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trajectoires Entreprendre

N°33

NOVEMBRE DÉCEMBRE 2013

et réussir en Seine-et-Marne

SALON DE L’IMMOBILIER D’ENTREPRISES : MISEZ SUR LA SEINE-ET-MARNE ÉCO-RÉNOVATION : L’HEURE DES ASSISES LES NOUVEAUX CONSTRUCTEURS INVESTISSENT LA CITÉ DESCARTES

DOSSIER

LA LOGISTIQUE : UN RÉSERVOIR DE CROISSANCE VÉRONIQUE NEDELLEC , DIRECTRICE RÉGIONALE DU SECTEUR ÎLE-DE-FRANCE EST À L’AFT IFTIM


INSTANTANÉ SEINE-ET-MARNE PAR YANN PIRIOU

Inauguration du centre opérationnel du groupe français Ludendo, leader du commerce spécialisé dans les jouets et jeux, à Marne-la-Vallée.

sommaire ACTUALITÉS

DOSSIER

trajectoires

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013 — N°33 ENJEUX

STORY TELLING

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• Salon de l’immobilier d’entreprises : misez sur la Seine-et-Marne ! • Éco-rénovation : l’heure des assises • Echy laisse entrer le soleil ! • Maximilien un grand portail de marchés publics pour les TPE/PME • Label projet de territoire : appel à intitiatives • “Pose travail… en Seine-et-Marne” • Les nouveaux constructeurs investissent la cité Descartes • Salon de l’emploi, du recrutement et de la création d’entreprise

LA LOGISTIQUE : UN RÉSERVOIR DE CROISSANCE POUR LA SEINE-ET-MARNE

• Matière grise L’IRM, à Mitry Mory : un laboratoire “responsable” • Parc d’activités économiques Le technoparc d’activités de Lamirault • À la carte Aéronautique et spatial : la Seine-et-Marne maintient le cap

• Frédéric Cassel à Fontainebleau : un adepte de la Haute Pâtisserie • Motul, à Vaires-sur-Marne : un acteur incontournable de l’histoire automobile

• L’atout numéro 1 : une solution globale car multimodale • L’innovation est une obligation • La logistique… et beaucoup plus si affinités !

02 — trajectoires NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013

EN COUVERTURE VÉRONIQUE NEDELLEC DIRECTRICE RÉGIONALE DU SECTEUR ÎLE-DE-FRANCE EST À L’AFT IFTIM

vos contacts : Patricia Montin p.montin@smd77.com

Isabelle Cabrol i.cabrol@smd77.com

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POINT DE VUE

PERMETTRE UNE MEILLEURE DIFFUSION DES INNOVATIONS ET DES TECHNOLOGIES PAR VINCENT ÉBLÉ, SÉNATEUR, PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL DE SEINE-ET-MARNE ET GÉRARD EUDE, PRÉSIDENT DE SEINE-ET-MARNE DÉVELOPPEMENT

P 

rès de 1 000 personnes se sont réunies à Greencity 2013, "l'événement du grand Paris sur la ville durable", autour du thème de l’efficacité énergétique. Cette manifestation co-organisée par Seine-etMarne Développement, EPAMARNE et l’agence Descartes Développement, avec le concours de nombreux partenaires dont l’État (DIRECCTE), l’Université Paris Est, le pôle de compétitivité ADVANCITY, l’ARD Paris Région, s’est tenue à la Cité Descartes les 17 et 18 octobre derniers. Un grand merci à tous les organisateurs et les intervenants, français et étrangers pour avoir concouru à la réussite de ces deux journées qui ont permis des avancées significatives sur plusieurs questions. Mention spéciale à l’École des Ponts Paris Tech pour avoir mis à disposition ses installations, en particulier du bâtiment à énergie positive « Coriolis » qui témoigne de l’excellence du savoir-faire français dans le domaine de l’art de bâtir.

Du point de vue institutionnel, l’objectif de notre présence à Greencity était de conforter l’émergence du « cluster Descartes » par la reconnaissance des institutions et des grands acteurs de la « filière » de la ville durable. Les interventions du Président du « Centre Scientifique et Technique du Bâtiment » (CSTB), des grandes entreprises soutenues par l’État au sein d’EFFICACITY, l’institut sur l’efficacité énergétique, de la Région Île-de-France, responsable de l’aménagement du territoire régional, mais aussi de Christian SAUTTER, adjoint au maire de Paris dont le soutien est indispensable, ont renforcé la crédibilité de notre projet. La présence effective et le soutien significatif de Nicole BRICQ, Ministre du commerce extérieur, a démontré l’importance du développement de cette filière dans la compétitivité de l’économie française. Du point de vue international, le travail mené par Seine-et-Marne Développement depuis près de deux ans, a pleinement porté ses fruits. Nous avons notamment partagé des préoccupations communes avec la délégation japonaise de la métropole de Tokyo. Le travail que nous avons mené aux États-Unis avec les acteurs professionnels américains de la filière nous a ouvert les portes d’un partenariat avec la Banque Mondiale, qui fixe les conditions de rénovation des territoires sur lesquels elle intervient. La signature de trois accords de partenariat internationaux est un des résultats concrets de GREENCITY.

La signature de trois accords de partenariat internationaux est un des résultats concrets de GREENCITY.

Enfin, du point de vue de l’accélération des relations entre les acteurs académiques et les entreprises, ces journées ont permis de nombreux échanges, à travers le programme de conférences comme à travers les rencontres d’affaires. Près de 500 rendez-vous individuels entre entreprises et partenaires ont été organisés. Notre objectif est de permettre une meilleure diffusion des innovations et des technologies nouvelles dans l’ensemble des entreprises qui interviennent dans le domaine de la construction. L’éco-construction est, rappelons le, l’un des chantiers prioritaires du projet de territoire départemental. GRENCITY 2013 y a pris toute sa part. Rendez vous pour GREENCITY 2014. Une belle transition pour vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année.

TABLEAU DE BORD BILAN DE L’ACTIVITÉ “IMPLANTATION” DE SEINE-ET-MARNE DÉVELOPPEMENT AU 30/09/2013

36 implantations 903 emplois maintenus ou créés 330 fiches actives Source : Seine-et-Marne Développement

LE TRANSPORT ET LA LOGISTIQUE EN SEINE-ET-MARNE C’EST : 63 830 emplois salariés 19 % de l’emploi salarié seine-et-marnais 9 275 établissements Retrouvez l’intégralité des éléments dans la publication “Le transport et la logistique en Seine-et-Marne” sur www. seine-et-marne-invest.com/invest/ ressources/etudes-sectorielles/67

76 % DES EFFECTIFS SALARIÉS SEINE-ET-MARNAIS OCCUPENT UN EMPLOI TERTIAIRE (commerce, tourisme, services aux entreprises et aux particuliers) Source : ACCOS

RÉPARTITION DE L’EMPLOI SALARIÉ PAR SECTEURS D’ACTIVITÉS France

Île-de-France

Seine-et-Marne

74 %

TERTIAIRE

84 % 76 %

8%

BTP

6% 9%

18 %

INDUSTRIE

10 % 14 %

Source ACCOS : Traitement Seine-et-Marne Développement

g.eude@smd77.com

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trajectoires NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013 — 03


ACTUALITÉS

SALON DE L’IMMOBILIER D’ENTREPRISES :

Au SIMI la Seine-et-Marne, présente en force, dévoilera aux investisseurs un panorama très large des opportunités disponibles sur son territoire. “À saisir, terrain immédiatement disponible de 48 000m2 viabilisé et embranchable fer à Tournan-en-Brie”. “Rare, 800 m2 de bureau au pied de la piste de l’aérodrome de Melun-Villaroche.” “Prochainement un centre d’affaires idéalement situé en entrée de ville de Bussy-Saint-Georges, 9 500 m2 de bureaux et de commerces”. Ces trois opportunités, parmi beaucoup d’autres, seront présentées les 4, 5 et 6 décembre prochains au Salon professionnel de l’immobilier d’entreprises (SIMI), Palais des Congrès, Porte Maillot à Paris. Comme les années précédentes, Seine-et-Marne Développement y accueillera de nombreux partenaires territoriaux du département(1) pour offrir aux visiteurs une vision globale, attractive et diversifiée des opportunités d’implantation en Seine-et-Marne. À cette occasion, l’agence publiera aussi la nouvelle édition de sa plaquette “360° sur l’immobilier d’entreprises en Seine-et-Marne”. Enfin, le vendredi 6 décembre, en fin de matinée, le cabinet GEMOFIS présentera les résultats de l’étude commanditée par Seine-etMarne Développement sur le marché de l’immobilier d’entreprises et dégagera les grandes tendances pour chaque typologie d’actifs : bureaux, locaux d’activités et entrepôts.

© Jean-Paul Houdry

MISEZ SUR LA SEINE-ET-MARNE

l.benko@smd77.com (1) Les Communautés d’Agglomération du Pays de Meaux, de Marne-la-Vallée/Val Maubuée, de Melun Val de Seine, la Communauté de Communes de la Brie Nangissienne, les SAN Val d’Europe et Sénart, Aménagement 77.

Parc d’Activités l’Orée de Guignes à Guignes

ÉCO-RÉNOVATION : L’HEURE DES ASSISES Au moins 60 % du parc de logements seine-et-marnais a été construit avant 1975 – une époque où les économies d’énergie et les enjeux du développement durable n’étaient pas encore des priorités. À l’heure où l’un comme l’autre sont devenus des impératifs, l’éco-rénovation est une clé essentielle pour avancer en ce domaine. Elle présente en effet le triple avantage d’économiser significativement l’énergie, de lutter efficacement contre la précarité énergétique et de générer de plus en plus d’emplois, non seulement dans le logement, mais aussi dans les bâtiments publics et les locaux d’activités dont les propriétaires sont fortement préoccupés par la maîtrise des coûts de fonctionnement de leur patrimoine. Fort de ce constat, le Conseil général de Seine-et-Marne et son agence économique, en partenariat avec l’EPA Sénart, entendent soutenir cette dynamique en réunissant l’ensemble des acteurs (producteurs de matériaux, d’énergie, maîtres d’ouvrage et d’œuvre, bureaux de contrôles, associations, entreprises, institutionnels…) lors d’assises départementales qui s’inscrivent dans la continuité des travaux du Chantier 4 du Projet de Territoire départemental.

04 — trajectoires NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013

© CAUE77

Les assises départementales de l’éco-rénovation se tiendront au Musée Safran, à Réau, le 28 novembre prochain. Objectif : mettre en réseau prescripteurs et opérateurs dans un double intérêt économique et environnemental.

Centre de loisirs de Trilport

Le rendez-vous est pris le 28 novembre au Musée aéronautique et spatial Safran à Réau pour une journée d’échanges autour de six ateliers thématiques. h.chenard@smd77.com

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ECHY LAISSE ENTRER LE SOLEIL ! Lauréate Île-de-France du concours des Talents de la création d’entreprise dans la catégorie “Innovation technique et technologique”, Echy commercialisera sa solution très lumineuse en fin d’année.

MAXIMILIEN UN GRAND PORTAIL DE MARCHÉS PUBLICS POUR LES TPE/PME La Seine-et-Marne a été l’une des premières collectivités franciliennes à adopter Maximilien, le portail dématérialisant les marchés publics à l’intention des TPE et PME. Gain de temps, sécurité, fiabilité, développement durable : les avantages sont multiples. Pour les TPE/PME qui peuvent depuis quelques mois l’utiliser pour accéder et répondre aux marchés publics franciliens, le portail Maximilien est une révolution ! Une fois inscrites, en quelques clics, elles se débarrassent de la course aux appels d’offres et du stressant marathon de la constitution des dossiers de candidatures ! Ici, tout est dématérialisé, depuis l’obtention des dossiers de consultation actualisés en temps réel aux offres de services et fournitures envoyées sous formes électroniques et sécurisées. Maximilien permet même d’accéder à une bourse de co-traitance et de sous-traitance. Toujours prompt à développer les usages numériques innovants, notamment pour favoriser l’utilisation du réseau haut débit départemental, le Conseil général de Seine-et-Marne ne pouvait que souscrire à une telle initiative. Avec l’ensemble des départements franciliens, quelques communautés d’agglomération et villes, il figure parmi la quinzaine de donneurs d’ordres publics franciliens à avoir participé à la mise en œuvre de ce système, pour lequel un groupement d’intérêt public est en cours de constitution. D’ici 2019, la Région Île-de-France, initiatrice de cette plateforme, estime à plus d’un millier les entités publiques susceptibles de rejoindre Maximilien : SEM, lycées et collèges, bailleurs sociaux, etc. À noter : Maximilien est disponible pour l’ensemble des collectivités de Seine-et-Marne, qui peuvent bénéficier de ces services à un prix modique. En savoir + : www.maximilien.fr

En octobre, Martin Quentin-Laval et Florent Longa, les deux polytechniciens créateurs de la SAS Echy, ont momentanément quitté le laboratoire des Ponts-et-Chaussées et l’Incubateur Descartes (Champs-sur-Marne) pour mettre le cap sur le Sud de la France. Afin de valider leurs solutions technologiques, ils sont allés y poser une installation pilote d’éclairage naturel dans d’anciennes salles d’archives privées de lumière en sous-sol. Le principe ? Capter la lumière du soleil et la restituer sans consommation électrique dans des pièces trop sombres ou dépourvues de fenêtres. Sur le site choisi pour l’expérience, 3 m2 de capteurs ont suffi pour éclairer une centaine de m2. Coût de l’installation : 8 000 € – tarif que la jeune entreprise et ses quatre salariés entendent diminuer de moitié lors de la commercialisation. Le retour sur investissement ne dépasserait plus alors les 2 ou 3 ans… L’idée de cette technologie hybride – car un système électrique prend le relais quand l’ensoleillement est défaillant – est née au Japon. Mais les deux créateurs ont eu l’idée de l’améliorer alors qu’étudiants, ils suivaient leurs cours dans une salle en sous-sol de l’école Polytechnique. Lauréate de multiples prix et récompenses, Echy entend maintenant rester dans la lumière ! r.nouat@smd77.com

LABEL PROJET DE TERRITOIRE : APPEL À INITIATIVES

Le Conseil général lance la deuxième édition de son grand appel à initiatives. Dans le cadre du Projet départemental de territoire élaboré en 2010, le Conseil général a créé le “Label Projet de Territoire”. Objectif : identifier et distinguer es projets ou initiatives exemplaires contribuant au développement du territoire, dans les domaines suivants : accessibilité aux services, nouveaux usages numériques, nouvelles formes urbaines, cohabitation ville-nature, attractivité touristique ou nouvelles formes de mobilité. Les initiatives labellisées seront valorisées dans le magazine et le site internet du Conseil général de Seineet-Marne comme auprès de la presse locale et spécialisée. Les lauréats bénéficieront également d’une mise en réseau des porteurs de projets, de retours d’expériences et de synergies entre projets. Leurs initiatives peuvent être très modestes financièrement ou de plus grande ampleur, matérielles comme immatérielles. Les candidats – particuliers, associations, entreprises, collectivités ou grandes institutions peuvent télécharger le dossier d’appel à initiative (sur le site internet du département : seine-et-marne.fr dans la rubrique “Projet départemental de territoire”) et le renvoyer dûment rempli jusqu’au 31 décembre 2013. + d’infos : contacter la Mission Projet de territoire au 01 64 14 74 34 ou appelinitiativesPDT@cg77.fr

“POSE TRAVAIL… EN SEINE-ET-MARNE” Jusqu’au 22 décembre prochain, le Musée de la Seine-et-Marne propose une exposition du photographe Guy Hersant, consacrée aux travailleurs du département. Organisée à l’initiative du Conseil général au Musée de la Seine-et-Marne, l’exposition “Pose travail… en Seine-et-Marne” présente 105 photographies d’hommes et de femmes posant sur leur lieu de travail. Le projet repose sur un double regard : celui du photographe Guy Hersant tout d’abord, qui a réalisé des portraits de plain-pied de seine-et-marnais contextualisés dans leur espace de travail. Celui également, de l’ethnologue Dominique Le Tirant, qui a réalisé une centaine d’entretiens en relation avec chaque photo afin d’évoquer un point précis du travail : trajectoires professionnelles, process et méthodes de travail, savoir-faire, rapport au territoire. Le projet entend témoigner de la diversité et de la modernité professionnelle des entreprises et des services du territoire. “Pose travail… en Seine-et-Marne” est conçue pour circuler hors les murs, dans dix-neuf lieux associés : gares, parcs de loisirs, entreprises, collèges etc. p.montin@smd77.com

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trajectoires NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013 — 05


© Colboc Franzen & Associés

EN BREF…

© Y. Shimura

ACTUALITÉS

Une perspective du projet Champs-sur-Marne

LES NOUVEAUX CONSTRUCTEURS INVESTISSENT LA CITÉ DESCARTES Un programme de 25 000 m² de bureaux sera livré en 2016 dans un secteur de Marne-la-Vallée en pleine mutation depuis l’annonce de sa desserte par le Grand Paris Express, programmée en 2020. Les Nouveaux Constructeurs développent 25 000 m2 de bureaux à Champs-sur-Marne, au cœur de la Cité Descartes. Pour Stéphane Le Moël, le Directeur général de la société pour l’immobilier d’entreprises, “cet emplacement exceptionnel à moins de 100 m de la gare de RER A (Noisy-Champs), interconnectée à l’une des stations majeures du futur Grand Paris Express, sera l’atout numéro un d’un programme de 4 bâtiments (R +4 à R +7) aux plus récents standards environnementaux : HQE, BREEAM, RT 2012 – 30 %”. Bâti sur une parcelle de 10 000 m2, il s’organisera

17 DE LA

CRÉATION D'ENTREPRISE

22 NOVEMBRE 2013 de 9h00 à 20h00

FONTAINEBLEAU Gymnase Martinel

en face du campus INSEAD, route de l’Ermitage

autour d’un jardin intérieur de 3 500 m2 ouvert sur un quartier d’affaires mixant bureaux, locaux d’activités et logements”. La société table sur un début des travaux en 2014 et une livraison, vingt quatre mois plus tard. Cette collaboration avec EPAMARNE, l’aménageur de Marne-la-Vallée à l’origine de cet appel d’offres, n’est pas nouvelle pour les Nouveaux constructeurs qui comptent déjà à leur actif à Noisy-le-Grand (93) et Montévrain (77), 90 000 m2 de locaux tertiaires intégralement loués à IBM, OCE France, Regus, EDF, GMF, Pôle Emploi ou Lavazza. r.nouat@smd7.com

SALON DE L’EMPLOI, DU RECRUTEMENT ET DE LA CRÉATION D’ENTREPRISE Le 22 novembre prochain se tiendra à Fontainebleau le 17e Salon de l’emploi, du recrutement et de la création d’entreprise. Piloté par la Maison de l’Emploi et de la Formation Sud 77, ce salon est organisé en partenariat avec la Communauté de Communes du Pays de Fontainebleau. Dédié aux demandeurs d’emplois, intégré aux plans de Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences (GPEC) du Sud Seine-et-Marne, il regroupe un grand nombre d’entreprises qui recrutent sur le territoire et drainera sans doute un public nombreux : la première édition, en 2012, avait déjà compté 1400 visiteurs. Seine-et-Marne Développement y sera présent sur le stand dédié à la création d’entreprises, aux côtés des partenaires de Créa 77. Les visiteurs s’y verront remettre le Guide du créateur qui rassemble toutes les aides proposées par les différents partenaires du département : accompagnement, financement, formation, mesures administratives et fiscales. Rendez-vous de 9h à 20h00, au gymnase Lucien Martinel, face à l’Insead, route de l’Hermitage à Fontainebleau. b.lechartier@smd77.com

06 — trajectoires NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013

UN NOUVEL ÉTUDIANT JAPONAIS CHEZ SEINE-ET-MARNE DÉVELOPPEMENT Comme chaque année, dans le cadre du partenariat du Conseil général avec le département du Hyogo, Seine-et-Marne Développement accueille un étudiant japonais au sein de ses équipes. Depuis le 1er octobre, Yukinori Shimura, totalement bilingue, propose ses services aux acteurs locaux souhaitant développer leurs relations avec le Japon : échanges commerciaux pour les entreprises, jumelages pour les collectivités locales, collaborations artistiques... Il interviendra également dans des écoles primaires et prendra en charge des cours de langue et civilisation japonaise à l’Université Paris-Est. e.quillere@smd77.com

LANCEMENT DE "VIVAPOLIS" Lancée par Nicole Bricq, Ministre déléguée au Commerce Extérieur, "VIVAPOLIS", la marque France de la “ville durable” à l’international, entend fédérer les acteurs français de la ville durable – grands groupes et PME. Objectif : leur permettre de se présenter groupés sur les marchés étrangers et dans les salons internationaux. Vitrine de l’excellence française en matière de ville durable, "VIVAPOLIS" dédie son site internet – www.vivapolis.fr aux décideurs publics et privés. Disponible en français et en anglais, il détaille les entreprises françaises de la ville durable, les événements internationaux du secteur, les partenaires et contacts.

SYLVAIN COUTHIER, LAURÉAT DU PRIX DE L’ENGAGEMENT SOCIÉTAL 2013 DE LA RÉGION ÎLE-DE-FRANCE EY, cabinet d'audit, et le magazine L’Express ont décerné le Prix de l’Engagement Sociétal 2013 pour la région Île-de-France, à Sylvain COUTHIER, président de la société ATF Gaia, spécialiste des services techniques en informatique et du ré-emploi du matériel informatique et télécom. Ce prix salue la démarche RSE d’ATF, “entreprise adaptée” s’engageant à la fois à respecter l’environnement et à favoriser l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap. www.atf.fr trajectoires ENTREPRENDRE ET RÉUSSIR EN SEINE-ET-MARNE


DOSSIER

© CSP service communication

LA LOGISTIQUE : UN RÉSERVOIR DE CROISSANCE POUR LA SEINE-ET-MARNE

Préparation de commande détail avec le lecteur laser DataMatrix et codes-barres chez CSP à Moussy-le-Neuf.

63 000 salariés dans quelque 10 000 établissements font de la logistique un secteur clé de l’économie seine-et-marnaise. Pour la France, et plus particulièrement pour le Grand Paris, ce territoire s’impose comme le point de départ et le passage obligé, sur terre, dans les airs mais aussi par voies d’eau, de plusieurs dizaines de millions de tonnes de marchandises souvent préparées, emballées et expédiées sur place. Ici plus qu’ailleurs, les entreprises et les infrastructures investissent et innovent pour relever le défi d’un e-commerce destiné à prospérer durablement. Des prestataires de services et des solutions technologiques se mettent en place à leur tour pour les accompagner dans leur croissance. Un système vertueux émerge. trajectoires ENTREPRENDRE ET RÉUSSIR EN SEINE-ET-MARNE

trajectoires NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013 — 07


L’ATOUT NUMÉRO 1 : UNE SOLUTION GLOBALE, CAR MULTIMODALE

DOSSIER

Aéroport Paris-CDG SAINT-MARD

1

MITRY-MORY

A4

A10

A14

4

0

CHESSY

2

MARNE-LAVALLÉE

LES 5 GRANDS PÔLES LOGISTIQUES SEINE-ET-MARNAIS

RN34

COULOMMIERS

LES PÔLES LOGISTIQUES

PONTAULTCOMBAULT

3

RN4

1

Roissy-Chelles-Meaux

2

Marne-la-Vallée

3

Axe RN4

4

Melun-Sénart

5

Pôle Sud – Montereau-Fault-Yonne

STRUCTURES DE COMMUNICATION

SÉNART

Autoroutes Routes nationales

4

RN19

Voies ferrées

PROVINS

Aéroport Réseau hydrographique

MELUN

N

A5

La Seine

MONTEREAUFAULT-YONNE FONTAINEBLEAU

5

A6

NEMOURS

A77

Idéalement placée à proximité immédiate de la métropole parisienne, la Seine-et-Marne assoit son leadership logistique sur une offre multimodale combinant route, air, fer et fleuve. Les investissements se succèdent pour renforcer cet avantage.

L

e 14 novembre prochain, Seine-et-Marne Développement organise une rencontre professionnelle sur le thème de l’innovation (voir page 9). Un mot clé, incontestablement, pour un secteur toujours essentiel (voir les chiffres clés ci-contre) qui a considérablement évolué ces vingt dernières années avec l’apparition d’internet et du e-commerce. “La logistique a longtemps souffert d’une réputation injuste, qui la réduisait à d’immenses entrepôts sources de très peu d’emplois, résume Michel Savy, professeur à l’Université Paris-Est Créteil. Aujourd’hui, la Seine-et-Marne peut au contraire se targuer d’accueillir sur son territoire de très belles entreprises fonctionnant avec des effectifs très conséquents, investissant sans relâche dans des systèmes d’informations et équipements de pointe”. Le 1er département francilien et chef de file national d’une activité économique en perpétuelle croissance devrait encore accroître son leadership ces prochaines années grâce à des programmes immobiliers et à des investissements de premier ordre. “Le premier de ses points forts, c’est bien entendu son

08 — trajectoires NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013

Seine-et-Marne Développement vient de publier la fiche 2013 du transport et de la logistique dans le département (1). Le poids de ce secteur est à la hausse. • 63 830 emplois salariés, soit 19 % de l’emploi salariés seine-et-marnais. Les effectifs salariés ont progressé de 18 % en un an (+ 9 634 emplois) après quatre années de relative stabilité (+ 1 %). Sur 5 ans, la progression est donc de + 19 % en Seine-et-Marne contre – 1 % pour l’ensemble de l’Île-de-France.

MEAUX La Marne

CHELLES

LES CHIFFRES CLÉS DE LA LOGISTIQUE EN SEINE-ET-MARNE

positionnement géographique en bordure de la métropole parisienne, analyse Michel Savy. Suffisamment près pour des livraisons express, tout en disposant des espaces nécessaires pour stocker et traiter les marchandises”. Des pôles d’activités se sont logiquement constitués en bordure des liaisons autoroutières, comme à Sénart (voir page 10). “Mais notre chance est de disposer aussi d’infrastructures fluviales et aériennes de très haut niveau, résume David Rozenberg, chargé de la filière Logistique à Seine-et-Marne Développement. Cette “multimodalité” offre aux entreprises un ensemble de solutions pour concilier au mieux délais et tarifs. Les investissements effectués récemment ou à venir vont donc dans le bon sens.” Paris-Charles de Gaulle – n° 1 en Europe L'aéroport Paris-Charles de Gaulle, par exemple, ne ménage pas ses efforts pour demeurer la 1ère plateforme européenne pour le transport de fret, devant Francfort. Sur 300 ha et plus de 500 000 m2 de bâtiments desservis par 80 postes-avions, l’aéroport traite chaque année quelque 2,15 millions de tonnes de fret et de courrier, soit 86 % du fret aérien français, avec à la clé 55 000 emplois directs, indirects et induits. “Trois postes ont été adaptés en 2011 pour les nouveaux avions tout cargo Boeing 747-800, une 4e gare de fret fonctionne depuis 2012 et le logiciel Cargo Information Network a été adopté pour dématérialiser et automatiser certaines procédures” précise Anne Frisch, Directrice adjointe de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Ports de Paris, de son côté, devrait entériner avant la fin de l’année 3,5 M€ d’investissements à Montereau. “Nous prévoyons l’aménagement de 8 000 m2 de chaussée lourde sur un site présentant l’avantage – très rare – d’être embranché fer, détaille Éric Fuchs, le Directeur de l’agence Seine-Amont. Nous pourrons ainsi développer le trafic de conteneurs fluviaux, l’objectif global de Ports de Paris étant de le quadrupler d’ici 2020 en s’appuyant sur l’axe le Havre – Rouen – Paris (HAROPA).”

• 9 275 établissements, soit 9 % des établissements seine-et-marnais. Entre juillet 2012 et juillet 2013, 1 262 établissements se sont implantés tandis que 628 disparaissaient et que 86 quittaient le département, soit une augmentation de 6 %. 13 établissements emploient plus de 250 salariés. • La Seine-et-Marne compte 5 millions de m2 d’entrepôts (estimation DRIEA Île-deFrance), soit 25 % du parc francilien et 7 % du parc national. Elle se classe au premier rang pour l’Îlede-France, loin devant l’Essonne et le Val d’Oise. L’édition 2013 de la plaquette "360° sur l’immobilier d’entreprise en Seine-et-Marne" publiée par Seine-et-Marne Développement indique par ailleurs que 930 467 m2 d’entrepôts sont actuellement disponibles dans le département (dont 10 % dans le neuf). 13 programmes sont annoncés pour un total de 1,26 million de m2 (étude Gémofis 2013). (1) Cette étude regroupe des informations sur les établissements dont l’activité s’inscrit en “transport et entreposage ainsi que le commerce de gros” de la NAF. Elle ne couvre donc pas l’ensemble du tissu économique lié au transport et à la logistique en Seine-etMarne (Sources Acoss et Urssaf).

trajectoires ENTREPRENDRE ET RÉUSSIR EN SEINE-ET-MARNE


© CSP service communication

INTERVIEW

STÉPHANE LEGATELOIS, DIRECTEUR GÉNÉRAL DÉLÉGUÉ AUX DÉVELOPPEMENTS ET AUX OPÉRATIONS DU GROUPE ALPHA DIRECT SERVICES (GROUPE RAKUTEN)

Alpha Direct Services a ouvert son site de Moissy-Cramayel en mai dernier. Ce dernier tient-il toutes ses promesses ? S. L. : Le contraire serait étonnant, puisque le choix de notre groupe d’installer ici sa première plateforme francilienne reposait sur des critères de proximité peu susceptibles d’évoluer. Proximité immédiate des autoroutes A5 et A6, proximité de Paris pour pouvoir y effectuer des livraisons le jour même et sur rendez-vous, et proximité de grandes plateformes de transports telles Coliposte et Colis Privés. Six mois plus tard, vous respectez les prévisions de votre montée en puissance ? S. L. : Nous avions tablé sur la création rapide d’une quarantaine d’emplois et nous en sommes déjà à une cinquantaine. Nous serons 70 à 80 avant la fin de l’année. Et 4 des 5 cellules de notre bâtiment de 30 000 m2 sont déjà utilisées. Dès l’année prochaine, nous allons investir pour améliorer leurs capacités. D’ici fin 2015, nous devrons pouvoir traiter plusieurs millions de colis par an, tant auprès des particuliers que des réseaux de distribution.

“L’ESSOR RAPIDE DE NOTRE PLATEFORME LOGISTIQUE SEINEET-MARNAISE VA NÉCESSITER DE TRÈS NOMBREUX RECRUTEMENTS DANS DES MÉTIERS TRÈS DIVERS”. Aujourd’hui, quelles sont vos priorités ? S. L. : Recruter ! Nous serons au moins 200 dans deux ans. Nous recherchons principalement du personnel qualifié d’encadrement. Nous nous sommes rapprochés des structures de formation locales à cet effet, car ces recrutements sont moins aisés que prévu. Mais je pense que cela aurait été plus difficile encore ailleurs en Île-de-France. trajectoires ENTREPRENDRE ET RÉUSSIR EN SEINE-ET-MARNE

Équipement d'un écran au poignet et d'un lecteur au doigt pour les salariés CSP.

L’INNOVATION EST UNE OBLIGATION Pour distribuer toujours plus vite, toujours plus sûrement et toujours moins cher, l’innovation est une obligation. Exemples de besoins et de solutions en Seine-et-Marne. Prochainement, CSP (Centre Spécialités Pharmaceutiques – Moussy-le-Neuf) va acquérir un nouveau chariot élévateur à la fois tri-directionnel et multitâches. Ce surdoué coûte la coquette somme de… 100 000 €. “S’il donne satisfaction, nous en achèterons 4 ou 5 autres dans les deux prochaines années, de manière à renouveler au moins 30 % de notre parc, annonce Laure BrenasBaudry, la Présidente du Directoire de la société. Chaque année, CSP est ainsi obligé d’investir de manière très conséquente pour tenir la cadence – environ 30 000 colis expédiés quotidiennement aux grossistes régionaux, aux hôpitaux et aux pharmacies – en satisfaisant à la fois aux exigences des laboratoires qui lui confient leur logistique et aux normes de plus en plus strictes édictées par l’Europe. “Ainsi, nous devons actuellement progresser pour garantir pendant le transport une température de 15 à 25°C qui ne s’appliquait précédemment qu’au stockage de certains médicaments dans nos entrepôts. Cela nécessite la mise en œuvre de solutions, notamment informatiques et électroniques, pour s’assurer du respect de cette norme, prévoir des alertes, etc. De la même façon, nous avons équipé récemment plusieurs centaines de nos salariés d’un écran au poignet et d’un lecteur au doigt pour lire le code Datamatrix en trois dimensions qui équipe désormais toutes les boites de médicaments”. Des solutions de haute technologie CSP a beau disposer en interne d’une équipe de 20 informaticiens, certaines innovations exigent l’intervention de compétences externes. Des solutions existent en Seine-et-Marne où des prestataires de services et de matériels ont choisi de s’implanter au plus près de leur client. C’est par exemple le cas de SAS Institute. Le géant américain (13 700 salariés dans le monde,

2,87 milliards de dollars de CA en 2012) a installé dès 1990 son siège social France et 310 collaborateurs à Grégysur-Yerres, au sud de Brie-Comte-Robert. “Notre cœur de métier consiste à concevoir des solutions informatiques et des progiciels permettant à nos clients d’extraire des données de toutes les sources possibles et de les utiliser pour optimiser leurs processus de fabrication, de gestion des stocks ou d’expédition et de réassort, résume Frédéric Arenas, Consultant en logistique rattaché à SAS Corp. Il y a peu, nos équipes françaises ont participé à des programmes et des tests réalisés par l’ensemble de notre société pour le compte de Nestlé”. Electroclass (Bussy-Saint-Georges), se propose pour sa part “d’équiper un entrepôt sur mesure pour gérer son activité complète”, explique son Directeur général Dominique Zorzetto. Parmi ses produits phares figure notamment la tour de stockage verticale Lift Jumper à la modularité et à la capacité de stockage (jusqu’à 60 tonnes) hors normes.

UN COLLOQUE LE 14 NOVEMBRE À SÉNART L’innovation sera au cœur du séminaire que le Club de la logistique de Seine-et-Marne (voir page 10) organisera le jeudi 14 novembre prochain à l’IUT de Sénart-Fontainebleau à Lieusaint. Entre 14h et 17h, trois tables rondes se succéderont, consacrées au développement de la logistique aérienne, de la messagerie express et du e-commerce, à l’innovation technique et organisationnelle de la logistique et aux effets d’entraînement économique sur le territoire. d.lapa@smd77.com

trajectoires NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013 — 09


INTERVIEW

DOSSIER

VÉRONIQUE NEDELLEC, DIRECTRICE RÉGIONALE DU SECTEUR ÎLE-DE-FRANCE EST À L’AFT IFTIM AFT IFTIM accueille plusieurs centaines de personnes, chaque année, dans ses deux centres de formation Transport-Logistique.

LA LOGISTIQUE… ET BEAUCOUP PLUS, SI AFFINITÉS ! Quand elle mise sur l’innovation et des services complémentaires aux entreprises, la logistique constitue une véritable locomotive pour un territoire. L’exemple de Sénart. La signature, imminente, du contrat de développement territorial (CDT) de Sénart conforte la ville nouvelle dans son statut de pôle d’excellence “Innovation logistique” du Grand Paris. Pour l’EPA Sénart et les élus, ce statut est l’aboutissement d’une stratégie amorcée dans les années 90, quand s’opéra la desserte de leur territoire par l’A5 et la Francilienne. “Ces connexions performantes couplées à des disponibilités foncières abondantes ont permis de faire le choix de la logistique à une période où l’externalisation de cette fonction par les entreprises laissait espérer un réel développement économique”, analyse Frédéric Cavan, Directeur du Développement Économique et des Activités à l’EPA Sénart. 20 ans plus tard, le pari est indiscutablement gagné, avec 1,8 million de m2 d’entrepôts construits et 7 000 emplois créés, principalement sur Parisud (Combs-laVille), Savigny-le-Temple, Vert-Saint-Denis, Tigery ou Moissy-Cramayel. Toujours à proximité immédiate des grands axes, pour éviter les zones d’habitation. Avec la réalisation en cours du Parc de l’A5, ce sont 500 000 m2 et 2 000 emplois supplémentaires qui sont attendus ces prochaines années. Activités complémentaires et formations “Le bilan est d’autant plus positif, poursuit Frédéric Cavan, que la logistique s’est avérée, comme nous l’escomptions, un excellent levier pour générer des fonctions supports très appréciables : informatique, comptabilité, services après-vente…” Ainsi, BMW a couplé son implantation de plateforme de pièces détachées de Tigery avec un centre de formation pour ses techniciens et commerciaux. Wiesmann (chauffe-eaux, pompes à chaleur, panneaux solaires) fait actuellement le même choix à Parisud. Spécialiste renommé des véhicules autoguidés de transport

10 — trajectoires NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013

automatique de palettes, Balyo a pour sa part implanté à Moissy-Cramayel, tout près de ses clients potentiels, un showroom et son équipe de R&D. Depuis fin 2012, un cluster de l’innovation logistique fonctionne, pour associer plus étroitement encore entreprises, centres de formations, laboratoires de recherche et collectivités. Son potentiel va encore croître d’ici trois à quatre ans, quand l’ICAM (Carré Sénart) diplômera ses premiers ingénieurs spécialisés en “logistique et supply chain”. Pour les entreprises, cette formation à Bac + 5 complètera la licence professionnelle “responsable d’exploitation logistique” déjà proposée par l’Université de Paris Est à Lieusaint (25 étudiants cette année).

UN CLUB EN LIGNE Seine-et-Marne Développement, l’agence économique du Conseil général, a donné un nouvel élan au Club de la Logistique qui, depuis 2005, rassemble dans le département de nombreux acteurs de la filière – logisticiens, acteurs de l’immobilier, consultants, institutionnels et associations – et fait vivre ce réseau actif. Ce club constitue une passerelle d’échanges privilégiée pour le partage d’expériences entre professionnels de la filière et élus des diverses collectivités locales intéressées. Un espace du site Internet de Seine-et-Marne Développement est spécialement dédié à ce Club de la Logistique. Administré par David Rozenberg, il permet d’être régulièrement informé de ses activités : réunions thématiques (l’emploi, les risques, le multimodal, la logistique urbaine…), visites de sites, etc. Il partage aussi informations, études à télécharger et articles de presse. En savoir + : http://www.seine-et-marne-invest. com/businest/groupes/club-logistique

L’AFT IFTIM compte deux centres de formation Transport-Logistique en Seine-et-Marne. Est-ce à dire que les recrutements y sont importants ? V. N. : Effectivement, nous accueillons plusieurs centaines de personnes chaque année, tant à Noisiel qu’à Savigny-le-Temple, que ce soit en formation initiale ou en formation continue. Notre objectif, pourtant, est avant tout qualitatif. J’en veux pour preuve le taux d’insertion très élevé de nos stagiaires en entreprise. Notre savoir-faire est reconnu par les professionnels et les acteurs publics. Ainsi, nous avons gagné cette année un appel d’offres de Pôle Emploi pour former pendant six mois des agents magasiniers. Nous accueillons aussi de nombreux jeunes en contrat d’apprentissage dans les entreprises du secteur qui sont en attente de diplômés.

“LES MÉTIERS DE LA LOGISTIQUE SE SONT COMPLEXIFIÉS. ILS NÉCESSITENT DES FORMATIONS ET DES QUALIFICATIONS QUE NOUS DÉVELOPPONS EN SEINE-ET-MARNE”. Les métiers de la logistique ont évolué ces dernières années, notamment avec le développement du e-commerce. Cela a-t-il un impact pour les entreprises ? V. N. : Inévitablement. À l’écoute de leurs besoins, l’AFT IFTIM a développé toute une gamme de formations, de la conduite d’engins et de camions de toutes tailles à la préparation et à la gestion informatisée de commandes. Nous proposons des filières de formation du CAP au Bac + 2 pour mettre, à la disposition des entreprises, des professionnels de la gestion des flux aux connaissances et aux compétences plus pointues qu’autrefois. trajectoires ENTREPRENDRE ET RÉUSSIR EN SEINE-ET-MARNE


ENJEUX MATIÈRE GRISE

L’IRM, À MITRY MORY : UN LABORATOIRE “RESPONSABLE”

Aujourd’hui, nous sommes les seuls à tester à la fois l’efficacité des produits désinfectants et leur impact sur l’environnement. PHILIPPE STROHL, DIRECTEUR SCIENTIFIQUE DE L’IRM

Créé en 1989 par le groupe EVA, l’Institut de Recherche Microbiologique a pour vocation première de tester l’efficacité des produits désinfectants. Depuis peu, ses équipes sont également devenues expertes en écotoxicologie et aident les entreprises à devenir écoresponsables.

H

1N1, SRAS… les congélateurs de l’IRM contiennent plus de trois cents souches de microbes, belle collection de virus en tous genres, accumulée par l’institut depuis sa création en 1989 par le groupe EVA. “EVA est une holding familiale qui produit des cosmétiques et des désinfectants, avec une spécialisation dans l’hygiène des mains”, détaille Philippe Strohl, directeur scientifique de l’IRM. “Pour des raisons de coûts, elle souhaitait disposer en interne, d’un laboratoire qui analyse les microbes pouvant se trouver dans ses cosmétiques et ses désinfectants, et qui s’assure de l’efficacité de ces derniers”. Une activité de niche Aujourd’hui, 50 % des entreprises clientes de l’IRM sont extérieures à EVA. Point commun : toutes appartiennent au secteur de l’hygiène. “C’est une activité de niche”, relève Philippe Strohl. Les produits antimicrobiens concernent l’alimentaire, l’élevage, les collectivités… toutes les activités, en fait, qui exigent un haut degré d’hygiène. “Ils restent en revanche peu connus du grand public qui ne se rappelle de leur existence qu’en cas de pandémies – et se félicitent

UN LABORATOIRE DÉDIÉ À L’ÉCOTOXICOLOGIE Inauguré fin juin 2013, le laboratoire d’écotoxicologie de l’IRM s’étend sur 140 m2. Une chimiste, une écotoxicologue et un technicien ont été recrutés pour y travailler. L’infrastructure comprend trois laboratoires : le premier dédié aux algues unicellulaires, le deuxième, aux phanies (des puces d’eau qui se nourrissent d’algues unicellulaires), le dernier, aux poissons. À ce dispositif, s’ajoute une “laverie” où est préparée de l’eau artificielle : une eau distillée à laquelle on rajoute des minéraux, des oligoéléments et qui sert à la réalisation des tests.

alors qu’il y ait des laboratoires comme le nôtre qui ont testé leur efficacité bien avant la crise”. L’IRM guette ainsi l’arrivée de nouveaux microbes, essayant toujours d’anticiper les épidémies, de tester en amont. Vers une autorisation de mise sur le marché À cette activité historique, l’IRM vient d’ajouter une activité de conseil règlementaire, accompagnant le durcissement des normes de mise sur le marché. “Lorsque les désinfectants sont utilisés en grande quantité et rejetés à l’égout, leur impact sur le milieu aquatique peut être considérable” explique Philippe Strohl. “Avant, on devait juste prouver qu’ils étaient efficaces. Bientôt, d’ici 2015-2020, il faudra également prouver qu’ils sont sans danger pour l’homme et pour l’environnement”. L’IRM, pionnier de l’écotoxicologie Pierre angulaire de cette diversification, l’inauguration, en juin dernier, d’un laboratoire entièrement dédié à l’écotoxicologie, c’est-à-dire à l’étude du comportement et des effets d’agents polluants sur les écosystèmes. “On modélise le devenir du produit dans l’environnement” décrit le directeur scientifique de l’IRM, docteur vétérinaire de formation. “Ensuite, on réalise des tests pour nourrir ces modèles”. Tout d’abord sur des algues puis sur des petits crustacés aquatiques et enfin sur des poissons, soit une couverture de toute la chaîne alimentaire. Un panel d’activités plus large “Aujourd’hui, nous sommes les seuls à tester à la fois l’efficacité des produits désinfectants et leur impact sur l’environnement”. Un pari sur l’avenir qui a deux objectifs : se différencier de la concurrence et proposer un panel d’activités plus large. L’écotoxicologie concerne en effet la papeterie, la métallurgie, la plasturgie… toutes les industries touchant de près ou de loin la chimie, susceptibles de rejeter des déchets et dont la responsabilité sociétale environnementale peut donc être engagée à tout moment. Et l’implantation de l’IRM sur la zone industrielle de Mitry-Compans lui donne une longueur d’avance. “Nous sommes en pleine zone Seveso” sourit Philippe Strohl, “nous avons donc à portée de main une multitude de clients potentiels”.

trajectoires ENTREPRENDRE ET RÉUSSIR EN SEINE-ET-MARNE

trajectoires NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013 — 11


© Atelier M3

ENJEUX

PARC D’ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES

LE TECHNOPARC D’ACTIVITÉS DE LAMIRAULT Le chantier de la 1re tranche du parc d’activités développé par Pitch Promotion en partenariat avec La Française AM à Collégien (Marne-la-Vallée) va démarrer début 2014. Au total, huit bâtiments et 15 000 m2 de bureaux et de locaux d’activités, au croisement de la Francilienne et de l’A4 et à proximité de l’écrin forestier de Lamiraut.

L

 es infrastructures de 1er ordre, un pôle universitaire important, des marchés immobiliers d’entreprise et résidentiels dynamiques… Luc Papillon, le Directeur Immobilier de Pitch Promotion ne tarit pas d’éloges sur Marne-La-Vallée, “un territoire que nous connaissons et apprécions, notamment pour la qualité de notre collaboration avec ses élus et l’Établissement Public d’Aménagement de Marne-la-Vallée.” Après avoir déjà travaillé ensemble sur le Parc d’activités d’Emerainville ou la ZAC de Paris Est, Pitch Promotion et EPAMARNE récidivent aujourd’hui avec la réalisation

Marne-la-Vallée propose une offre foncière de qualité développée par EPAMARNE dans des calendriers et des prix maîtrisés. LUC PAPILLON, DIRECTEUR IMMOBILIER DE PITCH PROMOTION

12 — trajectoires NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013

du Technoparc de Lamirault, sur la commune de Collégien. Associé pour l’occasion avec la Française AM (investisseur institutionnel gérant 38 milliards d’euros d’actifs mobiliers et immobiliers) qui lui achètera les bâtiments une fois achevés, Pitch Promotion a d’ores et déjà réservé 3,4 des 31 hectares de la ZAC aménagée par EPAMARNE. “Début 2014, nous lancerons la première tranche du programme avec la construction en blanc d’un bâtiment de quelque 1 000 m2 sur un terrain de 5 000 m2. La construction de deux autres bâtiments interviendra ultérieurement, au fil de la commercialisation”. Au total, à l’horizon 2017, ce sont 8 bâtiments et 15 000 m2 de locaux d’activités qui verront le jour. Une demande de permis de construire pour cette seconde tranche sera déposée début 2014. Des bâtiments à la carte Comme à son habitude, Pitch Promotion propose des bâtiments performants et à l’architecture soignée, dans un parc paysagé et sécurisé, pour satisfaire tout à la fois les exigences des entreprises et la volonté de Collégien de soigner son entrée de ville. L’atelier d’architecture M3 a opté pour des façades élégantes et épurées, mixant des matériaux contemporains (le métal et le verre) et privilégiant l’éclairage naturel grâce à un vitrage très généreux. “Avec nos deux commercialisateurs, BNP Real Estate et Gemofis, nous développons des formules d’implantation et d’équipement à la carte, pouvant porter jusqu’à la totalité d’un bâtiment, de façon à répondre efficacement aux caractéristiques et aux besoins de chaque entreprise”, résume Luc Papillon. Pitch Promotion et EPAMARNE ne manquent pas de faire valoir la situation géographique privilégiée de ce technoparc en façade de la RD 471 et à moins de 2 km de la Francilienne et de l’A4. La commercialisation des autres parcelles de la ZAC donne d’ailleurs toute satisfaction puisque 4 entreprises l’ont d’ores et déjà choisie. MicroCertec (pièces céramiques et composants pour les secteurs de la défense et du spatial) est arrivée en décembre 2012. Vilber Loumat (conception et production de matériel pour la recherche en biologie moléculaire) doit la rejoindre avant la fin de cette année, suivie d’Aereco (ventilation double flux – cf Trajectoires n° 32) qui réunira en avril 2014 sur 18 000 m2 son siège social, son usine et son laboratoire. Retardée, l’implantation des 50 salariés de PSA (Produits Sanitaires Aéronefs), acteur incontournable de l’hygiène des avions, reste elle aussi d’actualité.

EN CHIFFRES… •3  ,4 ha pour le Parc d’activités sur les 36 ha de la ZAC (150 000 m2 Shon) réalisée par EPAMARNE •3  tranches de réalisation pour un total de 8 bâtiments et 15 000 m2 Shon de bureaux et locaux d’activités •2  bâtiments de 2 000 m2 SHON et 1 bâtiment de 1 000 m2 Shon pour la 1re tranche • l ots divisibles de 240 à 2 000 m2 •L  oyers annuel HT et hors charges du m2 pour les 3 bâtiments de la 1re tranche : 95 à 105 € pour les locaux d’activités et de service, 120 à 130 € pour les bureaux • 1 000 emplois à terme sur l’ensemble de la ZAC •À  2 km des échangeurs de la Francilienne et de l’autoroute A4 •À  25 km de Paris • À 5’ en bus de la Gare RER A de Torcy (Paris Nation à 22’) •À  30’ en voiture d’Orly et de Paris-CDG

… ET EN DATES 2005

Arrêté de création de la ZAC 2012

1re implantation : MicroCertec 2014

Ouverture du chantier de la 1re tranche du Technoparc d’activités 2017 / 2018

Livraison au plus tard de la 3e et dernière tranche

trajectoires ENTREPRENDRE ET RÉUSSIR EN SEINE-ET-MARNE


4 4 Moussy2 Saint-Pathus le-Neuf 1 Dammartin1 3 Etrépilly Longperrier en-Goële 8 Lizy-sur-Ourcq 3 Saint-Soupplets 3 4 Saint-Mard Thieux Le MesnilAmelot 1 1 Compans 2 Crégy10 Saint-Mesmes lès-Meaux Mitry-Mory 17 12 1 1 MEAUX 2 Trilbardou Villenoy Claye-Souilly 2 Villeparisis 1 1 Sept-Sorts 1 5 1 1 MareuilNanteuilAnnet-sur-Marne Courtry Signy-Signets Isles-lès- lès-Meaux lès-Meaux 1 1 Villenoy Le Pin 1 Carnetin 2 C 6 7 vaudé Villevaudé Jouarre Quincy-Voisins Thorigny1 22 ssur-Marne nn nne ne Chelles Pomponne 1 3 MaisoncellesCrécy-laTORCY Marne-la aMarne-laen-Brie Chapelle Valléee 2 1 Mouroux Guérard 3 111 3 Coulommiers Pommeuse 8 3 3 1 t- Roissy-enPontcarré Pontault1 1 Combault -Brie Faremoutiers Marolles1 Favières en-Brie 19 9 Hautefeuille errièr Ozoir-la-Ferrière 1 7 1 4 Amillis GretzPézarches TournanArmainvilliers en-Brie 1 3 1 Servon ChevryPresles-enCossigny 9 Brie 4 1 Brie-ComteFontenay1 1 RozayRobert Trésigny Grisy- Coubert 1 en-Brie Suisnes Ozouer-le-Voulgis 2 1 3 Solers Courtomer Sénart 2 Yèbles 2 Verneuil-l'Etang 1 S Soignolles-en-Brie Aubepierre1 Ozouer-le-Repos 1 3 am Champdeuil Clos-Fontaine Mormant

Pôle Villaroche Sympav 70

1 Rebais

9 Lagnysur-Marne

6

1 La-Ferté1 Gaucher Jouy-sur-Morin

4 Combs-la-Ville

7 Lieusaint

1 Châtillon-la-Borde

MELUN

1 SainteColombe 1 Longueville

1

Le Châtelet1 en-Brie Chartrettes 2 Bois-le-Roi 1 2 SamoisCély 1 3 sur-Seine Vulaines-surMachault Seine 3 1 1 Champagne3 1 sur-Seine Avon Saint-GermainArbonne1 2 Thomery Laval la-Forêt 8 FONTAINEBLEAU La GrandeMontereau1 Paroisse 1 Fault-Yonne Veneux- Moret-surles-Sablons Loing 1 1 1 1 Ecuelles Esmans Le Vaudoué Ury 1 La-Chapellela-Reine 2 Saint-Pierrelès-Nemours

1 Voulx 4 Nemours

1 DonnemarieDontilly

5 Réau

3 Montereausur-le-Jard

1 Saint-GermainLaxis 2 Rubelles

6

MELUN 5 Le Méesur-Seine

12 Vaux-le-Pénil

1 La Rochette 3 Dammarieles-Lys 1 Boissettes

1 Passy-sur-Seine

LES ENTREPRISES DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE ET SPATIALE EN SEINE-ET-MARNE

1 Villebéon 1 Souppes-sur -Loing

source :

1 Egreville

1 Château-Landon

À LA CARTE

AÉRONAUTIQUE ET SPATIAL : LA SEINE-ET-MARNE MAINTIENT LE CAP Près d’une commune seine-et-marnaise sur trois accueille une entreprise du secteur aéronautique ou spatial sur son territoire. À l’heure d’un nouveau décollage pour ce secteur d’activité, c’est une très bonne nouvelle pour l’emploi. L’aérien a le vent en poupe. L’ancien aérodrome de Melun Villaroche, pour lequel le Conseil général de Seine-et-Marne investit régulièrement en partenariat avec la communauté d’agglomération de Melun Val de Seine et le SAN de Sénart, tire donc très logiquement son épingle du jeu. Aux côtés du motoriste Safran, second employeur du département derrière Disney avec plus de 4 500 emplois, de jeunes pousses prometteuses viennent y prendre leur envol,

trajectoires ENTREPRENDRE ET RÉUSSIR EN SEINE-ET-MARNE

2 BaillyRomainvilliers

Pôle Villaroche Sympav

3 LimogesFourches

2 Cesson

1 Chalmaison

1 Montry 1 Magny-leHongre

10 Moissy-Cramayel

5 Savignyle-Temple

PROVINS

5 Nangis

3 Montévrain

8 Saint-Thibault2 des-Vignes 7 10 ChanteloupSerris 11 Champs 3 en-Brie sur-Marne Noisiel TORCY 9 9 7 Bussy1 Lognes Collégien Saint-Georges Jossigny 11 4 Emerainville 13 FerrièresCroissy-Beaubourg en-Brie

1 Bellot

3

12 12

3 geauSaint-FargeauPonthierryy

Marne-la-Vallée 1 Boitron

telle LH aviation (60 salariés, cf. Trajectoires n° 32). JPB Système y a par ailleurs transféré en octobre ses activités de Brie-Comte-Robert. Les 486 établissements du secteur recensés sur l’ensemble de la Seine-et-Marne – pour un total de 6 à 7 000 emplois directs – constituent un solide vivier de PME/PMI toujours prêtes à innover. 18 d’entre eux participent ainsi à 25 projets de recherche du Pôle de compétitivité francilien ASTech Paris Region, pour un budget global de 17,6 M€.

+ d’infos : Frédéric Capelle, ASTech Paris Region tél. 01 55 64 04 64 / frederic.capelle@pole-astech.org

trajectoires NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013 — 13


STORY TELLING FRÉDÉRIC CASSEL, À FONTAINEBLEAU :

UN ADEPTE DE LA HAUTE PÂTISSERIE La Haute Pâtisserie, c’est comme la Haute Couture : deux collections par an, un travail sur les couleurs et les tendances. FRÉDÉRIC CASSEL, PDG DU GROUPE FRÉDÉRIC CASSEL

GROUPE FRÉDÉRIC CASSEL :

Initié à la Haute Pâtisserie par Pierre Hermé, Frédéric Cassel a ouvert son premier magasin à Fontainebleau, il y a vingt ans. Aujourd’hui président de l’équipe de France de pâtisserie championne du monde en titre, il multiplie les ouvertures d’enseignes à son nom à travers le monde.

“L

e métier ça se vole ! Il faut regarder tout autour de soi, ne pas compter ses heures”. Frédéric Cassel, prestigieux pâtissier établi à Fontainebleau, aime transmettre son expérience de self-made man. “En troisième, il fallait faire un stage” relate-t-il. “Je suis allé frapper à la pâtisserie juste à côté”. Une nouveauté dans la famille Cassel qui compte trois générations d’éleveurs bouchers picards. “Ils avaient cette culture de la qualité du produit à laquelle je suis resté profondément attaché”. CAP en poche, le débutant “monte” à Paris et découvre l’art du sucre auprès de Paul Manu, pour qui il livre toutes les grandes maisons. Mettant à profit ses vacances, il fait un stage non rémunéré chez Fauchon. Au bout d’une semaine, une place se libère. Frédéric Cassel intègre la célèbre maison, dans laquelle officie alors Pierre Hermé, inventeur de la Haute Pâtisserie. “C’est exactement comme dans la Haute Couture” prêche son disciple convaincu : “deux collections par an, un travail sur les couleurs et les tendances”. Frédéric Cassel reprend la démarche à son compte lorsqu’il ouvre sa propre enseigne avec son épouse Hélène, à Fontainebleau. “La boutique me plaisait, elle faisait déjà haut-degamme”. Reste à convaincre une banque. “J’avais tout préparé, le book, les gammes de gâteaux : des classiques revisités et des parfums surprenants épousant les saisons. Je suis tombé sur une personne qui m’a écouté et a cru en moi”. Le pari est osé car le jeune artisan reprend Mesples, véritable institution bellifontaine. “On a installé notre gamme progressivement en

14 — trajectoires NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013

En France • 2 400 000 € de CA • 4 apprentis • 2 boutiques (Fontainebleau) • 16 000 parts de bûches à Noël À l’étranger • 3 boutiques au Japon et 1 au Maroc (Casablanca) • 1 corner aux Galeries Lafayette de Berlin • 800 000 € de CA pour la minuscule (6 m²) boutique du quartier de Ginza à Tokyo

LES DATES 1994

Frédéric Cassel ouvre son premier magasin à Fontainebleau. 1999 et 2007

Élu meilleur pâtissier de l’année. 2003

Élu président de l’association Relais Desserts Décembre 2008

Ouverture d’une boutique à Kyoto Janvier 2009

Ouverture d’un corner aux Galeries Lafayette de Berlin Juin 2010

Ouverture d’une boutique à Casablanca Septembre 2010, puis septembre 2013

Ouverture de deux boutiques à Tokyo

Frédéric Cassel, PDG du groupe Frédéric Cassel

remplaçant les gâteaux un à un”. Devant le succès, Frédéric Cassel ouvre un salon de thé et développe son activité chocolat. Reconnu par ses pairs, il intègre les Relais Dessert, association qui fédère les cent meilleurs pâtissiers du monde. “On échange tout : les tours de main, les recettes, les réseaux et les relais à l’étranger”. Une expertise qui s’avère précieuse lorsque Frédéric Cassel se lance à l’international en 2008. Direction le Japon, à Kyoto. “On a joué le parallèle avec Fontainebleau : deux villes impériales avec de la forêt, une nature très présente”. Suivront un corner à Berlin, une boutique à Casablanca et deux autres à Tokyo. Si les gâteaux sont réalisés sur place, les confiseries, chocolats et autres macarons, tout ce qui est transportable, est importé de France, “afin de consolider les trente emplois nationaux”. Et pas question de galvauder la désormais marque Frédéric Cassel. À chaque nouvelle collection, le chef pâtissier s’assure en personne de la qualité et de la fidélité des produits finaux. Prochaine étape, Abou Dhabi, avec l’ouverture d’une vingtaine de magasins. Frédéric Cassel ou le pâtissier globetrotter, à cheval entre Fontainebleau et le reste du monde. + d’infos : www.frederic-cassel.com

trajectoires ENTREPRENDRE ET RÉUSSIR EN SEINE-ET-MARNE


MOTUL, À VAIRES-SUR-MARNE :

UN ACTEUR INCONTOURNABLE DE L’HISTOIRE AUTOMOBILE Motul, fabricant de lubrifiants dont l’histoire dépasse le siècle et demi, est installé depuis les années 1960 à Vaires-sur-Marne. Spécialisé dans les huiles synthétiques, il développe des produits à forte valeur ajoutée, résistants aux conditions les plus extrêmes.

“L

e lubrifiant pour moteur, c’est un produit un peu mystérieux : tout le monde sait qu’il en faut mais on ne sait pas toujours comment ça fonctionne”. Hervé Amelot, président du directoire de Motul, fait donc œuvre de pédagogie. “Il s’agit de créer un film d’huile entre deux pièces métalliques en mouvement afin qu’elles

MOTUL C’EST • 280 M€ de CA • 195 M€ de CA export (soit 70 % du CA) • 586 salariés • 85 % de la production assurée en France (Vaires-sur-Marne)

LES DATES 1852

Création de Swan & Finch aux Etats-Unis 1932

Création de Supra Penn en France 1958

Supra Penn devient Motul SA 1966

Motul lance la Century 2100, 1er lubrifiant semi-synthétique pour automobile 1995

Plus de 50 % des ventes se font hors de France 2003

Motul lance la technologie Double Ester 2011

Acquisition de Lescot et création de Motul Russia

n’entrent pas en contact”. L’histoire des lubrifiants Motul, vieille de plus de 150 ans, est indissociable du développement de l’automobile. Elle commence en 1853 à New-York, avec la création de Swan & Finch, dont la marque phare Motul, contraction de Motor Oil, est dédiée aux moteurs à explosion. En France, en 1932, Ernst Zaugg crée Supra Penn, afin d’importer les produits Swan & Finch. Lorsque dans les années 50, l’entreprise américaine disparaît, victime de déboires financiers, Supra Penn reprend la marque Motul et les brevets qui vont avec. Motul devient ainsi une entreprise française. Qui, d’emblée, fera de l’innovation sa carte de visite. “Nous sommes une entreprise à capitaux familiaux” décrypte Hervé Amelot. “Contrairement à une société cotée en bourse, elle n’a pas la pression du résultat immédiat. Elle peut prendre des décisions qui s’inscrivent dans la durée, se donner le temps d’anticiper, donc d’innover”. C’est ainsi que Motul développe dès les années 70, des produits high tech, alors que l’industrie y viendra beaucoup plus tard. “On vend aujourd’hui deux fois plus de produits à forte valeur ajoutée que nos concurrents. 70 % de nos ventes sont partiellement, ou totalement, composées de produits synthétiques alors qu’ils représentent bien moins de la moitié du marché”. Motul développe une démarche de recherche applicative. Le groupe travaille ainsi depuis une trentaine d’années, avec des constructeurs automobiles et motos, en particulier japonais, sur des solutions de lubrification dans le cadre de moteurs à fortes contraintes comme les moteurs de compétition. “Résultat”, rappelle Hervé Amelot “les consommateurs moto du monde entier connaissent notre marque”. Un capital confiance et une notoriété qui permettent à Motul de continuer à croître grâce à son développement international (+ de 75 % de son activité à l'export) et ce malgré des moteurs consommant de moins en moins de lubrifiants et des ventes d’automobiles en baisse dans les pays matures. Désormais, la pérennité de l’activité se joue dans les pays dits “émergents” à forte croissance, où les parcs automobiles explosent. Message reçu chez Motul : “Depuis cinq ans” annonce Hervé Amelot, “nous faisons des efforts appuyés vers ces pays en créant nos propres structures locales, comme en Russie, ou des bureaux de représentation comme au Brésil, au Mexique et en Chine”. + d’infos : www.motul.com

Motul est une entreprise à capitaux familiaux. Contrairement à une société cotée en bourse […] elle peut prendre des décisions qui s’inscrivent dans la durée. HERVÉ AMELOT, PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE DE MOTUL

Hervé Amelot, président du directoire de Motul

trajectoires ENTREPRENDRE ET RÉUSSIR EN SEINE-ET-MARNE

trajectoires NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013 — 15


77 c’est eux, c’est une collection de portraits renouvelée à chaque parution. Des acteurs économiques de tous horizons, public comme privé, jeunes et moins jeunes, artisans locaux, entrepreneurs internationaux… tous unis par leur confiance dans l’avenir de la Seine-et-Marne.

77 C’EST EUX

MYRIAM DERUY

BENJAMIN JEANJEAN

Banque mutualiste à vocation régionale, nous accompagnons au quotidien les entreprises de notre territoire dans leur développement.

Sites e-commerce, applications sociales, web marketing… Notre agence de communication numérique propose des stratégies digitales créatives et innovantes.

JÉRÉMY CAHEN

THIERRY JOURNOT

FATIHA KEROUHA

Notre logiciel PKmaps, distribué en Europe et en Afrique, est dédié à la maintenance des infrastructures routières sur tablette PC avec GPS et caméra.

Organisme de formation spécialisé dans la petite enfance et les services à la personne, nous suivons nos stagiaires tout au long de leur vie professionnelle.

VALÉRIE CORLAY

BENOÎT FLEURY

CATHERINE COLIN-GAUDY

En proposant à l’export, via internet, une centaine de marques d’épicerie haut-degamme, nous défendons la gastronomie et l’art de vivre français.

Nous aidons à forger la croissance économique en favorisant la synergie entre les entreprises et l’action publique en faveur de la population.

Chargée d’affaires entreprises, au Crédit Agricole Brie Picardie

Co-fondateur d’eGG-one school, à Champs-sur-Marne

Fondateur de la société The Gobeliners, à Moissy-Cramayel

Gérant d’Algo Rythmic, à Fontainebleau

Notre plate-forme met en relation des professeurs et des élèves pour des cours particuliers en ligne – essentiellement dédiés aux jeux vidéo et aux échecs.

Créatrice de Vie de châteaux, à Emerainville

Responsable Développement et Implantations, SAN du Val d’Europe

MARIE BONNEHORGNE

Directrice d’XL emploi, à Vaux-le-Pénil Nous proposons des missions d’intérim et un accompagnement à des demandeurs d’emploi sélectionnés, leur ouvrant ainsi l’accès à un emploi stable sous deux ans.

Directrice de Rebondir, à Savigny-le-Temple

Gérante d’IFS Concept’arôme, à Courtomer Nos arômes exclusifs sont développés sur mesure, à façon, en fonction des exigences et des contraintes de chacun de nos clients.

Trajectoires est édité par Seine-et-Marne Développement, agence pour le développement économique du Conseil général de Seine-et-Marne Directeur de la publication Gérard Eude • Comité de rédaction François-Xavier Deflou, Dominique Marinov • Rédacteur en chef Patricia Montin • Journalistes Claire Judrin et Emmanuel de Lestrade • Réalisation agencebeaurepaire.com • Photos yannpiriou.com • Contact p.montin@smd77.com • www.seine-et-marne-invest.com • Hôtel du Département 77010 Melun Cedex • Imprimeur L’Empreinte Graphique - Claye-Souilly • Imprimé sur du papier recyclé Igloo Silk • N° ISSN 1958-8372.

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TRAJECTOIRES N°33  

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