Issuu on Google+

syndicalisme et chemin de fer : « les bouts de bois de dieu » Ousmane Sembène relate l’histoire de la grève des cheminots de « Dakar Niger qui du 10 octobre 1947 au 19 mars 1948 immobilisa plus de 1500 Kilomètres de lignes.A Bamako, à Dakar, les cheminots s’organisèrent pour mener à bien leur luttes.Mais, c’est à Thiès que les autorités interviennent dès les premiers jours.Thiès est en effet le centre de la régie des chemins de fer et celui de la direction du mouvement ouvrier.Malgré les multiples interventions de l’administration et les différents obstacles : mort, famine, violence, les cheminots maintinrent leurs revendications.Après plusieurs négociations, ils obtinrent satisfaction, c’est-à-dire l’amélioration de leur conditions de vie. Par cet acte, Thiès et le syndicalisme ferroviaire eurnt un impact considérable sur l’espace politique Sénégalais.

religion et chemin de fer: le cas des mourides (1929-1931) Le chemin de fer Dakar – Niger passait par Diourbel. Le matériel lourd ne pouvant pas se porter à tête d’homme ni à dos d’animaux, la construction du chemin de fer était devenue un impératif à la communauté Mouride. Ces travaux du chemin de fer Diourbel – Touba allaient prendre forme le 21 Novembre 1929, grâce à l’entremise de LALANE, un traitant qui avait de bonnes relations avec les Mourides, notamment avec Mame Cheikh Anta MBACKE, à qui il facilitait l’obtention de beaucoup de produits de valeur entre la Gambie et le Mali.

Ce traitant et homme d’affaire français, mettra en rapport Cheikh Moustapha avec Monsieur CHARDY, Directeur des chemins de fer d’alors, établi a Thiès. Selon Ibrahima FALL Madior, ils avaient exigé à Cheikh Moustapha de fournir 1500 hommes valides pour la main d’œuvre.


Planche 7