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depuis trois mois. Et ouvris mon paquet de clopes. Je découvris avec horreur qu’il n’en restait plus une seule. « Et merde !! » C’était un apparemment un de ces matins où tout allait mal. Je bus mon café d’une traite (c’était la seule façon de l’ingurgiter entièrement) et me levai. Dans la seconde qui suivit, je sentis s’écraser sous mon pied une petite chose molle. Il ne me restait donc réellement plus de clopes. Je poussai un long soupir. « Et merde… » Puis le téléphone sonna. Je décrochai. « Allô… » C’était Karl. Karl était un de ces mecs dont le Q.I ne devait pas dépasser les 2,3 mais sur qui on pouvait toujours compter. C’était un fameux gaillard, qui devait peser près de quatre-vingt dix kilos, et qui traînait généralement en ville, dans les vieux quartiers, à la recherche d’un petit bourgeois à détrousser. « Qu’est-ce qui ce passe ? demandai-je. − Tu sais quelle heure il est ? répliqua-t-il. Qu’est-ce que tu fous ? − Putain, c’est vrai, j’avais complètement zappé !! » Ce putain de réveil notait 9h38, mais j’avais carrément oublié le changement d’heure. Il était 10h38, et j’avais rancard à 10h00 pétant, avec les potes. « J’arrive, excuse, je suis là dans dix minutes !! − Ok, à tout de suite. » Je pris mon vieux jean, qui était posé par terre, à côté de mon lit, et enfilai en vitesse un T-shirt, dont je ne vis que bien plus tard qu’il était tâché de sperme sur le devant. Je ne pris même pas la peine d’attacher les lacets de mes rangers et partis en courant en direction du lieu de rendez-vous.

Nawak 16 Octobre 2009  

toujours aussi intelligent

Nawak 16 Octobre 2009  

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