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du 5 au 10 Octobre

5e Semaine du Cinéma Équatorien

Paris 1


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5ème Semaine du Cinéma Équatorien de Paris une production de l’Association ARC avec le soutien du Conseil National de la Cinématographie de l’Équateur, l’Ambassade de l’Équateur en France et l’Institut Cervantes de Paris. Paris 5–10 Octobre 2015


3 Cinéma et diversité : désirer toutes les perspectives Jorge Flores V. 5

Sur l’axe de la continuité Jorge Luis Serrano

7 programmAtion Fiches Techniques et Synopsis 22 La diversité vit. Vive la diversité ! Jorge Flores V. 29 Éducation et art. Ou de l’impossibilité de s’arrêter de respirer Ramiro Noriega 34 Sur le genre et les sexualités María Amelia Viteri 41 Conversation Victor Arregui et Santiago Rosero 50 Invités 56 CrÉdits


Cinéma et diversité : désirer toutes les perspectives Célébrer la diversité de l’Équateur, tel était le désir initial des membres de l’Association ARC pour cette cinquième édition de la Semaine. Néanmoins, nous nous sommes vite rendu compte qu’il s’agissait d’un projet impossible, d’une utopie. C’est pourquoi nous gardons le mot ‘désir’. La sélection de cette édition atteste justement du désir d’un cinéma de la totalité infinie des perspectives possibles. Ce cinéma, somme de toutes les perspectives, nous restituerait la jouissance extatique de notre regard adolescent face à la découverte d’un monde nouveau : les rues, les villages, les champs de blé, les lacs et les montagnes se mêlaient alors inextricablement aux couleurs, aux saveurs et à la cadence de toutes les nationalités qui composent ce que nous appelons aujourd’hui « l’État plurinational et interculturel » équatorien. Les cinéastes équatoriens nous font voir ce monde selon différentes perspectives. Ce cinéma du déplacement et de la diversité (culturelle, ethnique, sexuelle, etc.) parcourt la vastitude d’un territoire hétérogène à partir de la ville et de ses problématiques. Les moments les plus cinématographiques de la programmation de cette année se trouvent précisément à la frontière entre deux espaces, l’espace urbain et l’espace rural. Nous sommes fiers de présenter des films produits selon une logique industrielle à côté d’une série de courts-métrages réalisés par les communautés amérindiennes. La programmation de ces derniers résulte d’un échange avec des associations, des organisations et des sociétés de production de ces nationalités. Notre sélection inclut également des films à petit budget qui représentent la lutte des mouvements sociaux en Équateur. Nous ne cesserons jamais de désirer, de désirer, par exemple, que les modes de production et de distribution de ces films se diversifient, s’enrichissant mutuellement. Nous vous invitons à découvrir cette mosaïque hétérodoxe de la filmographie équatorienne. Au moment d’inaugurer cette cinquième édition, ces dizaines de films équatoriens nous font éprouver le vertige d’un jeu de perspectives. Nous sommes très heureux de vous présenter cette traversée d’imaginaires. Nous sommes convaincus que votre participation à la Semaine contribuera de façon décisive à la consolidation du cinéma équatorien et au renforcement des rapports culturels entre l’Équateur et la France. Jorge Flores Velasco Président de l’Association ARC


Cine y diversidad: desear todas las perspectivas Celebrar la diversidad de Ecuador, ese fue el deseo inicial de los miembros de la Asociación ARC para esta quinta edición de la Semana. Sin embargo, en el camino, nos hemos dado cuenta que era un proyecto imposible, una utopía. Por eso, nos quedamos con la palabra deseo. La selección de esta edición da cuenta justamente del deseo de un cine de la totalidad infinita de perspectivas posibles. Un cine, suma de todas las perspectivas, que logre mostrar esa sensación de éxtasis que alguna vez sintieron nuestros ojos adolescentes al descubrir un nuevo mundo, donde las calles, los pueblos, los pajonales, los lagos y las montañas se mezclaban con los colores, los sabores y la cadencia de todas nacionalidades que conforman lo que hoy denominamos el “Estado plurinacional e intercultural” ecuatoriano. Los cineastas ecuatorianos nos muestran este mundo desde diversas perspectivas. El cine ecuatoriano, un cine del desplazamiento y de la diversidad (cultural, étnica, sexual, etc.), recorre la vastedad de un territorio heterogéneo a partir de la ciudad y sus problemáticas. Los momentos más cinematográficos de la programación de este año se encuentran precisamente en la frontera de dos espacios, el urbano y el rural. Nos enorgullece presentar películas que se producen dentro de una lógica industrial, tanto como una serie de cortometrajes de las comunidades amerindias. La programación de estas últimas surge del intercambio con asociaciones, organizaciones y productoras de esas nacionalidades en Ecuador. También contamos con películas de bajo presupuesto que representan las luchas de los movimientos sociales. No dejaremos de desear, desear, por ejemplo, que las lógicas de producción y distribución de estas películas se diversifiquen, articulándose entre sí. Les invitamos a descubrir un puzzle poco ortodoxo de la cinematografía ecuatoriana. Al iniciar esta quinta edición, estas decenas de películas ecuatorianas nos hacen sentir el vértigo de un juego de perspectivas. Estamos felices de presentarles esta travesía de imaginarios y convencidos de que su participación en la Semana contribuirá decisivamente al fortalecimiento del cine ecuatoriano, consolidando las relaciones culturales entre Ecuador y Francia. Jorge Flores Velasco Presidente de la Asociación ARC


La clé de la continuité J’entends souvent la question : qu’est ce qui explique la croissance et le dynamisme du cinéma équatorien d’aujourd’hui ? Je retrouve trois facteurs pour l’expliquer : le talent créatif des artistes, les possibilités technologiques du monde numérique et les politiques publiques de promotion du cinéma. La conjonction de ces trois éléments a permis à l’Equateur de surpasser des longues périodes d’intermittence. Face à l’interruption, la continuité. Comme la réalisation de la Cinquième Semaine du Cinéma Equatorien le montre, la persistance et le développement de mécanismes de soutien se reflètent dans une stabilité positive à partir de laquelle il est possible de mieux planifier et de mieux se projeter. Nous sommes pourtant loin d’atteindre la situation idéale, il reste encore beaucoup de travail à accomplir. Sur le plan national, le cinéma équatorien a eu un impact qui s’est traduit par des faits politiques majeurs. La réouverture judiciaire des affaires Restrepo et Roldós, après la projection et la sortie de leurs documentaires respectifs a secoué la conscience nationale. Le meilleur indicateur de cette force occulte du cinéma apparaît lorsque la nouvelle sur un film passe de la section spectacles à la une des journaux. Le documentaire équatorien a réalisé ce que les historiens et les musées n’ont pas réussi au niveau local : réveiller la mémoire et la mettre à la portée des masses du pays. Néanmoins, nous n’avons pas encore réussi de grosses percées sur le plan international. Mais nous nous y approchons. Caractérisé par une diversité débordante, le cinéma équatorien s’est vu recouvert, à plusieurs reprises lors des premières de fiction, d’un air de famille inquiétant. Les portraits générationnels et les évocations autobiographiques dans les premiers longs-métrages de plusieurs directeurs et directrices ont provoqué une baisse momentanée de la fréquentation du public après que plus d’un million de personnes aient assisté pendant les cinq dernières années au circuit commercial avec une place pour un film équatorien dans la main. L’Institut Cervantes à Paris accueille une nouvelle fois l’initiative de l’Association Rencontres Culturelles qui nous propose un regard renouvelé sur l’actualité cinématographique de l’Equateur envisagée dans son processus permanent et son incessante métamorphose. Il s’agit d’une occasion pour célébrer les rencontres et souhaiter une longue vie à cette semaine et au cinéma équatorien. Jorge Luis Serrano Ministre aux Affaires Culturelles / Ambassade de l’Équateur en France

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En clave de continuidad Escucho repetidas veces la pregunta ¿qué explica el crecimiento y dinamismo del cine ecuatoriano actual? Y encuentro tres factores para explicarlo: talento creativo de los artistas, facilidades tecnológicas del mundo digital y políticas públicas de fomento. La conjunción de estos elementos ha hecho que Ecuador supere largas etapas de intermitencia. Frente a la interrupción, continuidad. Como la realización de la Quinta Semana de Cine Ecuatoriano en Paris lo demuestra, la persistencia y prolongación de mecanismos de apoyo se refleja en una estabilidad positiva desde donde es posible planificar mejor y proyectarse. Aunque lejos estamos aun de haber alcanzado una situación ideal pues nos falta mucho por trabajar. En el plano doméstico el cine nacional ha logrado impactos reservados para actividades políticas de primer orden. La reapertura judicial de los casos Restrepo y Roldós, tras la proyección y estreno de sus respectivos documentales, sacudió la conciencia nacional. El mejor indicador de esa potencia oculta del cine es cuando la noticia sobre un film salta de la sección de espectáculos a la primera plana de los diarios. El documental ecuatoriano ha hecho lo que no han podido localmente historiadores ni museos: revivir la memoria y ponerla al alcance de las masas del país. Sin embargo, internacionalmente aun no alcanzamos un gran impacto. Pero estamos cerca. Caracterizado por una diversidad desbordante al mismo tiempo el cine ecuatoriano se ha visto cubierto en repetidos estrenos de ficción por un aire de familia inquietante. Retratos generacionales y evocaciones autobiográficas en óperas primas de diversos directores/as han provocado un momentáneo declive de público luego de que más de un millón de personas asistiera los últimos cinco años al circuito comercial con el ticket de una película ecuatoriana en la mano. Tras el pequeño boom enfrentamos una normal crisis de crecimiento. Necesaria evolución con altos y bajos. El Instituto Cervantes de Paris acoge un año más la iniciativa de L’Association Rencontres Culturelles la cual nos propone una mirada fresca de la actualidad cinematográfica del Ecuador en su permanente devenir e incesante metamorfosis. Es la oportunidad para celebrar los encuentros y desearle una larga vida a esta semana y al cine ecuatoriano. Jorge Luis Serrano Ministro, Asuntos Culturales / Embajada de Ecuador en Francia

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Programme 5—10 Octobre


Institut Cervantes, 7 Rue Quentin Bauchart 75008 Paris  Entrée libre Lundi 5

19.30 TRÁNSITO Daniel Avilés, 18 min. (2014)

David et Lucía sont étrangers l’un à l’autre. Il n’en était pas ainsi autrefois. David a toujours été timide ; Lucía a toujours été ravissante. Le reste, des tournants de la vie. Un jour, à l’aube, dans une station-service, ils se rencontrent par hasard. Le souvenir du passé secoue leurs certitudes. Bien qu’ils aient changé, certaines choses restent immuables.

David y Lucía son dos extraños. Alguna vez no lo fueron. David siempre ha sido tímido; Lucía, siempre encantadora. Lo demás, vueltas de la vida. Una madrugada cualquiera, en una gasolinera, se encuentran por casualidad. El recuerdo del pasado sacude sus certezas. Aunque no son los mismos, hay cosas que no han cambiado. EQUATEUR: la forêt empoisonnée Chris den Hond, Mireille Court, 52 min. (2015)

Dans les années 1960, le géant du secteur du pétrole, Texaco, a signé un contrat avec le gouvernement équatorien pour l’extraction de pétrole dans la région amazonienne. Trois décennies plus tard, Chevron a acheté Texaco. Des millions de barils de pétrole Programme

ont été extraits, permettant à l’entreprise de générer de considérables profits. Cette exploitation intensive a eu des effets extrêmement néfastes sur l’environnement. Chevron a quitté l’Équateur en 1992, laissant derrière un million de puits de pétrole à travers l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, environ dix-huit milliards d’eaux toxiques continuent de s’infiltrer dans le sol et dans les fleuves. La population locale utilise l’eau polluée pour boire, se baigner et pêcher. Trente mille Équatoriens et Équatoriennes, des victimes de cette pollution, poursuivent Chevron en justice, réclamant des indemnisations. Durante los años sesenta, el gigante del petróleo, Texaco, firmó un contrato con el gobierno ecuatoriano para extraer petróleo en la zona amazónica. En los años noventa, Chevron compró Texaco y extrajo millones de barriles de petróleo, permitiéndole a la empresa generar enormes ganancias. Pero esta extracción intensiva causó inmensos daños en el medioambiente. Cuando Chevron se fue del Ecuador en 1992, dejó más de un millón de pozos por todo el territorio. Hoy, aproximadamente 18 mil millones de litros de aguas tóxicas siguen filtrándose en el suelo y en los ríos. Esta agua contaminada es utilizada por la población local para beber, bañarse o pescar. 30.000 ecuatorianos y ecuatorianas, víctimas de esta contaminación, persiguen a Chevron ante la Justicia, reclamando indemnizaciones. Lundi 5

19.30

EL FACILITADOR Víctor Arregui, 85 min. (2013)

Miguel, un homme d’affaires accompli, demande à sa fille, Elena, de revenir en Équateur pour lui accompagner dans sa grave maladie. La relation entre Miguel

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et Elena est froide, lointaine et tendue, opposée à celle que Miguel souhaitait. Les journées d’Elena s’écoulent entre alcool et drogue. Afin de l’éloigner de l’ambiance citadine, Miguel demande à Elena de passer un séjour à la ferme de son grandpère. Elena retrouve Galo, compagnon des jeux de l’enfance, qui travaille avec les communautés indiennes vivant à proximité de la ferme. Galo invite Elena à une « minga » (travaux communautaires traditionnels pratiqués par les populations andines) destinée au nettoyage du canal d’irrigation. La vie de la communauté et la beauté des « páramos » (plateaux néotropicaux d’altitude) impressionnent Elena. La jeune fille s’engage aussitôt dans les tâches paysannes et dans la lutte de la communauté pour l’accès à l’eau. Miguel, un exitoso hombre de negocios, pide a su hija Elena que regrese al Ecuador para que le acompañe a enfrentar su grave enfermedad. La relación entre Miguel y Elena es fría, lejana, contraria a lo que esperaba Miguel. Los días de Elena transcurren entre el alcohol y las drogas, por lo que Miguel, para alejarla del ambiente citadino, le pide que vaya por un tiempo a la hacienda de su abuelo. Elena se reencuentra con Galo, compañero de juegos infantiles, quien trabaja con las comunidades indígenas cercanas a la hacienda. Él invita a Elena a una minga en el páramo para la limpieza del canal de riego. A la joven le impacta la vida de los indígenas y la belleza de los páramos; pronto se involucra en las labores campesinas y en la organización de la comunidad para la lucha por el acceso al agua. Mardi 6

17.00

Vida Daniel Yépez Brito, 14 min. (2014) Abbas Kiarostami, cinéaste iranien de renommée internationale, anime un atelier de cinéma à Bogotá. L’objectif : réaliser un courtmétrage en dix jours. Pendant le repérage, l’un des réalisateurs participants, Diego, rencontre une jeune bibliothécaire timide, Vida. Elle rêve de devenir actrice. Vida et Diego se trouvent vite impliqués dans une histoire à la frontière du documentaire et de la fiction.

El consagrado director de cine iraní Abbas Kiarostami dicta un taller de cine en Bogotá, proponiendo a los realizadores concluir un cortometraje en 10 días. Diego, uno de los cineastas del taller, en su búsqueda de locaciones, conoce a una tímida joven bibliotecaria llamada Vida, quien sueña con ser actriz. Pronto se ven involucrados en una historia que roza el límite entre el documental y la ficción. IL FAUT LE FAIRE Alex Cisneros, Manuel Calisto, 78 min. (2013)

Martín, un bureaucrate, essaie de se dépasser soi-même chaque jour. Son ami Daniel est un coureur de jupons instable. Tous les deux ont l’habitude d’épier leurs voisins à travers un télescope. Un jour, Martín et Daniel rencontrent Alicia, une voisine qui bouleverse leur routine, envahissant leur espace de liberté. Ce trio cherche un changement dans la vie. La solution paraît être dans un appartement juste à côté. Martín es un burócrata que busca superarse día a día. Su amigo Daniel es un mujeriego inestable y sin metas fijas. Ambos tienen la afición de espiar a la gente con un telescopio desde la terraza del edificio donde viven. Un día conocen a Alicia, una vecina que invade su rutina y su espacio de libertad. Los tres buscan un cambio en sus vidas y la oportunidad se les presenta cuando descubren, en un apartamento cercano, la solución a sus problemas.

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Mardi 6

19.30

EL CÓNDOR PASA Adrián Balseca, 8 min. (2015) Le Condor GT (1981) est un modèle d’automobile iconique construit vers la fin de la période dénommée « boom pétrolier », au moment du rétablissement de la démocratie en Équateur. Dans le film, il est un dispositif qui révèle les paradoxes de la tentative échouée de changement de la “matrice de production” soutenu par le gouvernement équatorien actuel. En hommage posthume à l’industrie qui l’a vu naître, les itinéraires du Condor GT décèlent les facteurs environnementaux qui ont affecté les alentours de « Mitad del Mundo » (site marquant la ligne imaginaire équinoxiale) ces dernières années. L’environnement naturel a été complètement transformé par les grands réseaux routiers, les projets monumentaux d’infrastructure touristique et l’exploitation minière illégale à grande échelle. (A.B.)

Cóndor GT (1981), emblemático modelo automotor construido hacia el final del denominado “boom petrolero” de Ecuador y en el momento de la reinstauración de la democracia, será el dispositivo que nos presente las paradojas del fallido “cambio de matriz productiva” planteado por el actual Gobierno. A manera de un homenaje póstumo al periodo de la industria local que lo vio nacer, el automóvil nos devela en su “andar” los impactos medioambientales que en años recientes han afectado los alrededores de la Ciudad Mitad del Mundo, zona donde grandes trazados viales, monumentales proyectos de infraestructura turística y minería ilegal a gran escala, han transformado por completo el entorno natural. (A.B.) Programme

La Tola box Pável Quevedo Ullauri, 85 min. (2014)

Au-delà d’être un sport de combat, la boxe recouvre la propre vie à travers les obstacles, la lutte, la discipline, le dévouement. Les quatre personnages du film représentent les quatre côtés du quadrilatère : Eugenio Espinoza et Ramiro ‘Clay’ Bolaños, deux idoles de la boxe équatorienne aujourd’hui à la retraite ; César, un enfant aspirant-boxeur, et Carlos, un jeune boxeur amateur. Cette histoire de surpassement de soi et de réussite dans le ring et dans la vie révèle la dimension la plus humaine de la boxe. Más allá de los golpes, el boxeo es un retrato de la vida: obstáculos, lucha, disciplina, entrega. Cuatro personajes, uno para cada una de las cuatro esquinas del cuadrilátero: Eugenio Espinoza y Ramiro “Clay” Bolaños, dos ídolos ya retirados del boxeo ecuatoriano; César, un niño aspirante a boxeador, y Carlos, un joven boxeador amateur. La Tola Box es una película que nos muestra el lado más humano del boxeo, una historia de superación y triunfo en el ring y en la vida. Mercredi 7

15.00

SED Lucía Romero, 10 min. (2014)

Un robinet vieux et poussiéreux coule. Une cage tombe, attrapant une mite en vol. Ce

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sont les rêves de Kay, un maigre homme dans un piteux état qui se réveille soudainement dans un lieu sombre. Desséché, désorienté, Kay meurt de soif. Il cherche de l’eau dans les couloirs d’une maison détruite sans issue apparente. Il ouvre en vain les placards et les robinets oxydés de la cuisine et de la salle de bain. Des sons étranges l’inquiètent. Il a été jeté dans un monde d’irrésolues devinettes, où, apparemment, il n’est pas seul. Una vieja y polvorienta llave de agua gotea. Una jaula cae, atrapando a una polilla en vuelo. Son los sueños de Kay, un hombre delgado y maltrecho que súbitamente despierta en un lugar oscuro. Kay, reseco y desorientado, se muere de sed. Busca agua por los pasillos de una casa vieja y destruida de la que parece no haber salida. Abre en vano las alacenas y llaves de agua oxidadas de la cocina y el baño. Escucha sonidos extraños que lo ponen alerta. Alguien lo ha colocado en este mundo de acertijos que no se resuelven y, al parecer, en eso no se encuentra solo. ARCHÉOLOGUES S. Rostain, A. Muriel, 30 min. (2014)

Loin de la vision romantique et réductrice du travail de l’archéologue, ce film révèle les facettes multiples du chercheur, depuis la prospection des sites et leur fouille, jusqu’à la présentation des résultats dans les congrès, en passant par la rigoureuse et passionnante étude du matériel trouvé sous la terre. Le parallèle entre les scènes de travail de terrain et des témoignages de ceux qui sont, aujourd’hui, les plus reconnus de l’archéologie amazonienne, offre un regard original de l’exercice d’un métier qui fascine, bien qu’encore mal connu. Lejos de la visión romántica y reductora de la labor del arqueólogo, esta película revela las múltiples facetas del investigador,

desde su lugar de trabajo y sus excavaciones hasta la presentación de sus informes en los congresos científicos. El paralelo entre el trabajo de campo y los testimonios de aquellos que hoy son los arqueólogos especialistas de la Amazonía más reconocidos, ofrece una mirada original del ejercicio de un oficio que fascina. Mercredi 7

17.00

LA FIESTA DEL INTI RAYMI Samia Maldonado, 14 min. (2014)

Les peuples originaires de la « Sierra » (montagnes) de l’Équateur célèbrent chaque année la « Fiesta del Inti Raimy » : la Fête du Soleil. Ce film montre les cérémonies populaires de syncrétisme religieux catholicoandin dans le lieu sacré de Katsupampa, sur le flanc du Yana Urku - Muyuruku, Volcan Cotacachi. La coutume ancestrale Nakuy Punlla et la prise de la « Plaza » (place) sont également représentées. Los pueblos originarios de la Sierra del Ecuador celebran cada año la Fiesta del Inti Raymi: Fiesta del Sol. Esta película muestra cómo este pueblo realiza ceremonias de sincretismo religioso católico-andino en el sitio sagrado Katsupampa, ubicado en las faldas del Yana Urku-Muyuruku, cerro Cotacachi. El video muestra también la costumbre ancestral Nakuy Punlla y la toma de la Plaza. SEA LA LUZ Anna Wilking, 52 min. (2013) Après la tragédie qui frappe sa maison à Quito, Javier doit reconstruire sa vie. L’existence de Javier et de ses trois fils se trouve à la croisée des chemins. Confronté à une pauvreté extrême, le personnage fait face aux obstacles. Obligé à se confronter à ses

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démons les plus sombres, sa vie doit changer drastiquement pour assurer la survie de ses enfants, en particulier de sa fille cadette gravement handicapée et complètement dépendante de lui. Dans cette histoire d’amour, de perte et de rédemption, Javier va jouer son va-tout.

Javier debe reconstruir su vida con sus tres hijos después de la tragedia que golpea a su hogar en Quito, Ecuador. Javier vive en una encrucijada mientras lucha contra los obstáculos en su vida de pobreza extrema. Obligado a enfrentarse a sus demonios más oscuros, tiene que hacer cambios drásticos en su vida para garantizar su supervivencia y la de sus hijos, sobre todo la del menor, que padece una discapacidad grave y depende de Javier para todas sus necesidades. Las apuestas de sus decisiones son muy altas en esta historia de amor, pérdida y redención. Mercredi 7

19.30

KURIKINKI Arsenio Cadena, 8 min. (2015)

De la même manière que le kurikinki, oiseau sacré des Incas qui domine les hauts sommets andins, José Cadena, 73 ans, ne pourrait pas vivre éloigné des montagnes. Malgré ses genoux affaiblis par l’âge, il monte les versants raides avec courage et conviction pour regagner la solitude des hauteurs et ainsi méditer sur sa jeunesse révolue et Programme

sa vieillesse présente. Sa passion pour le montagnisme ne connaît pas de limites. Ce film intimiste dépeint l’effort et l’obstination des ascensions de José Cadena. Así como el kurikinki, ave sagrada para los incas que domina las altas cumbres andinas, José Cadena, de 73 años, no podría vivir alejado de las montañas. A pesar de sus rodillas debilitadas por la edad, asciende con coraje y convicción por las empinadas laderas para encontrarse con la soledad de las alturas, que le permite meditar sobre la juventud pasada y su vejez presente. Su pasión por el montañismo no conoce límites, y este cortometraje registra de forma íntima el esfuerzo y la obstinación que lo llevan a ascender una y otra vez. BLAK MAMA M. Alvear, P. Andrade, 95 min. (2009)

Résidents de la « Avenida de los Conquistadores » (Boulevard des Conquérants), à Quito, Blak, sa concubine Bámbola et son ami I Don Dance font du recyclage informel de papier. Leur destin change lorsqu’ils rencontrent, en rêve, Capi Luna et Ange Exterminateur, deux êtres fantastiques qui éveillent leur désir de voyager à la « Puerta del Perdón (Porte du Pardon) et d’y rendre hommage à Virgin Wolf, une mystérieuse déité andine. Pendant le voyage, les protagonistes subissent une série de transformations surréalistes, devenant des versions idéales d’eux-mêmes, inspirées de figures de la culture populaire. Sur la route, le groupe trouve toutes sortes de situations étranges, jusqu’à ce que Capi Luna assassine Ange Exterminateur, événement qui laisse les trois amis livrés à eux-mêmes. Blak, su concubina Bámbola y su amigo I Don Dance son tres recicladores de papel que viven en la Avenida de los Conquistadores, en Quito. Sus vidas cambian cuando conocen, en

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un sueño, a Capi Luna y Ángel Exterminador, dos seres fantásticos que les despiertan el deseo de viajar a la Puerta del Perdón y rendir tributo a Virgin Wolf, una misteriosa deidad andina. Durante el viaje, los protagonistas sufren una serie de transformaciones surrealistas, convirtiéndose en versiones ideales de sí mismos, modelados en figuras de la cultura popular. El grupo sigue su viaje, encontrando toda clase de situaciones extrañas, hasta que Capi Luna asesina a Ángel Exterminador y los recicladores quedan echados a su propia suerte. Jeudi 8

impose sa perception si particulière de la vie, transformant ce film en une histoire d’amour inconditionnel. À travers le regard de Carlitos, le documentaire reflète l’amour qu’il ressent pour les fleurs, pour courir, pour danser, pour regarder le temps passer et pour tout simplement être en vie. Dans son monde, la perception de la réalité est différente, avec des rythmes pausés, des actions spontanées parfois folles ou absurdes mais toujours libres et authentiques.

17.00

KATARY Awki Esteban Lema, 18 min. (2014)

Esteban garde en mémoire les anecdotes et les histoires de leurs grands-parents. Pour Esteban, ces souvenirs d’enfance, où la mémoire directe se croise avec la mémoire orale, ont toujours généré des interrogations. Esteban a grandi, en trouvant des réponses qui lui ont donné un sens d’appartenance culturelle et ancestrale : une appartenance qu’il lui fallait connaître et réaffirmer. Anécdotas e historias contadas por los abuelos de Esteban han quedado en su memoria, y también un recuerdo con ellos de cuando era niño, un recuerdo que siempre generó interrogantes en él. Esteban fue creciendo y encontrando respuestas, y con ellas un sentido de pertenencia cultural y ancestral que sintió la necesidad de conocer y reafirmar.

Grabado en el barrio de Guápulo a lo largo de tres años, este documental retrata distintos momentos de la familia de Noemí, donde su hijo Carlitos impone su particular forma de vida. A través de su mirada, Carlitos refleja el amor que siente por las flores, por correr, por bailar, por ver pasar el tiempo y estar vivo. En su mundo las percepciones de la realidad son diferentes, tienen ritmos pausados y acciones espontáneas, a veces locas, a veces absurdas, pero libres y auténticas. Esta película muestra una historia de amor incondicional. Jeudi 8

19.30

LA VIRGINITÉ D'ŒDIPE J. Baldeón, D. Valenzuela, 10 min. (2013)

CARLITOS José Guayasamín, 71 min. (2014) Filmé dans le quartier de Guapulo pendant 3 ans, le documentaire trace le portrait de la famille de Noémi, où son fils Carlitos

Fernando est un adolescent secrètement homosexuel, bien qu’ouvertement cynique et gâté. Il vit dans une vieille maison victorienne

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avec sa mère histrionique et toute une parenté d’anciens bourgeois. L’histoire prend un tournant lorsque Joaquín, un adolescent homosexuel mondain, rend visite à la maison. Joaquín utilise Fernando pour se soulager sexuellement, ce qui provoque une dépendance malsaine dans le dernier. Joaquín doit poursuivre sa route, mais Fernando ne luit permet pas puisque, pour lui, il n’existe plus que deux options : rester caché dans le foyer familial aisé et décadent ou s’enfuir avec un ami étrange bien qu’excitant. Quel sera donc le moindre mal ? Fernando es un adolescente secretamente homosexual pero abiertamente cínico y sobreprotegido. Vive en una vieja casa victoriana junto a su histriónica madre y toda la parentela de ancianos burgueses. La historia da un giro cuando a la casa llega de visita Joaquín, un mundano adolescente homosexual, que utiliza a Fernando como desahogo sexual, despertando en él una malsana dependencia. Joaquín tiene que continuar su viaje, pero Fernando no se lo permite, pues para él sólo existen dos opciones: permanecer escondido en el nido acomodado de su decadente familia, o huir con un extraño pero excitante amigo. ¿Cuál será el mal menor? COMMUNE ENGABAO Libertad Gills, 52 min. (2014)

¿Puede sobrevivir una comuna en el siglo XXI? Engabao, una comuna pesquera de la Costa ecuatoriana, ha sido históricamente un sitio de conflicto entre los pobladores y los empresarios más ricos del país, que tratan de apoderarse de las tierras colectivas. Tres comuneros fundadores comparten sus historias de vida, de las que se desprende que la lucha para sobrevivir, a nivel personal y comunal, es una sola. Vendredi 9

17.00

KUYCHI PUCHA Segundo Fuérez, 8 min. (2014) Une fillette est guidée par une pelote de laine vers un lieu magique, un lieu originaire. Kyuchi Pucha narre le voyage de la protagoniste à la rencontre de l’esprit de sa mère decedée. Il s’agit d’un passage rituel entre la vie et la mort à travers l’arc-en-ciel.

Un ovillo de lana le guía a una niña hacia un lugar mágico, donde se encontrará con su génesis. Kuychi Pucha cuenta el viaje de una niña al encuentro con el espíritu de su madre fallecida. Se trata de un pasaje ritual entre la vida y la muerte a través de un arcoíris. JAVIER CON I, INTAG Pocho Álvarez, 50 min. (2015)

Une commune peut-elle survivre dans le XXIéme siècle ? Engabao, un petit village de pêcheurs dans la côte équatorienne, a été historiquement un lieu de conflit entre les habitants et les entrepreneurs les plus riches du pays dans leur tentative de s’emparer des terres communes. Trois membres fondateurs de la commune partagent leurs histoires de vie : la lutte pour la survie revête une dimension personnelle et une dimension collective étroitement liées. Programme

Le 10 avril 2014, le dirigeant environnemental et président de la communauté de Junín, Javier Ramírez, a été arrêté et accusé des délits de rébellion, sabotage et terrorisme. Quelques jours plus tard, l’Entreprise nationale minière, accompagnée d’un peloton d’au moins deux cents policiers, a pénétré dans la zone de la forêt tropicale humide d’Íntag pour réaliser des études liées au projet minier « Llurimagua ». Après dix mois de détention provisoire, Javier Ramírez a été

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condamné par les juges pénaux d’Imbabura à une peine équivalente au temps qu’il avait déjà passé en prison. Déterminant sa libération immédiate, cette curieuse coïncidence judiciaire a non seulement démontré l’innocence de Javier Ramírez, mais elle a aussi mis en évidence la persécution dont sont victimes, depuis vingt ans, tous ceux qui luttent contre l’exploitation minière à Íntag. Avec ce film, Pocho Alvarez interroge durement l’état de la justice en Équateur.

El 10 de abril de 2014, el líder ambientalista y presidente de la comunidad de Junín, Javier Ramírez, fue detenido y sindicado por los delitos de rebelión, sabotaje y terrorismo. Pocos días después, la Empresa Nacional Minera entró a la zona acompañada de un pelotón de al menos 200 policías para realizar estudios relacionados con el proyecto minero Llurimagua en el bosque nublado de Íntag. Cuando Javier cumplió diez meses de prisión preventiva, los jueces penales de Imbabura lo condenaron a una pena equivalente al mismo tiempo que ya había pagado en la cárcel. La curiosa coincidencia judicial que permitió su inmediata liberación no solo confirmó la inocencia de Javier, sino que evidenció la persecución de la que son víctimas él y sus compañeros desde que iniciaron su lucha contra la minería en Íntag, hace veinte años. Pocho Álvarez cuestiona duramente el estado de la justicia en el Ecuador. Vendredi 9

19.30

VICENTA Carla Valencia, 5 min. (2014) Vicenta, une paysanne bolivienne, émigre au Chili avec sa grand-mère à la recherche d’un avenir meilleur. Des années après, la famille de Vicenta affronte la répression de la dictature

militaire chilienne. Son fils aîné est détenu et porté disparu. Le film retrace l’histoire de Vicenta, mère, émigrante, militante.

Vicenta es una mujer campesina que nace en Bolivia y emigra con su abuela a Chile para buscar allí un mejor futuro. Años más tarde, la familia de Vicenta enfrenta la represión de la dictadura militar chilena, y su hijo mayor es detenido y desaparecido. Esta es la historia de Vicenta, madre, migrante, militante. ALFARO VIVE CARAJO Mauricio Samaniego, 120 min. (2014)

Le devoir de mémoire est un acte d’affection et de conscience politique. Telle semble être la prémisse de ce documentaire, qui réunit des témoignages de très haute valeur d’un groupe de guérrilleras et de guérilleros d’Alfaro Vive Carajo (AVC). La reconstitution de cette histoire paradigmatique et fondamentale pour l’Équateur met l’accent sur les liens de fraternité profonde qui sont à l’origine du mouvement. Le film rend aussi hommage à ceux qui sont tombés. Narrés avec la frontalité et l’intégrité qui sont propres à qui a côtoyé la mort, les assassinats des membres du groupe constituent une dénonciation des crimes contre l’humanité commis par León Febres Cordero, Jaime Nebot et Luis Robles Plaza, présents à travers les images d’archives. Puisque le souvenir de la scène où le tortionnaire torture sous le

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regard complice de l’État ne s’évanouit pas, la mémoire ne tolère pas l’injustice. Ce film réalise un vrai travail de souvenir. La memoria es un deber y un acto del afecto y la conciencia política. Tal parece ser la premisa de este documental, que suma testimonios de enorme valor de un grupo de ex guerrilleras y guerrilleros de Alfaro Vive Carajo (AVC). La reconstrucción de su historia, paradigmática y fundamental para el Ecuador, reside en la profunda hermandad con que se forma el movimiento. La película también es un homenaje a quienes cayeron. Los asesinatos de los miembros de AVC, relatados con la frontalidad y la entereza de quien ha visto la muerte de cerca, constituyen a la vez una denuncia contra los crímenes de lesa humanidad cometidos por León Febres Cordero, Jaime Nebot y Luis Robles Plaza, que aparecen en imágenes de archivo. La memoria no tolera la injusticia porque en el recuerdo aparece el escenario donde el torturador tortura y el Estado los justifica. Eso es lo que nos recuerda este filme.

Cinéma Saint-André des Arts, 30 Rue Saint-André des Arts 75006 Paris  6.50€ Samedi 10

20.30

Feriado Diego Araujo, 82 min. (2014) Juan Pablo, un garçon de seize ans, se rend à la ferme de sa famille. Son oncle, un banquier impliqué dans un scandale de corruption, s’y est réfugié avec sa femme et ses enfants adolescents. Juan Pablo rencontre Juano, un rockeur énigmatique d’un village voisin. Juano lui fait découvrir un univers inconnu et libérateur. Alors que la famille de Juan Pablo et le pays s’acheminent vers l’abîme, cette amitié se transforme en un roman fragile. Au milieu du chaos qui l’entoure, Juan Pablo devra choisir son propre chemin.

Juan Pablo, un chico de dieciséis años, viaja a la hacienda de su familia, donde su tío, un banquero involucrado en un escándalo de corrupción, está refugiado junto con su esposa e hijos adolescentes. Ahí, Juan Pablo conoce a Juano, un enigmático rockero de un pueblo cercano. Con él, Juan Pablo descubrirá un universo liberador ajeno al suyo. Mientras que su familia y el país se dirigen al abismo, su amistad se transforma en un frágil romance, y Juan Pablo se ve obligado a escoger su propio camino, en medio del caótico ambiente que le rodea.

Programme

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LONGS-MÉTRAGES ECUADOR: La selva envenenada EQUATEUR: la forêt empoisonnée 52 min, 2014 réalisation et scénario  Chris den Hond, Mireille Court montage et direction artistique Chris den Hond musique Karl Struyf Palacios production Chris den Hond société de production Den Hond Productions scs contact cdenhond@yahoo.fr EL FACILITADOR 85 min. 2013 réalisation  Víctor Arregui scénario Víctor Arregui, Anahí Hoeneisen, Joaquín Carrasco montage Julián Guilianelli y Diego Araujo musique Jonatan Albuja société de production Otra Cosa Producciones, Tambke Filmes LDA. interprètes María Gracia Omegna, Francisco Febres Cordero, Juan Carlos Terán, Marco Bustos, Cristoph Baumann, Andrés Crespo contact Isabella Parra: isabella@ caleidoscopiocine.com A ESTAS ALTURAS DE LA VIDA IL FAUT LE FAIRE 78 min, 2013 réalisation  Alex Cisneros, Manuel Calisto scénario Alex Cisneros montage Felipe Cordero photographie Simón Brauer direction artistique Alex Cisneros, Manuel Calisto, Isabel Mena musique Gustavo Pareja

son Diego Rodríguez production Isabel Mena société de production Tridome, Caleidoscopio productor ejecutivo Francisco Rodríguez interprètes Alex Cisneros, Manuel Calisto, Sonia Valdez festivals et prix Selección Oficial, Competencia Latinoamericana – 28 Festival Internacional de Cine de Mar del Plata, 2013. Selección Oficial Competitiva – Festival de Cine La Orquídea de Cuenca, 2013. Competencia Oficial – UNASUR Festival Internacional de Cine, 2014. Competencia de Largometrajes de Ficción – 1er Festival Internacional de Cine de Las Alturas, San Salvador de Jujuy, 2014. 16 Festival Competencia de Largometrajes de Ficción – 1er Festival Internacional de Cine de Las Alturas, San Salvador de Jujuy, 2014. 16 Festival FILMAR en América Latina, 2014. NEFIAC Latin American Film Festival, Yale – Mejor Largo Ópera Prima. contact Isabel Mena, azuladoazul@gmail.com LA TOLA BOX 85 min, 2014 réalisation, scénario et montage Pável Quevedo Ullauri photographie  Andrés Galarza, José Enrique Veintimilla, José Espinosa, Pablo Velasco, Henry Guachamín, Marco Pilacuán musique  Carlos Mina, Grecia Albán, Mugre Sur, La Mafia del Tintero, Natalia Luzuriaga son  Arsenio Cadena, Emil Plonsky, Estebanoise Brauer production Rosie Kuhn société de production Pulso Films / Máchica Films interprètes  César Ochoa, Carlos Mina, Eugenio Espinoza, Ramiro “Clay”

festivals et prix Proyecto seleccionado para el Doculab 4 (Laboratorio de Desarrollo) del Festival Internacional de Cine de Guadalajara. Festival Internacional del Nuevo Cine Latinoamericano de La Habana, Cuba (Competencia Latinoamericana). Festival Encuentros Del Otro Cine, Ecuador. Festival Internacional de Cine La Orquídea, Ecuador. Ecuadorian Film Showcase in New York. Festival de Cine de Madrid PNR. contact pavelqu@machicafilms.com, latolaboxdistribucion@gmail. com ARQUEÓLOGOS ARCHÉOLOGUES 30 min, 2014 réalisation Stéphen Rostain, Álvaro Murielmontage scénario Álvaro Muriel montage Christian Obando, Victor Arregui photographie  Stéphen Rostain, François “Coco” Laso contact stephen.rostain@gmail.com SEA LA LUZ 52 min, 2013 réalisation et scénario Anna Wilking montage  Fabricio Morales Ordóñez photographie  Anna Wilkingson  musique  Marco Pinteiro contact Anna Wilking: avw202@nyu.edu Blak mama 95 min, 2009 réalisation et scénario Miguel Alvear, Patricio Andrade photographie Iván Mora Manzano musique Alex Alvear production Mariana Andrade,

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Miguel Alvear société de production La Otra Films / Ochoymedio Interprètes José Alvear, Patricio Andrade, Amaya Merino, Byron Paredes festivals et prix Premio Augusto San Miguel de cine ecuatoriano, 2008. Festival de cine latinoamericano de Sao Paulo, 2009. Festival de cine latinoamericano de Sydney, 2009. contact Miguel Alvear: wchicha@gmail.com Carlitos 71 min, 2014 réalisation et scénario José Antonio Guayasamín montage Anabela Lattanzio photographie  Caridian Niama, José Antonio Guayasamí direction artistique Xavier Galarza musique Natalia Guayasamín son  Felipe Reinoso Carvalho production  Andree Menard société de production Fundación Arig / La Verité Films interprètes Carlos Ailla, Noemí Ailla festivals et prix  Festival de La Habana, Competencia Internacional, 2014. BAFICI, Argentina, Competencia Internacional, 2014. contact jocguayasamin@hotmail.com COMUNA ENGABAO COMMUNE ENGABAO 52 min, 2014 réalisation et scénario  Libertad Gills montage  Libertad Gills, Jóse Franco photographie Libertad Gills, Ludovic Pronko musique Federico Alerta son  Nicolás Fernández

Programme

production  Libertad Gills société de production  Vagabunda Films, Ludovic Pronko festivals et prix Festival Internacional de Cine Documental EDOC, Festival Internacional de Cine de Guayaquil; Premio Mariano Aguilera 2012. contact libertad.gills@gmail.com Javier con I, Intag 50 min, 2015 réalisation, scénario, montage, photographie et son Pocho Álvarez Extractos de Paul Collier, Powerfull Emotional Rebalancing ALFARO VIVE CARAJO 120 min. 2014 réalisation Mauricio Samaniego montage Felipe Cordero photographie Gabriela García musique Sebastián García son Thomas Torres production Gabriela Garcia société de production Chulla Lata Films contact chullalatafilms@yahoo.com Feriado 52 min, 2014 réalisation et scénario Diego Araujo montage Julián Guilianelli, Diego Araujo photographie Magela Crosignani direction artistique Roberto Frisone musique Daniele Luppi son Martín Litmanovich, Juan José Luzuriaga, Estebanoise Brauer production Hanne-Lovise Skartveit Coproduction Andrés Longares, Felicitas Raffo, Irina Caballero, Juan

Sebastián Jácome société de production Lunafilms Audiovisual, Cepa Audiovisual, Abacafilms interprètes Juan Manuel Arregui, Diego Andrés Paredes, Manuela Merchán, Cristina Morrison festivals et prix 64th Berlin International Film Festival 2014, Frameline San Francisco, Latinbeat Nueva York, Festival do Rio, Competición Oficial en Festival de Cine Iberoamericano de Huelva, Competición Opera Prima Festival de Nuevo Cine Latinoamericano en la Habana. Premio Especial del Jurado en 1er Festival de Cine Tres Fronteras, Puerto Iguazú, Argentina. Premio Especial del Jurado en el 2ndo Festival Internacional de Cine Ventana Andina, Jujuy, Argentina. Premio del Público 2ndo Festival de Cine Latinoamericano de Quito, Ecuador. Contact Optimale (distribuidor) COURTS-MÉTRAGES TRÁNSITO 18 min, 2014 réalisation et scénario Daniel Avilés montage Santiago Oviedo photographie Daniel Avilés E. direction artistique Erika Rodríguez son Estebanoise Brauer production Emilia Dávila Falconí société de production Carnaval Cine / Vértigo interprètes María Josefina Viteri, Diego Coral, Daniel Moral VIDA 14 min, 2014 réalisation, scénario, montage, photographie et direction artistique Daniel Yépez Brito musique Juan Francisco Yépez son Daniel Yépez Brito,

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Leidy Gómez Roldán production Leidy Gómez Roldán, Irina López Eldredge société de production Retrogusto Films Cia. Interprètes Leidy Gómez Roldán, Abbas Kiarostami, Daniel Yépez Brito festivals et prix Muestra Especial Festival Internacional de Cine de Cartagena de Indias FICCI, 2014. Bogotá Short Film Festival (Bogoshorts 2014). Muestra Panorama de Cine Colombiano: Paris – Barcelona – Londres, 2014. Mejor cortometraje y mejor interpretación Festival Internacional la Orquídea de Cuenca, Ecuador, 2014. Mejor cortometraje internacional Festival Internacional de Cine de Barranquilla FICBAQ, Colombia, 2015. contact daniel.yepez@retrogustofilms. com EL CÓNDOR PASA 8 min, 2015 réalisation et scénario Adrián Balseca montage Adrián Balseca, Tomás Astudillo photographie Tomás Astudillo son Nicolas Fernandez production Tomás Astudillo festivals et prix CIFO Grants & Commissions Program 2014-2015, Miami. contact adrianbalseca@gmail.com SED SOIF 10 min, 2014 réalisation et scénario Lucía Romero montage Diego Arteaga photographie Diego Falconí direction artistique Dayana Mestanza son Mauricio Proaño production

Lucía Romero, Paola Rodas société de production Alquimia Audiovisual interprètes Alfredo Espinosa, Gabriel Granja festivals et prix Competencia oficial Festival Internacional de Cine de Mar del Plata 2014. Festival Vantana Andina Jujuy, Argentina, 2015. Bangalore Shorts Film Festival, India 2015. Festival Internacional de Cine de Guayaquil 2015. contact lucia.romero,audiovisual §@gmail.com LA FIESTA DEL INTI RAYMI EN EL MORLAN COTACACHI 15 min, 2014 réalisation et scénario Samia Maldonado Ruiz   montage Toqui Maldonado Ruiz photographie Jumandi Rojas musique Francisco Maldonado, Ali Lema son  Jumandi Rojas production  Samia Maldonado société de production  Asociación de Productores Audiovisuales Kichwas APAK festivals et prix  Premios Colibri, Nominación en la categoría Pueblos y Nacionalidades en Lengua Originaria, Ecuador. PAMBA VISUAL, Segundo Lugar, Ecuador. Ventana Andina, muestra internacional Chile. contacto Samia Maldonado: apak.org@gmail.com KURIKINKI 8 min, 2015 realisation et scénario Arsenio Cadena photographie Lucia Romero, Tomas Astudillo, Romina Ordoñez, Arsenio Cadena production Arsenio Cadena (Prime and Fire) son Arsenio Cadena

musique Mauricio Proaño contact sonidodir@yahoo.com KATARY 18 min, 2014 realisation, scénario et montage Awki Esteban Lema photographie Awki Esteban, Diego Ramírez direction artistique Awki Esteban Lema musique Ali Lema Imbaquingo son Ezequiel Pinedo production Awki Esteban Lema société de production Escuela de Medios Audiovisuales (EMA), Catalejo Estudio interprètes Luz Maria Conejo, Rafael Lema festivals et prix Mejor Documental Universitario X Festival Nacional de Cortometrajes de Barquisimeto (Venezuela, noviembre 2014), Mejor Cortometraje Documental III Festival de Cine Universitario “Voy Corto” (Venezuela, enero 2015), Mención Especial del Jurado I Festival de cine y video de los Pueblos y Nacionalidades KIKINYARI (Ecuador, marzo 2015), Mejor Documental I Festival Internacional de Cine de Guayaquil. contact lemaxxxxxx@gmail.com LA VIRGINIDAD DE EDIPO LA VIRGINITÉ D'ŒDIPE 10 min, 2013 realisation Julio Baldeón, Diego Valenzuela montage David Corini, Julio Baldeón direction artistique Paúl Lalaleo musique Diego Luzuriaga production José Añazco société de production INCINE interprètes

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Carlos Villavicencio, Julio Baldeón, Anna Rosenfeld festivals et prix 12° Festival de Cine GLBT El lugar sin límites 2014 (Ecuador), Premio IMAX a Mejor cortometraje ecuatoriano. 15° Festival aluCine Latino Films + Media Arts 2015 (Canadá). contact juliobaldeon10@hotmail.com KUYCHI PUCHA LAINE DU ARC-EN-CIEL 8 min, 2014 realisation, scénario et montage Segundo Fuérez photographie Frida Muenala son Diego Cabascango direction artistique Wary Muenala, Hilda Morales Mauricio Proaño société de production RUPAI Comunicaciones

Programme

interpretès Citlalli Andrango, Neybeth Cabascango festivals et prix Premio “Mejor producción en lengua originaria”, Colibrí, Ecuador 2015. Premio a Mejor Ficción, Festival de Pueblos y nacionalidades KINKINYARI , Ecuador 2015. Selección Oficial en “A Long Week of Short Films Festival”, Shanghai, China, 2015. Selección Oficial competencia Mejor Cortometraje, 2nd The Americas Film Festival NY, USA 2015. Selección Oficial en ImagineNATIVE Film+ Media Festival, Canadá 2015. VICENTA 5 min, 2014 realisation, scénario et montage Carla Valencia Dávila Illustration Carlos Julio Sánchez direction artistique Carla Valencia Dávila

musique Alfredo Mora Manzano son Franz Córdova production María José Elizalde festivals et prix Festival Encuentros del Otro Cine EDOC (Ecuador, 2014), DOK Leipzig Festival for Documentary and Short Films (Alemania, 2014), Sao Paulo International Short Film Festival (Brasil, 2014), Clermont Ferrand International Film Festival (Francia, 2015), Lakino: Latin American Film Festival Berlin (Alemania, 2015), 16° Festival Internacional de Cine de Derecho Humanos DerHumALC (Argentina, 2015), Muestra Kino Palais (Buenos Aires – Argentina 2015). contact Carla Valencia Dávila: carlavalenciad@gmail.com

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TEXTES

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La diversité vit. Vive la diversité ! Jorge Flores Velasco “D’abord le peuple, d’abord les paysans, d’abord les Indiens, d’abord les Noires et les Mulâtres. Tous sont des camarades. Nous avons lutté pour tous sans baisser la tête, toujours sur le même chemin.” —Dolores Cacuango La cinquième Semaine du Cinéma Équatorien de Paris propose une sélection de longs-métrages et de courts-métrages de la production cinématographique équatorienne la plus récente. La thématique de cette nouvelle édition tourne autour de la diversité culturelle au sens le plus large du terme. Les films traitent des thèmes si divers comme les identités culturelles, le droit à la vie en harmonie avec la nature et le libre choix de l’orientation sexuelle et de genre. Les thématiques de la programmation de cette édition se centrent sur les problèmes de la vie urbaine, surtout à Quito, comme Feriado (2014) de Diego Araujo, El Facilitador (2008) de Victor Arregui et A estas alturas de la vida (2013) d’Alex Cisneros et Manuel Calisto. Ces films montrent la ville comme un espace clos, où se concentre le conservatisme, la corruption et la désespérance de la société équatorienne. Dans Feriado, les problématiques sont articulées autour du droit de choisir l’orientation sexuelle et de la crise économique qui a frappé le pays en 1999. El Facilitador a comme point de départ la haute société corrompue en l’opposant la lutte des peuples amérindiens pour le droit à la terre et à l’eau. Dans A estas alturas…, le jeu est psychologique, les personnages se sont enfermés dans leur monde, sur la terrasse d’un immeuble de la capitale. Il s’agit du seul décor du film où la réflexion révèle une société apathique et divisée. Parmi les films de non-fiction, nous retrouvons aussi Quito et ses inégalités. Dans La Tola Box (2014), de Pavel Quevedo le quotidien de deux boxeurs du gymnase le plus légendaire d’Équateur, situé dans le centre colonial de la ville, marque le rythme de la capitale andine comme un endroit dur et hostile, où un faux pas peut terminer en knockout. Dans Carlitos (2014), de José Guayasamín le quartier de Guápulo, une espèce de petit village à l'intérieur de Quito, est tracé par les pas d’un jeune handicapé dans sa lutte pour trouver un espace dans la société. Le monde représenté dans ces films est construit à travers l’opposition radicale entre un centre et sa périphérie. Pour cette raison, le cinéma équatorien continue de privilégier les déplacements entre la ville et la campagne, où se trouvent les grandes inégalités économiques, le racisme et la stratification sociale, mais aussi l’engagement politique, la tolérance et le bonheur. Le jeu des attractions suscite la polarité entre deux mondes ou entre plusieurs mondes. Se dessine une cartographie du Jorge Flores Velasco

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pays : ses frontières nourrissent le cinéma, se décèle, bien qu’encore en arrière-plan, la diversité culturelle de l’Équateur. D'autres films prennent les grandes obsessions de l’art et de la pensée équatorienne pour les amener sur le terrain de la doute et des questions sans réponse, des questions importantes. Blak Mama (2009) de Miguel Alvear est un rêve délirant sur l’identité nationale et Condor (2015) d’Adrián Balseca propose une réflexion sur le développement, la modernisation du pays et leur échec pendant les années 1980, à travers l'automobile “assemblé” dans des usines de l’Équateur par Chevrolet. Au-delà des problématiques urbaines, se trouve un territoire vaste et peu représenté par le cinéma équatorien des dernières années mais qui revient avec puissance dans la programmation de cette cinquième édition, principalement dans les courts-métrages. Kuychi pucha (2014) de Segundo Fuérez, La fiesta del Inti Raymi (2014) de Samia Maldonado et Katary (2014) d’Awki Lema ont été réalisés par des cinéastes de la nationalité Kichwa de la sierra équatorienne. Ils se trouvent parmi les propositions les plus hétérodoxes de la Semaine. Dans le cadre de l’hommage à la diversité culturelle de l’Équateur, la programmation comprend aussi des films engagés, tel que Javier con i, Intag (2013) de Pocho Álvarez qui porte sur la lutte d’un militant de la communauté d’Intag contre l’exploitation minière à ciel ouvert. Équateur, la forêt empoisonnée (2014) de Chris den Hond et Mireille Court dénonce la catastrophe écologique en Amazonie provoquée par l’entreprise Chevron-Texaco. Vicenta (2014) cherche les racines de l'engament politique latino-américain dans l’histoire familiale de la réalisatrice, Carla Valencia. Alfaro Vive Carajo (2014) de Mauricio Samaniego est un film témoin des actions des membres du groupe révolutionnaire armée du même nomme fait par un membre du groupe. L’ensemble de films montre clairement que le cinéma équatorien, après une phase de professionnalisation, commence à se diversifier au niveau des thématiques, des formes de représentation et des modes de production. C’est un cinéma en processus de structuration, dont les récits et les formes réfléchissent l'hétérogénéité culturelle du pays.

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El C  贸ndor Pasa (2015)

Jorge Flores Velasco

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La diversidad vive. ¡Viva la diversidad! Jorge Flores Velasco “Primero el pueblo, primero los campesinos, primero los indios, primero los negros y los mulatos. Todos son compañeros. Por todos hemos luchado sin bajar la cabeza, siempre en el mismo camino.” — Dolores Cacuango La quinta Semana de Cine Ecuatoriano de París propone una selección de largometrajes y cortometrajes de la más reciente producción cinematográfica ecuatoriana. En esta nueva edición, el tema del festival es la diversidad cultural en el sentido más amplio del término. Las películas tratan temas como las identidades culturales, el derecho a la vida en armonía con la naturaleza y a escoger la orientación sexual y el género. Las temáticas de la programación de este año se centran en los problemas de la vida urbana, especialmente de Quito, como en Feriado (2014), de Diego Araujo, El Facilitador (2008), de Víctor Arregui, y A estas alturas de la vida (2013), de Alex Cisneros y Manuel Calisto. Estas películas muestran la ciudad como un espacio cerrado, donde se encuentran el conservadurismo, la corrupción y la desesperanza de la sociedad ecuatoriana. En Feriado, estas problemáticas son articuladas alrededor del derecho a escoger la orientación sexual y la crisis económica que devastó el país en 1999. El Facilitador parte de la alta sociedad corrupta para oponerla a la lucha de los pueblos amerindios por el derecho a la tierra y el agua. En A estas alturas…, el juego es psicológico, los personajes están encerrados en su mundo, en la terraza de un edificio de la capital: un solo escenario donde la reflexión nos deja ver una sociedad apática y dividida. Entre las películas de no ficción encontramos también a la ciudad de Quito y sus desigualdades. En La Tola Box (2014), de Pável Quevedo, el día a día de dos boxeadores del gimnasio más legendario del Ecuador, en el centro colonial de la ciudad, marca el ritmo de la capital andina como un lugar duro y áspero, donde un paso en falso puede terminar en un knock-out. En Carlitos (2014), de José Guayasamín, el barrio de Guápulo, una especie de pequeño pueblo dentro de la ciudad, es trazado por los pasos de un joven discapacitado y su lucha por encontrar un lugar en la sociedad. El mundo que representan estas películas se construye a través de la oposición radical entre un centro y su periferia. Por esto, el cine ecuatoriano sigue privilegiando el desplazamiento entre la ciudad y el campo, donde se encuentran las grandes desigualdades económicas, el racismo y la estratificación social, pero también el compromiso político, la tolerancia y la felicidad. El juego de atracciones genera la polaridad Jorge Flores Velasco

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entre dos mundos o varios mundos, que constituyen una cartografía del país, donde las fronteras son el imaginario que nutre al cine y donde la diversidad cultural de Ecuador se deja ver, todavía, en un segundo plano. Otras películas toman las grandes obsesiones del arte y del pensamiento ecuatoriano para llevarlos al terreno de la duda, de las preguntas sin respuesta, preguntas importantes. Blak Mama (2009), de Miguel Alvear, es un sueño delirante sobre la identidad nacional, y El Cóndor Pasa (2015), de Adrián Balseca, es una reflexiona sobre el desarrollo y la modernización del país y su fracaso durante los años ochenta a través del automóvil Cóndor, ensamblado en fábricas de la Chevrolet en Ecuador. Más allá de las problemáticas urbanas se encuentra un territorio vasto y poco representado en el cine ecuatoriano de los últimos años pero, que vuelve con fuerza en la programación de esta quinta edición, principalmente en los cortometrajes. Kuychi pucha (2014), de Segundo Fuérez, La fiesta del Inti Raymi (2014), de Samia Maldonado, y Katary (2014), de Awki Lema, son películas de realizadores de la nacionalidad Kichwa de la Sierra ecuatoriana y constituyen las propuestas más heterodoxas de la Semana. Como parte del homenaje a la diversidad cultural del Ecuador también se incluyen películas comprometidas políticamente, como Javier con i, Intag (2013), de Pocho Álvarez, donde se muestra la lucha de un militante de la comunidad de Intag que reivindica la conservación de ese territorio sin explotación minera a cielo abierto. Ecuador, la selva envenenada (2014), de Chris den Hond y Mireille Court, denuncia el desastre ecológico en la Amazonía ecuatoriana que dejó la empresa ChevronTexaco, y Vicenta (2014), de Carla Valencia, es una película personal que busca respuestas al compromiso político en la historia familiar. Por último, Alfaro Vive Carajo (2014), de Mauricio Samaniego que es un filme testimonio sobre la lucha armada del movimiento revolucionario del mismo nombre. Este conjunto de películas muestra claramente que el cine ecuatoriano, luego de una etapa de profesionalización, comienza a diversificarse a nivel de las temáticas, formas de representación y modos de producción. Un cine que continúa en un proceso de re-configuración, que guarda interesantes sorpresas dentro de un territorio sumamente heterogéneo culturalmente.

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La Tola Box (2014)

Jorge Flores Velasco

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Éducation et art. Ou de l’impossibilité de s’arrêter de respirer Ramiro Noriega1 Ne pas trouver son chemin dans une ville, ça ne signifie pas grandchose. Mais s’égarer dans une ville comme on s’égare dans une forêt demande toute une éducation.—Walter Benjamin, dans Sens Unique. Cinq. Ou peut-être six. Maintenant, nous sommes loin. Là-bas, le cinéma équatorien en France. Ici, le cinéma équatorien en Équateur. Cette distance est une réalité à la fois qu’un mensonge. Aujourd’hui, en ce début de XXIème siècle, le cinéma continue à chercher des formes d’être présent partout en même temps, présent en parties dissimilaires capables de l’accueillir comme s’il n’était qu’une seule chose, monde d’un même monde qui, comme le dit le souscommandant Marcos, est un monde pluriel. Voici le paradoxe : un monde pour plusieurs mondes. Quelque chose comme ça. Ici, comme là-bas, nous nous acharnons. À l’Université des Arts, alors que l’encre de son acte de naissance n’a pas encore séché, se déroule aussi cette bataille menée sous la lumière d’une confiance qui s’apparente au demi-sommeil de l’image en mouvement. Ou de l’art. Ou même, plus généralement, du langage. Dit comme ça, il semblerait que nous soyons encore dans le XXème siècle et rien de plus loin. Mais ce n’est pas comme ça. Nous sommes bien dans un autre siècle, nous voudrions être dans un autre temps. Dans notre temps. Dans un temps où cette confiance, parfois mondaine, ne serait pas nécessaire. Récemment, à Paris même, nous avons participé à une rencontre d’écoles de cinéma. Celle-ci réunissait des délégués de nombreuses parties du monde, y compris nous, les embryonnaires. À cette réunion, il est clairement apparu que le cinéma, en tant qu’apprentissage, se présente comme une unité, mais qu’il ne l’est pas. En outre, il est ressorti que l’éducation et le cinéma, ainsi énoncés, signifient différentes choses. Qu’il n’y a pas une seule vérité. Il est clairement apparu que les écoles de cinéma vont du modèle twelve pack (une bière, s’il vous plaît) aux programmes sophistiqués défiant toute limite : le cinéma comme internet, l’image en mouvement comme réalité virtuelle… Que sais-je encore. Dans notre cas, notre route oscille entre la certitude et la tentation. Une double tentation : par ici, c’est la tentation de ce que certains appellent l’« œuvre d’art ». Par là, c’est la tentation de l’erreur. La première est nécessairement inspiratrice. La deuxième est une pulsion. 31


Ici, s’impose la question de savoir si la première, la notion d’« œuvre d’art » (je pense à Walter Benjamin), entre ou pas dans le processus d’apprentissage. Il en va de même pour la deuxième. À cette lumière, il semblerait que nous demeurions des sociétés schizophréniques. Peut-être. Comme s’il nous manquerait quelqu’un (ou quelque chose : une institution ?) pour nous dire, d’un ton magistral, « vous êtes sur la bonne voie », comme dans un conte d’horreur en même temps qu’initiatique de Julio Cortázar. Mais ce n’est pas comme ça. Il n’est nul besoin. Il est clair que tous les chemins mènent quelque part, à une destination nécessairement intéressante. Dans notre cas, par exemple, ce sera la première fois que des étudiants en cinéma, arts visuels, musique, théâtre, danse et, même, en littérature interagiront sur la même scène, en tentant de déchiffrer qu’est-ce qu’ils font là avec leurs camarades d’études. Qui sont-ils ? Qu’est-ce qui les unit ? Qu’est-ce qu’ils partagent ? Ce n’est peut-être pas une question de cinéma. Ni relative au reste des éléments. Ni à l’œuvre d’art, non plus qu’à l’erreur sur laquelle nous écrivons, ici, tandis que, là-bas, les spectateurs regardent ledit « cinéma équatorien ». Nous écrivons peut-être sur la manière dont, aujourd’hui encore, le cinéma (je dis « cinéma » au sens d’imagination) nous manque. Sur la manière dont, sans l’imagination, nous nous noyons comme des poissons hors de l’eau. Voici la question. Elle ne concerne pas l’éducation artistique et le cinéma. Elle relève plutôt de notre besoin de respirer l’air qui a été respiré par d’autres. (Au moment où j’achève ces lignes, je reçois la nouvelle de la mort d’Iván Garcés, photographe et ami équatorien. On peut dire que l’Université des Arts de l’Équateur existe en sa mémoire. On peut le dire sans exagération). Quito, septembre 2015 1 Ramiro Noriega est recteur de l’Université des Arts, à Guayaquil. Attaché culturel de l’Ambassade de l’Équateur en France jusqu’au début de 2015, il a participé à la création de la Semaine du Cinéma Équatorien de Paris en collaboration avec les membres de l’Association Rencontres Culturelles.

Ramiro Noriega

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Educación y arte. O no podemos dejar de respirar Ramiro Noriega1 Ne pas trouver son chemin dans une ville, ça ne signifie pas grandchose. Mais s’égarer dans une ville comme on s’égare dans une forêt demande toute une éducation.—Walter Benjamin, dans Sens Unique Cinco. O tal vez seis. Ahora estamos lejos. Allá el cine ecuatoriano en Francia. Acá el cine ecuatoriano en Ecuador. Esa lejanía es a la vez una realidad y una mentira. El cine, en estas horas del siglo XXI, sigue intentando maneras de estar en muchas partes a la par, partes disímiles que lo acojan como si fuera una sola cosa, mundo de un mismo mundo que es, como dice el subcomandante Marcos, una cosa plural. He ahí la paradoja: un mundo para muchos mundos. Algo así. Acá, como allá, también estamos en el empeño. En la Universidad de las Artes, cuya acta de nacimiento todavía huele a tinta fresca, parte de esa batalla también sucede, iluminados por una confianza que se parece al duermevela en el audiovisual. O en el arte. O incluso, más generalmente, en el lenguaje. Dicho así parecería que todavía estamos en el siglo XX y nada más lejos. Lo cierto es que no. Que estamos en otro siglo, y que quisiéramos estar en otra época. En nuestra época. Una época en la que esa confianza a veces mundana no haga falta. Hace poco, en la misma París, participamos en un encuentro de Escuelas de Cine. Había delegados de muchas partes, incluso nosotros, los embrionarios. En esa reunión quedó claro que el cine, como aprendizaje, parece uno, pero no. Más, que la educación y el cine pronunciados así significan cosas distintas. Que no hay una verdad. Nos quedó claro que las escuelas de cine van desde el modelo twelve pack (una cerveza, por favor) hasta programas sofisticados que desafían todos los límites: el cine como internet, el audiovisual como realidad virtual… Qué sé yo. En nuestro caso, oscilamos en un camino que es tan certeza como tentación. Una doble tentación: por ahí, la tentación de lo que algunos llaman la obra de arte. Por allá, la tentación del error. La primera forzosamente es inspiradora. La segunda es una pulsión. La pregunta que se impone es si la una, la noción de obra de arte (estoy pensando en Walter Benjamin), cabe en el proceso de aprendizaje o no. Lo mismo para la segunda. Vistas así las cosas, parecería que seguimos siendo sociedades esquizofrénicas. Tal vez. Como si nos faltara alguien (o algo: ¿una 33


institución?) que nos dijera, con tono magistral, “van bien, van bien”, como en un cuento a la vez de horror y de iniciación de Julio Cortázar. Lo cierto es que no. Que no hace falta. Está claro que todos los caminos llevan a alguna parte, y que esa parte es forzosamente interesante. En nuestro caso, por ejemplo, esta será la primera vez que estudiantes de cine, de artes visuales, de música, de teatro y de danza y hasta de literatura convivan en el mismo escenario, intentando descifrar qué hacen ahí con los demás. ¿Quiénes son? ¿Qué los une? ¿Qué parte de cada quien está en los otros? Tal vez no sea entonces cuestión de cine. Ni de lo demás. Ni de la obra de arte, ni tampoco del error de lo que estamos escribiendo aquí mientras allá los espectadores ven el llamado “cine ecuatoriano”. Tal vez de lo que estamos escribiendo es sobre cómo, todavía hoy, el cine, digo cine por decir la imaginación, nos hace falta. Cómo sin la imaginación nos ahogamos como peces arrojados en la playa. De eso y no de otra cosa. No de la educación artística y el cine sino de cómo nos hace falta respirar el aire respirado por otros. (Cuando acabo de escribir esto, me avisan que Iván Garcés, fotógrafo y amigo ecuatoriano, acaba de morir. Digamos que la Universidad de las Artes del Ecuador existe en su memoria. Decirlo no es una exageración). Quito, septiembre 2015 1 Ramiro Noriega es el rector de la Universidad de las Artes, en Guayaquil. Hasta inicios de 2015 se desempeñó como agregado cultural de la Embajada de Ecuador en Francia. Junto con los miembros de la Asociation Rencontres Culturelles participó en la creación de la Semana de Cine Ecuatoriano de París.

Ramiro Noriega

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Kuychi Pucha (2014)

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Sur le genre et les sexualités María Amelia Viteri1 Les thématiques relatives aux genres et aux sexualités connaissent un intérêt prononcé et une visibilité croissante dans le champ artistique équatorien depuis une vingtaine d’années. Dans ce parcours, il convient de s’arrêter sur la Semaine du Cinéma Équatorien de Paris et son approche des diversités sexuelles et de genre afin de proposer quelques pistes de discussion au public. Dans un cadre où le mariage égalitaire a été institué à travers les Amériques et, plus récemment, aux États-Unis au niveau national, les répercussions de ces revendications « rebondissent » sur comment l’individu pense certaines institutions, notamment la famille. Feriado de Diego Araujo et La Virginidad de Edipo de Julio Baldeón et Diego Valenzuela peuvent être considérés comme des miroirs réfléchissant les jugements sur le corps, selon le genre et le désir. Ces films ont aussi l’intention d’explorer les formes différenciées de traduction de ces désirs dans les diverses géographies de l’Équateur par rapport à l’imaginaire culturel général. Celui-ci délimite les corps à partir d’un ensemble de constructions qui définissent ce que doit être un homme / une femme et donc le masculin / le féminin selon une norme hétérosexuelle. Toute variation apparaît comme chargée d’un poids social important, problème qui va bien au-delà de la possibilité du désir et/ou de la pratique de rapports sexuels entre personnes de même sexe. Des questions liées à la stigmatisation des atypies du développement du sexe se présentent aussi : des enfants, garçons et hommes adultes sont perçus comme féminins, ce qui, selon ces codes culturels, signifie d’être « moins homme » et donc un homosexuel potentiel. Ces récits filmiques explorent les intersections entre classe sociale, ethnicité, ‘race’ et sexualité, c’est-à-dire qu’ils s’adressent à la concaténation de ces catégories. Dans La Virginidad de Edipo, les vestiges d’un héritage indigène, enfouis par la mère, font contrepoint à l’histoire d’érotisme et de désir entre le fils et un employé de la famille. En outre, le réalisateur met en tension les rapports de pouvoir qui tiennent pour acquises les intimités entre le ‘maître’ de la maison et une de ses employées dans le cadre d’une économie hétéronormative qui exclut corrélativement tout rapport entre personnes de même sexe. À propos de ces histoires d’intimité et de leurs déséquilibres historicoéconomiques, il est important de noter le risque d’ exotisation de l’autre (l’« autre » moins blanc, moins riche, moins éduqué). Cet aspect pourrait avoir comme conséquence une trivialisation des rites de passage non hétéronormés. On peut se demander si l’histoire et le legs d’inégalité structurelle socio-économique et ethnico-raciale peuvent être ‘résolus’ María Amelia Viteri

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dans et à travers le plan intime (que ce soit hétérosexuel ou homosexuel). Dans Feriado, Juan Pablo et Juano, deux personnages marqués par leurs trajectoires et leurs places dans la société, s’unissent sur fond de crise économique. Leur désir provoque le rapprochement corporel et la curiosité de l’autre. Sans cela, les personnages seraient restés isolés dans leurs mondes séparés. Les corps ne sont pas des signifiants privés de signifiés. Bien au contraire, ils participent activement de la confrontation et de la reproduction des formes de compréhension, d’expérience et de développement du genre aussi bien que de la sexualité. Par exemple, les couples de même sexe sont de plus en plus acceptés à condition qu’ils entrent dans le cadre de l’amour romantique et de la relation monogame, comprise, à son tour, comme stable au sens de non adultère. En guise de conclusion, nous proposons une réflexion sur la manière dont les personnages de ces films et d’autres œuvres équatoriennes contemporaines rendent floue l’expectative hétéronormée de la sexualité du pays. Ces récits visent à explorer ce problème qui peut transcender et même bouleverser les préceptes (dichotomiques) d’homme/femme, masculin/féminin et hétérosexuel/homosexuel. Néanmoins, il est possible que les cadres de référence des cinéastes et des producteurs restent fondés sur une expectative reproductive postulant, par exemple, la famille traditionnelle nucléaire. Bien qu’interrogée dans les deux films, cette dernière est pourtant réaffirmée. Que cela nous plaise ou non, c’est sous le modèle familial hétéronormé (pas nécessairement ni exclusivement hétérosexuel) que les relations familiales, ainsi qu’économiques, sociales, de travail et d’éducation se tissent et se maintiennent aujourd’hui encore. Il s’agit d’un modèle particulier, différent, par exemple, de la structure familiale ‘individualiste’ nord-américaine. Il convient de souligner que le court-métrage magnifique et audacieux de Julio Baldeón et Diego Valenzuela ouvre la voie à une réflexion de ce type, réflexion essentielle pour continuer à penser une économie politique de l’intimité et ses catégories de classe sociale, ‘race’, ethnicité, âge, genre et sexualité. 1 María Amelia Viteri est docteur en Anthropologie Culturelle et maître de conférences à la Faculté de Sciences Sociales et Humanités de l’Université San Francisco de Quito.

2 Dans sa recherche sur l’art vidéo, le genre et la sexualité, Christian León identifie quatre-vingt-dix œuvres vidéo, réalisées entre 1998 et 2013, portant sur des thématiques sexo-génériques.

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Feriado (2014)

Sobre género y sexualidades Por María Amelia Viteri1

Un interés pronunciado en temáticas de género y sexualidades empieza a tomar visibilidad en el campo artístico ecuatoriano en los últimos veinte años2. En este trayecto, cabe una pausa a propósito de la Semana de Cine Ecuatoriano en París y su abordaje sobre diversidades, tanto sexuales como de género, para proponer algunos diálogos al público. En un marco en el que a lo largo de las Américas y más recientemente a nivel nacional en Estados Unidos se ha instituido el matrimonio igualitario, los ecos de estas reivindicaciones “rebotan” en las formas en que las personas piensan sobre instituciones como la familia. Feriado, de Diego Araujo, y La virginidad de Edipo, de Julio Baldeón y Diego Valenzuela, pueden ser tomados como espejos para mirar entendimientos alrededor del cuerpo, a partir del género y el deseo. Al mismo tiempo se quiere explorar cómo se traducen de manera diferenciada estos deseos en las diferentes geografías ecuatorianas, sobretodo considerando el imaginario cultural general, en el que los cuerpos se delimitan a partir de construcciones que definen, bajo una norma heterosexual, qué significa ser hombre/mujer y por ende masculino/femenino. Cualquier variación de dicha norma viene cargada de un fuerte peso social que va más allá de la posibilidad de tener deseos y/o prácticas entre el mismo sexo, y llega al estigma de la percepción: niños, jóvenes y adultos pueden ser tomados como femeninos y, de acuerdo a esos códigos culturales, también como menos-hombres y por lo tanto como potenciales homosexuales. Las narrativas que nos traen los cineastas exploran las intersecciones entre clase, etnicidad, “raza” y sexualidad, es decir que hablan de cómo unas y otras existen concatenadamente. En La Virginidad de Edipo, las confluencias de un pasado indígena enterradas por la madre son puestas en contrapunto con un gran erotismo y deseo entre el hijo y un empleado de la familia. Adicionalmente, el director tensiona las relaciones de poder María Amelia Viteri

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La Virginité d’œdipe (2013)

en las que se dan por sentadas intimidades entre el “señor” de la casa y, como la llaman, una empleada suya, como parte de una economía heteronormativa que no piensa en cómo se pueden marcar, a su vez, relaciones entre el mismo sexo. Feriado, por su parte, se centra en una relación de amor e intimidad entre dos jóvenes en el contexto del feriado bancario ecuatoriano en 1999. Esta experiencia, que está atravesada por asimetrías históricas de clase y etnicidad, toma protagonismo junto a la calidez y el ímpetu de la adolescencia.

Una observación respecto a las historias de intimidad y sus desbalances histórico-económicos es que éstas podrían caer en una exotización del “otro” (ese “otro” menos blanco, menos rico, menos educado), y en consecuencia su importancia como ritos de paso no heteronormados podría trivializarse. Cabe preguntarse si una historia y el legado de desigualdad estructural socio-económica-étnica-racial puede “resolverse” en y a través de la intimidad (sea ésta heterosexual u homosexual). En Feriado, Juan Pablo y Juano, personajes marcados por sus trayectorias y lugares en la sociedad, se unen bajo una coyuntura de crisis económica a nivel nacional. Es su deseo el que provoca el acercamiento corporal y la curiosidad por el “otro”, que de otra forma permanecerían aislados en cada uno de sus mundos. Los cuerpos no son repositorios vaciados de significados, sino que son activos en la confrontación y reproducción de las formas en las que entendemos, vivimos y desarrollamos tanto nuestro género como nuestra sexualidad. Por ejemplo, vemos cada vez más la aceptación de parejas del mismo sexo, siempre y cuando se enmarquen en el esquema del amor romántico y de la pareja monogámica, entendida a su vez como estable en el sentido de no promiscua. Podemos concluir proponiendo una reflexión sobre cómo se desdibuja la expectativa heteronormada de la sexualidad ecuatoriana a través de 39


Feriado (2014)

los personajes en los filmes presentados y en otros contemporáneos. Las narrativas presentes apuntan a una exploración de esta pregunta, que puede trascender e incluso trastocar los preceptos (dicotómicos) de hombre/mujer, masculino/femenino y heterosexual/homosexual. Sin embargo, los marcos referenciales de cineastas y productores pueden seguir asentados en una expectativa reproductiva que reclama, por ejemplo, a la familia tradicional nuclear, y que a pesar de ser confrontada en ambas películas, es a la vez reafirmada.

Nos guste o no, bajo el modelo de familia heteronormada (no necesariamente y exclusivamente heterosexual) se siguen tejiendo y manteniendo tanto las relaciones familiares como las económicas, sociales, laborales y educativas: un modelo particular distinto, por ejemplo, al formato individualista estadounidense. Cabe decir que el magnífico y audaz cortometraje de Julio Baldeón y Diego Valenzuela nos permite una reflexión de este tipo, para continuar pensando en una economía política de la intimidad y sus eslabones de clase, “raza”, etnicidad, edad, género y sexualidad. 1 María Amelia Viteri es Ph.D. en Antropología Cultural y profesora/ investigadora asociada del Colegio de Ciencias Sociales y Humanidades de la Universidad San Francisco de Quito. 2 Christian León en su investigación sobre video arte, género y sexualidad identifica noventa obras en video que trabajan temáticas sexo-genéricas, realizadas entre 1998 y 2013.

María Amelia Viteri

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Feriado (2014)

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El Facilitador(2014)

MarĂ­a Amelia Viteri

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Victor Arregui Réalisateur du long-métrage El Falicitador « Tous mes films ont une dimension politique ; je suis un anarchiste total »

El FaLICITADOR (2008)

Propos recueillies par SANTIAGO ROSERO Après avoir réalisé ton premier film, Fuera de juego (Hors­-jeu, 2002), tu as subi un infarctus. Une fois ton second film achevé, Cuando me toque a mí (Quand ce sera mon tour, 2008), tu as eu un autre infarctus. Tu as presque donné ta vie pour le cinéma, c’est la moindre des choses qu’on puisse dire. Qu’est­ce qu’il t’est arrivé à la fin d’El Facilitador ?

Victor Arregui Heureusement, rien. Je pense que tous les cinéastes et tous ceux qui aiment ce qu’ils font donnent leur vie pour leurs projets. Dans Cuando me toque a mí, la mort est une menace qui pèse ; dans El Facilitador, elle est présente comme un fantôme irrésolu du passé qui poursuit la protagoniste. Cela correspond-il à un changement de ton attitude face à la mort ? La sensation de mort est restée longtemps dans mon corps et dans ma tête. Après plusieurs années de thérapie et de tranquillité, j’ai réussi à accepter la mort. La crainte s’est dissipée : je vis ; je sais que je mourrai un jour. Ça ne fait rien ! El Facilitador traite de thématiques telles que la corruption, l’abus de pouvoir et la fraude en tant que normes de l’exercice du pouvoir politique et de certaines relations humaines. Le choix de ces thématiques est-il une forme personnelle de montrer le désenchantement de l'époque dans laquelle nous vivons? 43


Le racisme, l’intolérance et l’injustice m’ont toujours préoccupé. Tous mes films ont une dimension politique ; j’aime la politique, je suis un anarchiste total. Oui, peut-être El Facilitador exprime un désenchantement vis-à-vis de ce moment historique. Elena (María Gracia Omegna), la protagoniste, a une sorte de révélation quand elle se rend compte de l’injustice faite aux habitants d’une zone rurale par son père et son groupe de pouvoir, qui leur empêchent l’accès à l’eau. N’as-tu pas craint de tomber dans le cliché de la personne aisée qui se lance soudainement dans la défense des groupes défavorisés ?

El FaLICITADOR (2008)

Les classes aisées ont l’accès aux études, aux universités, à la connaissance. Si cette préparation mène à une réflexion sur la situation sociale, c’est bien. Voilà comment cela fonctionne, en chacun de nous, malgré le risque de cliché.

Comment a été ton expérience avec Francisco Febres Cordero et Juan Carlos Terán, deux acteurs plutôt de théâtre ? C’était une bonne expérience. Je considère le jeu de l’acteur comme très subjectif. Certains l’aiment, mais pas d’autres. Tous les deux ont beaucoup apporté à la construction des personnages. Le ‘Pájaro’ (Oiseau) Febres Cordero est un écrivain et journaliste très reconnu, avec une grande passion pour le théâtre et le cinéma. En tant qu’acteur, il a fait surtout du théâtre, mais le projet de ce film l’a beaucoup ému. Il est un acteur très discipliné, qui a beaucoup travaillé. Juan Carlos est un acteur de théâtre et de télévision avec des années d’expérience. Il s’est montré très disposé à travailler sur ce projet. Lui aussi est très discipliné.

Victor Arregui et Santiago Rosero

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D ´ailleurs, le whisky est très présent dans le film. Est-il juste une qui sert à évoquer une certaine classe sociale ou s’agit-il d’une déclaration d’amour ?

El FaLICITADOR (2008)

En fait, j’aime beaucoup la vodka, mais le whisky correspond plus étroitement au profil des personnages. Dans Cuando me toque a mí, je rends un petit hommage à ma chère vodka.

Quel est ton nouveau projet ? C’est un retour à la terre natale. Por Vos Bonita est le titre de mon prochain film. Il aura comme toile de fond Guaranda, lieu de tournage, des années 1970. C’est une histoire d’amour dans le contexte de la dictature du gouvernement « nationaliste et révolutionnaire » de Rodríguez Lara : le pétrole, la réforme agraire, le travail en servitude des indigènes dans les grandes exploitations agricoles, les propriétaires terriens, le Carnaval de Guaranda, le surgissement des organisations indigènes et la théologie de la libération, voici quelques-uns de ses thèmes.

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El Falicitador (2008)

Victor Arregui et Santiago Rosero

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Victor Arregui, Rirector de El Facilitador “Todas la películas que realizo siempre tienen un tono político, soy un anarquista total” POR SANTIAGO ROSERO Después de dirigir tu primera película, Fuera de juego (2002), sufriste un infarto. Luego de terminar la segunda, Cuando me toque a mí, tuviste otro infarto. Lo mínimo que se puede decir es que casi le has entregado tu vida al cine. ¿Qué ocurrió al terminar El Facilitador? VICTOR ARREGUI Por suerte, nada. Creo que todos los cineastas y todas las personas que aman lo que hacen dan la vida por sus proyectos. En Cuando me toque a mí la muerte es una amenaza que acecha; en El Facilitador es un fantasma irresuelto que persigue desde el pasado. ¿Refleja esto un cambio de actitud tuyo frente a la muerte? Pasé mucho tiempo con la sensación de muerte en mi cuerpo y cabeza. Luego de varios años de terapia y de estar tranquilo, ahora tengo una mirada normal hacia la muerte. Pasó el miedo y vivo como todo el mundo, sabiendo que algún día moriré. ¡No pasa nada! En El Facilitador desbordan la corrupción, el abuso de poder y el engaño como normas en el ejercicio de la política y en ciertas relaciones humanas. ¿Es una forma personal de mostrar el desencanto del momento en que vivimos? Siempre me han preocupado estos temas: el racismo, la intolerancia, la injusticia. Todas la películas que realizo siempre tienen un tono político, me gusta la política, soy un anarquista total. Sí, quizá El Facilitador es un desencanto frente a este momento. Elena (María Gracia Omegna), uno de los personajes centrales, vive una especie de revelación al entender la injusticia que se comete cuando su padre y el grupo de poder del que hace parte impiden el uso de agua a un grupo de habitantes de una zona rural. ¿No temiste caer en el cliché de la persona de origen acomodado que repentinamente se lanza en defensa de los desfavorecidos?

Victor Arregui et Santiago Rosero

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Los acomodados son los que tienen la posibilidad de llegar a tener oportunidades de estudio, universidades, conocimiento, y si esa oportunidad les permite una reflexión sobre los demás, es bueno. Yo creo que así funciona, y funciona en cada uno de nosotros, que tenemos esa oportunidad, aunque se vuelva un cliché. ¿Cómo fue la experiencia con Francisco Febres Cordero y Juan Carlos Terán, dos actores más habituados al teatro que al cine? Fue una buena experiencia. Para mí es muy subjetivo este tema de la actuación, hay personas a las que les gusta y a otras no, como en todo. Los dos actores aportaron mucho en la construcción de los personajes. El Pájaro Febres Cordero es un escritor y periodista muy reconocido, con una pasión muy grande por el teatro y el cine. Su experiencia es más en teatro, pero se emocionó mucho con el proyecto de la película, es un actor muy disciplinado y puso muchas ganas. Juan Carlos es un actor con muchos años de experiencia en teatro y televisión, y también estuvo muy dispuesto para el proyecto, muy disciplinado. Por cierto, en la película también desborda el whisky. ¿Es solo un recurso que evoca un cierto ámbito social o es una declaración de amor? En realidad, a mí me gusta mucho el vodka, pero los personajes encajan más en el whisky. En Cuando me toque a mí hago un pequeño homenaje al vodkita. ¿Cuál será tu nuevo proyecto? Regreso a la tierra natal. Por Vos Bonita es la próxima película. Se realizará en Guaranda, ambientada en los años 70. Es una historia de amor en el escenario de la dictadura revolucionaria de Rodríguez Lara: petróleo, reforma agraria, trabajo cautivo de los indígenas en las grandes haciendas, terratenientes, el carnaval de Guaranda, el nacimiento de organizaciones indígenas, la Teología de Liberación...

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Alfaro Vive Carajo (2014)

Victor Arregui et Santiago Rosero

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INVITÉS Diego Araujo. Quito, 1975. Scénariste et réalisateur. En 2012, Diego Araujo a obtenu le Prix « Voces » décerné par le Tribeca Film Institute de New York. En 2014, Feriado, son premier film, a eu sa première mondiale au Festival de Berlin. Ce film a été montré dans plus d’une cinquantaine de festivals internationaux de cinéma, notamment le Festival Ibéro-américain de Huelva (Compétition officielle), Frameline (San Francisco), Latinbeat (New York). Il a été projeté à Rio de Janeiro, Calcutta, Tel-Aviv et Melbourne, entre autres villes. Diego Araujo prépare son deuxième long-métrage, Ocupación Habitual. Quito, 1975. Guionista y director. Recibió el Premio « Voces » del Tribeca Film Institute de Nueva York, en 2012. Su ópera prima Feriado tuvo su estreno mundial en la Berlinale, en 2014. La película ha participado en más de cincuenta festivales alrededor del mundo, incluidos el Festival Iberoamericano de Huelva (Competencia oficial), Frameline (San Francisco), Latinbeat (Nueva York), y presentaciones en Río de Janeiro, Calcuta, Tel Aviv, Melbourne, entre otras ciudades. Actualmente, desarrolla su segundo largometraje, Ocupación Habitual. Carla Valencia Dávila. Quito, 1975. Réalisatrice et chef monteuse équatorienne. Carla Valencia a réalisé son premier court-métrage de fiction, Restos, en 2004. Emilia a eu sa première en 2007. Carla Valencia a monté nombreux films, tels que les longs-métrages documentaires Tu Sangre (2007) de Julián Larrea, Alfaro Vive Carajo, del sueño al caos (2007) d’Isabel Dávalos, Cuba, el valor de una utopía (2007) de Yanara Guayasamín y Con mí corazón en Yambo (2011) de María Fernanda Restrepo. Elle a réalisé et monté Abuelos, son premier long-métrage documentaire, sorti en 2010. Abuelos a participé à 64 festivals internationaux, remportant dix prix, notamment le Prix du public du Festival EDOC (Équateur, 2010). Le film a été nominé dans la catégorie « First Apparence Competition » à l’IDFA (Hollande, 2010). Il a obtenu le Prix « Abrazo du meilleur film documentaire » du Festival de Biarritz Amérique Latine (2011). Son dernier film, Vicenta (2014), un court-métrage documentaire d’animation, fait actuellement le tour des festivals internationaux de cinéma. Quito, 1975. Directora y montajista ecuatoriana. Dirigió su primer cortometraje de ficción, Restos, en 2004. Luego, realizó el cortometraje Emilia, estrenado en 2007. Entre los trabajos que ha editado, están los largometrajes documentales Tu Sangre (2005), de Julián Larrea, Alfaro Vive Carajo, del sueño al caos (2007), de Isabel Dávalos, Cuba, el valor de una utopía (2007), de Yanara Guayasamín y Con mi corazón en Yambo (2011), de María Fernanda Restrepo. Dirigió y editó su primer largometraje documental, Abuelos, que se estrenó en 2010. Abuelos ha participado Invites

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en 64 festivales internacionales y ha ganado diez premios, entre ellos el Premio del Público del Festival EDOC (Ecuador, 2010). Fue nominado en la categoría de « First Appearance Competition » en el festival IDFA (Holanda, 2010) y ganó « El Abrazo de Oro al mejor documental » en el Festival de Biarritz (Francia, 2011). En 2014 estrenó Vicenta, cortometraje documental animado que se encuentra en este momento en su recorrido de festivales. Chris den Hond et Mireille Court. Cinéaste belge, né en 1961, basé à Paris. Il a fait des reportages et des documentaires sur la révolution en Égypte et en Bahreïn, sur le soulèvement du peuple kurde au Kurdistan turc (Serhildan), sur les prisonniers politiques palestiniens (Libres dans la prison de Gaza) et sur les réfugiés palestiniens au Liban (Ca suffit: on rentre). Cineasta belga nacido en 1961, residente en París. Realizó reportajes y documentales sobre la revolución en Egipto y en Bahrein, así como sobre la sublevación del pueblo curdo en el Kurdistán turco (Serhildan), los prisioneros políticos palestinos (Libres dans la prison de Gaza) y los refugiados palestinos en Líbano (Ça suffit : on rentre). Victor Arregui. Né à Guaranda, Équateur, Víctor Arregui travaille depuis plus de vingt ans dans le secteur de l’audiovisuel, en tant que photographe, scénariste, réalisateur et monteur de films de fiction et documentaires ayant des thématiques sociales. En 2003, son premier long-métrage de fiction, Fuera de Juego, auquel il participe également en tant que co-scénariste, est le premier film à obtenir le prix « Cine en Construcción » du Festival International du Cinéma de SaintSébastien, en Espagne. Ensuite, Fuera de Juego a participé à plus de 50 festivals internationaux, ayant reçu de nombreux prix. Son deuxième long-métrage, Cuando me toque a mí (2008), a participé à d’importants festivals internationaux, comme le Festival du Film de Locarno (Suisse), et a reçu de nombreux prix, comme le Prix d’interprétation masculine au Festival de Biarritz Amérique Latine en 2008 et le Prix du Meilleur long métrage à la Semaine du Cinéma Ibéroaméricain La Chimenea de Villaverde, à Madrid, en 2009. En décembre 2010, Víctor Arregui a été reconnu comme Meilleur réalisateur dans la première édition du Prix Colibrí, organisée par le Conseil National de la Cinématographie (CNCine) d’Équateur. Cuando me toque a mí a reçu le Prix du Meilleur long-métrage et le Prix de la Meilleure interprétation à cette occasion. En 2011, il a tourné son troisième film El Facilitador, auquel il participe également en tant que scénariste. En 2012, il a réalisé son quatrième film, Telón. Nacido en Guaranda, Ecuador, Víctor Arregui trabaja hacen veinte años en cine y televisión como fotógrafo,

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INVITÉS guionista, realizador y montador de películas de ficción y documentales sobre temáticas sociales. En 2003, realiza y es co-guionista de su primer largometraje de ficción, Fuera de Juego, la primera película en obtener el Premio « Cine en Construcción » del Festival Internacional de Cine de San Sebastián, en España. Fuera de Juego participó en más de 50 festivales internacionales y recibió diversos premios. Cuando me toque a mí (2008), su segundo largometraje, fue exhibido en importantes festivales internacionales, como el Festival Internacional de Cine de Locarno (Suiza), y recibió varios premios, como el Premio para la Mejor Interpretación Masculina del Festival de Biarritz América Latina y el Premio para el Mejor Largometraje en la Semana de Cine Iberoamericano La Chimenea de Villaverde, en Madrid, en 2009. En diciembre de 2010, Víctor Arregui fue reconocido como Mejor Realizador en la primera edición del Premio Colibrí, organizada por el Consejo Nacional de Cinematografía (CNCine) de Ecuador. Cuando me toque a mí recibió el Premio para el Mejor Largometraje y el Premio para la Mejor Interpretación. En 2011, realizó y fue co-guionista de El Facilitador, su tercera película. En 2012, dirigió Telón, su cuarta película. Miguel Alvear. Quito, 1964. Artiste visuel, cinéaste et producteur culturel. À la tête de la société de production Wilman C. Chicha depuis 2001, Miguel Alvear a développé plusieurs projets cinématographiques, expositifs et éditoriaux. En 2009, il a publié Ecuador Bajo Tierra, une œuvre sur la création vidéo populaire en Équateur. Cet événement éditorial donne lieu au festival homonyme, dirigé par Miguel Alvear et déjà dans sa troisième édition. Il a dirigé le projet de recherche Memorias del deporte, une série de quatorze livres et de quatorze films documentaires sur la pratique sportive en Équateur. Son travail a été récemment présenté à la Bienal de la Imagen en Movimiento (Argentine, 2014), à Kunstverein München (2014) ; à l’Addaya Centre d’art Contemporani (Turismo Efímero, Palma de Majorque), à Unoxmill, Proceso Arte Contemporáneo (Cuenca, Équateur, 2014), à la 55ème Biennale de Venice (2013), entre autres. Sa filmographie comprend les longs-métrages Blak Mama (2009) et Más allá del mall (2010). Ses courts-métrages Camal (1991-2001) et Amina mar (1991) font partie des anthologies de cinéma expérimental Visionários (Itaú Cultural, Brésil) et Cine a contracorriente (CCCB, Barcelone). Quito, 1964. Artista visual, cineasta y promotor cultural. Desde 2001 dirige la productora Wilman C. Chicha, con la que ha desarrollado varios proyectos audiovisuales, expositivos y editoriales. En 2009, publicó el libro Ecuador Bajo Tierra, sobre videografías populares en Ecuador. Dirige el festival de video del mismo nombre, que va en su tercera edición. Dirigió el proyecto de investigación Memorias del Invites

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deporte, una serie de catorce libros y catorze documentales sobre la práctica deportiva en Ecuador. Su trabajo artístico ha sido exhibido recientemente en la Bienal de la Imagen en Movimiento (Argentina, 2014); Kunstverein München (2014); Addaya Centre D'art Contemporani (Turismo Efímero, Palma de Mallorca, España, 2014); Unoxmil, Proceso Arte Contemporáneo, Cuenca, Ecuador (2014); 55 Bienal de Venecia (2013), entre otros encuentros. En su filmografía constan los largometrajes Blak Mama (2009) y Más allá del mall (2010). Sus cortometrajes Camal (1991-2001) y Amina mar (1991) conforman las antologías de cine experimental Visionários (Itaú Cultural, Brasil) y Cine a contracorriente (CCCB, Barcelona). Arsenio Cárdenas. Diplômé de l’École internationale de cinéma et de télévision de San Antonio de los Baños (Cuba), spécialisation son (2000). Arsenio Cárdenas a participé au Berlinale Talent Campus (2007) en tant qu’ingénieur du son. Il réalise actuellement un cours de perfectionnement en son direct au Centre expérimental de cinématographie de Rome. Arsenio Cárdenas es egresado de la Escuela Internacional de Cine y Televisión de San Antonio de los Baños, Cuba, en la especialidad de sonido (2000). Fue participante del Berlinale Talent Campus (Alemanía, 2007) como diseñador de sonido. Actualmente, realiza el curso de perfeccionamiento de Sonido Directo en el Centro Sperimentale de la Cinematografia de Roma, Italia.

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5ème Semaine du Cinema Équatorien de Paris 2015 une production de l’Association ARC avec le soutien du Conseil National de la Cinématographie de l’Équateur, l’Ambassade de l’Équateur en France et l’Institut Cervantes de Paris. Conseil National de la Cinématographie de l’Équateur (CNCine) Juan Martín Cueva, director ejecutivo Ambassade de l’Équateur en France Ambassadrice María de la Paz Donoso Conseiller culturel Jorge Luis Serrano Institut Cervantes Juan Manuel Bonet Raquel Caleya Association Rencontres Culturelles (ARC) Isadora Espinosa R. Jorge Flores Velasco Pamela Jijón Christophe Kenderian Santiago Rosero Raquel Schefer Samanta Yépez Équipe coordination et direction de programmation Jorge Flores relations publiques et événements Isadora Espinosa R. coordination de communication et partenariat Patricia Baena assistance à la production Isabora Espinoza R. Santiago Rosero régie Nadia Acevedo Andrés Ponce bénévoles Gabriela Acosta

Océane Barbier Merewyn Lord Typhaine Leon Sarah Maquet Michelle Pacheco Martínez Carolina Rodríguez Catalogue assistance à la production Santiago Rosero graphisme Ana Schefer Teo Furtado textes Jorge Flores Velasco Ramiro Noriega Jorge Luis Serrano María Amelia Viteri traduction Raquel Schefer Remerciements Ambassade de l´Équateur en France María de la Paz Donoso Jorge Luis Serrano Andrea Moscoso Catalina Bravo Instituto Cervantes París Juan Manuel Bonet Raquel Caleya Sonia Fernández Delgado Enrique Camacho García Pierre Henri Bauchet CNCine Juan Martín Cueva Cecilia Ponce Isabel Mena Patricia Flores Universidad de las Artes del Ecuador Ramiro Noriega Festival Biarritz Amérique Latine Marc Bonduel Lucile de Calan Festival Cinélatino Rencontres de Toulouse Francis Saint-Dizier Eva Morsch Festival EDOC Manolo Sarmiento Albino Fernandez

Festival FILMAR en América Latina Sarah Cereghetti Laura Lambert Cinéma Saint-André des Arts Dobrila Diamantis Festival El lugar sin límites Fredy Alfaro Reyes Embajada del Ecuador en Reino Unido Fidel Narváez El Café Fiorella Xavier Novaes Novaes et Pamela Jijón, Alexis Moreano, Yoanna RouxGenty, Patricia Saona, Venus Velasco de Flores, Daniel Avilés, Chris den Hond, Mireille Court, Víctor Arregui, Daniel Yépez Brito, Alex Cisneros, Adrián Balseca, Pável Quevedo, Lucía Romero, Stéphen Rostain, Álvaro Muriel, Samia Maldonado, Anna Wilking, Arsenio Cadena, Miguel Alvear, Awki Esteban Lema, José Guayasamín, Julio Baldeón, Diego Valenzuela, Libertad Gills, Segundo Fuérez, Pocho Álvarez, Carla Valencia, Mauricio Samaniego, Diego Araujo, Isabella Parra, Juan Sebastián Rosero, Pablo Cardoso, Isabelle Cohen, Gerard Borgeat, Revista Café Latino. Paris, Octobre 2015.


une production de l’Association ARC avec le soutien du Conseil National de la Cinématographie de l’Équateur, l’Ambassade de l’Équateur en France et l’Institut Cervantes de Paris. Jury et Prix

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5e Semaine du Cinéma Équatorien de Paris  

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