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Canard à Hélice

3 2 ° N

LE "CAHNARD" DE TER AELIS

TRIMESTRIEL • AUTOMNE 2013

Retour “ aux sources “


Le changement, c'est maintenant*, disait l'autre. Mais qu'en est-il après le changement ? Parce qu'il est aussi important de savoir d'où l'on vient et ce que l'on a appris, le Canard à Hélice fait un retour dans le passé. Changement, évolution, histoire, ou simple voyage dans le temps, le Canard se pare de ses habits rétro pour vous faire voyager vers un temps incertain où internet venait tout juste d'être inventé. Au programme ? La même chose que pour un mariage : quelque chose d'ancien, quelque chose d'emprunté, quelque chose de neuf et quelque chose de bleu. L'union ici célébrée : celle du passé et du présent. À l'heure où le forum est dans une léthargie estivale, d'autres travaillent en secret pour vous concocter ce nouveau numéro exclusif du Canard. Remercions comme il se doit les travailleurs de l'ombre, pigistes chevronnés bravant les températures caniculaires pour vous livrer ces petites navettes temporelles climatisées. Alors, cette fois, on y est. Prêt au décollage ? Attachez vos ceintures. Notre périple commence en ces temps reculés où le monde n'était encore.......

*dixit Lilith (CàH HS IRL 2012)

Sharah’In

N°23

S O M M A I R E

Édito

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Bref, soyons brèves !

4

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Shara’fraichit

Les dessous d’Aelis : Melaka

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Un Aélissien nous fait découvrir une œuvre

Le courrier des lecteurs

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La musique en Aelis : En Clé de Fa

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Voyage dans le présent

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Comment c’était avant dans le Canard

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Au début des bulles

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Au départ il n’y avait rien, et Dieu vit que cela était bon L’information du jour d’hier

17 La surprise du chef

CANARD À HÉLICE N°23 - AOÛT 2013 Rédacteur en chef : Sharah’In; Rédaction des articles : Airet Syl, Chikoun, Cocoon, Exodus (...), Green Partizan, Ramrod, Sharah’In, Tangi; Corrections : Sharah’In; Illustrations : Airet Syl, Ramrod, Tangi, TeaR; Mise en page : Melaka.


Cherche tongues... Cherche tongues légèrement vêtues, de préférence en fines lanières de cuir, pour amourette estivale avec de doux doigts de pied de type égyptien. Les jolies libérales sont plus appréciées que les religieuses et autres militaires. Marque Dormar et couleur orangée seraient un avantage décisif. Pour premier contact se rendre au coucher du soleil sur la plage d'Atalanté, sans engagement.

Chikoun

Brèves

On a perdu un Aélissien

Ouvrez vos mirettes !

Le ou la propriétaire de la Galerie d'Art N° 261, mention "Photographie", est prié de se manifester le plus tôt possible auprès des autorités compétentes d'Atalante pour réouverture spontanée, sous peine de voir le contenu archivé ou mis aux enchères par la municipalité. Toute personne étant en contact avec la dénommée "Juliette" est donc priée de lui faire passer le message.

La rentrée se prépare aussi pour les Aélissiens. Après une IRL chargée en émotion et en partage, le Canard revient plus fort que jamais. Une édition spéciale IRL sortira dans les mois à venir, récompensant les fiers campeurs pour cette édition encore une fois mené avec le talent qui caractérise l'équipe Aélis. Surveillez le forum ! La surprise est pour bientôt !

Exodus (...)

Sharah’In

© photo c.a.s.e.y

3

Jeu de Rôle en Belgique Que les Belges se préparent ! La convention Les Aventuriers de la Cité Ardente Tome II débutera le vendredi 13 septembre par une belle murder party. Ne soyez pas superstitieux pour participer à cette convention de jeux de rôle où tous les univers se croisent et se mêlent. Venez donc découvrir le programme complet sur le site du Guide du Rôliste Galactique.

Sharah’In


Illus’

Shara’fraichit

© illustration Sharah’In

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Interview

Pseudo : Melaka Date d'arrivée sur Ter Aelis : Le 30 Octobre 2010 Statut : Veilleur des Récifs, chromatique, rôliste et littéraire Citation : Ne remets jamais à demain ce que tu peux faire le jour même. Site : http://melaka-design.com

CàH : Melaka, on te doit, sur Ter Aelis, la maquette et la réalisation graphique du Canard à Hélice. Comment en es-tu venue là ? Melaka : Depuis mon arrivée sur le

Melaka & Gipsy

Smirtnoff in "Graphisme = Bannièrisme ?" (CàH n°6) : C'est le visuel qui constitue l'essence première de notre société actuelle.

© illustrations Garaehld & Hilke Kurzke

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Les

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dessous d’Aelis : Melaka. forum, la maquette du Canard à Hélice était gérée par Smirt. C'est un travail plus colossal qu'on ne le pense et à un moment Smirt a souhaité passer le flambeau. Comme j'étais plutôt active sur Ter Aelis et que je maîtrise les logiciels nécessaires à la réalisation d'une mise en page, le rédacteur en chef de l'époque (dvb) m'a demandé si je serais partante pour continuer à faire vivre notre Canard. Malgré mon appréhension à être apte pour me charger de la maquette, je me suis donc lancée dans l'aventure ! Pendant presque 2 ans j'ai repris la maquette déjà en place, ce qui correspond à quatre numéros dont deux hors série. Ce n'était pas forcément pratique, car elle manquait de lisibilité et d'uniformité. Par ailleurs, aucune date de sortie n'était véritablement programmée et on a pu clairement observer une baisse du nombre de numéros par an. Grâce à ton arrivée Sharah, nous avons pu nous repencher sur une nouvelle maquette et une organisation plus cadrée. CàH : Comment as-tu procédé pour arriver à ce résultat ? M : Au départ, je me suis sentie perdue. J'avais envie d'offrir aux Aélissiens un nouveau Canard tout beau tout neuf, mais d'un autre côté j'avais peur de ne pas en être capable. Heureusement, j'ai été épaulée par Ramrod pendant toute la création de la nouvelle maquette. Ses conseils et son soutien m'ont grandement aidé à gérer ce projet de taille tout en me laissant évoluer par moi-même. J'ai beaucoup appris et je le remercie pour avoir pris le temps de s'arracher les cheveux à mes côtés !


Les

2

dessous d’Aelis : Melaka.

CàH : Alors, convaincue du résultat ? M : Je ne suis pas facilement satisfaite de mon travail en règle général. Et quand il s'agit d'un projet qui me tient à cœur (une commande pour un client, un projet personnel, etc.), je suis vraiment exigeante. C'est pour cette raison que j'ai mis du temps à mettre en place la maquette. Elle n'était jamais assez bien. Mais ce à quoi je suis arrivée me convient et j'espère que c'est également ce que pensent les Aélissiens !

Interview

Sharah’In

J'ai commencé par mettre en place un modèle de page en installant des blocs correspondant aux zones prévues pour les textes ou pour les visuels, tout en respectant suffisamment d'espaces pour arriver à quelque chose de bien calé, d'épuré et d'aéré. Cette première étape a été la plus difficile, car j'ai dû repartir à zéro plusieurs fois. Ensuite ça a été plus simple puisque j'ai adapté cette page modèle aux autres types de pages prévus dans le magazine. CàH : Combien de temps de travail en moyenne ? M : La création de la maquette m'a pris énormément de temps. Je dirais que j'ai passé 2-3 mois à plancher sur la mise en page, entre mon stage et une petite dose de stress dû à vouloir tellement satisfaire l'ensemble de notre communauté. Parfois j'avais besoin de recul, de faire des pauses, pour revenir avec un regard nouveau. C'est aussi ça qui prenait du temps. Je ne voulais pas me presser, mais plutôt prendre le temps pour arriver à un résultat convainquant. CàH : Si demain tu peux remonter dans le temps et que tu revenais avant qu'on te propose de participer à la maquette : te ré-embarquerais-tu dans cette galère ? M : Oui, à 100 % ! Même si cela représente une grande implication, une masse de travail importante et beaucoup de temps à consacrer, c'était une expérience très enrichissante. De plus, comme je suis graphiste indépendante, c'était aussi un projet intéressant pour moi professionnellement parlant. Je suis maintenant plus compétente à ce niveau-là.

Ramrod in "Les filles ne savent pas grapher" (CàH n°8) : Les filles ne savent pas grapher.

© illustrations CàH n°22 & Hilke Kurzke

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Chronique

Et

oui, comme pour cette nouvelle édition, le thème porte sur les voyages dans le temps, on va zapper les classiques que tout le monde connait pour parler d’une petite bande dessinée plutôt sympa. « Harding was here », aux éditions Quadrants, est une BD ne comportant pour l'instant qu’un seul tome à son actif (les autres suivront). Harding, personnage principal et professeur de son état, parvient un jour à créer le saint Graal : la machine à voyager dans le temps si convoitée et fantasmée par tant de fans de la SF. Dans quel but ? Sauver sa défunte épouse ? Éviter une catastrophe et sauver son pays ? Pensez donc. Il n’y a qu’à regarder ce sourire et cette jolie Rolex pour

Un

Aélissien

nous fait

découvrir une œuvre.

comprendre que le retour dans le temps, c’est surtout pour lui l’occasion de s’en mettre plein les poches pour pas cher. Harding va donc rencontrer les plus grands peintres de l’histoire pour leur acheter leurs œuvres une bouchée de pain, et les revendre à prix d’or une fois de retour au présent. Et comme le titre vous l’a suggéré, il veut aussi laisser sa trace dans l’histoire. (Par ce que tant qu’à y être… You mad, bro ?). Sauf que voilà, notre voyageur va aussi découvrir les joies des bouleversements temporels. Car à chaque retour, l’effet papillon aidant, notre pauvre héros se retrouve dans des situations un brin… délicates.

La cohérence action-réaction et la fragilité de l’Histoire se ressentent bien dans cette BD où un simple mot de travers va faire basculer le cours du temps, voire même effacer un peintre de la mémoire collective. Harding va donc faire quelques aller-retour dans le temps pour apprendre à influencer le moins possible sur ses victimes, afin de tirer le plus d'argent possible de leurs œuvres. Le tout est porté par un style graphique assez allégé. Bref, une bonne BD qui fait découvrir dans la joie et la déconne le voyage dans le temps et ses galères par un prof affamé par l’appât du gain.

KinderWalker in "Le Goal et la planche" (CàH n°11) : Trouvez-le, lisez-le et recommencez après.

© illustrations Midam

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Cocoon


Cher , très cher palmidé héliporté (J'ai horreur d'épiler ma viande avant de pouvoir la manger, t'as beaucoup de chance). On m'a raconté que dans votre dernier numéro, précisément dans le courrier des lecteurs, l'on avait publié une honteuse tentative esclavagiste sur ma personne, organisée par le Ceausescu en plastique du coin. Comme quoi j'étais à vendre, comme quoi j'étais un animal domestique aussi peu classieux qu'un yorkshire toy. On croît rêver. Par le biais de ce message, j'aimerais ainsi décliner l'offre du dénommé "Grendelor", pauvre adolescent esseulé qui a sans doute ... Hmmmm ? Julius

LE

C O U RR I ER

DES LECTEURS

© illustration Ramrod

8

Cher journal, Après mûre réflexion et une ou deux infos supplémentaires, j'aimerais rectifier mes propos afin de m'adresser à ma future nouvelle propriétaire : Pupuce, ouvre en grand la porte du garage, je rentre le 16 tonnes. Merci, à tout de suite, poussez-vous, j'ai un avion à prendre. Julius


Chronique

En Clé de Fa. Une comptine descriptive des musiciens vertueux (les titres de leurs oeuvres sont ornés de majuscules).

Il est une compagnie chantante en quête d’astucieux arpèges et d'entraînantes mélodies. De sonates estivales aux hymnes champêtres, la troupe aélissienne sillonne les prés de scènes en festivals. Dansons un instant parmi leurs notes nacrées. A l’écoute des sons du monde, des battements de son cœur, du rythme pianoté, les cordes se pincent et les cuivres se cambrent sous les caresses. Par la Main, crie LostInSpace. Le lys s’époumone puis s’apaise, il chante avec conviction et clame aux vents son couplet d’harmonies.

La

musique en Aelis : En Clé de Fa. Les grandes orgues de la Cathédrale sonnent. Lumeï, auréolée des grâces, expose sa douce voix dans des murmures de voyage. Le Voilier prend la mer, vers son univers de plumes. Une poétesse sucrée dans les idéaux de l’Homme du Désert. La maîtresse d’orchestre crée une atmosphère féconde, magistralement ajustée par des notes fugueuses. Sous un réverbère, Icare entame son Ascension par Rebonds. Le petit prince imagine une longue marche Onirique au travers les portées. Parmi les nuages, Lyod expérimente des arias, des Courants d’Air à ravir les oreilles. L’entendez-vous fredonner ? Au volant de sa grosse caisse, moteur quatre temps, klaxons en fanfare, roule à tombeau ouvert l’ombre d’Otalimar. Il bat la mesure et le Dernier Appel. C’est tellement grisant de développer une ambiance, l’empereur qui ne croit plus en rien sombre decrescendo vers le silence.

En musique, le silence a cela d’intéressant qu’il s’écoute.

Maniacode in "Il fallait le dire..." (CàH n°7) : C'est tellement mignon d'entretenir ainsi une science née de rien et évoluant dans un rien fabuleusement infini.

© photo Stéphane Gaudry

9

Airet Syl


Chronique

Lorsqu'on

parle de voyages dans le temps, on se figure toujours une visite chez les Romains qui se finit en course poursuite avec un T-Rex par mauvaise manipulation ou dans une voiture volante au milieu d'un New York stratosphérique. Si j'aime beaucoup l'idée de cette expérience, il n'en demeure pas moins qu'il est fort peu probable qu'un jour une telle découverte soit faite de mon vivant ; il y a beaucoup plus de chances que ce soit l’œuvre d'une génération future.

Voyage

dans le

présent .

Est-ce que la personne qui aura réussi le voyage dans le temps aura envie de se rendre à notre époque ?

Nahis in "Menu de fête" (CàH n°14) : En Ter Aelis, le client est roi. Faîtes vos choix.

© photos zyberchema & LoKan Sardari

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Il se pourrait que Justin Bieber ait marqué l'Histoire au point que le jour de sa naissance soit la première destination d'un savant féru de musique. Mais soyons sérieux deux minutes : la première chose que nous découvrirons en tant que visités du futur, c'est sûrement des singes et des souris, envoyés en bâtisseurs d'une nouvelle ère. Imaginez les premiers pas d'une science du temps. Les cobayes comme première rencontre avec des extra-contemporains ; si ce sont des animaux, il va s'avérer difficile de s'en rendre vraiment compte, et encore plus d'établir un quelconque contact avec ces visiteurs venus de demain. Arriveraient ensuite les premières tensions entre des peuples connaissant le passé et d'autres désirant vivre leur propre futur ; sans parler des erreurs, des effets secondaires, des imprévus. Le futur viendra peut-être en effet du passé, modifiant sans forcément le vouloir un élément de celui-ci, faisant disparaître par mégarde l'ensemble des œuvres musicales des années quatre-vingt. Malheur ! Ma préoccupation principale lorsque je pense aux voyages dans le temps n'est non pas ce que nous pourrions changer de notre présent en modifiant le passer, comme d'autres pourraient avoir envie d'aller tuer César pour que jamais la Seconde Guerre mondiale n'ait lieu, mais bel et bien comment impacter sur le futur. C'est peut-être une volonté de laisser une trace, une peur de la mort, ou que sais-je encore, mais c'est ce qui me semble aujourd'hui le plus envisageable. Et pour cela, je crois qu'il n'existe pas beaucoup d'autre solution à l'heure actuelle que de voyager dans notre présent.

Chikoun


Chronique

L'art

comporte des règles, pour la beauté, pour l'esthétique. La photographie n'échappe pas à la règle. Une photographie se doit d'être composée et réfléchie. Avant de partir l'appareil photo en bandoulière il faut trouver un thème, une base sur quoi travailler. Ici je voulais rendre hommage à la ligne de chemin de fer parcourant en son milieu le centre de la ville, ancien coeur économique d'une agglomération au patrimoine industriel fort. Quelques essais préalables, je suis arrivé sur les lieux. Quoi de plus significatif que des feux de signalisation ferroviaires en plein centre ville ? Au premier plan, en contre plongée les

Cette photographie ose un cadrage farfelu, l'inclinaison donne un certain dynamisme.

© photo de Tangi

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Comment c’était avant dans le Canard. feux de signalisation prennent la majeure partie de l'image, c'est l'objet prédominant qui doit être mis en valeur. Sur la gauche un lampadaire moderne, sur la droite une vieille usine désaffectée. Au second plan un pont reliant les deux et dans le fond les immeubles du centre ville. Cette photographie ose un cadrage farfelu, l'inclinaison donne un certain dynamisme. La photographie exploite aussi à fond des lignes de force. Il y a plusieurs lectures possibles de l'image par l'oeil, ce qui peut le perturber. L'image contient une importante dynamique verticale due au lampadaire et à la structure des panneaux de signalisation. L'oeil humain occidental a l'habitude de lire les images par balayage successif de gauche à droite et de haut en bas. Notre dynamique verticale vient donc casser cette habitude et attire l'œil sur le panneau de signalisation. Puis l'oeil remarque la deuxième dynamique qui elle est horizontale. Les fils électriques et la rambarde au tout premier plan invitent l'oeil à regarder dans le fond pour se perdre sur les immeubles. Cela donne une profondeur à l'image et redonne du sens à la fonction symbolique première du chemin de fer qui est la ligne droite, vecteur du siècle de modernité. Le traitement noir et blanc s'est imposé tout naturellement, premièrement parce qu'il s'agit de quelque chose ayant à voir avec le passé, deuxièmement parce que le traitement noir et blanc permet d'avoir un joli rendu; et l'appareil à été réglé a 400iso pour avoir un léger grain à l'image. Le fer rouillé contraste très bien avec les panneaux blancs, le bitume. Il y a une grande palette de contrastes et donc beaucoup de gris différents, des noirs profonds et quelques blancs. Vu que les blancs sont minoritaires sur cette image, le cadre blanc de 25 pixels s'est imposé tout naturellement pour rétablir la balance et mettre la photographie en valeur. Tangi (CàH n°5)


Focus

Avec ce numéro 23 et la conjoncture actuelle - nouvelle direction du Canard et préparation de la migration (oh oh oh) vers une nouvelle plateforme autonome - nous vous proposons un petit saut dans le passé sur la fondation du forum et de la communauté Ter-Aelis, en compagnie de votre illustre serviteur, Green Partizan, webnécrologue à mi-temps. Qui sont-ils / elles, d'où viennent-ils / elles ? A l'origine de Ter-Aelis, un forum ou plutôt 3 pour être précis. Aëringor tout d'abord, forum alliant rôlisme et écriture amatrice, où se trouvait le gros de la communauté. De l'autre côté, Atlantis, forum consacré au

1

départ Dieu bon.

Au , il n’y avait rien, vit et que cela était

graphisme en tout genre. Ces deux plateformes sont peuplées par des membres issus d'un 3ème forum : le “Board”, forum officiel du jeu en ligne OGame (sorte de space-opera post-starwarsien). L'effondrement simultané des deux premiers va donner Ter-Aelis, avec l'arrivée d'une grosse cyber-communauté (le Board comme réservoir secondaire). Les premières heures du projet sont épiques : réunions massives sur MSN (ça ne rajeunit pas !), discussions endiablées, brainstorming géant ! Cent personnes en tout s'inscrivent sur "Transition", véritable four à cuisson du futur forum (2500 messages postés). Mais d'où vient ce nom, "Ter-Aelis" ?

Airet Syl in "Gros plan sur Airet" (CàH n°20) : Je suis arrivé sur T.A.

avec quelques écrits, d’abord intéressé par le pôle littéraire. Et puis j’ai ressorti mes fruits et légumes du potager, ensuite ouvert photoshop.

© photos Retour vers le futur

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On peut s'en douter, les tractations autour du nom du futur forum sont intenses. La première question porte sur l'intitulé "Aëringor", et la réponse vient vite : les membres souhaitent du passé, faire table rase) S'engage alors un débat ouvert sur le nom. Une première suggestion est faite : s'inspirer de la carte du ciel et des noms d'étoiles, proposition qui ne sera pas retenue. Par ailleurs, l'élément "ae" émerge rapidement dans les discussions, et reviendra régulièrement dans les propositions. Puis le débat s'oriente sur un nom en deux parties, et "Ter" est proposé (un jeu de mot entre “Ter” et “Terre”, eldorado, etc.). Il faut savoir que le cahier des charges demandait un nom qui puisse aboutir à un diminutif sympa... loupé ! En milieu de débat, Kenseï propose "Ter-Aelis", qui plait par sa consonance celto-elfique (rappelons que la communauté est fortement influencée par le medieval-fantasy).


2

départ Dieu bon.

Au , il n’y avait rien, vit et que cela était

font leur apparition dans l'ombre des Âmes Damnées, et en sortent progressivement. - 12 août 2010 : la main passe, les ADs se retirent, les MCs prennent la nouvelle direction du forum ; une ère se termine, une autre commence. - 8 mai 2011 : Ter-Aelis passe au 1.5, nouveau design, nouvelle structure par pôles. - 15 septembre 2012 : un nouveau trio d'administration se dessine, les Héliastes. - 21 mars 2013 : ouverture du Blog.

Focus

Green Partizan

Après plus de 100 posts, un premier sondage est lancé, et trois noms en ressortent : "Ter-Aelis", "Aeden", "Ter-Misayis" (balayé par la suite). Ils sont intégrés à un second tour avec d'autres propositions : "Ter-Aelis" l'emporte d'une courte tête (4 voix) sur "Aeden" (à nouveau plébiscité). Le nom est trouvé ! Il faut savoir, pour bien comprendre la culture aelisséenne d'aujourd'hui, que le forum s'est fondé avec une communauté presque entièrement rôliste, ce qui a considérablement orienté sa construction. Auparavant, le RP était partout, tel l'air que l'on respire. L'Académie par exemple, n'était pas seulement un lieu d'apprentissage, on y faisait aussi du RP au sein même des sections ! Salle de réunion des élèves ou lieux de détente, ce qui n'était pas lié au travail était essentiellement fait en RP. Par la suite, ce socle s'est progressivement effacé, avec l'arrivée de nouveaux membres ne venant ni de feu Aëringor et Atlantis ni du Board OGame), des plumes et des pinceaux qui n'étaient pas de formation rôliste. Ainsi, ce qui était un tout ne devint plus qu'un pôle. Mais le forum change, comme le vin qui vieillit, et se bonifie avec le temps ! Continuons vers notre nouvelle plateforme, enrichis de l'apport des un(e)s des et autres ! Ter-Aelis vivra ! Quelques dates clés : - 22 novembre 2007 : la base du forum est créée sur une plateforme ForumActif. - 24 décembre 2007 : le forum, complet dans son ossature, et pratiquement terminé en terme de graphisme, ouvre ses portes au public ; Ter-Aelis est née, après deux mois d'une intense gestation. - 1 septembre 2009 : les Maudits Compères

Mickaël in "Il y a loin de la réforme à la renaissance" (CàH n°13) : Les casse-têtes littéraires cohabiteront avec des projets de grandes ampleurs : écriture, recherche, anthologie... tout sera possible.

© photos Retour vers le futur

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Focus

Aux

sources de la bande dessinée, dans des galeries creusées par l’érosion s’exposent des chefs d’œuvre contemporains. Certes, quelques millénaires nous séparent du paléolithique supérieur, âge d’or de l’art pariétal, mais à l’échelle des temps géologiques, nous pourrions dater ça d’hier, où, mettons, du jeudi de la semaine passée. L’image présentée dans ce numéro n’est qu’une modeste représentation de vachette, d’un artiste qui monte, encore aux balbutiements de son expression culturelle. Nouvel inscrit sur la grande toile, son IP le localise dans le sud-ouest de la France. Un coloriste nomade témoin des scènes

Au

1

début des bulles.

de son quotidien, captant par l’illustration le garde-manger de son temps. D’une façon plus globale, l’artiste, d’Altamira à Lascaux, représente le vivant, décrit les successions de chasses et de migrations. Il n’est pas rare de trouver des tracés multiples pour les parties mobiles du corps, la tête, les pattes ou la queue, afin de représenter le mouvement (1). Les peintures sont des images narratives d’exception : si un animal n’entre pas dans cette dynamique, c’est qu’il est mort. La paléontologie est une science qui apporte certains éclairages sur l’histoire d’il y a un peu moins de quarante millénaires. Ainsi, il a été possible de décrire le climat de l’époque, Et de conclure que la fourrure était l’ornement de choix pour survivre au froid mordant. Nous sommes alors en pleine période de glaciation alpine, le Würm, la dernière avant l’ère actuelle. Il n’est donc pas anodin de voir représentés des pingouins, des mammouths et même des méduses (grotte Cosquer).

Ramrod in "1 point sur 2 point 0" Reste à pondre (CàH n°17) :

d’innombrables illustrations et créations pour égayer ce monolithe gris.

© photos Ryan Somma

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La signification de ces images, qui présente un inventaire détaillé de la faune, s’orne de mystères faute de transmission orale ou textuelle. L’origine et la transmission des techniques graphiques se nimbent également d’ombres incertaines. La grotte Chauvet ne semble présenter majoritairement que des animaux dangereux (2), alors sont-ce récits héroïques ou prouesses de chasse ?


Au

2

début des bulles.

(1)Sohet, P., Images du récit, Presses de l’Université du Québec, pp. 79-80

Focus

(2)http://www.culture.gouv.fr/culture /arcnat/chauvet/fr/index.html (3)www.lascaux.culture.fr

Cette même grotte présente les peintures les plus élaborées bien que ce soit l’une des plus anciennes, remettant en cause l’évolution de la qualité du dessin au cours du paléolithique. En élargissant à la peinture rupestre, dissociée de l’art pariétal par une visibilité obligatoire à la lumière du jour, beaucoup plus récente, l’explication conserve son ésotérisme. Ainsi, les théories fleurissent, du simple plaisir visuel au rituel chamanique visant à présager une chasse fructueuse. L’aspect technique permet de distinguer dessins, peintures, sculptures et gravures. La peinture, donc, qu’elle soit rudimentaire avec le doigt comme principal outil ou au pinceau en crin de poney permet de présenter des polychromies savoureuses. Une alternative, au crachis, était parfois utilisée en complément d’un pochoir pour la narration d’histoires alléchantes, dans lesquelles des pièces de viande à la broche tenaient un rôle déterminant. Et l’éclairage alors ? Pour atteindre les parois reculées, un brandon enflammé reste moins permissif que les prototypes de lampe à graisse en grès découverts en Dordogne (3). Pour conclure, si les techniques ont permis de développer un relief et de suggérer le mouvement, il y avait bel et bien un Michel-Ange velu pour illustrer les plafonds des cavernes et établir les prolégomènes du 9ème art.

Airet Syl

Jarod in "Voici que la saison décline" (CàH HS IRL 2012) : Peut-on être nostalgique d’une vie qu’on a pas vécue ? J’ose le croire.

© illustration Airet Syl & photo L’oeil de Thomas

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Société

Mystère

Les hautes instances de notre pays viennent d'approuver la création des "Confréries", nouvelles organisations basées sur la communication et les centres d'intérêts communs. Gageons qu'ils apporterons à notre contrée une touche de fraîcheur, le tout dans la joie, le partage et la tolérance.

D'étranges personnages sont apparus en Ter Aelis. Déclamant leurs phrasés à l'aide d'instruments étranges, ils se font appeler les "Mu-musiciens". L'un de nos reporters a enquêté sur ces étranges bègues, qui écrivent apparemment une langue connue d'eux seuls, la "Note". Le mystère reste entier quand à leurs objectifs...

L’information au jour d’hier

Littérature Les premiers Trophées issus des fameux "Duel à Mots" continuent à passer de mains en mains ! Le succès est pour l'instant au rendez-vous, bien que les jurys soient actuellement en train de vérifier si la passation du Trophée par impact violent contre le visage du vainqueur peut être validé dans le cas du Duel Ramrod - TrOn, catégorie Tolkien.

© illustration Ter Aelis

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Art et Spectacle

Fait Divers

Les sympathiques missionnaires de l'Unique, religion pacifique et tolérante récemment arrivée en Ter Aelis, invite tous les habitants qui le souhaitent à venir les rejoindre à la Cathédrale de Belthil pour un spectacle son et lumière folklorique. Un barbecue géant est également prévu. Animations culturelles pour les Enfants.

Le procès de Mr Aspharoth Gold commencera aujourd'hui en l'absence de l’intéressé. Il est poursuivi notamment pour "possession de dragon non immatriculé", "destruction de bien public de la Cité de Sul-Nâr : Dôme", "tentative de fuite" et "Grobillisme passif". Cette dernière accusation n'a pas été retenue par Maitre Sanz, le Juge en charge de l'affaire.

Exodus (...)


Cah23  
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