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trajectoires Entreprendre

N°21

JUIN-JUILLET AOÛT 2011

et réussir en Seine-et-Marne

Aéronautique, la Seine-et-Marne met le turbo ! Futur en Seine à la Cité Descartes Randonnée pédestre la Seine-et-Marne dévoile ses charmes

c’est au tour de La France d’investir massivement dans l’innovation aéronautique.

Alain Coutrot Président du pôle de compétitivité ASTech Paris Région


instantané Seine-et-Marne par Yann PIRIOU

L’Aérosphalte, à la Ferté Gaucher, est le premier pôle de loisirs mécaniques d'Europe et le seul à regrouper sur un même site activités terrestres, aériennes, aquatiques et service d'hôtellerie et de restauration.

sommaire ACTUALITÉS

DOSSIER

trajectoires

Juin-juillet-AOÛT 2011 — n°21 ENJEUX

success stories

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• Mini-entreprise : Mister House et AG2 Chok’ola à l’honneur • “e-transformation” : 3e édition • Export : cap sur l’Amérique du nord et le Japon • Balyo, un nouveau venu en Seine-et-Marne • Carrefour des possibles : appel à candidature • Futur en Seine à la Cité Descartes, les 17 et 18 juin 2011 • L’UIMM crée un dispositif de prêt participatif de développement

Aéronautique : la Seine-et-Marne met le turbo !

• Matière grise Campus universitaire du Val d’Europe : santé et tourisme en pôle position • Quartier d’affaires Le parc Faraday : une nouvelle adresse au Val d’Europe • à la carte Randonnée pédestre : la Seine-et-Marne dévoile ses charmes

• Tridex à Meaux Un pionnier de la “reverse logistic” • Timber Productions à Esmans Un spécialiste qui fait le poids

• L’innovation, la clé de la réussite • Hispano-Suiza mise à fond sur le “plus électrique” • Interview d’Alain Coutrot, président du Pôle de Compétitivité ASTech Paris Région • ADR investit sur les avions du futur • Interview d’édouard Serruys, président du directoire d’APS (à Noisiel)

En couverture aLain coutrot PRÉSIDENT DU PÔLE DE COMPÉTITIVITÉ ASTECH PARIS RÉGION Retrouvez son interview en page 10.

vos contacts : Patricia Montin p.montin@smd77.com

Isabelle Cabrol i.cabrol@smd77.com

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trajectoires juin-juillet-AOÛT 2011 — 03

point de vue

Poursuivre le développement économique Par Vincent Éblé, Président du Conseil général de Seine-et-Marne et Gérard Eude, Président de Seine-et-Marne Développement

N

tableau de bord BILAN DE L’ACTIVITÉ “IMPLANTATION” DE SEINE-ET-MARNE DÉVELOPPEMENT Au 30 avril 2011

360 dossiers en cours 20 implantations 164 emplois concernés Source : Seine-et-Marne Développement

ous voici engagés dans une nouvelle mandature, nouvelle étape courte puisque limitée à trois ans, qui doit permettre de réaffirmer des priorités de l’action économique du Conseil général dans un contexte de crise économique et dans un paysage institutionnel redessiné par les nouvelles lois sur l’organisation territoriale ; c’est le sens de la feuille de route que nous nous sommes fixée pour les trois années à venir. Celle-ci s’inscrira en cohérence avec la politique économique du Conseil régional, définie par la Stratégie Régionale de Développement Économique et de l’Innovation (SRDEI), qui anticipe en prévoyant, dans sa partie sur la gouvernance : “… de concevoir sa position comme celle d’un animateur au sein d’un réseau d’acteurs. De ce point de vue, le pilotage de la SRDEI devra donner toute sa place aux différentes parties prenantes, et bien évidemment les agences départementales.”

Dans cette situation, le Conseil général continue à mener une politique de développement économique pour défendre les spécificités seine-et-marnaises au sein du “bloc” Région-Départements et renforcer son attractivité économique. Il doit aussi plaider pour un renforcement de la proximité des politiques de développement économique afin de les rendre plus efficaces et mieux en prise avec les réalités locales. Il doit enfin continuer à être “initiateur et acteur” d’un projet de territoire fondé sur le développement durable, dont le développement économique est un des trois piliers.

Dernière publication de Seine-et-Marne Développement Dans notre rubrique “Ressources”, collection “Informations économiques”, retrouvez un document de synthèse sur l’évolution, la composition et la formation de la population seine-et-marnaise (mise à jour 2011). www.seine-et-marne-invest.com, Rubrique “Ressources” / “informations économiques”

ÉVOLUTION DE LA POPULATION EN SEINE-ET-MARNE (indice 100 en 1968)

250

Population en Seine-et-Marne

Population en Île-de-France

200 150

g.eude@smd77.com

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

0 1968

1975

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1999

2007

Source : INSEE, estimation localisée et recensement de la population – Traitement Seine-et-Marne Développement

ÉVOLUTION DE LA POPULATION DE 15 ANS ET + SELON LA CATÉGORIE SOCIO-PROFESSIONNELLE EN SEINE-ET-MARNE 1999

250 000

2007

200 000 150 000 100 000 50 000

ité a c A u t i n te Pro s t i v re s r m fe ité p éd ssi e i pr rs a on o f o n i re s es ne s sio s nn san in el s te Ca l lle d Ou e c t re s u vr Ar ell et ie tis es pr r an su ofe s ch s, c pér ssi ef om ieu on s d m re s ’e n e r s tr çan Ag epri ts, ex ricu se pl lt oi eu ta rs nt s

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Le dossier de ce vingt-et-unième numéro de “Trajectoires” porte sur le secteur aéronautique. Il illustre aussi notre volonté de renforcer la présence industrielle, laquelle nous parait représenter le défi majeur des quelques années à venir pour le développement économique de l’Île-de-France. Nous croyons en effet que c’est l’industrie qui constitue l’aspect le plus structurant de notre développement. Le choix du secteur aéronautique célèbre la présence sur notre territoire du groupe Safran, l’employeur industriel le plus conséquent du département, mais il souligne surtout l’activité de nombreuses petites et moyennes entreprises qui s’inscrivent dans la compétition économique mondiale. Le Conseil général et son agence soutiennent leurs projets, par l’intermédiaire des pôles de compétitivité notamment, et entend contribuer, avec ses moyens, à l’amélioration de la compétitivité des entreprises de son territoire, source d’emplois pour les seine-et-marnais.

50

Re

Le Conseil général plaide pour un renforcement de la proximité des politiques de développement économique, afin de les rendre mieux en prise avec les réalités locales.

Em

L’émergence d’une filière nouvelle autour des éco-activités et services pour la ville constitue une opportunité autour de laquelle les acteurs seine-et-marnais doivent se mobiliser. Le projet de territoire dans sa partie sur l’éco-construction participe de cette nouvelle ambition, qui doit permettre au département d’innover et de créer les emplois indispensables à sa population. Au-delà de la stricte problématique de l’insertion sur laquelle le Conseil général est pleinement mobilisé, il s’agit là de mieux accompagner les mutations économiques de nos territoires, en encourageant la création de nouveaux emplois dans des secteurs porteurs d’avenir.

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Source : INSEE, estimation localisée et recensement de la population – Traitement Seine-et-Marne Développement


actualités

© Patrick Loison CG77

Mini-entreprise : Mister House et AG2 Chok’Ola à l’honneur La Seine-et-Marne est le département francilien qui compte le plus grand nombre de mini-entreprises. Les meilleures ont été récompensées le 2 mai dernier. Gérard Eude a remis le prix de la communication à la mini-entreprise AG2 Chok’Ola.

400 personnes enthousiastes réunies le 2 mai dernier à la Place des Métiers d’Émmerainville ont chaudement applaudi les lauréats du 2e Salon de la mini-entreprise en Seine-et-Marne. 22 classes (collèges, lycées, CFA…), sur les 31 qui ont fait fonctionner une mini-entreprise cette année étaient représentées. Le Grand Prix, décerné par le Conseil général, est revenu à Mister House (classe de 3e professionnelle du collège Paul Politzer – Dammarie-lès-Lys) pour sa commercialisation de socles pour téléphones portables. Le Prix de la communication, parrainé par Seine-etMarne Développement et remis par son Président Gérard Eude, a pour sa part récompensé AG2 Chok’Ola, la mini-entreprise du CFA Chambre de Métiers de Saint-Germain-Laval, très imaginative pour faire connaître ses chocolats. C’est son logo, décliné sur des affiches, des tee-shirts et les boîtes, qui a particulièrement séduit le jury. Calliope (Université Paris Est Marne-la-Vallée) a reçu le

Prix Coup de Cœur du Jury parrainé par la Maison de l’Emploi Melun Val-de-Seine pour ses jeux autour de la grammaire et de l’orthographe. Set Monum Provinois (SEGPA du Collège J. Verne de Provins) et ses sets de tables se sont vus décerner le Prix du Partenariat par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Seine-et-Marne. La CCI 77 a remis le Prix de la Présentation Orale (catégorie collèges) à Design Out Fit (collège Nicolas Tronchon de Saint-Soupplets) pour ses tee-shirts personnalisés tandis que la Place des Métiers de Seine-et-Marne distinguait Team Ber Fram (CFA de Saint-Thibault-desVignes) pour son guide sur les métiers de la charpente (catégorie post 3e). Enfin, le Prix de l’Originalité, parrainé par l’Inspection Académique, est revenu à Hygielux (lycée Charles De Gaulle – Longperrier) pour ses pochettes hygiéniques. + d’infos : Berta Lechartier 01 64 14 19 16 b.lechartier@smd77.com

“e-transformation77” : 3e édition Pour la troisième année consécutive, Seine-et-Marne Développement lance l’appel à projet “e-transformation77”. Vingt entreprises seine-et-marnaises en ont déjà bénéficié. Mise en place du télétravail, de systèmes de visioconférence, gestion de la relation client, création d’un site marchand… le dispositif “e-transformation77” 3e du nom, favorise la capacité à innover des entreprises seine-et-marnaises en soutenant les nouveaux usages numériques. Comme les années précédentes, les dix entreprises dont le dossier est retenu seront subventionnées par la Région et le Département à hauteur de 50 % avec un plafond de 30 000 €. Vingt entreprises en ont déjà bénéficié, comme la toute jeune Écobiomat installée à Marolles-sur-Seine qui développe un site d'e-commerce consacré aux matériaux de l'écoconstruction. “e-transformation77” soutient également des entreprises plus matures à l’image d’Hologram Industries, à Bussy-Saint-Georges, qui offre des solutions d’authentification et de protection des données, ou de Moderne Méthode, fabricant de produits pour béton décoratif installé à Saint-Soupplets, ou encore de Fouchard Agencement, à Chelles, producteur et installateur de rangements sur mesure. Ces trois dernières mettent actuellement en place un logiciel de gestion de la relation clients grâce au programme “e-transformation77”. Dépôt des dossiers du 1er juillet au 15 septembre + d’infos : c.etedali@smd77.com trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne


trajectoires juin-juillet-AOÛT 2011 — 05

Export : Cap sur l’Amérique du Nord et le Japon

© PVI

Le Fonds Export de Seine-et-Marne Développement s’enrichit d’un nouvel outil pour inciter les entreprises à prendre pied aux USA, au Canada et au Japon.

PVI à Gretz-Armainvilliers est spécialisée dans la traction électrique pour véhicules industriels.

PVI (Power Vehicle Innovation – Gretz-Armainvilliers, 150 salariés) est la première entreprise seine-et-marnaise à bénéficier du nouveau Contrat de Développement Export institué en mars dernier par Seine-et-Marne Développement, dans le cadre de son Fonds Export. Comme son nom l’indique, ce dispositif vise à accompagner, sur une période de deux ans, les sociétés désireuses d’exporter notamment vers les USA, le Canada et le Japon. L’entreprise, spécialisée dans la traction électrique pour véhicules industriels (camion, bus, etc.), a aussitôt reçu l’appui technique et financier de Seine-et-Marne Développement pour commander deux études de marché (USA et Canada) et organiser une mission de prospection sur la Côte Est nord américaine. L’organisation d’une mission économique à Boston et Montréal, du 24 au 30 septembre, à laquelle participeront des dirigeants d’entreprises innovantes du département, va dans le même sens. Ce voyage, conjuguant rencontres collectives et rendezvous individuels, fait suite à un précédent voyage organisé à Québec en septembre 2010 dans le cadre de la Semaine de l’excellence franco-québéquoise qui avait mis le Val d’Europe à l’honneur. Inscriptions jusqu’au 15 juin auprès d’Élodie Quilleré au 01 75 05 61 44

Balyo, un nouveau venu en Seine-et-Marne Accompagné par Seine-et-Marne Développement, Balyo, spécialiste des chariots de manutention autoguidés, a fait le choix stratégique d’installer son site de production à Moissy-Cramayel. Créée en 2005, Balyo, dont le siège se trouve à Paris, conçoit et commercialise toute une gamme de véhicules autoguidés destinés au transport de palettes dans l’industrie et la logistique. Jusqu’à présent, l’entreprise se concentrait sur son cœur de métier et externalisait l’assemblage de ses produits. Aujourd’hui, elle a décidé d’intégrer cette phase finale... et, guidée par Seine-et-Marne Développement, elle a fait le choix stratégique d’implanter ses ateliers à Moissy-Cramayel. Pourquoi stratégique ? Parmi les clients privilégiés de Balyo figurent les acteurs de la logistique. Or, ce secteur est particulièrement bien représenté dans le département – la Seine-et-Marne est même le n°1 français pour les surfaces dédiées à cette activité. D’où l’idée d’aménager, en plus des infrastructures de production, un vaste show-room, destiné à la presse et aux clients potentiels... dont beaucoup viendront donc en voisins. + d’infos : r.blot@smd77.com

Carrefour des Possibles : Appel à candidature Seine-et-Marne Développement met en ligne l’inscription à la prochaine édition du Carrefour des Possibles, une rencontre dédiée à l’innovation numérique. Vous inventez de nouveaux usages numériques ? Vous êtes créateur, chercheur, entrepreneur, acteur associatif, acteur public ou étudiant ? Venez présenter votre projet au Carrefour des Possibles, une manifestation organisée par la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération). Vous pourrez ainsi échanger vos idées et présenter vos projets devant un public d’élus et d’acteurs économiques susceptibles de vous aider à les mettre en place. La prochaine édition a lieu le 20 octobre, mais vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire sur le site de Seine-et-Marne Développement : www.seine-et-marne-invest.com/businest/blog/comment-participer Pour tous renseignements : c.etedali@smd77.com

© Balyo

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en bref…

Sculpture L’Axe de la Terre aux abords de l’ESIEE à la Cité Descartes à Champs-sur-Marne © Sculpteur : Piotr Kowalski / Architecte : Dominique Perrault / Photo : Eric Morency

actualités

Futur en Seine à la Cité Descartes, les 17 et 18 juin 2011 Futur en Seine, le festival de la vie et de la création numérique de Cap Digital, a lieu du 17 au 26 juin. Pour la première fois, à l’initiative de Descartes Développement, une manifestation partenaire se tiendra à la Cité Descartes sur le thème “le futur de la ville”. Deux temps forts et une soirée de clôture qui peuvent intéresser les professionnels comme le grand public.

Près d’un million de visiteurs, 24 partenariats, 600 articles parus, des retours télévisés et radiophoniques… le festival Futur en Seine, consacré à la vie et à la création numérique, permet à tous, spécialistes ou profanes, de tester les prototypes technologiques du futur. Cette année, Descartes Développement, la nouvelle agence de développement créée pour valoriser et développer la Cité Descartes, dont Seine-et-Marne Développement est administrateur, a décidé de profiter de cette manifestation exceptionnelle pour faire connaître les richesses du territoire au plus grand nombre. La Cité Descartes ouvrira donc ses portes les vendredi 17 et samedi et 18 juin, autour du thème “le futur de la ville” pour accueillir deux temps forts : • “Talent City”, le vendredi : une conférence débat avec des industriels et des chercheurs, un concours étudiant et une revue de projets innovants pour se projeter dans le futur de la ville, • Une chasse au trésor numérique, le samedi : au travers de l’énigme proposée et du parcours prévu sur la Cité Descartes, grands et petits pourront prendre conscience de l’expertise et des compétences concentrées sur ce site, cœur du cluster Descartes. Enfin, le samedi soir, une soirée de clôture musicale est programmée à partir de 18H00 à la Ferme du Buisson de Noisiel. Programme et inscriptions : Christel Lefevre 01 64 61 86 94 www.descartesdeveloppement.fr

L’UIMM créé un dispositif de prêt participatif de développement Sur la plaquette de présentation envoyée par l’UIMM (Union des Industries et Métiers de la Métallurgie) à ses adhérents, une fusée en phase de propulsion illustre ce fier slogan : “Pour faire décoller votre entreprise”. Le message est clair. Avec son dispositif “Croissance PMI”, l’UIMM de Seine-et-Marne compte bien booster le secteur. Réservé à ses adhérents, ce prêt participatif est conçu pour financer leurs projets de développement (croissance interne ou externe, innovation, investissements à l’international). Ce prêt, compris entre 100 000 et 400 000 euros, est garanti par le fonds mutuel “croissance” doté par l’UIMM, et sert à renforcer les fonds propres de l’entreprise. D’une durée de 4 à 8 ans, il doit automatiquement être complété par un prêt bancaire de la banque de l'entreprise à hauteur d’au moins 33 % du prêt participatif. Enfin, l'entreprise doit nécessairement avoir plus de trois ans d’existence.

Bâtiment industriel certifié BREEAM : une première française en Seine-et-Marne Le groupe Hubert installera cet été son siège social (6 000 m2 de bureaux et 11  500 m2 de plateforme frigorifique) à Ferrières-en-Brie, dans le premier bâtiment industriel français certifié BREEAM avec la mention “Good”. Ce label environnemental, le plus ancien et le plus utilisé à travers le monde, est le standard de référence en termes de construction durable. Pour l’obtenir, APRC, qui intervient pour le compte de Pylos France, a mis l’accent sur les économies d’énergie (isolation, solutions innovantes et performantes en matière de fluides frigorigènes, etc.) avec réduction des émissions de gaz à effet de serre. La santé et le confort des salariés ont également été privilégiés (lumière naturelle, ventilation, etc.).

Télétravail : entreprises et salariés ont la parole Les Communautés de communes du Pays de la Goële et du Multien et du Pays de L’Ourcq interrogent les entreprises et les salariés de leurs territoires pour cerner leurs éventuels besoins et attentes en matière de télétravail. Les réponses fournies sur www.cc-pgm.fr/teletravail/ ressources.htm guideront les deux collectivités dans leur projet de création d’un télécentre.

Erdenet, lauréate du concours e-conquête 2011 Lors de la manifestation e-conquête, organisée par la CCI Seine-et-Marne, qui s’est déroulée le 26 mai à l’ESIEE de Marne-la-Vallée, Seine-et-Marne Développement a remis le trophée du meilleur site internet B to B à l’entreprise Erdenet de Champssur-Marne pour son site d’e-learning. + d’infos : c.etedali@smd77.com

+ d’infos : Gérard Sebbag 01 47 17 67 33 trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne


trajectoires juin-juillet-AOÛT 2011 — 07

DOSSIER

Aéronautique : La Seine-et-Marne met le turbo !

© Snecma

Tous les deux ans, le Salon International du Bourget met en lumière les plus récentes avancées technologiques des industries aéronautiques et spatiales. Grands groupes et PME/PMI seine-et-marnaises y sont présents, témoignant de leur contribution active au développement d’une filière clé en Île-de-France.

En haut : A380, plus gros commercial du monde décollant chaque jour de Paris-CDG vers New York. En bas : Snecma Villaroche (Groupe Safran) plus gros employeur industriel de Seine-et-Marne.

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DOSSIER Perform’aero, la tête de réseau

APS à Noisiel – spécialiste des solutions de revêtement durable dans le domaine de la mécanique de précision.

Si les Airbus sont montés à Toulouse, l’Île-de-France reste le premier bassin d’emploi et le centre nerveux de l’innovation aéronautique tricolore et européenne. Le Pôle ASTech Paris Région veille à ce que la région capitale conserve son avance et participe à tous les grands programmes dédiés aux avions du futur.

D

ébut avril, le Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS) a présenté les résultats 2010 de la filière. Ils sont bons. Très bons, même. Chiffre d’affaires (36,8 milliards d’euros, +3,1 %), exportations (+4 %), commandes (+32 %), livraisons records (510 Airbus, 95 Falcon), emploi (8 000 embauches)… tous les voyants sont au vert. Le trou d’air de 2008/2009 n’est plus qu’un mauvais souvenir. “Ces périodes ne durent jamais très longtemps dans notre secteur”, observe Gérard Laruelle, le Directeur d’ASTech Paris Région, le pôle de compétitivité dédié à l’aéronautique et au spatial. L’Île-de-France qui, à elle seule, pèse pour plus d’un tiers des effectifs dans ce secteur, entend bien tirer le meilleur parti de cette croissance. “On l’ignore trop souvent, constate Gérard Laruelle, mais notre bassin d’emploi (100 000 personnes) représente à lui seul plus que ceux de Toulouse (2e) et Bordeaux (3e) réunis. Emplois dont la plupart concerne la R&D : 90 % pour l’aviation d’affaires et 60 % pour la propulsion et les équipements”.

Rapprocher les PME des grands groupes Une matière grise indispensable pour aider grands groupes et PME à relever les défis technologiques auxquels ils sont confrontés. “La question n’est plus de voler plus vite, résume Gérard Laruelle, mais de voler toujours plus propre et toujours plus économique. En 30 ans, la consommation de carburant par exemple, a été divisée par 5 ! Pourtant, il faudra faire encore mieux demain pour tenir l’engagement qui a été pris : assurer à partir de 2020 la croissance du trafic aérien international – qui double environ tous les vingt ans – à émissions de CO2 constante grâce à une nouvelle génération d’avions”. Autre challenge : respecter la directive européenne Reach qui prohibe déjà quelques dizaines de produits parfois très utilisés dans l’aéronautique, tels les chromates ou les sels de cadmium. La solution ? L’innovation. ASTech Paris Région est le pôle de compétitivité qui affiche le meilleur ratio avec 27 projets financés parmi les 33 labellisés pour un total de 150 M€. Parallèlement, le pôle s’efforce, au travers du programme Perform’aero (cf. encadré), d’aider les PME à se développer et à s’unir pour mieux satisfaire les exigences des constructeurs. La Seine-et-Marne illustre bien cette évolution. Aux côtés de géants tels que Safran (cf. p.9), une multitude de PME investissent et innovent pour tirer leur épingle du jeu. 119 d’entre-elles sont référencées dans l’annuaire d’ASTech Paris Région. À l’image d’APS (cf. p.09), elles contribuent à la conception de l’avion de demain et embauchent. “Dites-le aux jeunes, notre secteur peine à recruter les ouvriers et techniciens dont il a besoin”, conclut Gérard Laruelle.

Contact : frederic.capelle@pole-astech.org

Site seine-et-marnais de Réau du groupe Safran ou se trouvent la Snecma, Hispano-Suiza…

© Snecma

L’innovation, la clé de la réussite

Perform’aero, c’est le plan d’actions en faveur des PME/PMI de la filière aéronautique et spatiale francilienne porté par le pôle ASTech Paris Région à la demande de l’État et de la Région et relayé par les CCI d’Île-de-France. Un plan d’actions qui a déjà débouché sur de nombreux “coups de pouce” : de l’accompagnement au développement durable à l’accès à l’intelligence économique en passant par le déploiement à l’international... Des exemples ? APS à Noisiel (cf. p.09) et le Laboratoire d’Essais de Montereau qui ont reçu l’appui d’un consultant pour leur projet de regroupement avec Galion, autre spécialiste des revêtements. JPB Systems (Brie-Comte-Robert), qui a pu mener à bien des missions aux USA et en Russie. Ou encore Servat (Torcy), bénéficiaire d’une enquête sur l’état de la concurrence dans la fabrication de moteurs électriques... Dans tous ces cas, l’objectif était de rapprocher les PME/PMI entre elles et avec les grands donneurs d’ordre. Donc bien sûr de favoriser la croissance du secteur en termes de marchés, de créations d’emplois et de développement durable.


© Hispano-Suiza Réau (Villaroche)

trajectoires juin-juillet-AOÛT 2011 — 09

Hispano-Suiza mise à fond sur le “plus électrique” Secteur montage : montage des sous-ensembles mécaniques et intégration des sous-ensembles dans les boîtiers.

L’avion “plus électrique” sera bientôt réalité. En Seine-et-Marne, la division Safran Power de Hispano-Suiza, le leader mondial de la transmission de puissance, investit pour décoller en tête.

P

artir en pôle position et ne plus se laisser dépasser jusqu’à la ligne d’arrivée est le plus sûr moyen de gagner une course. Le groupe Safran l’a bien compris : il fait cette course en tête dans la compétition très serrée qui l’oppose aux autres grands motoristes et équipementiers mondiaux. En ligne de mire : l’avion “plus électrique” de demain. Non pas un avion propulsé par l’électricité, mais un avion “davantage” électrique, puisqu’en seront exclues les énergies hydrauliques et pneumatiques. “C’est la prochaine rupture technologique majeure du secteur aéronautique”, promet Serge Berenger, tout à la fois directeur de la stratégie R&T chez Hispano-Suiza et directeur de la Division Safran Power. Cette entité opérationnelle est spécialement dédiée depuis 2009 à l’activité électronique de puissance et de systèmes électriques. Pour faire simple, le “plus électrique”, c’est moins de réseaux de fluides et par ricochet des économies de masse de carburant, des réseaux plus fiables et plus sûrs, une maintenance plus aisée et rapide. Et donc, au final, des avions plus économes et moins souvent cloués au sol.

interview

1res applications sur l’Airbus A380 et le Boeing 787 On imagine dès lors tout à la fois, l’intérêt des constructeurs à voir cette révolution s’opérer et celui des équipementiers à la mener à bien. Sur le site seine-etmarnais de Réau, Hispano-Suiza est le centre nerveux des recherches de Safran, menées conjointement avec les autres sociétés du groupe, Messier-Bugatti, Aircelles, Sagem, Snecma, etc. “Une centaine de chercheurs travaillent sur ce projet et nous en recrutons 30 de plus chaque année, détaille Serge Berenger. Les productions de nos premières réalisations – l’inverseur de poussée de l’Airbus A380 ou le système de freinage du prochain Boeing 787 – emploient déjà une trentaine de personnes.” Mais tout ceci n’est qu’un début comparé à ce que sera l’avion “plus électrique” de demain. Avec le programme de démonstration AMPERES et le pôle de recherche SPEC (cf. “Matière Grise”, Trajectoires n°18), Safran investit actuellement 250 M€ pour livrer des solutions plus nombreuses qui chasseront définitivement les énergies hydrauliques et pneumatiques. Cela concerne tout à la fois l’électrification des ensembles propulsifs, du train d’atterrissage, des commandes de vol et de l’ensemble de la chaîne de l’énergie électrique de l’avion. “Il en résultera une nouvelle génération d’avions pour tous les grands constructeurs – Airbus, Boeing, Comac, Embraer ou Dassault – à l’horizon 2018/2025”, conclut Serge Berenger.

De belles opportunités immobilières à Villaroche Locaux d’activités, bureaux et terrains immédiatement constructibles : Villaroche offre toutes les solutions aux entreprises désireuses de s’implanter dans son parc aéronautique et technologique. C’est le syndicat mixte du pôle d’activités de Villaroche (regroupant la Communauté d’agglomération Melun Val de Seine, le SAN de Sénart et le Département de Seine-et-Marne) qui commercialise ces biens situés à proximité immédiate de l’aérodrome et desservis par l’A5 et la Francilienne. 1 000 m2 de bureaux sont à louer (à partir de 150 m2) dans un immeuble de Villaroche Nord à un tarif très abordable (entre 80 et 100 € HT/m2/an). Les locaux d’activités se font quant à eux plus rares (40 € HT/m2/an), mais une trentaine d’ha sont constructibles : 26 ha (lots à partir de 2 000 m2) en location avec bail longue durée et 5 ha à la vente. Contact : SYMPAV, Éric Lestien Tél. : 01 60 68 83 90

“Notre participation à Innolub a déjà généré deux sollicitations pour des programmes innovants en cours de labellisation”. édouard Serruys, président du directoire d’APS (à Noisiel)

Quelle est la thématique du programme Innolub ? E. S. : Porté par trois pôles de compétitivité – dont ASTech Paris

Région –, le programme Innolub répond à la demande des grands donneurs d’ordres aéronautiques. Ceux-ci souhaitaient disposer de nouveaux revêtements plus performants. Objectif : prolonger la durée de vie de pièces de moteurs qui, subissant de très hautes températures, connaissent une usure rapide et un risque de fissure, d’où l’obligation d’immobiliser les avions pour des inspections très fréquentes et donc très coûteuses.

Comment intervient APS ? E. S. : Aux côtés d’une quinzaine de donneurs d’ordres, PMI et structures de recherche, notre contribution – estimée à 4 ou 5 000 heures subventionnées à 45 % par la Seineet-Marne – porte principalement sur la conception de revêtements innovants. Nous rendrons notre copie en juin et proposerons alors trois solutions. Il restera encore à les valider en termes de coûts et d’usages... mais nous sommes confiants !

Si l’une de ces trois solutions était retenue, quels seraient les effets pour votre société ? E. S. : Il est trop tôt pour le dire. D’autant qu’Innolub pourra aussi avoir des retombées dans le spatial, la défense ou l’automobile... Mais globalement, l’aéronautique pèse de plus en plus lourd dans notre activité. Elle représente actuellement 20 % de notre CA et permet d’espérer une croissance annuelle de 5 %.


DOSSIER

interview

“Après l’Europe, c’est au tour de la France d’investir massivement dans l’innovation aéronautique. Dans les deux cas, l’Île-de-France est concernée au premier chef.” Alain Coutrot, Président du pôle de

ADR investit sur les avions du futur Spécialisée dans les roulements à billes de haute précision, la société ADR (à Thomery) participe simultanément à trois programmes de recherche du pôle ASTech Paris Région.

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t de trois ! ADR vient d’intégrer le projet MEKINOX (MECanique INOXydable) labellisé par le pôle ASTech Paris Région et financé il y a peu par l’État et les collectivités locales franciliennes. Avec 16 autres entreprises et structures de recherche, elle va plancher pendant au moins trois ans sur le programme piloté par SAGEM D&S – lequel consiste à développer de nouveaux aciers satisfaisants aux besoins du futur avion “plus électrique” en matière de vis à billes, roulements, engrenages et autres pièces de structures. “Nous essayons d’engager un nouveau projet chaque année, et donc d’en mener trois de front, explique le PDG Frédéric Seguin-Henry. Ainsi, nous collaborons également à MAIAS (cf. encadré) et à CISACS (Concept Innovant de Systèmes d’Actionnement de Commandes de vols secondaires et de Servitudes – 2008). Ce dernier, pour lequel nous avons reçu l’aide du Département de Seine-etMarne, est en train d’aboutir avec la mise au point de composants pour des actionneurs de descente de trains d’atterrissage.” Un investissement de 0,3 M€ La R&D est donc fortement ancrée dans la culture et la stratégie de cette PME d’une centaine de salariés rattachée au Groupe ALCEN. Avec les incertitudes qui en découlent. MEKINOX est un pari sur l’avenir pour la société. “Si nous aboutissons, nous n’en toucherons pas les fruits avant 4 à 5 ans, analyse Frédéric Seguin-Henry. Ce qui est sûr, c’est que nous investissons 0,3 M€ (avec une subvention de 30 %) dans un programme global de 3,9 M€”.

Cette contribution se traduira notamment par le recrutement d’un docteur-ingénieur, d’un ingénieur et d’un technicien qui rejoindront l’équipe Technique et R&D déjà constituée d’une dizaine de personnes. “Nous consacrons en moyenne 7 % de notre CA (11 M€) à l’innovation. Dans le cas de MEKINOX, nous espérons pouvoir décliner les solutions initialement mises au point pour l’aéronautique dans d’autres secteurs d’activités. C’est en fonctionnant de la sorte que nous avons doublé notre CA et nos effectifs depuis 2004”.

Innovation tous azimuts À l’image d’ADR ou d’APS, plusieurs PME seine-etmarnaises sont parties prenantes dans les différents projets d’ASTech Paris Région. Ces entreprises ont été accompagnées financièrement dans le cadre de la politique des pôles de compétitivité du Conseil général de Seine-et-Marne. Elles ont ainsi l’opportunité d’associer leurs compétences à celles des grands groupes et des structures de recherche, sur des programmes d’innovation technologique qu’elles n’auraient pas les moyens de mener à bien toutes seules JPB, par exemple, est associé à ADR dans le projet MAIAS (Maîtrise des Amortissements Induits dans les Assemblages). Avantis, pour sa part, travaille sur TOCATA (Technologie Optique Couplée à l’Analyse Topologique Automatisée), tandis que KBS participe à MODIPRO (MOdélisation du DIagnostic et du PROnostic). Citons encore Eurofarad, fabriquant de composants électriques de haute fiabilité associé à Hispano-Suiza sur SEFORA, l’un des premiers projets développés par le Pôle dès 2007, qui porte sur la conception d’actionneurs électriques intelligents pour environnements sévères. Les tests et démonstrations sont en cours.

compétitivité ASTech Paris Région

L’aéronautique est la filière industrielle qui bénéficiera le plus du grand emprunt national. Comment cela se traduira-t-il dans les faits ? A. C. : Quelque 900 M€ vont être investis par l’État – et autant par la filière –, ces 7 prochaines années, pour concevoir des avions aux performances environnementales acceptables. Les négociations se finalisent avec le Commissariat général à l’investissement, mais on peut déjà annoncer que 6 plateformes technologiques vont se consacrer à différentes thématiques. Quelle sera la place de l’Île-de-France ? A. C. : Tous les grands groupes concernés par ces programmes – hormis Airbus – sont présents dans notre région. Je pense en particulier à Snecma, à Dassault et aux équipementiers du groupe Safran. Les PME pourront-elles bénéficier de cet élan ? A. C. : Le Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile (CORAC) qui réunit tous les acteurs du transport aérien pour traduire les engagements du Grenelle de l’Environnement, et qui est l’interlocuteur principal de l’État dans ces programmes, s’est engagé à ce que 15 % des travaux de R&D générés par le Grand Emprunt soient confiés à des PME. Le pôle de compétitivité ASTech Paris Région y contribuera par son action de rapprochement et de coopération entre grands constructeurs et PME.


trajectoires juin-juillet-AOÛT 2011 — 11

enjeux

Il y a peu d’espoir que s’ouvre un CHU nouveau en Seine-etMarne. D’où notre projet de créer une antenne de notre faculté de médecine au Val d’Europe.

matière grise

Simone Bonnafous Présidente de l’Université Paris-Est Créteil.

Campus universitaire du Val d’Europe : santé et tourisme en pôle position Les universités de Créteil et de Paris-Est Marne-la-Vallée, associées au sein du Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur (PRES) Université Paris-Est, nourrissent de belles ambitions pour le Pôle universitaire du Val d’Europe. Pour accueillir quelques milliers d’étudiants d’ici dix ans, il faudra rapidement construire des locaux. Des réserves foncières ont été constituées dans ce but.

L

es responsables du PRES Université Paris-Est sont ressortis un peu rassurés, fin avril, de leur rencontre avec le Président de la Région Île-de-France. Jean-Paul Huchon leur a en effet confirmé sa volonté d’investir 900 M€ ces dix prochaines années dans des programmes immobiliers favorisant le développement de l’enseignement supérieur francilien. Les premières opérations devraient être annoncées avant la fin de l’année. C’est une bonne nouvelle pour Francis Godard et Simone Bonnafous, respectivement présidents des Universités Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEMLV) et Paris-Est Créteil (UPEC), qui peuvent désormais espérer des décisions rapides pour le PRES Paris-Est – le moins bien doté des PRES franciliens dans le Plan Campus – et le Pôle Universitaire du Val d’Europe. Lequel ne dispose encore à ce jour d’aucun bâtiment en propre. “Nos masters sont hébergés dans des locaux mis à disposition par le SAN du Val d’Europe” détaille Francis Godard. Ces solutions ne peuvent être que provisoires compte tenu de l’ambition affichée par les acteurs territoriaux et le PRES de disposer rapidement d’un pôle universitaire conséquent à Val d’Europe. “En premier lieu pour prendre en compte l’arrivée de plusieurs milliers d’habitants supplémentaires ces 10 ou 15 prochaines années, explique Francis Godard.

Santé : Doit mieux faire La Seine-et-Marne est le seul département francilien dépourvu d’un CHU. On y compte 116 médecins généralistes pour 100 000 habitants, soit 5 fois moins qu’à Paris, et le déficit est identique pour les infirmières. Résultat : l’espérance de vie y est inférieure de 2 ans à celle des habitants des Hautsde-Seine. “Le département enregistre aussi une surmortalité par rapport à la moyenne régionale pour les cancers, les maladies cérébro-vasculaires et les pathologies liées aux conditions de vie”, observe Simone Bonnafous, la Présidente de l’UPEC.

Cela passera par la poursuite de l’offre de proximité au niveau licence, dans des disciplines “classiques”, le Droit par exemple, mais aussi par l’émergence de nouvelles thématiques fortes.” Deux de ces thématiques sont d’ores et déjà identifiées. La première concerne le tourisme, en lien avec le CLUSTER monté actuellement à Val d’Europe, premier pôle touristique européen avec Disneyland®, par l’État, la Région, le Département de la Seine-et-Marne, Disney, le SAN Val d’Europe et Epamarne. L’UPEMLV occupe déjà ce créneau avec un master et elle entend développer l’enseignement et la recherche en partenariat avec AsTRES, l’association inter universités dédiée au tourisme, justement présidée par Francis Godard. Une 1re année de Médecine en projet L’autre filière stratégique, c’est la santé. Une thématique choisie en partenariat avec les élus locaux inquiets à la lecture de certains indicateurs sanitaires (cf. notre encadré). L’ouverture d’un nouveau centre hospitalier de 585 lits à Val d’Europe en 2012 apportera une nette amélioration que la Présidente de l’UPEC, Simone Bonnafous, veut conforter avec l’ouverture à la rentrée 2012 d’une antenne de sa faculté de Médecine du CHU H. Mondor (Créteil) délivrant les cours de 1re année à quelque 150 carabins. “C’est l’année décisive avec un concours qui exige une totale égalité des chances entre tous les candidats. Actuellement, les étudiants seine-et-marnais doivent aller à Paris-Centre ou chez nous à Mondor.” L’UPEC a approuvé ce projet qui doit maintenant recevoir l’appui financier de l’État et de la Région, tant pour la location de locaux avant construction (0,37 M€ / an) que pour l’installation et le fonctionnement de l’antenne (0,75 M€ / an). Un rendez-vous au Ministère permettra d’y voir plus clair avant l’été. Quoi qu’il en soit, le Pôle universitaire du Val d’Europe dispose d’un atout de taille, rare en Île-de-France : de l’espace. Une réserve foncière de 5 hectares existe à proximité immédiate de la gare. Les négociations de mise à disposition devraient rapidement aboutir afin de lancer sans retard les premiers programmes immobiliers d’un Pôle qui sera alors dans ses murs.


enjeux

Quartier d’affaires

© Architecte Jean-Paul Roze

Le Parc Faraday : Une nouvelle adresse au Val d’Europe Dans le secteur très convoité du Parc d’entreprises du Val d’Europe, les quatre immeubles du programme Parc Faraday se distinguent encore par l’intérêt de leur offre. Dans un environnement de qualité, ils proposent en effet des bureaux et locaux d’activités de petite taille à l’achat.

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oins d’un semestre après son ouverture, le premier immeuble du Parc Faraday (Serris – Val d’Europe) affiche quasiment complet puisque seul un lot de 100 m2 restait disponible fin avril. Six entreprises s’y sont déjà implantées, notamment l’Institut de Conseil, Formation et Accompagnement des Entrepreneurs (ICFAE), deux sociétés d’expertise-comptable (la Fiduciaire de la Brie et le cabinet Patrick Pagny), un bureau d’étude en économie de la construction et une société spécialisée dans la gestion des nuisibles et parasites. Le succès du deuxième bâtiment, dont la livraison est programmée en fin d’année, semble également assuré. Sa commercialisation avance d’ailleurs à grands pas. “Quatre lots de 75 à 200 m2 sont d’ores et déjà réservés (un assureur, un avocat, les services administratifs d’une entreprise de matériel médical…), représentant 40 % de la surface disponible, et trois font l’objet de négociations très avancées”, détaille son promoteur Olivier Bourjot, également dirigeant des Établissements Reithler (Métallerie de façade – Lagny-sur-Marne). La réponse à une forte demande L’attractivité du Parc Faraday n’étonne nullement Lydie Benko, responsable de la recherche d’investisseurs à Seineet-Marne Développement. “Le programme répond à une très forte et double demande des PME et TPE sur le Val d’Europe en proposant à la vente des petites surfaces de bureaux et locaux d’activités (à partir de 50 m2). L’offre à la vente est quasi inexistante sur toute la Seine-et-Marne, notamment en ce qui concerne les petites surfaces et le neuf.” Pourtant la demande existe, émanant d’entreprises de tous les domaines d’activités qui choisissent la location par défaut. “Il faut encourager les promoteurs à construire des programmes du type Parc Faraday sur tout le département car l’attractivité de notre territoire dépend notamment de la diversité de son offre immobilière d’entreprises”. Le Parc Faraday, conçu sur le modèle d’un petit campus, affiche une architecture simple et soignée, très ouverte sur la nature environnante grâce à de larges ouvertures vitrées. Les entreprises qui s’y implantent bénéficient d’un environnement très favorable, fortement valorisé par la présence de Disney, et de nombreux services dans l’enceinte même du parc d’entreprises : un hôtel,

En chiffres • 4 immeubles indépendants de 1 800 m2 SHON (surface utile 1 450 m2) en R+1 au cœur d’un parc d’entreprises de 180 ha

une crèche et un restaurant inter-entreprises, une sandwicherie, une agence bancaire, une agence de voyage, un club de remise en forme, etc. Des promoteurs confiants Les tarifs pratiqués à la vente – 2 500 € le m2 pour des lots bien équipés (4 cassettes de climatisation et 3 places de parking pour 100 m2) – se situent dans la bonne moyenne des tarifs sur le secteur du Val d’Europe. Olivier Bourjot se donne donc encore un an pour boucler la commercialisation des deux premiers immeubles. Les promoteurs sont tout aussi confiants pour les deux derniers qui sortiront de terre dans les prochains mois. Jérôme Badot, Directeur général de JB Partner et conseiller en immobilier d’entreprise, intervient sur ce programme pour le compte des deux investisseurs : Olivier Bourjot et la SCCV le Forum du Parc. Il précise : “le 3e immeuble a été acquis dans sa totalité par le SAN du Val d’Europe qui y installera une pépinière pouvant accueillir jusqu’à 35 jeunes entreprises. Quant au dernier, sa commercialisation sera lancée dès que celle du deuxième sera suffisamment avancée.” l.benko@smd77.com

• 95 % : le taux de remplissage du bâtiment 1 (8 entreprises) • 1 800 salariés déjà réunis sur le Parc • 18 % d’entreprises supplémentaires en un an à Val d’Europe (1 783 entreprises en mars 2010 – source INSEE) • À 3 minutes de la gare RER A du Val d’Europe • À 35 minutes du centre de Paris • À 10 minutes de la Gare TGV de Marnela-Vallée-Chessy (Eurostar, Thalys et TGV Est européen) • À 40 minutes de l’aéroport Paris-CDG (Durée du trajet en voiture)

En dates 2009

Lancement du programme Novembre 2010

Livraison du 1er bâtiment

Le programme répond à une très forte et double demande des PME et TPE sur le Val d’Europe en proposant à la vente des petites surfaces de bureaux et locaux d’activités (à partir de 50 m2).

Décembre 2011

Livraison du 2e bâtiment 1er trimestre 2012

Implantation de la Pépinière d’entreprises du SAN du Val d’Europe dans le 3e bâtiment

Lydie Benko, responsable de la recherche d’investisseurs à Seine-et-Marne Développement

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne


trajectoires juin-juillet-AOÛT 2011 — 13

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LES BOUCLES DU NORD SEINE-ET-MARNE 1 Crouy-sur-Ourcq 15,5 km 4 h 2 Coulombs-en-Valois 16 km 3 h 30 3 Vendrest 13 km 3 h 15 4 Villiers-Saint-Georges 12 km 3h 10 Villeneuve-sur-Bellot 10 km 2 h 30 ou 3 h 11 Villiers-sur-Morin 10,5 km 3 h 30 12 Villiers-sur-Morin 11 km 3h 13 Sancy-les-Meaux 14 km 3 h 30 e Aub 14 Saint-Germain-sur-Morin 11 km 2 h 30 15 Tigeaux 9,5 km 2 h 30 16 Jouarre Seine 9,5 km 3h 17 Noisiel 12,5 km 3 h 15 18 Champs-sur-Marne 13 km 3 h 30 LES BOUCLES DU SUD SEINE-ET-MARNE

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Source : Conseil général de Seine-et-Marne

Randonnée pédestre : La Seine-et-Marne dévoile ses charmes ing

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Aujourd’hui, la qualité de l’offre de loisirs et la préservation de l’environnement sont des conditions essentielles de l’attractivité des départements auprès des entreprises. Avec ses 4 000 km d’itinéraires balisés de randonnées et promenades, la Seine-et-Marne fait beaucoup mieux que se défendre... Avec les beaux jours, les Seine-et-Marnais ont des fourmis dans les jambes et des envies d’évasion. Le Conseil général de Seine-et-Marne a mis en place à leur intention un réseau de 29 boucles de promenade sur l’ensemble de son territoire. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, du marais du Clignon aux lavoirs et moulins du Lunain, en passant par les “Petites Vosges” et les sentes de Seine-Port, les randonneurs du dimanche n’auront que l’embarras du choix.

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

Selon leurs goûts et leurs envies, ils privilégieront visites patrimoniales et culturelles, découverte des espaces naturels ou performances sportives. Le dépliant “29 boucles de randonnées en Seine-et-Marne” et le descriptif de chacune des promenades est téléchargeable sur www.seine-et-marne.fr ou sur simple demande à la Direction de l’eau et de l’environnement du Conseil général (01 64 14 76 19).


Le marché du recyclage, soutenu par la loi Grenelle 2, est en fort développement, et notre expertise dans ce domaine est dorénavant reconnue. Clément Lefebvre, PDG de Tridex

Tridex à Meaux

Un pionnier de la “reverse logistic” Fondée il y a dix ans à Meaux, Tridex est spécialisée dans la collecte et le tri des “ratés” de la production industrielle, produits invendables et invendus. Entraînée par son ambitieux PDG et profitant de l’effet “Grenelle 2”, son activité est en pleine expansion.

A

vant même de passer le bac, je voulais déjà monter mon entreprise.” Clément Lefebvre a tout juste 26 ans lorsqu’il fonde sa société avec Alexis de Fombelle, son associé d’alors. Dans ses bagages, une licence de chimie et trois années chez Veolia en tant que commercial dans la collecte et le tri des déchets industriels toxiques. C’est de cette première expérience professionnelle que lui vient l’idée phare qui lui manquait pour se lancer. Ce sera donc Tridex, spécialisée en reverse logistic (ou gestion des retours), créée en 2000 à Meaux avec l’appui d’un business angel. “Entre la conception et l’utilisation, de nombreux produits quittent la chaîne de flux, ce qu’on appelle la supply chain”, explique Clément Lefebvre. Il peut s’agir de résidus des processus de fabrication (tels que papier, carton, plastique, bois, métaux…), de produits refusés au contrôle qualité, de surstocks, d’invendus, de pannes au déballage ou encore de produits en fin de vie. Tridex se positionne plus particulièrement sur les produits invendables ou invendus. “On était des pionniers dans le recyclage”, s’enthousiasme le jeune PDG qui remporte très vite un premier succès auprès des producteurs de boissons (sodas, jus de fruit, bières…) avec la destruction de bouteilles pleines, en surstock ou défectueuses. Tridex sépare l’emballage du liquide puis les recycle chacun de leur côté (le liquide est envoyé en alimentation animale, en compostage ou en méthanisation pour fabriquer du biogaz). Cette réussite initiale permet à la jeune entreprise de convaincre de nouveaux investisseurs. 5 millions d’euros

Tridex c’est quoi ? • 4,1 millions d’euros de CA en 2010 • + 55 % de CA en 2010 • 50 salariés • 8 400 m2 d’entrepôts • 10 millions de bouteilles traitées par an • Jusqu’à 100 000 CD et DVD traités par jour

les dateS 2000

Création de Tridex 2001

Installation de la chaîne de déconditionnement de boissons 2004

Arrivée de l’investisseur OTC Asset Management 2008

Installation d’une chaîne recyclage CD/DVD 2009

Arrivée de Société Générale Asset Management

Clément Lefebvre, PDG de Tridex.

seront ainsi misés sur elle par des fonds d’investissement, convaincus de son fort potentiel. Dix ans plus tard, pari tenu  : Tridex est non seulement leader dans la destruction des boissons mais également dans celle de CD et DVD : jusqu’à 100 000 exemplaires traités par jour. De plus, l’entreprise est très bien positionnée dans le domaine de la cosmétique puisqu’elle gère le retour des invendus cosmétiques de 26 000 pharmacies et 3 000 points de la grande distribution. “Le marché du recyclage, soutenu par la loi Grenelle 2, est en fort développement”, analyse Clément Lefebvre “et notre expertise dans ce domaine est dorénavant reconnue.” Sur un an, Tridex a ainsi enregistré une hausse de 55 % de son chiffre d’affaires avec 4,1 millions d’euros pour 2010 et ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin. La preuve : deux nouveaux fonds d’investissement s’apprêtent à la rejoindre, à hauteur de 2,9 millions d’euros. Objectif : lancer une installation permettant de traiter les bio-déchets et les invendus de la grande distribution et de l’agroalimentaire. “La première installation du genre en Île-de-France !” précise Clément Lefebvre. Une nouvelle étape qui devrait permettre à Tridex de multiplier sa taille par dix d’ici 2015.

www.tridex.com

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne


trajectoires juin-juillet-AOÛT 2011 — 15

Timber Productions à Esmans

Un spécialiste qui fait le poids Si un opérateur chinois veut prendre pied sur le marché français de la pesée industrielle, nous serons incontournables Frédéric Timbert, gérant de Timber Productions

Timber Productions, PME d’Esmans, en Seine-etMarne Sud, compte de plus en plus sur le marché de la pesée industrielle. Non par ses effectifs – ce n’est pas un poids lourd du secteur – mais par la qualité de ses produits, appréciée bien au-delà des frontières françaises.

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our moi, la création d’entreprise allait de soi. Comme pour mon père avant moi. Je voulais être autonome et il me semblait inconcevable de ne pas être le premier bénéficiaire de l’énergie que j’allais déployer pendant plusieurs dizaines d’années professionnelles.” Aussitôt dit, aussitôt fait : en 1990, à 25 ans, son BTS d’informatique industrielle en poche et quelques rapides expériences professionnelles à l’appui, Frédéric Timbert lance Timber Productions. Prévoyant, il supprime le t final de son nom. “Parce qu’à l’international, il est compliqué à prononcer.” 20 ans plus tard, en voyage d’affaires aux Émirats arabes unis et en Arabie Saoudite, il se félicite de cette intuition. L’activité de la SARL aussi s’impose naturellement. Chez les Timbert, la pesée est une spécialité. Le père de Frédéric, qui a revendu ses propres affaires, vient donner un coup de main. Pendant plusieurs années, les deux hommes vont travailler en binôme avant d’appeler les premiers salariés en renfort. “Tout en faisant un peu de négoce pour faire entrer de l’argent dans les caisses, nous avons mis au point en 1992 un appareil de pesée embarqué pour les transpalettes électriques et les chariots élévateurs, détaille Frédéric Timbert. Nous en avons vendu un millier et l’avons adapté au transpalette mécanique avec plus de succès encore.” Le pari du lancement est gagné, mais le jeune entrepreneur mesure vite les dangers de la concurrence asiatique qui propose des produits plus performants à prix cassés. Nous sommes alors en 1999 et l’entreprise décide de ne plus se consacrer qu’au négoce. Frédéric Timbert frappe à la porte de tous les grands fabricants avec une idée en tête : lancer le premier catalogue français de peseurs multi-usages. Il investit 80 000 euros dans le projet et distribue à 50 000 exemplaires un document d’une cinquantaine de pages trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

Timber Productions c’est quoi ? • 5 salariés • 1,6 million d’euros de CA • 20 % à l’export en Europe et dans les pays du Maghreb

Les dates

Frédéric Timbert, gérant de Timber Productions.

1990

Création de la SARL 1992

Commercialisation du 1er contrôleur de charge embarqué 1999

Édition du premier catalogue de peseurs multi-usages 2002

Lancement de www.direct-pesage.net 2011

Lancement de www.discount-balance.com

déclinant près de 300 références. “L’insertion était gratuite, mais nous touchions une commission sur les ventes. Tout le monde a marché.” Deux ans plus tard, alors que le commerce électronique est encore balbutiant, Timber Productions choisit d’abandonner le catalogue papier au profit d’une version Internet baptisée www.direct-pesage.net (2 000 références) “avec des conseillers de vente à l’appui au téléphone pour répondre à toutes les questions que se posent les industriels avant d’acheter de coûteux appareils de précision”. Nouveau succès. Aujourd’hui, les quatre sites en ligne(1) génèrent la moitié du chiffre d’affaires de la société. “L’autre moitié est réalisée par notre réseau de revendeurs répartis dans toute la France”. Les volumes sont tels que Frédéric Timbert fait dorénavant produire ses propres appareils à Shanghai. (1) www.direct-pesage.net, www.balance-de-precision.fr, www.discount-balance.com www.direct-scale.com

www.direct-pesage.net


77 c’est eux

77 c’est eux, c’est une collection de portraits renouvelée à chaque parution. Des acteurs économiques de tous horizons, public comme privé, jeunes et moins jeunes, artisans locaux, entrepreneurs internationaux… tous unis par leur confiance dans l’avenir de la Seine-et-Marne.

François CRAMPON

Marylène ESTIER

“En envoyant via SMS des offres locales de bonnes affaires aux consommateurs inscrits sur notre site, nous les ramenons vers les commerces de proximité.”

“Nous faisons un travail d’animation territoriale  : nous aidons les entreprises et les partenaires institutionnels à travailler ensemble.”

Hortense GARAND

Créateur d’Izimobi à Fontainebleau

Co-créatrice de Link’s à Lieusaint

Jean-Pierre PAVIOT

Responsable de l’antenne de Montereau de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Seine-et-Marne “Nos antennes locales nous permettent un contact proche et direct avec les artisans, depuis la création de leur entreprise jusqu’à sa transmission.”

Co-fondatrice de la société Babeldoor.com à Saint-Pierre-lès-Nemours

Djaffar SI-HASSEN

Directeur région Afrique de Multi-Chem® à Marne-la-Vallée

Angélique DUBOIS-COUPRY

“Notre site Internet est un outil de microfinance, la première plate-forme généraliste de financement communautaire et solidaire de projets.”

“Société de services dans la production de pétrole et de gaz, notre filiale de Marne-laVallée, proche du Hub de Roissy, nous permet de couvrir toute l’Afrique.”

“Nous proposons un cadeau original : offrir à un proche un livre dont il est le héros (roman policier, historique ou romantique ou encore livre de cuisine).”

Fabien SENE

Nathalie LECOQUIERRE

Éric NOWAK

“Nous sommes un établissement bancaire spécialisé au service des entreprises. Nous proposons un prêt bonifié pour les PME/ ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) du 77.”

“J’organise pour les groupes (CE, mairies, associations…) des sorties prestigieuses à la fois ludiques et pédagogiques sur les hippodromes franciliens.”

“En relation avec tous les acteurs locaux, mon équipe aide les entreprises à se différencier, à se renouveler et à pérenniser leurs performances.”

Chargé d’affaires financement Nord 77 à Noisy-le-Grand

Créatrice de Cmagique, site d’animation d’événements à Lesigny

Créatrice de Creermonlivre.com à Moissy-Cramayel

Directeur Innovation et Développement durable, à la CCI Seine-et-Marne à Marne-la-Vallée

Trajectoires est édité par Seine-et-Marne Développement, agence pour le développement économique du Conseil général de Seine-et-Marne Directeur de la publication Gérard Eude • Comité de rédaction François-Xavier Deflou, Dominique Marinov • Rédacteur en chef Patricia Montin • Journalistes Claire Judrin et Emmanuel de Lestrade • Réalisation agencebeaurepaire.com • Photos yannpiriou.com • Contact p.montin@smd77.com  • www.seine-et-marne-invest.com • Hôtel du Département 77010 Melun Cedex • Imprimeur Printed and Co 77500 Chelles • Imprimé sur du papier recyclé Cyclus couché print • N° ISSN 1958-8372.

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TRAJECTOIRES N°21  

Magazine Trajectoires N°21

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