guerre, la Chine vue par un âne et une utopie rock and roll.

01 La somnolence, Jean-Pierre Martinet, Finitude

Jean-Pierre Martinet est un écrivain à part, génial, mort à 49 ans comme un auteur maudit, dans l’indifférence générale. Et pourtant, son œuvre sombre et dérangeante possède des trésors inestimables. Une langue fameuse, des personnages tordus que l’on adore suivre dans leurs esprits labyrinthiques. Le raffinement côtoie le sordide. Dans La somnolence, Martha, vieille fille de 76 ans, s’adresse à un homme qui n’a peut-être jamais existé en même temps qu’elle s’enfonce dans la douce folie d’un rêve éveillé, une déambulation où elle rencontre des fantômes insaisissables et ses démons intérieurs. Ce premier roman, paru initialement en 1975, est une réussite, un coup de génie. Il annonce le très précieux Jérôme, sorti en 1978 et réédité en 2008 (également aux éditions Finitude), qui confirme la maîtrise et le talent indéniable de Martinet

02 Sukkwan Island, David Vann, Gallmeister

Tout commence bien : un père et son fils partent dans les bois pour passer une année proche de la nature. Des journées rythmées par la pêche au saumon et la préparation de l’hiver. La rivière s’écoule paisiblement tandis que le drame se prépare. La nuit, le père étouffe des sanglots, le fils s’inquiète en silence. Très vite, le tableau bucolique du retour à l’état naturel devient le portrait d’une descente aux enfers. Les descriptions fabuleuses des bois hostiles servent ce roman contemplatif parfaitement abouti. L’occasion de se pencher sur les choix toujours très fameux de cet éditeur à l’identité marquée, spécialisé en littérature américaine.

03 Méditations en vert, Stephen Wright, Gallmeister

La guerre du Viêt Nam pendant et après. L’enfer psychédélique de la jungle, l’enfer paranoïaque américain à travers des portraits hallucinés de soldats encore déphasés et agonisants. Le ton est cinématographique. D’ailleurs, on retrouve dans ce roman écrit en 1984 par un vétéran du Viêt Nam des passerelles vers les meilleurs films sur le sujet : l’aliénation de Voyage au bout de l’enfer, l’ironie et la subtilité de Full Metal Jacket, la lente dérive d’Apocalypse Now. Et, au-delà, la place de l’homme et de sa propre conscience. La guerre, ici, n’est qu’un prétexte pour magnifier l’homme et ses complications. L’auteur ne nous refourgue pas une morale bien-pensante, il nous présente des hommes déroutés, à l’écoute des plantes vertes… Parfaitement réussi.

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04 La dure loi du karma, Mo Yan, Seuil

Mo Yan sera Prix Nobel, tout simplement, car derrière un style parfois léger et souvent drôle, il parvient à dresser un portrait terriblement acerbe de ce qu’est et fut la Chine durant ces cinquante dernières années. Un style maîtrisé pour servir un propos engagé. La dure loi du karma, son dernier livre, est une histoire de la Chine depuis 1949 : la Révolution, le communisme, Mao, le Grand Bond en avant, les échecs… Les événements vus à travers l’évolution d’une famille de paysans. Où chaque tentative plombante de glorifier le parti est désamorcée par une anecdote mettant en lumière le ridicule de la situation. Jouissif.

05 Superbad, Tom Grimes, 13e note

13e note est une jeune maison d’édition au catalogue intéressant. On retrouve des auteurs confirmés comme Dan Fante (le fils de, mais surtout auteur d’un très bon recueil de nouvelles Régime Sec) et Barry Gifford (scénariste de Lost Highway à ses moments perdus et nouvelliste passionnant lorsqu’il décrit sa vision de l’Amérique dans American Falls), des auteurs plus méconnus comme Mark SaFranko (Putain d’Olivia est une merveille) et, dernièrement, Tom Grimes. Dans Superbad (ou plutôt Redemption Song, le titre original correspond mieux au propos), deux paumés new-yorkais réussissent involontairement dans le monde de l’art. Devant tant d’argent, ils perdent la tête. L’inspiration est à trouver dans la Beat Generation. Une histoire de tocards magnifiques, perdus dans un univers qu’ils ne maîtrisent pas. Cocktail sexe, drogue et rock and roll. Quant à la rédemption…


entre guillemets

luxe “Le luxe n’est pas un plaisir mais le plaisir est un

Francis Picabia

Propos recueillis par Estelle Coppens

Que signifie le mot “luxe” ? Pour ce numéro, c’est la question qu’EGOLAREVUE a posée à des personnalités lyonnaises qui, par leur métier, tutoient souvent le monde du luxe. À la lumière de leurs réponses, on découvre que la liberté, le rêve et l’amour sont les trois associations le plus souvent citées.

Designer, élu “Meilleur créateur français de robes de mariée” en 2008, pour la sixième fois… Quelle est votre conception du luxe ? Avoir la liberté de faire ce que je veux quand je veux et de ne pas faire ce que je n’ai pas envie de faire. Quel a été, est, ou sera votre plus grand luxe dans la vie ? Faire un mariage sur la lune et décrocher les étoiles. Quel luxe ne vous autoriserez-vous jamais ? Celui d’acheter les gens. S’il y a un bien un luxe en amour, quel est-il ? Ne rien s’interdire. Avoir confiance l’un en l’autre. Qu’est-ce qui rime avec luxe selon vous ? La liberté, rêver, aimer et être aimé.

Djamila Calla

Éric Obeuf

Quelle est votre conception du luxe ? Le luxe, c’est de pouvoir faire tout ce que je veux, quand je le veux. En résumé, le luxe, pour moi : une totale liberté.

Quelle est votre conception du luxe ? La perfection, la rigueur.

Directrice générale Rhône-Alpes Auvergne pour le groupe Lagardère

Quel a été, est, ou sera votre plus grand luxe dans la vie ? D’avoir pu mener ma vie de la manière dont je l’entendais. Pour paraphraser Karl Lagerfeld : “Mon plus grand luxe est de n’avoir à me justifier auprès de personne”. Quel luxe ne vous autoriserez-vous jamais ? Profiter d’un luxe qui se ferait aux dépens de quelqu’un ou qui serait contraire à l’intérêt général. S’il y a un bien un luxe en amour, quel est-il ? D’avoir rencontré l’homme de ma vie à 15 ans et de nous sentir toujours amoureux, 35 ans après. Qu’est-ce qui rime avec luxe selon vous ? Comme Romain Duris, je dirai : “Le luxe, c’est la liberté”.

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Directeur général du Sofitel Lyon-Bellecour

Quel a été, est, ou sera votre plus grand luxe dans la vie ? Le jour où je pourrai m’acheter un beau bateau. Quel luxe ne vous autoriserez-vous jamais ? Faire plus que ce que je ne pourrais avoir. S’il y a un bien un luxe en amour, quel est-il ? L’interdit. Qu’est-ce qui rime avec luxe selon vous ? Le rêve.

© Secret side – Fotolia.com

Max Chaoul


entre guillemets

Sandrine Pouquine

Olivier Dubreuil

Quelle est votre conception du luxe ? Vivre et s’épanouir selon les envies de chacun, être entouré de sa famille. Partager sa vie avec un être aimé.

Quelle est votre conception du luxe ? Le luxe, c’est d’abord l’idée que l’on s’en fait. Pour moi, il ne se trouve pas dans le “paraître” mais dans le “mieux-être”. Il appartient au monde du rêve et du plaisir… Quoi de plus important en soi ?

Quel a été, est, ou sera votre plus grand luxe dans la vie ? Aujourd’hui : mes enfants ! Demain : être moins stressée pour profiter pleinement des beaux moments, savoir prendre certaines décisions… Et continuer d’être amoureuse très, très, très longtemps.. Quel luxe ne vous autoriserez-vous jamais ? Le gaspillage, la méchanceté. S’il y a un bien un luxe en amour, quel est-il ? Savoir s’aimer, s’écouter, rire, partager.


Cogérant de la société “Marie-Luce”

Quel a été, est, ou sera votre plus grand luxe dans la vie ? Le véritable luxe, c’est celui qui permet de jouir de la vie et d’exercer sa liberté de choix. Quel luxe ne vous autoriserez-vous jamais ? L’extravagance et le gaspillage. S’il y a un bien un luxe en amour, quel est-il ? Ne jamais le perdre !

luxe Qu’est-ce qui rime avec luxe selon vous ? Liberté, démocratie, bonheur.

Qu’est-ce qui rime avec luxe selon vous ? Une idée, un désir, un rêve, une liberté.

“Le luxe n’est pas un plaisir, mais le plaisir est un luxe” Francis Picabia

Colette Emsallem

François Niforos

Blandine Peillon

Quelle est votre conception du luxe ? S’offrir et offrir ce qu’il y a de plus beau.

Quelle est votre conception du luxe ? Aller à l’essentiel en ne se fixant aucune limite quant aux moyens pour y parvenir.

Quelle est votre conception du luxe ? Pour moi, le luxe n’est pas une notion matérielle, c’est un art de vivre : le temps, la liberté, le fait d’avoir des projets.

Ex-directrice de la boutique Georges Rech, consultante-formatrice pour l’Université de la Mode

Quel a été, est, ou sera votre plus grand luxe dans la vie ? Avoir fait et faire ce qui me plaît. Quel luxe ne vous autoriserez-vous jamais ? Vivre sur un voilier. S’il y a un bien un luxe en amour, quel est-il ? Aimer et être aimée et ce, en permanence. Qu’est-ce qui rime avec luxe selon vous ? Un raffinement, une certaine sérénité dans le comportement, une aisance à toute épreuve.

Chirurgien esthétique fondateur de la Clinique Niforos

Quel a été, est, ou sera votre plus grand luxe dans la vie ? Pouvoir dire non, quelles qu’en soient les conséquences. Quel luxe ne vous autoriserez-vous jamais ? L’excès de liberté susceptible d’affecter les miens. S’il y a un bien un luxe en amour, quel est-il ? De ne jamais dire non… Qu’est-ce qui rime avec luxe selon vous ? Élégance.

Cofondatrice de “Jours de Printemps”, agence multiservices

Quel a été, est, ou sera votre plus grand luxe dans la vie ? M’offrir un tour du monde avec un billet open, sans réservation, pour voyager au gré des rencontres, dans des lieux magiques et sans avoir d’échéances à honorer. Quel luxe ne vous autoriserez-vous jamais ? Une voiture de luxe, un bijou ou un vêtement trop précieux, un endroit avec des personnes qui n’ont pas la même notion du luxe justement ! S’il y a un bien un luxe en amour, quel est-il ? Continuer à être aimée, année après année…
 Qu’est-ce qui rime avec luxe selon vous ? Luxe rime avec “rare”, “précieux”, “exceptionnel”.

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EGOLAREVUE

© Tomislav – Fotolia.com

Directrice d’exploitation du restaurant “Le Boudoir”


notez, sortez

notez,

sortez ! Alexandra Eretzian

© Augusto Brazio

Cristina Branco chante “Kronos”

L’une des grandes voix du fado sera à Lyon le 29 avril prochain pour un concert exceptionnel à la Bourse du Travail. Après deux albums hommage à Amalia Rodrigues et Zeca Afonso, Cristina Branco revient avec Kronos, un nouvel opus où la tradition flirte avec la modernité. Signé par des auteurs et compositeurs contemporains, il renouvelle les canons du genre et propose un fado plus enjoué et plus ouvert à d’autres styles musicaux. Un répertoire inédit qui donne l’occasion à cette immense interprète de chanter avec toute l’émotion qu’on lui connaît, le temps qui passe, l’absence et l’amour. À ne pas manquer ! Les Grands Concerts • Bourse du Travail • Place Guichard • Lyon 3e • Tél. 04 78 38 09 09

Qu’elles soient à fil ou à gaine, en terre ou en papier mâché, de chiffon ou d’ombre, pendant six jours, les marionnettes vont investir différents lieux de la ville, pour le plus grand plaisir du public, de tous les publics… Car la Compagnie des Zonzons entend bien faire de cet événement l’occasion de valoriser un art trop souvent considéré comme un simple divertissement pour les enfants. Éclectisme, avant-gardisme, humour et poésie seront les maîtres mots de cette 8e édition placée, notamment, sous le signe de l’Afrique, avec la compagnie malgache Bazar’Kely, et celui du Canada, avec le Guignol à l’irrésistible accent québécois de Mathieu Saint-Gelais. De nombreuses compagnies européennes seront également à l’affiche, telles que Stuffed Puppet, La Tête dans le Sac ou encore La charge du rhinocéros et son Ubu à l’Élysée, une parodie burlesque des excès du président. La “Moisson d’avril 2010” fait aussi la part belle à la création française avec une dizaine de spectacles venus des quatre coins de l’Hexagone.

© Cie des Zonzons

8e Biennale internationale des marionnettes

Du 6 au 11 avril 2010

Théâtre le Guignol de Lyon • 2, rue Louis-Carrand • Lyon 5e • Tél. 04 78 28 92 57

© Yohann. Trompat

Le festival “Les Européennes” fête ses 10 ans !

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Pour cette 10e édition, le théâtre des Ateliers nous a réservé une programmation alléchante. Comme chaque année, comédiens et metteurs en scène donnent vie à des textes inédits à travers d’ingénieuses mises en jeu. La sélection 2010 fait honneur au théâtre scandinave avec Jours souterrains du norvégien Arne Lygre et Service suicide du danois Christian Lollike. Le metteur en scène Marc Lainé explore la crise existentielle du Dénommé Gospodin, de Philipp Löhle et Gilles Chavassieux, la langue précise et musicale de Jean-Paul Quéinnec dans Dragage. Quant à Simon Delétang, il a opté pour Rose is a rose is a rose is a rose de la croate Ivana Sajko. Du 27 au 30 mai 2010

Théâtre les Ateliers • 5, rue du Petit-David • Lyon 2e • Tél. 04 78 37 46 30


© Ph. Hervouet

L’art de l’infiniment petit… “Minuscules” au Musée de l’imprimerie Jusqu’au 27 juin, le Musée de l’imprimerie propose une rétrospective consacrée aux livres de très petits formats. L’exposition nous entraîne au fil des siècles à la découverte de quelque trois cents ouvrages d’exception. Petits par la taille, de 75 à 0,95 mm, mais grands par la valeur, ils sont le fruit d’une incroyable virtuosité. Les illustrateurs, typographes et autres relieurs, conscients de leur rareté, les ont d’ailleurs fréquemment agrémentés de multiples matériaux précieux comme la soie, l’ivoire, l’or, la nacre, l’écaille de tortue… À ces bijoux patrimoniaux et historiques s’ajoutent près de 100 créations contemporaines réalisées par les plasticiens ayant participé au concours de livres minuscules lancé par le Musée. À noter, en lettres CAPITALES ! Musée de l’Imprimerie • 13, rue de la Poulaillerie • Lyon 2e • Tél. 04 78 37 65 98


Bram Van Velde – Cheval-majeur © DR. Musée des Beaux-Arts de Lyon

Bram Van Velde – Sans titre – Montrouge © DR. Musée des Beaux-Arts de Lyon

notez, sortez

Bram et Geer Van Velde au Musée des Beaux-Arts “Abraham Van Velde peint l’étendue. Gerardus Van Velde peint la succession” écrivait Beckett dans Le Monde et le Pantalon. Il fut l’un des premiers à confronter la peinture des deux frères pour faire émerger leur singularité propre. C’est ce qu’a entrepris le Musée des Beaux-Arts avec l’exposition “Bram et Geer Van Velde”. Un regard croisé sur l’œuvre de ces “peintres de l’empêchement”, dont la volonté commune a été de s’émanciper de toutes références, de remettre en question le rapport de la peinture à la réalité. Mais cette confrontation n’en souligne que plus distinctement leurs divergences. D’un côté, Geer, qui restera toujours fidèle au mode de composition du cubisme. De l’autre, Bram, qui va cesser dès 1941 de renvoyer au réel pour entamer en 1945 un processus de défiguration. Rien d’étonnant pour un artiste qui disait à Charles Juliet, vouloir “chercher le visage de ce qui n’a pas de visage”. Du 16 avril au 19 juillet 2010

Musée des Beaux-Arts de Lyon • 20, place des Terreaux • Lyon 1er • Tél. 04 72 10 17 40

Michel Véricel fait chanter la poésie de Guillevic Le comédien et metteur en scène Michel Véricel s’est fait une spécialité d’adapter au théâtre des textes non destinés à la scène. Après Gide, Camus, Jean Genet ou Nietzsche, il s’attaque au poète breton Guillevic. Avec Carnacroquerie, il met en jeu une vingtaine de poèmes, devenus des chansons sous la houlette de Sébastien Jaudon. Alternant divers styles musicaux, du lyrique au chant “populaire” en passant par le rock, le spectacle se fait l’écho d’une poésie simple, concise, révoltée et généreuse, un “langage pour connaître la vie, pour la toucher, pour la sentir”, tel que l’a rêvé son auteur. À croquer sans modération ! Du 15 avril au 3 mai 2010

Théâtre des Marronniers • 7, rue des Marronniers • Lyon 2e • Tél. 04 78 37 98 17

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© Antoni Tàpies – Plus-Grand-Cadeau

DR

“L’art sur la place, place à l’art…” Telle est la devise du Point sur le i, une toute nouvelle galerie qui a ouvert ses portes en novembre dernier. À la tête de ce lieu d’exposition, deux passionnés de la vente d’objets d’art sur internet. Patricia et Marc Cohen Tanugi ont désormais leur espace pour exposer les œuvres qu’ils ont acquises au fil des années. Sculptures, huiles sur toile, lithographies, livres d’art et autres affiches sont dorénavant accessibles au public au 220 Grande rue de la Guillotière. Du 15 mai au 30 juin, ils présentent “Dans le ventre des espagnols”, une exposition consacrée à des gravures de Miro, Chillida, Tàpies, Saura, et bien d’autres. Le point sur le i • 220, Grande rue de la Guillotière Lyon 7e • Tél. 04 72 71 53 53


© David Anémian

“Le bonheur des uns” au Toboggan Après Chostakovitch, en lettres et en notes monté en 1999, le Quatuor Debussy et Philippe Delaigue réitèrent l’expérience avec Le bonheur des uns. Tiré du très édifiant Working – Histoires orales du travail aux États-Unis de Studs Terke, le spectacle repose sur de multiples témoignages d’hommes et de femmes évoquant leur métier. Jeune chef d’entreprise, femme de ménage, prostituée, fossoyeur, publiciste, ouvrier, acteur, femme au foyer… font entendre leurs voix au travers de cinq comédiens, qui traduisent leurs joies, leurs peines, leur aliénation ou leur manque de reconnaissance. Une pièce musicale qui sonne juste, dans la drôlerie comme dans la gravité, pour dépeindre la réalité du travail dans le monde contemporain. Une mise en scène où le texte fusionne avec les cordes de John Cage, Steve Reich ou encore Philip Glass. À n’en pas douter, le bonheur de Philippe Delaigue fait aussi le nôtre. Le 27 avril 2010 à 20 h 30

Le Toboggan • 14, avenue Jean-Macé • 69150 Décines Réservation : 04 72 93 30 00


desperate lulu

PHOTOMAN Marlène Provoost

Chèr(es) ami(es) de l’internet, vous en conviendrez avec moi : depuis l’avènement du numérique, tout le monde se prend un peu pour un photographe. Même parfois beaucoup. Quelques menues années d’économies sur les tirages papier que l’on ne fait plus et chacun, bon an, mal an, s’est acheté ou fait offrir par belle-maman à Noël le petit reflex Pentax. (C’est un exemple, Lydianne, ne va pas jeter ton Canon pour si peu) Ensuite, à l’aide d’un fil prompt à cet usage, tu branches ton appareil numérique sur ton Personal Computer du noël d’avant d’avant (que si t’en as pas à ton âge, c’est que t’as vraiment raté ta vie, ma pauvre !) Et HOP Et vas-y que je te balance mon art sur facebook. Et vas-y que je te balance ma galerie sur twitter. Et vas-y que je te balance mon album du flickr. Et je t’en passe des concours de jeunes talents… Et des meilleures… Pourquoi pas moi, me suis-je dit dans un accès de self-confidence. C’est ainsi chère amie blogueuse que je t’annonce que moi aussi je deviens photographe de talent et me lance dans un créneau complètement edgy et même sharpy : je suis photographe de nuit sans flashy et je fais dans le flou. Mais artistique le flou. Comme David Hamilton. Mire un peu le travail !

DR

Oui c’est raté mais, c’est là qu’est tout mon Art ! Attends, tu vas voir… Car d’un simple tirage pourri je fais une œuvre incomprise mais néanmoins d’une profondeur exceptionnelle. Oui en effet, car je renoue ici avec les enjeux majeurs de l’art du xxie siècle, à savoir le dilemme abstraction/figuration. Et c’est un retour aux sources de l’expressionnisme que de métamorphoser le réel à partir de mon regard !!!!!!!!!!!! G. X. INCOGNITO

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Ou alors j’avais trop bu.


EGOLAREVUE 39, rue des Alliés 69100 Villeurbanne Agence 13, cours de Verdun Gensoul 69002 Lyon Tél. 06 77 12 11 11 fax. 04 78 84 17 33 www.ego-larevue.com Directrice de la publication Éloïse Girault eg@ego-larevue.com Tél. 06 77 12 11 11 Rédactrice en chef Éloïse Girault Secrétariat de rédaction Sienne Design redaction@siennedesign.com 04 72 90 87 90 Publicité Éloïse Girault, tél. 06 77 12 11 11 Sandrine Popy-Martin, tél. 06 12 16 44 01 Aurélie Sitruk, tél. 06 17 99 11 05

Production photos Studio Didier Michalet et Karen Firdmann, Thierry Chassepoux, Marine Palayer-Scappaticci, Studio Erick Saillet Remerciements Marlène Provoost, Angélique Terrasse, Anabelle Mathon, Sarah Fatton, Marina Gauthier Iconographie Fotolia Photographie de couverture Studio Didier Michalet et Karen Firdmann, mannequin Julie B. chez Glady’s Direction artistique Conception/Réalisation Sienne Design 56, av. Jean-Jaurès 69200 Vénissieux Tél.04 72 90 87 87 fax. 04 72 90 87 92 www.siennedesign.com Impression Imprimerie Chirat 42540 Saint-Just-la-Pendue EGOLAREVUE est une revue trimestrielle éditée par les Éditions Rosely Capital de 10 000 € RCS Lyon 500 646 039 ISSN 1964-8871 Numéro 07 printemps 2010 Dépôt légal 2010

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La reproduction même partielle des articles et illustrations publiés dans EGOLAREVUE est interdite

Rédaction Estelle Coppens, Hassen Djouad, Mel Dreyfus, Alexandra Eretzian, Romy Esther, Marine Palayer-Scappaticci, Fanny Pincanon, Marlène Provoost, Patricia Rey, Caroline Schwartz


PRINTEMPS • 2010

AUDACIEUXURBAININNOVANTDIFFÉRENTCONTEMPORAINCHICDÉCALÉPERCUTANTLYON

EGOLAREVUE

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PRINTEMPS

NUMÉRO SEPT

LYON – FRANCE

2010

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EGO LA REVUE n°7