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trajectoires Entreprendre

N°19

FÉVRIER MARS 2011

et réussir en Seine-et-Marne

Big bennes au service de l’environnement LE NOUVEAU GUIDE DU CRÉATEUR VERSION 2011 NOUVEL AN, NOUVEAU SITE POUR SEINE-ET-MARNE DÉVELOPPEMENT

Une nouvelle stratégie pour l’île-de-france


instantané Seine-et-Marne par patrick loison

“Les maudits sonnants” de la compagnie “Transe Express” ont joué suspendus à 10 m du sol, tel un mobile géant, sur le site de l’aérodrome de Villaroche, lors du festival Dépayz’arts le 31 décembre 2010.

sommaire ACTUALITÉS

DOSSIER

trajectoires

FÉVRIER-MARS 2011 — n°19 ENJEUX

success stories

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• “Greencity”, convention d’affaires internationale • E-transformation77 : et les lauréats sont… • Marposs s’implante à Chelles • Le nouveau guide du créateur version 2011 • PME et Développement Durable : Seine-et-Marne Développement recrute • Nouvel an, nouveau site pour Seine-et-Marne Développement • SEM@FOR77 baisse le coût de raccordement à la fibre • La stratégie gagnante de DVI à l’international • Jean-Robert Jacquemard réélu Président de la CCI Seine-et-Marne

Une nouvelle stratégie pour l’Île-de-France

• Matière grise Laboratoire de MSME : de l’infiniment petit à l’infiniment grand • Quartier d’affaires L’hôtel d’entreprises Tamurel ouvre ses portes à Thomery • À la carte Aides aux entreprises : bilan 2010

• SMC France à Bussy-Saint-Georges : Après la crise, le beau temps • Big Bennes à Soignolles-en-Brie : Au service de l’environnement

• L’innovation en appui de la croissance • Interview de Marc Knoll, responsable du Pôle Attractivité à l’Agence Régionale de Développement Paris Île-de-France • Des enjeux territoriaux majeurs •La Seine-et-Marne répond présent ! • Interview d’Anne-Marie Romera, directrice du département Économie et Développement local à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la Région Île-de-France Paris

En couverture Henri De Wulf PDG de Big Bennes Retrouvez sa success story en page 15.

vos contacts : Patricia Montin p.montin@smd77.com

Isabelle Cabrol i.cabrol@smd77.com

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne


trajectoires FÉVRIER-MARS 2011 — 03

point de vue

RENFORCER NOTRE ATTRACTIVITé éCONOMIQUE Par Vincent Éblé, Président du Conseil général de Seine-et-Marne et Gérard Eude, Président de Seine-et-Marne Développement

Les éco-activités en Seine-et-Marne c’est :

3 778 1% 854

C

Cette démarche a pu s’appuyer sur le “projet de territoire” élaboré en 2010 et partagé avec l’ensemble des acteurs seine-et-marnais. La Seine-et-Marne dispose de formidables opportunités qu’il s’agit de mieux valoriser, dans l’objectif “d’éco-région” affiché par l’Île-de-France. Forte de ses 1,3 million d’habitants, de ses 420 000 travailleurs et de ses 72 000 entreprises, elle entend donc jouer un rôle essentiel dans le développement économique de la région capitale. Elle doit pouvoir être reconnue dans ses filières d’excellence, tels les éco-activités et le tourisme et doit mieux mettre en valeur les nombreuses fonctions supports qu’elle assume pour l’ensemble de la métropole.

La Seine-et-Marne entend jouer un rôle essentiel dans le développement économique de la région capitale.

La carte des entreprises accompagnées par Seine-et-Marne Développement en 2010, que vous trouverez en page 13, illustre parfaitement cette volonté. Développement durable, export, innovation, TIC sont autant de programmes d’accompagnement qui convergent pour permettre de renforcer la compétitivité des entreprises industrielles seine-et-marnaises sur leurs différents marchés.

établissements

Retrouvez l’intégralité des éléments dans la publication les éco-activités en Seine-et-Marne, sur www.seine-et-marne-invest.com Ressources/Etudes sectorielles/Services aux entreprises Source : Seine-et-Marne Développement

Bilan de l’activité “Implantation” de Seine-et-Marne Développement Au 31 décembre 2010

393 dossiers en cours 52 implantations 758 emplois concernés Source : Seine-et-Marne Développement

évolution de l’indice de dynamisme économique Au 4e trimestre

2005 2006

Ce développement économique doit pouvoir s’épanouir sur des territoires dont “l’offre” est attractive. Nous essayons tout naturellement de nous inscrire dans les dynamiques fortes liées aux projets initiés par l’État dans le cadre du Grand Paris ; Grand Roissy, Cluster Descartes… Nous sommes aussi attentifs aux territoires plus fragiles ; GIP sud, vallée de la Seine… La Stratégie Régionale du Développement Économique et de l’innovation devra nous permettre de renforcer nos actions.

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

2,10 1,96 2,33

2007

2008

2009 2010

g.eude@smd77.com

emplois

de l’emploi total

e 19e numéro de “Trajectoires” nous donne l’occasion de revenir sur les perspectives de développement économique de notre territoire. Son dossier est en effet consacré à l’élaboration de la Stratégie Régionale de Développement Économique et de l’Innovation qui sera adoptée dans les prochains mois par le Conseil régional d’Île-de-France. Parce que la Seine-et-Marne entend, pour sa part, faire valoir ses arguments et ses priorités, le Conseil général a délibéré sur le sujet en adoptant, à l’unanimité, une contribution mettant en lumière les priorités du département pour renforcer son attractivité économique.

Dans cet esprit, l’industrie apparaît à nos yeux comme un secteur stratégique dont le maintien est indispensable face aux mutations de nos modèles économiques. Un emploi industriel génère entre trois et cinq emplois indirects. Le soutien à la compétitivité de nos petites et moyennes entreprises industrielles doit donc être renforcé pour être capable de répondre aux besoins générés par la croissance verte et offrir ainsi des emplois qualifiés aux seine-et-marnais.

tableau de bord

1,78 1,98 2,86

Source : INSEE – Traitement Seine-et-Marne Développement


Création : Carpe Diem Évènements / La Vache Noire sud © Leonid Dorfman, Thaut Images, danielschoenen, Tania Wamblach © Fotolia.com

actualités

“Greencity” convention d’affaires internationale La convention d’affaires internationale “Greencity” mobilise les entreprises pour construire la Ville Durable de demain. À l’invitation de Seine-et-Marne Développement, elle a rassemblé à l’ESIEE - Cité Descartes, des entreprises franciliennes et étrangères pouvant contribuer à “la conception et la construction de la ville durable”. Une centaine de sociétés étrangères et une quarantaine d’entreprises franciliennes impliquées dans les domaines de la conception, de la construction et des éco-technologies urbaines ont participé les 20 et 21 janvier 2011 à la convention d’affaires internationale “Greencity” sur le site du futur Cluster Descartes. Plus de 800 rendez-vous programmés ont permis aux entreprises spécialisées dans l’architecture, l’ingénierie, la construction, l’énergie et la mobilité de nouer des contacts fructueux et d’amorcer des partenariats.

Cette manifestation était organisée par Seine-et-Marne Développement et ses partenaires Epamarne/Epafrance, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Seine-et-Marne, le pôle de compétitivité Advancity et l’agence Marne-la-Vallée Descartes Développement pour associer un événement pérenne au Colloque scientifique international du Ministère de l’Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, en clôture de l’année 2 du Grenelle de l’Environnement. Elle avait pour objectif de mobiliser, aux côtés des entreprises leader du développement durable, un réseau de PME/PMI innovantes susceptibles d’accélérer la croissance du Cluster Descartes et du pôle scientifique et technique Paris Est en tissant des liens avec les structures académiques et les laboratoires de recherche présents à la Cité Descartes (Pôle Scientifique et Technique, Ponts Paris Tech, CSTB, Université Paris Est, École d’Architecture, ESIEE). + d’infos : s.dutartre@smd77.com

E-transformation77 : et les lauréats sont… E-transformation77 est un dispositif qui accompagne les PME et TPE dans leur développement par l’utilisation des usages numériques.

Fouchard et Cie (Chelles), Izimobi (Fontainebleau), SARL Demain/ Ecobiomat (Marolles-sur-Seine), Id Source (Noisiel), Thommen Medical (Roissy-en-Brie), Moderne Méthode (Saint-Souplets).

Suite au deuxième appel à projets ouvert du 15 septembre au 15 novembre derniers, le comité de validation (composé du Conseil général, du Conseil régional et de Seine-et-Marne Développement) a sélectionné treize entreprises : EIE Global (Avon), Hologram industries (Bussy-Saint-Georges), Remediance RH (Bussy-saint-Martin), SGT, Newvision Technologie et Erdenet (Champs-sur-Marne), Laptopservice (Émerainville), Entreprise

Toutes doivent bénéficier d’un diagnostic financé par Seine-et-Marne Développement. À partir des audits rendus par les consultants, dix projets seront finalement sélectionnés pour être financés, à parts égales, par la Région Île-de-France et le Département de Seine-et-Marne. + d’infos : c.etedali@smd77.com trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne


©Salini développement

trajectoires FÉVRIER-MARS 2011 — 05

Marposs s’implante à Chelles 4500 m2. C’est la surface des locaux que Marposs France s’apprête à construire sur la commune de Chelles. Cette société italienne, qui compte 2 000 salariés, est leader mondial en métrologie – une technologie de mesurage industriel. Elle travaille principalement pour les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique. Sa filiale, Marposs France, a récemment racheté les sociétés françaises Trace et Kern et souhaitait réunir toute son activité au sein d’une structure unique. Ce sera donc chose faite courant 2011. Le bâtiment, qui sera situé sur la Zone d’activités de la Tuilerie, à Chelles, accueillera quatre-vingt salariés et regroupera la production, l’ingénierie ainsi que la gestion commerciale et administrative de l’entreprise. + d’infos : a.pallud@smd77.com

Le nouveau guide du créateur version 2011 Chaque année, Seine-et-Marne Développement profite de sa présence au Salon des Entrepreneurs pour lancer son guide du créateur d’entreprise. Et 2011 ne fait pas exception. Publié à 10 500 exemplaires, le guide s’adresse à tous les créateurs ou repreneurs d’entreprise qui souhaitent s’implanter en Seine-et-Marne. Outil pratique et concret, il propose une méthodologie articulée en cinq étapes chronologiques : depuis l’élaboration de l’idée jusqu’au démarrage de l’entreprise, en passant par l’étude de marché, la structuration du projet et l’élaboration du business plan. La seconde partie du guide est une liste

détaillée des partenaires les plus dynamiques de la création d’entreprise dans le département et de l’ensemble des dispositifs mis à disposition des porteurs de projet. Détail d’importance, l’ouvrage donne des contacts précis ainsi qu’une description claire des critères d’éligibilité et des types d’aides proposées : conseil et accompagnement, formation, implantation, financement et exonération, mesures fiscales administratives et financières. Le guide du créateur version 2011 est disponible chez Seine-et-Marne Développement mais également chez tous les partenaires du réseau “Créa 77“. + d’infos : b.lechartier@smd77.com

PME et Développement Durable : Seine-et-Marne Développement recrute Pour la cinquième année consécutive et en partenariat avec l’ADEME, Seine-et-Marne Développement recrute et accompagne une dizaine de PME/PMI seine-et-marnaises dans le cadre du programme “PME et Durabilité en Seine-et-Marne – le développement durable au cœur de nos stratégies”. Le programme se décline en deux niveaux : un “d’entrée” gratuit et un second, “d’approfondissement”, facturé 1 000 euros. Plusieurs réunions individuelles et collectives permettent, en 10 mois, de s’approprier la démarche et de définir des actions à court terme et un plan à long terme. Des consultants, qui se déplacent sur site, aident par ailleurs les dirigeants trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

à ancrer une dynamique de développement durable dans l’entreprise. Le programme s’appuie sur The Natural Step, méthode initiée en Suède qui a déjà permis à des centaines d’organisations d’intégrer la durabilité dans leur planification stratégique et d’entreprendre des changements significatifs et pérennes. The Natural Step France, associée au cabinet ESPERE, accompagne le suivi du programme auquel trente-sept entreprises ont déjà participé. Le prochain cycle débutera en mars 2011. Pour vous inscrire ou obtenir des informations supplémentaires, contactez Harold Chenard (01 64 14 19 11 – h.chenard@smd77.com)


actualités

La stratégie gagnante de DVI à l’international Le Prix du Primo-exportateur 2010 récompense le laboratoire DVI (Melun).

Nouvel an, nouveau site pour Seine-et-Marne Développement Nouvelles rubriques, nouvelle ergonomie, nouveau design... depuis le 24 janvier, le nouveau Seine-et-Marne Développement est en ligne. Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Pour qu’elle gagne encore mieux évidemment ! L’origine de la décision de faire évoluer le site, c’est en effet le succès de son ancienne version. Tout particulièrement celui de son répertoire des compétences – un catalogue virtuel où les entreprises du département pouvaient s’afficher sur Internet mais aussi publier des annonces et engager entre elles de fructueux partenariats. “Les entreprises en étaient si satisfaites que nous avons décidé d’aller plus loin en créant sa version collaborative, BusinEst, véritable réseau social professionnel, où les entrepreneurs peuvent désormais échanger en ligne”, explique FrançoisXavier Deflou, Directeur de Seine-et-Marne Développement. Les internautes retrouveront par ailleurs, traités dans un design plus moderne et avec une ergonomie plus fluide, tous les services auxquels ils sont habitués, les actualités économiques, l’Observatoire économique du département (un corpus d’informations classées par territoires et par secteurs d’activités)... Et la liste est loin d’être close. Une petite démonstration valant mieux qu’un long discours, rendez-vous sur le site – dont l’url ne change pas : www.seine-et-marne-invest.com

Cette distinction a été remise par Gérard Eude, Président de Seine-et-Marne Développement, aux dirigeants de la société, le 7 décembre dernier, lors du Forum de l’International organisé par la CCI 77. Cette jeune entreprise, créée en 2009, est spécialisée dans la conception et la commercialisation de produits alimentaires hyperprotéinés et diététiques. Elle réalise déjà près de 95% de son chiffre d’affaires (0,5 M€ en 2010) à l’export dans une dizaine de pays (Suisse, Italie, Espagne, Portugal, Irlande…). Ce Prix, ainsi qu’une aide de Seineet-Marne Développement, vont lui permettre de s’attaquer rapidement au marché anglais et au marché russe tout en renforçant ses positions en Suède et en Norvège. Trois salariés ont rejoint les deux créateurs à cette fin. Outre cette tension vers l’international, le secret de la réussite éclair de la société, également labellisée “Jeune Entreprise Innovante”, réside dans sa volonté permanente d’élargir ses gammes.

Jean-Robert Jacquemard réélu Président de la CCI Seine-et-Marne Le premier scrutin consulaire depuis la réforme de 2009 a porté à 60 le nombre d’élus en Seine-et-Marne. La CCI 77 a décidé de garder son statut d’établissement public.

Le label Zone d’Activités Très Haut Débit (ZA THD) a été mis en place par le Ministère de l’économie, des Finances et de l’Industrie. Il est destiné à attirer l’attention des entreprises en phase d’implantation sur l’accessibilité au Très Haut Débit. Une action que soutient Sem@for77. Lancé début 2007 par le Conseil général de Seine-et-Marne et la Région Île-de-France, ce réseau est l’un des plus longs réseaux départementaux de fibre optique de France, faisant même de la Seine-et-Marne l’un des premiers départements 100% haut débit. Pour les entreprises, le coût de raccordement était jusqu’ici de 1 500 euros. Dorénavant, pour les sociétés implantées dans les Zones d’Activités Très Haut Débit, il ne s’élèvera plus qu’à 500 euros. Un beau coup de pouce au dynamisme économique du territoire.

Le 10 janvier, Jean-Robert Jacquemard a été reconduit jusqu’en 2015 à la Présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Seine-et-Marne. Siègent au nouveau bureau : Jean-Pierre Hubert (1er Vice-Président), Jean-Charles Herrenschmidt (2e V.P.), Bertrand Boissier (3e V.P.), Dominique Mocquax (4e V.P.), Pierre Lory (5e V.P.), Georges Lansac (6e V.P.), Claude Cottin (Trésorier), Claude Joly (Trésorier-adjoint), Valérie Muller (Secrétaire) et Olivier Duval (Secrétaire-adjoint). La Liste “Union pour les Entreprises de Seine-et-Marne” avait remporté les 60 sièges à pourvoir lors du scrutin, qui a pris en compte la réforme des CCI portant le nombre des membres de 44 à 60, dont 8 représentants à la CRCI d’Île-de-France directement élus par les ressortissants. Ce même jour, pour la première assemblée générale, les CCI Seine-et-Marne et Essonne ont convenu de devenir une CCI Territoriale le 1er janvier 2013, lors de la création de la Chambre de région Paris-Île-de-France, avec un statut d’établissement public.

Pour en savoir plus : www.semafor77.fr

www.seineetmarne.cci.fr

SEM@FOR77 baisse le coût de raccordement à la fibre

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DOSSIER

trajectoires FÉVRIER-MARS 2011 — 07

Une nouvelle stratégie pour l’Île-de-France

L’Île-de-France adoptera en mars sa Stratégie Régionale de Développement Économique et de l’Innovation pour la période 2011-2014. La Seine-et-Marne est pleinement associée à cette démarche, qui vise à promouvoir des filières prioritaires et à conforter l’innovation. Elle fait valoir ses atouts et veille à ce que cette démarche conjugue efficacité économique, excellence sociale, équilibre territorial et impératif écologique.

En haut : Autour de la Cité Descartes (Champs-sur-Marne) émergera ces prochaines années le pôle d’excellence du Grand Paris, dédié à la conception et à la construction de la “Ville Durable”. En bas : La gare TGV de Chessy / Marne-la-Vallée accueille déjà chaque jour 55 trains à grande vitesse : TGV, Eurostar et Thalys. Elle permet des liaisons très rapides vers les grandes villes françaises et plusieurs capitales européennes.

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interview

DOSSIER

L’innovation en appui de la croissance Marc Knoll Responsable du Pôle Attractivité à l’Agence Régionale de Développement Paris Île-de-France et rapporteur de l’atelier sur les filières stratégiques.

Quelle était la mission dévolue à votre atelier ? M. k. : Imaginer comment maintenir et renforcer le rang et la compétitivité de l’Île-de-France. Cela suppose une vision nouvelle, fondée sur le développement durable, l’innovation et une coopération accrue entre tous les acteurs.

Microcertec à Collégien a été accompagnée financièrement par le Conseil général de Seine-et-Marne dans sa politique d’amélioration constante de ses process de production.


L’innovation sous toutes ses formes sera au cœur de la nouvelle Stratégie Régionale de Développement Économique et de l’Innovation impulsée par l’Île-de-France jusqu’en 2014 pour maintenir son rang international et doper la croissance. Objectif annoncé : faire un point de plus que la prévision nationale – aujourd’hui de 2%.

a

La réflexion préalable à l’élaboration de la Stratégie Régionale du Développement Économique et de l’Innovation s’est organisée au dernier trimestre 2010 autour de quatre thèmes :

près le schéma régional de développement économique (srde) d’îlede-france, voici la stratégie régionale du développement économique • Quelles filières stratégiques et de l’innovation (srdei). le “i” de “innovation” fait ainsi une pour l’Île-de-France de apparition remarquée dans la politique que l’île-de-france entend demain ? (Rapporteur : Agence mettre en œuvre ces quatre prochaines années. le terme de “stratégie” a aussi, Régionale de Développement) très symboliquement, remplacé celui de schéma. “le srde a très bien rempli son rôle”, explique jean-paul planchou, vice-président du conseil régional en • Quelles politiques publiques charge du développement économique, de l’emploi, des ntic, du tourisme, de pour conforter l’innovation l’innovation et de l’économie sociale et solidaire. les élus, comme les décideurs induite par les nouveaux économiques, en sont aujourd’hui convaincus : le salut passera par l’innovation. facteurs de développement ? or l’île-de-france ne manque pas d’atouts à faire valoir en la matière : elle réunit (Rapporteur : Centre francilien en effet sur son territoire le quart des universités françaises et le tiers des de l’innovation) laboratoires de recherche. en facilitant les transferts de technologie et l’innovation des pme/pmi, • Comment intégrer les axes tant sur les produits et les services que sur les modes mêmes de production, majeurs de la SRDEI dans la région entend donner un nouvel élan aux filières stratégiques et la stratégie territoriale prioritaires que sont l’automobile, l’aéronautique, le tourisme ou l’image. régionale ? (Rapporteur : et ceci avec deux priorités transversales : la lutte contre les inégalités Institut d’aménagement et territoriales et le développement durable. d’urbanisme) Ces deux thématiques figurent en bonne place dans la réflexion que la région entend poursuivre ces prochaines semaines jusqu’à l’adoption de la nouvelle stratégie par l’assemblée régionale en mars. une stratégie que jean-paul planchou souhaite plus resserrée, volontariste et opérationnelle que le schéma précédent. les départements franciliens, le conseil économique et social régional, les représentants du patronat et des syndicats, mais aussi les pme/pmi à travers une enquête auprès d’un millier d’entrepreneurs, ont étroitement été associés au travers de quatre ateliers (voir ci-contre) qui serviront de base à l’élaboration d’un programme d’actions concrètes, rapidement mis en œuvre pour ne pas laisser passer le train de la reprise économique annoncée pour 2011.

• Comment conjuguer efficacité économique, excellence sociale et impératif écologique ? (Rapporteur : coopération entre l’Atelier et l’Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies d’île-deFrance)

“L’Île-de-France s’appuie sur de nombreuses filières qui permettront de mener des fertilisations croisées.” Quels enjeux clés avez-vous identifié pour l’Île-de-France ? M. k. : Il faut tout à la fois renforcer notre efficacité économique pour consolider l’emploi, développer notre attractivité et notre rayonnement international, réussir un développement humain et solidaire et favoriser un développement soutenable sur le plan environnemental. Comment y parvenir ? M. k. : Contrairement aux autres grandes métropoles, l’Île-de-France a la chance de garder une grande diversité de filières dites “de marché” ou “transverses”. De ces dernières doivent émerger, par des fertilisations croisées, des innovations porteuses d’activité et d’emplois. Notre groupe de travail a fait des propositions, notamment pour soutenir l’industrie dans une perspective de conversion écologique et permettre aux PME/PMI d’atteindre une taille critique.


trajectoires FÉVRIER-MARS 2011 — 09

Des enjeux territoriaux majeurs Un des ateliers préalables à l’élaboration de la SRDEI posait la question de l’intégration des axes majeurs de cette politique dans la stratégie territoriale régionale. La Seine-et-Marne y a répondu.

D

ans sa contribution au lancement de la nouvelle Stratégie Régionale du Développement Économique et de l’Innovation, le Conseil général de Seine-et-Marne fait valoir la “nécessité pour le Conseil régional d’avoir une approche territoriale de l’ensemble de sa politique filières”. Pour ce qui le concerne, le Département propose de valoriser les trois pôles de développement d’envergure métropolitaine que sont le territoire de Roissy (voir ci-contre), Marne-La-Vallée avec

les cœurs de clusters de la ville durable (Cité Descartes) et du tourisme (Val d’Europe), et enfin Sénart/Melun qui fait figure de véritable fer de lance de la reconversion industrielle de la Seine-et-Marne. Ce territoire dispose en effet d’infrastructures logistiques de premier ordre, doublées de zones d’activité permettant l’accueil de PME/PMI et d’un éco-site d’intérêt régional. Sur ce territoire, le secteur de Villaroche est appelé à accueillir des activités de haute technologie, en particulier liées à l’aéronautique. Le Conseil général n’oublie pas pour autant d’autres pôles d’importance départementale, précieux pour structurer les bassins de vie de grandes zones urbaines comme Melun, Meaux, Montereau-Fault-Yonne, Coulommiers, la Ferté-sous-Jouarre, Provins, Nemours, Nangis et Fontainebleau. Ces pôles administratifs, commerciaux et de service, présentent des potentiels significatifs de création d’emplois dans les secteurs de l’économie résidentielle. Cette cartographie de la Seine-et-Marne n’exclut pas pour autant les “aires de vulnérabilité économique” situées en frange du département. À dominante rurale et avec des activités traditionnelles fragilisées, elles bénéficient déjà d’un dispositif d’aides départementales destinées à accompagner les entreprises en création et en développement. Nécessaire, mais pas suffisant, pour les élus qui estiment que l’effort public ne doit pas se limiter aux seules questions du développement économique et de l’emploi. Les transports, le foncier, le logement, la formation, le renouvellement urbain et l’environnement doivent également être pris en compte dans des dispositifs contractuels et pluridisciplinaires pour donner de nouveaux atouts à ces territoires.

Roissy en pôle position 2e plateforme aéroportuaire européenne pour le trafic (60 millions de passagers) et 1ère pour le fret, Paris-CDG concentre 700 entreprises et 92 000 emplois, auxquels s’ajoutent 56 000 emplois sur trois cantons. 1 million de passagers et 100 000 tonnes de fret supplémentaires y génèrent la création de 1 500 emplois directs. Elle constitue donc un territoire stratégique pour l’Île-de-France et la Seine-et-Marne. Le Conseil général insiste sur la nécessité de renforcer l’accessibilité de la plateforme en intervenant tout à la fois sur le réseau routier et les transports en commun. L’avenir de ce territoire passe également par le renforcement de l’attractivité de l’offre économique, notamment au travers de Hubstart Paris® et de ses six filières : l’aéronautique, les services aéroportuaires, la logistique et le fret, la sécurité et la sûreté, les éco-activités et le tourisme et les rencontres événements professionnels.


DOSSIER

interview

La Seine-et-Marne répond présent ! La nouvelle stratégie économique mise en chantier par l’Île-de-France a trouvé un écho tout particulier en Seine-et-Marne. Le Département n’avait pas attendu cette opportunité pour engager une réflexion en profondeur sur son projet de territoire. C’est cette réflexion qui vient aujourd’hui nourrir la contribution seine-et-marnaise à la stratégie francilienne, de façon à ce que le plus grand département d’Île-de-France en tire les bénéfices escomptés.

L

a Seine-et-Marne est aujourd’hui à un tournant de son histoire. Elle s’est considérablement transformée ces quarante dernières années. Sa population a plus que doublé – passant de 650 000 habitants en 1968 à 1 300 000 habitants aujourd’hui. Cette croissance a nécessité un effort colossal en matière d’infrastructures, d’équipements et de services, doublé d’un rééquilibrage conséquent entre habitat et emploi. Cette évolution sans précédent l’autorise aujourd’hui à espérer jouer un rôle essentiel dans le développement économique de la région capitale. Elle entend notamment être reconnue pour ses secteurs d’excellence et ses filières de pointe tels que le tourisme ou les éco-activités appliquées à la ville durable. Son industrie, moderne et innovante, a également une belle carte à jouer pour anticiper les nouveaux besoins de la croissance verte et offrir des emplois qualifiés à ses habitants. Autre enjeu pour le département : valoriser des fonctions supports pour l’Île-de-France. C’est notamment le cas pour la logistique (premier département francilien en termes de tonnage et de surface d’entrepôts) identifiée comme telle dans le Schéma régional de développement économique précédent et pour l’agriculture (341 000 ha, soit 58% du territoire). Enfin, la Seine-et-Marne doit améliorer sa capacité d’accueil pour attirer et conserver de nouveaux habitants. L’économie résidentielle qui en découle peut être un des moteurs majeurs de son développement, permettant la création d’emplois diversifiés et accessibles à tous.

Chef de file pour l’écoconstruction Parmi les cinq chantiers prioritaires de Seine-etMarne en projets figure celui de bâtir le territoire modèle de la construction durable(1). Trois enjeux ont été identifiés. D’abord rendre durable le secteur des matériaux de construction en termes de préservations des ressources naturelles et de pérennité économique. Ensuite, élever la compétitivité des activités. Enfin, valoriser les métiers de l’éco-construction en créant de nouveaux parcours professionnels et en adaptant les structures de formation. Les autres chantiers portent sur l’accessibilité et la qualité des services pour tous, le développement et l’innovation “nouvelles clés pour la mobilité”, la diversification de l’offre touristique et de loisirs et l’invention d’un nouvel équilibre ville-nature.

(1)

“Chaque territoire possède son attractivité propre et une capacité d’entraînement à développer par des interventions croisant l’économie avec les autres champs” Anne-Marie Romera Directrice du département Économie et Développement local à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la Région Île-de-France Paris et rapporteur de l’atelier sur les enjeux territoriaux.

Tous les territoires franciliens sont-ils concernés par la Stratégie Régionale du Développement Économique et de l’Innovation ? A.-M. R. : Oui, mais à des degrés divers, selon des priorités à établir. Plusieurs sont déjà très attractifs et ont une capacité d’entraînement sur leur environnement. Certains sont autonomes dans leur développement propre, lequel ne bénéficie cependant pas à leurs voisins. D’autres, enfin, sont en décalage et il faut développer leur potentiel. À la lecture de cette hiérarchie, comment se situe la Seine-etMarne ? A.-M. R. : Elle ne manque pas d’atouts, notamment avec Roissy et Marne-la-Vallée qui possèdent une capacité d’entraînement nationale. L’agglomération de Melun possède également un beau potentiel. Son attractivité doit être confortée. Il y a forcément des inégalités. Comment peut-on les réduire ? A.-M. R. : En graduant l’intervention de la collectivité. Selon les cas, il conviendra d’aider les entreprises et les équipes de ces territoires sur l’aide à la création d’entreprise, l’innovation, la conversion écologique, l’immobilier…


trajectoires FÉVRIER-MARS 2011 — 11

enjeux

L’industrie présente des problématiques qui nous permettent de tester nos savoir-faire.

matière grise

Guy Bonnet, directeur adjoint du laboratoire de MSME

Laboratoire de MSME : de l’infiniment petit à l’infiniment grand Créé en 2008, le laboratoire de Modélisation et de Simulation Multi-Échelle rassemble quatre équipes de chercheurs venus de la chimie et de la mécanique. Une multidisciplinarité qui les rend à la fois très performants et... très attractifs vis-à-vis des industriels.

M

SME pour Modélisation et Simulation Multi-Échelle. L’intitulé de ce laboratoire de recherche de l’Université Paris-Est, associé du CNRS, semble avoir été inventé pour décourager le profane. Pourtant, ici, pas de scientifiques dans leur tour d’ivoire mais, bien au contraire, une collaboration constante avec le monde de l’entreprise : aéronautique, automobile, pétrole ou encore nucléaire. Les membres du laboratoire se sont même fait une spécialité de jeter des passerelles entre recherche fondamentale et industrie. À l’origine de cette structure, quatre équipes réparties entre l’université Paris-Est Marne-la-Vallée et celle de Paris-Est Créteil Val-de-Marne : une équipe de Chimie théorique, une équipe de Mécanique, une troisième étudiant les Transferts de Chaleur et de Matière et une quatrième, la Biomécanique. En 2008, toutes quatre décident de se réunir au sein d’un même laboratoire, persuadées que la mise en commun de leurs travaux leur donnera une longueur d’avance... “Les matériaux utilisés dans l’industrie sont de plus en plus complexes, ce qui rend très difficile toute prévision de leurs propriétés”, explique Guy Bonnet, directeur adjoint du laboratoire. Et c’est là que la multidisciplinarité des équipes trouve tout son intérêt. Elle permet d’avoir une approche “multi-échelle” de la matière, c’est-à-dire de l’étudier aussi bien à l’échelle de l’utilisateur, qu’à l’échelle d’une simple molécule. “Prenez l’exemple des nanofils”, poursuit Guy Bonnet. “Pour prévoir les propriétés d’un matériel composite réalisé avec eux, on fait appel aux chimistes qui effectuent des calculs sur une ou quelques molécules”. Puis c’est au tour des mécaniciens, d’intégrer leurs résultats pour prévoir les propriétés du matériel composite dans son ensemble. L’esprit d’équipe ! Le laboratoire de MSME étudie de cette façon différents types de matériaux : composites, piézoélectriques (c’est-à-dire qui se déforment sous l’influence d’un champ électrique et se polarisent électriquement sous l’action d’une contrainte mécanique),

Les nanofils Les nanofils sont des structures piézoélectriques dont le diamètre est de l’ordre du nanomètre (un milliardième de mètre). Ils constituent l’un des sujets d’étude principaux du laboratoire de MSME. Les chercheurs travaillent notamment à prévoir les propriétés élastiques et piézoélectriques des matériaux composites constitués de nanofils. Les chimistes étudient les propriétés des atomes se trouvant à leur surface. Ces propriétés sont ensuite intégrées aux calculs de l’équipe Mécanique qui se penchent sur les propriétés du matériel composite dans son ensemble.

mais aussi tout ce qui concerne les biomatériaux, comme l’os par exemple. “Quand on casse un os, il se répare” décrit Guy Bonnet. “Mais la façon dont il apporte la matière pour se réparer dépend des efforts portés sur lui”. Menée par l’équipe de biomécanique, cette dernière étude est particulièrement précieuse pour les laboratoires de médecine qui travaillent sur les fractures. Les chercheurs s’intéressent aussi aux propriétés du béton, notamment dans les centrales nucléaires. Ils se penchent sur son “fluage”, c’est-à-dire la déformation qu’il subit lorsqu’il est soumis à une charge de longue durée. A cette étude des propriétés des matériaux, s’ajoute un second champ de recherche : l’étude des vibrations dans des structures composées telles que la carrosserie des voitures. “L’industrie présente des problématiques qui nous permettent de tester nos savoir-faire”, s’enthousiasme Guy Monnet. Les ingénieurs produisent par exemple toute une série de calculs pour prévoir comment une carrosserie d’automobile va vibrer et à quelles fréquences. Mais une fois la carrosserie réalisée, ces prévisions se révèlent très souvent avoir des réponses aux vibrations présentant une très grande dispersion statistique non prévue par les ingénieurs. D’où l’intérêt de les étudier en prévoyant explicitement cette dispersion. “C’est un super challenge pour nous, particulièrement stimulant.” Et cette collaboration n’est pas prête de s’arrêter : actuellement, plus de la moitié des cinquante doctorants du laboratoire de MSME sont en effet financés par des contrats industriels.


enjeux

Quartier d’affaires

L’hôtel d’entreprises Tamurel ouvre ses portes à Thomery Thomery tourne la page des restructurations industrielles. Pour satisfaire la demande de bureaux et locaux d’activités, l’hôtel d’entreprises Tamurel vient d’ouvrir ses portes dans l'ancienne usine SBR-SKF. Plus de sept ans après la fermeture de l’usine SBR-SKF de Thomery, la reconversion de cet important site industriel du Sud Seine-et-Marne est définitivement engagée avec l’aménagement d’un hôtel d’entreprises dans l’un de ses trois bâtiments(1). L’initiative en revient à l’architecte Louis Prieur qui connaissait bien l’usine pour y être déjà intervenu. Trop à l’étroit dans une maison du centre de Thomery, il était lui-même à la recherche de bureaux pour son cabinet. Misant sur une forte demande de locaux d’activités sur un territoire marqué par la faiblesse de l’offre immobilière d’entreprises, il s’est donc lancé en 2008 dans une ambitieuse opération de réhabilitation. Les deux équipements similaires ouverts ces dernières années sur ce territoire affichent déjà complet, et la création de l’hôtel d’entreprises Tamurel arrive à point nommé pour satisfaire les petites entreprises artisanales et de services en quête d’implantation. Aucune spécialisation n’a été privilégiée par le promoteur qui verrait néanmoins d’un bon œil l’arrivée d’activités dédiées aux conceptions graphiques et plastiques (bureau d’études paysagères, design, infographie…). Une entreprise de perspective architecturale devrait d’ailleurs rapidement rejoindre son cabinet d’architecture (11 salariés) ainsi que l’espace de remise en forme Alter-Active, qui ouvrira en avril.

Par l’ancrage d’activités et d’emplois de proximité en Sud Seine-et-Marne, notre hôtel d’entreprises s’inscrit dans une logique de développement durable.

Louis Prieur, gérant de la SCI Tamurel

En chiffres •3 000 m2 divisibles de plain-pied • 1 200 m2 actuellement disponibles (1ère tranche – lots de 100 m2, 50 m2, 30 m2 et un atelier/ entrepôt de 350 m2) • À 70 km de Paris 9 lots déjà ouverts à la location Les 1 800 m2 de la première tranche de réhabilitation sont immédiatement disponibles. La SCI Tamurel dispose actuellement de trois lots de 50 m2 et d’un lot de 30 m2 entièrement aménagés et loués toutes charges comprises. “S’y ajoutent quatre lots de 100 m2 dans lesquels le cloisonnement intérieur et les aménagements électriques resteront à la charge des locataires en fonction de leurs besoins, ainsi qu’un atelier/entrepôt de 350 m2 muni d’un accès poids-lourds et d’un pont roulant”, détaille le gérant de la SCI qui met en avant des tarifs très raisonnables. De par sa spécialisation dans la restauration du patrimoine ancien, l’architecte a apporté un soin tout particulier à la mise en valeur d’un bâtiment industriel en béton témoin des débuts de l’architecture moderne. Les travaux ont principalement porté sur le changement de toutes les menuiseries, l’isolation, le câblage téléphonique et informatique et l’embellissement des parties communes couloirs, sanitaires, etc. Une salle de réunion de 50 m2 a également été aménagée à l’intention des résidents et utilisateurs extérieurs. Un environnement d’exception Outre sa localisation dans un secteur du département peu pourvu en locaux d’activité, l’un des principaux atouts de l’hôtel d’entreprises Tamurel réside dans son environnement exceptionnel, entre la Seine – visible depuis le bâtiment – et la forêt de Fontainebleau. “Notre petite commune de 3 500 habitants bénéficie encore d’un paysage très protégé, notamment grâce à la préservation de quelque 300 km de murs à vignes utilisés jusqu’au siècle dernier pour la production du célèbre chasselas de Thomery.”

• À 20 km des autoroutes A5 et A6 • À 50 minutes d’Orly et 1h15 de Paris-CDG • 1 M€ de travaux d’aménagement (1ère tranche hors acquisition foncière) • À partir de 50 € le m2 HT / an hors charges

En dates 2003

Fermeture de l’usine SBR-SKF 2008

Achat d’un des bâtiments par la SCI Tamurel 2009/2010

Travaux d’aménagement Décembre 2010

Inauguration et lancement de la commercialisation Installation du cabinet d’architecture Prieur Avril 2011

Ouverture de l’espace de remise en forme Alter-Activ 2012

Aménagement de la seconde tranche selon les demandes

Les deux autres ont été rachetés par ADR (entreprise de roulements à bille de précision créée par d’anciens salariés de SBR-SKF).

(1)

l.benko@smd77.com

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enjeux

trajectoires FÉVRIER-MARS 2011 — 13

À LA CARTE

Source : Seine-et-Marne Développement

Aides aux entreprises : bilan 2010 Seine-et-Marne Développement a soutenu 99 entreprises en 2010. Elle leur a consacré au total 1,2 million d’euros pour les aider à innover, à exporter ou à saisir les opportunités du développement durable.

C’est l’aide à l’international qui figure en tête avec 38 dossiers. Le fonds export intervient aux différentes étapes du processus : études de marchés, homologations de produits, participation à des salons professionnels, etc. Lancé en 2010, le programme “e-transformation77” a connu un beau démarrage avec 24 diagnostics d’entreprises de moins de 250 salariés accompagnées dans le développement d’usages numériques susceptibles de doper leur croissance (commerce électronique, sites web proposant des services innovants, télétravail, externalisation de processus organisationnels, etc.).

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Le fonds d’aide à l’innovation reste une valeur sûre avec 10 entreprises aidées. Après modification des dispositifs régional et départemental, il comprend une aide à l’innovation unique, qui abonde à la fois l’Aide à la Maturation et l’Aide à l’Innovation Responsable plafonnée à 50 000 € par an par entreprise et un abondement non systématique de l’aide régionale. Toutes les aides disponibles sont présentées dans la plaquette “Entreprendre et Réussir en Seine-et-Marne” disponible sur simple demande auprès de Seine-et-Marne Développement (Isabelle Cabrol, tél. 01 64 14 19 04) ou téléchargeable sur Internet.


success stories

La crise a été, pour nous, propice à la créativité. Les gens ont cherché des solutions, imaginant une quantité incroyable d’idées porteuses. Damien Pelletier, PDG de SMC France

SMC fRANCE À Bussy-Saint-Georges

Après la crise, le beau temps Installée à Bussy-Saint-Georges, SMC France fournit aux usines des composants et systèmes d’automatisation. Frappée de plein fouet par la crise comme toutes les entreprises du secteur de l’industrie, elle a su rebondir et trouver un nouveau souffle.

N

SMC France c’est quoi ?  0 millions d’euros de CA 3 12 000 m2 de locaux à Bussy-Saint-Georges • 135 salariés dont 80 commerciaux répartis sur toute la France en home office • 80% des composants vendus viennent des usines du groupe à l’étranger (principalement de Chine) • 20% sont produits à Bussy-Saint-Georges •

ous sommes susceptibles d’avoir fourni les systèmes d’automatisation de n’importe quelle usine.” Damien Pelletier est PDG de SMC France, société installée à Bussy-Saint-Georges qui fabrique et commercialise des solutions d’automatisation industrielles utilisant l’énergie pneumatique. “Prenez par exemple une usine agroalimentaire mettant du lait en brique”, poursuit-il. “Nous aurons fabriqué les composants du bras articulé pour attraper les briques : les vérins, les vannes plus tous les systèmes qui permettent de les contrôler.”

SMC Corporation est un groupe japonais côté à la bourse de Tokyo et fondé en 1959, par Yoshiyuki Takada – lequel en est encore l’actionnaire majoritaire. SMC France, l’une de ses filiales, a été créée en 1988. “Après la phase de création, nous avons connu une phase de croissance très rapide”, retrace Damien Pelletier, venu de l’industrie électronique, arrivé à la tête de SMC France en 2003, au moment où la société traversait une très classique crise de croissance. “Puis est venu la 3e phase, celle du redéploiement structuré.” Mais cette phase a été très vite gelée par la crise économique. “Et évidemment, puisque nous sommes dans l’industrie, nous l’avons prise de plein fouet, la crise !” explique le PDG. Mais pas question, ni de sombrer, ni de baisser les bras. “Nous nous sommes au contraire concentrés sur tout ce qu’on ne faisait pas et tout ce qu’on faisait moins bien.” SMC France porte ainsi ses efforts sur l’export. Parce que ses clients déjà acquis s’implantent en Afrique (notamment au

les dateS 1959

Création de SMC Corporation 1988

Création de SMC France 2003

Arrivée de Damien Pelletier à la tête de l’entreprise 2007

Développement à l’export 2010

Introduction de l’e-shopping

Damien Pelletier, PDG de SMC France

Maroc, en Algérie, en Tunisie et en Côte d’Ivoire) et dans l’Océan Indien, elle décide de les accompagner en installant des distributeurs locaux et en affectant des commerciaux spécifiquement à l’export. Le ralentissement de son activité ? Il est mis à profit pour démarcher de nouveaux clients, notamment sur les marchés en croissance : l’environnement, l’énergie, les transports. Elle propose également de nouveaux produits comme les capteurs de débits et les capteurs de pression qui entrent dans la chaîne de contrôle de ses produits, mais qu’elle n’avait jusqu’ici pas l’habitude de vendre. SMC a, de plus, l’idée d’accompagner la montée en puissance des besoins en économie d’énergie. Elle propose ainsi à ses clients un audit de leur consommation et de leur utilisation des produits de type pneumatique. Autre nouveauté enfin, le télémarketing et la vente sur Internet. “La crise a été pour nous propice à la créativité”, s’enthousiasme Damien Pelletier. “L’équipe a joué le jeu, les gens ont cherché des solutions, imaginant une quantité incroyable d’idées porteuses.” Une combativité payante puisqu’aujourd’hui, avec 30 millions d’euros de chiffre d’affaires, SMC France est quasiment revenue à son niveau d’activité d’avant crise et peut même envisager sans rougir un objectif de croissance ambitieux pour l’année prochaine. www.smc.eu

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trajectoires FÉVRIER-MARS 2011 — 15

success stories

Nous essayons d’incinérer ou d’enfouir le moins de déchets possible, de les recycler au maximum afin de préserver les ressources naturelles. Henri De Wulf, PDG de Big Bennes

Big Bennes à Soignolles-en-Brie

au service de l’environnement Implantée depuis 1988 à Soignolles-en-Brie, la société Big Bennes collecte trie et recycle les déchets des professionnels, artisans et industriels. Fondée par un fils d’agriculteur, c’est une entreprise performante et innovante dans son domaine.

“Q

uand vous semez du blé, des betteraves et qu’un mois avant les moissons éclate un gros orage... vous perdez immédiatement 20% de la récolte.” Lorsqu’en 1988, Henri De Wulf décide de quitter l’agriculture, c’est pour ne plus dépendre de facteurs aussi aléatoires que la météo. Et il n’a pas à aller chercher très loin pour trouver l’idée qui fera de lui un entrepreneur à succès. Derrière l’exploitation familiale de Soignolles-en-Brie se trouve une décharge d’ordures ménagères avec des camions à bennes qui vont et viennent. “Mon principal diplôme, c’est mon permis poids lourds. C’était suffisant pour démarrer”. Henri De Wulf achète un camion, trois bennes et lance son activité de location de bennes. D’abord seul aux commandes, il jongle entre son rôle de chauffeur et celui de commercial. “J’enlevais ma combinaison et je mettais mon costume pour aller aux réunions de chantier et proposer mes services ”. La première année, le jeune patron affiche déjà un chiffre d’affaires de 500 000 francs. Dès 1989, il développe un second métier autour des fers et métaux en reprenant l’activité d’un récupérateur implanté à Melun. Grâce à cette acquisition, il multiplie par dix son chiffre d’affaires. Avec les bénéfices, il rachète trois camions, menant tout de front. Dans les années qui suivent, l’activité de Big Bennes progresse régulièrement et en 1997, Henri De Wulf acquiert un terrain à Soignolles, sur lequel il installe un centre de tri fers et métaux. Progressivement, il obtient des autorisations pour tous les types de déchets industriels :

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Big Bennes, c’est quoi ? 1 5 millions d’euros de CA • 47 salariés • 62 000 tonnes de déchets et métaux réceptionnées par an • 2 000 tonnes d’écrans traitées par an • 20 camions • 1 400 bennes •

Les dates 1988

Création de Big Bennes 1989

Big Bennes reprend l’activité d’un récupérateur implanté à Melun 1998

Inauguration de l’actuel site de Soignolles-en-Brie sur une surface de 35 000 m2 Février 2011

Ouverture du site d’écuelles

Henri De Wulf, PDG de Big Bennes

peinture, solvants, diluants, tri des déchets banals (bois, carton…), déchets électroniques, etc. “Notre devise, c’est d’essayer de recycler le plus possible afin d’incinérer ou d’enfouir le moins de déchets et préserver ainsi les ressources naturelles.” Vingt-deux ans après l’achat de son premier camion, Henri De Wulf est aujourd’hui bien entouré : un ingénieur chimiste, un technicien, des chauffeurs poids lourds, du personnel de bureau… Big Bennes compte 47 salariés et affiche un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros. Une progression spectaculaire qui n’est pas prête de s’arrêter : mi-février, Big Bennes ouvre un nouveau site, sur la zone industrielle des Renardières, à Écuelles. “Je voudrais monter d’autres déchetteries professionnelles comme celle-ci”, s’enthousiasme Henri De Wulf, “peut-être développer le concept sous forme de franchise, en implanter dans toute la France”. Et le fils d’agriculteur devenu PDG de conclure, tranquille et confiant : “Si ça se fait, c’est parfait. Sinon, ce n’est pas grave… je trouverai autre chose.” www.big-bennes.com


77 c’est eux

77 c’est eux, c’est une collection de portraits renouvelée à chaque parution. Des acteurs économiques de tous horizons, public comme privé, jeunes et moins jeunes, artisans locaux, entrepreneurs internationaux… tous unis par leur confiance dans l’avenir de la Seine-et-Marne.

Christophe Gillet Legrand

Peggy Guezello

Vincent Bendetti

“L’un de nos atouts majeurs est notre rapidité d’intervention. Nous dépannons le parc informatique de nos clients à distance et sur site.”

“Je ne propose pas du beau pour faire du beau ; j’adapte mes conseils en décoration aux envies, aux habitudes de vie et au budget de mes clients.”

“Nous simplifions la mobilité des personnes en diffusant via Internet, en temps réel, l’ouverture et le niveau d’affluence des lieux de services publics.”

Jesus Clemente

Virginie Saussier

Jean-Christophe de Tauzia

“La jeune Communauté de communes du Pays de Nemours offre aux chefs d’entreprise les conditions favorables à leur développement, tant local qu’international.”

“En accompagnant les porteurs de projets innovants d’un point de vue technologique, économique et humain, nous les aidons à créer des entreprises pérennes.”

Jérôme Badot

édith Levy

directeur d’ABC INFO SYSTEM, à Villenauxe-la-Petite

pdg de la société Barré, à Brie-Comte-Robert

“Fournisseur de premier rang de pièces mécaniques destinées à l’aéronautique, nous luttons pour maintenir notre outil de production et nos emplois en France.”

Stéphanie Ursulet

chargée de mission au SAN du Val Maubuée, à Marne-la-Vallée “Grâce à notre base de données, je peux indiquer tous les locaux disponibles et adaptés à chaque entreprise désirant s’implanter sur notre territoire.”

créatrice de la société 1001 idées, à Yèbles

agent de développement économique de la Communauté de communes du Pays de Nemours

créateur et gérant de JB Partners, à Serris “Pour répondre aux besoins en immobilier des PME/PMI, nous avons mis en place un réseau de partenaires comprenant des promoteurs et des collectivités locales.”

Pdg d’Opportom, à Montry

Chef de projet déploiement de l’Incubateur Descartes, à Champs-sur-Marne

chargée de mission Fondation et économie sociale à la Macif, région Gâtinais-Champagne “La Mutuelle et sa Fondation participent à la connaissance et au développement du secteur de l’économie sociale. Le prix de la créativité en est un bel exemple !”

Trajectoires est édité par Seine-et-Marne Développement, agence pour le développement économique du Conseil général de Seine-et-Marne Directeur de la publication Gérard Eude • Comité de rédaction François-Xavier Deflou, Dominique Marinov • Rédacteur en chef Patricia Montin • Journalistes Claire Judrin et Emmanuel de Lestrade • Réalisation agencebeaurepaire.com • Photos yannpiriou.com • Contact p.montin@smd77.com  • www.seine-et-marne-invest.com • Hôtel du Département 77010 Melun Cedex • Imprimeur Printed and Co 77500 Chelles • Imprimé sur du papier recyclé Cyclus couché print • N° ISSN 1958-8372.

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Trajectoires N°19  

Magazine Trajectoires N°19

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