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EDITO Voici déjà un an que le Nawak est né. Je tiens à remercier les quelques lecteurs qui ont pris la peine de le lire tous les mois. Je pense en particulier à Riko et François. Merci. Pour cette nouvelle année, vous l'aurez vu, le Nawak change de tête. Mais ce n'est pas tout ! Des nouveautés viendront compléter le webzine: –

La rubrique Info-live : une rubrique où je vous tiendrai au courant des concerts à ne pas rater.

Le chapitre du mois : Tous les mois, je vous livrerai un chapitre de l'un de mes romans ''Six heures''. Vous pourrez ainsi suivre l'histoire, Nawak après Nawak. Voilà... Je vous souhaite de bonnes tranches de rigolade et plein de bonnes choses pour les 12 mois à venir !


L'image du mois

La pensée du mois

« Une bière, c'est comme un sourire...ça se refuse pas... »


NAWAK Nous allons tenter de répondre aujourd’hui à une question que tous, sans exception, vous vous êtes sûrement un jour posée. Une question qui a plus d’une fois hanté vos nuits et vos rêves les plus fous. C’est le genre de question à laquelle, j’en suis sûr, vous avez toujours souhaité trouver une réponse… Cette question, c’est : Qu'est-ce qui pue comme ça ? Aujourd’hui, je vous donne la réponse… Pitié, ne me dites pas que cela ne vous est jamais arrivé... ne me dites pas ça car je ne pourrais pas vous croire. Nous avons tous, à un moment clé de notre vie, été dérangé, gêné, embêté par une petite odeur suspecte, un petit vent léger venu comme une brise caresser nos douces narines. Qui n'a pas reniflé, tant brièvement que discrètement, pendant le film du samedi soir, en suspectant secrètement sa compagne ou son compagnon d'avoir été victime d'une fuite mais sans toutefois oser l'en accuser? Qui n'a pas sursauté dans le lit conjugal (ou autre) en criant : « ah...c'est quoi qui pue !!! » sans même se rendre compte qu'à quelques centimètres une personne que nous ne nommerons pas ici se retenait à la fois de rire et de respirer, devenant toute rouge et se refusant à toute suspicion de paternité concernant le mystérieux mais néanmoins monstrueux fumet qui envahissait la couette. Moi le premier et je l'admet serein et libéré, j'ai pu, parfois, dans quelque moment d'égarement, lâcher une perle, un pétou, une perlouze, un gaz, un vent, une vesse, bref, disons-le clairement lâcher une caisse et j'ai même souvent poussé le vice jusqu'à remuer la couette pour en faire profiter ma femme. Vous l'aurez compris, nous ne parlons pas ici du parfum d'une fleur mais plutôt de chaleur humaine... Mais alors, qu'est-ce qui pue comme ça ?! Tout dépend en fait de plusieurs paramètres. Par exemple, manger trop rapidement, mâcher du chewing-gum, respirer anormalement, augmentent le volume des pet par 3 ou 4. En sachant que la moyenne


quotidienne des pets d'un individu adulte en parfaite santé est de 14 pets par jours, la quantité de gaz produit quotidiennement par un individu adulte en parfaite santé est de 13 à 15 litres. L'altitude augmente aussi par trois ou quatre la production de pets d'un individu au delà de 7000 mètres. Vous ne pouvez malheureusement pas être libre de tous gaz, ou flatulences. Il y en a des quantités considérables qui sont fabriqués tous les jours dans un intestin normal. La plupart des gaz qui se trouvent dans le gros intestin proviennent de la fermentation des déchets provoqués par les bactéries qui prospèrent dans n'importe quel colon sain. Normalement, une grande partie des gaz est absorbés par les parois intestinales, mais certaines personnes l'expulsent par le rectum. Une raison en est des mouvements péristaltiques trop fréquents et qui ne laissent pas assez se temps pour que les gaz soient absorbés. Une autre cause est l'absorption d'aliments connus pour leur propension à fabriquer des quantités immodérés de gaz : les flageolets, par exemple, contiennent certains sucres que le corps ne peut pas digérer. Arrivant intact au côlon, ces sucres sont la nourriture idéale des bactéries qui forment les gaz. Les bactéries du côlon sont utiles, mais seulement jusqu'à un certain point. Elles fabriquent de la vitamine K et plusieurs vitamines B. Mais elles se nourrissent également de résidus de protéines pour former des produits chimiques odorants, en petites quantités mais ayant un effet puissant, et qui émanent des gaz intestinaux et des excréments que nous expulsons. La nature de l'odeur dépend notamment de la nourriture absorbée et aussi des micro-organismes qui dominent dans les intestins de chaque personne. Plusieurs causes sont possibles concernant la monstruosité de votre pet : - des Golden Grahams + 1/2 litre de lait bien froid au petit-déj'... - du cassoulet : pour de meilleurs résultats, ne pas mâcher les haricots. - des pistaches. - des boissons gazeuses. - des aliments générateurs de fermentation : petits pois, haricots, choux, oignons, jus de pomme. NB : Certains aliments peuvent aussi servir à modifier la sonorité du pet à sa sortie ( bananes, etc...). !!! Attention !!! Il est important que le pet ne soit constitué que d'air. Les risques encourus pour un pet constitué en partie de matières (et dit foireux) sont importants pour vos sous-vêtements !


Quelques astuces pour réussir vos pets : Si vous utilisez une chaise , choisissez en une constituée de préférence de chêne ou de hêtre qui donnera une meilleur résonance. Pour obtenir un son plus clair, il est préférable d'avoir les fesses bien propres. Dans le cas contraire, des projections pourraient avoir lieu, ce qui se révélerait dangereux pour votre entourage et votre papier peint. C'est un choix... Pour obtenir un pet plus long et plus aigu, serrez bien les fesses et n'écartez que petit à petit. N'hésitez pas à utiliser d'autres ustensiles pour rendre votre pet plus mélodieux (casserole, clef à molette, pipeau, etc). Mise en condition et préparation Etape 1 : Choisissez tout d'abord des vêtements amples qui permettront à l'air expulsé de ne pas trouver d'obstacle. Etape 2 : Evitez les jours de diarrhée qui pourraient avoir des conséquences indésirables. Personnellement, je vous conseille tout de même le lendemain de cuite. Etape 3 : Mettez vous à l'aise dans la position de votre choix. (assis sur une table, à 4 pattes, sur un pied, habillé en bretonne, en tongues, etc...

Etape 4 : Attendez patiemment qu'un pet veuille bien se présenter. Etape 5 : Lorsque le pet est prêt à sortir, poussez de toute vos forces. Deux solution se présenteront à vous : - Un bruit s'est fait entendre : vous avez donc réussi, vous pouvez retenter l'expérience afin de vous perfectionner - Il n'y a eu aucun bruit : dans ce cas courez vite aux toilettes les plus proches pour y déposer le surplus et assurez vous que l'étape 2 a été bien respectée. !!! Attention !!! Il est important de s'entraîner dans un endroit aéré qui vous permettra d'éliminer l'odeur plus facilement. De ce fait, la cave, le four micro-onde ou la pipe à grandpère sont à proscrire. Vous êtes maintenant prêts à gâcher le feuilleton préféré de votre ami(e). Voici quelques endroits propices à de bonnes performances. - Au cinéma : choisissez plutôt un film d'action avec beaucoup d'explosions.

- Dans son lit : rester sous la couette pour s'endormir.


- Dans un ascenseur : bondé de préférence. - En cours : se moucher pour masquer le bruit. - Dans un bus : au plus loin du conducteur. - Dans la baignoire : pour admirer les bulles. - Dans un bocal : en guise de souvenir. - Dans un aquarium : pour oxygéner les poissons. - A l'Eglise : si l'écho est bon. - Sous l'orage : pour imiter le tonnerre. - Dans une conversation ennuyeuse : pour l'animer. - Chez Belle-Maman... Quelques statistiques :

12 % des Américains avouent avoir été tenté de mettre le feu à leurs pets et 3 % se sont brulé le cul. 71 % des personnes avouent trouver du plaisir à péter en nageant. 67 % déclarent lécher leurs vents dans leur voiture ou les transports en commun-bus, métro et train. 21 % des Américain avouent avoir pété dans leurs mains et la moitié reconnaissent qu'il s'agit d'un comportement anormal. 96 % des enfants Hollandais avouent aimer péter à l'école pendant les cours. 52 % des Américains et 49 % des Hollandais avouent ne pas revendiquer leurs pets et accusent une tierce personne. 1 % des péteurs attendent que leur partenaire pète pour en faire autant. 8 % des péteurs pètent devant leur chien pour s'amuser. 1 % des péteurs font des concours de pets avec leur conjoint. 0,5 % des péteurs trouvent irrésistible de péter dans les enterrements. 7 % des péteurs s'amusent à péter dans l'eau du bain et un tiers de ceux-ci ont déjà tenté de récupérer le pet avec un verre placé à l'envers pour tenter de l'enflammer (je l'ai fait)…. …Sid…


Contact : Sid70pm@hotmail.fr


Le chapitre du mois

I

La maison semblait si petite, au milieu de ces vastes plaines .On l’aurait crue perdue. Comme un oiseau, seul, au milieu de l’océan. Elle était là. Simplement là, élégante comme tout, ses murs blancs, ces petites touches de rouge, en bordure des fenêtres, son petit toit de chaume, une petite cheminée. Son charme intense m’apprivoisait lentement. Un chemin de terre, bordé de tout petits cailloux, s’étendait de la petite porte en bois, jusqu’à un portillon blanc, sali par les années. Et tout autour de cet oasis, était la nature, telle une protectrice, un ange gardien, défendant fièrement ce havre de grâce. Nature affectueuse, si belle en cet endroit de la Terre, qui me semblait tellement différent de tout ce que je pouvais avoir vu jusqu’ici. Je m’approchait lentement, pensant fort à ce que je laissait derrière moi. Là-bas, j’était si détaché, ailleurs, je me sentait si mal, la ville, la vie de força que je menais,…Jamais je n’aurais cru avoir à mes pieds une telle beauté. Arrivé près de la porte, je pu remarquer une inscription, gravée dans le bois : « écoutez, sentez, vivez, mais n’entrez pas ». Qu’est-ce que cela pouvait bien vouloir dire ? Il ne semblait y avoir aucun danger dans cette maisonnette à l’allure si paisible… Après quelques instants d’hésitation, je décidais d’entrer quand même. La porte n’était pas fermée à clé. Elle s’ouvrit en grinçant un peu, me laissant entrevoir l’intérieur de cette demeure mystérieuse. Tout ce qui allait m’arriver par la suite ne fut que le reflet de ce que j’allais découvrir à l’intérieur. Jamais, si j’avais su, je n’aurais ouvert cette porte de ma vie. Rien au monde n’était pourtant plus explicite que cette petite, si petite phrase, inscrite sur le seuil de ce qui allait être la


maison de mes pires cauchemars. En entrant, je pu découvrir une petite salle, sombre et silencieuse, où se trouvait une petite table et quatre chaises. A bien y réfléchir, je crois qu’il n’y en avait que trois. Contre le mur était une étagère, pourvue de livres en tous genres, d’un peu de vaisselle, et de quelques petites boites, contenant divers condiments plus ou moins moisis. Cette baraque ne devait plus être occupée depuis très longtemps. La poussière, qui s’accumulait depuis des années, recouvrait ces quelques meubles de part en part. Au fond de cette pièce se trouvait un petit escalier en colimaçon, envahit par les toiles d’araignées. En m’approchant, je senti une chaleur étrange s’immiscer en moi. Une sorte d’angoisse dont je ne connaissais pas la cause. J’avait comme une appréhension, l’impression bizarre que quelque chose n’allait pas, ou allait se passer. Puis cela passa. Et je parti voir ce qu’il y avait là haut. Après avoir monté les dix-neuf marches en bois, je me retrouvais dans une sorte de grenier aménagé de façon très bizarre. Il y avait là deux grands lits en pin, mis bout à bout, barrant l’entrée de cette chambre, comme si quelqu’un avait voulu y cacher quelque chose. Mais il ne semblait rien y avoir du tout. Je décidais quand même de passer par dessus les lits. Au fur et à mesure que j’avançais, l’obscurité se dérobait, me laissant apercevoir une armoire, à gauche, un petit bureau, à droite, mais… Il y avait une ombre, une forme noire, au fond de la pièce. « Il n’y a donc aucune fenêtre, dans cette foutue baraque ?! On n’y voit rien. » M’écriais-je. « Et c’est aussi bien comme ça. » Me répondit une voix, dans l’ombre. Mon cœur faillit s’arrêter. « Mais…qui est là ? Il y a quelqu’un ? » Demandais-je timidement. « C’est toi qui me demande qui je suis, étranger ? Mais sais tu au moins où tu es ? » « Et bien… » « …tu es chez moi !!!!! »Cria-t-il. « Que fait tu là ? » La question était très pertinente, et je ne savait quoi répondre étant donné que j’étais entré sans frapper à la porte et que je n’avait réellement aucune idée de l’endroit où se trouvait cette maison, ni de ce qui m’avait amené ici. « Et bien, j’ai vu cette jolie maison et… » « …et tu es entré chez moi, comme ça, mais n’as tu pas lu ce qu’il y avait d’écrit sur la porte ? Es tu aveugle ? » « Non, enfin, oui, j’ai vu le message, dehors mais… enfin, qu’est-ce que cela veut dire ? Je ne comprends pas. » « Tu ne comprends pas… » L’homme, mystérieux, toujours tapis dans l’ombre, se mis à ricaner. « Tu va comprendre, viens avec moi. » Il se leva enfin et je pu voir un homme de très petite taille, semblant très âgé. Il était habillé d’un vieux pantalon de velours beige, troué au genou gauche, et d’une veste en toile rouge, dont les manches avaient été arrachées. Il se dirigea vers moi en soupirant. Arrivé à ma hauteur, il s’arrêta, et me regarda dans les yeux. Son regard était dur, et froid, mais je sentais en lui comme un désir de me faire passer un message, peut-être un avertissement. Puis il continua son chemin, me faisant signe de le suivre. Nous descendîmes les dix-neuf marches du petit gastéropode qui nous séparait du rez-dechaussée et, arrivés en bas, il me demanda de m’asseoir. « Je ne te propose pas de café, je n’en ai pas, comme tu l’a sûrement vu »


« Oui, d’ailleurs… » « Je sais, il n’y a rien du tout. Rien à boire, rien à manger, rien. » « Mais… » « As-tu faim ? » Son regard avait changé. Il semblait maintenant plus méfiant, comme s’il craignait quelque chose. « Oui, un peu » répondis-je. Mais qu’avais-je dit là. L’homme se leva d’un bond, comme s’il s’était senti agressé, et recula de trois bons pas. Puis il se mit à hurler. « Tu ne me mangera pas !!! Tu entends ? Tu ne m’auras pas !!! Tu ne m’auras pas !!! » Je ne comprenais rien du tout. Mais que voulait-il dire par là. J’avais faim, il est vrai, mais je n’allais pas manger cet homme. Je tentais de lui faire entendre raison. «Allons, calmez vous, je ne vais pas vous manger, calmez vous. » « Tu ne m’aura pas, étranger, n’y compte pas !!! » Il était maintenant clair que je ne pourrais pas le calmer. « Écoutez, je vais y aller, excusez moi de vous avoir dérangé. » Le vieil homme s’arrêta soudain. Il s’approcha de moi, calme, en esquissant un petit sourire narquois. « Tu n’as dont rien compris. En arrivant ici, as tu écouté le chant des oiseaux, le vent, le silence ? » « Oui. » « As tu senti, l’air frais qui te frôlais la joue, comme une douce caresse, et les senteurs parfumées des herbes hautes, les fleurs … » « Oui, oui, mais… » « …et tu es vivant !!! En tout cas, pour l’instant, car tu es entré, et cela fut ton erreur. » Sur ces mots, le vieillard se rua sur moi, m’assenant de coups de poings. J’essayai bien de me défendre, mais il me maintenait au sol avec une telle force, qu’essoufflé, la figure en sang, je fini par abandonner, et par m’effondrer, inconscient. …je restai endormi jusqu’au lendemain… Quand je pu enfin ouvrir les yeux, je m’aperçu que j’était solidement attaché à une chaise, les poignets écrasés par une grosse corde grisâtre. Il m’était impossible de faire le moindre mouvement. Non content de m’avoir ligoté, ce vieux fou m’avait également bâillonné. A croire qu’il tenait absolument à ce que je ne m’échappe pas. J’en eu d’ailleurs la confirmation quelques temps après. J’attendis des heures durant, seul, dans cette pièce immonde, finissant même par croire qu’il était parti. Puis il arriva, fier, souriant, me dévorant du regard, de la tête aux pieds. « Tiens, tiens, on se réveille. On a bien dormi, l’étranger ? »Me dit-il en me retirant le bâillon. « Détachez-moi !!! »Criais-je désespérément. « Tout doux, tout doux, on ne s’énerve pas, tout doux, mon petit. Que veux tu que je fasse pour dîner. Remarque, tu t’en fous, c’est moi qui mange, ce soir. » Il se remit à rire, de ce rire affreux qui lui allait si bien. Cet espèce de vieillard cannibale semblait bien décidé à faire de moi le plat principal de son repas, ce qui ne m’enchantait absolument pas, évidemment. Puis il fit silence et me regarda droit dans les yeux, approchant son visage à quelques centimètres du mien. Je sentais son haleine fétide ronger chaque millimètre de mes muqueuses


nasales. Il sentait vraiment très mauvais. « J’ai faim. » J’était rempli d’une terreur si monstrueuse que je cru un instant me faire dessus. Il était là, affamé, prêt à me manger et je ne pouvais rien y faire. Ces nœuds étaient bien trop serrés, et je commençais à être à bout de force. Un tas d’images me passaient au travers de la tête. Je voyais mes parents, je voyais des arbres, ma maison, mes amis, mais au bout du compte, je ne voyais que cette infâme bicoque, ce lieu maudit, où je n’aurais jamais dû mettre les pieds. Je n’avais aucune idée de l’heure qu’il pouvait être. Je décidais de tenter d’amadouer mon geôlier. « Excusez moi !!! …S’il vous plaît !!! » Il semblait ne pas m’écouter. « Il faut que je vous parle !!! » Sur ces mots, je pu l’entendre descendre les marches. Il avançait lentement vers mon piège. « Il faut que je vous parle, monsieur, je dois vous parler maintenant !!! » « Que me veux tu, délicieux invité ? » me demanda-t-il d’une voix mielleuse. « Il faut que j’aille…enfin…vous comprenez… » « Tu veux pisser, c’est ça ? » « C’est un peu ça, oui » « Bon …c’est d’accord …mais n’en profite pas pour me jouer un tour de cochon, compris ? » « Compris » L’homme commença doucement à détacher la corde, qui m’entaillait les poignets. Puis, il s’attaqua à celle qui me maintenait collé à la chaise. Enfin, il libéra mes pieds. Au moment même où le dernier bout de corde fut enlevé, je me vis lui envoyer un coup de pied en pleine figure, d’une telle force que je cru que j’allais basculer en arrière. Le vieux, lui, s’écroula sur le dos. Mais il eu vite fait de se relever. S’en suivit une sérieuse bagarre. Tout y passa. Des coups de chaises aux droites fracassantes, en passant par quelques face-à-face avec les murs, nous finîmes bientôt tous deux en sang, affalés par terre, n’étant même plus capables de se donner une pauvre gifle. J’était tellement éreinté que je ne pensait plus à m’enfuir, moi qui n’était qu’à deux mètres à peine de la porte. Le vieil homme me regardait avec un air maintenant si triste que je me demandais ce qu’il pouvait bien mijoter. « Tu m’a l’air bien décidé à me laisser mourir de faim, mon garçon » « Pourquoi ne sortez vous pas ? Vous trouveriez autre chose à manger que vos visiteurs !!! » Il marqua un bref silence, avant de me répondre de la manière la plus simple qui soit. « Sort, étranger, sort … tu comprendra … » Ce que je ressentais était très étrange. Cela faisait des heures, que je rêvais de sortir, et maintenant qu’il me le permettait, quelque chose m’en empêchait. C’était comme si je n’en avais plus envie. Je repris tout de même conscience et me dirigeait en boitant vers la sortie. Ma lèvre en sang me faisait horriblement mal. Je me trouvais enfin devant cette poignée tant attendue. Je la tournai doucement, et… Je fus pris de stupéfaction. J’avais beau tourner et retourner la poignée, la porte ne s’ouvrait pas.


« Que se passe-t-il ? Pourquoi ça ne s’ouvre pas ? Ouvrez moi !!! » « Tu sais…, de tous ceux qui m’ont visité, tu es la seule personne que je n’ai pas pu manger. Je me dois de te donner quelques explications, je crois » Qu’allait-il bien pouvoir me dire qui ne m’angoisse plus que je ne puisse déjà l’être. J’acceptais toutefois de l’écouter. « Je crois que cela s’impose, en effet » Il toussota, crachant un peu de sang, puis commença son récit. « Je m’appelle Thomas Blain, et je suis arrivé ici il y a presque onze mois, trois cent trente deux jours exactement. Au début, j’ai cru que cette maison allait me servir d’abri pour la nuit, et je comptait repartir le lendemain, mais quand j’ai voulu repartir, je me suis retrouvé bloqué, comme toi, derrière cette foutue porte. » « Mais comment êtes-vous arrivé ici ? » demandais-je. « Ça, je n’en ai aucune idée, j’y réfléchi depuis longtemps, et je n’ai encore trouvé aucune réponse à cette question. Toujours est-il que nous sommes coincés ici. Ça, c’est une réalité » « Oui, c’est sur » « Tu sais, si j’ai mangé toutes les personnes qui sont entrées ici, c’est bien parce que je n’avait rien d’autre à avaler. Je ne suis pas un cannibale, et je n’ai pas non plus très bonne conscience » « Et ce mot, sur la porte. Ce n’est donc pas vous qui l’avez écrit ? » « Non, bien sur, je l’ai lu, moi aussi, avant d’entrer, mais j’ai vite compris mon erreur… j’ai trouvé ceci sur la table, le jour de mon arrivée. Il sorti de sa poche un vieux morceau de papier tout chiffonné. « Quelqu’un a laissé ce mot. Regarde. » C’était une lettre adressée à une certaine Elise. 11 juin 1998 Ma chère Elise Je ne sais pas se qui se passe, dans cette maison de fous, mais il me semble que les peurs dont je t’avais fait part dans mes précédentes lettres sont justifiées. J’en suis sur, maintenant, il y a quelqu’un ici (ou quelque chose). Je compte rester encore deux ou trois jours, histoire de refouiller les pièces à fond, mais je ne tarderais pas à revenir. Cet endroit me donne la chair de poule. Je pense à toi bien fort, et j’espère te revoir bientôt. Je t’aime. Affectueusement, Antoine « Mais qu’a t il pu se passer, ici ? On n’écrit pas une lettre sans l’envoyer. Qu’est-il arrivé à cet Antoine ? Je ne comprends rien » « Il a sûrement trouvé ce qu’il cherchait. J’espère seulement que nous n’auront pas cette chance. Regarde, il y a des taches de sang sur le papier. Il lui est arrivé quelque chose juste après qu’il a fini d’écrire cette lettre. J’en suis sur » « Tout ça ne sens pas très bon. Mais vous qui êtes là depuis presque un an, vous n’avez rien remarqué d’anormal, à part la porte ? » « Rien du tout, des bruits de charpente, le vent qui se prends dans toit, rien d’anormal,


non » À ce moment précis, un bruit bizarre se fit entendre. Comme le frottement d’un morceau de ferraille sur une vitre. « Vous avez entendu ? » demandais-je à voix basse au vieux Thomas. « Qu’est-ce que… » Soudain, l’un des pieds de la table craqua, et elle tomba, dans un fracas pas possible. Le bruit que nous avions entendu se faisait de plus en plus fort. L’armoire bascula, à son tour, sans raison apparente, éclatant en morceaux, sur le carrelage sale. « Qu’est-ce qui se passe, ici ? »M’écriais-je. Le bruit devenait insoutenable. « Il faut défoncer cette porte !!! »Hurlais-je. « Cela ne sert à rien, je l’ai déjà tenté des milliers de fois, elle est trop résistante !!! »Me répondit thomas, en criant. « Mais nous sommes deux, maintenant, «essayons !!! … Il faut que ça marche !!! » Nous primes notre courage à deux mains, et, empoignant le plateau de la table, nous fonçâmes sur la porte. Le choc fut si rude que j’eu vite fait de me retrouver par terre, si Thomas ne m’avait pas rattrapé de justesse. « Reste avec moi, garçon !!! Ça va aller ? » J’avais mal partout. « Il faut essayer encore !!! On peut y arriver !!! » « Allons-y !!! » Notre nouvel essai fut un échec. Et nous eûmes beau recommencer, et recommencer, la lourde porte ne cédait pas. Nous étions maintenant totalement épuisés. Et ce son !!! C’était insupportable. L’escalier s’effondra à son tour, créant un énorme nuage de poussière, et empêchant désormais tout accès à l’étage. Notre prison avait diminuée de moitié. C’est à cet instant que le grincement strident qui nous tuait les oreilles s’arrêta. S’en suivi un silence de mort, tellement dense, qu’il me gênait plus que le bruit lui même. Nous n’osions plus parler. Tout cela était décidément très étrange. Nous restâmes ainsi dix bonnes minutes, sans dire un mot, nous regardant de temps en temps, avec, dans les yeux, cette lueur qui en disait long sur notre peur. Car c’était de la peur. Et la peur elle même était sûrement là, quelque part, à se délecter de ce spectacle qu’elle nous imposait. « Qu’allons nous faire ? »Demandais-je, sans vraiment attendre de réponse de la part de Thomas. « Je… je ne sais pas… je veux rentrer chez moi… je n’en peut plus d’être ici » Il se leva et se dirigea vers la porte. Arrivé devant, il pris la poignée dans sa grosse main, et la tourna fermement. En vain. Comme si de rien n’était, il se retourna calmement, revint à coté de moi, et s’assis sur le sol jonché de morceaux de bois. Il mis sa tête dans ses mains, et se mis à pleurer. Un bruit se fit soudain entendre derrière la porte. Quelqu’un frappait. « Thomas !!! Il y a quelqu’un !!! Levez vous !!! » En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il couru à la porte, et cria pour que la personne qui se trouvait de l’autre coté l’ouvre. « Ouvrez !!! Ouvrez !!! S’il y a quelqu’un, ouvrez !!! » La poignée bougeait dans tous les sens, mais le mystérieux inconnu n’arrivait apparemment


pas à ouvrir. Puis il se mit à crier. « Antoine Artence, ouvrez !!! » J’aurai reconnu ce style de voix à des milliers de kilomètres. Sonore, autoritaire, dénuée de la moindre chaleur humaine. « Ouvrez !!! C’est la police !!! Vous êtes cerné !!! »Et il refrappa sur la porte avec rage. La police. Mais qu’est-ce que la police venait faire ici ? « Monsieur l’agent !! » « Sortez, Artence !!! » « Monsieur l’agent, je ne suis pas Antoine Artence. » Le silence se fit. « Qui êtes vous ? » « Je m’appelle Damien Dorce. » « Qui que vous soyez, ouvrez !!! » « Nous ne pouvons pas ouvrir, la porte est bloquée. » « Vous vous foutez de moi ? Ouvrez ou nous enfoncerons la porte » « J’allait vous le demander, monsieur l’agent »m’écriais-je. « Riez, riez !!! » me répondit-il, croyant que je le menait en bateau. Puis il parla à ses collègues. « Défoncez moi ça, vous autres !!! » Trop heureux de pouvoir enfin sortir, je ne pris pas la peine de le contredire. Après tout, nous aurions bien le temps de nous expliquer une fois cette maudite porte ouverte. Les coups de bélier pleuvaient, dans un bruit tonitruant. Puis un craquement se fit entendre, puis un autre. Mon cœur battait la chamade. Encore quelques coups et la porte allait forcément céder. « Thomas, écartons nous, elle va s’ouvrir, cette putain de porte !!! » Il n’en croyait pas ses yeux. Après onze mois d’enfermement, il allait enfin pouvoir sortir. « Sortir »murmura-t-il. Les craquements étaient de plus en plus rapprochés les uns des autres. « Thomas, écartez-vous !!! » Il ne m’écoutait pas. « Je vais sortir » La porte céda brusquement. « Thomas !!! » Les policiers entrèrent en trombe, et ouvrirent le feu.

... la suite dans le prochain NAWAK


Musique Ce mois-ci, à l'honneur, un groupe de punk-rock

Charge 69

1993... La vague "Alternatif Français" s'essouffle, le punk rock hexagonal vibre aux sons de Parabellum, SHERIFF et autres CADAVRES et la scène Epitaph est alors encore inconnue du grand public... C'est en ce début d'année que le petit bassiste peroxydé du groupe PKRK, Cap's, et son accolyte de Skaferlatine, Laurent profitent d'un séjour de Spirou (Molodoï) en terre messine pour fonder CHARGE 69. Le combo se veut avant tout une affaire de fans... Aucun plan de carrière à l'horizon ni aucune envie de paraitre original, le trio tentera de faire la même musique que leurs formations préférées: U.K. Subs, Cockney Rejects et Stiff Little Fingers. Caps à la basse, Laurent à la batterie et au chant et Spirou à la guitare écumeront les bars et salles de concert pendant plus d'une année jusqu'au départ de ce dernier qui souhaitait d'avantages se consacrer à Molodoï. La seule et unique trace vinylique de cette formation apparaîtra sur la compilation estampillée streetpunk: "Le bal des vauriens"... Sans perdre de temps, le désormais duo se met à la recherche de nouveaux membres pour compléter le line-up. Par chance, PKRK (dont Caps était encore le bassiste) partagea l'affiche avec un petit groupe de Colmar qui fit grande


impression auprès de nos deux punk rockers. Le guitariste Jeremya (HEYOKA, J'aurais voulu…, BRIGADA FLORES MAGON) possédait un jeu particulier et semblait pouvoir obtenir ce qu'il voulait de sa guitare, Sandro quant à lui était doté d'une voix éraillée correspondant exactement aux attentes de CHARGE 69. L'accord entre les 4 musiciens se fit autour d'une bière dès la fin du concert. À partir de là, tout va très vite pour eux. Les répétitions et les concerts s'intensifient au même titre que les diverses sessions studio. Le EP "Patchwork" sera le témoignage de cette période faste pour le groupe. Un disque très particulier puisque, outre le fait d'être distribué et pressé par 4 labels différents, il marqua un record dans la scène punk en France en termes de ventes. Malheureusement, en 96, Jeremya fait savoir à CAPS et Laurent qu'il ne souhaite plus continuer, préférant pratiquer un punk rock plus radical et politisé... Sandro décide de suivre son ami et retourne en Alsace. Par la force des choses, Caps et Jeremya ne se retrouveront que bien plus tard... CHARGE 69 mettra peu de temps à se remettre de cette douloureuse séparation. Le guitariste Richard (PKRK) prit immédiatement le relais puis Gilles vient s'adjoindre au chant. À ce stade, le quatuor messin fait figure de leader de la scene streetpunk européenne au même titre que les allemands d'OXYMORON. Et étrangement, c'est justement en Allemagne que le groupe rencontre le plus de succès. Plus de la moitié des dates de concerts s'y déroulent, ce qui est étonnant étant donné la difficulté que rencontrent les groupes français à s'exporter. Entre les performances live, CHARGE 69 travaille énormément sur leur premier album... Le disque sera enregistré une première fois par Pascal Canlas mais le groupe, sachant exactement de quelle façon doit sonner l'album, décide de laisser les bandes de côté et s'offre les services du producteur americain Ian Burgess qui semble plus à l'aise et disposé à repondre aux exigences des Messins. Finalement, "Apparence Jugée" sort en 97 sur le label de Caps Combat Rock et fait immédiatement l'effet d'une bombe au sein du microcosme punk. Ce disque restera comme l'un des plus importants des années 1990, tant par sa production que par ses qualités intrinsèques. Du punk rock rageur de "Politiciens" à la Oi! mid tempo de "Unité", en passant par le reggae blanc de "Johnny good boy", "Apparence Jugée" trouve dans sa diversité le moyen de réunir deux cultures étroitement liées par le passé mais ayant traversé une période relativement sombre, à savoir la culture punk et skinhead. D'un point de


vue purement commercial, ce disque est consideré comme un authentique succès puisqu'il dépasse largement les 10 000 copies vendue à travers le monde, ce qui est un chiffre très impressionnant si l'on considère que le groupe n'a bénéficié d'aucune promotion. Festivals, split ep, compilations s'enchaînent à une telle cadence que Caps décide de se consacrer uniquement à CHARGE 69 et à Combat Rock, ce qui entraîne la mort de PKRK qui ne correspondait de toutes façons plus aux attentes de son bassiste... En 99, sort dans les bacs le maxi 4 titres "Région sacrifiée" qui ne fait que confirmer tous les espoirs placés dans le groupe. La formule reste inchangée... CHARGE bénéficie alors d'un élément qui fait cruellement défaut au reste de la scène punk hexagonale de cette période, à savoir: une identité et un son. Des lors, critiques, rumeurs et jalousie deviennent le lot quotidien du groupe. Combat Rock est pointé du doigt au même titre que l'apolitisme du combo. CHARGE 69 répond à ses détracteurs en sortant son deuxième album "Vos lois ne sont pas nos règles" en 2000. Enregistré chez Ian Burgess, ce disque s'éloigne de son prédécesseur en accentuant le côté mélodique du groupe. "Autorité", "Plus jamais pareil", "Temps meilleurs"... autant de titres qui font de ce second opus un monument du punk rock... Cependant, le fanzinat cherche à déstabilliser et à discréditer le groupe.. On reproche la légèreté de certains textes, l'aspect moins Oi! et trop conventionnel du disque jusqu'au son trop propre et aseptisé. Malgré ces attaques, pour la plupart d'une grande gratuité, Caps, Laurent, Richard et Gilles reprennent le chemin des concerts et participent même à la bande originale du film de Lech Kowalsky "Underground Boot Factory" et collaborent même avec Charlie Harper d'U.K. SUBS. Alors que le groupe prépare les concerts pour la promotion du deuxième album, Richard, qui avait déjà montré de la lassitude pendant l'enregistrement de "Vos lois ne sont pas nos règles", décide de quitter le groupe pour se consacrer pleinement à la construction de sites internet et accessoirement jouer dans des bars de façon plus intimiste avec l'ancien chanteur de PKRK. Yann, un ami de Gilles, prend donc le relais... Bien que moins à l'aise à la guitare, Yann remplit parfaitement son role pendant près d'un an... Entre temps, CHARGE 69 verra le maxi "Région sacrifiée" se transformer en 8 titres et les concerts s'accumuler au point de ne laisser de temps libre à aucun membre du groupe... Malheureusement, l'ambiance au sein du groupe se détériore et pourtant, c'est le moment où CHARGE 69 rencontre le plus de succès... On ne compte plus le nombre de personnes abhorrant des tee-shirts à l'effigie du groupe dans les salles


de concerts et lieux autogerés européens... Juillet 2001, la scène messine est composée de près d'une dizaine de groupes, le public se déplace en masse à chaque concert, les crêtes et spikes fleurissent à chaque coin de rue... L'héritage de CHARGE 69 est en place... Mais malgré la notoriété acquise et la satisfaction d'avoir créé une vraie scène locale active, le groupe se sépare... Gilles et Yann désertent Metz. Quant à Caps et Laurent, ils hésitent fortement à reprendre leurs fonctions... Mais leur passion dévorante pour le punk rock les empêche de sombrer dans l'inactivité musicale... Les deux membres fondateurs auditionnent une bonne partie des musiciens rock de la région, sans grand succès... Pendant ce temps, les albums continuent à se vendre et le groupe est obligé de refuser des dates de concerts... jusqu'à l'arrivée de Brice à la batterie (Laurent souhaitant se consacrer à la guitare et au chant) et Psycho meuh'chine à la seconde guitare. CHARGE 69 enchaîne les répétitions, compose sans s'arrêter et accumule les petits concerts dans le but de roder cette nouvelle formation. À ce moment-là, la compilation double CD "Des mots, des rires, des larmes et des pleurs" sort à la vente. Ce disque qui, même s'il n'offre pas la cohérence d'un album, permet surtout de découvrir la quasi-intégralité des chansons inédites de CHARGE (faces B, versions alternatives) mais offre surtout l'occasion aux plus jeunes de découvrir les enregistrements avec Spirou, Jeremya, Santo... Évitant au maximum les trêves, CHARGE 69 participe à une tournée avec le groupe SKARFACE et rassure une grande partie de leurs fans avec le 4 titres "Même Direction" qui met en avant le chant de Laurent, ne subissant pas la comparaison avec celui de Gilles. Moins agressive mais ô combien plus performante, la voix du désormais guitariste/chanteur permet à CHARGE 69 d'explorer d'autres facettes du punk rock... Ce disque, n'ayant pour prétention que de montrer que le quatuor messin n'est pas mort, est relativement bien accueilli même si l'on est en droit d'attendre plus du troisième album "Univers Sale"... La sortie du disque "Univers Sale" fût malheureusement handicapée par des problèmes de distribution ce qui explique en partie l'engouement plus faible autour de ce troisième album qui peine cependant à retrouver le côté fédérateur des 2 opus précédents et qui semble par moment souffrir d'une production moins incisive et d'un côté un peu precipité ( 1 reprise des Uk Subs, 2 titres, au demeurant excellents, déjà disponibles sur le maxi "même direction", un


morceau inedit mais remanié de PKRK "far east" font figure de remplissage) . Pour autant, "univers sale" nous offre de grands moments comme avec cet impressionnant reggae "retrouvailles", cet hymne Punk rock "rock star attitude" et ces chansons immédiatement catchy tels "retour aux sources", "debrancher la machine" ou "petit mensonges" ... 2004 et 2005 seront l'occasion pour Charge 69 de jouer à travers l'Europe mais aussi de partir en Amérique du Nord chez leurs cousins quebecois de la Gachette (un split-cd naitra de cette tournée)... L'année 2006 verra le depart de Psycho möchine vers d'autres projets musicaux et le retour de Jeremya (avec entre temps un intermede effectué par Romain du groupe Néophyte pour 3 dates) ... Lorsque que le punk rocker de Colmar rejoint le désormais trio, le groupe a déjà en place une quinzaine de chansons pour un 4e album studio intelligemment intitulé CONFLIT INTERNE...

Leur Myspace : http://www.myspace.com/charge69punkrock

...é...pi...cé...tou...


LE NAWAK MYSTERE ...C'est un petit jeu tout simple qui aura lieu de temps en temps... Vous allez devoir trouver la solution d'une enigme de mon choix que voici :

Un prisonnier est enfermé dans une tour qui comporte deux portes. L'une d'elles donne sur la sortie, l'autre sur les oubliettes. Un gardien est placé devant chaque porte. L'un dit toujours la vérité, l'autre ment toujours. Quelle seule et unique question le prisonnier devra-t-il poser à un seul des gardiens pour être certain de trouver la sortie ?

!? VOUS AVEZ LA REPONSE ?! Lorsque vous aurez trouvé le nawak mystère, envoyez moi un mail pour me dire votre réponse. (ne la laissez pas en commentaire, ça évitera la triche) Voici mon adresse : sid70pm@hotmail.fr Si c'est la bonne et que vous êtes le premier ou la première à me la donner, vous aurez droit à une surprise de taille. Vous avez le droit de vous tromper. Si c'est le cas, rien ne vous empêche de refaire une proposition... Les solutions seront affichées dans le prochain NAWAK. Sur ce...

Bonne chance à tous !!!


Merci d'avoir lu NAWAK, le webzine pas sérieux qui ne sert à rien, qui ne rapporte rien, qui ne change rien, mais qui ne coûte rien...

POILS AU CUL !!!

nawak  

1 an déjà et c'est pas fini !

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