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L e M a g a z i n e d e l a Vo i l e L é g è r e e t S p o r t i ve

sensation

Voile

n° 1 bimestriel

www.sensationvoile.fr

Voile double

Partir sur des bases saines

TECHNIQUE

Réussir vos photos de voile

événement

Le Xème Duc D'Albe

PLan d'eau

Sainte-Croix-du-Verdon Dériveurs

Multicoques

Quillards de sport

Planches


Com’ sensation

Stéphane Dussarps +33 (0)6 45 70 76 66 publicite@sensationvoile.fr


SOMMAIRE

Sensation Voile - Bimestriel - n° 1

édito Vous avez demandé de la voile légère ? Il va falloir vous y faire : la voile légère n’est plus le parent pauvre de l’activité nautique en France.

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Ce sont d’abord nos sportifs de haut niveau qui nous montrent l’exemple. Quinze équipages se montraient aux finales de la semaine préolympique de Weymouth, sur le site des prochaines Olympiades. Cinq médailles étaient décrochées. Une maturité et une combativité qui démontrent, encore une fois, qu’il faut compter sur l’équipe de France de voile.

L'espace FFVoile

Les dernières informations en direct de la FFVoile.

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la Société Nautique de Sainte-Croix-du-Verdon.

c dans le vent

L'actualité de la voile légère.

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Au taquet

Interview

Pierre Quiroga, 17 ans, coureur en Laser, nous livre quelques conseils.

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Réflex photo

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Cloué à terre

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Addiction

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a vos sticks

Premiers conseils pour des photos de voile réussies !

équipier, un boulot parfois compliqué.

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Zoom sur...

Un point sur les résines et leurs applications.

Shopping pour un hiver au chaud.

Xème Duc d'ALBE

Le rendez-vous incontournable des catamarans.

Courrier des lecteurs et photos insolites.

sensation

Voile Sensation Voile 1226 bd christian lafon le hameau des plaines 83700 Saint-Raphaël redaction@sensationvoile.fr www.sensationvoile.fr Photo de couverture Lawrence Banahan / Sensation Voile

Rédaction Rédacteur en chef Jean-Marc Jungmann Rédacteurs Emma Broussegoutte Aurélie Plouviet Lawrence Banahan Secrétaire de rédaction Jacqueline Frondas

Directeur de la publication Lawrence Banahan

Ont collaboré à ce numéro Béatrice Dussarps Pierre Quiroga Jean-Claude Bonardo Jean-François Bonardo Martin Péculier Bastien Bérenguier

Régie publicitaire ACCIPIO Hôtel d’ entreprises des @llées 26 av. des Lilas 64000 PAU Tel : 05 59 14 22 78 contact@accipio.fr

Publicité Directeur commercial Stéphane Dussarps publicite@sensationvoile.fr Mob : 06 45 70 76 66

Ce sont aussi nos associations de classe qui, en montrant une belle activité, rendent les séries dynamiques. Il n’y a qu’à voir le regain d’intérêt pour le 505, le Finn ou le Dragon, pour ne citer qu’eux. C’est enfin notre Fédération qui, en se posant les bonnes questions, a su établir les bases d’une voile moderne en France : supports plus «fun», «Journée du jeune régatier» attirent chaque jour de plus en plus de jeunes. Sensation Voile est consacré à la voile légère. Nous avons ainsi voulu offrir un magazine proche des pratiquants, en abordant des sujets concrets, sur la pratique quotidienne et l’actualité de nos clubs de voile. C’est VOTRE magazine. Autre cadeau qui, nous l’espérons, vous comblera, la naissance du site www.sensationvoile.fr. Si l’on souhaitait le résumer en quelques mots, ce serait le premier site communautaire de la voile légère. Un tas de surprises vous y attendent : photothèque, actualités, carte des webcams, espace clubs, et bien sûr le forum de discussion. Nous attendons avec impatience vos remarques, vos suggestions, ainsi que votre participation sur votre site www.sensationvoile.fr.

Jean-Marc Jungmann, rédacteur en chef

PAO Sensation Com’ Impression Imprimé en France par Martin Impressions

Sensation Voile est une publication de Sensation Com’ SARL au capital de 20 000 € Dépôt légal, 4ème trimestre 2009 ISSN : en cours Numéro de TVA intracommunautaire : en cours

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Aperรงu


Europacup des Laser 4000

Bandol, le 25 juin dernier. Huw Powell et Kevin Barnard se sont battus d’arrache pied pour la victoire avec cinq manches remportées sur huit retenues. Malgré cela, leur place de quatrième lors de la première manche leur sera fatale. Elle permet à Andy Palmer-Felgate et Chris Gould de remporter l’étape pour un tout petit point… © Lawrence Banahan / Sensation Voile

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L'espace Paris, le 9 octobre 2009 – M. Jean-Pierre Champion, président de la Fédération Française de Voile, a accepté de recevoir notre équipe pour une présentation du numéro 1 du magazine « Sensation Voile ». S’ensuit une entrevue au cours de laquelle M. Champion nous fait partager son expérience, nous expose sa vision de la voile légère en France et accueille avec enthousiasme la venue d’un nouveau magazine sur la voile légère et sportive.

Sensation Voile – Mr Champion, pouvezvous nous rappeler quelles sont les missions de la FFVoile ? Jean-Pierre Champion – La Fédération Française de Voile est une association loi 1901. C'est donc une association à but non lucratif. Membre de l'ISAF (Fédération Internationale de Voile) et du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), elle est également délégataire des pouvoirs accordés par le Ministère de la Santé et des Sports. A ce titre, la FFVoile a pour mission de développer, d'organiser la pratique de la Voile en France mais aussi d’apporter un encadrement réglementaire et statutaire de la discipline. Cela se traduit par l'animation de la compétition, de l'enseignement et du loisir, l'intervention sur tous les événements sportifs du milieu de la voile mais également par l'accompagnement de nos sportifs de haut niveau et la recherche de la performance dans les grands événements internationaux.

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de la ‘multi pratique’  : que ce soit du dériveur solo, du double, de la planche à voile, du catamaran et même du quillard ! D’autres pays, comme la Grande-Bretagne par exemple, l’ont largement compris avant nous.

SV – La Voile en France, cela représente combien de pratiquants ? JPC – On fait de plus en plus de sport mais souvent de façon non encadrée, sans prise de licences. Aujourd’hui en France il y a à peu près 1,2 millions de personnes qui font d’une manière ou d’une autre de la voile. Sur ceux-là, environ 600 000 le font dans un club et, enfin, 280 000 sont licenciés ! On voit donc que le rapport est de 1 à 2. C’est donc à nous d’attirer ces 600 000 pratiquants dans nos clubs.

de voile, que ce soit vers une pratique de compétition ludique ou plus intense. Ensuite, un travail de modernisation des supports a été entamé, et nous devons continuer en ce sens. Nous sommes sérieusement concurrencés à ce niveau par des sports nautiques qui apparaissent plus "fun", comme le kite-surf et le surf entre autres. Or, à ce jour nous sommes à même de proposer des supports tout aussi attractifs pour les jeunes. L’Open Bic, le Windsurf et le Moth foil pour n’en citer que quelques uns sont venus renforcer la pratique de l’Optimist, un support qui conserve toute sa vertu éducative mais qui doit avoir des alternatives.

SV – Le nombre de jeunes pratiquants a connu une baisse depuis 1995. Pourtant, la tendance est en train de s'inverser, les chiffres sont à nouveau en progression. Quel est le travail de la FFVoile afin d’amener plus de jeunes à la pratique de notre sport ? JPC – Nous œuvrons tout d'abord au niveau des Ecoles de Sport, afin que les jeunes qui pratiquent déjà la voile dans le cadre scolaire, en viennent à fréquenter les clubs

SV – Pourtant, de nombreux cadres et entraineurs FFVoile pensent encore que l'Optimist est le support idéal pour former les jeunes régatiers. JPC – L’Optimist est un support qui possède beaucoup de vertus, il très répandu, facile à manœuvrer et stable mais ne peut pas à lui seul couvrir la pratique jeune. Il faut arriver à intégrer de nouveaux supports d’apprentissage dans notre pays. L’idée, c’est que les jeunes s’essaient sur

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SV – Nous sommes venus vous présenter notre premier numéro de Sensation Voile, qui est le magazine de la voile légère et sportive. Que pensez-vous de notre démarche ? JPC – C’est une bonne chose que la voile légère soit mise en exergue avec un magazine qui lui est dédié. Il y a beaucoup de matière dans ce domaine, c’est une discipline très spectaculaire et de plus en plus médiatique. Elle mérite à mon sens d’être à nouveau exploitée et de manière pérenne si possible. La voile légère, c’est pourtant la base de la voile : ceux qui pratiquent la voile habitable ou la course au large sont, pour la plupart, issus de la voile légère. Pour ma part, malgré mes fonctions, je trouve encore le temps de naviguer en dériveur, puisque je pratique régulièrement le Finn le week-end. C’est un bateau solitaire magnifique, j’ai d’ailleurs vu que vous l’abordiez dans le premier numéro de «Sensation Voile». SV – Vous restez donc très attaché à la voile légère ? JPC – Les disciplines que sont la course au large et la voile habitable vivent en quelques sortes par elles mêmes. Il est clair qu'à la FFVoile, nos efforts sont concentrés sur la voile légère. Un magazine comme le vôtre, c'est un formidable outil de promotion.

Propos recueillis par l’équipe de SV


L’actualité de la FFVoile Election du Marin de l’année

Depuis le 15 octobre, Antoine Albeau, Pascal

Bidégorry, Michel Desjoyeaux et l’Equipe de France des Bleuets sont nominés pour le titre du Marin de l’année : Ce titre sera décerné le 7 décembre prochain lors de la Soirée des Champions, une soirée FFVoile au cours de laquelle seront également décernés 21 Trophées de la FFVoile qui récompensent tous les champions, dans tous les types de voile. LES NOMINÉS - Antoine Albeau (SR Rochelaises) Champion du monde de slalom windsurfing - Pascal Bidégorry (YC Adour Atlantique) Record de l’Atlantique Nord en 3 jours, 15 heures 25 minutes et 48 secondes sur Banque Populaire V - Michel Desjoyeaux (CN F. Cornouaille) Vainqueur du Vendée Globe sur Foncia - Equipe de France des Bleuets Championne du monde ISAF jeune / Volvo Trophy : (Joseph Gueguen (Crocos de l’Elorn), Gabriel Skoczek / Thibaut Soler (YC Mauguio Carnon), Romain Bellet / Valentin Bellet (CNCP), Leonore Bosch (YC Pointe Rouge), Mathilde de Kerangat (SR Rochelaises), Pauline Mazzocchi / Emilie Pillon (YC Antibes), Pierre Quiroga (St Raphaël).

Facebook

L

a FFVoile surfe sur la tendance en créant une page sur le célèbre site Internet Facebook. En s’inscrivant au flux d’actualités de la page FFVoile, les passionnés, licenciés ou non, abonnés à Facebook pourront être tenus au courant des activités de la Fédération par le biais de communiqués, photos, vidéos...

Concours du Jeune Licencié

Du 7 septembre au 7 décembre, la

FFVoile organise un grand concours Internet pour ses jeunes licenciés âgés de moins de 18 ans (disposant d’une licence Jeune FFVoile 2009). L’occasion pour les licenciés de découvrir ou redécouvrir l’ensemble des services proposés sur l’Espace Licencié du site Internet de la FFVoile. Le principe : Répondez à trois questions sur l’actualité de la voile. Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses. De nombreux lots sont à gagner : une planche à voile Bic Sport, une guitare électrique Ibanez, un micro compas Tacktick, des lunettes de soleil Bollé, des sacs étanches Marine Pool et de nombreux tshirts sont à gagner. Pour se connecter à l’Espace Licencié, rien de plus facile ! Munissez-vous de votre licence et laissez vous guider. C’est simple, et bien sûr totalement gratuit.

‘Challenge FFVoile’ sur Virtual Regatta

C ette année en exclusivité sur Virtual Regatta et à

l’occasion du départ de la ‘Transat Jacques Vabre’ virtuelle le 8 novembre prochain, la Fédération Française de Voile invite ses licenciés à embarquer à bord des 60 pieds I M O C A pour participer au ‘Challenge FFVoile’. Allez-vous être le meilleur licencié FFVoile virtuel ? Pour le savoir rien de plus simple. Identifiez-vous avec votre numéro de licence et vous serez automatiquement intégré au classement licencié FFVoile.

Allez-vous faire gagner votre club ? Grâce aux scores cumulés des 5 meilleurs licenciés de chaque club, vous pouvez faire gagner votre club. Alors, venez représenter les couleurs de la FFVoile pour remporter de nombreux lots qui récompenseront les meilleurs d’entre vous. Les 3 premiers joueurs du classement licencié seront récompensés par la FFVoile tout comme les 3 premiers clubs et les 5 meilleurs joueurs qui auront contribué à la réussite de leur club.

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C dans le vent

FLASH

Championnat du monde de planche à voile : de très bon résultats français !

Marine Rambaud réalise une jolie 5ième place alors qu’Eugénie Ricard, arrive 9ème. A l’issue de ce mondial réussi pour l’ensemble de la délégation française, l’entraîneur, Pas© Lionel Cottin / FFV cal Chaullet tient à souligner le travail de Stéphane Jaouen et Yann Bouverne qui encadrent avec lui le collectif depuis le début de la saison.

Charline Picon vient de créer la surprise en prenant la troisième place du championnat du monde de planche à voile à Weymouth, dans le sud de l’Angleterre. 8ème de l’édition 2006, 7ème en 2007 et 6ème en 2008, sa progression suit une courbe ascendante qui la place en fer de lance d’une équipe de France féminine au mieux de sa forme. Car ce podium ne doit pas masquer les performances du collectif espoir.

Charline Picon : « Au début de la régate, c’était difficile dans le vent fort mais les finales se sont super bien passées. Au début, mon objectif sur ce championnat était d’être dans les 5 mais je n’ai pas perdu mon esprit de compétition. Même dans les 10 premières, ça aurait été bien pour un retour mais un podium, c’est super ! Maintenant, c’est la sail for gold avec toujours un objectif de podium.» (FFV)

© Isabelle Bertrand

Championnat du monde de Fireball : les britanniques toujours devant Le Championnat du Monde de Fireball s’est terminé le 29 août dernier à La Rochelle. Les Britanniques Ian « Chips » Howarth et Vyv Townend ont largement dominé la flotte de 100 bateaux au cours des 10 manches courues, pour s’adjuger leur 3ème titre de Champions du Monde. Chips et Vyv ont remporté 3 des 4 premières courses, puis ont su gérer tranquillement leur avance, limitant la prise de risques et restant loin de leurs adversaires, se battant entre eux pour les places d’honneur. Ils ont également eu l’intelligence de prendre des départs prudents. Le pavillon noir a encore fait de nombreuses victimes pendant le Mondial, dont les favoris Andy Smith/Jonny Mildred et Dave Wade/Ben McGrane.

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Côté français, on note d’abord la remarquable performance de Ludovic Alleaume et Etienne Perdon, qui terminent 4èmes. Auteurs de 5 manches dans les 10 premiers, ils se sont même offert le luxe d’une victoire de manche devant un autre équipage français, Martin Peculier et Thomas Le Seac’h (SNO Nantes), ce qui constituera le quart d’heure de gloire de la flotte française. Cependant les deux nantais, Martin et Thomas, ont montré qu’ils pouvaient eux aussi rivaliser avec les meilleurs mondiaux dans le petit temps. 7èmes au classement général avant la dernière journée avec notamment 2 manches de 2èmes, ils ont beaucoup souffert devant la démonstration de force des équipages anglais dans les 3 manches de brise du dernier jour. 22èmes, Rémy Thuillier et Loïc Berthelot (LS Vigneux) ont eux aussi réalisé un beau Mondial. (Martin Péculier, Fireball France)

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Info

Sail for Gold Regatta : Cinq podiums français en Angleterre Ce seront finalement cinq médailles que nos français rapporteront d'Angleterre. Sarah Steyaert, 2ème en Laser Radial, Manu Dyen/Stéphane Christidis, 3ème en 49er, et Julien Bontemps, 3ème en planche à voile. Damien Séguin, médaille d'argent en 2.4mR, et l’équipage de Bruno Jourdren, médaille de bronze en complètent le tableau.

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La France se classe 5ème dans la Sailing World Cup 2009

La Fédération Internationale de Voile (ISAF) a communiqué aujourd’hui le classement définitif de la première édition de la Sailing World Cup, qui s’est achevée samedi avec la préolympique de Weymouth. Ce classement voit la victoire d’un équipage tricolore, en Star. Xavier Rohart et Pierre Alexis Ponsot sont récompensés pour leur régularité puisqu’ils ont participé à cinq des sept étapes du circuit mondial. C’est notamment leur victoire sur la Semaine Olympique Française (SOF) disputée à Hyères qui leur a permis de prendre l’ascendant sur le tandem grec Papathanasiou / Papastefanou. Autre équipage récompensé, celui d’Ingrid Petitjean et Nadège Douroux en 470 féminin qui prend la deuxième place alors que Julien Bontemps, en planche à voile termine 3ème. Plus que des résultats individuels, la Sailing World Cup permet de comparer les performances des nations et la France termine 5ème avec six victoires obtenues au cours de la saison dont deux glanées, en handivoile, par le Nantais Damien Seguin. Classement par nation : 1. Angleterre / 2. USA / 3. Pays Bas / 4. Australie/ 5. France


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C dans le vent Weymouth, le site des JO 2012 : « C’est un super plan d’eau ! »

© JM Liot pour DPPI / FFVoile

Alain Champy, responsable logistique de l’équipe de France : « C’est un super plan d’eau ! Il offre des conditions météorologiques très variées puisqu’en août, au moment des JO, on peut vraiment avoir tout type de vent... Esthétiquement il est aussi superbe avec un bel environnement et seul Sydney était de ce point de vue aussi joli. Je trouve que c’est vraiment l’un des meilleurs sites pour les épreuves nautiques des JO que j’ai connu. » « Un autre avantage c’est que pour nous, français, il n’est pas loin. Nous allons donc pouvoir venir à plusieurs reprises ce qui est nécessaire car il va falloir naviguer souvent pour rencontrer tous les types de conditions. »

Après les planchistes en août pour leur championnat du monde, au tour de l’ensemble de l’équipe de France de découvrir le site des épreuves de voile des JO 2012. Weymouth se trouve sur la côte du Dorset, à environ195 km au sudouest de Londres. La ville de Weymouth et le port de Portland sont reliés par la longue plage de Chesil, formant ainsi une grande baie protégée de la houle d’ouest. Seul le vent de nord-est – qui a soufflé depuis le début des Sail for gold regatta – peut vraiment agiter la baie. Par ailleurs, une grande digue protège un plan d’eau secondaire qui abrite également la marina et les infrastructures construites en vue des Jeux Olympiques. Mercredi, quand le vent soufflait trop fort pour envoyer les bateaux sur les zones de régate situées au large, c’est dans cette vaste zone doublement abritée que les comités ont quand même pu lancer des manches de planches à voile et de 49er. (FFV)

© JM Liot pour DPPI / FFVoile

Pas de multicoques aux JO 2012 On attendait un renversement de situation. L'ISAF devait en effet se prononcer fin août sur l'attribution d'une éventuelle médaille supplémentaire aux JO de 2012. Deux multicoques étaient alors en lice : le Tornado et le Hobie Tiger. Il n'en a rien été. Le 13 août dernier, le CIO a finalement annoncé qu'il n'attriburait pas cette 11ème médaille à la voile, confirmant l'absence des multicoques aux prochains Jeux Olympiques de Londres. La raison principale de cette décision est d'ordre économique. En limitant le nombre d'engagés aux jeux, on limite bien sur les coûts, ce que cherche le CIO en ces temps de crise. (SV) © Guilain Grenier / FFVoile

Trophée Clairefontaine 2009 à La Grande Motte Franck Cammas et ses équipiers, Stève Ravussin (Sui.) et Tanguy Cariou, se sont imposés à l’arraché au terme de la neuvième et dernière régate du XXe Trophée Clairefontaine. Il signe ainsi sa troisième victoire dans cette compétition après celles de 2000 et 2006. Michel Desjoyeaux termine deuxième. (SailingOne)

Et maintenant, le Nautic ! Du 4 au 13 décembre, la Porte de Versailles deviendra donc encore le premier port de France par sa fréquentation : avec 252 800 visiteurs (Chiffres OJS) en 2008, le Nautic est bel et bien le premier salon d’Europe. Toutes les grandes nouveautés du millésime seront là, et elles sont encore plus nombreuses cette année. Informations : www.salonnautiqueparis.com

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C dans le vent

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40ème Grand Prix de l’Armistice 2009 Le 40ème Grand Prix de l’Armistice s’est déroulé du 24 octobre au 10 novembre. Un rassemblement qui a une fois de plus impressionné de part le nombre de bateaux participants : 461. Le vent a tout de même manqué, même si les manches ont pu être validées.

Résultats : http://cvhm.free.fr

Les Français brillent en 49er C’est en Croatie que se déroulaient les derniers championnats d’Europe 2009 de 49er, du 29 août au 5 septembre. Le tandem français Manu Dyen / Stéphane Christidis manque le podium de très peu, alors qu’ils avaient largement dominé les premières manches, sur un total de 18 courues. Manu Dyen : « Il a fallu que notre plus mauvaise manche soit la dernière… En allant sur la zone nous avons déchiré le spi et récupéré un au dernier moment. Ensuite on croit voler le départ et on rate d’un cheveu un coup pour revenir. Mais on retient notre résultat d’ensemble : 8 au Mondial, 4 à l’Européen. On vise maintenant le podium au mondial. » Guillaume Chiellino (entraîneur national) : « Ils ont cru avoir volé le départ lors de la Medal race, ce n’était pas le cas et ils sont repartis derniers. Dommage car Manu et Stéphane n’étaient jamais descendus du podium avant cette dernière manche ! C’est rageant mais on retiendra une belle régate sur l’ensemble avec une grosse progression de nos deux équipages et des espoirs qui travaillent avec Nicolas Huguet. » 1ers : les Italiens Pietro Sibello et Gianfranco Sibello. Soulignons l’excellent niveau général des français en 49er, qui montrent une très belle progression. 6ème : Morgan Lagravviere / Yann Rocherieux 8ème : Axel Silvy / Ulysse Hoffmann (espoirs) 11ème : Julien d’Ortoli / Noe Delpech (espoirs)

Championnat de France Handisport et National Miniji Le championnat de France de voile Handisport et le National Miniji se sont déroulés à Martigues du 26 au 28 août. Rappelons que le Miniji est l’un des rares supports où valides et handicapés peuvent s’affronter sur le même parcours. Ce ne sont pas moins de 62 concurrents qui ont pu régater dans de belles conditions. Hervé Tourneux (S.R Vannes), déjà champion de France en 2008, domine l’épreuve, avec deux manches remportées. Il conserve ainsi son titre de champion de France Handisport, et prend la troisième place au classement général du National Miniji. Gérard Eychenne (VoileHandi Valide) remporte ce national MiniJi 2009. (SV)

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Au taquet

Équipier,

un boulot parfois compliqué...

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rtant, la voile double, c’est la source de moments Naviguer à deux, c’est parfois périlleux ! Pou loin d’être un simple poids au bout du câble, Bien ion. pass sa ager part de en moy le , bles inoublia ent lui, ou elle, qui fait la différence en régate. souv t C’es ire. nda seco sauf tout est r uipie l’éq le rôle de ité et bonne humeur, voici quelques astuces Pour que vos sorties en mer riment avec complic pour devenir l’équipier convoité...

Un bon équipier c’est tout d’abord un partenaire doté de qualités physiques et mentales propres à la navigation.

Un physique de super héros : dynamique et musclé Première qualité : être vif pour bien réguler l’assiette du bateau, et dynamique lors des manoeuvres. Ensuite, avoir un physique adapté : grand de préférence, beau diront certaines, ayant un poids fonction du support. Ainsi, mieux vaut être lourd pour équiper sur 49er, Flying Dutchman, 505, et plus léger sur 420. Évidemment, cela dépend aussi du poids du barreur, en principe plus léger. Autre qualité indispensable, être doté d’une certaine force physique : de bons abdos pour le rappel, des jambes en béton pour le trapèze, et des bras d’acier pour tenir le spi. Être endurant permet également de résister aux efforts longs lors des régates qui peuvent durer plusieurs heures. Si tel n’est pas le cas, place au jogging et à la muscu ! Un gringalet, à force de travail, peut toujours s’approcher de la musculature de Schwarzy. Enfin mieux vaut résister au soleil ou au froid selon la région et s’adapter à des conditions climatiques difficiles…

Motivé, motivé ! Des qualités physiques sont certes indispensables, mais il ne faut pas négliger les qualités mentales. Un bon équipier est un équipier motivé. Il a envie de naviguer, de progresser, de s’investir sans compter ! Autre élément important : son caractère doit si possible être souple. Passer une journée confiné dans deux mètres carrés, peu d’animaux en sont capables ! Pour éviter le clash, mieux vaut bien s’entendre et se respecter l’un l’autre. D’autant qu’au final, c’est le barreur qui a la responsabilité du bateau et qui tranche la plupart du temps.

L’équipier doit parfois accepter de passer au second plan, tout en participant activement aux décisions et en imposant des choix stratégiques dans les moments clés. Un autre paramètre, savoir faire preuve de sang froid. Affronter une flotte de 90 bateaux, avoir du mal à maîtriser son embarcation quand le vent est fort : tous ces facteurs peuvent générer du stress et imposent de ne pas paniquer. Dans des situations moins critiques, se concentrer sur ses tâches est aussi une qualité. Un équipier doit en permanence régler correctement son spi, maintenir l’équilibre du bateau, gérer la stratégie, la tactique… Et en plus, il doit être un fin observateur pour fournir des informations essentielles au barreur. Équiper c’est aussi être capable de se remettre en question afin de continuer à progresser et accepter la critique… chose pas toujours si simple à mettre en pratique ! Enfin, à haut niveau, un équipier ne peut se passer d’une préparation mentale : technique de concentration et de motivation, par exemple en utilisant la sophrologie…

Partager des objectifs communs Ca y est, votre équipage est constitué : un barreur de choc et un équipier d’élite ! Avant de partir, faites le point sur quelques éléments essentiels. - Partagez-vous le même objectif global ? Vous désirez participer à des compétitions de niveau national ou international dans le but de finir dans les cinq premiers, il souhaite s’engager sur des régates saucisson le week-end d’été avec le club… vous n’êtes apparemment pas sur la même longueur d’onde. Une fois d’accord sur les souhaits de l’équipage, organisez, selon la disponibilité de chacun, un planning pour les entraînements et régates. L’idéal est de se fixer un objectif principal pour la saison : cela vous motivera pour la suite ! Quand aux entraînements tout dépend de votre investissement. Considérez pour le haut niveau « une fois par semaine = on régresse, deux = on se maintient, trois = on progresse ! ». - L’aspect financier n’est pas à négliger : mieux vaut en parler avant. Avez-vous les moyens de vous équiper (combi, ceinture de trap’…), de participer aux déplacements ? Comment partager les frais généraux (place du parking, cotisation club) et les éventuels investissement (un nouveau jeu de voile pour la saison) ?

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Question de gabarit Généralement, le plus grand et lourd passe équipier. Mesdames, à la barre ! © Lawrence Banahan / Sensation Voile

Qui fait quoi ? Répartir les tâches Une fois d’accord sur les objectifs et les moyens, passons aux aspects concrets de la navigation. Pour que l’équipage soit performant et que tout se passe bien, il convient de répartir les tâches de chacun. Dans la préparation et l’entretien du bateau : qui s’occupe de quoi ? En ce domaine, il n’y a pas de règles prédéfinies mais mieux vaut que les deux partenaires s’investissent équitablement. La répartition se fait en général en fonction des préférences de chacun et les

automatismes s’instaurent petit à petit. L’équipier peut gréer le spi, préparer le tangon, passer le polish sur la coque, faire les sandwichs… A vous de trouver votre mode de fonctionnement. Sur l’eau, avec un peu d’expérience, pensez à fixer le rôle de chacun tout en décomposant les manoeuvres. Par exemple : quand on arrive à la bouée au vent, qui s’occupe de la dérive ? Du hale-bas ? Du cunningham ? Et dans quel ordre ? Ne pas se mettre d’accord avant la manoeuvre vous expose à oublier des élé-

ments et à perdre de précieuses secondes. Vous devez établir une check list le temps de mémoriser les différentes étapes. Mettez-vous au moins d’accord sur les procédures du virement de bord, empannage, passage de la bouée au vent et sous le vent. Tout cela se fait au fur et à mesure des entraînements… (Suite au prochain numéro)

Aurélie Plouviet

Qui fait quoi ?

Bien répartir les tâches, c’est déjà gagner en efficacité.

Prochain numéro : les tâches de l’équipier à bord.

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Dériveurs

Intervi ew

Pierre Quiroga

du talent à l’état brut

Quiroga, un nom qui ne vous dit encore rien ? Vice champion de France espoirs 2009 en Laser radial, actuellement classé 1er aux championnats de Méditerranée, ce jeune de 17 ans pourrait bien faire parler de lui encore plus dans les années à venir... Il nous commente ici son parcours de régatier. Sensation Voile – A quel âge as-tu débuté la voile ? Pierre Quiroga – J'ai commencé à 10 ans en Optimist, directement en critérium. Mon père avait un catamaran, on pratiquait un peu la voile en loisir, à Porquerolles. J'ai débuté au COYCH (Cercle d'Organisation du Yachting Compétition Hyérois). Le mercredi je commençais, le samedi on m’envoyait sur ma première régate, que je remportais ! On m'a expliqué comment ça

fonctionnait, je connaissais déjà un peu... SV – Pourquoi avoir choisi la voile ? PQ – J’ai d’abord pratiqué d’autres sports, comme l’escrime, l’athlétisme. Mais je n'avais pas autant de réussite qu’en voile. Et j’aime bien gagner ! Depuis ma première régate, je n'ai plus décroché . SV – Combien d'années de pratique en Optimist ? PQ – 5 ans, jusqu'à l'âge de 15 ans (de 2003 à 2007) ; soit 6 mois en benjamins, puis 4 ans en minimes. SV – Tu t’entraînais alors combien de fois par semaine ? PQ – Au début, au COYCH, on s’entraînait deux fois par semaine, le mercredi et le samedi; les séances ne duraient alors pas plus de deux heures. Puis lorsque je suis allé à La Londe (NDR : toujours dans le département du Var, à quelques encablures du COYCH), en 2005, c'était plutôt trois heures minimum par entraînement. C’est là-bas que j’ai connu Alain (NDR : Alain Calzolari, Coach Optimist de la ligue Côte d’Azur & entraîneur au CN St-Raphaël, à de nombreuses reprises Team Leader de l’équipe de France). C'est Alain le déclencheur, qui a fait que d'un coup je suis passé de la 30ème place aux 5 premières places (NDR : classement national de Pierre en 2006 : 5ème sur 666 compétiteurs Optimist toutes catégories). SV – Qui s’entraînait avec toi ? PQ – Il y avait Alexandra Paineau (NDR : licenciée à La Londe de 2003 à 2005, ne régate plus), qui s'était qualifiée à un

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Cagliari, Sardaigne

Lors du mondial Optimist en juillet 2007, Pierre gagne la première manche.

© Quiroga

Européen. Elle marchait bien, surtout dans le vent fort. Ca faisait un bon lièvre pour moi. On était un petit groupe de 5 ou 6, un effectif déjà sympa pour progresser. On arrivait toujours régulièrement à l'heure, parfois en avance, tous hyper motivés ! Je me souviens que l’entraînement se terminait fréquemment tard le soir, nos parents attendaient jusqu’à la nuit que l'on rentre !

SV – Tes meilleurs résultats en Optimist ? PQ – 1er au classement national, Vice Champion de France, deux fois 1er régional. SV – Tu as ensuite arrêté l'Optimist en 2007, au profit du 420. PQ – Exact ! J'ai arrêté après le mondial où j'ai fini dans les 40 après avoir longtemps été 2 ! Je voulais partir sur une filière 420 avec mon ami Thomas Morel, qui s’entraînait au COYCH (NDR : il y est toujours) avec moi en Optimist. Il avait le gabarit idéal pour équiper en 420 : 1m80, fin. On a donc formé l’équipage, Alain nous coachait, on marchait relativement bien avec des places honorables. On perdait surtout au portant. On était meilleurs dans le petit temps, comme au France à Brest, où on fait des bonnes manches le dernier jour, 3 et 9 (NDR: sur 66). SV – C'était dur de gérer un équipage double ? PQ – Au contraire ! C'est une période que j'ai adoré ; on était en symbiose totale. Après, lui étant issu d'une famille de Laseristes (sa soeur et son père), il est logiquement passé sur Laser.

SV – Tu as fait quoi alors ? PQ – Je me suis justement posé la question ; on m'a proposé le Laser ; je n'aimais pas du tout çà, je n'avais pas le gabarit, et puis çà changeait radicalement : il fallait être fort, border à fond, prendre du hâle-bas à bloc, faire plus de rappel... Les premiers temps on été durs. Je passe donc la première année (2008) en Laser 4.7 au Club Nautique de SaintRaphaël. Je me disais alors que le Laser, c'était juste pour un an, je voulais trouver un autre équipier pour l'année suivante. Alain commençait alors à entraîner une équipe Optimist au CN St-Raphaël. Il a continué à me coacher ; j'ai le même entraîneur depuis 5 ans ! Puis les résultats on commencé à arriver : 1er aux Championnats de Méditerranée, 1er à la coupe de France en 2008. Au mondial en Afrique du sud, je fais 41 (c'était mon 1er mondial !). Le mondial en Croatie, où il y avait un gros gros niveau, je fais aussi 41... A croire que je suis abonné à cette place au mondial, je suis à chaque fois déçu ! Par contre en France, pas grand monde devant : en régates de ligue, je les attendais.

Question d'âge ? De poids ? PQ – Les entraîneurs te diront toujours : «Passe le plus tôt possible en radial, le niveau est meilleur...». Je ne suis pas d'accord avec ça. Tant que tu ne fais pas 60kg, tu ne passes pas en radial ; et encore, il faut que la technique suive. Je suis passé à 59-60kg, vraiment parce que je commençais à m'embêter en 4.7. Il n'y a qu'à l'étranger où je pouvais encore m'amuser avec les premiers. C'est pour ça que je suis passé en Radial. On m'a alors dit qu'il y avait plus de niveau. Pourtant, première régate, je fais 6, dans du vent. La régate d'après je gagne. Ensuite ça a été assez régulier. J'ai gagné également une ligue ; je suis en tête au championnat de méditerranée (NDR : 1er sur 100 à Hyères, 1er sur 100 à Martigues, 2ème sur 97 à Cannes, 4ème sur 94 à Esparron). Je ne savais pas qu'il y avait un mondial ISAF Jeunes (NDR: International SAiling Federation), et encore moins qui représenterait la France. J'ai gagné la sélection, j'étais très content ! Je finis à la 13ème place (NDR: avec des manches de 5, 3 et 2 !). SV – Combien de régates fais-tu par an ? PQ – Je suis en déplacement environ un week-end sur deux. Ca fait déjà beaucoup, sachant que j'ai volontairement zappé pas mal de ligues. SV – Tu as des aides financières ? PQ – Jusqu'en 2008, j'avais un sponsor, Veolia. J'ai envoyé pas mal de lettres, beaucoup m'ont dit non. Veolia m'a fait confiance. Je suis aidé aussi par le CNSR (Club Nautique de SaintRaphaël), pour les achats de matériel. C'est la première fois qu'un club m'aide financièrement. Cette année, j'espère encore conclure un accord avec la SNCM.

« Quand on gagne en Laser, on remporte des voiles ! »

SV – Et tu es donc passé en Laser Radial en 2009 ? PQ – Oui. Au début, je fais une régate de 6, à Marseille. SV – Qu'est-ce qui détermine le moment du passage du Laser 4.7 au radial ?

SV – Cette recherche de sponsors est donc une démarche personnelle ? PQ – Absolument, j'ai un dossier que je remets à jour régulièrement ; après c'est aussi une question de relations ! SV – Et financièrement, tu t'en sors ? PQ – C'est dur. Quelques fois on se tire un peu les cheveux. Je fais très attention à mon matériel. J'ai eu un seul bateau neuf dans ma vie, je l'ai gardé 3 ans. Les voiles, c'est pareil, j'essaye de les garder un maximum. Reste qu'en Laser, quand on gagne, www.sensationvoile.fr

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Brest, août 2009

Pierre se classera finalement 2ème lors des championnats de France espoirs, dans des conditions plutôt musclées. © Quiroga

on remporte des voiles! (rires). Je trouve ça super. J'en ai gagné cinq, utilisé trois cette année, ça me fait deux d'avance, ça aide. Cette année, j'ai presque zéro dépenses, à part sticks, combinaisons (NDR: Sponsors, la porte est ouverte !). SV – Et les déplacements ? PQ – Ce sont mes parents qui financent les déplacements internationaux ainsi que les trajets Hyères-Antibes (NDR: au pôle jeunes d'Antibes). SV – As-tu des difficultés à gérer à la fois tes études et tes entraînements ? PQ – C'est beaucoup plus facile depuis que j'ai intégré le pôle espoirs d'Antibes, en 2008. On a des emplois du temps qui sont calés chaque jour de 8h à 13h, ce qui laisse libres les après-midis pour la préparation physique et les entraînements. L'année prochaine, après le Bac, j'aimerais aller à Marseille pour suivre des études de marine marchande, et intégrer le pôle France ; peut-être en double... Pourquoi pas vers du 49er, ou 470 ; tout dépend de l'évolution de mon gabarit. J'aimerai avant ça un titre européen en Laser, ça serait parfait.

SV – Ton plan d’eau préféré en France ? PQ – Hyères ! Toujours du vent, toujours régulier ! C'est là où j'ai le plus navigué. SV – Et à l’international ? PQ – J'ai bien aimé Trogir, en Croatie. Du soleil, un assez gros clapot, et un vent soutenu de 15 à 17 noeuds. SV – Ton club de voile préféré ? PQ – Le CNSR ; j’y ai été vraiment bien accueilli. SV – Tes supports préférés ? PQ – L’Optimist et le 420. Le Laser un peu moins. Le 470, je ne l’ai jamais testé. SV – Ton point fort ? PQ – Cela a toujours été ma vitesse. J'arrive à aller vite sans forcément me concentrer sur le bateau (NDR: seules des nombreuses heures d’entraînement permettent ainsi de se décentrer du bateau). SV – Ton point faible, si tu en as ? PQ – (rires) J’en ai plein ! Sans parler de la force physique, je dirai la tactique après le départ. J'arrive toujours à prendre des super départs, à aller vite ; une fois que

je suis dans les 4-5, j'ai parfois du mal à prendre des risques pour aller chercher la 1ère place. C’est vrai que j’entends encore Alain me dire « quand tu es placé dans les 4, tu dois assurer ». Assurer, c'est valable pour les bons championnats, pas pour les ligues ! SV – Quel conseil donnerais-tu à un Laseriste qui cherche à progresser ? PQ – Au dessus de 10 nœuds de vent, toujours essayer d'être un peu en souspuissance. A mon avis, il vaut mieux avoir un petit couple de rappel et durer toute la manche, plutôt qu'un gros rappel et arrêter au bout de 10 secondes ! C'est mon conseil... SV – Et sur le plan tactique ? PQ – Aller vite ! C'est la meilleure solution pour ne pas trop tactiquer. SV – Tes plus beaux souvenirs ? PQ – Martigues, pour le France (NDR : En 2005). Et cette année, le mondial au Brésil ; c'était génial, super équipe. Quand tu fais cinq podiums sur sept possibles aux championnats du monde par équipe, ça laisse des traces ! Propos recueillis par Jm. Jungmann

Graine de champion ou déjà médaillé ? Ecrivez à redaction@sensationvoile.fr pour un portrait dans le magazine 20 |

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FICHE COUREUR Pierre Quiroga

Carte d’identité Pierre Quiroga Date de naissance : 14 septembre 1992 Signe astrologique : Vierge Animal de compagnie : Vega, son labrador Lieu de naissance : Brest Ses sponsors : Veolia, CNSR

Expérience Navigue actuellement en Laser radial, au pôle espoirs d’Antibes, également à Hyères. Supports pratiqués : Laser radial, Laser 4.7, 420, Optimist. Entraîneur : Alain Calzolari, son mentor. Nom de son bateau : « Yapuka » Points forts : Vitesse, départs, maîtrise technique (décentrement). Points faibles : Tactique, prise de risque.

Plans d’eau préférés France: Hyères Étranger: Trogir (Croatie) Résultats Vice champion de France espoir 2009 à Brest en Laser radial. Titre de champion PACA 2008 Laser 4.7 Actuellement classé 1er au championnat de Méditerranée 2009. Champion du monde ISAF jeunes par équipe au brésil.

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Multicoques

Leçon n°1 Ou comment taper un bord parfait malgrès les risées... Devinez qui remporte le trophée ? On en parle plus loin !

! l a r t s i g a m Rendez-vous incontournable de l’élite des catamarans européens compris entre 16 et 21 pieds, la partition du Xème Duc d’Albe s’est jouée les 26 et 27 septembre derniers. Magnifiquement orchestré par le Club Multicoques de Hyères, l’événement a mobilisé quelques 126 équipages, dans des conditions météo exceptionnelles ! Le Duc d’Albe est un raid longue distance, qui se déroule chaque année dans la magnifique rade d’Hyères. Dix heures de navigation réparties sur un week-end (soit cinq heures en moyenne pour boucler les 35 nautiques journaliers, attention aux crampes !). Des parcours variés au milieu d’un site classé (les îles d’Or !). Et un soleil que l’on ne remarque même plus vu la région... On comprend ce qui fait le succès d’un événement où de nombreux équipages français et européens viennent s’offrir de belles sensations.

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Au fait, saviez-vous que le Duc d’Albe, cet amas rocheux apparemment banal, doit son nom à Ferdinand Alvare de Tolède, duc d’Albe ? Celui-ci faisait amarrer ses bateaux à des pieux ; depuis, tout appontement sur pilotis, acier ou ciment ancré au fond des bassins porte son illustre nom. L’occasion pour les équipages de prendre leurs grands airs au moment de virer face à l’île de Porquerolles ce ponton qui servait d’appontement aux hydravions. Noblesse oblige…


Maîtrise Ils ont raison d’avoir la banane...Florent Chemin (17 ans) et Hugues Puimatto (18 ans) confirment leur excellente maîtrise du F18 en se classant 2èmes. © Jean-Marc Jungmann / Sensation Voile

Supertigrou

Pas de doute, le doudou le plus rapide de l’histoire, c’est bien lui...

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Armes indispensables au moment du briefing de course : un bon feutre, la carte de la rade de Hyères, et une certaine dose de concentration. Le parcours prévu ce dernier jour de régate est, comme toujours, différent de celui de la veille : départ devant le club, puis une banane entre le Grand Ribaud et le Duc d’Albe, ensuite 8.5 nautiques vers la Batterie des Maures, une autre banane (parcours qui sera finalement réduit) puis arrivée devant le club. De nombreuses erreurs de parcours pousseront d’ailleurs certains concurrents à la disqualification. Voilà ce qu’il faut travailler, si l’on veut gagner quelques places au Duc d’Albe ! La flotte est divisée en deux groupes : les C1, les plus puissants (entre 16 et 21 pieds performants) sont 90, tandis qu’un peu plus de 30 C3 (KL15.5, SL16, Hobie cat 16, Dart 18) suivent. Les conditions météo sont très favorables à ce type de bateau : vent d’est 15 nds, peu de clapot. Cela va être très dur de les suivre en zodiac décidément... La partie fut belle. Les catégories F18 impressionnent par leur puissance, les Catboat

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Class A par leur capacité à planer et caper... Nul doute que le catamaran a énormément progressé et bénéficié des dernières technologies ces 10 dernières années : voiles à corne, dérives longues ou courbes (foils) pour certaines séries, volumes de coques très travaillés, utilisation intense du carbone... Lionel Pellegrino, qui équipe et coache le vainqueur de cette édition : «Je n’étais pas remonté sur un catamaran depuis l’époque des Dart 18 et Hobie 16... C’est très différent, ca va beaucoup, beaucoup plus vite...» me confie-t-il après sa navigation. Et il rajoute avec un grand sourire «Je crois bien que je ne suis jamais allé aussi vite en voiler ! ». Ce n’est pourtant pas un novice, notre entraîneur national de l’équipe de France Laser en a vu d’autres... C’est donc le brésilien Bruno Di Bernardi (photo page 22), ancien barreur en Tornado, qui remporte cette Xème édition. Une belle leçon, celle donnée également par Florent Chemin et Hugues Puimatto, nos 2 jeunes du circuit. Ils confirment ainsi leur excellent niveau et leur régularité en F18 en se classant 2èmes.

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On tire notre chapeau à tous les équipages, plus particulièrement: En F18 : DI BERNARDI Bruno / PELLEGRINO Lionel, CHEMIN Florent / PUIMATTO Hugues, PARDIGON Pierre / RIZZO Pierre, BAECKLER James / GATE Charles En SL16 / KL15.5 : PEDUZZI Clement / LOUSSIER Henri , FORT Cedric / SANTERRE Adrien, REMONDON Kevin / FORNARO Steven, MACRET Morgane / LOISEL Louis, LAMAILLE Olivier / DOMBRE Pascal En HC16 : BADER Cedric / KRIEF David, MONIER Jean gael / VACHEE Fabien, FERAUD Julien / PEGLION Flavie En C1 (autres) : BARTHELEMY Laurent / LOVY Vianney, SALARINO Bernard / BELLEUVRE Eric,

ACHILLE Jacques Francois / BUFALO Stéphane En Dart18 : BETSCH Pierre / MONOD Isabelle, PAPIN Pierre / GALLOT Simon, BERLENDIS Daniel / BERLENDIS Benedicte Mention spéciale pour l’accueil chaleureux du Club Multicoques de Hyères, présidé de main de maître par Jean-François Pelletier. Les classements sont visibles sur http://www.ducdalbe.com Plus de photos de l’événement sur  http://www.sensationvoile.fr © Lawrence Banahan / Sensation Voile

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Finn au lac de Sainte-Croix, Verdon

Les Finn, ici Sébastien Grall à l’entraînement, sont particulièrement actifs, notamment dans le Sud-Est de la France.

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© Lawrence Banahan / Sensation Voile


Quillards © Lawrence Banahan / Sensation Voile

Le Néo 495 Longueur hors tout : 4 m 950 Largeur Maxi : 1 m 18 Tirant d’eau : 1 m 30 Déplacement : 340 kg Lest : 180 kg Nombre de personnes : 2 Surface GV : 8,40 m² Surface Foc : 3,40 m² Surface Genaker : 8 m² Accastillage : Frederiksen & Harken Voiles : Delta

La « Class Néo495 » reconnue par la FFVoile .

Belle réussite pour la Coupe des 4 Nations Néo495 / Skud 18

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ingt-huit bateaux ont participé au 1er championnat d’Europe Access ainsi qu’à la Coupe des 4 Nations sur Néo495 et Skud 18, à Port Camargue. Au total 5 séries étaient représentées : les Access 2.3 et 303, les Liberty, la série paralympique Skud18, et enfin les Néo495. Pour la série Access 2.3 solo, Bruno Pereira du Portugal remporte le titre de Champion d’Europe devant Monique Foster (GB) et Jasper Smit (Hollande). En Access 303, c’est l’équipage Hongrois Zoltan Pegan / Eva Mircsev qui gagne le titre de Champion d’Europe devant les locaux Uggo Busicchia / Philippe Guilvic. Sur Liberty, la française Magali Moraines est sacrée première championne d’Europe.

Anne Othenin Girard (SUI) et Jean-Louis Lecoq (FRA) remportent la « Coupe des 4 Nations Néo495 », devant Benoit Galinou & Alain Bourdiol (FRA), et Denis Broussat / David Mékis (FRA). Notre équipage Franco –Suisse sur Skud 18, Jean Claude Mirc et Georges Scherller ont également été récompensés pour leur première prestation en France. La Société Nautique du Grau Du Roi Port Camargue a ainsi organisé un événement très professionnel, avec une excellente course et une grande hospitalité à terre. Le club, son groupe de bénévoles enthousiastes et le comité de Course ont été remerciés de leurs efforts par la Classe International et Nationale Française Access. (ClassNeo495)

Côte à côte en Néo 495

Il n’existe aucun autre voilier au monde ayant cette configuration d’assise, qui permet entre autre l’interactivité en régate. © Lawrence Banahan / Sensation Voile

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Le Néo495 est un quillard de sport biplace en côte à côte destiné à un public en situation de handicap et valides. Alain Inzelrac a conçu le Néo 495 en intégrant l’accessibilité dans son ensemble, avec un concept universel, et non en adaptant un modèle classique. Après un long parcours depuis sa conception, en passant par la création de l’association de Classe, la nouvelle « Class Néo495 » vient d’être reconnue par la FF Voile. La Voile étant un des rares sports mixtes où à égalité personnes valides ou pas peuvent participer à la même compétition. Ce long travail et cette reconnaissance va permettre d’inscrire sur le calendrier fédéral, toutes les compétitions Néo495 sur le territoire Français. Les premiers propriétaires sont des associations, comme "égalité sur l'eau" avec Willy Villerel qui a été le premier à naviguer en Néo495 sur le Lac de Pareloup, "La Pierre Bleue" qui anime l'activité en Néo495 entre Cherbourg et la Suisse, "Voiles pour Tous", Mady Fobert qui développe la Voile pour tous au sein du Royal Yacht Club de Bruxelles. Le premier propriétaire privé français d'un Néo495, le "Cap Vrai", navigue sur Canet en Roussillon. 4 Néo495 de l'association "Voiles au large" naviguent à Marseille. 1 navigue dans la baie d'Arcachon. La classe Neo495 s'est encore agrandit en 2009, et compte 25 bateaux en septembre. Renseignements : http://www.classneo495.org http://www.coques-en-stock.fr


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Quillards

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Uka Uka champion d'Europe de Melges 24


Après le championnat du Monde remporté l’an passé à Porto Cervo, Lorenzo Santini et son team Uka Uka s’adjugent le titre de champion d’Europe. Avec 4 manches gagnées sur 10, les italiens ont su faire preuve d’autorité tout au long de la régate, et la victoire leur revient fort logiquement. Storm Capital remporte le titre chez les corinthians. La flotte des Melges 24 a bien failli ne pas quitter le quai d’honneur du Port d’Hyères pour ce dernier jour de course. Eole avait en effet décidé de faire la grasse matinée, et a commencé à pointer le bout de son nez seulement après 10 heures. Les 86 bateaux partent de suite, pour ne pas louper l’occasion. Le vent montera tout au long de la journée, avec une manche entre 10 et 12 noeuds, et un mistral qui commence à s’établir à peine en milieu d’après midi. Une seule course allait être courue aujourd’hui, la limite maximum de 10 étant atteinte. Le titre allait se jouer sur cette ultime manche, et les italiens d’Uka Uka et de Alina le savaient. Et Blu Moon en embuscade également. Les deux premiers se livrent à une vraie partie de match racing sur la ligne et dans la course, et ce sont les champions du Monde en titre qui prennent le dessus à ce jeu-là. Blu Moon les a bien aidés en se mettant entre les deux au départ. Pilot Italia Hurricane prend les devants rapidement, et restera en tête tout au long de la course. Les italiens gagneront la course devant Joe Fly et Tork Racing. Uka Uka assure sa victoire en finissant 4ème de la dernière manche, loin devant Alina, pénalisé par son départ. La suite du classement ne change pas, avec Alina deuxième, et Blu Moon troisième. Fabien Henry et son Poison Rouge finissent 8ème, Eurovoiles 12ème, les Charon’gnards du COYCH 21ème, et les jeunes du COYCH, pour leur première régate en Melges 24, accrochent la 44ème place. (Bastien Berenguier, Néodyme Communication) 1ère manche : Pilot Italia Hurricane, Joe Fly, Tork Racing Team 1ère manche Corinthians : Tork Racing Team, Secret Men’s Business, Jekoteam Classement général : Uka Uka (34 points), Alina (56 points), Blu Moon (58 points) Classement général Corinthians : Storm Capital (41 points), Aqua Racing (51 points), Secret Men’s Business (60 points)

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Zoom sur ...

Sainte-Croix-d Un air de paradis

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du-Verdon

Il est certains lieux où naviguer rime avec plaisir de glisser, sans autre bruit que le vent dans les voiles et le clapotement sur la carène. Perché à 477m d’altitude, situé à quelques encablures de la méditerranée, au pied des gorges du Verdon, le Lac de Sainte-Croix est un site exceptionnel de par sa beauté et sa tranquillité... Que seuls quelques touristes estivaux et de rares écopages de canadairs viendront déranger.

© Emmawww.sensationvoile.fr Broussegoutte / Sensation Voile | 33


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© Lawrence Banahan / Sensation Voile

otre premier voyage nous emmène à la Société Nautique de Sainte-Croix-du-Verdon. Le lac de Sainte-Croix est une retenue d’eau artificielle, crée en 1973 par EDF, avec la construction du barrage de Sainte-Croix. D’une superficie de 2200 hectares (troisième retenue de France après le lac du Der-Chantecoq et le lac de Serre-Ponçon), ancré entre les Alpes-de-Haute-Provence et le Var, il avait déjà été pensé à l’époque pour accueillir la pratique des activités nautiques...

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Sensation Voile – Quel est le profil des personnes qui naviguent ici ? Jean-Claude Bonardo – La majorité des gens qui naviguent est soit rapportée de la côte, soit de l’étranger. Le Verdon est beaucoup plus réputé ailleurs qu’en France. Le fait que le lac soit artificiel entraîne encore un traumatisme dans la population, que l’on ressent toujours malgré les 36 ans d’âge du lac (1973) (NDR: au village des Salles, un mémorial a été inauguré en novembre 2000, sur lequel on peut lire «Les Salles ont vu leur village détruit, puis englouti dans les eaux du Verdon pendant l’hiver 73-74, pour que puisse exister le lac de Sainte-Croix). Le club de voile a été créé une année avant la mise en eau du barrage, par un monsieur qui avait racheté dans le même temps les ruines de l’ancien village de Sainte-Croix-du-Verdon.

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Rencontre avec Jean-Claude Bonardo, Président de la SNSCV.

SV – De nombreux membres pratiquent la régate, est-ce la vocation principale du club ? JCB – A l’origine le club était École Française de Voile. A présent, c’est AVN04, qui jouxte notre club, qui a le label EFV. La SNSCV est à présent un club à vocation sportive : nous cumulons à la fois les labels de «Voile Loisir» et «Voile Compétition». C’est d’ailleurs le seul club des Alpes-de-Haute-Provence à avoir obtenu ce dernier label (NDR : Les deux autres clubs du département étant le CNEV et l’association «Voile nautisme 04»). Nous sommes une école de sport de part la présence d’un entraîneur fédéral sur place. Il y a cependant assez peu de jeunes. Vingt quatre coureurs de la SNSCV sont classés dans les divers championnats de France, en majorité sur vent d’ouest. Depuis 2009, le club a mis un peu en stand by le Vent d’Ouest pour se consacrer et développer le Finn sur la région. C’est à l’origine Mr Jean Verdon, ancien président de la SNSCV, qui a apporté le Finn sur le lac de SainteCroix (en 2003). A présent, il y a huit Finn présents sur le club. Sont également licenciés chez nous, un équipage Tornado (le «Celtic Express») qui est l’ancien bateau de l’équipe d’Irlande à Athènes. Nous avons aussi un équipage Suisse qui navigue sur RS800, et gagne régulièrement les trophées Breizh Skiff. www.sensationvoile.fr

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© Lawrence Banahan / Sensation Voile

Enfin nous avons la chance d’avoir sur place Jean-Claude L’Hermite, arbitre au comité de course national, jury régional et formateur à la FFV.

SV – Accordez-vous des aides aux coureurs classés ? JCB – Non, plus maintenant, nous ne souhaitons pas créer des tensions et des jalousies.

SV – Comment se passent les entraînements à l’année ? JCB – Nous organisons un entraînement sérieux une fois par mois. Chaque week-end, ce sont quatre ou cinq Finn qui naviguent, toute l’année. Il n’y a pas de sécurité sur le lac (NDR: les embarcations à moteur thermique sont interdites), on met donc en place une «auto surveillance»; nous nous imposons de sortir au minimum à deux. Les conditions météo sont ici excellentes : un bon thermique est présent durant la saison estivale. En hiver, c’est un peu moins venté. Mais le bleu du ciel, la neige environnante, le son du clocher des villages alentours font que c’est un plaisir inégalé de glisser sur l’eau dans ces conditions, sans le moindre clapot.

SV – Pourriez-vous nous décrire vos locaux ? JCB – Ceux-ci ont été rénovés en 2005. Un accueil, le ClubHouse, des vestiaires, une salle de réunion, une quarantaine de rangements individuels (avec des casiers voiles), vingt cinq places au mouillage ; le parc à voiliers est composé d’une quarantaine d’emplacements pour voiliers légers, trente places habitables, plus les annexes. Nous avons aussi un portique de levage de bateaux. N’oublions pas un emplacement barbecues avec vue sur le lac ! La cale de mise à l’eau est la plus grande du lac, ce qui est un point essentiel lorsque le niveau d’eau est bas. Le terrain appartient à EDF ce qui implique de respecter leurs spécifications : les ossatures doivent être obligatoirement en bois et fixées au sol (pour rester en cas de crue). Il est également interdit de laisser une épave sur le club car elle pourrait endommager les turbines du barrage.

SV – Pouvez-vous nous en dire plus sur la coupe «Jean Verdon» que vous venez tout juste de mettre en place en juin 2009 ? (NDR: 10 classés cette année, beaucoup plus de participants attendus l’année prochaine) JCB – Les Finn, c’est encore tout récent. Cette régate va rentrer dans le cadre d’un challenge méditerranéen avec les clubs de Cannes (qui possèdent entre douze et quinze Finn), la Ciotat (trois Finn) et peut-être Antibes. SV – Bénéficiez-vous de subventions ? JCB – Aucune  ! Vous savez, au niveau local, nous sommes malheureusement considérés comme des nantis ! Le club est d’avantage connu au niveau national que communal.

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SV – Que souhaitez-vous développer à l’avenir ? JCB – Continuer cette politique sportive que nous avons mise en place et bien sûr améliorer encore les infrastructures du club. Pour EDF, le fait que des activités se développent sur les bords du lac est positif ; cela permet, avec du temps certes, de faire accepter par la population locale l’idée qu’un monde ancien a été remplacé par un autre.

Propos recueillis par Jean-Marc Jungmann


Plan d’eau

LA FICHE

Lac de Sainte-Croix Janvier Décembre

Les Salles-sur-Verdon Novembre

Ste-Croix-du-Verdon Octobre

100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0

Février

Mars

Avril

Zone étudiée

Septembre

Mai

Bauduen Juin

Août Juillet

Statistiques de vent

% de jours supérieur ou égal à 3 Bft dont % de jours supérieur ou égal à 4 Bft dont % de jours supérieur ou égal à 5 Bft

Caractéristiques Lieu étudié : face au club SNSCV Particularité du lac : moteurs thermiques interdits Vents présents : Synoptique : Mistral, Vent d’Est Thermique : Sud - Sud Est à Sud - Sud Ouest, jusqu’à 4 Bft en été, 2 Bft en hiver T° de l’eau : 24° en juin, 8° en mars (lorsque EDF monte le niveau du lac)

Stratégie du plan d’eau Clapot plus gros et plus court à l’endroit où le lac se rétrécit. Lorsque le thermique est plutôt orienté Sud Ouest, privilégier le côté droit du plan d’eau ; plus le vent est à droite, plus on prend des ascenseurs. Quand le thermique est plutôt orienté Sud Est (lorsqu’il vient de Bauduen), c’est le côté gauche du plan d’eau qui est à privilégier.

Bon plans Logement : Camping «Les Roches», derrière le club

nautique, ouvert du 1er avril au 30 septembre. Tel: 04 92 77 78 99 camping sauvage interdit Restauration : Pizzas à emporter, «chez Raymond», à Riez.

Magasins d’accastillage : prévoir du matériel de rechange, les plus proches étant sur la côte...

Coordonnées de la SNSCV :

SNSCV, Boite Postale 61, 04500 RIEZ, France. Tel/Fax: +33 (0)4 92 77 84 16 Site internet : http://www.snscv.com Email: info@snscv.com

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Reflex photo

Vous rêvez d’immortaliser les lignes pures des bateaux sur l’eau, les actions dynamiques lors d’une régate, ou les débuts du petit dernier en Optimist : à vos appareils ! On a hâte de découvrir vos clichés sur www.sensationvoile.fr. Les photos de voile ne sont pas les plus aisées à réaliser qui soient. Elles ont en effet certaines particularités qu’il faut prendre en compte afin d’être satisfait du résultat.

L’eau

L’ennemi n°1 de votre appareil. Pour éviter qu’il ne subisse les assauts répétés de l’humidité et du sel et qu’il finisse en mode «  HS », peu de moyens existent. Investir dans un appareil étanche ? Seuls les boîtiers compacts offrent cette particularité aujourd’hui. Concernant les réflexes, certaines marques vantent leurs boîtiers tropicalisés, mais ceux-ci ne sont en réalité pas faits pour affronter vagues et embruns... Le meilleur choix est alors de s’équiper d’un caisson ou sac étanche. Dernière option, trouver un point de vue à l’abri des vagues : sur un bateau haut sur l’eau, sur une digue...

Attention à l’eau !

On a testé pour vous, c’est vérifié : le matériel photo n’aime pas l’eau.

Loin, si loin…

Sur l’eau, l’action se déroule souvent loin. Pour shooter tel un véritable snipper, première solution : avoir une longue focale, 300 mm au minimum. Nous vous conseillons un téléobjectif, qui sera de meilleure qualité. Si vous préférez cependant un zoom, certaines marques offrent des 100-400mm de très bonne qualité et qui vous permettront d’élargir vos cadrages. Seconde solution, plus diplomate, une fois rentré à terre, recadrez vos photos grâce à votre logiciel préféré pour n’en garder que le meilleur. Plus votre boîtier aura de pixels et plus vos recadrages seront de bonne qualité ; 12 millions étant maintenant un standard.

Louche cette photo ?

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Au coeur de l’action

Le premier investissement à faire : un bon téléobjectif.

Le réglage de la vitesse est primordial pour réussir ses clichés car deux éléments entrent en jeu : le mouvement du sujet + le vôtre si vous êtes sur un bateau. Résultat : vos photos risquent d’être floues. Réglez alors votre appareil en mode « priorité vitesse » (TV, S… selon les marques) et choisissez une vitesse supérieure au 1/1000ème. Si vous n’êtes pas encore expert (nous allons vous aider à le devenir ! ) commencez par le mode sport présent sur tous les appareils modernes. Petit plus : réglez l’appareil en mode rafale, ce qui permet de faire des séries de photo sur une même action et de saisir l’instant clé. PS : ne soyez pas économe en clichés : grâce au numérique, vous ferez le tri après…

La Ligne d’horizon

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Le sujet bouge, vous bougez, tout le monde bouge : vos photos sont souvent de travers. Soyez alors vigilant aux lignes de niveau, en général l’horizon. Vous pouvez les faire coïncider avec vos repères de capteur (les petits carrés de mise au point que vous voyez dans votre viseur). Petit plus : investissez dans un verre de visée quadrillé (environ 30€) : vous disposerez de lignes prédéfinies à caler sur l’horizon. Autre option : lors du traitement des images, redressez l’horizon grâce à un logiciel de retouche.


Haute résolution

© Lawrence Banahan / Sensation Voile

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1) Photo du haut : beaucoup de bateaux, beaucoup d’eau, beaucoup de ciel... peu d’intérêt. 2) Photo du bas : la même recadrée. Les hautes résolutions des appareils de dernière génération permettent de sauver certains clichés.

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Luminosité

Dernier danger lié aux photos de voile, la luminosité élevée et les contrastes souvent forts. Pensez toujours au sens de la lumière, c’est une des clés d’une photo réussie ! A moins de jouer volontairement sur les contre-jours, veillez à ce que votre sujet soit éclairé par le soleil. Idéalement gardez le soleil dans votre dos.

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Dans le prochain numéro : comment cadrer un voilier. Déposez vos photos de voile sur le site www.sensationvoile.fr les plus réussies seront publiées dans ce magazine.

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Cloué à terre Dans « Cloué à terre », retrouvez les trucs et astuces pour réparer et entretenir votre bateau. Dans ce premier article, nous commençons par un produit de base : LA RéSINE ! par Lawrence Banahan

S

ensation Voile a enquêté afin que vous puissiez choisir la résine la mieux adaptée dans le cadre d’une réparation sur votre bateau.

Quelle résine choisir ?

Nous ne présenterons ici que les résines composites adaptées au nautisme. Il en existe d’autres mais dont les caractéristiques ou la mise en œuvre sont moins pertinentes (Phénoliques, Polyurées, Polyimides …). Il faut savoir que les fabricants conçoivent des résines qui peuvent être très différentes selon le domaine d’application : ainsi, une résine époxy industrielle conçue pour des chantiers n’aura pas les mêmes caractéristiques que celle trouvée au ship du coin... cette dernière sera plus adaptée à une utilisation «amateur», en étant plus tolérante aux erreurs de mélange, aux variations hygrométriques... Le choix d’une résine est essentiellement guidé par l’utilisation que vous faites de votre matériel. Si vous réparez votre vieux 420 qui traîne au fond du jardin, et que vous sortez 2 fois par an, la résine polyester peut suffire. Il faut cependant savoir que celle-ci n’est pas étanche, et provoque à long terme des problèmes d’osmose (même chose avec les gelcoats polyester). Elle est également moins solide. Dans tous les autres cas, vous l’aurez compris, la résine époxy s’impose. Peu importe que votre bateau soit conçu en polyester ou époxy. Sa résistance mécanique bien supérieure, sa quasi

La résine

Une affaire de bon dosage...

étanchéité, sa meilleure accroche en font le choix idéal pour les réparations, que ce soit sur une zone sujette à de fortes tensions ou sous la ligne de flottaison... Autre critère de choix, le temps d’application et de prise. Une résine « pré-accélérée » (généralement de couleur bleue) vous laissera moins de temps pour son application : 10 à 15 minutes si la température avoisine les 15°C, à peine plus de 5 minutes au dessus de 20° ! Votre choix est fait ? Voici encore quelques conseils pour la mise en œuvre.

LES DOIGTS DANS LA RESINE La tenue de cosmonaute

L’application de la résine est délicate, vous risquez d’en avoir plein les doigts. Se protéger est donc indispensable. Revêtezvous d’une combinaison et investissez dans des gants : ceux de type « 4H » ou en caoutchouc nitrile sont résistants, mais plus chers. Ceux en latex sont très souples, mais ont tendance à se ramollir (en particulier à cause de l’acétone contenue dans la résine polyester), il faut donc en changer très régulièrement. Travaillez dans un lieu très aéré, et surtout utilisez un masque respiratoire avec filtre organique. La résine polyester dégage une odeur forte pouvant donner des maux de tête. L’époxy sent beaucoup moins fort... mais contrairement aux idées reçues elle est plus nocive ! Enfin, le port de lunettes protectrices est indispensable. Dernière étape de la préparation : déterminer la bonne dose de produit. La réalisation de votre résine résulte de la polymérisation de produits de synthèse. Autrement dit, vous obtenez une réaction chimique en mélangeant la résine avec son catalyseur (aussi appelé durcisseur). Les doses à respecter sont toujours notifiées sur les boites, elles peuvent varier

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d’un fabricant à un autre. Concernant la résine polyester : généralement 2% de durcisseur, moins par température élevée (1% minimum, sinon elle restera « pégante » et vous serez obligé de tout recommencer…). Elle accepte jusqu’à 4%... au delà vous risquez des problèmes de polymérisation. Dans le cas de l’époxy, vous disposez d’une marge de précision du mélange de 5% maximum. Au delà vous ne serez plus dans la courbe de résistance escomptée. Mais celle-ci est facile à doser : 1 pour 2, ou même 1 pour 1 (l’Araldite, celà vous

dit quelque chose ?). Il faut également respecter une température suffisamment haute, et une hygrométrie basse ! En dehors de ces petites contraintes, l’époxy c’est super. Attention ! Une résine qui ne colle plus au doigt n’a pas forcément fini sa polymérisation. Nous parlerons d’ailleurs, dans un prochain article, du principe de «cuisson» de la résine... Pour trouver la juste dose, plusieurs solutions possibles : - La technique du vieux loup de mer qui arpente les quais : «Mais mon petit à l’oeil ! et ça ira bien». A proscrire absolument… - Le scientifique : armé d’une balance électronique précise. Si vous devez effectuer souvent des réparations, pourquoi-pas. - La simplicité : achetez (en pharmacie par exemple) des seringues de différentes capacités. Repérez-les ensuite avec du scotch coloré ou un marqueur indélébile : une pour la résine, une autre couleur pour le catalyseur ; cela évitera les mélanges inopportuns dans les pots. Ne reste plus qu’à la préparer. (Suite au prochain numéro)


La résine polyester : La plus économique de toutes

(moins de 10€ le kg) mais aussi la moins résistante aux forces mécaniques. Son adhérence n’est vraiment efficace que sur la fibre de verre. Les résines polyester contiennent du styrène. Ce solvant a une composition proche de l’acétone, ce qui est à l’origine de l’odeur, c’est celui-ci qui la maintiens dans un état semiliquide. Stockez-la toujours en bidon hermétique dans un endroit frais et sombre. Nous vous recommandons d’agiter le pot avant utilisation. Avantages : Faible coût, bonne accroche en cas de reprise de stratification, temps d’application court, moins sensible aux conditions d’application (température et hygrométrie), cuisson non indispensable. Inconvénients : Fragile, ronge le polystyrène, réaction thermique importante lorsque pré-accélérée, odeur nauséabonde, des difficultés pour obtenir le bon mélange sur de faibles quantités. Poreuse en contact direct avec l’eau.

La résine vinylester (ou époxyvinylesters): un très

bon rapport qualité prix ! La résine vinylester s’utilise de la même façon que les résines polyester, avec les mêmes accélérateurs et catalyseurs.. Avantages : Elle a un meilleur rendement mécanique que la polyester, ses autres avantages sont identiques à la polyester. Inconvénients : Plus onéreuse que la résine polyester (plus de 15€ le kg), elle est également plus difficile à trouver ; mais vous pouvez la commander sur Internet. Ses autres inconvénients sont identiques à la polyester

La résine époxy : la résine qui colle FORT. C’est la plus

adhérente sur tous les types de fibres. Son stockage se fait dans un endroit sombre et frais, vérifiez la date de péremption avant utilisation. Avantages : Très grande résistance mécanique, le temps de travail possible est très long (jusqu’à 15 heures), il est facile de réaliser des mélanges même en petites quantités. Autre avantage et non des moindres : son étanchéité totale en immersion (7 fois plus que la polyester). Cette résine sera donc particulièrement adaptée pour tous travaux sous ligne de flottaison. Inconvénients : Prix élevé (environ 30€ le kg), forte nocivité par contact, une cuisson est conseillée après stratification, ne peut pas être appliquée en milieu trop humide (rosée du soir, après une navigation ou une pluie…).

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Et la nature dans tout ca ?

La société Dragonkraft propose une gamme de produits la plus écologique qui soit. L’Eco-Poxy est une résine naturelle conçue à base de produits alimentaires : elle peut être utilisée avec tout une gamme de tissus traditionnels (fibre de verre, carbone…) ou naturels ( le lin, le chanvre, le basalte…). Cet époxy durcit avec un catalyseur sans bisphénol et peut être utilisé par les personnes sensibles aux époxys traditionnels. L’UV-L est une excellente résine pour la stratification. Fabriquée avec 96 % de produits renouvelables et naturels, sans aucun composé organique volatile. La catalysation se fait entre 5 à 15 minutes avec la lumière UVA. http://www.dragonkraft.com/ www.sensationvoile.fr

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Addiction

Le grand f roid arrive prenez une , l o ngueur d'a Naviguez t vance ! out l'hiver en suivant b ien au cha notre petit ud, e sélection de produit s.

1ère couche : ReSPIRANTE On porte à même le corps des dessous 100% polyester, de façon à évacuer l'humidité. T-Shirt Coton à proscrire ! Le nouveau Lycra Thermique de Gill offre encore plus de confort, de protection contre le froid et d’élasticité et constitue une alternative idéale aux habituels lycras. Caractéristiques : Lycra Thermique de Gill Tailles : S au XL Couleurs : Noir Prix indicatif : 50€ http://www.gillmarine.com

Pull Magic Marine BASELAYER Homme, Femme et Junior Tailles : XS au XXL Couleur : Noir Prix indicatif : 29 - 31€ http://www.magicmarine.com

Pantalon Magic Marine BASELAYER Homme, Femme et Junior Tailles : XS au XXL Couleur : Noir Prix indicatif : 29 - 31€ http://www.magicmarine.com

Caleçon Musto THERMAL SU3577 (unisexe) Tailles : XS au XXL Couleur : Marine Anthracite Prix indicatif : 40€ http://www.musto.fr

T-shirt Musto THERMAL SU3567 Manches longues col montant (unisexe) Tailles : XS au XXL Couleur : Marine / gris clair Anthracite / gris clair Prix indicatif : 48€ http://www.musto.fr

Polaire Gul «Radiation» Tailles : S à XXL Couleur : Noir Prix indicatif : 45€ http://www.gul.com

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2ème couche : l'ISOLANT Un pantalon ainsi qu'un pull polaire (sans col). Plus on recherche la chaleur, plus on choisira un vêtement épais Pantalon Polaire Tribord 22636 Conçu pour le pratiquant régulier ou intensif de voile par temps froid, pour être porté sous un pantalon ou sous une salopette. Polaire 200 g/m², 100% polyester. Tailles : XS à XXL Couleur : Noir Prix indicatif : 14,90€ http://decathlon.fr


3ème couche : étanchéité & PROTECTION Une combinaison de type "sèche", le top étant la respirante. Il existe des modèles avec ou sans pieds. Combinaison sèche respirante TP1 Stealth Dry Suit Henri Lloyd Conçue en tissu TP1, assurant ainsi une bonne respirabilité, une souplesse et une légèreté pour se concentrer exclusivement sur sa navigation. Caractéristiques : Manchons en néoprène, chaussons en latex collé Tailles : S au XXL Prix indicatif : 425€ http://www.henrilloyd.com

Combinaison sèche Vade Retro «SG1» Enveloppe intérieure : étanche et respirante. Enveloppe extérieure : très résistante aux accrocs. Entièrement séparable, l’enveloppe extérieure peut être utilisée seule en coupe-vent. Fermeture devant, manchons cou, poignets, chevilles en latex, renforts genoux. Tailles : XS au XXL (poss. sur mesure) Couleurs : Noir, Bleu marine, Bleu royal, Fushia, Gris, Rouge, Jaune, Violet, Blanc. Prix indicatif : 419€ http://www.vaderetro.com

Combinaison séche Thermo Dry II Magic Marine Néoprène 3mm doublé/collé étanche. Manchons en Métalite étanche. Fermeture horizontale flexible. Bretelles intérieures. Protections fessier et genoux Powertex. Velcro d’ajustage. Tailles : XS au XXL Couleurs : Noir Prix indicatif : 380€ http://www.magicmarine.com

Gill Front Zip Drysuit_4801 La nouvelle combinaison sèche de Gill est destinée à tous les passionnés de dériveurs ou de petits voiliers de sport. Ultra résistante, elle offre confort et performance pour les sorties et entraînements d’hiver. Caractéristiques : Tissu laminé trois couches 5-Dot™ très léger. Extrêmement respirante. Des renforts de tissu très solides ont été ajoutés au niveau des fesses et des genoux et la combinaison dispose d’une poche extérieure sur la cuisse. Tailles : XS au XXL Couleurs : Noir Gris ou Gris Rouge Prix indicatif : 450€ (Junior 350€) http://www.gillmarine.com

Reste à bien couvrir tout ce qui dépasse... Bandeau Magic Marine Néoprène de 3mm Tailles : S au XL Prix indicatif : 13€ http://www.magicmarine.com

Gants Gill Hiver Néoprène Tailles : Junior, XS-XL Prix indicatif : 45€ http://www.gillmarine.com

Botillons Gul Evolution Néoprène 5mm «Dura-Flex» Tailles : 36 à 48 Couleurs : Noir Prix indicatif : 49€ http://www.gul.com

Botillons Gill Hiking Néoprène 5mm Tailles : 36 à 47 Couleurs : Noir Prix indicatif : 55€ http://www.gillmarine.com

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A vos sticks !

DES BOUéES BIODéGRADABLES en 2010 ?

A vos sticks !

Cette rubrique est la vôtre.

Où peut-on trouver le magazine Sensation Voile ?

Que trouve-t-on sur le site www.sensationvoile.fr ?

Vous souhaitez participer...

Vous avez des questions, des remarques ? «A vos Sticks» est la page «courrier des lecteurs». écrivez-nous à «Sensation Voile», 1226 bd christian Lafon, Le hameau des plaines, 83700 Saint-Raphaël ou envoyez un email à redaction@sensationvoile.fr

www.sensationvoile.fr est le nouveau site communautaire de la voile légère. Vous pouvez dès à présent : à télécharger gratuitement le magazine à faire vivre la photothèque ou simplement visualiser des photos à dialoguer sur nos forums de discussion à préparer votre prochaine navigation en utilisant notre carte des webcams et stations météo à ...et encore bien d’autres choses à venir. N’attendez plus, inscrivez-vous sur le site www.sensationvoile.fr, c’est gratuit !

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Le magazine sera distribué sous format papier pour la première fois au salon nautique de Paris 2009. Il sera également distribué dans les clubs nautiques (voir la liste de distribution prochainement sur le site). Vous pouvez le consulter et le télécharger gratuitement en ligne sur http://www.sensationvoile.fr

à la rédaction d’articles ou nous communiquer une information ? Vous prenez régulièrement des photos de régate ? Vous aimeriez que l’on parle de votre club dans un prochain numéro ? Faire connaître votre association de classe ? Envoyer une annonce de compétition, un portrait… N’hésitez pas à nous écrire un email à redaction@sensationvoile.fr Notre magazine et le site internet http://www.sensationvoile.fr sont destinés aux amoureux de la voile légère. Faites les vivre en y participant : vous êtes les bienvenus !


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