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N°32 Octobre 2009

Nouvelles mobilités

Toutes les saisons de l’emploi


Édito «O  ptimisme et détermination »

Saint-Savinien-le-Port Les quais datent de la Monarchie de Juillet, mais l’activité portuaire y était intense dès le XIIIe siècle. Perchée sur un éperon de roches calcaires parfois creusé de troglodytes, l’église romane a vu se croiser gabares et galiotes ; bois tropicaux, sel, sucre et autres épices remontaient le fleuve tandis que bois du Limousin, pierres de taille et eaux-de-vie partaient vers la côte. Le creux de la vague se situe début XXe siècle. Mais SaintSavinien reste un port grâce à la plaisance, au tourisme fluvial, et au manège nautique (pour modèles réduits). Pour parer les menaces qui pèsent sur ces activités, le Département a adopté un « plan d’action » pour désenvaser la Charente. Et le site de ce village littéralement charmant, escale rêvée entre le littoral et les pays saintongeais, reste privilégié entre tous. Sur son éperon rocheux, l’église romane va encore vivre de grandes heures...

La saison touristique qui s’est achevée a été une bonne saison. Les premières tendances sont claires : hormis une légère baisse d’activité dans la deuxième quinzaine de juillet, la fréquentation a été globalement en hausse, principalement du fait d’une présence accrue de la clientèle française. Les bonnes conditions météorologiques du mois d’août ont souvent incité nos visiteurs à prolonger leur séjour. • À ce bon bulletin de santé de son économie touristique se sont ajoutées, pour la Charente-Maritime, deux excellentes nouvelles en provenance du Gouvernement. C’est d’une part le rejet du projet de terminal méthanier au Verdonsur-Mer, à l’embouchure de la Gironde. Ce projet faisait peser de graves menaces sur des pans entiers de notre économie et sur notre environnement. Notre mobilisation doit cependant rester totale. C’est d’autre part le lancement du second tour de l’appel d’offres pour la construction de la branche Tours-Bordeaux de la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe - Atlantique. Ce grand projet aura des retombées très importantes pour la desserte de la Charente-Maritime. Dès que les travaux seront lancés, en 2010, des centaines d’emplois seront créés. • L’impact de cet investissement majeur (le plus grand chantier d’Europe) va amplifier les effets bénéfiques des mesures de soutien adoptées par le Département à l’occasion du vote de son Budget 2009. La visite de Laurent Wauquiez, Secrétaire d’État chargé de l’Emploi, a été une occasion privilégiée pour le Conseil général de démontrer la variété et la cohérence de ses actions en faveur de l’insertion professionnelle : mobilisation totale pour accueillir et orienter les bénéficiaires du Revenu de solidarité active, aides financières diverses destinées notamment à faciliter la mobilité des jeunes, action « exemplaire » pour améliorer les conditions de vie et d’emploi des travailleurs saisonniers… Nous avons décidé de faire front dans cette période de turbulences économiques, et nous ne fléchirons pas.

© B. ECAV

• Tout a également été mis en œuvre pour que la rentrée scolaire se déroule dans les meilleures conditions possibles, tant au niveau des transports qu’en ce qui concerne l’environnement de travail des enfants de la Charente-Maritime.

ibrree a Somm Octo n°32 2009

4 Nouvelles

11 Conseil général

mobilités

18 Tribune

Programme de désenvasement de la Charente.

Emploi saisonnier : bilan d’activité et témoignages.

Expression des groupes politiques.

12 Économie

6 Solidarités

Insertion des jeunes : aide à l’obtention du permis de conduire.

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8 Infrastructures

Le Fonds départemental d’aide à l’immobilier d’entreprise. Participation aux salons professionnels.

Amélioration du réseau routier. Suppression de passages à niveau. Vous n’avez pas reçu ce magazine dans votre boîte aux lettres ?

Signalez-le au 0 810 00 17 17

Une distribution dans tous les foyers de la Charente-Maritime est normalement effectuée.

La Charente-Maritime est le magazine du Conseil général de la Charente-Maritime.

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14 Enseignement

Claire Magnant, de l’EIGSI aux grands prix. Aide aux écoles.

16 Sport & culture

Transat 6,50

La Charente-Maritime / Bahia : la course et les animations.

85 boulevard de la République 17 076 La Rochelle CEDEX 9 Tél. 05 46 317 000 Fax 05 46 31 17 17 E-mail : info@cg17.fr

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2 portraits de champions. Escales Documentaires et Festival du film d’aventure.

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Le Département, qui aide les communes, et d’abord les plus petites, à moderniser leurs locaux scolaires, consacre aussi chaque année un important budget pour que les collèges, dont il a la responsabilité, soient toujours mieux équipés. De plus, cette année, l’alimentation bio va être progressivement introduite. Le bilan de ces actions est suffisamment satisfaisant pour nous permettre d’être optimistes, et surtout pour nous inciter à poursuivre nos efforts.

www.charente-maritime.fr

Très sincèrement.

Directeur de la publication : Dominique Bussereau Co-directeur de la publication : Jean-Louis Frot Rédacteur : François Blazy Maquette et mise en page : RC2C La Rochelle Crédits photo : voir mentions Couverture : Phovoir Édito : X. Léoty Impression : Imprimerie Vincent Imprimé sur papier recyclé N° ISSN : 1639-0393 Dépôt 4e trimestre 2009

Dominique Bussereau Président du Conseil général de la Charente-Maritime


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Initiatives

S NOUVELLSE MOBILITÉ

TÉMOIGNAGES

Eco-expo

Emploi saisonnier

Une action « exemplaire »

« J’habite à Echillais, mais je travaille en juillet-août à Notre-Dame de Monts, en Vendée, après 2 saisons à l’île d’Aix. J’ai été crêpier, je suis pizzaïolo. J’ai appris à cuisiner tout seul, je n’ai pas de qualification dans cette branche car j’ai un Bac Pro « Audiovisuel » et je voudrais travailler dans le son. Cet été, je ne suis pas logé, je dois payer mon camping, mais si je suis repris, mon employeur me logera. J’ai pu aller au Forum d’Albertville grâce au Conseil général et ça a correspondu à mes attentes. J’ai trouvé un emploi, et je devrais être repris pour l’hiver prochain. Ça me permet de travailler davantage sur l’année ».

Thibault Vitet

« Saisonnier ? C’est un peu un choix de vie. Et puis, il faut savoir s’adapter. Cela fait 10 ans que je travaille l’été dans l’île (à Boyardville depuis 2008) et presqu’autant d’années que je fais la saison d’hiver dans les Alpes. J’ai été au Forum d’Albertville avec le Conseil général pour pouvoir trouver un employeur qui m’embauche avec mon amie. En couple, c’est plus difficile, mais le Forum nous a bien aidés. Nous étions à La Plagne, où j’étais chef de rang, et nous espérons y retourner l’hiver prochain. Le plus dur, c’est la 1ère année. Après, on se fait connaître, on a déjà un pied à l’étrier. Mais ça reste quand même assez précaire ».

véhicules propres est donc l’un des moyens efficaces pour lutter contre cette pollution.

Une aide départementale plus que doublée Le Conseil général soutient depuis plus de 10 ans l’acquisition de véhicules électriques par une collectivité. Dans le système initial, la subvention départementale s’élevait à 460 € (véhicules de moins de 300 kg), 2  090  € (véhicules pesant entre 300 et 600 kg) ou 2 900 € (véhicules de plus de 600 kg). Ce système a contribué à l’acquisition de véhicules électriques à un taux de subvention moyen de l’ordre de 17 %. Il vient d’être modifié par une délibération en date du 3 juillet 2009. Désormais, le Département subventionne la collectivité au taux maximum de 30 % du montant des véhicules, dans la limite d’une subvention plafonnée à 6  000  € par véhicule. Il en résulte, au minimum, un doublement de l’aide départementale.

Vélos Mouettes en Ré

Cathy Delagrange

« Je suis saisonnière depuis 7 ans, plutôt spécialisée dans la lingerie dans les grands hôtels, où j’encadre souvent du personnel. Je vais là où il y a du travail, à condition d’être logée. Avec des contrats de quelques mois chaque fois, j’arrive à travailler au plus 8 ou 9 mois par an. J’ai participé au voyage à Albertville. Nous avons été bien encadrés. Le Forum m’a permis de trouver un emploi pour l’hiver et de multiplier les contacts. Quand je ne travaille pas, je me consacre à des activités bénévoles auprès de personnes handicapées, ou avec les Restos du cœur. Ça maintient des liens sociaux ».

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Anthony Pereira

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© M. Chaigneau © M. Chaigneau

© M. Chaigneau

• La MDES a lancé les Soirées d’accueil des saisonniers qui ont eu lieu à Saint-Martinde-Ré (30 juin), Le Château d’Oléron (1er juillet) et La Tremblade (2 juillet). • Plate-forme d’information et d’orientation, centre documentaire et juridique, pôle d’appui technique, la MDES a mené des études (« L’emploi saisonnier agricole en Charente-Maritime et le logement »), et participé à de nombreuses opérations. Elle s’est notamment impliquée dans l’élaboration des Passeports de compétences, destinés à valoriser les savoirfaire des saisonniers, valider leurs expériences, afin de faciliter leur parcours d’insertion. Laurent Wauquiez a qualifié cet ensemble d’actions de « totalement exemplaire », estimant que cela permettait à la CharenteMaritime de se situer « à l’avant-garde » dans ce domaine.

Aurélie Mouhé

« C’est ma troisième saison estivale. J’ai eu des activités variées. Cette année, j’ai été embauchée dans une boulangerie à Ars-en-Ré, et je complète en faisant des ménages pour payer le camping. J’ai décroché un emploi de plusieurs mois l’hiver dernier grâce au Forum d’Albertville. Tout a été très vite : j’ai appris que je faisais partie du voyage deux jours avant, et le lendemain du Forum, j’avais un appel pour travailler dans un magasin d’équipements pour les sports d’hiver, qui va me reprendre. J’ai un Bac Pro « Commerce », mais il faut que j’étoffe ma formation. Je vais profiter d’un chantier Solidarités jeunesse à Aix pour perfectionner mon anglais ».

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Sylvie Cherrier

« Entre la cueillette des pommes et le travail de la vigne (taille, attachage, entretien…), j’arrive à travailler environ 8 mois par an, mais je n’ai pas de revenu mensuel, et ma situation reste donc plutôt précaire, d’autant que j’ai une petite fille, qui vient d’avoir 1 an, à élever. Pour augmenter mes chances d’améliorer cette situation, j’ai suivi le dispositif ECCP (Évaluation des Capacités et Compétences Professionnelles) pour arboriculture et viticulture. Au Forum des emplois agricoles à Jonzac, où je suis allée cette année, j’ai peut-être trouvé une activité pour avril-mai (asperges) ». • Il a aussi pris connaissance de l’action menée par la Maison départementale de l’emploi saisonnier (MDES), un an après sa création par le Conseil général (lire « Charente-Maritime » n° 28, p.12). La MDES est chargée d’analyser le phénomène de l’emploi saisonnier pour mieux accompagner, mieux orienter les travailleurs, améliorer leurs conditions de vie et d’emploi, favoriser leur mobilité pour allonger leur temps de travail… • Elle a déjà beaucoup œuvré pour une meilleure adéquation entre l’offre et la demande d’emplois saisonniers. Elle a ainsi organisé ou participé à l’organisation de plusieurs Forums de recrutement « été » en Charente-Maritime. Elle a aussi mis en place le 1er Forum de recrutement des emplois agricoles (Jonzac, 6 mars 2009). Ces forums ont connu un grand succès : autour de 5 000 candidats les ont fréquentés.

es 26 et 27 juin 2009, le Conseil général a accueilli sur le parvis de la Maison de la Charente-Maritime, Éco-expo, première manifestation nationale dédiée à la présentation de «  véhicules propres » pour les collectivités et les particuliers. Plus de 35 exposants, représentant 45 marques, ont exposé 70 véhicules très variés, dont beaucoup de véhicules utilitaires. Deux réunions centrées sur le transport propre ont complété ce Salon. Eco-expo était organisée par le pôle de compétitivité MOV’EO-MTA dans le cadre de la thématique des « nouvelles mobilités ». Cette manifestation participe à l’engagement du Département dans une démarche de sensibilisation aux effets néfastes des émissions de CO2 (dioxyde de carbone) principal gaz à effet de serre. Le domaine des transports contribuant pour 34 % à ces émissions, la diffusion des

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• Pour faciliter la mobilité mer-montagne, la MDES a organisé d’une part un Forum des emplois saisonniers d’hiver à Saint-Georges-de-Didonne (8 octobre 2008), d’autre part un déplacement de 50 demandeurs d’emploi au forum d’Albertville. Des témoignages recueillis (lire par ailleurs) prouvent là aussi l’efficacité de cette action. Ces initiatives seront reconduites, voire amplifiées. Une première démarche dans les Pyrénées (Saint-Lary-Soulan) pourrait déboucher sur un partenariat analogue à celui qui est déjà bien avancé avec la Savoie.

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aurent Wauquiez, Secrétaire d’État chargé de l’Emploi, est venu en CharenteMaritime le jeudi 27 août. Il s’est notamment rendu à la Maison de la Charente-Maritime, où il a été accueilli par Dominique Bussereau, Secrétaire d’État chargé des Transports et Président du Conseil général. Laurent Wauquiez a rencontré des responsables socio-professionnels et des élus locaux et présenté les mesures gouvernementales Jeunes actifs mises en place pour faciliter l’embauche et l’insertion professionnelle des moins de 26 ans.

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Créée en 2008, la Maison départementale de l’emploi saisonnier a déjà initié de nombreuses actions qualifiées d’« exemplaires » par Laurent Wauquiez, Secrétaire d’État chargé de l’Emploi, lors de sa visite en Charente-Maritime.

Les cyclistes sillonnant l’île de Ré cet été, qu’ils aient franchi le pont pour la journée ou qu’ils soient résidants, ont bénéficié d’un moyen de transport complémentaire au cas où… Au cas où la météo changerait rapidement, passant du beau temps à la canicule ou à la pluie ; au cas où la fatigue se ferait trop sentir ; au cas où il serait jugé plus prudent de se rendre dans le canton nord (ou sud) en économisant les coups de pédale…

Vélos Mouettes en Ré a proposé une solution : prendre le car en embarquant son vélo. Un véhicule spécialement adapté faisait quotidiennement 4 navettes entre Sablanceaux et la Salle polyvalente des Portes-en-Ré, en passant par toutes les communes, soit une vingtaine d’arrêts au total (prix du trajet : 2 €). Plusieurs centaines de cyclistes ont utilisé ce service, qui avait été expérimenté dès l’été 2008.


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Mobilité et insertion

Solidarités

À SAVOIR

10 000 permis pour réussir

Sur la route de l’emploi

L’un de ces appels à projets est intitulé « 10 000 permis pour réussir ». Or le dispositif mis en place par la CharenteMaritime pour aider les jeunes à obtenir le permis de conduire dispose des atouts pour bénéficier du soutien de Haut commissariat. À la demande de son président, Dominique Bussereau, le Conseil général a donc décidé de présenter la candidature du département. Si elle était retenue, cette aide pourrait être développée et diversifiée.

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Également Haut Commissaire à la jeunesse depuis janvier 2009, Martin Hirsch a mis en place un Fonds d’expérimentation pour la jeunesse ayant pour objectif de « créer et de financer des politiques innovantes de la jeunesse ». Ce fonds fonctionne principalement sur le mode d’appels à projets « portant sur des thématiques ciblées et qui ont vocation à couvrir une grande partie du champ de la politique menée en faveur de la jeunesse ».

Actions de santé

Dépister la tuberculose Le Conseil général a ouvert un Centre de lutte antituberculeuse (CLAT). Ses locaux sont situés avenue Guiton, à La Rochelle*. Ce service propose des consultations gratuites, sur rendez-vous, du lundi au vendredi (de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures). Il assure également les vaccinations par le BCG. Ses missions sont aussi d’informer, y compris au cours d’entretiens individuels ou par le biais de séances collectives, de mener des consultations médicales de dépistage, de faire des enquêtes de prévention sanitaire dans l’entourage des personnes atteintes de tuberculose... * CLAT, 70, bis avenue Guiton 17000 La Rochelle Tél. 05 46 07 80 53.

Promouvoir l’allaitement maternel Dans le cadre de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel, qui a lieu du 12 au 18 octobre, le Conseil général participe activement aux différentes animations (ateliers-animations, points-rencontres, expositions, filmdocumentaire de Niels Tavernier suivi d’un débat…) programmées dans le cadre de la déclinaison locale « Allaiter à La Rochelle ». D’autres animations sont prévues dans les Pays d’Aunis et de Marennes-Oléron. Selon le Plan National Nutrition Santé (PNNS), la pratique de l’allaitement maternel se développe en France, mais demeure moins fréquente que dans d’autres pays européens malgré les avantages reconnus de cette pratique. Renseignements au 05 46 37 76 17.

Partenariats

Grand Largue

L’exemple de Coralie... Coralie a 19 ans. Elle a arrêté ses études après la 4e pour entrer en apprentissage. Mais sa 1ère année de CAP « vente en boulangerie  » est un échec, auquel s’ajoutent des difficultés d’ordre familial. Depuis la fin 2008, accompagnée par la Mission locale de Rochefort, qui est son « référent », elle est suivie dans le cadre d’un CIVIS (Contrat d’insertion dans la vie sociale). Le but est de construire un projet qualifiant d’assistant de vie. « Je suis très motivée par cette orientation », déclare Coralie. « J’ai envie de travailler au

... et celui d’Anthony Anthony habite Marennes, où il a été à l’école, puis au collège. Il abandonne alors le cursus scolaire, travaille dans une menuiserie, puis, à partir de 2007 (il a alors 21 ans), trouve sa voie dans l’ostréiculture. Mais, faute de qualification, il ne peut être embauché que comme employé ostréicole saisonnier, ou stagiaire, pour de courtes durées. C’est pourquoi il commence à construire un parcours d’insertion au CFPPA (Centre de formation professionnelle et de promotion des adultes) de Bourcefranc, pour obtenir fin 2008 le Certificat d’aptitude à la conduite des navires conchylicoles. Cette année, il suit des stages qualifiants pour élargir ses compétences. Sa demande d’aide à l’obtention du permis de conduire a été accordée au vu de ce parcours, compte tenu de la modicité de

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ses ressources, et parce que la détention du permis a été jugée utile pour lui permettre de « travailler de manière autonome ». « À terme, j’espère bien pouvoir me financer l’obtention d’autres permis », précise-t-il. C’est auprès du Service d’entraide protestante (îles de Saintonge), association d’aide aux plus démunis, qu’Anthony effectue son engagement bénévole en participant à des déménagements, ou en effectuant des travaux de jardinage et de bricolage.

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Le Conseil Général de la CharenteMaritime a décidé, lors de sa session de décembre 2008, de procéder à la révision du règlement intérieur du Fonds d’Aide aux Jeunes (FAJ), afin de permettre aux 18-25 ans (donc non bénéficiaires du RMI) d’accéder à une aide départementale à la formation au permis de conduire. Cette révision a été entérinée par la Commission permanente en mars 2009. Par l’intermédiaire du FAJ, qu’il gère, le Département finance une partie du coût du permis de conduire du jeune. L’aide correspond ainsi à la prise en charge de 75 % du devis initial de l’auto-école retenue, plafonné à 1 500 €. Cette aide n’est attribuée qu’après étude du dossier et avis de la CLIJ compétente (Commission locale d’insertion des jeunes). Elle doit s’inscrire dans un parcours d’insertion (formation ou emploi) validé par un comité ad hoc, et présenté par le jeune, en liaison permanente avec un « référent » (mission locale, centre social, foyer de jeunes travailleurs…). Par ailleurs, le jeune doit s’engager à une forme de bénévolat citoyen auprès d’associations à vocation sociale ou humanitaire. Un crédit spécifique de 75 000 € a été voté pour le budget 2009.

service des personnes âgées, de préférence à domicile ». En 2009, elle alterne des formations et des stages prouvant cette motivation. Elle valide notamment une orientation dans les métiers d’« aide à la personne » et intègre le dispositif Quart’Avenir. Les premiers bilans d’évaluation étant très positifs, la demande d’aide à l’obtention du permis de conduire a été acceptée, car la détention de ce permis va devenir indispensable pour une bonne mise en œuvre de son projet professionnel. Coralie a donc commencé à suivre les cours de code. Parallèlement, elle va suivre des stages en maisons de retraite « car c’est un préalable indispensable si je veux être assistante à domicile plus tard ». Pour son engagement bénévole citoyen, elle a choisi d’aider la SPA de Saintes.

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Pour les 18-25 ans

e Département a décidé d’expérimenter un dispositif d’aide à l’obtention du permis de conduire afin d’œuvrer en faveur de la mobilité des jeunes de 18-25 ans (lire ci-contre). Les premiers dossiers ont pu être agréés par le comité départemental d’attribution dès la fin du mois de mai (fin août, 9 dossiers avaient été agréés). Coralie et Anthony sont parmi les tout premiers bénéficiaires de cette aide départementale.

Rallye du souffle

Aides à la mobilité : une efficacité récompensée Toutes les études menées dans ce domaine tendent à prouver que les difficultés de mobilité sont l’un des obstacles majeurs à l’insertion sociale et professionnelle des personnes. C’est pourquoi, en 2008, le Haut Commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté, sous la direction de Martin Hirsch, a décidé d’intégrer cette dimension dans les conditions d’expérimentation du Revenu de solidarité active (RSA). Il a aussi proposé « dans un nombre limité de départements qui agissent efficacement dans le champ de l’aide à la mobilité », de les encourager en augmentant les dotations budgétaires qu’ils affectent à ces dispositifs. La Charente-Maritime fait partie des départements concernés. En 2008, en effet, ce sont près de 700  000  € (696 170  €) que le Conseil général, directement ou avec le concours de partenaires publics ou associatifs, a

consacrés à cette politique, qui a concerné près de 1 300 bénéficiaires du RMI, et qui revêt différents aspects : • Aides financières individuelles liées à la mobilité, décidées par les Commissions locales d’insertion (assurance voiture, achat d’un moyen de locomotion, aide au permis de conduire). • Accompagnement à l’obtention du permis de conduire. • Mise à disposition de 2 roues. • Aide aux transports et accompagnement social pour accéder aux soins ou procéder à des démarches administratives. Compte tenu de l’importance de ces dispositifs et de leur impact sur le retour à l’emploi des personnes concernées, le Haut Commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté a décidé d’attribuer une dotation supplémentaire de 110  000  € au Conseil général afin de contribuer au financement de cette politique d’aide à la mobilité.

© J.-P. Bonnaud

Le Conseil général est le principal partenaire de l’association Initiatives Grand Largue, créée il y a 20 ans pour « rendre le plaisir de la voile accessible aux jeunes en difficulté », et dont Eric Tabarly fut président d’honneur. Le temps fort est l’organisation d’un week-end pendant lequel des skippers et éducateurs bénévoles partent en mer avec des jeunes. Cette année, ce week-end a eu lieu les 5, 6 et 7 juin avec 20 voiliers : accueil le 5, départ de La Rochelle le 6, escale à Aix, arrivée à Saint-Denis d’Oléron, et retour le 7. Yannick Bestaven était l’invité d’honneur de cette édition 2009 (photo ci-contre).

Pour les jeunes, l’absence de mobilité est bien souvent un obstacle majeur sur leur parcours d’insertion. Le Conseil général a donc mis en place un dispositif d’aide à l’obtention du permis de conduire.

Le Comité départemental de lutte contre les maladies respiratoires et la tuberculose organise son traditionnel « Rallye du souffle » le samedi 10 octobre, place de Verdun, à La Rochelle. Cette journée est ponctuée par des activités gratuites et des ateliers (capoeira, yoga, claquettes…). D’autres stands informeront sur la toxicomanie, le tabac… Renseignements au 05 46 34 82 02 et sur www.lesouffle.org

Atlantique diabète Dans le cadre de la 19e Journée mondiale du diabète, le réseau Atlantique diabète organise, le samedi 14 novembre, à l’Espace Encan de La Rochelle, un ensemble de manifestations ouvertes au grand public de 9 h à 18 h (entrée libre) : Conférences-débats, ateliers pratiques, dépistage gratuit, stands d’information et d’exposition animeront cette journée. Renseignements au 05 46 45 67 32 et sur www.atlantique-diabete.com

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charente-maritime.fr


d’Oléron (reconstruction du pont du chenal d’Ors). Par ailleurs, viennent d’être achevés ou sont en cours d’achèvement la réfection du pont de Varaize 2 , des deux ponts de Saint-Germain de Vibrac, de la traverse de Montils, ainsi que les aménagements de sécurité devant la cité scolaire à SaintJean d’Angély 3 et la réfection du pluvial et de la chaussée rue André Brugerolle, à Matha. À Jonzac, la phase préparatoire à la construction du viaduc qui franchira la Seugne et la voie ferrée est terminée (études, dégagement des emprises, réalisation des pistes de chantiers).

Le pont-route de Surgères.

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et, surtout, le Département a ouvert en 2004, après 5 ans de travaux, la déviation Arvert/Etaules/Chaillevette, longue de 7,6 Km, qui s’articule sur la déviation de La Tremblade. • Les travaux en cours concernent la section longue de 4 km reliant Breuillet à la RD 733 (giratoire de Fontbedeau). Les aménagements vont permettre de réaliser de véritables accotements, de corriger des virages, ce qui augmentera les distances de visibilité, donc améliorera les conditions de sécurité.

La structure de la chaussée va également être renforcée pour mieux résister au trafic des poids lourds. Enfin, ces travaux permettront de récupérer les eaux pluviales de la plate-forme routière. • Le chantier a été lancé au début de l’été avec la réalisation d’une voie parallèle. Elle sert de déviation pendant les aménagements de la RD 14. Elle sera conservée comme voie de désenclavement pour les engins agricoles et pour la circulation des cyclistes. Pendant que la circulation est déviée, les travaux sont actuellement en cours sur la RD 14, sur environ 3 des 4 kilomètres de la section concernée. Une dernière phase consistera à aménager le dernier kilomètre, afin d’atteindre le giratoire de Fontbedeau. Le montant de ces travaux atteint 4 M€. • Il faut signaler que le choix des propositions retenues a tenu compte de critères techniques et financiers, mais aussi environnementaux. Ainsi, l’utilisation d’enrobés « basse température » (90° au lieu de 160° habituellement) limite substantiellement la production de gaz à effet de serre.

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a RD 14 est un axe important du réseau routier départemental, puisqu’elle est la principale voie d’irrigation de la presqu’île d’Arvert, permettant notamment de relier Saujon (et surtout la RD 733 RochefortRoyan), à La Tremblade, ainsi qu’au pont de la Seudre, Marennes et l’île d’Oléron. Le trafic est important, notamment en saison estivale. • Plusieurs sections de cette route ont déjà été aménagées (traversée de Breuillet, section Breuillet-Chalezac)

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e programme de suppression des passages à niveau situés sur la ligne ferroviaire Niort - La Rochelle est en cours de réalisation. Ces travaux font partie des opérations nécessaires pour permettre le relèvement à 220 km/h de la vitesse du TGV sur cette ligne, alors que cette vitesse est actuellement limitée à 160 km/h. Un seul passage à niveau (PN 49) est situé dans les Deux-Sèvres, très exactement sur la commune du Bourdet, entre Mauzé et Niort. Le chantier de cette suppression est en voie d’achèvement. • Neuf passages à niveau (PN) sont concernés en Charente-Maritime : les PN 53 et 54 à Saint-Pierre d’Amilly, les PN 59 et 60 à Surgères (en direction de La Rochelle), les PN 61 et 62 à Chambon, le PN 66 entre Le Thou et Puydrouard, le PN 69 au Chiron (commune du Thou), et le PN 71 entre Croix-Chapeau et La Jarrie. • Trois ponts-routes (cas où la route passe au-dessus de la voie ferrée) viennent d’être achevés. Deux d’entre eux permettent

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Les travaux en cours sur la RD 14 entre Breuillet et l’axe Rochefort-Royan complètent un vaste programme routier qui contribue au désenclavement de la presqu’île d’Arvert.

Priorité à la sécurité

Pour permettre le relèvement à 220km/h de la vitesse du TGV entre La Rochelle et Niort, 9 passages à niveau sont en voie de suppression en Charente-Maritime.

de supprimer chacun deux PN à Surgères et à Chambon, le troisième permet de supprimer le PN 66 au Thou. Pour ces trois cas, les rétablissements routiers devraient être réalisés en 2010. Pour le PN 69, le pont-route existait déjà. Il a été réaménagé et deux giratoires vont être créés. À Saint-Pierre d’Amilly, le pont-route qui supprimera les PN 53 et 54 et le rétablissement routier qui en résultera devraient être réalisés en 2010-2011. Tous ces ponts-routes sont des réalisations départementales. • Le cas du PN 71, sur le territoire de la commune de La Jarrie, est différent. C’est en effet un pont-rail (la voie ferrée passe au-dessus de la route) qui sera construit sous maîtrise d’ouvrage de Réseau Ferré de France. Les passages à niveau existant entre La Jarrie et la gare de La Rochelle (notamment à La Jarne et à Aytré) ne sont pas concernés, car la vitesse du TGV y est alors inférieure à 160 km/h.

Réseau national

Saintes-Saujon à 2x2 voies À l’occasion de la session budgétaire de février 2009, le Conseil général a voté une participation financière d’un montant de 2 090 000 € au titre du XIIe Contrat de plan État-Région, et relative au financement des travaux d’aménagement à 2x2 voies de la RN 150 entre Saintes et Saujon. Cette somme solde la contribution du Département, qui était fixée conventionnellement à hauteur de 33 % du montant des travaux, et s’est donc élevée finalement à près de 31,7 M€.

Ces travaux de mise en 2x2 voies de la RN 150 entre Saintes et Saujon ont été lancés fin 2003, et ont d’abord concerné le tronçon Pisany-Saujon, puis le tronçon Saintes-Pisany. D’une longueur de 20,5 km, la nouvelle voie, qui est l’une des sections de la route Centre-Europe/Atlantique, permet aussi d’améliorer le raccordement du pays Royannais et de la presqu’île d’Arvert à l’autoroute A10. Le PN 66 au Thou va être supprimé. Le pont-route (au 2e plan sur la photo) est déjà réalisé.

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© M. Chaigneau

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Pose d’enrobé « basse température » sur la voie parallèle qui sert de déviation.

Pour mieux irriguer la presqu’île d’Arvert

À SAVOIR

Tous les travaux réalisés par le Département sur son réseau routier (y compris les travaux d’entretien) ont pour but d’améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de sécurité. Mais le Conseil général complète les efforts importants qu’il déploie en faveur de la sécurité routière en soutenant chaque année différentes opérations poursuivant le même objectif. C’est ainsi qu’il subventionne la Prévention Routière, à la fois pour ses dépenses de fonctionnement et pour l’acquisition de matériels pédagogiques. Il participe aussi, en partenariat avec l’État, aux opérations retenues dans le cadre du Plan départemental d’actions pour la sécurité routière (PDASR). Pour l’année 2009, l’État a retenu 19 programmes. La plupart de ces opérations vise à sensibiliser les jeunes.

La compétence du Département en matière de voirie est l’une des mieux identifiées. Il est vrai que ce domaine représente (en 2009) un budget de l’ordre de 50 M€, et que le réseau départemental représente plus de 6 000 kilomètres de routes, et plus de 1 200 ouvrages d’art, dont 6 « exceptionnels ». Les travaux de modernisation, d’amélioration et d’entretien de ce réseau sont donc nombreux et permanents. Chaque année, ce sont plusieurs dizaines de chantiers, de durées et de coûts très variables, qui sont donc lancés sur l’ensemble du territoire départemental. • Parmi les travaux réalisés au cours de l’hiver 2008-2009 ou au printempsété 2009, figurent de nombreux aménagements de traverses : à Annepont, à Grolleau (commune de La Jarrie), à Trizay, à Dirée (commune d’Arvert), à Taillant, à Crazannes, aux Roches (commune de Pons), à Nieulle-sur-Seudre, ainsi qu’à Tonnay-Charente, à Brizambourg, SaintRomain de Benêt et à Ciré d’Aunis 1 . Des travaux ont également été réalisés à Médis et aux Mathes, à Tesson, à Saujon (notamment réfection du virage de la Colarderie), à La Gripperie - SaintSymphorien (création d’une bretelle de sortie de la RD 733 au Plantis), à l’Eguille (réfection du pont du Liman), au Château

Objectif 220 km/h

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Le réseau routier sans cesse amélioré

Plus de 50 M€ pour les routes Dans une conjoncture économique et sociale difficile, le Conseil général a choisi de continuer à soutenir activement l’investissement, qui génère du travail, des emplois, des revenus, donc de la consommation. Cette stratégie, clairement retenue par son président, Dominique Bussereau, à l’occasion des différentes sessions, est notamment illustrée par les investissements « directs » du Département dans le domaine de la voirie. En 2009, ce sont donc plus de 50 M€ qui vont être consacrés à l’amélioration, à l’aménagement et à l’entretien des routes. Le Budget primitif (session de février) avait prévu 39 M€ pour les travaux (plus 7,5 M€ au titre de l’entretien). À ces sommes, il convenait d’ajouter 2,1 M€ au titre du financement des travaux sur le réseau national (RN 150, entre Saujon et Saintes). Lors de la session de printemps (Décision modificative budgétaire n°1) un crédit supplémentaire de 3 M€ a été voté.

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Opérations ferroviaires

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INFR

RES U T C U R T S A

Réseau routier

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TRANSAT 6

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,50

CONSEILL GÉNÉRA

Voies d’eau

Désenvaser la Charente Lors de sa dernière session (26 juin - 3 juillet), le Conseil général a adopté à l’unanimité un Plan d’action pour la remise en état du fleuve Charente.

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À SAVOIR

Les records à battre C’est Yves Le Blévec (photo ci-dessous) qui détient le record de La CharenteMaritime/Bahia Transat 6,50 depuis 2007 avec un temps total de 23 jours, 3 h 51’24”. Ceci pour les prototypes.

- Portugal), et une deuxième jusqu’à la Baie de Tous les Saints à Salvador (arrivée prévue à partir du 20 octobre). Les 84 skippers (record égalé), dont 33 étrangers représentant 14 nationalités différentes, partent pour 4 200 milles, véritablement seuls en mer, avec juste de quoi écouter la météo et un VHF d’une portée de 25 milles pour la sécurité, sur un bateau long de… 6,50 mètres. C’est bien « la plus solitaire des transats » ! Authentique compétition nautique, d’une grande exigence sur les plans sportif, technique et tactique, la Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 est une course à la fois hors-norme et à dimension éminemment humaine.

• Transat de l’aventure, elle est aussi la Transat de l’ouverture, puisque, dans son sillage, se sont noués des rapports d’amitié et de coopération entre le Département de la Charente-Maritime et l’Etat de Bahia. Cette coopération décentralisée revêt plusieurs aspects, notamment dans le domaine du nautisme. La CharenteMaritime dispose d’atouts indéniables pour contribuer au développement de cette filière à Salvador de Bahia. Des échanges culturels et universitaires se poursuivent également depuis plusieurs années ; des étudiants et des enseignants de l’Université de La Rochelle sont reçus régulièrement à l’Université d’Ilhéus, dans l’Etat de Bahia, et réciproquement.

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Animations : le Département dans la course Le Conseil général est le principal partenaire de Grand Pavois Organisation. Les autres partenaires institutionnels sont l’Etat de Bahia, Turismo de Portugal et la Ville de Funchal. • Le PC Course de La CharenteMaritime/Bahia Transat 6,50 est une nouvelle fois installé à la Maison de la Charente-Maritime. Jusqu’au 19 octobre, il est possible de venir y suivre la course en direct. • Le Département est également partenaire de l’opération Label Bleue, destinée à sensibiliser les enfants à la nécessité de protéger notre environnement. Le thème retenu cette année est celui des énergies renouvelables. Des scolaires de la Charente-Maritime, de Madère et de Bahia, ont réalisé des dessins d ‘1 m2 de surface sur ce thème.

Ces dessins sont collés dans la grand voile des marins de la Transat. Leur reproduction a été exposée au stand du Conseil général pendant toute la durée du village de la course, du 9 au 13 septembre. Vous pouvez aussi les découvrir sur le site du Conseil général : www.charente-maritime.fr • Ce site permet aussi d’accéder au grand jeu gratuit www.virtualregatta.com auquel le Département est associé. Ce jeu ouvert à tous permet à des milliers de skippers de participer à une transat virtuelle, avec un bateau dont ils choisissent le nom et les couleurs, mais aussi le cap à suivre, la voilure, en fonction des conditions météo et notamment des vents. La régate virtuelle emprunte exactement le même parcours que La Charente-Maritime/Bahia Transat

6,50. Et si vous avez raté le départ, il est encore possible de vous inscrire. Vous ne ferez pas 4 200 milles mais vous serez placé au sein de la flotte et vous pourrez partager les émotions de tous les concurrents jusqu’à Salvador de Bahia.

Culture en milieu rural

Un festival haut en couleurs

Dynamiser la lecture publique Le Département a décidé de confier à un cabinet spécialisé l’étude d’un schéma départemental de dynamisation de la lecture publique. Actuellement, la Bibliothèque départementale de prêt (BDP) remplit une mission de distribution des livres en milieu rural. Des dépôts ont ainsi été institués dans 356 communes. D’autre part, la BDP soutient techniquement et financièrement les communes et structures intercommunales de moins de 10  000 habitants qui créent ou moderni-

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umainement, cette transat est idéale pour ceux qui rêvent d’une belle et grande aventure. Elle sert toujours de révélateur à ceux qui visent plus haut », estime Michel Desjoyeaux, qui l’a disputée en 1991. « C’est elle qui m’a donné le goût du large. Je n’oublierai jamais », affirme Ellen Mac Arthur. Et il serait facile de multiplier les témoignages de skippers célèbres (Laurent et Yvan Bourgnon, Isabelle Autissier, Yves Parlier, Yannick Bestaven…) qui ont couru la Transat 6,50. Ils sont unanimes : c’est une épreuve de vérité. • La 17e édition ne devrait pas faire exception à la règle, avec une première étape jusqu’à Funchal (île de Madère

Sites en Scène

sent des bibliothèques publiques. De nombreuses communes se sont ainsi dotées, souvent grâce à l’aide départementale, de véritables bibliothèques auxquelles la BDP apporte des compléments de documents (livres, CD, DVD). Mais les besoins ont évolué. Déjà, le catalogue de la BDP est en cours de mise en ligne, via le site du Conseil général. Cette opération devrait être terminée courant 2010. C’est pour tenir compte de ces évolutions qu’un Schéma départemental va être mis en œuvre.

Sites en Scène à Esnandes.

À l’heure des premiers bilans, il est possible d’avancer que la 16e édition de Sites en Scène, qui s’est multipliée sur 17 sites différents, a connu un beau succès, que n’ont pas entamé les caprices (notamment fin juillet - début août) de la météo. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont assisté aux spectacles programmés depuis fin juin (Châtelaillon-Plage) jusqu’à mi-août (église d’Esnandes) en passant par les châteaux de la Roche Courbon, à SaintPorchaire, et de Montguyon, la Corderie royale de Rochefort, le château et le centre de Jonzac, le château et l’église de Surgères, les grandes plages de Royan et de SaintGeorges-de-Didonne, le donjon de Pons, l’abbaye royale de Saint-Jean d’Angély et l’abbaye de Fontdouce à Saint-Bris-des-

Bois, les citadelles de Brouage et du Château d’Oléron, le port de La Flotte-en-Ré et le cœur de la ville de Saintes, et en attendant Voiles de nuit qui, le 26 septembre, devait apporter une touche finale à l’édition 2009 à La Rochelle. La qualité et la diversité de ces spectacles et animations (musiques, théâtre, arts de la rue, son et lumière…), dont une partie sont gratuits, font de ce festival, unique en France, la première manifestation de la saison estivale en Charente-Maritime. Le Département participe à leur financement et coordonne le festival, qui contribue à la valorisation du patrimoine charentaismaritime.

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La Charente-Maritime/Bahia : la Transat à dimension humaine

Authentique épreuve sportive, la Transat 6,50 est synonyme d’aventure et d’évasion, mais aussi d’amitié et de coopération.

En bateaux de série, toujours en 2007, Hervé Piveteau a réalisé 26 jours 4 h 31’17”. Entre la Charente-Maritime et Funchal, les plus rapides ont été Isabelle Joschke (prototypes) en 5 jours, 15 h 33’ 30” et Stéphane Le Diraison (série) avec 6 jours 10 h 18’ 08”. Et entre Funchal et Salvador de Bahia, les records appartiennent à Yves le Blévec (17 jours 6 h 36’ 02”) et Hervé Piveteau (19 jours 14 h 39’).

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Le Département a ainsi décidé de confirmer son engagement dans la mise en œuvre d’un programme d’interventions pour lutter contre les inondations, et de solliciter de l’État la poursuite du Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI). L’amélioration de la prévention des crues et la réduction de leur intensité passent d’abord par la suppression du bouchon vaseux qui s’est formé entre Port d’Envaux et Saint-Savinien. Cette suppression devrait aboutir à un gain de 15 cm de hauteur de crues à Saintes. Une amélioration a déjà été obtenue à la suite des opérations de curage entreprises par le rotodévaseur départemental et de la remise en état du clapet de Saint-Savinien. Pour « faire sauter » ce bouchon, c’est la solution du dragage avec dépôt à terre, permettant une valorisation agricole des sédiments par épandage sur des terres cultivées, qui a été retenue. Elle devrait permettre l’enlèvement de 250 à 300 000 m3 par an, soit une remise en état sur une période prévisionnelle de 6 ans et pour un coût global estimé à 30 M€. La maîtrise d’ouvrage de ces travaux sera confiée à l’Institution interdépartementale du fleuve Charente et de ses affluents.

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Fonds départemental d’aide à l’immobilier d’entreprise

ÉCONOMIE

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ZOOM

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Une activité soutenue

« Nous avions besoin d’un outil performant pour nous permettre de gagner des parts de marché dans un secteur très concurrentiel », explique Philippe Mercier, le directeur du site. Saint Sat’Primeurs envisage ainsi une progression substantielle de son chiffre d’affaires sur les trois années à venir, ainsi qu’une augmentation de ses effectifs, qui pourraient passer de 18 à 24 salariés (saisonniers non compris).

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L’opération réalisée sur la zone de Périgny représente un investissement de l’ordre de 1,4 M€ (HT). Par l’intermédiaire du Fonds départemental d’aide à l’immobilier d’entreprise (FDAIDE), le Département a financé cet investissement à hauteur de 330 000 €.

Au Salon du Bourget, comme au Sunny Side of the Doc, le Département a accueilli sur son stand les entreprises des filières concernées : l’aéronautique et l’audiovisuelle. Une stratégie efficace. a participation à des salons professionnels fait partie des stratégies de promotion des filières économiques. Être présent à ces grands rendez-vous est indispensable, et sans doute davantage encore quand l’activité générale est ralentie. • Le Conseil général honore ces rendezvous, en associant des entreprises représentant les filières concernées. Indépendamment des deux grandes dates du monde du nautisme que sont le Grand Pavois de La Rochelle (qui vient de se tenir du 23 au 28 septembre) et le Salon nautique de Paris (du 5 au 13 décembre 2009), la Charente-Maritime est notamment représentée :

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n octobre 2008, le groupe MAG, basé à Ingré, dans la banlieue d’Orléans, rachète la société rochelaise Saint Sat’Primeurs, qui était installée sur le marché de gros. En même temps, il fait l’acquisition d’un bâtiment situé dans la zone industrielle de Périgny, à côté de Métro, sur un terrain d’une superficie de 7 000 m2.

« Gagner des parts de marché »

Le Fonds départemental d’aide à l’immobilier d’entreprise (FDAIDE) permet au Département de favoriser deux catégories d’investissement en participant au financement de : • L ‘acquisition et/ou l’aménagement de terrains permettant la création ou l’extension de zones d’activités ; • L’acquisition, la construction, l’extension et/ou le réaménagement de bâtiments ou de locaux destinés à être vendus ou loués à des entreprises industrielles ou artisanales. Plus récemment, le champ d’intervention du FDAIDE a été élargi à deux niveaux : • Le soutien aux investissements immobiliers des entreprises de production agricole industrielle ; • La prise en compte du coût du génie civil de desserte optique interne aux zones d’activités. Les subventions du Conseil général sont attribuées au maître d’ouvrage : commune, structure intercommunale, chambre consulaire, société d’économie mixte d’aménagement, société de crédit-bail immobilier. L’aide représente entre 17 et 33 % du montant subventionnable de l’opération.

Philippe Mercier, directeur du site.

bâtiments affectés à une entreprise, on peut citer Métal Chrome à Rochefort, JCD Agencement à Marans, Atlantic Refit Center à La Rochelle-Pallice, Fountaine-Pajot à Aigrefeuille, et la tonnellerie Baron aux Gonds (photo ci-contre). L’ensemble des opérations retenues représente un investissement total supérieur à 11  M€. La contribution du Département s’élève, globalement, à près de 2,2 M€. Pour l’année 2009, une enveloppe budgétaire de 6 M€ a été votée, dont 0,5  M€ pour le nouveau dispositif d’aide aux investissements immobiliers des entreprises de production agricole industrielle. Au cours du premier semestre, 16 opérations ont été retenues (dont 7 concernant des zones d’activités), représentant un montant total d’aides de 3,17 M€.

Rendezvous Le Salon de l’entreprise Le Département soutient et participe au Salon de l’entreprise, dont la 10e édition se tiendra à l’Espace Encan de La Rochelle les mercredi 14 et jeudi 15 octobre. Ce Salon est l’un des grands rendezvous des décideurs économiques. Il propose 4 espaces professionnels : financement ; juridique, fiscal et social ; réseaux et territoires ; services aux entreprises ; ainsi que des rencontres, des conférencesdébats… Le Conseil général y fait connaître les moyens qu’il met en œuvre pour aider les créateurs et repreneurs d’entreprises (incubateur départemental et Charente-Maritime Initiatives notamment). Renseignements au 05 46 28 97 70.

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Le Conseil général a financé d’importants travaux de réaménagement permettant à la société Saint Sat’Primeurs de disposer d’un « outil performant ».

principal, maintenu à une température de 6-7°C, est complété par des chambres frigorifiques plus spécialisées : chambre de réserve, « espace marée » (à 0-1°C), entrepôt pour les produits de 4e et 5° gammes (à 0-4°C)…

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L’activité principale de Saint Sat’Primeurs est la distribution de fruits et légumes frais et de produits de la mer frais. L’entreprise livre ses clients avec son propre parc de véhicules frigorifiques. Cette clientèle, qui vient aussi parfois s’approvisionner sur place, est constituée de professionnels (restaurateurs, charcutiers-traiteurs, épiciers) et d’institutionnels (hôpitaux, maisons de retraite, établissements scolaires, administrations…). Les besoins spécifiques de cette activité ont nécessité d’importants travaux de réaménagement des locaux. Ces travaux ont été réalisés par la SEMDAS (Société d’économie mixte pour le développement de l’Aunis et de la Saintonge). L’ancien bâtiment a été transformé en entrepôts sur près de 1 800 m2 (les bureaux occupant 340  m2 sur deux niveaux). L’entrepôt

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Des aménagements fructueux

Au cours de l’année 2008, l’activité du FDAIDE a été soutenue, notamment du fait des investissements des collectivités consacrés à leurs zones d’activités économiques. Sur les 18 dossiers qui ont été retenus, 11 sont en effet relatifs à des zones d’activités. Figurent dans ces projets ceux concernant les créations ou extensions de zones communales à Loix et à Loulay, de zones communautaires à Surgères et à Saint-Georges-duBois, ainsi que des réserves foncières communautaires à Blanzac-lès-Matha, Le Gua, Marennes et Saint-Mard. Parmi les dossiers relatifs à des acquisitions, constructions ou extensions de

Les filières font salon

Stimuler l’investissement

- au JEC Composites Show, le Salon leader mondial des solutions composites, dont la dernière édition s’est tenue Porte de Versailles les 24, 25 et 26 mars 2009 ; - aux Journées Aliments & Santé, dont la 8e édition aura lieu à La Rochelle les 16 et 17 juin 2010. Rendez-vous international des professionnels de la nutrition-santé (800 participants en 2008), elles ont été créées par le CRITT agroalimentaire Poitou-Charentes, basé à La Rochelle. Dans la deuxième quinzaine de juin 2009, la Charente-Maritime a participé à deux autres grands salons d’envergure internationale. • Le Salon international de l’aéronautique et de l’espace (2 000 exposants et

360 000 visiteurs, dont 140 000 visiteurs professionnels) s’est tenu au Bourget du 15 au 21 juin. Le pavillon de la Charente-Maritime, déployé sur 330 m2, y accueillait 22 entreprises de la filière aéronautique départementale. Le Département contribue ainsi à mettre en valeur la densité et la diversité de cette filière, ainsi que l’aptitude à l’innovation d’entreprises dont l’avenir ne peut passer que par la synergie pour espérer décrocher les marchés aéronautiques du futur. • La 20e édition du Sunny Side of the Doc, a eu lieu à La Rochelle du 23 au 26 juin. Elle a réuni plus de 1  800 participants, soit une progression de 6,4  % par rapport à 2008, 443 sociétés exposantes représentant 45 pays… À la fois partenaire et acteur, le Département a invité sur son stand une vingtaine de sociétés ou d’associations représentant la filière audiovisuelle départementale. Cette immersion dans la seule manifestation internationale consacrée au marché documentaire, regroupant près de 300 décideurs et acheteurs internationaux de 110 chaînes de télévision, est régulièrement bénéfique. Deux tendances illustrent parfaitement l’attractivité croissante de la CharenteMaritime dans ce domaine. D’une part, de nombreuses sociétés ont choisi de s’y implanter. D’autre part, notre département est de plus en plus retenu comme lieu de tournages.

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charente-maritime.fr


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Enseignement supérieur

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Enseignement primaire

enseignement

Reconnaissances

Écoles : une aide massive du Conseil général

EIGSI, formule gagnante !

L’enveloppe budgétaire consacrée par le Département à l’aide aux communes pour les travaux relatifs à leurs locaux scolaires atteint cette année 6,8 Me. Un soutien supplémentaire à l’investissement.

L’EIGSI fait partie des écoles d’ingénieurs reconnues au niveau national. • Elle vient ainsi d’entrer dans le classement établi par le magazine « L’Expansion » (n° 740, avril 2009) sur la base des salaires à la sortie des écoles et 3 ans après cette sortie. Un classement prestigieux dont le trio de tête se compose de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées, de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Centrale de Paris. • Par ailleurs, le mensuel « L’Etudiant » (n° 321-322, juillet 2009) a établi un classement, tous critères confondus, des écoles françaises d’ingénieurs après bac. L’EIGSI figure en 25e position sur 67 écoles classées. • Enfin, le groupe L’Etudiant-L’Express a attribué à l’EIGSI le Trophée 2008 du projet le plus innovant (en catégorie « international ») pour récompenser l’implantation de l’EIGSICA à Casablanca, contribuant ainsi à « l’exportation du modèle français d’une école d’ingénieurs ».

Bientôt 20 ans ! C’est en 1990 que l’EIGSI s’est installée dans ses locaux rochelais. Des locaux construits sur un terrain acheté par le Conseil général au cœur du futur pôle universitaire. Le Département a également financé une partie des travaux. L’EIGSI est l’héritière de l’école d’ingénieurs Violet, créée en 1902 à Paris. Lorsque le bail de Violet est arrivé à échéance, en 1987, l’association des anciens élèves a décidé de se lancer dans un projet d’école d’ingénieurs généralistes et a cherché une localisation. C’est alors que le Conseil général est intervenu pour proposer la solution charentaise-maritime. Le Département subventionne régulièrement l’EIGSI, pour contribuer au budget de fonctionnement, et surtout pour lui permettre de maintenir le haut niveau des équipements et de la recherche. Il finance aussi des bourses pour les étudiants.

D’octobre à avril, nous sommes le plus souvent en Asie (Chine, Malaisie) au Moyen-Orient (Qatar, Bahrein, Dubaï), ainsi qu’en Nouvelle-Zélande ou au Mexique. Vous parliez de « deux aspects ». Quel est le second ? Je suis également responsable de « l’image » de l’équipe Dams. Je m’occupe donc du marketing, des sponsors et des relations presse. Vous êtes une ancienne élève de l’Ecole d’ingénieurs en génie des systèmes industriels (EIGSI) de La Rochelle, dont vous êtes sortie major de votre promotion il y a 2 ans. Fille de garagiste, j’ai été très jeune une passionnée de la compétition automobile, fan d’Ayrton Senna. C’est pour cela que j’ai passé un Bac S, option « sciences de l’ingénieur » au lycée André Theuriet, à Civray. Et j’ai passé le concours d’entrée à l’EIGSI. Pourquoi l’EIGSI ? Pour moi, c’était le meilleur parcours pour réaliser mon projet. Parce que je savais que l’EIGSI ne se limite pas à un enseignement technique. Il y a une dimension généraliste dont j’avais aussi besoin.

Le bagage technique est indispensable, bien sûr, mais nous avons aussi des cours de droit, de marketing, de communication. De plus, il y a un bon suivi des élèves, et de nombreuses offres de stages. Quels stages avez-vous suivis ? Deux stages différents : l’un, plus technique, chez SG Formula Renault ; l’autre chez l’équipementier Valéo, où j’ai piloté un projet d’optimisation de gestion des flux. C’est en sortant de ce stage que vous avez démarré chez Dams. Le manager général dit avoir été « séduit par votre parcours original ». Je crois qu’il y avait une orientation bien définie depuis de nombreuses années, ainsi que mes choix de filière. Sans l’EIGSI, je n’aurais pas eu ce poste. Il y a eu une « plus-value » généraliste. Ils sont habitués à embaucher des femmes ? Je ne pense pas que ce fut un handicap. Malgré cela, je pense être la seule actuellement à ce niveau de fonction dans cette branche.

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COLLÈGES

Un dico rajeuni pour les 6e Le Département offre un « dictionnaire de poche » à tous les enfants de la Charente-Maritime entrant en classe de 6e, soit près de 7 000 jeunes collégiens. Pour la rentrée 2009, l’édition a été mise à jour et propose une présentation rajeunie de la Charente-Maritime et du Conseil général, et notamment de ses actions en faveur des équipements des collèges, de l’internet haut débit, des transports scolaires, ainsi que les pôlesnature, le Paléosite, la Cité de l’huître… « À l’ère du numérique, un dictionnaire reste un auxiliaire de travail très précieux, écrit Dominique Bussereau, le président du Conseil général… Il aide à améliorer l’expression écrite, qui est l’une des clés de la réussite scolaire et professionnelle ». En dotant chaque collégien de ce « complice fidèle de leurs études », le Département entend ainsi « contribuer à donner à chacun des chances égales ».

• À Andilly, une 3e classe vient d’être construite à l’école primaire du village de Sérigny, dont les effectifs sont en hausse. La subvention départementale s’élève à 63  245  € pour une dépense subventionnable de 170 932 €. • À Montpellier-de-Médillan, c’est un important projet de restructuration et d’extension de l’école maternelle qui a été financé : redistribution de l’espace, mises aux normes, accessibilité aux handicapés… ainsi que construction d’un nouveau réfectoire (dont la capacité d’accueil est doublée) et d’une 3e salle. • La Commune de Crazannes a adopté un programme de restructuration et d’extension de son école. Une classe supplémentaire a été construite, le restaurant scolaire a été agrandi et l’ensemble a été réaménagé. L’aide départementale représente 38  % d’une dépense proche de 650 000 €. • À Vibrac, le Département participe au financement de la réhabilitation de l’école (1 classe maternelle, sanitaires, dortoir…) et de la construction d’un réfectoire pour 30 rationnaires.

(1) entretien en date du 21 juillet 2009.

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circuits plus d’une vingtaine de weekends par an. Plus précisément ? Dams participe à plusieurs championnats dont les championnats GP2 Europe et Asie, le championnat A1GP et le championnat européen Formule BMW. Au printemps et en été, nous sommes sur les circuits européens, en « lever de rideau » de la Formule 1. Je rentre ainsi du Nürburgring (1), je serai à Budapest les 25-26 juillet, à Valence puis à Spa fin août, à Monza et au Portugal en septembre.

e soutien important du Département aux communes pour le financement de travaux relatifs à leurs locaux scolaires du 1er degré est l’un des aspects importants de l’aide à l’investissement. Le Conseil général subventionne ces programmes à un taux médian de 3940  %. Cette politique, qui s’appuie sur une compétence non obligatoire du Département, est bien souvent déterminante pour permettre aux communes, notamment de petite taille, de réaliser leurs projets dans ce domaine très important des locaux scolaires. En 2009, le Conseil général a approuvé 43 programmes de « constructions » et 168 programmes de « grosses réparations », chiffres en nette hausse par rapport à 2008, et représentant une enveloppe budgétaire globale de plus de 6,8 M€. Parmi les chantiers achevés ou en passe de l’être pour la rentrée scolaire figurent ceux d’Andilly 1 , Montpellierde-Médillan 2 , Crazannes 3 et Vibrac (photo ci-dessus).

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Vous êtes « team coordinator » de l’écurie automobile Dams (Driot Associés Motor Sport), basée dans la banlieue du Mans. En quoi consiste votre fonction ? Claire Magnant : Il y a deux aspects principaux. Tout d’abord, je gère toute la coordination des équipes (pilotes, ingénieurs, mécaniciens, matériels…). Je veille donc en particulier au bon déroulement des déplacements, que j’organise aux niveaux logistique et budgétaire. Or nous sommes sur les

... étudiante dans les couloirs de l’EIGSI.

L’école de Vibrac.

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Team coordinator, sur les circuits...

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« C’était le meilleur parcours pour réaliser mon projet »

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Remise du trophée 2008 à Sylvain Orsat, directeur de l’EIGSI (à droite sur la photo).

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Claire Magnant est sortie major de sa promotion à l’Ecole d’ingénieurs en génie des systèmes industriels. Elle est aujourd’hui team coordinator d’une écurie automobile. « Sans l’EIGSI je n’aurais pas eu ce poste » nous a-t-elle déclaré.


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SPORT e & cultur

Kamel a du punch !

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Laetitia Denis, médaille de bronze au 400 m haies des championnats de France ; Kamel Maachou, vainqueur du tournoi de France professionnel.

ZOOM

Politique sportive : 4,3 M€ pour 2009 Le budget consacré à la politique sportive départementale a augmenté en 2009. C’est un total de 4,3 M€ qui a été voté à l’occasion de la session budgétaire de février. Les dépenses de fonctionnement (aides aux clubs, au sport scolaire, aux comités départementaux, au sport de haut niveau, aux manifestations sportives…) s’élèvent à 1,9 M€. C’est la section d’investissement qui progresse le plus : 2,4 M€ seront consacrés aux équipements sportifs et socio-déducatifs.

e palmarès de Laetitia Denis est déjà très fourni. Toujours détentrice du record de France (minimes) de l’heptathlon, elle a été notamment championne de France cadettes sur 320 m haies, juniors sur 100 m haies, espoirs sur 60 m haies (en salle), 6e des championnats du monde cadettes de l’heptathlon à Marrakech (2005), vicechampionne d’Europe juniors sur 100 m haies en 2007 à Hengelo (Pays-Bas)... Sa saison 2009 sur piste est ponctuée par une 7e place aux Universiades de Belgrade (sur 100 m haies), une demi-finale aux championnats d’Europe espoirs (sur 400 m haies) et surtout par une magnifique médaille de bronze obtenue aux championnats de France (Elite), fin juillet, à Angers, sur 400 m haies. Avec un temps de ,, 57 40, elle est devenue la 23e performeuse française de tous les temps. « En attendant mieux, », commente-t-elle. D’origine camerounaise, Laetitia Denis habite à Châtelaillon. À l’école primaire, elle dispute un cross pour s’amuser. Et le gagne. Jacques Gigon, le président du Club Athlétique de Châtelaillon (CAC) la repère. Elle signe sa première licence. « On s’amuse, ça me plaît », se souvient-elle. Elle refuse de choisir, d’où sa prédilection pour les épreuves combinées, mais la spécialisation sur les haies commence à se dessiner. Reste à choisir entre les haies hautes (100 mètres) et les haies basses (400 mètres). Jusqu’à Angers, Laetitia, qui avoue « adorer la vitesse », semblait reporter l’heure de ce choix. Depuis, elle semble admettre que c’est sur 400 qu’elle a « la meilleure marge de progression ». « Le 400 lui convient », déclare Gérard Lacroix, Conseiller technique régional

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d’athlétisme, responsable du « pôle espoirs » de Poitiers, qui suit Laetitia depuis plusieurs années et la pilote avec « une prudence de sioux » selon le mot de JeanJacques Behm, la « Bible » du 400 m haies.

« Le Département nous a bien aidés » C’est la raison pour laquelle la bourse allouée par le Conseil général aux sportifs de haut niveau lui a été très bénéfique afin de contribuer en son temps à l’achat d’équipements et au financement de déplacements. « Le Département nous a bien aidés à continuer à l’entraîner à Rochefort », affirme René Claverie, aujourd’hui président du SAR-boxe. Après sa victoire au Tournoi de France professionnel, Kamel Maachou, qui n’a encore que 8 combats professionnels à son actif (7 victoires, 1 nul), va chercher d’autres combats de préparation pour briguer en 2010 le titre national dans sa catégorie (super-légers, moins de 63,5 kg), ce qui lui ouvrirait des perspectives européennes. Selon Bob Chaddi, ces objectifs sont parfaitement réalistes. Il reste à les atteindre…

L’édition 2009 des Escales documentaires aura lieu du 9 au 15 novembre au Carré Amelot, à La Rochelle. La tête d’affiche en sera incontestablement le réalisateur italien Vittorio De Seta. Ce cinéaste est notamment l’auteur d’une série de 10 courts-métrages documentaires (dont « Le temps des espadons », « Pâques en Sicile ») mettant en scène pêcheurs,

bergers, paysans et ouvriers de l’Italie du sud, de la Sardaigne et de la Sicile, dont il est originaire. Il n’y a pas de commentaire ; l’accompagnement vient des bruits du travail et des chants populaires. Après avoir réalisé plusieurs longs métrages (« Bandits à Orgosol », « L’Invitée »…) et travaillé pour la télévision, il a retrouvé sa veine documentaire, en 1993, avec « In Calabria » et en 2006, une fiction, « Lettre du Sahara ». Les Escales documentaires braqueront également leurs projecteurs sur le nouveau documentaire italien, et sur le cinéma documentaire roumain, peu connu du grand public. Un échantillon très riche de ce cinéma roumain est programmé. Des sélections de films à caractère expérimental, de documentaires pour la jeunesse, d’autres documentaires sur la nature, une nuit du Doc musical… seront également proposées au public. Festival international du documentaire de création, les Escales honoreront les meilleurs films de leur sélection 2009. Le Conseil général, partenaire de cette manifestation depuis sa création en 2001, parraine le Prix des Escales. Renseignements au 05 46 42 34 16 et sur www.escalesdocumentaires.net

Aventures sur grand écran

Fidèle au CA Châtelaillon « Elle a à la fois beaucoup d’élasticité et de force explosive. Mais elle est aussi tenace et n’a pas peur de la souffrance », poursuit-il. Laetitia va donc encore et encore travailler avec un objectif qui se précise : les J.O. de Londres, en 2012. À 21 ans, elle peut raisonnablement y penser.

En attendant, elle poursuit ses études universitaires pour obtenir une licence Activités physiques adaptées, et devenir éducatrice spécialisée pour enfants sourdsmuets. Et elle reste fidèle au CAC. « C’est mon premier club. Le Conseil général m’aide beaucoup en participant au financement de mon équipement, de mes déplacements à Poitiers… ». Gérard Lacroix approuve  : «Grâce à l’aide départementale, les athlètes peuvent être maintenus sur place. C’est aussi une belle reconnaissance vis-àvis du club formateur ».

Depuis, il exerce le métier de technicien préparateur, d’abord à la SOGERMA, puis chez UGV Concept, l’un des sous-traitants de la grande entreprise rochefortaise. Son statut de « professionnel » de la boxe n’est donc pas synonyme de salaire. Les seuls revenus issus de son sport proviennent d’éventuelles primes de match.

La renommée du Festival du film d’aventure augmente d’année en année. L’année dernière, ce sont près de 9 000 entrées qui ont été enregistrées par Latitude sport organisation, l’association organisatrice. La 6e édition, qui a lieu à l’Espace Encan de La Rochelle les 19, 20 et 21 novembre (juste après les Escales documentaires), devrait confirmer cette tendance. Il suffit de prendre connaissance de quelques films retenus pour la programmation pour s’en convaincre. Le public du festival - fera donc « Paris-Jérusalem à pied », avec Mathilde et Edouard Cortes ; - ira dans les Alpes « Au-delà des cimes » avec Rémy Tézier (et notamment Bernard Giraudeau) ; - découvrira « Baffin, l’île aux enfants » grâce à Sam Beaugey ; - traversera la Géorgie du sud, au large des Falkland, au « nord » de l’Antarctique, avec Lionel Daudet et Isabelle Autissier , co-auteurs de « Georgia Sat » ; - entrera dans « Le monde de Gaston » (Rebuffat) avec Gilles Chappaz ;

© Symaps

© DR

Plus de 20 autres disciplines sont représentées. C’est le cas notamment de l’athlétisme et de la boxe, dont deux représentants se sont illustrés en 2009 :

Laetitia en piste pour Londres

© M. Chaigneau

Le nombre de ces sportifs ainsi récompensés a augmenté au cours des dernières années pour se stabiliser autour de la centaine. Le sport le plus représenté est, de très loin, la voile (environ 40 %), qui truste depuis longtemps les titres et les honneurs à l’échelon national, mais aussi aux niveaux européen et mondial.

© M. Chaigneau

Des bourses individuelles sont attribuées aux sportifs du département ayant accédé à un podium (national ou international) en 1ère catégorie dans leur discipline et/ou figurant sur les listes nationales de sport de haut niveau.

© L. Vollard

Chaque année, le Conseil général aide les sportifs de haut niveau de la Charente-Maritime. En ce qui concerne les sports collectifs (rugby, football, handball, basket-ball, water-polo…) ainsi que pour les sports individuels pratiqués en équipes de clubs (tennis, boule lyonnaise, bowling…), l’aide départementale est attribuée aux clubs.

Vittorio De Seta fait « Escale » en Charente-Maritime

© S. Ragel

e 30 mai dernier, sur le ring aménagé au complexe du Poloygone, à Rochefort, Kamel Maachou a remporté la finale du Tournoi de France professionnel de boxe. Cette victoire marque une étape supplémentaire dans la carrière du jeune boxeur charentais-maritime, licencié au Sport Athlétique Rochefortais (SAR), où il a mis ses premiers gants à l’âge de 8 ans, dans le cadre de l’école de boxe éducative. « Il ne semblait pas prédisposé à la boxe », se souvient son entraîneur de toujours, Bob Chaddi. « Il était timide, il perdait souvent. Mais l’assurance est venue progressivement. Il faut dire que c’est un gros travailleur, et il ne lâche pas ». Le cadet Kamel enchaîne les victoires. En 2001 (il a 16 ans), il est vice-champion de France. Deux ans plus tard, il est champion de France junior. Entre temps, il a disputé les championnats du monde à Cuba. En 2005, il est demi-finaliste du championnat de France seniors. Mais 2005 est aussi l’année de son Bac STI (Génie mécanique), obtenu au lycée Marcel Dassault. Kamel opte pour une formation en BTS Conception de produits industriels, au lycée Bernard Palissy à Saintes. En 2007, il sort major de sa promotion.

Portraits de champions

© DR

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Culture

- parcourra 8 000 kilomètres de « Marche pour la paix », aux côtés de Philippe Jacq… Que d’aventures... sur grand écran ! www.

charente-maritime.fr


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Expression des groupes politiques

TRIBUNE

En avant la Charente-Maritime Entretiens avec les élus de la majorité départementale La « e-valise » : une idée qui doit faire son chemin L’

éradication de la désertification médicale est un enjeu sociétal capital.

Une ébauche de réponse, via les maisons de Santé, est apparue récemment mais n’est sans doute pas suffisante.

Jean-Yves Martin Conseiller général du canton de Saint-Jean d’Angély Autres membres du groupe PRG : Pascal Ferchaud (Saujon), Marylise Fleuret-Pagnoux (La Rochelle 3), Gilles Gautronneau (La Rochelle 1), Denis Petit (Courçon), Jack Proust (La Rochelle 5), Michel Rogeon (La Rochelle 8). www.prg17.com

Une expérience a été réalisée dans un département. En effet celui-ci a doté les médecins isolés d’une « e-valise ». Celle-ci est équipée entre autres d’un ordinateur portable et d’une webcam. Grâce à la connexion Internet, que notre Département serait en passe de généraliser, cet outil permet aux professionnels de Santé de rentrer en contact avec un médecin spécialiste du centre hospitalier le plus proche. Ainsi, ce système permet de rompre l’isolement des médecins ruraux et d’offrir aux habitants la même qualité de soins qu’ils soient ruraux ou citadins.

L’autre intérêt d’une caméra vidéo : filmer, par exemple, l’évolution d’une plaie et adapter un traitement adéquat avec son référant dermatologue en direct. Il existe en réalité une multitude d’exemples utiles. Citons simplement la mise en réseau informatique et donc rapide de tous les acteurs autour de la personne âgée ou handicapée.

vestissement des Conseillers Généraux dans cet outil fiable et intelligent. Il est à noter que cette expérience datant de 2006 entrait dans le pôle d’Excellence Rural, ainsi les dotations des diverses collectivités ont pu être collectées. La « e-valise  » est vraiment une idée à creuser.

Jean-Yves Martin

Ainsi un travail de prévention, donc d’économie de santé, serait effectif. Peut-être pourrait-on commencer à juguler un déficit qui aujourd’hui semble inexorable. Cette « e-valise » subventionnée à 70 % par les Collectivités Territoriales est une idée efficiente et rationnelle pour répondre à l’isolement médical rural de plus en plus fréquent. Son rôle social de premier plan justifie pleinement l’in-

Contre la privatisation de la Poste a crise économique a conduit le monde entier à vanter, après l’avoir longtemps fustigée, la notion française de service public. Même nos gouvernants qui étaient, il n’y a pas si longtemps, les chantres du libéralisme, semblent avoir réalisé une volte-face historique.

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André Bonnin Conseiller général du canton de Rochefort Nord Autres conseillers généraux du groupe socialiste et apparentés : David Baudon (La Jarrie), Jacques Boucher (Rochefort Sud), Sylvain Brouard (Burie), Christian Brunier (Aigrefeuille), Jack Dillenbourg (la Rochelle 9), Christophe Dourthe (Saintes Nord), Bernard Ferrier (Verts, Marans), Jean-Pierre Guillon (Tonnay-Charente), Michel Lachaize (Archiac), Bernard Lalande (Montendre), Denis Leroy (La Rochelle 6), Jean-Pierre Mandroux (La Rochelle 7), Marc Parnaudeau (La Rochelle 2), Isabelle Pichard-Chauché (Saintes Ouest), Jean-Yves Quéré (Saintes Est).

Concernant la Poste, on aurait pu croire à un coup d’arrêt du processus devant les actions et protestations des salariés. Le rapport de la commission sur son avenir, déposé depuis une année, semblait enterré. Malheureusement il n’en est rien, puisque le projet de loi a été présenté en Conseil des Ministres le 29 juillet dernier et qu’il est soumis dès la rentrée à l’Assemblée Nationale suivant la procédure d’urgence. Cette procédure, en plein été, ressemble fort à un mauvais coup, interdisant toute réelle consultation des syndicats, des usagers, et de l’Autorité régulatrice des communications électroniques et

des postes. Visiblement, on cherche à empêcher un débat public, après avoir fait semblant de renoncer au projet le temps de la campagne des élections européennes.

Il n’y a rien à attendre de bon de la réforme des Hôpitaux Publics sous ce même impératif exclusif de rentabilité, et je ne parle pas des effets désastreux de la réforme de la carte judiciaire !

Après la lente dégradation de ce service essentiel, dégradation dont nous subissons les effets au quotidien, il y a tout lieu de craindre que le seul impératif de rentabilité se substitue à la nécessité de maintenir un service public universel, assurant à tous l’égalité d’accès et de traitement sur le territoire national.

Il ne faut pas croire que la CharenteMaritime sera épargnée. Elle subira elle aussi les conséquences de décisions qui nous engagent, prises au détriment des usagers qui n’ont, nous le constatons, aucun droit à la parole.

Comment ne pas être inquiet lorsque l’on invoque 17 000 « points de contact » se substituant aux bureaux postaux sans en offrir les services ? Le texte n’apporte non plus aucune garantie sur la présence pérenne de l’État dans le capital, les actions pouvant être détenues par des groupes privés tels que la Société Générale, porteuse déjà de 15 % du capital de la Banque Postale. Nous avons pu déplorer les effets néfastes des privatisations déjà accomplies : France Télécom, EDF, GDF…

La Poste, établissement public, appartient à tous nos concitoyens  ; il est indispensable qu’ils puissent s’exprimer sur ce sujet  ; nous soutenons la proposition des organisations syndicales d’organiser un referendum d’initiative populaire, avant toute réforme législative !

André Bonnin

Jacky Quesson

Léon Gendre

Conseiller général du canton de Saint-Genis-de-Saintonge. Vice-président du Conseil général, président de la commission Développement économique.

Conseiller général du canton de Saint-Martin de Ré. Vice-président du Conseil général, notamment chargé de l’Environnement et du Développement durable.

009 restera une année économiquement difficile… Il nous faut aller de l’avant, encore et toujours plus. Dominique Bussereau l’a réaffirmé  : c’est par une politique économique forte que nous poursuivrons le développement de la Charente-Maritime. Et pour soutenir nos entreprises, nous disposons au Conseil général d’un outil exceptionnel et qui ne cesse de faire ses preuves : le FDAIDE. Qu’est-ce que le FDAIDE ? Le Fonds Départemental d’Aide à l’Immobilier d’Entreprise permet au Département d’aider financièrement, notamment des collectivités locales (communes, structures intercommunales) à acquérir des terrains et à les aménager pour créer et développer des zones d’activités, et à réaliser toutes les opérations concernant des bâtiments ou des locaux destinés à être vendus ou loués à des entreprises industrielles ou artisanales. L’aide représente autour de 25 % du montant subventionnable et permet de soutenir chaque année de nombreuses initiatives visant à créer ou à maintenir sur place les emplois. Pouvez-vous nous en donner quelques illustrations ? Sur le 1er semestre 2009, 16 opérations ont été retenues pour un montant total d’aides de 3,17 M€, ce qui représente la moitié de notre enveloppe budgétaire. Les créations et extensions des zones d’activités et les réserves foncières sont les dossiers récurrents : 11 en 2008, notamment à Loix, à Loulay, à Surgères, au Gua, à Saint-Mard et à Marennes. 7 dossiers sont déjà retenus pour 2009. Et les acquisitions, constructions ou extension de bâtiments ne sont pas en reste : Métal Chrome à Rochefort, la Tonnellerie Baron aux Gonds… D’autres dossiers sont en cours à Jonzac, Montendre, Bussac-Forêt, Saint-Genis-de-Saintonge, Montguyon… Je voudrais aussi préciser que 80 zones d’activités à ce jour ont la fibre optique, que le Conseil général est à l’écoute de tous les chefs d’entreprises pour le haut-débit et qu’il mène en ce sens une politique exemplaire pour une activité économique équitablement répartie sur l’ensemble du territoire.

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ans le domaine de la protection des espaces naturels, la Charente-Maritime a fait partie des pionniers. Les premières acquisitions au titre des espaces naturels datent de 1974. Le Conseil général anticipait alors sur les lois de décentralisation de 1982-1983 qui ont donné compétence aux Départements pour mettre en œuvre une politique de protection, de gestion et de valorisation de ces espaces. Les acquisitions sont financées par le produit de la TDENS (Taxe départementale des espaces naturels sensibles) et de l’écotaxe instaurée pour les îles d’Aix et de Ré. La gestion des espaces naturels a été étendue par convention à nos partenaires que sont les collectivités locales, les associations (LPO, chasseurs…) et les agriculteurs. Cette politique est-elle efficace ? Plus de 4500 ha acquis tant par le Conseil général que par le Conservatoire du littoral sont maintenant protégés et valorisés. De plus, nous avons créé des zones de préemption qui couvrent aujourd’hui plus de 15 000 hectares. Ces espaces naturels représentent un capital inestimable sur le plan des paysages, de la biodiversité, mais aussi sur le plan touristique. Cette politique volontariste est accompagnée par des mesures fortes de protection. Le « classement » est l’une d’elles. La loi du 2 mai 1930, qui institue l’inventaire et le classement « des monuments naturels et des sites de caractère historique, artistique, scientifique, légendaire ou pittoresque », afin d’en assurer la protection, a été reprise dans le Code de l’environnement. Le classement est donc réservé aux sites les plus remarquables. La particularité de la Charente-Maritime est de compter déjà 4 sites classés existants (île de Ré, île d’Aix, île Madame, et Port-des-Barques). Les projets de classement de l’île d’Oléron et des marais de Brouage (ancien golfe de Saintonge) qui ont obtenu un avis favorable du Conseil général, vont compléter et conforter cette politique de protection de l’environnement voulue par le Département.

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Jean-Claude Godineau

Stéphane Villain

Conseiller général du canton de Saint-Savinien. Président de la commission des Affaires sanitaires et sociales.

Conseiller général du canton d’Aytré. Vice-président du Conseil général. Président du Comité départemental du tourisme.

e Conseil général vient d’adopter un « Plan d’action pour la remise en état du fleuve Charente ». C’était l’un de mes engagements prioritaires. Le principal problème vient de la formation progressive d’un bouchon vaseux de près de 2 millions de m³ entre Port d’Envaux et Saint-Savinien. Il freine l’évacuation des crues du fleuve et augmente donc la gravité des inondations jusqu’à Saintes. Dominique Bussereau a pris ce dossier à bras le corps et me l’a confié. Nous avons rencontré les autorités ministérielles compétentes, nous avons rencontré Michel Boutant, le président du Conseil général de la Charente, nous avons rencontré les riverains, et le Département a établi un partenariat avec l’Institution interdépartementale du fleuve Charente, dont je suis l’un des vice-présidents. Quelle a été la solution retenue ? Nous avons opté pour le dragage avec rejet à terre. Cette solution est la moins coûteuse, d’autant que le Département va se doter d’une nouvelle drague aspiratrice. Elle aura un impact environnemental minimal, et elle doit permettre aussi une valorisation agricole des sédiments par épandage sur des terres cultivées après décantation dans des casiers qui permettront d’assurer ultérieurement les opérations d’entretien indispensables. Quel est le calendrier ? L’opération, dont le coût global (études comprises) devrait s’élever à 30 M€, doit assurer la remise en état du fleuve sur une période de 6 ans à partir de 2011. Il faut signaler que les opérations de curage auxquelles nous procédons avec le rotodévaseur du Département, ainsi que la remise en état du clapet de Saint-Savinien, ont déjà permis d’améliorer la situation. Par ailleurs, à plus long terme, nous devrions obtenir des gains supplémentaires en créant plusieurs bassins de rétention à l’amont de Saintes, et en « court-circuitant » certains méandres, à l’aval, grâce à des rosnes (chenaux). Les enjeux sont très importants : lutte contre les inondations, restauration de la flore fluviale, perspectives de développement du tourisme fluvial…

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ous les indices tendent à prouver que le bilan de la saison touristique 2009 va être positif en CharenteMaritime. C’est plutôt une bonne surprise. C’est une surprise compte tenu des craintes que nous pouvions avoir au printemps du fait des perturbations économiques. Mais la météo a été généralement favorable, et c’est surtout une belle récompense pour tous les efforts entrepris par le Comité départemental du tourisme (CDT), les professionnels de la branche et tous les bénévoles qui travaillent pour améliorer notre attractivité. Nous allons d’ailleurs poursuivre notre processus de fédération et de coordination des actions menées dans nos différents territoires. Récemment, une convention harmonisant les normes de classement des meublés a été signée avec l’Office municipal de tourisme de Royan et l’Union départementale. Pouvez-vous nous détailler un peu ce bilan, même s’il n’est encore que partiel ? La fréquentation a été en hausse sur l’avant-saison et début juillet, avec un pic autour du week-end prolongé du 14. La fin du mois a été moins bonne, mais l’activité a été dopée en août par la météo. Nos visiteurs ont souvent prolongé leur séjour. Cette progression globale est due à la clientèle française, dont la fréquentation a été en hausse importante. Le bilan est plus mitigé pour les clientèles étrangères. Il y a eu, par exemple, nettement plus de Néerlandais, mais beaucoup moins de Britanniques. Comme prévu, la consommation moyenne a connu un tassement, mais qui est au moins compensé par la hausse de la fréquentation. Il faut déjà sans doute penser à 2010. Quels sont les projets en cours ? Le principal concerne le lancement de l’e-tourisme. Dès le début de l’année 2010, il sera possible de réserver et de payer en ligne, pour n’importe quel type d’hébergement. Ce sera un progrès autant pour les touristes qui préfèrent prévoir que pour ceux qui décident au dernier moment, ce qui est de plus en plus fréquent. Nous améliorons ainsi notre attractivité. L’e-tourisme, c’est l’avenir. Et la CharenteMaritime va prendre quelques longueurs d’avance dans ce domaine.

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