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8 400 fans qui nous suivent 4 000 lecteurs par numéro

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2 ANS = 24 NUMEROS Shooting Mag N째 25 - Janvier 2012 - Page 3


CONCOURS SHOOTING MAG

Thème du mois : Les courses de Noël Sasha Karel - sashakrl@rocketmail.com http://sashakrl.deviantart.com/ par Tiffany C. Photographie Sasha gagne une page de publicité dans le numéro 26 de Février Merci aux participants et rendez-vous au prochain concours... alors c’est quoi comme thème pour le mois prochain ? Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 4


CONCOURS Janvier 2012 Thème du mois : Le corps dans tous ses états Pour participer au concours : * Une photographie par participant format 1200x1600 en 72dpi * Chaque participant doit signer sa photo par une signature discrète. * Faire parvenir son nom, prénom, site internet et mail * Date d’envoi : du 01 au 15 du mois en cours. * Les votes seront ouverts du 15 jusqu’au 25 du mois en cours. * Le jury Shooting vote du 25 au 30 du mois parmi les 5 photos ayant reçues le plus de votes. * Envoi de votre photographie uniquement sur l’’email : shooting.olivier@gmail.com * Le ou la gagnante du concours gagne un espace de publicité dans le prochain numéro. La photo doit être jointe à un e-mail contentant le texte suivant : « Suite à ma participation au concours de Shooting, je confirme que j’accepte avec plaisir d’offrir à Shooting Mag les droits sur la photo jointe à ce message pour la publication sur le site www. magshooting.com ainsi que dans le Shooting Mag. J’attire votre attention sur le faite que cette cession, même si elle est faite gratuitement, est strictement réservée à Shooting Magasine et limitée à l’usage convenu. Aucune cession des fichiers ne pourra intervenir à un tiers sans mon accord. La photo est également protégée par le droit d’auteur et notamment par le droit moral dont est titulaire chaque photographe, et en vertu duquel son nom doit être apposé de façon visible sur ou à proximité de la photographie. » Merci de votre compréhension. Shooting n’étant pas responsable des photographies soumises au concours.

Merci, l’équipe de Shooting Mag.

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Le magazine vous propose des nouveaux tarifs de publicité.

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DANS CE NUMERO

couverture réalisée par Da Cancaro Manuel Eva LESALON Directrice et Rédactice en chef http://evalesalon.4ormat.com Florent VASSOGNE Rédacteur et Correcteur www.efelo.book.fr Paul-André PIERRON Rédacteur Matériel www.pixeleditionphoto.fr Sophia MEZIERES Rédactrice Astrologue Conseil http://sophia-mezieres.overblog.com Jérôme RETRU Rédacteur Technique Photo www.jerome-retru.com Olivier BARRE Rédacteur www.barre-olivier.com http://barreolivier.4ormat.com

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SOMMAIRE

N° 25 JANVIER 2012

EDITO Chers amis lecteurs, c’est avec ce tout premier numéro de l’année que toute notre équipe vous présente ses meilleurs voeux pour 2012. Que cette nouvelle année vous comble dans tous les domaines. Nous vous laissons découvrir ce tout nouveau numéro et remercions tous les artistes ayant participés à ce numéro. Nous remercions également nos lecteurs pour leur fidélité !! L’équipe Shooting mag

Coup de Coeur : Nafi .................p07 ssa Harvoire.................p10

SOMMAIRE Edito ................................................................................. Page 09 Coup de Coeur .................................................................. Page10 10 minutes avec ................................................................. Page 22 L’invitée surprise............................................................... Page 38 Jeune Talent ....................................................................... Page 51 Reportage du Mois ........................................................... Page 66 Portrait du Mois ................................................................. Page76 Mode Edito ................................................................ Page80 Rubrique d’Eva ................................................................ Page87 Droits et Devoirs ................................................................ Page 92 Retouche Photo ................................................................. Page 96 Question Matériel ........................................................... Page 102 Photoscope ..................................................................... Page 108

Toute reproduction des textes, photos, graphismes publiés dans ce magazine est interdite. Les documents transmis impliquent l’accord de l’auteur pour publication. Nous ne sommes pas tenus responsables du contenu des informations publiées dans ce numéro.

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Coup d e C oeu r Eva Lesalon Directrice et Rédactrice en chef

Nafissa Harvoire Photographe - Bonjour Nafissa, photographe c’est ton métier ou bien est-ce un hobby pour toi ?

mais il me manquait une dimension créative pour m’épanouir.

Salut Eva ! La photographie n’est pas mon métier, je travaille dans la finance, mais c’est une véritable passion qui est née il y a un peu moins de deux ans et que je compte développer prochainement comme activité secondaire, en autoentrepreneur.

La photo est devenue l’exutoire parfait pour déverser mon trop plein d’imagination et de sensibilité.

- Parle-moi un peu de ton parcours.

Je suis depuis toujours attirée par ce qui est « beau », l’esthétisme est une notion importante pour moi, sous toutes ses formes. Et si je ne suis pas très mélomane, je suis en revanche très portée sur le visuel. Cela couvre un vaste périmètre : architecture, décoration (intérieure, florale...), stylisme, peinture, photo, arts graphiques en général.

Rien ne me prédestinait à la photo car j’ai une formation scientifique. En réalité, je devrais être en train de travailler à des recombinaisons génétiques végétales au fin fond d’un laboratoire universitaire poussiéreux, si la crise des OGM ne m’avait pas contrainte à changer de voie suite à l’obtention de mon diplôme. Aujourd’hui, je travaille pour une banque parisienne au contact de « vrais » gens et sur des projets intellectuellement motivants. L’aspect « communication, challenge et stratégie » de mon job me plait évidemment,

- Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la photo ?

Le déclencheur a été un roman de John Irving qui s’appelle « Une veuve de papier ». C’est l’histoire d’une femme qui perd tragiquement ses deux petits garçons et qui vit parmi ses sou-

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venirs et les portraits qu’il lui reste de ses enfants. Le romancier y décrit si bien ces portraits et l’impact qu’ils jouent des années après sur les survivants de l’histoire, que cela m’a réellement donné envie de me mettre à shooter pour essayer de capturer des moments et des histoires. A cette période, un collègue vendait son Nikon D70, c’était providentiel...

- As-tu un photographe de prédilection ? J’aime les photographes de femmes. J’adore la vision de Peter Lindbergh sur la Femme (il faut lire un peu sa biographie, on comprend très vite son adoration pour les femmes); et dans une moindre mesure, celle de Jonvelle. J’ai découvert récemment le travail de Jan Scholz, plus contemporain, très beau également. J’aime aussi la photographie plus « engagée », humaniste. Je pense bien évidemment à Diane Arbus, mais aussi à Dorothy Shoes dont je suis une très grande fan.

- Quel type de photos aimes ou aimeraistu faire ? J’aime par dessus tout le portrait, en lumière naturelle.

J’aime faire de la photo « à ambiance », une photo qui parle, qui raconte quelque chose... J’aime mettre en scène un personnage dans un environnement particulier. Cela demande du temps et un peu de moyens, ce qui est contraignant bien sûr. Alors, quand je n’ai pas shooté depuis longtemps et que le boitier me manque, il m’arrive de proposer quelque chose de plus orienté « mode » et là je me régale à choisir le stylisme, le make up, etc.

- Comment se passe une séance photo avec toi ? Humm, je suis une fille, j’aime bien palabrer avec d’autres filles, donc on peut passer une ou deux semaines à échanger sur FB ou par textos jusqu’au jour du shooting. J’aime bien expliquer quel genre de « tableau » je cherche à composer. Je propose le stylisme, la coiffure... et j’entends les avis en retour (surtout celui de la maquilleuse). Donc pas mal de préparation en amont. Généralement, le jour du shooting, le modèle sait ce que j’attends, et il m’arrive de préparer des visuels pour être sûre, encore une fois, qu’on est sur la même longueur d’onde.

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Pendant la prise de vue, je suis assez dirigiste mais pas autoritaire. Mon but est de tirer le meilleur parti d’une silhouette, d’un visage, d’un profil... Montrer ce qu’il y a de plus beau chez une personne, je l’aide donc à se positionner par rapport à mon objectif et ensuite je l’encourage à lâcher prise, ou au contraire à endosser tel rôle ou tel autre, selon l’objectif de l’image que je souhaite réaliser.

- D’après toi, quelles sont les qualités qui sont demandées pour être un bon photographe ?

- Comment sélectionnes-tu tes modèles ?

- Serais-tu prête à travailler gratuitement en échange de publicité ?

Au début je pratiquais le « casting sauvage » : je demandais à ma coiffeuse, à une jolie fille rencontrée dans le RER, à la fille de la salle de sport... Bref. Parfois de bonnes surprises, parfois moins bonnes. N’est pas modèle qui veut, la photogénie se travaille, c’est une discipline à part entière. Aujourd’hui, j’ai la chance d’être sollicitée par des modèles expérimentées, mais finalement cela se fait toujours au hasard des rencontres, même si les rencontres sont devenues d’ordre virtuel plus que réel...

- Quel matériel utilises-tu ? Un Nikon D700, un 50mm 1.4, un 85mm 1.8 et un réflecteur.

Je crois qu’il faut savoir s’adapter, aux modèles, à l’environnement, aux contraintes diverses, car rien n’est jamais comme on l’avait prévu ou imaginé ! Ensuite la créativité, et l’originalité bien sûr... Et un brin d’audace !

Comme je ne pratique pas encore cette activité en tant que professionnelle, j’aurais tendance à répondre oui, pourquoi pas. A condition bien sûr que le projet, le modèle me conviennent et me motivent. Je ne ferai pas le « presse-bouton » contre de la pub.

- Comment gères-tu ton activité de photographe vis-à-vis de tes proches ? Seuls ma famille et mes amis proches savent que je pratique la photo, ils suivent mon actualité sur FB ou Flickr. C’est un cercle restreint. J’évite d’en parler en soirée parce que je sais comme on peut être barbant quand on commence à parler de sa passion.

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En revanche, on est une bande de 10 potes (parisiens et provinciaux) à pratiquer la photo en passionnés et là on se lâche pendant nos dinerstographes ou nos sorties shooting. C’est un contact motivant et une forme d’émulation positive.

- La photographie est-elle pour toi une sorte de thérapie ? C’est un moyen génial et ludique de m’épanouir et de m’amuser, donc oui c’est surement une forme de thérapie… Et c’est moins cher qu’un séjour à Bali… Quoique ! Sinon, sans rire, c’est vraiment une passion extra : je démarche et je côtoie des gens passionnants que je n’aurais pas l’opportunité de rencontrer dans mon quotidien.

- Quel a été le moment le plus embarrassant depuis que tu pratiques la photographie ? Je shootais avec une modèle dans un quartier chic parisien et là, un concierge nous propose de shooter dans un hall et un escalier d’immeuble très « art déco » dont il avait la charge.

nous couvrait les mains de bisous, et nous promettait d’être notre « esclave ». Impossible de shooter et une vraie galère pour s’en dépêtrer. Pour le fun j’ai gardé sa carte de visite « Mr X – consultant international ». Mouais…

- Si tu étais invisible une journée, quelle serait la première chose que tu ferais ? J’irai espionner mon amoureux, et juste après j’irai espionner un photographe reconnu et célèbre, et juste après j’irai espionner… Non mais il faut que j’arrête, j’ai décidément une grave tendance au voyeurisme !

- Qu’est ce que tu aimes le moins chez toi ? Humm… Mon nez. Je rêve d’un petit nez retroussé alors que j’ai un profil grec.

- Quel est ton achat le plus cher ? Ça doit surement être un achat compulsif suite à une journée de bureau pénible, et c’est surement une robe… J’adoooore les robes !

Au bout de dix minutes, il se jetait à nos pieds, Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 16


http://www.nafissaharvoire.com

Nafissa Harvoire

Coup d e C oeu r

- Ta maison brûle, quel objet sauves-tu en premier ? Mon passeport (biométrique – sic !) J’ai eu tellement de galères pour le faire renouveler : perdu dans les méandres administratifs. Je pars en janvier à New York, pour un long week-end. J’ai promis à mon amoureux de laisser le boitier à la maison (mais j’ai croisé les doigts).

- Merci

https://www.facebook.com/profile.php?id=100002497756774 Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 20


SHOOTING MAG vous recommande le livre de Joëlle Verbrugge “Vendre ses photos” dresse un panorama des modes de diffusion de vos photos, quel que soit votre statut, amateur, artisan, auteur ou photo-journaliste. A l’aide d’exemples pratiques et illustrés, Joëlle Verbrugge, avocate et auteur-photographe, trace les limites de chaque statut, et aborde les aspects fiscaux et comptables. Elle offre une aide au choix d’un statut professionnel en tenant compte des éventuels cumuls d’activités et donne des pistes pour trouver de nouveaux modes de diffusion et fixer le prix de vos photos. D’importantes notions comme celle de “tirage original” sont en outre passées au crible. Un ouvrage pratique et concret, pour aider les photographes à faire les bons choix dans la jungle des dispositions légales et administratives.

Merci à Joëlle Verbrugge - http://droit-et-photographie.over-blog.com et Compétence photo - http://www.competencephoto.com pour leurs autorisations

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10 M i n u tes a v ec . . .

Eva Lesalon Directrice et Rédactrice en chef

Vi n c e n t C h a m b o n Photographe - Bonjour Vincent, photographe c’est ton métier ou bien est-ce un hobby pour toi ? Bonjour Eva, j’agis simplement par passion. Jusque là, je ne me suis pas reconnu dans le milieu de la photographie professionnelle, peut être trop indépendant pour m’adapter à une commande client mais je m’assagi, j’en parle et je m’entoure, c’est peut être un signe, je ne sais pas encore…

- Parle-moi un peu de ton parcours. J’ai commencé la photographie jeune, vers 15/16 ans, avec un petit boitier Canon A1, puis j’ai passé un bac professionnel dans une école sur Lyon. Mon premier métier était laborantin pour la chaîne de laboratoires professionnels Picto. J’ai acquis à cette occasion une bonne maîtrise dans l’équilibre chromatique d’une image. J’ai aussi travaillé pour un studio parisien, Chevojon, aujourd’hui fermé semble-t-il, prises de vues à la chambre et au moyen format argentique.

Je n’ai pas pris le virage du numérique tout de suite. Je me suis impliqué dans l’événementiel alternatif, les grandes messes païennes du siècle dernier, j’ai pas mal voyagé avant de me poser et de faire une formation dans la pédagogie. Aujourd’hui, je suis formateur et je reviens doucement vers la photo, pour le plaisir, par le biais du courant strobist.com (nom du site de David Hobby). C’est pour moi une mini révolution dans le monde de l’image. Ce courant démocratise les techniques d’éclairage aux flashs déportés et rend accessible l’imagerie de mode aux passionnés, à moindre frais.

- Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la photo ? Je peux difficilement répondre à cette question. Je crois que ma pratique de la photographie est devenue instinctive, je ne me souviens pas de l’origine. Tout gamin, je sais que mon oncle me montrait son réflex, peut être que l’origine est là. Aujourd’hui, je peux perdre le fil d’une conver-

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sation parce que j’observe le rim light qui vient d’apparaître dans les cheveux de mon interlocuteur ou m’arrêter sur la route pour bloquer sur un reflet dans le paysage. Je vis avec la lumière et ses effets et c’est certainement elle qui m’a conduit tout doucement à devenir passionné.

- As-tu un photographe de prédilection ? Oui, Miles Aldridge (www.milesaldridge.com). Il reste, sans conteste, une référence à mes yeux. Son sens de la mise en lumière est d’une finesse incroyable, ses gammes de couleurs ont du chic, son style très épuré permet une bonne lecture d’image et l’attitude apathique de ses modèles donne des situations cocasses… Je suis fan.

- Quel type de photos aimes ou aimeraistu faire ? De la mise en scène historique, avec plusieurs personnages. Je m’aperçois que j’admire de plus en plus les peintres du XVIII et XIX siècle. Je les considère comme des strobistes avant l’heure. J’ai encore de nombreux musées à visiter, du matériel à acquérir et du réseau à construire avant de toucher ce rêve.

- Comment se passe une séance photo avec toi ? Les modèles sont certainement mieux placés que moi pour en parler, je n’ai pas de séance type. Je pense avoir une bonne capacité d’adaptation et je me cale à l’ambiance du shoot, au caractère du modèle. Le dénominateur commun entre les séances est certainement ce quart d’heure où tout est en place, chacun connaît son rôle et je veux la concentration de chacun. Je m’arrange pour amener tout doucement une équipe vers cet instant.

- Comment sélectionnes-tu tes modèles ? Je ne suis pas professionnel, je m’accorde donc la liberté de travailler en fonction des rencontres, des sensibilités artistiques et surtout de la motivation et de l’intérêt du modèle. Je compte peu sur les réseaux sociaux et préfère l’échange physique. Et puis on peut dire que j’aime aussi inscrire mon travail dans le temps avec certains modèles


qui sont aussi des amies. Je cite, Mademoiselle Ellena, pour sa grâce, son harmonie et son implication, elle est un élément moteur à mon expression (http://www.mlle-ellena.book.fr/), au même titre que l’impertinente Gorgone et sa force de frappe (http://la-gorgone.jimdo.com/), sans oublier Dame Nuage, sa beauté, ses excès, son talent (http://ladycloud.fr/)

- Quel matériel utilises-tu ? Un boitier Nikon D300 avec trois focales fixes, un 24 mm, un 35 mm, un 60 mm. Pour le strobe, je suis équipé avec 3 flashs cobras SB800 commandés par cactus V4. J’ai également une cellule Minolta pour les mesures. Je crois que c’est le minimum pour un bon travail de strobist. Après, il m’arrive d’emprunter du matériel aux membres du club de photographes de Marguerittes « Light In Box », notamment un 17-35 constant et un jeu de torches sur secteur avec modificateur de lumière (Soft, nid d’abeilles, snoot, etc).

- D’après toi, quelles sont les qualités qui sont demandées pour être un bon photographe ? La photographie est polymorphe. Chacun peut trouver son terrain en fonction de son caractère.

La plus grande qualité reste, à mon sens, une bonne perception et interprétation de la lumière mais s’il s’agit de photoreportage, la capacité d’intégration au sujet et le choix de l’instant seront essentiels. D’autres fonctionneront avec un bon sens de la communication. Le mieux est de posséder les trois, ce n’est pas mon cas !

- Serais-tu prêt à travailler gratuitement en échange de publicité ? Non, après si Lavazza me demande de faire son calendrier 2013 à titre gracieux, je peux réfléchir.

- Comment gères-tu ton activité de photographe vis-à-vis de tes proches ? Je suis indépendant, je n’ai pas de problème particulier avec mes proches, ils ont plutôt une position de conseil. Le plus dur, c’est de concilier avec le job.

- La photographie est-elle pour toi une sorte de thérapie ? Oui, dans le sens où elle socialise, elle permet la rencontre. Le rôle thérapeutique de la photogra-

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http://www.vincent-chambon.com

Vi n c e n t C h a m b o n

10 M i n u tes a v ec . . .

phie est de toute façon indéniable parce qu’elle flatte, elle permet de se réconcilier avec soi ou de se construire.

- Ta maison brûle, quel objet sauves-tu en premier ?

- Quel a été le moment le plus embarrassant depuis que tu pratiques la photographie ?

Mon certificat d’assurance, sauf si c’est moi qui ai allumé le feu avant de partir vivre à Sao Paulo, histoire de pas revenir !

Le moment le plus embarrassant, ben… Il est un peu constant, c’est le manque de moyens, de temps.

- Merci

- Si tu étais invisible une journée, quelle serait la première chose que tu ferais ? Paparazzi, non ?!

- Qu’est ce que tu aimes le moins chez toi ? Ce manque de force qui m’a empêché, à vingt et quelques années passées, de franchir le cap du photojournalisme, malgré les difficultés que rencontre la profession je crois que cela reste le plus beau des métiers.

- Quel est ton achat le plus cher ? Ma maison ! Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 36


L ’i nvitée S URP RI S E

Eva Lesalon Directrice et Rédactrice en chef

Gaëlle Marthe Modèle

- Quelles sont les raisons qui t’ont amenée à poser ? La création et l’amour de l’image ! C’est vraiment venu naturellement, je suis infographiste de formation donc déjà amoureuse de la conception visuelle. J’ai été photographe de concert, mais trop attirée par la place devant l’objectif. Là, le coup de foudre a eu lieu : j’aime cette place créative et le fluide d’émotion que l’on peut y transmettre.

- Quelle importance, en tant que femme, a pour toi la photographie ? Pour moi, la photographie est un vecteur d’émotion. Après, en tant que femme, je ne sais trop quoi dire, je n’ai pas cette vision. La photo doit avant tout faire passer une image glamour de la femme. Je suis totalement contre les photos vulgaires. - Comment se passe une séance photo avec Gaëlle Marthe ? Avant et pendant le jour J.

J’aime savoir quel personnage je dois incarner pour me mettre dans sa peau ! Quand je shoote, je suis très sérieuse, cela nous laisse du répit entre les conneries que je peux sortir avant et après. Mais un shoot est avant tout du plaisir et doit toujours rester un plaisir. Pour moi, un shoot commence dès le premier contact à la première mise en place des idées ! J’avoue être beaucoup plus à l’aise lorsque je sais où je mets les pieds, la direction où aller, je peux ainsi rentrer dans ma bulle photographique ! Le jour J, j’arrive souvent avec une valise pour mes chaussures ou autres petits détails que m’inspire le thème !

- Quels types de photos aimes ou aimeraistu faire ? J’aime faire tous les styles dès l’instant où il s’y dégage quelque chose. A l’heure actuelle, je suis attirée par des photos avec une recherche poussée et un gros travail en post prod.

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- Comment gères-tu ton image de modèle vis-à-vis de tes proches ? Mes proches sont mes premiers “ fans”. Ma grand-mère a un book plus complet que le mien, elle y imprime mes photos via Facebook. Mon père a deux posters 40X60 d’un shoot avec clover plus pas mal d’autres exposés chez lui. Et mon copain me soutient vraiment dans cette aventure ! Donc je suis réellement bien entourée et je les remercie grandement !

http://www.ladydatura.book.fr

Gaëlle Marthe

L ’i nvitée S URP RI S E

geek devant ma console, je ne viens que récemment m’inscrire en salle de sport pour muscler et affiner mais sinon je ne fais rien de spécial.

- Et pour finir et t’embêter un peu : ton livre de chevet ? J’adore Bernard Werber.

- Un photographe ? Le Turk, un artiste accompli !

- Cesserais-tu ton activité de modèle pour un homme ou encore en contre partie d’un super job ? Non, c’est une passion, être modèle m’apporte tellement de choses. Le jour où j’arrêterai, c’est que je l’aurai moi même décidé, mais on ne me l’imposera pas ! Même avec un super job, je trouverai toujours le temps de shooter. La vie est trop courte pour mettre ses passions de coté.

- Une ville ? Plutôt une région, la Provence. Elle tiendra toujours une grande place dans mon cœur.

- Ton plat préféré ? Une bonne côte de bœuf avec des frites et une petite sauce échalotes !

- Merci. - Tu as un physique de rêve. Est-ce dû à une hygiène de vie particulière ? Alors là vraiment non... Je mange comme 10, je Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 49


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Jeu n e T a l en t Eva Lesalon Directrice et Rédactrice en chef

Durand Adrien Photographe - Bonjour Adrien, quel âge as-tu ? Bonjour à toute l’équipe de Shooting mag. J’ai 21 ans, je suis donc un jeune « photographe », bien que je ne me considère pas comme tel. Cela fait un peu plus de deux ans que je m’y suis mis en autodidacte. Et j’ai pu évoluer grâce à certaines personnes de mon entourage qui pratiquent également la photographie.

- Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la photo ? Et bien mon premier contact avec la photo remonte à une dizaine d’années, un membre de ma famille m’a montré comment utiliser Photoshop. Dans un premier temps, j’ai été très attiré par le fait de modifier une image, de faire des montages et de lui donner un certain sens. Bien plus tard, j’ai décidé d’acheter mon premier boitier et de me remettre à l’image. Je pourrais difficilement expliquer pourquoi j’ai eu envie de me mettre à la photographie, elle m’attire

tout simplement, par la force qu’une photo peut dégager, par sa beauté ou non, par l’émotion qu’elle peut faire ressentir ou son message. Je dis cela sans prétention mais l’émotion est une des qualités que je recherche particulièrement. Sans émotion, une photo n’est pas une bonne photo d’après moi.

- As-tu un photographe de prédilection ? Oui et non, j’évite de trop m’attacher un photographe pour ne pas “ copier “. Mais j’ai évidemment des influences comme une photographe que j’affectionne particulièrement, Dorothy Shoes. Elle est le contraire total d’une photographe de mode. Ses photos sont assez sombres et pleines de poésie, ce qui me correspond le plus. A contrario, j’aime énormément le travail de Nicolas Guérin. Ses photos de mode sont absolument magnifiques et très bien réalisées. Un niveau que j’aimerais atteindre !

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- Quel type de photos aimes ou aimerais-tu faire ? Je dois avouer que je me cherche encore pour le style d’images que je voudrais réaliser. Comme mes photographes de prédilection, je suis attiré par deux styles très opposés : la mode et les photos de mise en scène, avec du sens et ce que je veux raconter. J’aime faire de belles photos de mode ou de portrait, avec une très jolie modèle et l’embellir. Mais la question résonne encore “ est ce que c’est vraiment ce que tu aimes faire ? “ Alors, pour le moment, je touche un peu à tout, et je pense que ce n’est pas plus mal. Pourquoi un photographe devrait-il se focaliser sur un style et non plusieurs ? Et je me dis qu’avec le temps, je ferai un choix, ou pas !

- Comment se passe une séance photo avec toi ? Plutôt bien j’imagine, il faudrait demander aux modèles (rire) ! Mais j’espère ne pas communiquer mon stress, car oui, avant chaque séance photo, je stresse ! J’essaye malgré tout d’être détendu et de détendre la modèle pour qu’elle ne soit pas figée face à l’objectif. Je suis assez organisé, je prépare tout avant l’arrivée du modèle. J’ai l’idée bien en tête que

je lui explique par la suite. Je suis généralement entouré d’une maquilleuse, et de mon “ mentor “ qui me guide encore pour bien gérer ma lumière en fonction des photos que je veux faire (merci !) Une fois la séance terminée, je montre les photos à la modèle et on discute du déroulement du shooting.

- Quel matériel utilises-tu ? Je possède un Canon 550D, avec un objectif 50mm F1.8, un autre standard, le 18-55 et un 55-200. Et bientôt un Canon 28-135, que j’ai hâte d’avoir ! J’ai aussi plusieurs flashs de studio avec divers accessoires et des fonds différents.

- En photographie, comme en peinture, il y a des règles. Penses-tu qu’il faille absolument les respecter ? Dans mon cas, je l’avoue, il m’a été difficile de comprendre qu’il faut absolument des règles de base. Au début, je voulais photographier comme bon me semblait. Mais je me suis vite rendu compte, par ce que me disait mon entourage et son expérience, que cela ne pouvait pas marcher. Je me suis donc forcé a vraiment comprendre les règles qu’il faut connaitre. Cadrage, lecture d’image, exposition, gérer ma lumière,

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http://www.adrien-d.book.fr

Durand Adrien

Jeu n e T a l en t

des règles qui me semblaient au début comme un bouchon d’expression. Maintenant, il est clair que je ne pourrais plus m’en passer, car c’est en maitrisant bien son matériel et son œil que l’on fait vraiment ce que l’on veut. Et encore, je suis loin d’avoir atteint un niveau parfait pour la technique, il me reste beaucoup à apprendre.

compte je pense. Je ne me préoccupe pas de ce que pensent les autres. Le principal est que ce que je fais me plaise à moi et m’épanouisse avant tout.

- La photographie est-elle pour toi une sorte de thérapie ?

Un coup de gueule, non pas forcément. Comme je le disais avant et toujours en rapport à ma série, j’aime faire passer des messages, afin de montrer ma vision de notre monde tel qu’il l’est pour moi. Et je dois dire que je suis assez sombre sur ce point de vue. Mais je ne veux pas non plus me lancer dans une campagne et faire en sorte que ceux qui voient mes images se sentent obligés d’en faire un parti pris. Je n’oblige personne à aimer ce que je fais, ou à vouloir comprendre ce que je veux représenter, chacun est libre. Mon seul but est avant tout de montrer ce que je ressens, rien de plus.

En quelque sorte oui, elle m’apaise, je me sens bien quand je photographie, et c’est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour m’exprimer. Comme ma première série “ Boite Noire “ que je suis en train de réaliser. J’aime montrer ce que je ressens, le partager, et voir si d’autres y sont réactifs, afin peut être de me sentir moins “ seul “ dans mes ressentis et ma façon de voir les choses qui nous entourent.

- Ta famille t’encourage-t-elle à poursuivre dans cette voie ?

- As-tu un coup de gueule, un message à faire passer, quelque chose qui te tient à cœur ?

Merci beaucoup à l’équipe de Shooting Mag !

Je suppose que oui. Ce n’est pas vraiment un sujet que l’on aborde beaucoup, le fait de continuer, de réussir ou non. Je sais qu’ils aiment mes photos, mais pas toutes non plus. A vrai dire, seule ma volonté de continuer ou non Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 64


Reportage du Mois Eva Lesalon Directrice et Rédactrice en chef

Patricia Martinez Photographe “ La photo de rue “ - Bonjour Patricia, photographe c’est ton métier ou bien est-ce un hobby pour toi ? La photographie n’est pas mon métier et je n’ai jamais imaginé une seule seconde qu’elle puisse le devenir un jour. La photo est bien plus qu’un hobby, je parlerais plutôt de véritable passion, vu la place qu’elle a prise dans ma vie.

- Parle-moi un peu de ton parcours.

Un coup dur, très dur et sans le savoir, j’étais en recherche de sensations. Oui, retrouver des sensations qui me permettraient d’être à nouveau. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, mais il a son importance. En fait, je ne sais pas vraiment quand a commencé le déclic du clic, mais mes premiers pas, au risque de surprendre, c’est avec mon portable que je les ai faits, jusqu’au jour où une amie m’a mis son Canon entre les mains. Quand j’ai vu, je n’ai eu qu’une seule envie : m’acheter un boitier.

- Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la photo et plus particulièrement de la photographie de rue ?

Mon parcours ? J’aimerais pouvoir vous raconter une belle histoire qui parlerait du premier appareil reçu à un de mes anniversaires lorsque j’étais enfant et du tournant que prit alors ma vie Mon envie de faire de la photo vient de toutes les à cet instant... (sourire). Rien de tout ça, la photo raisons citées plus haut. J’ai toujours été plongée est venue à moi, ou est-ce moi qui suis venue à dès mon plus jeune âge dans le domaine artiselle, bref qu’importe, là où les deux histoires se tique, chant et danse essentiellement et comme rejoignent, c’est qu’effectivement, cela a changé je l’ai dit précédemment, l’aventure ne pouvait pas s’arrêter sur un sale coup du sort. ma vie. J’étais danseuse, chorégraphe. Blessure et stop. La rue, je la vois comme une immense scène aux Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 66


scénarios multiples. J’ai sur elle un regard empli de curiosité, d’admiration et tendresse, une source inépuisable d’inspiration. Comme je le dis souvent : “Un jour j’ai vu et depuis, je vais là où mon regard me porte et non mes pas”. Je pense que cette seule phrase résume assez bien le pourquoi de cette envie.

- As-tu un photographe de prédilection ? Un photographe de prédilection ? Je n’en ai pas. Il y a du bon à puiser chez tous, que ce soit : Robert Doisneau ou Cartier Bresson pour ne citer qu’eux et bien d’autres... J’ai également fait de belles découvertes ici, sur cette immense toile.

- Quel matériel utilises-tu ? Comme boitier, j’ai un Canon 5OOD que j’essaie de” maîtriser” au mieux (sourire) d’où mes nombreux posts. Je shoote toujours et encore. En fait, il ne me quitte pratiquement jamais dès que cela m’est possible.

question… Pour moi, c’est celui qui saura m’émouvoir, m’émerveiller, me surprendre et me heurter aussi. Tout le côté technique a son importance, sinon je ne travaillerais pas d’arrache pied pour obtenir le bon cadrage, la bonne lumière, etc. Mais, d’un, je ne suis pas une pro en la matière, même si je suis capable de voir les défauts et de deux je n’en fais pas une priorité quand je regarde les photos des autres. Si la magie opère peut-être que toutes les conditions sont réunies (sourire)…

- Serais-tu prête à travailler gratuitement en échange de publicité ? Travailler... Le cas ne s’est pas présenté. Je fais partie d’une association qui s’occupe d’évènements Hip Hop et de façon bénévole je fais les photos pour les divers évènements. Parfois même à l’échelle nationale même, puisque j’étais sur le plateau du Botty France. Mes photos n’ont été publiées que sur site et ici sur FB. Elles sont signées de mon pseudo “Oz”. C’est tout. Je ne sais pas si je réponds à ta question...

- D’après toi, quelles sont les qualités qui sont demandées pour être un bon photographe ?

- Comment gères-tu ton activité de photographe vis-à-vis de tes proches ?

Qu’est-ce qu’un bon photographe ? Très bonne

Mes proches, c’est parfois difficile. J’ai une pe-

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Patricia Martinez

Reportage du Mois

tite fille de 10 ans et elle a besoin de ma présence donc ce n’est pas toujours simple, mais on y arrive ! Sinon, pas de souci, sauf que son papa et elle en ont parfois assez que je les prenne en photo (sourire) !

Invisible ? Alors là, très bonne question ! J’accéderais à tous les endroits auxquels je ne peux accéder et je shooterais (rire) !

- La photographie est-elle pour toi une sorte de thérapie ?

Ce que j’aime le moins chez moi, mon manque d’assurance, malgré les apparences, mon caractère parfois emporté (latina soy !), ma sensibilité à fleur de peau, qui est parfois difficile à gérer… Sinon, je suis presque parfaite (sourire) ! Je plaisante bien évidemment.

Une thérapie, non, une bouffée d’oxygène. Je suis aide-soignante, je travaille au CHU de Nîmes alors quand je sors en tête à tête avec mon boitier, l’échappée est belle !

- Qu’est ce que tu aimes le moins chez toi ?

- Quel est ton achat le plus cher ? - Quel a été le moment le plus embarrassant depuis que tu pratiques la photographie ? Le moment le plus embarrassant… J’avoue que je ne sais pas. Mon manque d’expérience, cette envie folle de bien faire qui parfois me font douter. Ceci est très embarrassant, sinon je n’ai jamais été confrontée à des situations embarrassantes... Pour le moment.

Mon achat le plus cher ? Mon boitier, et ce n’est pas une blague, que je continue de payer…

- Ta maison brûle, quel objet sauves-tu en premier ? Ma maison en feu ? J’appelle les pompiers et je me sauve avec les miens quelle question !

- Si tu étais invisible une journée, quelle serait la première chose que tu ferais ?

http://www.facebook.com/pages/Patricia-Martinez-Aka-Oz/304054959623308 Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 75


Por t rai t d u Mois Paul Pierron Rédacteur

P a s c a l Ta r r a i r e http://corpspartages.free.fr Photographe c’est ton métier ou est-ce un hobby pour toi ? Ma réponse sera rapide, c’est mon métier, je suis photographe auteur. Parle-moi un peu de ton parcours. J’ai d’abord fait un DEUG de lettres à Clermont Ferrand, ensuite j’ai passé le concours de l’école de photo d’Arles (Ecole Nationale supérieure de la photographie). Je suis donc parti sur place pendant 3 ans et demi entre 1996 et 2000. Qu’est ce qui t’a donné envie de faire de la photographie ? Sur le principe, j’ai démarré très tôt à faire les clubs photos qui existaient dans mon lycée. J’ai commencé en fait par faire de la photo un peu par-dessus la jambe, c’est-à-dire que j’avais envie de faire quelque chose d’artistique mais j’avais plutôt une vocation pour écrire ou faire Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 76


du cinéma. Je trouvais que la photo était un art mineur, un peu comme Gainsbourg qui pensait que la chanson était un art mineur et qui voulait faire de la peinture, toute proportion gardée ! Il m’est arrivé un peu la même histoire en fait, et quand j’écrivais c’était une catastrophe. Quant à faire du cinéma, c’est d’autres moyens et d’autres budgets, donc je faisais de la photo et les gens accrochaient beaucoup sur mon travail. Moi je regardais ça d’une manière très légère, presque détachée. Un jour, je me suis dit que peut être ce n’était pas moi qui avais choisi la photo mais que c’était la photo qui m’avait choisi. C’est comme ça que je suis devenu photographe en me disant qu’il ne fallait pas avoir le syndrome « Conan Doyle ». Lui même méprisait son héros Sherlock Holmes au point de le faire mourir, et après les nombreuses protestations de ses lecteurs, il a été obligé de le faire revivre dans une dernière aventure. Donc je me suis retrouvé quasiment dans la même situation où les demandes de mon entourage ont fait que j’ai développé une plus grande affinité avec la photographie et que j’en ai fait mon métier sans regret aucun. Tu es avant tout un photographe auteur, pourquoi ce choix ? Pour moi être photographe auteur d’une certaine manière s’imposait puisque quand je suis devenu, au début, un photographe d’événements familiaux, j’ai eu d’autres obligations fiscales … C’est très souvent un débat qui revient entre nous photographes puisque j’ai beaucoup de collègues qui sont des photographes « URSSAF » et eux-mêmes disent que tu ne peux rien faire à côté. En fait, c’est une légende l’histoire que tu puisses à la fois mener une photographie plus appliquée et en même temps un regard d’auteur. Les gens qui font du mariage comme Léonard Cohade méritent vraiment leur salaire et ne peuvent se permettre de prendre ça à la légère, donc je pense que dans ce métier il faut faire un choix. Photographe auteur me permet une plus grande liberté d’expression, mais à chaque fois j’en paye le prix. J’aime bien cette idée de devoir payer un prix, chaque nouvelle création est un investissement financier, mais cela me remet aussi en question... Quel est le prix que je suis prêt à mettre pour une nouvelle série ?

mois de novembre à Clermont Ferrand. Quel est le thème, l’orientation de cette nouvelle série ? En fait, c’est une exposition autour du conte de fée, mais sans le côté mièvre. J’ai utilisé ce que je crois être le double aspect de ce genre d’histoire, les femmes égorgées de Barbe Bleue, Peau d’âne, le père qui veut coucher avec sa fille … J’aime beaucoup le côté tordu de certains contes et j’ai joué avec la facette onirique et la face sombre de l’âme humaine en essayant d’exprimer à travers ces clichés le côté fantastique et malgré tout souvent tragique de ces histoires. As-tu un photographe de prédilection ? J’en ai beaucoup, j’essaye de les oublier, mais peut être Arthur Tress qui est tombé un peu en désuétude en France, hélas, et Francesca Woodman. Je me sens proche de leur univers même si celui de Francesca Woodman, suicidée à 22 ans, avait un genre photographique fulgurant et tragique. Comment se passe une séance photo avec toi ? Là, je pense qu’il faudrait plusieurs magazines … A chaque fois c’est très différent en fait. Déjà, je ne fais jamais mes séances photos deux fois au même endroit. Je ne veux pas être poussé à créer une lassitude même si je crois que l’on est tous très flemmards. C’est pour cela que je ne fait pas de studio pour ne pas tomber dans un certain académisme, une photographie figée, du moins c’est ma pensée. Par exemple, j’ai rencontré dernièrement deux modèles qui voulaient poser pour moi. En discutant avec elles, je me rends compte qu’elles font du cirque, du moins en formation à l’école du cirque dans le sens général actuel et moderne. Je leur demande au cours de la conversation si elles sont capables de monter sur des échasses. Réponses affirmative de leur part, je leur explique donc que depuis des années je rêvais de faire une séance avec des jambes géantes (des jeans de 3.50 m de long ont étés réalisés pour l’occasion)... Toujours ce côté onirique et l’eternel fantasme masculin qui me tient si je peux me permettre. De mon côté je connaissais l’atelier d’un peintre sur Cunlhat qui possède une hauteur de plafond très conséquente. La série était née. Au final, c’est surtout le résultat d’une rencontre et l’opportunisme d’un lieu qui guident mes séances. C’est un peu magique.

Tu exposes régulièrement, et notamment au Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 77


Por t rai t d u Mois Quel matériel utilises-tu ?

As-tu un coup de gueule, un message à faire passer, quelque chose qui te tient à cœur ?

Pendant très longtemps j’ai travaillé en argentique et d’ailleurs je continue de travailler avec un Nikon FM3a, remplaçant amélioré du FM2, appareil mythique. Je pense qu’il n’y a pas trop d’avenir pour la pellicule couleur sauf pour le genre Holga ou Lomo. Je suis passé en numérique pour la couleur avec un boitier Nikon D90. Maintenant je travaille donc avec deux boitiers, un argentique pour le noir et blanc et un numérique pour la couleur. Pour moi, ça représente un blasphème que de convertir des fichiers numériques couleurs en noir et blanc. Tout doit se faire à la prise de vue, soit on pense couleurs et on fait de la couleur, soit on pense noir et blanc et on fait directement du noir et blanc. Personnellement je ne fais jamais de conversion, je m’y refuse. En argentique, je traite toujours mes tirages en baryté sous agrandisseur dans mon labo, pour la couleur je me sers de Photoshop comme d’un agrandisseur, je travaille uniquement le contraste et la densité et ensuite quand le fichier est prêt, je le fais développer suivant un procédé argentique avec une machine RA-4 en minilab. J’ai donc des tirages « argentiques » avec un fichier numérique.

Des coups de gueule il y en aurait dans le monde de la photo ! Par exemple la dernière mouture de Depardon... Je suis très fâché et j’avais lancé une blague sur le web comme quoi j’avais volé son camion, où il avait son labo et où il couchait lors de son tour de France pour son dernier ouvrage. Tout cela pour l’empêcher de faire ce genre de « merde » et donc évidemment, j’ai eu quelques commentaires peu sympathiques, mais je préfère le Depardon qui est parti dans le désert parce qu’il était amoureux, celui qui a montré un New York mélancolique plutôt qu’un Depardon typologiste. Comment te vois-tu dans 10 ans ? J’espère être toujours photographe et que les bonnes images soient devant moi et non pas derrière !

D’après toi quelles sont les qualités qui sont demandées pour être un bon photographe ? Peut être immodestement je dirais qu’il faut que ce soit l’art qui nous choisisse et pas le contraire. Comment gères-tu ton activité de photographe vis-à-vis de tes proches ? En fait, c’est très imbriqué. Par exemple, très souvent, j’ai vécu mes histoires d’amour à travers la photo. Mon deuxième livre « Ames sœurs » c’est mon histoire d’amour avec deux sœurs pendant cinq ans, qui croyaient que je ne les aimais plus si je ne les prenais pas en photo ! C’était une manière de leur faire l’amour, il y avait ces jeux amoureux et sexuels qui étaient autour de la photographie. Pour moi, la photo est un prétexte à autre chose et que autre chose est prétexte à la photo surtout. Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 78


Edito mode “ Le rétro, c’est chic “ christophe vrankenne http://www.christophevrankenne.com

Modèle: Marie Make-up: Christelle Dujardin Hair-styler: Sébastien Ferrara “Just Seb” Liège Styliste: Nora Qerimi Lieux: Gare “Calatrava” Liège Guillemins


DOSSIER SPECIAL

Je fais ma première exposition

Photos réalisées lors de l’exposition de Objectif Image Evreux pour la salon d’auteur 2010 dont l’invité d’honneur fut Bruno Calendini - http://www.calendini.com


R ub ri q ue d’E v a Eva Lesalon Directrice et Rédactrice en chef

Mon Expo... Comment organiser votre première exposition ? Que vous soyez photographes professionnels ou amateurs, arrivera ce jour où vous allez devoir organiser votre toute première exposition. Passé l’euphorie de cet instant où vous avez décidé de vous jeter dans cette belle aventure, arrivera le pire, mais qui est de courte durée : passer à l’action. Qui dit « action » dit aussi « une pluie d’interrogations ». Afin de vous faciliter la tâche, je vais essayer d’aborder ici avec vous les points les plus importants, dans un ordre qui me paraît des plus chronologiques, pour faire de votre expo une réussite.

mais été utilisée à un tel effet. Evitez d’avoir à percer des trous sans autorisation.

Trucs et Astuces Démarchez les commerçants, que ce soient des agences bancaires ou des restaurants. Tous peuvent être demandeurs, cela dépend plus de la personnalité du gérant et de sa fibre artistique. Je veux dire par là que ce n’est pas la nature du commerce qui fait qu’un gérant va faire exposer dans son commerce mais sa volonté ou non de le valoriser par des œuvres d’art qu’il n’aura pas payées et qu’il pourra faire tourner sans mettre la main à la poche tout en se faisant de la pub comme mécène, surtout s’il fait un vernissage !

La salle Adressez-vous à votre mairie de quartier, à l’office de tourisme, dirigez-vous également vers les espaces culturels, les grands hôtels. Certain pubs exposent aussi les jeunes talents. Avant de valider définitivement votre salle, renseignez-vous sur le système d’accrochage ainsi que sur les lumières, surtout si cette salle n’a ja-

Le revers, c’est que certains privilégient le côté mercantile à la mise en valeur de nos œuvres qui habillent leurs murs et non l’inverse. Cependant, ils nous donnent un accès gratuitement à leurs murs et n’ont pas toujours besoin d’une grande quantité de tirages, le plus gros poste budgétaire. Passez par une association culturelle pour faire

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des expos photos collectives. C’est encore le moyen le plus efficace pour accéder aux salles institutionnelles, municipales la plupart. Ces associations, clubs photo ou non, cultivent souvent de bonnes relations avec les institutions officielles comme la mairie, ce qui leur donne souvent accès au moins une fois par an à des salles municipales pour les expositions collectives de leurs membres. Et cela pour le simple prix d’une adhésion annuelle et de la participation à la garde de la salle, ce qui peut devenir très convivial si on est plusieurs en même temps ! Là aussi, pas besoin de se ruiner en tirages puisque l’expo est collective. La place est mutualisée et donc chacun peut exposer selon les moyens. Les tirages : le nerf de la guerre. Plus on monte en gamme et en agrandissement, plus ils reviennent chers ! Aussi, le nombre de tirages dépend souvent des moyens financiers du photographe qui ne peut pas toujours remplir une salle entière avec ses photos. Cela leur ferme donc des portes, ce qui rend d’autant plus intéressant de pouvoir n’exposer que quelques photos à la fois, comme dans les commerces ou les expos collectives comme je le disais plus haut. Il n’est cependant pas impossible de pouvoir exposer à moindre frais. J’ai ainsi l’exemple d’un photographe qui tire ses photos en 75*50 et les contrecolle ensuite sur du PVC, le tout pour 20€ huile de coude comprise !

médecins, notaires, avocats, certains commerces…

La communication Prenez contact avec les journaux locaux et régionaux ainsi que les radios. Annoncez sur vos plateformes internet (sites, forums, réseaux sociaux). Quelques affiches sont aussi utiles à distribuer. Le jour J, vos cartes de visite et un livre d’or seront de vigueur. Ceci afin que d’éventuels clients puissent vous contacter par la suite ou simplement continuer à suivre votre travail. Vous pouvez également faire appel à un fleuriste pour la décoration. Tout ceci a un coût que vous pouvez réduire un maximum en sollicitant des partenariats (échange de publicités).

Et vous ? Quel souvenir avez-vous de votre première exposition ? « Je n’ai réalisé qu’une seule fois une exposition mais avec le club photo de ma ville. Quand tu n’es pas l’initiateur de l’évènement, tu peux vivre des moments assez frustrants. Ce fut le cas lors de cette première exposition, le choix de tes propres photos ne t’est pas accordé ainsi que leur présentation et leur emplacement dans la salle. Je me suis contenté de donner des fichiers numériques et de l’argent pour les tirages au final. Pas du tout intéressant, tu te sens pas du tout impliqué dans l’action.

Les cartons d’invitations Vous avez trouvé votre salle, il vous faut maintenant préparer vos cartons d’invitations. Les formats cartes postales sont les plus courants. Votre texte devra être facilement lisible. Devront bien sûr apparaître votre nom d’artiste, vos réalisations (peintures ou photographies), l’adresse complète du lieu d’exposition, les horaires ainsi que la durée, un numéro de téléphone ou une adresse e-mail. Vos cartons d’invitations sont à envoyer une quinzaine de jours avant l’évènement.

Trucs et astuces : On trouve sur le net des sites spécialisés en cartes de visite, cartes postales et autres produits de communications à des prix raisonnables.

Les invités Qui inviter ? Les autorités locales, associations culturelles, le conseil municipal mais aussi les

C’est pourquoi avec un ami photographe avec qui je collabore régulièrement, nous avons décidé de réaliser notre réelle première exposition photos au Havre sur un thème que nous aimons avec un nombre plus important de photos pour chacun d’entre nous. Cette exposition s’est décidé hâtivement ce qui nous a laissé deux mois pour compléter le nombre de photos que nous devions exposer. Une pression s’est donc installée mais à dire vrai, cela ne nous a pas du tout inquiétés, nous étions ravis de savoir que nous pouvions exposer pour la première fois, la motivation était belle et bien là. Un vrai challenge ! A la base on n’y connaissait absolument rien, nous n’avons pas eu l’occasion d’en voir beaucoup également. Pour le déroulement de l’organisation, nous avons pensé comme dans le

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cas d’une action commerciale en réalisant un réseau perte du jour où nous avions la date en main jusqu’à la semaine précédent le jour du vernissage de l’exposition. Nous avons prévu par sécurité, une petite marge dans l’organisation afin d’être persuadés d’être dans les temps. Car on ne sait jamais ce qui peut arriver. Ce réseau perte prenait en compte une échéance pour la finalisation des photos, un planning de communication sur de multiples supports (presse, affiches, flyers, radio et internet, etc.) Dans tout cela il y a donc l’aspect pécuniaire à prendre en compte. Les tirages photos et notamment la communication ont un prix. Bien entendu, nous avons donc joué aussi la carte des amis et des partenaires pour minimiser les coûts. Dans notre cas, nous avons réussi à nous faire prêter des cadres, un local, les flyers ne nous ont rien coûté également. Et pour le vernissage, nous faisons participer les personnes qui viendront. Nos dépenses se sont vraiment limitées au tirage des photos et de quelques affiches, nous en avons eu pour moins de 200€ pour une exposition comprenant 60 photos au format 30x45.

toyer les cadres, vérifier si on a les bonnes accroches, si on fait des maries-louises ou non, si on veut plutôt des fonds papiers, trouver des cadres similaires ou non, si les photos seront bien vues dans la salle (problème de lumière, de reflets...) Le jour de l’accrochage peut être très long, avoir plusieurs yeux sous le coude n’est pas un refus. Pour cette première fois avec mon collègue, nous avons voulu nous faire plaisir, réunir autour d’une seule action toutes les personnes avec qui nous avons partagé des moments photographiques et qui nous soutiennent depuis nos débuts. Bien sûr, tout le monde y est convié, et espérons que cela plaira. Mais si ça ne plait pas, on s’en fout, on a fait ce qu’on aime avec des gens qu’on aime, c’est l’essentiel. » Giovanni.

« J’en ai fait pas mal un peu à droite à gauche (dans le sud, les Pays-Bas, La Sarthe). Une bonne vingtaine peut-être, des petites et quelques unes plus importantes.

La préparation des photos est très longue : netMon principe est que la photo doit faire partie de la vie quotidienne, j’ai donc principalement exposé dans des lieux publics : des cafés, des restaurants, des expos pendant un événement photographique, dans un contexte de reportage local et aussi dans des salles polyvalentes pendant des occasions /événements de la ville. Je n’ai jamais vendu même une photo pendant ces expositions ! Ce n’était pas le but, le but était plutôt d’informer les gens par le biais de l’image d’un événement local « important », ou bien un but principalement artistique. J’ai fait beaucoup d’expositions dans des ‘cafés branchés’, des cafés à thème artistiques (peintres, photographes, etc...). L’avantage ? Les œuvres sont surveillées pendant les heures d’ouverture, pas besoin de faire acte de présence pour éviter les dégradations, etc... Je contacte les troquets un peu branchés et je demande au proprio si je peux mettre des cadres. Et souvent, c’est oui ! Obligé de choisir des photos un peu neutres pour s’adapter à la population locale. A la campagne, Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 90


t’oublies le nu, le glamour un peu poussé, un sacré tri à faire ! Dans mon coin on pense que je fais du porno ! Mais j’habite un peu dans le fin fond du monde. Donc faut faire attention… Organiser une expo ? C’est beaucoup de travail et d’argent ! Trier les photos qu’on souhaite mettre, acheter les cadres, faire les tirages, encadrer le tout proprement avec passe partout. En plus, pendant une exposition il a toujours de la casse, même involontaire (pendant le transport, un cadre qui tombe, vitre cassée, etc.) Cadre à jeter, photo abîmée… Dans ce type d’expo, je mets environ 20 voir 50 cadres selon la place disponible. 20 cadres font un peu maigre quand-même.

http://evalesalon.4ormat.com

Eva Lesalon

R ub ri q ue d’E v a

avec le proprio, tu peux organiser un vernissage (frais pour ta poire) mais inviter le maire, quelques notables, quelques artistes... Ça marche pas mal, lié à des événements locaux (brocantes, vides grenier etc.) » Yann Allez, en route maintenant !

Souvent, des tirages 30x40 dans des cadres de 50X60 pour donner un peu de volume sur les murs. Mais tout cela a un coût ! Dans les lieux où j’expose, les gens ne sont pas venus pour acheter, mais juste pour voir. Par exemple, dans un café, on boit un coup et dans un resto on mange. Mais je mets des flyers, des cartes de visite, je fais une annonce dans la presse locale, etc. Et l’avantage dans ce type de lieu, c’est le patron ou le barman qui surveille tes œuvres ! Tu peux donc exposer souvent pendant plusieurs semaines sans trop t’en occuper. Une autre chose Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 91


Dr oi t s e t Dev o ir s

Olivier Barré Rédacteur Juridique

Je fais une Expo... Comment organiser votre première exposition ? En complément de l’article d’Eva, je vous propose dans ce numéro (merci à Joëlle Verbrugge) un tour rapide sur les précautions à prendre quand vous vous lancez dans une exposition. Volontairement, je me limite à l’exposition qui peut être accessible aux photographes donc je laisserai la partie dédiée aux galeries à Compétence Photo et à Joëlle. Je vous encourage fortement à vous plonger dans ces deux numéros qui répondront à toutes vos questions.

Le jour où vous trouvez un lieu acceptant votre travail pour une exposition, vous serez très heureux et voudrez sauter des étapes qui sont importantes dans votre projet. Donc, restez zen et vigilants. Vous avez un lieu pour exposer, maintenant vérifiez que tout est correct pour réaliser votre exposition du point de vue administratif. La partie liée à l’accrochage des œuvres n’est pas encore arrivée.

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Le propriétaire des lieux a un travail à faire de son coté pour accueillir vos œuvres. Il doit demander une autorisation spécifique concernant les risques d’incendie et de panique dans un lieu recevant du public. Le texte de loi stipulant cela est un arrêté du 25 juin 1980 dont l’article GN6 est rédigé comme ceci : “Utilisations exceptionnelles des locaux § 1. L’utilisation, même partielle ou occasionnelle d’un établissement : - pour une exploitation autre que celle autorisée, ou - pour une démonstration ou une attraction pouvant présenter des risques pour le public et non prévue par le présent règlement, doit faire l’objet d’une demande d’autorisation présentée par l’exploitant au moins quinze jours avant la manifestation ou la série de manifestations. Lorsque l’organisateur de la manifestation n’est pas l’exploitant de l’établissement, la demande d’autorisation doit être présentée conjointement par l’exploitant et l’utilisateur occasionnel des locaux.

§ 3. L’autorisation peut être accordée pour plusieurs manifestations qui doivent se dérouler durant une période fixée par les organisateurs.” Cette autorisation doit être demandée par le propriétaire des lieux qui vous expose et non pas par vous... Mais quoi de plus frustrant que de voir son exposition fermée car l’exploitant n’a pas fait la demande d’autorisation ! Vous concernant, il y a également des documents administratifs à réunir. Vous devez vous prémunir de tout ce qui risque de se passer ou non lors de votre exposition. Vous allez vendre des œuvres, l’exploitant viendra vous demander une commission. Vos ouvres doivent être visibles par le public. Quelles sont les heures d’ouverture ? Quelles sont les dates de l’exposition ? Quelles sont les œuvres affichées ? Vous allez réaliser un vernissage... Qui va prendre les frais en charge ? Qui va réaliser la publicité ? Etc. Je vous propose donc de vous procurer le numéro 24 de Compétence Photo qui répondra à toutes ces questions. Concernant la vente des tirages photos, vous allez vous retrouver dans l’un des cas traité par Joëlle dans son livre “Vendre ses photos”. Je vous encourage donc à vous plonger dans cet ouvrage.

§ 2. La demande doit toujours préciser la nature de la manifestation, les risques qu’elle présente, sa durée, sa localisation exacte, l’effectif prévu, les matériaux utilisés pour les décorations envisagées, le tracé des dégagements et les mesures complémentaires de prévention et de protection proposées. Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 93


Pour conclure cet article, il existe également un livre traitant de l’exposition : “Organiser une expo photo” par Sarah Makda aux éditions Eyrolles. Tout photographe un tant soi peu satisfait de son travail a eu un jour ou l’autre l’envie d’exposer ses photos. Pour autant, monter une expo n’est pas toujours un exercice facile lorsqu’on se lance seul ou avec quelques amis sans connaissances particulières ou appuis logistiques (via un photo-club par exemple). Le livre de Sarah Makda arrive à point nommé pour vous aider à rendre votre projet d’expo photo viable, et il vous permettra de prendre connaissance de

www.barre-olivier.com

Olivier Barré

Dr oi t s e t Dev o ir s

toutes les obligations et meilleures pratiques en la matière. Concis, un peu trop sur certains sujets parfois d’ailleurs, il contient néanmoins tout ce qu’il faut savoir pour monter un projet, trouver un lieu d’expo et préparer l’expo. Vous y apprendrez par exemple que selon le lieu choisi, il vous faut un statut spécifique pour pouvoir exposer et que ce n’est pas nécessairement à la portée d’un simple particulier. Ou encore, qu’il vous faut déposer un dossier de sécurité. Sont abordés également les aspects financiers, les dépenses de communication à prévoir, les organismes à contacter pour faire des demandes de subventions. Ce livre s’adresse avant tout au photographe désireux d’exposer son travail, il fournira également bon nombre de renseignements utiles à quiconque souhaite monter une expo qui n’est pas nécessairement une expo photo : créateur, graphiste, cinéaste, etc. En conclusion, un petit ouvrage simple mais un bon blocnotes de tout ce qu’il faut savoir pour se lancer… à vous !

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J’ai le plaisir de vous présenter

EUCALYPTUS de J-L A. FOURNIER Son travail photographique l’a ammené à mettre en avant un arbre durant des années dans une relation à trois : L’Arbre, Les Invitées et Le Photographe. « Cet arbre est une explosion, il les ravale tous, et le jardin et le photographe. La photographie n’a pas de cadre, parce que l’arbre est forcément hors cadre : quand on veut un cadre, il faut en ap-porter un dans l’image. Dans l’arbre on peut même se dissimuler sa nature tierce (souvenir de foudre, preuve de repousse ?) est déjà l’éclatement appelé de qui ici se présente, avec ses accessoires ou le dénuement au sens strict. Qui sont-ils, ceux qui viennent ici ? Ils connaissent leur hôte, et lui offrent leur confiance. Il y a dialogue en amont sur ce qu’on va construire et qu’on va jouer. L’anglais dirait to perform : jouer à travers la forme, forme qui traverse le jeu. À un moment donné, c’est la vie du photographe lui-même qui vient se jouer dans son propre dispositif : la preuve que la question l’emporte sur toute idée d’exhibition (latin habere, avoir : mettre hors ce qu’on a).Jouons à notre tour : ce qui est ici montré, par les sujets eux-mêmes, qu’en serait-il sans l’arbre, sur le fonds neutre d’un studio, ou dans la fausse jungle des films de Tarzan ? Qu’en serait-il si on faisait la même photographie un peu plus loin dans cette campagne de vent et d’eau, entre ville et mer, mais sans le mot habiter, et sans les murs clos du jardin qu’a bâti, au long des an-nées, le peintrephotographe ? » I.S.B.N : 2-930537-12-4

Professeur à l’Ecole Nationale Supérieure de Photographie d’Arles, Jean-Luc A. Fournier, né à Montpellier en 1949, a un parcours atypique. Il commence par des études de pharmacie, interrompues prématurément (événements de 1968). Puis il s’intéresse à la photographie qui le mène professionnellement au milieu des années 80 au “Prix Professionnel Kodak” et artistiquement à un parcours national puis européen d’expositions : à la Fondation Miro de Barcelone, à la Biennale de Thessalonique, à Cologne dans la galerie Joachim Backer. Il interrompt ce parcours photographique pour la peinture à laquelle il se consacre pendant plusieurs années. Le retour à la photographie et un diplôme national supérieur d’expression plastique qu’il réussit à presque 50 ans, le mènent à la charge de professeur à l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie à Arles en 1998. Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 95


T e chn i que P ho to

Jérôme Retru Rédacteur Technique

LIGHTROOM

Une autre option pour la retouche photo ! Noël approche et certains vont peut être trouver Lightroom 3 sous leur sapin…Une fois n’est pas coutume ; peu d’images et un peu de texte. Lightroom c’est quoi ? C’est le logiciel de développement et de catalogage développé par ADOBE (comme Photoshop) qui permet la manipulation de grands volumes d’images et le développement rapide des fichiers RAW. A la différence de Photoshop où l’on travaille image par image, Lightroom permet de traiter des « lots d’images ». Comment est construit ce logiciel ? Son architecture est MODULAIRE (5 modules indépendants). Chaque module correspond à une

étape de votre production d’images. 1. 2. 3. 4. 5.

Bibliothèque, Développement, Diaporama, Impression, Web.

Dès à présent …quelques RACCOURCIS « CLAVIER » •CTRL + (1, 2, 3, 4,5) sélectionne le module correspondant. •Touche G sélectionne le module Bibliothèque en mode Grille

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•Touche E sélectionne le module Bibliothèque en mode Loupe •Touche D sélectionne le module Développement •Touche Z Permet de choisir tantôt la taille réelle (1 :1) en mode loupe •Touche F Mode plein écran avec menu Le PANNEAU DE DROITE centralise les outils pour corriger l’image et les infos concernant la photo. Dans le Module de développement, il

s’effectue. Le PANNEAU du FILM FIXE contient les vignettes des images affichées dans votre bibliothèque.

regroupe l’ensemble des outils pour corriger vos images. Le PANNEAU DE GAUCHE regroupe vos réglages personnalisés et le gestionnaire de fichiers. C’est aussi ici que dans certains modules, l’enregistrement de vos paramètres personnalisés

La barre d’outils, sous les images et au-dessus du film fixe, est commune à l’ensemble des modules. Une fois Lightroom installé, la première étape consiste à importer des images de votre disque dur pour permettre à ce dernier de travailler. Il suffit d’effectuer un simple Clic sur bouton IMPORTER du module BIBLIOTHEQUE (menu barre d’outils) ; une boite de dialogue s’ouvre et vous n’avez plus qu’à rechercher dans l’arborescence de votre disque dur les images

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que vous souhaitez importer. Pendant l’importation, il est possible de renommer ou de sauvegarder les images sur un second disque dur. Il existe différentes méthodes d’importation. L’importation par la copie ou le déplacement de fichiers. C’est une copie physique, enregistrée dans la bibliothèque. Plus efficient, l’option d’importation des photos depuis leur emplacement actuel. Dans cette option, Lightroom laisse les images à leur emplacement d’origine et génère uniquement une référence vers cet emplacement de stockage. Dans le MODULE BIBLIOTHEQUE, le Mode LOUPE (touche E) permet un examen de vos images une à une. Un double Clic sur une image permet de passer du MODE GRILLE (vision globale) au MODE LOUPE (vision unique). Mode Grille

CTRL + « + » augmente le rapport de grossissement CTRL + « - » diminue le rapport de grossissement Le MODULE DEVELOPPEMENT permet d’ajuster les différents paramètres de développement des fichiers RAW en termes de couleurs, tonalités, recadrage et accentuation. RETOUCHER UNE PHOTO (barre d’outils du module développement). -Raccourci « R » -> Recadrage et redressement -Outil pour supprimer les yeux rouges -Outils pour supprimer les tons directs (mode corriger ex : suppression des taches de poussière) Après avoir appliqué quelques réglages à une image, il est possible d’appliquer ces mêmes réglages sur plusieurs autres : c’est très utile pour toutes celles faites lors d’une même séance de prise de vues. Ainsi, la synchronisation des réglages fait gagner beaucoup de temps. SYNCHRONISATION DES REGLAGES DE DEVELOPPEMENT Sélectionnez toutes les images à synchroniser dans le panneau fixe et s’assurer que l’image dont on veut reproduire les réglages soit bien l’image « privilégiée » (cadre plus clair que les autres) puis cliquez sur le bouton SYNCHRONISER. Pour annuler les réglages EDITION > ANNULER (ou CTRL+ Z) pour répéter l’opération CTRL+ MAJ+

Mode Loupe Outils et interface BIBLIOTHEQUE : 3 Modes d’affichage •Mode GRILLE -> Aperçu de quelques vignettes •Mode LOUPE -> Aperçu grand format d’une seule image •Mode COMPARAISON -> affichage simultané de toutes les images sélectionnées Le PANNEAU BIBLIOTHEQUE permet l’accès à l’ensemble des images stockées ou à une sélection particulière. Les flèches du clavier permettent de passer rapidement d’une image à l’autre dans la sélection active (si l’on veut aller + vite, il suffit de déplacer le curseur sous le film fixe en bas d’écran).

Le PANNEAU DOSSIERS permet un classement en fonction du type d’importation et de leur nom. Attention, si vous modifiez un nom de dossier, il faut le faire sous WINDOWS / MAC puis se

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reconnecter à la bibliothèque de Lightroom et rechercher le dossier manquant pour actualiser l’arborescence des fichiers dans Lightroom. Utilisez l’icône « + » du panneau DOSSIER pour créer un nouveau dossier. Le PANNEAU COLLECTIONS : sélectionner des images et les enregistrer ensemble dans une collection. Une image peut exister dans plusieurs collections. Le PANNEAU EXPLORATEUR : rechercher suivant les Métadonnées. Le PANNEAU MOTS-CLES : pour effectuer des recherches suivant les Copyright / données IPTC / titres d’image / Légendes. TRAVAILLER EN MODE LOUPE : Raccourcis clavier : TOUCHE G : commande le MODE GRILLE TOUCHE E : active le MODE LOUPE CTRL + « + » : active MODE LOUPE à partir du MODE GRILLE CTRL + « - » : active retour au MODE GRILLE OPTIONS DU MODE LOUPE (personnalisation) CTRL ou Cmd + J.

:

Affichage des informations de l’image : CTRL ou Cmd + I ou « I » tout seul.

ATTENTION : après avoir effectué une sélection d’images d’une même série, utilisez les flèches GAUCHE et DROITE du clavier pour examen en MODE LOUPE d’un détail (ex : pour trouver la photo la + nette).

TRAVAILLER EN MODE ENSEMBLE : Sélection de plusieurs images : peut afficher simultanément dans la fenêtre principale en cliquant sur MODE ENSEMBLE ou sur TOUCHE N. TRAVAILLER EN MODE COMPARAISON : touche C après avoir sélectionné les images. TRAVAILLER EN MODE COMPARAISON : touche C après avoir sélectionné les images. MODE COMPARAISON : Lightroom attribue le libellé « sélection » à l’image privilégiée et le libellé « candidat » à l’image avec laquelle on veut la comparer. On peut ainsi bloquer l’affichage de l’image « privilégiée » et faire défiler les images pour les comparer (celles sélectionnées préalablement) avec les flèches GAUCHE ET DROITE. AFFINER DES SELECTIONS D’IMAGES : Noter des images (pour retenir les plus réussies). Touches de 0 à 5 pour noter et « ; » pour baisser et « : » pour augmenter.

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MAJ + « touche de 0 à 5 » pour noter. Il est possible de noter tout un lot d’images : -> Sélectionnez vos images dans la GRILLE puis appliquez votre note grâce au raccourci clavier ci-dessus.

SUPPRIMER DES IMAGES : •celles qui sont ratées => Commande SUPPRIMER UNE PHOTO du menu PHOTO. •Bouton EFFACER = fait juste disparaitre le lien dans la BIBLIOTHEQUE mais votre image reste sur votre disque dur. •Bouton SUPPRIMER = Efface l’image de la bibliothèque et met le fichier dans la corbeille. ANNULER pour abandonner la boite de dialogue. Qu’est ce qu’une Collection rapide : c’est une sélection qui lie les images momentanément pour créer une collection rapide ; touche raccourci « B ».

•Panneau TSL/Couleur/Niveaux de gris permet l’ajustement indépendant des valeurs Teinte Luminosité et Saturation. •Panneau virage virtuel : création d’effets. •Panneau détail comprend la commande d’accentuation et 2 commandes de correction de bruit. •Panneau corrections de l’objectif vise à corriger les défauts optiques. •Panneau étalonnage de l’appareil photo.

OUTIL RECADRAGE : la touche « R » permet d’accéder à l’OUTIL RECADRAGE du module DEVELOPPEMENT ou un Clic sur le bouton CADRE DE RECADRAGE (barre d’outils) pour superposer un cadre à votre image et effectuer l’opération.

Pour annuler un recadrage : CTRL + ALT + R. Appuyer sur ALT pour déplacer le cadre de recadrage par rapport au centre. RAPPORTS LARGEUR / HAUTEUR : Si vous cliquez sur l’icône du petit verrou dans la barre d’outils, vous déverrouillez / verrouillez le rapport largeur / hauteur. PANNEAU HISTOGRAMME (bord sup droit du module développement) : il permet de voir les écrêtages dans les hautes lumières et les ombres. OUTIL BALANCE DES BLANCS (curseur température & coloris « teinte ») : permet la correction précise de la balance des blancs ou la création d’une dominante.

Pour afficher une collection rapide : FICHIER> AFFICHER LA COLLECTION RAPIDE (CTRL ou cmd +B) ==> commande FICHIER>REVENIR AU CONTENU PRECEDENT – RESTAURE. Le MODULE DEVELOPPEMENT rassemble tous les outils nécessaires au traitement de vos images (panneau de droite). •Panneau réglages de base •Panneau courbe des tonalités : affine les réglages appliqués dans réglages de base.

OUTIL EXPOSITION : réglages du point blanc et détermine l’écrêtage des hautes lumières. OUTIL CURSEUR RECUPERATION : permet de récupérer les hautes lumières écrêtées. Il est très efficace quand associé à l’outil EXPOSITION (limite l’assombrissement) CURSEUR NOIRS : définit le point noir et l’écrêtage des ombres. COMMANDE LUMIERE D’APPOINT : éclaircir les ombres (à utiliser après point sur les noirs).

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COMMANDE LUMINOSITE ET CONTRASTE : contrôle la répartition des valeurs de pixels entre les ombres et les hautes lumières. COMMANDE VIBRANCE & SATURATION : la vibrance est l’augmentation NON linaire de la saturation. COMMANDE CONTRASTE & SATURATION : la commande contraste n’affecte que la couche LUMINOSITE. On peut ainsi contrôler la saturation d’une image indépendamment de son contraste. Voilà une première approche de Lightroom. Cet outil est extrêmement puissant et si le photo montage n’est pas votre activité première, il y a fort à parier que Lightroom devienne votre meilleur ami… En attendant je profite de cet article pour vous souhaiter à toutes et à tous de bonnes fêtes de fin d’année et vous donne d’ores et déjà rendez vous en 2012 pour approfondir ce logiciel et l’ensemble des plug-ins qui gravitent autour. Je dis ça… Je dis rien !

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www.jerome-retru.com

Jérôme Retru

T e chn i que P ho to


Le m até r ie l Paul Pierron Rédacteur Matériel

Pour ce mois ci, j’ai pris le parti de ne présenter que très peu d’appareils, ou du moins très succinctement. En effet, la fin de l’année est la foire d’empoigne de tous les comparatifs de nos confrères sur les guides d’achats de l’année 2012.

Je fais ensuite mon geek avec un appareil panoramique sphérique !!! Une belle idée assez marrante, encore au stade prototype.

J’enchaine sur du lourd, du très lourd (non ne dormez pas !)… L’histoire du numérique avec le premier prototype Kodak J’ai fait le choix d’être plus pédagogique, digne de ce nom et l’un des touts premiers enfin, on va le dire pour cette édition, le appareils commercialisés pour le grand « casse couille » de service qui va vous public par Apple. saouler avec ce qui n’intéresse personne. Je finis par mon cahier de l’occase. Il ne Pour commencer, je vous parle rapide- sera pas question d’un argentique. Je parle ment de la taille des capteurs, le pourquoi d’un appareil numérique assez ésotérique du comment un 24/36 est plus avantageux quoique mythique et rare : l’Epson RD-1 dans son rendu qu’un 1/2.3. (oui Epson ne fait pas que de l’imprimante). Je poursuis sur des news matériels et un Donc bonne lecture à tous, je vous souhaite coup de cœur pour un sac photo (quoi ! à tous une très bonne année et tous mes meilleurs vœux pour cette année 2012. Oui j’ai aussi un cœur !)

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Technique : la taille des capteurs Mais en quoi un grand capteur est-il meilleur ? un circuit électronique pour former une image. Schématiquement, plus la quantité de lumière reçue par le capteur est importante, et plus le courant électrique sera intense. Autre réalité, l’intensité du courant découle aussi directement de la surface du capteur. Il y a un seuil minimal en dessous duquel le courant électrique ne peut pas être mesuré. Il faut alors l’amplifier. Une amplification source de bruit, qui dégrade la qualité d’image.

Sans vouloir entrer dans des détails trop techniques, le principe d’un capteur photo est de recevoir de la lumière. Lumière qu’il transforme en courants électriques. Ces derniers sont alors interprétés par

Toujours schématiquement, un capteur n’est pas fait d’une seule cellule (photosite) qui capte la lumière, mais de plusieurs millions. Disons ainsi qu’un capteur d’une définition de dix millions de pixels dispose de 10 millions de photosites. Pour une même définition, les photosites d’un capteur “plein format” seront plus gros que ceux d’un capteur APS, eux mêmes plus gros que les photosites d’un capteur 4/3 (Four Thirds), et ainsi de suite. De part leur surface plus importante, les gros photosites

sont plus sensibles. Ils sont donc plus réactifs aux faibles quantité de lumière, donc plus précis, et plus efficaces dans des conditions de faible luminosité. Ces éléments éclairent ma position farouchement anti “course aux mégapixels” que se livrent les constructeurs d’appareils photo. Une course qui s’accompagne d’une diminution de la taille des capteurs, et qui n’a donc aucun sens du point de vue de la qualité d’image. Heureusement cette course semble s’être calmée, et plusieurs constructeurs ont fait marche arrière en proposant des appareils photo avec une définition plus raisonnable. Toujours dans l’optique de se faire une idée plus précise de l’ordre de grandeur qui sépare les différent types de capteurs photo, voici les principaux formats disponibles sur le schéma de droite.

Mon coup de coeur : Be-ez LE reporter Retro Le développement des appareils photo compacts à objectifs interchangeables entraîne une nouvelle manière de transporter son ma-

tériel photo. En effet, beaucoup d’amateurs font le choix désormais de ne plus s’encombrer d’un matériel lourd sans pour autant sacrifier

la qualité d’image. Les sacs photo dans leur ensemble sont destinés à emporter des réflex avec un lot d’objectifs, un flash, un ordinateur et embarquent quantité de raffinements qui promettent au photographe un confort de portage en toute circonstance. Néanmoins, ils présentent quasiment tous un défaut majeur : ils sont lourds et encombrants. Pour répondre à ce type d’utilisateurs, à la frontière entre le photographe urbain et celui qui décide de limiter son encombrement pour des déplacements contrôlés ou même lors d’une « simple  » sortie photo, Be-ez (prononcez

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Be Easy) propose un sac d’épaule compact, ne comportant que peu de rangements, mais, présentant un aspect plutôt raffiné et franchement urbain. Pour moins de 50 euros, l’offre de Be-ez est singulière et intéressante. La finition est irréprochable, les matériaux utilisés de qualité et le design plutôt novateur pour un sac photo. Notez que la sangle d’épaule ressemble à une ceinture de sécurité en nylon avec une pièce en

faux cuir rembourré pour le confort d’épaule. Le style très urbain tranche radicalement avec les autres sacs trop prévisibles et souvent trop “sportifs”. Le confort de portage est au rendez-vous et les différents compartiments permettent de bien répartir votre équipement.  Il n’est pas possible de transporter une tablette tactile (pour éditer rapidement ses images), mais cette lacune n’est pas rédhibitoire et nous

accordons au LE reporter Retro un recommandé, à condition de bien rationaliser son matériel photo dès le départ. Notez que plusieurs tailles sont disponibles (reporter, scout et photo dans l’ordre croissant de volume) pour répondre aux besoins différents des photographes. Pour voir la gamme complète sur le site du constructeur : be-ez.com

Scanner négas / diapos: le Reflecta MF 5000 R E F L E C TA M i d f o r m a t S c a n M F 5 0 0 0 Support films 35mm, 120/220 mm, 6x4,5, 6x6, 6x7, 6x8, 6x9, 6x12 Résolution : 3200 DPI Types de films : négatifs et positifs 35 mm ou diapos (5x5cm),

LLe scanner Midformat Scan MF5000 de Reflecta est conçu pour numériser des positifs et des négatifs ou des diapositives. D’une résolution optique de 3200 dpi, ce scanner moyen format MF 5000 intègre la technologie Magic Touch qui supprime automatiquement les rayures et les poussières grâce à un capteur infrarouge. Vous obtenez ainsi une excellente qualité de scan.

6x4,5 cm, 6x6 cm, 6x7 cm, 6x8 cm, 6x9 cm, 6x12 cm · résolution optique : 3200 dpi · profondeur de couleurs : 48 Bit · contraste : >3,6 Dmax · capteur : 3-line –CCD-Sensor · lampe : LEDs et LEDs infrarouges · plage de scan -max : 24,3 Compatible PC et Mac, le scanner x 36,5 mm / 118 x 56,9 mm interface : USB 2.0 Reflecta MidformatScan MF5000 · · technologie MAGIC TOUCH s’utilise facilement via une simple connexion USB 2.0. Dimensions : 320x165x160 mm

· Accessoires fournis : porte film pour 4 dias jusque 3,2 mm d’épaisseur, porte film pour négatifs jusqu’à 6 photos · 1 porte film moyen format pour 1-2 films (négatifs et positifs) 6x4,5 cm / 1-2 6x6 cm / 1 6x7 cm,/ 6x8 cm / 6x9 cm/6x12 c m · Software : Cyberview, Adobe Photoshop Elements 8.0 Compatibilités : MAC : OS X 10.4+ PC : XP, Vista (32 / 64 Bit) et 7(32 / 64 Bit)

Fujifilm Finepix X-S1 : le super bridge ? Le Fujifilm Finepix X-S1 est un bridge ambitieux

Le capteur ? Un “gros” capteur : du Fujifilm X10 qui a déjà prouvé fonctionnement : le mode “High disons plus gros que les compacts son bon comportement en hautes Resolution”, qui correspond à un et bridges traditionnels, puisqu’il sensibilités) de technologie EXR fonctionnement traditionnel ; le s’agit d’un capteur 12 MP 2/3 CMOS. Pour rappel, la technologie mode “Large Dynamic Range” qui pouces (c’est la taille du capteur EXR CMOS permet trois modes de repose sur un fonctionnement de Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 104


type HDR ; et le mode “High Sensivity et Low Noise” qui permet de limiter la montée du bruit en haute sensibilité. Le capteur n’apporte rien de nouveau en terme de fonctionnalité (on retrouve des rafales à 7 i/s et un mode vidéo en Full HD) mais la bonne nouvelle est sa taille qui offrira un meilleur rendement photonique et donc une meilleure qualité d’image globalement. Un objectif ? Un “gros” objectif puisqu’il s’agit d’un zoom optique 26x équivalent 26-624 mm (f2,85,6) qui peut même être boosté numériquement et ainsi passer à 52x grâce à la fonction zoom intelligent numérique, attention évidemment,

la qualité d’image s’en ressentira ... Un système de visée ? En l’occurrence, d’abord un “grand” viseur électronique de 0,47 pouce pour 1 440 000 points, un record chez les bridges, mais aussi un écran arrière orientable de 3 pouces pour 460 000 pixels. Ce bridge a été conçu pour les experts comme en témoigne le mode raw ou les modes PSAM, mais les moins avertis trouveront aussi de nombreux modes assistés.  Reste que le prix de ce Fufifilm X-S1 n’est pas donné : il est annoncé pour le premier trimestre 2012 à un tarif avoisinant les 700 euros. Pour relativiser, on pourra formul-

er les choses de la manière suivante : à ce prix là on trouvera des reflex ou des hybrides fournissant une meilleure qualité d’image, mais à ce prix là on ne trouvera pas une telle plage de focale !

Ricoh CX6 : mise à jour logique ... - la rapidité de l’AF est améliorée (mise au point en 0,1s avec suivi du sujet) - écran arrière qui gagne en résolution : 1,23 millions points - apparition de deux réglages dans le mode priorité Ouverture : “Ouverte” et “Minimum” qui permettent d’adopter des réglages Ricoh, qui nous a pourtant habitué adaptés de profondeur de champ. à des appareils assez audacieux vient d’annoncer son Ricoh CX6 Principales spécifications du Ricoh qui n’est qu’une évolution du CX5 CX6 : dont le premier reprend l’essentiel : - Capteur Cmos rétroéclairé de 10 - son capteur retro-éclairé de 10 MP (1/2,3”), stabilisé - Format de fichier : Jpeg, DNG, MP - son zoom équivalent 28-300 mm AVI - son écran de 3 pouces, la vidéo - Mode vidéo maxi en 720p (M.Jpeg) reste en 720p... Pour les nouveautés ou plutôt les - Zoom équivalent 28-300mm (f3,5-5,6) mises à niveau :

- Mise au point : multizone, centrale, détection de visages, mode Snap, suivi du sujet - Écran arrière LCD de 3 pouces pour 1,23 millions de points - Modes d’exposition : PASM, SAuto, Scènes - Sensibilités : 100 – 3 200 Iso - Vitesses : 8 s – 1/2 000 s - Rafale à 5 i/s en 10 MP - Particularités : extension numérique du zoom (2x), mode HDR (2 photos), niveau à bulle virtuel, effets artistiques, intervallomètre - Stockage : SD, SDHC, SDXC, EyeFi, mémoire interne (40 Mo) Sorties : Hi-speed USB, AV, microHDMI - Dimensions : 103,9 x 58,6 mm x28,5 mm / Poids : 201 g (avec accu et SD)

Le panoramique sphérique par assemblage de capteurs ! Voilà un appareil photo amusant puisqu’il s’agit d’une sorte de ballon appareil photo : Jonas Pfeil, un jeune ingénieur allemand de l’université de Berlin, vient de concevoir un appareil de 36 capteurs numériques de 2MP, prévu pour être lancé en l’air pour

une prise de vue panoramique sphérique. Le déclenchement se fait en position haute dans le mouvement de lancer grâce à un accéléromètre. On imagine bien sûr toutes les contraintes technique (gestion limitée de l’exposition, de la profondeur

de champ, etc...) mais l’idée est à la fois amusante et séduisante !

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Un peu d’histoire sur le numérique bler un album photo “numérique”.

Ce prototype est le premier appareil photo qui n’utilisait pas de film photographique : il fut inventé dans un laboratoire de l’usine de Kodak à Rochester en décembre 1975. Il était composé d’une optique de caméra Super8, un enregistreur de cassette, 16 batteries, un nouveau capteur CCD et divers composants électroniques pour relier tout ça.

L’appareil capturait une image avec une résolution de 100 lig- En dehors du brevet, l’appareil ne nes grâce à son capteur et en- fut pas révélé au public avant 2001. voyait les informations sur une cassette en 23 secondes. Dans un rapport technique les ingénieurs qui l’ont inventé notaient : Pour montrer les photographies ainsi réalisées, l’équipe relia un “L’appareil photo décrit dans ce lecteur de cassette à une télévision rapport représente la première qui affichait l’image interpolée. tentative de montrer un système photographique qui pourKodak déposa un brevet et mon- rait, avec des améliorations de la tra son invention lors de réunions technologie, substantiellement avec des employés mais elle fut ac- changer la façon dont les imcueillie avec scepticisme, les gens ages seront prises dans le futur.” se demandant quel était l’intérêt de voir des photos sur une télévision On ne peut pas dire qu’ils se soient et à quoi pourrait bien ressem- trompés !

Un des précurseurs sur le marché grand public, qui l’aurait cru ! aujourd’hui oublié de la plupart. Le QuickTake est donc sorti, dans sa première version, en 1994. À cette époque, il propose un capteur de 0,3 megapixel, une mémoire intégrée de 1 Mo (qui permet de Il est rare qu’Apple soit crédité stocker jusqu’à 8 photos), mais pas comme étant le constructeur de de lecteur de carte et la prise en l’un des tous premiers appareils charge d’un seul format d’image : photo numériques du marché. celui d’Apple.

Mais le principal problème de cet appareil photo, c’est qu’il n’était compatible avec aucun autre ordinateur que ceux d’Apple. Autrement dit, les utilisateurs de PC sous Windows en étaient privés, laissant ainsi Apple se tirer une balle dans le pied.

Steve Jobs lui même arrêta la proC’est pourtant le cas, avec le Ce n’est que plus tard que les nou- duction de cet appareil dès son reQuickTake, un appareil qui velles versions gèreront également tour en 1997 au sein de la société connu un échec tel qu’il est le TIFF, le BMP ou encore le JPEG. Apple...

Occasion: en 2004 l’EPSON RD-1 L’Epson R-D1 sorti en mars 2004 pour obtenir la mise au point. Si est un appareil hors norme. Il s’agit elle n’est pas toujours très facile à du premier appareil photo numéri- maîtriser, elle se révèle très précise. que du marché proposant une visée La monture est compatible avec la télémétrique. Le R-D1 s’appuie sur baïonnette M de Leica. un boîtier Voigtländer Bessa R2. La première chose qui frappe chez La mécanique et les éléments pho- le R-D1 est son aspect. Sobre et tométriques sont fournis par Co- massif (près de 600 g pour le boîsina et l’électronique par Epson. La tier nu), sa prise en main est excelvisée télémétrique, rendue célèbre lente et fait immédiatement penser confirmer cette impression. Rien par Leica, se base sur un procédé à à un argentique. Le dépouillement ne fait penser à un appareil photo deux images qu’il faut superposer extrême de l’appareil ne fait que numérique. Pas un seul écran à Shooting Mag N° 25 - Janvier 2012 - Page 106


cristaux liquide n’est visible, les indicateurs sont de petites aiguilles qui se déplacent sur des cadrans. L’ensemble des commandes est constitué de boutons et de molettes qui apparaissent surannés pour un appareil numérique. Un aspect rétro accentué par la présence d’un bras pour armer le déclenchement de l’obturateur. Il accentue encore le mimétisme avec un argentique. Pour trouver le numérique il faut creuser un peu. La trappe d’accès à la carte mémoire de format SD est cachée sur la droite de l’appareil. Une fois retourné, le dos de l’appareil laisse place à un écran LCD de cinq centimètres de diamètre auquel sont accolés cinq boutons de fonction. Un écran qui ne sert qu’à la visualisation des images et pas à la visée ou au cadrage. L’aspect numérique du R-D1 s’arrête là. Aucune connectique n’est présente : pas de port USB, de sortie vidéo ou de connecteur d’alimentation. Avoir recours à un chargeur externe est plutôt positif, à la condition d’avoir deux batterie, cela évite d’immobiliser l’appareil. L’absence de port USB (ou de tout autre connectique de transfert) est plus problématique. Il est impossible de transférer directement ses images de l’appareil à un ordinateur. Vider la carte mémoire SD impose de posséder un lecteur de carte. Dépouillement et sobriété se retrouve lorsque l’on aborde les fonctionnalités photo. Le R-D1 ne propose pas d’autofocus, ne dispose d’aucun programme ou de mode d’aide à la prise de photo, n’a pas de flash, ne capture pas de vidéo, ne dispose pas de flash intégré… La

mise au point est manuelle et il faut choisir son ouverture et sa vitesse. Le R-D1 intègre tout de même un mode en priorité ouverture avec une compensation d’exposition de +2 à -2 EV par pas de 1/3. Les autres paramètres sont la sensibilité ISO (de 200 à 1600), la qualité de compression de l’image (deux format JPEG : normal, haute et un format RAW) et la balance des blancs (6 modes). Le réglage des deux derniers ne se fait pas via des menus mais simplement par la combinaison de deux commandes physiques : un sélecteur à bascule et la molette de sélection sur la gauche de l’appareil. Le R-D1 s’adresse donc aux personnes ayant un minimum de connaissance en photographie, adeptes du tout manuel ou du semi-automatique. La prise de vue est en tout point similaire à celle effectuée avec un appareil argentique, du cadrage au déclenchement en passant par la mise au point. Il n’y a pas de rémanence due à la visée via un écran, la scène se passe en direct sous nos yeux, facilitant ainsi la réactivité. La prise du cliché est instantanée. Le délai de déclenchement est nul, et celui de l’enregistrement quasi. Le R-D1 ne disposant pas de mode rafale, l’intervalle entre deux clichés consécutifs ne dépend que de notre rapidité à réarmer. Ce procédé à tout de même ses limites, au-delà de six photos la mémoire tampon est saturée. La mise au point se révèle très sensible mais très précise. Les repères de cadrage se révèlent quant à eux perfectibles et ne reflètent pas toujours l’image qui sera prise. Lors du cadrage, l’objectif apparaît dans le viseur.

La taille de son capteur de six millions de pixels n’offre pas la même surface d’exposition que celle d’une pellicule. Lors de l’utilisation d’objectif, il faut appliquer un coefficient correctif de 1,53. Un objectif 28 mm se transforme alors en un 42 mm. Une table de conversion se trouve judicieusement placée à l’arrière de l’appareil pour nous éviter de sortir la calculette. L’écran à l’arrière de l’appareil sert exclusivement à deux choses : visionner les photos et paramétrer l’appareil. La visualisation du dernier cliché se fait en appuyant sur le premier bouton des cinq disponibles. C’est la molette située sur la gauche de l’appareil qui sert de commande de navigation. Sa rotation permet de faire défiler les images présentent sur la carte mémoire. Cette molette peut prendre deux positions, une basse et une haute. Une fois relevée, elle permet d’afficher différents paramètres de l’image comme la taille, la sensibilité, la compression ou encore l’histogramme et les zones de surexposition. Afin de visualiser l’ensemble des images sans avoir à tourner inlassablement la molette, un mode diaporama est disponible. Le nombre des menus se réduit à six. Ils prennent en compte les fonctions supprimer, zoomer, etc. Le plus intéressant est celui du paramétrage de l’appareil. Il propose de choisir entre le mode couleur et le mode monochrome, ce qui revient à choisir entre une pellicule couleur ou noir et blanc. Une fonction permet de définir les caractéristiques de ce film numérique, comme si l’on optait pour une pellicule de telle ou telle marque avec chacune ses spécificités. Cette fonction permet de régler le niveau de teinte, de saturation, de contraste. Cote argus: 960 euros boitier nu

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Phot o s c o p e Sophia Mézières Rédactrice Astrologue Consiel

Tr è s b o n n e a n n é e à t o u s , a m i s d u Z o d i a q u e

Photoscope SPECIAL 2012 Mais avec les dissonances, il serait préférable d’agrémenter ses couleurs de gris.

Bélier

du 20 Mars au 20 Avril :

Sur le plan professionnel, les configurations planétaires vont vous placer face à de nouvelles responsabilités durant le premier trimestre de l’année. Vous devrez faire preuve de diplomatie et d’adaptation. Ceux qui sont à la recherche d’un job seront dans une dynamique favorable. Sur le plan social, avec le flux Lune/Uranus, il pourra souffler un vent de révolte contre les restrictions et les conventions. Les gens stimulants vous attireront et vous motiveront. Vos émotions seront en mode imprévisible. Sur le plan sentimental, vous pourrez ressentir un décalage affectif, un peu comme si un évènement ne se passait pas comme vous l’auriez envisagé. Patience et tolérance seront de mise. La dualité Vénus/Mars en quinconce, vous fera avancer sur les chemins du bonheur. Couleurs et Minéraux, votre planète Mars agit sur le Chakra racine dont la couleur est le rouge.

Taureau

du 20 Avril au 20 Mai :

Sur le plan professionnel, on peut dire que jusqu’à votre anniversaire, la vie sera à votre image, tranquille. Le calme avant la tempête. La planète Saturne à votre opposé, retardera vos plans d’actions. La pression sera à son paroxysme. Evitez de vous épuiser. Sur le plan social, prenez le temps de vous occuper de vous, par le repos ou la méditation. La conjonction Jupiter/Neptune, vous ouvrira les portes en grand du pays des rêves et de l’imagination. Une quête initiatique, visant à vous reconnecter avec la nature sur les chemins de l’absolu. Sur le plan sentimental, avec votre planète Vénus, vous vivrez des situations en mode rétrograde. Il faudra sans doute replonger dans votre passé afin de vous dégager de certaines vérités. Cela vous

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permettra de mieux gérer votre avenir sentimental. Couleurs et Minéraux,votre planète Vénus est en relation avec le Chakra du cœur, dont les couleurs sont le vert et le rose. Abusez-en !

Gémeaux du 21 Mai au 21 Juin :

Sur le plan professionnel, Il semblerait que certaines choses du passé remontent à la surface, comme si les erreurs que vous avez pu commettre reviennent vous hanter. Faites preuve de vigilance et d’honnêteté, car les projets menés à maturité seront récompensés. Sur le plan social, avec l’aspect Lune/Pluton à partir du 6/01, vos émotions seront profondes et vous aurez besoin de vous libérer du passé et de regarder des horizons nouveaux. Vous pourrez compter sur un Jupiter ami jusqu’à l’été et d’un Uranus, jusqu’en Mars. Sur le plan sentimental, A partir du printemps, Vénus/Jupiter se poseront pour le plus grand des bonheurs. Mais pour l’heure, c’est le calme avant la tempête. On dirait que vous éprouvez un malaise avec votre partenaire. Prenez votre mal en patience et attendez le printemps. Couleurs et Minéraux, votre planète Mercure, correspond au Chakra de la gorge, qui est tourné directement sur la communication. Vos couleurs bleu clair, bleu turquoise et argent.

Cancer

du 21 Juin au 22 Juillet :

Sur le plan professionnel, dès le 8/01, la Lune, votre planète, subira les assauts du trio Soleil/ Mercure/Pluton. Vous devrez utiliser cette dynamique planétaire à des fins professionnels, car jusqu’en Juin, vous forgerez vos plans de carrières. Sur le plan social, jusqu’à début juin, le facteur chance sera d’une efficacité remarquable et grâce à l’appui de Jupiter, cela sera pour vous, un tremplin. Vous devrez apprendre à gérer cette abondance que les astres vous offrent.

Sur le plan sentimental, vous serez dans d’excellentes prédispositions jusqu’au 10. La planète Pluton passera au crible votre relation, en faisant remarquer à l’autre ce qui ne colle plus. Le but étant d’améliorer vos rapports avec l’être aimé. Couleurs et Minéraux, votre planète la Lune, est reliée au Chakra sacré, qui est celui de la fécondité et de la purification par l’eau. Vos couleurs énergiques seront celles des orangers.

Lion

du 23 Juillet au 23 Août : Sur le plan professionnel, Uranus, le dieu de l’improvisation met le cap sur la nouveauté. L’année sera fertile en rebondissement. C’est l’indice d’une année professionnelle riche en actualité. Réfléchissez bien avant de vous engager et entourez-vous des meilleurs. Sur le plan social, il faudra attendre le mois de juin pour que vous puissiez vous sentir allégé d’un poids. Saturne quittera votre signe et vous libérera de certaines pressions. A partir du 10/01, vous prendrez les choses en mains et tirerez le meilleur parti de vos possibilités. Sur le plan sentimental, là aussi, il y aura du renouveau, surtout après avoir subi les dissonances de Neptune l’embrouilleur. A partir du 4/02, votre ciel redeviendra plus clément, apte à entendre certaines vérités. Vivez vos amours avec moins d’impulsivité. Couleurs et Minéraux, votre planète est le Soleil, relié au Chakra du cœur ou Plexus Solaire et vos couleurs seront les jaunes vifs et jaune agrémentés de poudre d’or.

Vierge

du 23 Août au 22 Septembre : Sur le plan professionnel, vous réagirez parfois d’une manière spontanée et imprudente. Avec le carré planétaire Mars/Mercure, votre esprit sera en mode révolte, plus ou moins caustique, avec une certaine médisance qu’il faudra absolument contrôler et faire des choix, le 21/01.

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Sur le plan social, la planète Mars stationnera dans votre signe jusqu’en Juillet. Vous démarrerez l’année sur des chapeaux de roues, avec force, courage et surtout, détermination. Vos émotions seront contrôlées et vous serez en mode calculateur, avec un moral d’acier. Sur le plan sentimental, vous mènerez votre petite famille comme une petite entreprise, en organisant des loisirs sportifs assez soutenus. La planète Mars dopera votre sensualité et vous promettra des moments forts. Couleurs et Minéraux, votre planète est Mercure, que vous partagé avec les Gémeaux et qui correspond au Cakra de la gorge. Votre couleur du mois serait les bleus argentés.

Balance

du 23 Septembre au 23 Octobre : Sur le plan professionnel, dès le début janvier, vous passerez aux choses sérieuses et votre agenda sera en mode overbooking. Il faudra attendre le 5 octobre, quand Saturne quittera votre signe, pour demander une augmentation. Le dernier trimestre vous récompensera. Sur le plan social, vous saurez transformer le plomb en or. Notamment avec Saturne qui entame sa deuxième année dans votre signe, il sécurisera votre patrimoine. La planète Jupiter vous apportera quelques deniers, ce qui devrait améliorer votre porte-monnaie. Sur le plan sentimental, il est à craindre quelques mélis mélos côté cœur, contrariétés et tensions seront de la partie. Avec Vénus/Uranus, pas question de s’endormir sur vos lauriers, entre déménagements et bébés en fabrication, vous ne saurez plus où donner de la tête. Couleurs et Minéraux, Vénus votre planète correspond au Chakra du cœur et vos couleurs du mois sont, les roses et bleus paillettes.

Ce Photoscope vous est proposé par Sophia Mézières Astrologue Conseil Diplômée.

Scorpion

du 23 Octobre au 22 Novembre : Sur le plan professionnel, vous devrez miser sur la patience et attendre l’été pour faire reconnaître vos talents et vous imposer, en attendant 2013 où vous mènerez à terme vos projets. Grâce à Jupiter/Neptune, vous sortirez du lot pour une année d’ouverture. Sur le plan social, dès la fin octobre, Saturne entrera dans votre signe et vous devrez absolument mettre votre vie en ordre, sinon, il le fera pour vous. Il faudra stabiliser vos énergies et faire vos preuves. Sur le plan sentimental, la planète Jupiter fortifiera vos liens amoureux. Il faudra être clair et sincère dans vos relations, car la planète Vénus pourra vous jouer des tours et vous aurez parfois du mal à vous faire comprendre. Couleurs et Minéraux, votre planète, Mars/Pluton, sont reliés au Chakra racine et côté couleur, le rouge serait parfait pour vivre vos passion.

Sagitaire

du 22 Novembre au 21Décembre : Sur le plan professionnel, vous allez connaitre une élévation. Cela se fera dans l’action, car Mars/ Jupiter vous donneront des contrariétés, tandis qu’Uranus/Saturne, vous soutiendront dans vos efforts, dès le mois de juin et en octobre, vous structurerez vos objectifs. Sur le plan social, à partir du 12 juin, Jupiter entrera en opposition à votre signe, ce qui annoncera une phase de restriction. Pluton se chargera de vous rappeler à l’ordre côté finance. Vous devrez faire preuve de rigueur dans vos factures. Sur le plan sentimental, vous êtes sous la protection des astres jusqu’au 10/01. Il y aura un regain d’énergie dans votre couple, mais prudence, car avec les dissonances d’Uranus, il peut y avoir du remue-ménage. Misez sur le 19 et 20/01, pour faire avancer un projet. Couleurs et Minéraux,votre planète est Jupiter. Il est relié au Chakra dit du troisième œil. Vos couleurs sont les bleus indigo, les rouges et orangers.

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Capricorne du 22 Décembre au 20 Janvier :

Sur le plan professionnel, avec le trio Soleil/Pluton/Mercure dans votre signe, il vous faudra trouver un équilibre. Vous devrez trier vos priorités. Le 13/01, journée importante pour vos affaires. Le facteur chance sera de la partie, pour faire aboutir vos initiatives. Sur le plan social, les dissonances planétaires vous demanderont de faire quelques réglages, car les coups de fatigue venant de Saturne se feront sentir. Reconnectez-vous avec la nature, histoire de retrouver le calme. Faites une cure de bienêtre en attendant le printemps. Sur le plan sentimental, vous serez en mode partage sous l’influence de Jupiter qui devrait vous être fidèle jusqu’à l’été. Veuillez à ne pas être trop sur vos gardes et laissez le naturel vous envahir, au risque de compromettre l’harmonie. Couleurs et Minéraux, votre planète Saturne est reliée au Chakra coronal, le chakra des plus hautes sphères et vos couleurs seraient les mauves, violet et bleus.

Verseau

du 20 Janvier au 10 Février : Sur le plan professionnel, l’année 2012 vous apportera du sur-mesure grâce aux appuis des planètes qui occupent les signes d’Air. La chance vous accompagnera et vous ferez preuve d’une certaine facilité dans vos rapports professionnels jusqu’à début octobre.

Couleurs et Minéraux, votre planète Uranus n’a aucunes correspondances au niveau des Chakras, cependant, vos couleurs auront des tonalités de bleu ciel à l’indigo, jusqu’au mauve.

Poisson

du 18 Février au 20 Mars : Sur le plan professionnel, dès le 4 février, votre planète Neptune revient chez elle en Poissons, ce qui devrait vous permettre de vous imposer en douceur et vous permettra d’élargir vos horizons. La planète Mars jouera les opposants jusqu’à juin et devrait vous imposer du stress. Sur le plan social, avec les dissonances successives de Mars et Jupiter, vous fonctionnerez en mode dents de scies. Vous alternerez tantôt une force combative, et tantôt une forte baisse de vitalité. En milieu d’année, des remises en question vous permettront d’amorcer un virage. Sur le plan sentimental, une belle histoire d’amour pourrait vous mettre le cœur sur un épais nuage de bonheur. Toutefois, avec le flux martien, il est à craindre des scènes de jalousies ou des discutions agitées. Couleurs et Minéraux, votre planète Neptune ne correspond à aucun Chakra, mais votre personnalité supportera très bien les bleus profonds, turquoises et violines.

Sur le plan social, Pluton se fait le gardien de votre forme et de votre santé. IL vous protégera contre les virus et les petits bobos. A partir de juin, la planète Mars vous jouera des tours, l’impulsivité et l’agressivité seront au menu. Sur le plan sentimental, la planète Vénus séjourne dans votre signe et vous promet une année très sentimentale. Jusqu’à la fin de l’été, Jupiter vous donnera des ailes de liberté. Le 4 février, Neptune installe le trouble, le flou et l’indécision.

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Prochaine parution : 01 Février 2012 N’oubliez pas notre blog : www.magshooting.com

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