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Journal de la libre expression lycéenne

Action Lycéenne ! Octobre 2013, n°02


Éditorial Nous voilà déjà arrivés aux vacances d'automne. Que le temps passe vite ! Tous les lycéens sont biens rentrés en cours. Le premier mois de l'année scolaire est riche : découverte de la Antoine Marle, classe, de l'emploi du Représentant temps, des professeurs, des Départemental échéances de fin d'année et du SGL Nord. des premiers litiges. Malheureusement ces derniers sont fréquents, mais pas insurmontables. Croyez-moi, nous trouvons toujours une solution aux problèmes, il suffit de bien le cerner et de peser l'ensemble des solutions que nous avons trouvées. En général chacun d'eux se règlent par un simple dialogue, parfois il est nécessaire d’entamer des négociations plus poussées ; c’est le rôle du Conseil de le Vie Lycéenne (CVL). En début Octobre, vous avez surement dû élire les membres du CVL. Ceux-ci ont une tâche précise et des fois complexe, celle d’instaurer un dialogue entre les élèves et les membres de l’administration ainsi que de l’équipe enseignante. Ils doivent faire preuve d’impartialité et d’éloquence pour être de bons médiateurs. En qualité de Représentant Départemental du Syndicat Général des Lycéens du Nord, je tiens à encourager et féliciter les délégués de classe et les conseillers de la vie lycéenne qui agissent noblement en faveur de la qualité de vie et dans l’intérêt commun. Vous faites valoir le caractère citoyen des lycéens. C’est un terme que j’aime user et abuser. Être citoyen, c’est s’engager et montrer de manière ostentatoire ses droits, libertés et devoirs.

« en général chacun d'eux se règlent par un simple dialogue, parfois il est nécessaire d’entamer des négociations » Je suis certain qu’en chacun de nous se cache le citoyen idéal, cependant tout le monde ne parvient pas à l’employer ou n’ont pas forcement conscience de cela. Quoi qu’il en soit, nous pouvons éveiller ce germe. Il s’agit d’ailleurs de ma vocation et de celle de

l’intégralité des membres du SGL. Quand nous venons à votre rencontre - que ce soit virtuellement ou réellement – nous sommes présents pour connaitre vos soucis, vos inquiétudes, et essayons du mieux que nous le pouvons, d’améliorer la situation en éradiquant le problème ou en réalisant un compromis. Mais nous le faisons généralement avec vous, à vos côtés, et cela à notre plus grande satisfaction.

« Je suis certain qu’en chacun de nous se cache le citoyen idéal » Pour nous, comme pour vous, la rentrée fut chargée. Nous avons dû faire face aux premiers problèmes des emplois du temps [soucis courants], organiser des manifestations en faveur d’une réforme des retraites « plus juste et solidaire » - car ce sujet nous concerne tous - et protester contre les exclusions seches et quelque peu abusives des jeunes collégiens et lycéens. Nous avons eu, à notre plus grand désarroi, encore deux exemples très récents tels que le cas de Léonarda et Khatchik. Cette jeune kosovarde ne connaissant pas son pays d’origine et ce jeune arménien ont été reconduits dans leur pays d’origine alors qu’ils étaient en cours. Une débâcle des médias en manque d’informations se sont jetés sur l’opportunité pour mettre le fait en avant, mais ce ne sont pas que deux cas dans une année, nous ne comptons pas ceux qui sont expulsés et qui sont omis par les journalistes. Néanmoins ces deux jeunes, représentants à leur insu, des expulsions [que je nomme] abusives ont ému les lycéens, si bien que nous sommes les premiers à nous indigner et à dénoncer ces faits en faisant appel aux lycéens et lycéennes de se rassembler le 5 Novembre 2013 de manière à prouver que nous n’acceptons plus ces renvois inhumains et intolérables. Ces différents sujets seront abordés plus en détail dans ce deuxième numéro d’ « Action Lycéenne » connaitra une

nouvelle formule probablement plus claire et enrichissante lors du prochain numéro. ■ A.M


Syndicat Général des Lycéens : un mois d’actions. -création d’un journal départemental lycéen, libre et indépendant. -manifestation à Douai pour une réforme des retraites plus juste et solidaire. -intervention dans la presse locale écrite pour témoigner de notre volonté de réviser la réforme des retraites récemment adoptée. -organisation d’un mouvement départemental contre les expulsions d’élèves étrangers scolarisés. -rédaction d’une contribution contre les expulsions d’élèves d’origine étrangère.

Le mois prochain : -lancement d’une campagne départementale de recrutement. -préparation d’un programme pour favoriser l’accès des lycéens à la culture. -avancement démocratique du projet sur la rénovation du système scolaire secondaire. -report du projet d’éducation populaire.

Contactez-nous ! Facebook : SGL Nord Twitter : SglDk Courriel : antoine.marle59@gmail.com


Lire La Bataille du made in France, Arnaud Montebourg.

mandat de François Hollande, il parcourt le territoire français pour aller à la rencontre des acteurs de l’économie nationale. Il a été l’avocat de l’industrie d’Arcelor-Mittal en Lorraine. A travers son essai, il prouve que la réussite de la production « made in France » n’est pas un rêve, mais une réalité, ou plutôt une possibilité réalisable. ArmorLux, Smoby, Atol, Peugeot-Citroën, Canson, autant d’entreprises qui brillent et qui subsistent dans le paysage national. Produire français , c’est favoriser l’économie et la société française, c’est réduire le transports de manière à contribuer à la diminution de la pollution, c’est développer la productivité et l’attractivité, enfin c’est préserver l’environnement en gardant mainmise sur les réformes écologiques.

« la réussite de la production « made in France » n’est pas un rêve, mais une réalité. » Comprenons que La Bataille du Made in France est celle de toute une vie. Le Ministre du Redressement Productif, M.Arnaud Montebourg, a présenté le mois précédent son nouveau livre décrivant le combat qu’il mène depuis dix-huit mois avec passion et détermination. Il raconte de manière encourageante que la France peut encore réussir son industrialisation. Force et volonté sont néanmoins indispensables pour croire en les capacités de notre merveilleux pays.

« le combat qu’il mène depuis dix-huit mois avec passion et détermination » Il faut savoir que la France perd au fil du temps de son attractivité. Après les années 80’, le pays a connu une phase de tertiarisation au dépend du domaine industriel, nombreuses sont les entreprises qui ont décidé d’externaliser certaines de leurs tâches en sous-traitant d’autres entreprises qui produisent des services. Défendre le tissu industriel est le quotidien d’Arnaud Montebourg. Depuis le début du

■ A.M


Vision Rencontre avec un parlementaire étranger aux mains javellisées Durant les vacances, j’ai eu la chance de visiter le parlement de l’Etat où je séjournais. Le groupe de touriste français auquel j’appartenais s’est vu honoré par un des membres de cette assemblée, qui, après un petit speech, nous accorde les rituelles photos souvenir. Il nous a même emmenés dans son bureau, où nous pouvions voire des secrétaires manipuler d’énormes fagots de paperasses. Il nous a accordé beaucoup de temps. Il ne savait peut-être pas que nous ne pouvions déposer un papier avec son nom dessus dans la boite à élection, n’étant pas citoyen de son Etat. Pendant la courte marche qui nous emmenée de la chambre à son bureau, je vais le voire seul à seul, et entama le dialogue : - Qui finance vos campagnes électorales ? - Ceux qui soutiennent mes idées, mon programme, ma philosophie. - Des entreprises ? - Aussi. Mais comme les personne physique, chaque donateur est limité dans le montant (à environ 160 000 euro si l’on converti). - Ces généreux donateurs ont-ils une influence sur votre action politique ? - Non, je n’agis que selon ma philosophie. Il m’a même confié qu’il lui est déjà arrivé de rendre l’argent au donateur ayant tenté de l’influencé après coup. Qu’il est vertueux ! Pour une simple ingérence, il est prêt à se priver de financements en refusant tout compromis. Il jette à l’eau l’argent qui lui aurait permis

d’organiser de plus grands meeting, de débaucher une plus grande boite de com’, d’avoir une plus large diffusion, plus de votes.

« Il m’a même confié qu’il lui est déjà arrivé de rendre l’argent au donateur ayant tenté de l’influencé après coup. » Si tous les politiques sont comme lui, il faut d’urgence, en ces temps de rigueur, retirer des toilettes de nos parlements le savon et les robinets. A quoi bon laver des mains déjà propres ? Donc, pour le bien de la Nation (on ne plaisante pas avec le budget) je demande qu’une commission d’enquête soit créée pour savoir si, oui ou non, ils sont tous comme lui, et si c’est bel et bien le cas, que l’on arrête le gaspillage que de laver ces mains propres. Par contre, s’il faut par tous les moyens faire des économies et que les scrupules ne sont plus à la mode, alors, que la commission d’enquête soit constituée des plus malhonnêtes parlementaires*, ainsi, honteux de leurs mains crasseuses, ils n’auront de mal à être cléments avec leurs collègues, et ainsi déclarer leurs mains propres pour logiquement supprimez les dépenses en matériel hygiénique.

« A quoi bon laver des mains déjà propres ? » * : un casting aura lieu, où l’on demandera à chaque parlementaire de prononcer un discours ayant pour objectif d’être « le plus éloquent réquisitoire contre le sophisme », les meilleurs étant pris. ■ E.L


Economie locale

Manifestation.

Bonne nouvelle pour l’économie régionale! Le site d’Arcelor-Mittal de Dunkerque connaitra un investissement dans du capital à hauteur de 92 millions d’euros. En effet, la nouvelle est tombée au début du mois d’Octobre 2013. Le haut fourneau n°2 va être rénové à partir de la seconde moitié de l’année 2015 et durera environ quatre mois. Cela permettra de pérenniser encore quelques temps la situation de l’industrie dunkerquoise. Grâce à sa haute capacité, le fourneau pourra produire suffisamment de matière pour fournir les aciéries de Liège (Belgique), de Florange (Lorraine), entreautres. Le haut fourneau 2 a permis jusqu’ici la production de 26 millions de tonnes de brame qui sont des plaques d’aciers primaires utiles à la fabrication de tôles.

Le Mardi 5 Octobre 2013, suite à l’appel départemental des syndicats lycéens (UNL, SGL), des manifestations auront lieu dans le Nord. Elles auront pour objectif de s’opposer aux expulsions des jeunes étrangers scolarisés ainsi que de leur famille, suite à la médiation accrue de l’affaire Léonarda, jeune collégienne kosovarde arrêtée durant les heures de cours et amenée à la frontière, et de Khatchik, lycéen de dix-neuf ans d’origine arménienne arrêté et exporté en Arménie. Cela pourrait paraître exceptionnel, cependant sachez que cela est plutôt anodin. Ces faits sont malheureusement monnaiecourante – n’est-ce pas inacceptable de renvoyer des jeunes et des familles qui font le choix de s’intégrer et d’essayer de s’assimiler culturellement et intellectuellement dans la population française ? Comment pouvons-nous laisser se développer ces faits ? Profitons donc du rebond de ces deux dernières affaires médiatiques pour protester. Il faut y mettre un terme. Tout jeune scolarisé, ainsi que sa famille, doit donc bénéficier d’un titre de séjour, et ne plus être déporté dans les pays, certes, d’origine, mais dont ils ne connaissent ni langue, ni la culture, ni la population. N’hésitez pas contacter le Syndicat Général des Lycéens pour avoir plus amples d’informations quant aux diverses actions qui auront lieu très prochainement.

« Cela permettra de pérenniser encore quelques temps la situation de l’industrie dunkerquoise. » La réfection de ce haut fourneau garantit ainsi la continuité de la production pour une vingtaine d’année, ce qui n’est pas négligeable en temps de crise. Cet investissement est surement dû à la place stratégique du site. Situé sur le port de Dunkerque, l’industrie est ouverte au monde et se trouve non loin de l’aciérie de Liège qui est alimenté au deux tiers par cette dernière ainsi que celle de Florange qui s’approvisionne entièrement par le parc de Dunkerque, étant donné que le dernier haut fourneau du site de Florange a récemment été fermé. ■ A.M

« N’est-ce pas inacceptable de renvoyer des jeunes et des familles qui font le choix de s’intégrer et d’essayer de s’assimiler culturellement et intellectuellement dans la population française ? » ■ A.M



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