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trajectoires Entreprendre

N°32

septembre octobre 2013

et réussir en Seine-et-Marne

supplément

GREENCITY à l’intérieu

r

Greencity, l’événement “Ville Durable” du Grand Paris Un parc XXL pour Sénart Aides aux entreprises : 5 ans à la loupe

DOSSIER

Marne-la-Vallée accélère son développement Marc Jardinier, président d’AERECO à Collégien


instantané Seine-et-Marne par Yann PIRIOU

Né en mai 2013 au Parc des Félins à Nesles, le margay est une espèce d'Amérique du Sud et Centrale. Plus d'infos sur www.parc-des-felins.com

sommaire ACTUALITÉS

DOSSIER

trajectoires

SEPTEMBRE-OCTOBRE 2013 — n°32 ENJEUX

STORY TELLING

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• Greencity, l’événement “Ville Durable ” du Grand Paris • Appel à projets régional “télécentres et coworking” : carton plein pour les projets seine-et-marnais • ça plane pour LH aviation ! • Avec FUNSPEED ®, Ficap réinvente les remontées mécaniques • Prix Dirigeantes Actives 77 • TOY R US arrive en Seine-et-Marne • Les premiers lauréats DIGITALL77

Marne-la-Vallée accélère son développement

• Matière grise Diplôme Universitaire Compagnon en Développement Durable à l’IUT de Marne-la-Vallée : Former les professionnels du bâtiment à la construction et la rénovation HQE •Parc d’activités économiques Un Parc XXL pour Sénart • à la carte Aides aux entreprises : 5 ans à la loupe !

• Essinox et Salvi Les nouveaux fleurons du groupe ARD • Groupe Clamens un pionnier du recyclage

• La Cité Descartes, pôle d’excellence du Grand Paris • Interview de Philippe Baudry, Président du groupe immobilier ARTEA • Le Val de Bussy met le turbo • Val d’Europe : une croissance TGV • Interview de Franck Mathais, Porte-parole du groupe Ludendo

02 — trajectoires septembre-octobre 2013

En couverture Marc Jardinier président d’AERECO à Collégien

vos contacts : Patricia Montin p.montin@smd77.com

Isabelle Cabrol i.cabrol@smd77.com

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point de vue

concilier les politiques d’aménagement des territoires et d'insertion Par Vincent Éblé, SÉNATEUR, Président du Conseil général de Seine-et-Marne et Gérard Eude, Président de Seine-et-Marne Développement

P 

armi les sujets abordés par le projet de loi de décentralisation, actuellement en discussion au parlement, figure la question d’une meilleure répartition des compétences entre les différents niveaux de collectivités. En matière économique, le rôle de “chef de file” exercé par la Région depuis la loi “Raffarin” de 2004 n’est pas contesté, et le Conseil général a formellement approuvé la SRDEI (Stratégie Régionale pour le Développement Économique et l’Innovation). Mais ce rôle doit pouvoir s’exercer en partenariat avec l’ensemble des autres collectivités. Le développement économique n’a jamais fait partie des compétences obligatoires du Conseil général. Néanmoins, comment concilier les politiques d’aménagement des territoires, les politiques d’insertion, sans se préoccuper du moteur principal de développement des territoires que constituent les entreprises ? C’est pourquoi, comme dans d’autres secteurs, le Département a choisi d’agir en partenariat avec le monde économique à travers un organisme associé, “Seine-et-Marne Développement”, qui permet, par sa forme associative, de rassembler des acteurs économiques, de partager avec eux des politiques, et de mutualiser des actions. Les acteurs économiques, organismes consulaires, syndicats professionnels et de salariés, territoires et entreprises participent ainsi aux actions économiques que mène le Département. Concrètement, toutes les actions d’accompagnement d’entreprises sont soumises à l’avis du Bureau de Seine-et-Marne Développement constitué d’une très large représentation d’acteurs. Ainsi, depuis cinq ans, 300 entreprises ont été accompagnées par l’agence dans ses différents dispositifs, export, innovation, développement durable, stratégie… Dans son programme d’évaluation des politiques publiques, le Conseil général a décidé en 2013 de faire le bilan de sa politique d’action économique et de tracer ses futurs objectifs. L’agence départementale travaille aussi en liaison étroite avec la Région et ses différentes agences (Agence Régionale de Développement, Centre Francilien de l’Innovation…) dans la mise en œuvre de certaines de leurs politiques. On peut citer, par exemple, le rôle central que joue Seine-et-Marne Développement dans la mise en œuvre du “Pacte sud 77” ou du programme Hubstart Paris®… Dans un esprit de subsidiarité, La Région coopère avec des structures infrarégionales, plus proches du terrain, pour la mise en œuvre de ses politiques. C’est aussi valable, à l’inverse, pour faire remonter les expériences des entreprises du territoire (par exemple le réseau INNOV 77).

tableau de bord BILAN DE L’ACTIVITÉ “IMPLANTATION” DE SEINE-ET-MARNE DÉVELOPPEMENT au 31/07/2013

30 implantations 845 emplois maintenus ou créés 323 fiches actives Source : Seine-et-Marne Développement

BusinEst c’est : Près de 2 300 membres et plus de 1 000 entreprises 1 222 billets de blog, 237 annonces, des événements, des partenaires, des groupes de réflexion sur des sujets spécifiques… Chiffres arrêtés au 31 juillet 2013

Rejoignez BusinEst, la communauté des acteurs économiques seine-et-marnais sur www.seine-et-marne-invest.com/businest

Dynamisme économique au deuxième trimestre 2013

3,2 Pour 1 établissement qui disparaît, plus de 3 établissements se créent. Source : Seine-et-Marne Développement

La Seine-et-Marne

Le Conseil général a décidé en 2013 de faire le bilan de sa politique d’action économique et de tracer ses futurs objectifs.

Il faut aussi mentionner, sur une autre échelle, le rôle de l’agence départementale vis-à-vis des intercommunalités, souvent trop petites pour mener seules des politiques économiques efficaces. L’agence départementale mutualise ainsi des actions locales. 34 intercommunalités sont membres de Seine-etMarne Développement et développent des partenariats, renforçant ainsi la fonction de “centre de ressources” de l’agence.

est le 1er département d’Île-de-France en évolution du parc de bureaux francilien entre 2009 et 2012, soit 9 % d’évolution (comme son voisin la SeineSaint-Denis). Le département de Seine-et-Marne est passé de 2 801 602 m² en 2009 à 3 043 368 m² en 2012. Source : ORIE (Observatoire Régional de l’Immobilier d’Entreprise en île-de- France)

Répartition des exportations par destinations en 2012 Divers 1 % Union Européenne 49 %

Europe hors UE 6 %

g.eude@smd77.com

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Asie 9 % Proche et moyen-Orient 5 % Amérique 29 %

Afrique 7 %

Source : Direction interrégionale des douanes

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actualités

Une convention d’affaires internationale Une partie de GREENCITY sera consacrée à

1ère édition du colloque international “Faire la ville durable” les 20 et 21 janvier 2011 à Paris - Marne-la-Vallée

Greencity, l’événement “Ville Durable” du Grand Paris Les 17 et 18 octobre, sur le campus de la cité Descartes à Marne-la-Vallée, se tiendra Greencity, l’événement du Grand Paris sur la Ville Durable. “Les nouvelles frontières de l’efficacité énergétique”, tel est le thème retenu pour l’édition 2013 par les organisateurs de Greencity : Seine-et-Marne Développement, l’agence Descartes Développement et EPAMARNE. Soutenu par la DIRECCTE Île-de-France, et adossé au pôle ADVANCITY, GREENCITY a pour objectifs de valoriser les savoir-faire français dans le domaine de la Ville Durable et favoriser l’échange d’expériences sur la transition énergétique entre les grandes métropoles, les acteurs économiques, scientifiques et institutionnels. Quatre volets ont été prévus pour l’événement : un cycle de conférences internationales dédié aux enjeux et solutions de l’efficacité énergétique dans la ville durable, une galerie de l’innovation (lieu d’échanges et d’animation autour des entreprises partenaires de l’événement), une convention d’affaires internationale et un forum d’investissement international réunissant des start-up des secteurs de la ville durable et un panel d’investisseurs. Greencity sera l’occasion de signer des accords avec le Japon et les États Unis : un accord

de partenariat de recherche entre l’Université Paris-Est et la Tokyo Metropolitan University sur l’accélération de la transition énergétique dans le patrimoine bâti existant, un accord de partenariat stratégique entre le Federal Energy Efficiency Business Hub (EEB HUB) de Philadelphie, l’Institut Efficacity et le pôle Advancity et un partenariat R&D et formation entre le pôle Advancity, l’Université Paris Est et la Banque Mondiale. Ces partenariats internationaux ont été initiés lors de missions au Japon et aux Etats-Unis, à l’initiative de Seine-et-Marne Développement, dans le cadre de ses actions internationales. Au croisement de la pratique et de la recherche, Greencity sera également l’occasion de présenter les réalisations exemplaires du campus Descartes, avec notamment l’inauguration du bâtiment à énergie positive CORIOLIS, en présence du ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, de la Région Île-de-France et du directeur de l’École des Ponts Paris Tech. La plaquette de la manifestation est jointe en pages centrales de ce numéro.

l’organisation de rendezvous d’affaires B to B entre des entreprises soustraitantes ou fournisseurs et donneurs d’ordres des secteurs d’activité liés à la ville durable : écoconstruction, mobilité, transports, éco-activités, éco-technologies, gestion de l’énergie, ingénierie, urbanisme, performance énergétique des bâtiments, traitement de l’eau et de l’air etc. 150 entreprises et 70 donneurs d’ordres sont attendus, venus d’Europe, des pays de la Méditerranée et d’Amérique du Nord. La convention d’affaires sera inaugurée le 17 octobre au matin, par Madame la Ministre du Commerce Extérieur Nicole Bricq et Gérard Eude, Vice-président du Conseil général chargé du développement

s.dutartre@smd77.com

économique et des grands projets, Président de Seine-et-Marne

Les partenaires de Greencity

Développement.

L’événement Greencity est soutenu par la DIRECCTE Île-de-France, la Région Île-de-France, le Conseil général de Seine-et-Marne, le pôle de compétitivité Advancity, l’agglomération du Val Maubuée, l’Université Paris Est et l’Incubateur Descartes. Il est organisé en partenariat avec Veolia Environnement, EDF collectivités, la SNCF, la RATP, l’Agence Régionale de Développement de Paris-Île-de-France (ARD), l’Institut européen d’innovation et de technologie Climate-Kic. D’autres partenariats avec des grands groupes sont en cours comme VINCI, GDF SUEZ… L'événement sera accueilli dans les locaux de l’École des Ponts Paris Tech, l’École Nationale d’Architecture de la Ville et des Territoires et l’ENSG Géomatique.

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Les entreprises ont jusqu’à fin septembre pour s’inscrire sur www.greencity-event.com Contact : Laurianne Mercier +33 (0) 1 41 86 41 68, lmercier@advbe.com

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© P. Hauser

Appel à projets régional “télécentres et coworking” : carton plein pour les projets seineet-marnais

La Région Île-de-France a lancé début 2013 son 2e Appel à projets “télécentres et coworking”. Les 16 projets retenus (sur 24 soumis) se sont partagés un total de plus d’un million d’euros. à noter : tous les projets seineet-marnais présentés ont été lauréats. Melun Val-de-Seine, Brie des Morin (projet à Rebais), Moret Seine et Loing (projet à écuelles) et La Ferté-sous-Jouarre ont ainsi vu plébisciter leurs projets de télécentre respectifs. Tous sont par ailleurs adhérents à Initiatives Télécentres 77, preuve qu’en ce domaine, l’action en réseau porte non seulement ses fruits, mais encore dès le stade de la conception des projets. + d’infos : www.it77.fr www.lafonderie.fr www.iledefrance.fr

ça plane pour LH Aviation ! Le salon du Bourget ne se réduit pas au bras de fer impitoyable que se livrent Airbus et Boeing. Ce serait oublier la réussite de quelques entreprises talentueuses telle LH Aviation, une PME de 60 salariés basée à Melun-Villaroche qui a vendu 10 de ses appareils à une société basée à Dubaï. Sébastien Lefebvre rêvait de concevoir de nouvelles voitures. Finalement, il a pris de la hauteur... et créé des avions, fort de la conviction qu’il existait une niche pour le petit modèle au design et aux performances différentes qu’il avait en tête. L’intérêt de professionnels de l’aéronautique et l’engagement du fonds d’investissement Magellan Industrie ont fini par donner vie à son rêve. Présenté au Bourget en 2007, commandé pour la première fois par le Bénin en 2010, le LH-10 Ellipse connaît aujourd’hui la consécration avec

la vente de dix appareils à Jet Energy, une société de services basée à Dubaï (émirats Arabes Unis). Soit un total de 13 millions d’euros pour LH Aviation, la jeune PME qui a fait le choix de s’implanter sur le Pôle d’Activité Aéronautique et Technologique de Villaroche tout juste transformé avec le soutien du Conseil général de Seine-et-Marne. Véritable alternative du drone (plus coûteux à l’usage), le LH-10 Ellipse conjugue légèreté, vitesse (370 km/h), sobriété énergétique (6 l aux 100 km) et polyvalence. Sa plateforme modulaire s’adapte à la demande aux missions civiles et militaires. Il est par exemple tout indiqué pour survoler les sites pétroliers ou surveiller les feux de forêts. En savoir + www.lhaviation.com d.rozenberg@smd77.com

© Ficap

Avec FUNSPEED®, Ficap réinvente les remontées mécaniques

Tapis roulant FUNSPEED – Ski et tubing – La Pierre Saint Martin

Installée à Bray-sur-Seine, la société Ficap, concepteur et fabricant de tapis roulants, a trouvé son nouveau souffle en inventant des remontées mécaniques d’un nouveau genre.

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Située à Bray-sur-Seine, dans la partie Est de la Seine-et-Marne, Ficap conçoit et fabrique depuis 1980 des tapis roulants et des bandes transporteuses pour le secteur industriel. Avec la crise, la PME d’une soixantaine de salariés aurait pu voir son activité s’effondrer, comme tant d’autres. Mais c’est tout le contraire ! L’entreprise enregistre un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros pour 2012 et annonce un prévisionnel de 12 millions pour 2013 ! Une très belle performance qu’elle doit à sa marque FUNBELT® et à son produit phare, le tapis roulant FUNSPEED®, une remontée mécanique multi-usages. Ficap, qui a bénéficié d’aides à l’innovation du Conseil général, a su transférer ses compétences et son expertise

technique pour répondre aux problématiques du transport de personnes dans des conditions extrêmes. Elle s’est spécialisée dans le secteur des loisirs, et plus particulièrement celui de la montagne : remontées mécaniques dans les stations de ski, aide à l’apprentissage de la glisse, activités d’été à la montagne comme la trottinette tout terrain et le tubbing (une luge gonflable)... à destination de ce public spécifique, elle va même créer une filiale chargée de la commercialisation en Savoie, l’ensemble de la production restant bien sûr localisé à Bray-sur-Seine. e.greuzat@smd77.com

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actualités

© Christine Soudan

en bref…

Prix Dirigeantes Actives 77 L’association Dirigeantes Actives 77 récompense l’entrepreneuriat local au féminin. Le 24 juin dernier, au centre culturel des 26 Couleurs de Saint-Fargeau-Ponthierry, l’association des femmes chefs d’entreprise “Dirigeantes Actives 77” organisait la remise d’un prix portant son nom. Devant plus de cent convives, les onze nominées ont été présentées et les trois lauréates ont reçu chacune un trophée ainsi qu’un ensemble de cadeaux équivalant à une valeur de 10 000 euros. Le prix “Business Humain au Féminin” distingue Amandine Cha pour “Les trouvailles d’Amandine”, entreprise de création, distribution

et édition de tissus biologiques certifiés. Le prix “Création d’entreprise au Féminin”, revient à Sandrine Parnois pour Businext Home, un site rapprochant étudiants, salariés en recherche d’emploi, entreprises et particuliers louant des chambres. Quant à Béatrice Rivet, elle reçoit le prix “Bénévolat Remarquable au Féminin”, pour l’association Agapa, espace de parole destiné à celles et ceux qui sont touchés par une perte anténatale ou périnatale. Seine-et-Marne Développement, comme l’an passé, a soutenu cette initiative. b.lechartier@smd77.com

Toys R Us arrive en Seine-et-Marne Le grand groupe international a récemment annoncé qu’il s’implantait en Seine-et-Marne pour assurer son développement. Cette nouvelle implantation, accompagnée par Aménagement 77, la société d’économie mixte dont le Conseil général est actionnaire majoritaire, constitue une belle marque de confiance pour la Seine-et-Marne. L’arrivée de Toys R Us a été annoncée par le leader mondial du jouet le 5 juin dernier. Elle vise à rassembler en 2015 sur un seul et même site de 13,5 ha à Saint-

Jean-Louis Guénégo, distingué par OSEO Le 2 juillet dernier, OSEO proclamait les résultats de son 15e concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes. Parmi les lauréats, dans la catégorie “créationdéveloppement”, un habitant de Torcy, Jean-Louis Guénégo. Il a breveté le protocole OCP (Open Cloud Protocol), qui a pour vocation de devenir un standard ouvert de stockage des données dans le "Cloud". à travers une “place de marché”virtuelle, le consommateur peut acheter de la ressource mémoire en faisant jouer la concurrence et sans avoir à adapter ses infrastructures logicielles de stockage. Le réseau de stockage OCP permet, à service égal, de diminuer les coûts d’infrastructures et d'améliorer la qualité d'expérience utilisateur.

Coach’n Go, champion national des mini-entreprises Un grand bravo à Coach’n Go ! Cette minientreprise du CFA UTEC d’Emerainville, créée en partenariat avec Entreprendre Pour Apprendre, a pour vocation d’encadrer les jeunes sportifs afin qu’ils adoptent un comportement éthique sur le terrain. Après avoir remporté le grand prix départemental (catégorie post 3e) au championnat départemental des minientreprises et le 1er prix au championnat régional, Coach’n Go a remporté deux prix au championnat national, en juillet dernier : le 1er prix national dans la catégorie post BAC et le 1er prix de la gestion éthique.

Fargeau-Ponthierry son siège social (3 000 m²) et son centre de distribution (48 000 m²). Ce dernier, équipé d’un quai cross-dock et d’un système de convoyage automatisé dernier cri, approvisionnera l’ensemble des magasins français de l’enseigne américaine et répondra aux besoins croissants du e-commerce. Ce campus logistique et tertiaire réunissant 200 collaborateurs pourra, si nécessaire, se développer ultérieurement sur 12 000 m² d’entreposage supplémentaires. l.benko@smd77.com

Les premiers lauréats Digitall77 Seine-et-Marne Développement et la CCI 77 récompenseront ensemble les trois premiers usages numériques innovants soutenus par leur marque commune. Pourquoi faire séparément ce que l’on ferait plus efficacement ensemble ? Très engagées, chacune de son côté, dans le développement des usages TIC, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Seine-et-Marne et l’agence économique du Département ont créé ensemble la marque Digitall77 il y a un an. Objectifs : mieux repérer pour mieux soutenir les projets innovants à même de valoriser le réseau haut débit du Conseil général et contribuer à l’émergence sur son territoire de nouveaux services à la population et aux entreprises. Un appel à initiatives était lancé dans la foulée, auquel 19 porteurs de projets ont participé. 10 d’entre eux ont été retenus par un comité de sélection dans des domaines d’application aussi variés que la santé, le tourisme ou la géolocalisation. Lors de la grande soirée “Challenges numériques” du 24 octobre prochain, dans les locaux de la CCI 77 à Serris, il appartiendra aux chefs d’entreprise, élus et partenaires institutionnels réunis pour l’occasion de désigner trois lauréats qui se verront remettre des prix de 3 000, 2 000 et 1 000 euros. Avant le vote, chacun des candidats aura diffusé le clip de 2 minutes qui lui a été offert par les deux parrains de Digitall77 et répondu aux questions d’un jury d’experts.

21e édition des Rencontres pour l’emploi Le 5 novembre prochain se tiendront les 21e Rencontres pour l’Emploi, à Centrex, à Lognes. Pilotées par le Pôle Emploi, elles proposeront des ateliers collectifs sur le thème “bien gérer un entretien de recrutement”. Ces séances d’une heure seront suivies d’ateliers vidéo. Aux côtés de ses partenaires du réseau Créa 77, Seine-et-Marne Développement y animera un stand dédié aux créateurs d’entreprise. Les visiteurs pourront se renseigner sur les différentes démarches, aides, accompagnement, financements, etc., destinés aux porteurs de projets du département.

c.etedali@smd77.com

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DOSSIER

© Epamarne / Photographe : Eric Morency

Marne-la-Vallée accélère son développement

Le centre urbain de Val d’Europe poursuit son développement.

D’ici 2020, quelque 15 000 logements et 1,5 millions de m2 supplémentaires dédiés aux activités économiques seront construits à Marne-la-Vallée. La quasi totalité de ces programmes publics et privés – totalisant 5 milliards d’euros d’investissements – est située en Seine-et-Marne. Tandis qu’à la Cité Descartes un nouveau quartier d’affaires “développement durable” se construit autour de l’une des premières stations du futur Grand Paris Express et que Val d’Europe met en chantier des villages 100 % Nature en complément des parcs Disney, Bussy Saint-Georges et la Communauté d’agglomération de Marne-et-Gondoire réalisent leurs écoquartiers et zones d’activités économiques pour muscler le centre d’un des territoires les plus stratégiques de la Région Capitale.

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DOSSIER

© Artea

Marnela-Vallée en bref

Artea développe un programme tertiaire de 30 000 m2 à la Cité Descartes.

La Cité Descartes, pôle d’excellence du Grand Paris Déjà solidement dotée en ressources académiques et scientifiques dédiées à la ville durable, la Cité Descartes engage désormais une nouvelle étape de son développement. Objectif : attirer des entreprises dans un cadre urbain maîtrisé.

L 

© Epamarne

e 7 mars dernier, c’est à la Cité Descartes que Jean-Marc Ayrault est venu annoncer le feu vert du Gouvernement au Grand Paris Express (cf. l'encadré ci-dessous). Un choix qui ne doit rien au hasard. évoquer le transport en commun du futur au cœur du cluster Descartes était tout naturel. D’autant plus qu’à l’horizon 2020, avec le Grand Paris Express, cette zone deviendra sans conteste l’un des pôles de développement majeurs de l’Est Parisien. “Au total, détaille Vincent Pourquery de Boisserin, le Directeur général des établissements publics d’aménagement de Marne-la-Vallée, ce sont en effet pas moins de 840 000 m2 qui seront bâtis autour de la gare et à la Cité Descartes : 400 000 m2 de bureaux, 280 000 m2 de logements, 100 000 m2 de locaux d’activités, mais aussi des commerces et de nombreux équipements…” Ce qui n’était il n’y a pas si longtemps qu’un campus universitaire entouré de quartiers résidentiels va donc accélérer sa mue. “2009 fut une étape importante” analyse Frédéric Rosès avec

sa double casquette de Président de Descartes Développement et de Vice-président de la Communauté d’agglomération du Val Maubuée. “C’est l’année qui consacra le cluster et fit de la Cité le pôle d’excellence du Grand Paris pour toutes les thématiques liées à la conception, à la construction et aux services des villes durables de demain”. Les ressources académiques et scientifiques sont déjà là avec 15 000 étudiants et 3 000 enseignants, ingénieurs et chercheurs dans cinquante laboratoires, l’École des Ponts ParisTech, l’ESIEE, l’école d’Architecture de la Ville et des Territoires, l’Institut Français d’Urbanisme... “L’un de nos défis consiste maintenant à transformer tout ce potentiel, toute cette matière grise, en activités et en emplois”, poursuit Frédéric Rosès qui liste pêle-mêle une série impressionnante d’événements à venir : l’ouverture en cette rentrée des programmes Coriolis (5 000 m2 pour 850 étudiants et chercheurs) et Bienvenue (37 000 m2 de tertiaire), les implantations en 2014 d’Efficacity (au titre des investissements d’avenir), du FCBA (Institut technologique de la filière bois) et la création d’une maison de l’entreprise innovante regroupant sur 3 000 m2 un incubateur, une pépinière et un hôtel d’entreprises... Ici plus qu’ailleurs, le développement doit être durable, équilibré, maîtrisé. D’où la convention de développement territorial et le plan d’urbanisme élaboré par Yves Lion (architecte responsable de l’aménagement du “Cœur du Cluster Descartes”) et ses équipes.

1972 Création de la ville nouvelle dans le cadre du Schéma d’aménagement et d’urbanisme de la région parisienne, sous l’impulsion de Paul Delouvrier. Elle couvre maintenant 17 500 ha répartis sur 27 communes et 3 départements : la Seine-et-Marne, la SeineSaint-Denis et le Val-deMarne. C’est la plus grande des villes nouvelles créées à cette époque et la seule, avec Sénart, encore en cours d’aménagement. Organisé en 4 secteurs dont 3 en Seine-etMarne, son développement est confié à l’établissement public d’aménagement de Marne-la-Vallée (Epamarne). 1987 La décision de créer les parcs Disney agrandit le territoire de la ville nouvelle et conduit à la création d’un second établissement public d’aménagement (Epafrance). 2013 Aujourd’hui, Marne-la-Vallée c’est : • 300 000 habitants (+15 % prévus d’ici 2020) • 140 000 logements (+20 000 prévus d’ici 2020) • 20 000 entreprises • 140 000 emplois (+2000 par an) • 20 000 étudiants et 3 000 chercheurs • Paris-CDG à 8’ en TGV au départ de la gare de Chessy • 70 TGV par jour pour relier les principales métropoles régionales et les grandes capitales européennes en 2 ou 3 heures • Paris centre à 20’ avec le RER A

Le Grand Paris Express en ligne de mire Avec la mise en service du tronçon sud de la ligne 15 en 2020, Marne-la-Vallée est l’un des premiers bénéficiaires du Grand Paris Express, le métro automatique en rocade qui reliera les grands pôles de l’agglomération parisienne pour désengorger les lignes de métro et de RER les plus fréquentées et limiter l’usage de la voiture. à proximité immédiate de la Cité Descartes, la gare de Noisy-Champs est considérée comme l’une des cinq gares emblématiques du futur réseau. Elle va devenir une des principales interconnexions de l’Est parisien avec le RER A et les lignes 11, 15 et 16.

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interview

Philippe Baudry Président du groupe Immobilier ARTEA

Artea vient de s’engager à réaliser 30 000 m² de bureaux à la Cité Descartes. Qu’est ce qui a motivé cette 1ère incursion significative de votre groupe en Seine-et-Marne ? P. B. : Tout d’abord le dynamisme économique de Marne-la-Vallée. La localisation du programme à la Cité Descartes, à proximité de la future gare du Grand Paris Express, constituait aussi un atout majeur. Associer Artea à la Ville durable n’est pas neutre non plus ? P. B. : Absolument. Depuis 2006, notre société s’est spécialisée dans la conception et la réalisation de bâtiments environnementaux, exclusivement à basse consommation (BBC) et, autant que possible, à énergie positive. De ce point de vue, nous entendons signer à la Cité Descartes une opération tertiaire de référence permettant la double certification HQE conception et HQE exploitation.

“Dans un monde fragilisé aux ressources limitées, notre responsabilité est d’inventer l’immobilier du futur.”

Quels seront les points forts du programme ? P. B. : Je ne souhaite pas être trop précis : certaines technologies innovantes feront l’objet d’annonces ultérieures. Mais je puis toutefois vous dire que cet immeuble sera exemplaire en matière de consommation énergétique avec une centrale solaire en toiture, une infrastructure de stockage d’énergie, une gestion technique centralisée (GTC), etc. Des capteurs permettront par exemple de suivre en temps réel la consommation énergétique par niveau pour influencer positivement le comportement des utilisateurs ! trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

© Crédit agricole / Architectes : A. Derbesse ; Atelier BW / Paysagiste : Trait Vert Écoquartier Le Sycomore à Bussy Saint-Georges : future opération de logements mixtes accession et social.

Le Val de Bussy met le turbo Entre écoquartiers et zones d’activités de nouvelle génération, ce secteur propose un développement urbain équilibré et durable. Entre janvier et juin dernier, Epamarne/Epafrance a vendu 70 000 m2 de terrains à construire sur le territoire de Marnela-Vallée. Les deux opérations les plus importantes concernent le Val de Bussy avec 40 000 m2 pour la seule société Aereco (Marne-et-Gondoire, cf. l'encadré ci-dessous) et 5 800 m2 pour le siège et les ateliers de Dipsamatic à BussySaint-Georges. Que ce territoire, moins médiatisé que ses voisins la Cité Descartes et Val d’Europe, tire ainsi son épingle du jeu ne surprend pas Michel Salem-Sermanet, le Directeur général adjoint d’Epamarne/Epafrance en charge du développement. “Il a des atouts considérables à faire valoir, de par son positionnement interface entre la ville et la nature”. Résultat : l’aménageur public et les collectivités territoriales promettent des aménagements, une urbanisation et une mixité d’usages exemplaires. à Bussy Saint-Georges notamment, l’écoquartier le Sycomore, déjà en chantier, qui rassemblera 4 500 logements, des commerces et des équipements, va de pair avec la zone d’activité de la Rucherie (85 ha) où seront créés plusieurs milliers d’emplois. “Nous voulons des ZAC nouvelle génération, avec un ratio d’emplois supérieur à la normale pour rentabiliser le foncier utilisé, du tertiaire et des nouvelles filières d’activités, vertes notamment”, détaille Michel Salem-Sermanet. Sans oublier l’ouverture très

© Axiome Architecture – Salini Immobilier

attendue, en 2016, de l’enseigne Costco. Ce sera le premier centre commercial du géant américain de la distribution en Europe continentale. Les 14 000 m2 du club-entrepôt pourraient en outre s’accompagner d’une offre loisirs actuellement en discussion. Pour sa part, l’écoquartier de Montévrain (153 ha) se développe au pied du RER A autour d’un parc de 19 ha et d’un cœur agro-urbain. “Ici 1 800 logements sur 2 500 ont déjà été livrés. Le programme comprend aussi 325 000 m2 de bureaux, de locaux d’activités, de services et de commerces”. Cet équilibre logement /activités, avec un emploi pour un actif résidant à Marne-la-Vallée est une priorité pour Epamarne et les élus locaux. Des espaces ont été aménagés à cet effet, telles les ZAC de Lamirault (Collégien) et du Chêne Saint Fiacre (Chanteloup). D’une taille équivalente (36 ha chacune), elles sont déjà commercialisées à près de 75 %.

3 en un pour Aereco Jusqu’à présent éclatés sur trois sites, le siège social, l’usine et le laboratoire de recherche d’Aereco seront réunis en avril prochain dans un seul et même bâtiment de 18 000 m2 actuellement en chantier dans la zone d’activités économique de Lamirault (Collégien). Cette société seine-et-marnaise de 150 salariés, inventeur de la ventilation hygroréglable et leader de la ventilation modulée en fonction des besoins, connaît un très fort développement international - essentiellement en Europe et en Russie. Elle s’appuie sur dix représentations dans le monde et sur un important réseau de distributeurs pour ses gammes de composants. “Ce nouveau bâtiment - 19 M€ d’investissement au total - double les capacités de production de l’entreprise et nous permettra d’augmenter significativement nos effectifs ces prochaines années”, annonce son Président, Marc Jardinier.

Programme de 18 000 m² de surface de plancher à Collégien pour AERECO

trajectoires septembre-octobre 2013 — 09


interview

DOSSIER

Franck Mathais Porte-Parole du Groupe Ludendo

© T. Huau / Interscène ; Jean de Gastines Architecte ; Agence Kreaction Villages Nature, promenade sur le lac aux abords des jardins suspendus.

Val d’Europe : une croissance TGV Le développement de son TGV dope l’attractivité touristique, commerciale et tertiaire du Val d’Europe qui s’impose plus que jamais comme la nouvelle place forte de l’Est Parisien.

C 

lassée en 2011 par l’Assemblée des communes de France au 1er rang des agglomérations françaises les plus dynamiques, Val d’Europe n’a pas été dépossédée de son titre depuis. Christophe Giral, le Directeur immobilier d’Euro Disney égrène à la demande des chiffres qui feraient pâlir tous ses concurrents. Comme par exemple les 4 à 5 implantations d’entreprises enregistrées chaque semaine. Beaucoup de TPE/PME, mais aussi quelques poids lourds comme Canon qui vient d’implanter l’un de ses sièges sur 10 000 m2 en centre-ville. Tout près, EDF ouvre en cette rentrée un centre de formation national qui accueillera 600 à 800 personnes pour des formations trimestrielles. Voilà qui permettra de remplir encore davantage, s’il en était besoin, le 5e pôle hôtelier de France. Lequel conforte ses positions puisque Finergy met en chantier deux hôtels Hilton (2 et 3* - 250 chambres) sur le Parc d’entreprises Paris Val d’Europe pour les utilisateurs business et, le week-end, les touristes ou consommateurs friands des bonnes affaires à réaliser au centre commercial. Le cap des 24 millions de chalands a été franchi en 2012 et l’extension de sa partie couverte sur 21 000 m2 va permettre à quelques grandes enseignes internationales de s’associer à cette success story. Côté extérieur, “La Vallée Village” s’est pour sa part étoffée de 33 boutiques d’usines supplémentaires en 2012. “La confiance est telle, dans un contexte national pourtant très frileux, que nous sommes les seuls à avoir présenté au dernier SIMI une opération immobilière en blanc, annonce Christophe Giral. Il s’agit d’un immeuble de 6 000 m2 – le Véga – dont Eiffage lance la construction aujourd’hui pour une livraison au 1er trimestre 2015.”

10 — trajectoires septembre-octobre 2013

Cette croissance à grande vitesse – illustrée aussi par la construction d’un datacenter de la banque de France (12 000 m2) ou d’un nouveau parc PMI (Green Parc 7000 m²) – doit beaucoup au TGV qui est devenu l’un des atouts majeurs du Val d’Europe. La preuve : la SNCF va engager le doublement de la gare de Chessy qui accueille déjà plus de 4 millions de passagers par an et près d’une centaine de TGV par jour, dont 50 pour rallier Paris-CDG en 8’ (1). Première gare d’interconnexion TGV de France, elle vient d’être choisie pour être la gare francilienne de l’offre “low cost” de la SNCF “Ouigo”. Un nom que l’on croirait fait tout exprès pour le Val d’Europe ! Début de chantier aux Villages Nature Les grandes manœuvres commencent sur les 180 ha destinés à accueillir en 2016 les Villages Nature portés par Euro Disney et Pierre & Vacances Center Parcs. Epafrance assure la maîtrise d’ouvrage des travaux de viabilisation et d’aménagement qui démarrent en cette rentrée sur les communes de Bailly-Romainvilliers, Coutevroult et Villeneuve-le-Comte. En mars 2013, place aux premières constructions : 1 157 hébergements (70 % de cottages et 30 % d’appartements) répartis sur deux villages lacustres et un village forestier, un parc aquatique couvert de 9000 m 2 et son lagon géothermique extérieur de 2 500 m2, deux lacs, une île de l’aventure… 700 logements supplémentaires et les ultimes équipements seront livrés un an plus tard. L’investissement total – plus de 700 M€ – est principalement porté par des investisseurs privés (hébergement) et institutionnels (équipements). Cette “destination nature” sera ouverte 365 jours par an et générera 4 800 emplois directs, indirects et induits.

(1) Un chantier a débuté en 2012 pour mettre également la gare à moins de 10 minutes d’Orly à l’horizon 2020.

Ludendo vient de quitter Emerainville pour emménager dans de nouveaux locaux dans le Parc d’entreprises de Serris. Pourquoi ce choix ? F. M. : Notre forte croissance nécessitait des locaux plus grands et en phase avec notre organisation et notre projet d’entreprise. Or, nous voulions rester dans ce secteur qui est à la fois économiquement dynamique et pratique pour nos collaborateurs. Dès lors, le parc d’entreprises de Serris réunissait toutes les conditions d’une bonne implantation. Dans un premier temps, nous avons construit 6 500 m2 sur 3 bâtiments, mais le site de 2,5 ha permettra des développements ultérieurs. Nous découvrons ici un cadre de travail dynamique et chaleureux pour nos équipes.

“Val d’Europe offre à notre groupe toutes les interconnexions nécessaires pour son projet de développement européen.”

Vous y avez aussi installé votre école de formation. Quelle sera son activité ? F. M. : Elle accueillera environ 1000 de nos collaborateurs chaque année, en provenance de nos magasins, La Grande Récré en France, Hamleys en Grande Bretagne, Franz Carl Weber en Suisse... La proximité de Paris-CDG et Orly, conjuguée à l’interconnexion TGV, est un vrai avantage pour nous, d’autant que notre projet de développement est ambitieux. Ces trois prochaines années, nous prévoyons en effet d’ouvrir 250 magasins supplémentaires en Europe.

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne


enjeux

matière grise

Diplôme Universitaire Compagnon en Développement Durable à l’IUT de Marne-la-Vallée :

Former les professionnels du bâtiment à la construction et la rénovation HQE En cette rentrée 2013, le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), associé à l’IUT de Marne-la-Vallée, inaugure un Diplôme Universitaire (D.U.) Compagnon en Développement Durable. Objectif : former des professionnels du bâtiment compétents en matière d’efficacité et de rénovation énergétique.

“J 

usqu’aujourd’hui, seule la formation des architectes, des maîtres d’ouvrage et des bureaux d’étude était assurée. Mais lorsqu’on fait des contrôles pour les certifications, on se rend compte que la mise en œuvre n’est pas de qualité”. Dominique Naert est directeur des établissements franciliens du CSTB. La mission de cette institution : faire en sorte que les bâtiments rénovés ou construits répondent aux exigences de sécurité, santé et confort. “Or, pour ce faire, il faut une précision dans la mise en œuvre que les hommes de terrain ne possèdent pas...”. Dominique Naert est également président du conseil de l’IUT de Marne-la-Vallée. Cette double casquette l’a amené, en toute logique, à élaborer le D.U. Compagnon en Développement Durable, “compagnon” étant le nom donné aux personnes qualifiées sur les chantiers. Un diplôme pour les Bac pro Ce diplôme, sous-titré “construction et rénovation énergétique”, s’adresse aux Bac pro. “Je me suis aperçu que les Bac Pro n’étaient pas acceptés dans les IUT” retrace Dominique Naert. “On considère qu’ils ne maîtrisent pas suffisamment la partie théorique”. Le D.U., sur un an, qui se compose de 700 heures à l’IUT (axées à 70 % sur de la pratique) et de 1100 heures en entreprise, comprend donc une importante partie théorique. “Nous allons leur donner le bagage universitaire nécessaire pour leur permettre de comprendre le langage des bureaux d’études, des architectes et des maîtres d’œuvre”. La formation dispensera ainsi des cours de français, d’anglais et de mathématiques appliqués au terrain. trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

Nous allons donner aux Bac pro le bagage universitaire nécessaire pour leur permettre de comprendre le langage des bureaux d’études, des architectes et des maîtres d’œuvre. Dominique NAERT, directeur des établissements franciliens du CSTB

Une pédagogie innovante La pédagogie développée par le D.U. Compagnon en Développement Durable est innovante à deux titres. Premièrement, plutôt que de cantonner son enseignement à la théorie, au dessin et aux maquettes, elle propose à ses étudiants d’apprendre sur des constructions à taille réelle et de les immerger ainsi dans la réalité. Deuxièmement, ses étudiants sont recrutés dans tous les corps de métiers du bâtiment, à dessein. En travaillant de concert, ils apprennent à collaborer et à mieux communiquer afin d’assurer, ensemble, les performances d’une construction.

Des étudiants de tous les corps de métiers du bâtiment Côté pratique, la pédagogie développée est particulièrement innovante. Les étudiants ne travaillent pas sur des maquettes mais sur des bâtiments à échelle un. Cette immersion dans la réalité doit leur permettre de travailler sur l’interface entre les différents métiers du bâtiment. “En matière de performance du bâti, la problématique des interfaces est centrale” analyse Dominique Naert. “Ça peut être par exemple un électricien ou un plombier qui perce un mur sans prendre en considération le problème de pont thermique, avec un ou plusieurs points de la construction où la barrière isolante est rompue. Ça peut être une finition entre la menuiserie et la maçonnerie mal exécutée faute d’une bonne communication entre le menuisier et le maçon… L’étanchéité à l’air du bâtiment qui aurait dû permettre de faire des économies d’énergie ne sera jamais atteinte”. Chaque section du D.U. accueillera donc des étudiants issus de tous les métiers du bâtiment, maçons, charpentiers, couvreurs, plombiers, peintres, électriciens et autres bardeurs qui travailleront ensemble afin d’optimiser leur collaboration pour obtenir la qualité et les performances souhaitées des bâtiments. Une formation qui essaime déjà Et la formule fait mouche : vingt entreprises se sont déjà mises sur les rangs pour prendre des étudiants du D.U. en alternance. “La construction et la rénovation énergétique, c’est l’avenir du secteur” prédit Dominique Naert. “Aujourd’hui, il y a un marché, de l’argent débloqué... mais pas assez d’entreprises pour accompagner la mutation”. Pour répondre à ce besoin croissant, deux autres formations sont déjà en préparation : un D.U. destiné aux titulaires d’un bac général à qui seront enseignés les fondamentaux et la culture des métiers du bâtiment (CAP en 1 an) suivi du D.U. et un D.U. orienté vers la restauration HQE de bâtiments patrimoniaux. “Nous allons essaimer à travers la France” parie Dominique Naert. “La demande est bien là et nous avons déjà des pistes sérieuses”.

trajectoires septembre-octobre 2013 — 11


enjeux

PARC D’ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES

Un Parc XXL pour Sénart PRD et la SOFADE, la Foncière du groupe Norbert Dentressangle, vont construire 230 000 m² dans le nouveau parc logistique et industriel de l’A5 (Sénart). Ils ont saisi l’opportunité de prendre pied sur l’un des derniers grands programmes d’Île-de-France, directement connecté à trois autoroutes et à la voie ferrée. 75 hectares sont encore disponibles à la vente sur les 200 que comporte le projet.

L 

es grandes manœuvres ont commencé à Sénart, pour la réalisation du Parc industriel et logistique de l’A5. La référence à l’autoroute voisine est tout à fait explicite. “À cheval sur les communes de Moissy-Cramayel et de Réau, le site bénéficie d’une accessibilité routière exceptionnelle avec des accès immédiats à l‘A5a, l’A5b mais aussi à la Francilienne”, détaille Frédéric Cavan, Directeur du développement économique de l’EPA Sénart. Ajoutez-y l’embranchement ferroviaire et tout est dit, ou presque. L’autre atout de ce nouveau Parc, c’est sa taille XXL, “Il constitue l’une des dernières opportunités de cette envergure en île-de-France, poursuit Frédéric Cavan. L’EPA Sénart, qui venait de boucler son parc Parisud (230 ha), n’a donc pas hésité à mobiliser ces 200 ha. Une fois ôtés les espaces publics et les voiries, il reste 132 ha cessibles, soit de quoi construire 550 000 m2 SP... et accueillir environ 2 600 emplois, non seulement dans la logistique, mais aussi dans l’industrie”. Les arguments de l’EPA Sénart ont rapidement fait mouche puisque les premières sociétés, de tout premier ordre, investissent déjà la place. Bergerat Monnoyeur (groupe Caterpilar) y a installé une Direction régionale tandis que Geodis,

Il nous suffira de douze mois, après la signature du contrat, pour construire à notre client un bâtiment de plus de 62 500 m2. Romain Peyronie, DGA et Associé de PRD Promotion

(logistique des pièces détachées pour la SNCF) s’est implanté aux portes du Parc, qu’il aura bientôt vocation à rejoindre. Cette belle dynamique se poursuit puisque, cette année, deux grands groupes français spécialisés dans l’immobilier logistique (PRD et la SOFADE) ont coup sur coup décidé d’y construire, confortant la stratégie de l’EPA Sénart qui a misé sur des bâtiments de grande taille favorisant les économies d’échelle et permettant la présence permanente d’une main d’œuvre qualifiée. Bientôt les trois premiers bâtiments Premier en lice, PRD, “le leader français de la promotion/ construction de bâtiments logistiques avec plus de 2,6 millions de m2 partout en France”, explique l’un des associés Romain Peyronie. Le groupe est loin d’être un inconnu en Seine-etMarne puisqu’il y est le leader de sa spécialité avec plus de 600 000 m2 réalisés ces 15 dernières années. “Ici, nous avons acquis 14 ha pour réaliser un bâtiment de 62 000 m2. Proposé à la vente et/ou à la location, il sera divisible en lots de 24, 48 ou 62 000 m2.” Aucun tarif n’est encore divulgué, la société faisant valoir qu’elle construira des locaux “à la carte” pour satisfaire les exigences et demandes les plus spécifiques de ses clients. Une seule certitude : le PC a été obtenu et la construction démarrera dès que la commercialisation aura abouti. SOFADE, la Foncière du Groupe Norbert Dentressangle, a elle aussi sauté sur l’occasion d’étoffer son offre au Sud de l’Île-de-France. Déjà à la tête de plus de 700 000 m² d’entrepôts pour le compte de Norbert Dentressangle ou d’autres opérateurs, elle a acquis 34 ha du Parc de l’A5 en vue d’y construire deux bâtiments – l’un de 90 000 m2 , l’autre de 70 000 m2 environ. “Nous avons déposé le PC en juillet, annonce Vincent Menez, le Directeur général de la SOFADE, et espérons que la commercialisation d’un premier bâtiment aboutira avant la fin de l’année pour une livraison en 2015. Le coût de cette 1ère tranche s’élève à plus de 45 M€. “Un investissement raisonnable, estime Vincent Menez, compte-tenu de l’accessibilité et de la visibilité du site. Les terrains bien situés, permettant de construire d’aussi vastes locaux, ne sont plus pléthore en Île-de-France. Il fallait saisir cette opportunité”.

En chiffres… • 200 ha de terrain • 1 32 ha cessibles pour réaliser environ 550 000 m2 de bâtiments logistiques et d’activités industrielles •7  0 € le m2 de terrain, commercialisation EPA Sénart • 1 4 ha acquis par PRD pour la construction d’un bâtiment de 62 800 m2 proposé par cellules de 24 000, 48 000 ou 62 000 m2 à la vente ou à la location •3  4 ha acquis par SOFADE pour la réalisation de 170 000 m2 en deux bâtiments, commercialisés uniquement en location •2  600 emplois à terme sur le site • Accès immédiat à la Francilienne et aux autoroutes A5a et A5b • À 30 km de Paris • À 2 km de la Gare RER D Lieusaint-Moissy (Gare de Lyon à 35’) • À 25 km d’Orly et à 50 km de Paris-CDG

… Et en dates 2008

Arrêté de création de la ZAC 2010

1ère implantation : direction régionale de Bergerat Monnoyeur 2011/2012

l.benko@smd77.com

Perspective Réau-Moissy - Façade, quais et bureaux.

Consultation des promoteurs/investisseurs par l’EPA Sénart 2013

PRD obtient son PC et SOFADE (immobilière Norbert Dentressangle) dépose le PC de son premier bâtiment fin 2014 / début 2016

Démarrage et livraison de leurs bâtiments

© Atelier d'architecture Emmanuel Gutel et Thomas Deschamps

12 — trajectoires septembre-octobre 2013

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne


1

1

1

Moussy-le-Neuf

Saint-Pathus

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1

2

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Compans

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3

1

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Le Pin

1

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Trilport

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3

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Yèbles

1

1 Guignes Verneuil-l'Étang 1

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MELUN

1

Saint-FargeauPonthierry

1

2

2

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Mormant 1

Le Méesur-Seine 1 1 1 Chartrettes 2 Dammarie- 1 1 1 Perthes les-Lys Bois-le-Roi

2

1

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2

1

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5

Avon

1

FONTAINEBLEAU 2

Noisy-sur-École 2

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Ury 1

1

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1 2

Chalmaison

1

1

2

1

3 1 Saint-Germain-Laval Champagne1 2 sur-Seine MontereauFault-Yonne Thomery 1 1 Vernou-la-CelleMarolles-sur-Seine 1 sur-Seine Moret-sur1 Loing 1 Ecuelles Esmans 2

2

PROVINS

SainteColombe

1 Pamfou 1 Féricy 1 2 Samoissur-Seine Vulaines-sur-Seine

2

1

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Nangis 1

Le Châteleten-Brie

1

1

1

Vulaineslès-Provins

Vaux-le-Pénil

1

Pringy

2

1

1

LimogesFourches 2 Réau 1 SavignyMontereaule-Temple 1 sur-le-Jard 1 2 Saint-Germain6 2 3 Laxis Cesson

1

2

Faremoutiers

1

1

1

1

1

Lieusaint 2

4

1

Coulommiers

Fontenay-Trésigny

Soignollesen-Brie

4

Moissy-Cramayel

1

Boissy-le-Châtel

1

Combs-la-Ville 2

Marne-la-Vallée

2

1 Brie-ComteRobert Grisy-Suisnes 1

36

1

Mouroux

Pommeuse

VilleneuveSaint-Denis

Presles-en-Brie

2

2

14

4 3 2 1 GretzTournanArmainvilliers en-Brie

Lésigny

4

1

2

1

2

Servon 1

12

1 1

PontaultCombault Ozoir-la-Ferrière 2

9

Sept-Sorts

Crécy-la-Chapelle

1

1

9

Quincy-Voisins

Marne-la-Vallée

2

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Saint-Fiacre

TORCY

3

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Chelles

2

La Fertésous-Jouarre

1

1

1

Isles-lèsVillenoy

Thorignysur-Marne

8 2 4

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MEAUX

1

Clayes-Souilly

1

2 1 1

1

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1

Lizy-sur-Ourcq

1

Mitry-Mory

2

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Etrepilly

1

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Saint-Soupplets

Thieux 1

3

1

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Hermé

1

Bray-sur-Seine

DOMAINES D’ACCOMPAGNEMENT DES ENTREPRISES SEINE-ET-MARNAISES

1

La-Chapellela-Reine 1

3

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1 2

Saint-Pierrelès-Nemours

2

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Nemours

1

E-TRANSFORMATION 77

1

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FONDS EXPORT

1

PÔLE DE COMPÉTITIVITÉ1

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GÉODE

1

PRÊT PARTICIPATIF DE DÉVELOPPEMENT1

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INNOVATION

1

DÉVELOPPER UNE STRATÉGIE D’ENTREPRISE1

PME & DÉVELOPPEMENT DURABLE

1

Villebéon 1 2

1

1

1

Egreville

Château-Landon

Beaumont-du-Gâtinais

À la Carte

Aides aux entreprises : 5 ans à la loupe ! Entre 2008 et 2012, Seine-et-Marne Développement a apporté quelque 350 aides aux PME industrielles et de services à l’industrie du département. Une évaluation est en cours pour toujours mieux adapter ces interventions à leurs réalités et à leurs besoins. La carte des aides attribuées ces cinq dernières années est très instructive. Elle montre notamment que les entreprises accompagnées se répartissent dans toute la Seine-et-Marne. Elles se rencontrent toutefois principalement dans les vallées de la Seine et de la Marne, ainsi que, sans surprise, dans les plus grands pôles d’activités. “e-transformation”, qui compte pourtant parmi les toutes dernières aides mises en œuvre (2010) a déjà permis à

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

une cinquantaine d’entreprises de développer de nouveaux usages des technologies de l'information et de la communication (TIC). C’est à peu près autant que le programme PME & Développement Durable en Seine-et-Marne. Ces accompagnements incitent souvent les entreprises à mettre en œuvre des plans d’action stratégique pour le développement de leur activité via des accompagnements à l’innovation et à l’international. Le soutien le plus demandé concerne d’ailleurs l’aide à l’export, avec quelque 150 PME bénéficiaires d’un soutien logistique et financier à l’organisation de missions commerciales, d’études de marché, ou de participation à des salons… En savoir plus : www.seine-et-marne-invest.com

trajectoires septembre-octobre 2013 — 13


sTORY TELLING Essinox et Salvi à Savigny-le-Temple :

les nouveaux fleurons du groupe ARD Quand on fait l’acquisition d’une société, il faut analyser sa capacité à s’intégrer dans son propre groupe, tant du point de vue commercial et marketing que financier. Emmanuel Montandon, directeur général de Salvi et d’Essinox

Luc Baijot, PDG Groupe ARD et Emmanuel Montandon, Directeur Général ESSINOX et SALVI

Implantés à Savigny-le-Temple, Essinox et Salvi, respectivement distributeur de produits métallurgiques et spécialiste de la robinetterie industrielle haut de gamme, travaillent notamment pour le nucléaire et la Marine Nationale. Rachetés il y a moins d’un an par le groupe ARD, ils bénéficient depuis d’importants investissements humains et matériels.

“P

our racheter Essinox et Salvi, il a d’abord fallu rassurer leur PDG” se rappelle Emmanuel Montandon, directeur des deux entités, aujourd’hui filiales à 100 % du groupe ARD. “Nous devions convaincre que nous aurions une gestion saine et qu’il n’entrait pas dans nos projets de transférer la production dans un pays low cost”. Pas question en effet de mettre en péril une si belle pérennité : Salvi, fabricant de robinetterie réputé, racheté il y a une quinzaine d’années par le distributeur de produits métallurgiques Essinox, a été créé il y a près d’un siècle. “Luc Baijot, le PDG d’ARD, souhaitait se porter acquéreur d’entreprises dans des marchés de niche à haute valeur ajoutée” retrace Emmanuel Montandon, luimême ancien PDG de deux entreprises de métallurgie. “Il a d’abord voulu trouver un manager opérationnel capable de mener leur acquisition et de prendre leur direction. Il savait que je venais de céder mes sociétés, il a donc pensé à moi”. Le duo se met aussitôt au travail. “On a ciblé les sociétés qui pouvaient correspondre au secteur d’activité du groupe – spécialisé notamment dans la métallurgie et les produits très haute pression - pour qu’il y ait d’emblée une forte cohérence.

14 — trajectoires septembre-octobre 2013

Salvi et Essinox c’est quoi ? SALVI • CA : 2 millions € • Effectif : 15 personnes • 2700 m2 de surface couverte • 6010 m2 de surface totale ESSINOX • CA : 5 millions € • Effectif : 15 personnes • Activité : 85 % nucléaire, 10 % construction navale, 5 % ingénierie

Les dates 1922

Création de Salvi 2011

Premiers contacts entre ARD et le PDG d’Essinox et Salvi Mai 2012

Emmanuel Montandon arrive en observation chez Essinox et Salvi 15 novembre 2012

Rachat d’Essinox et Salvi par le groupe ARD

à partir de là, j’ai été chargé de contacter les dirigeants de ces sociétés”. Une fois les négociations avancées, Luc Baijot et Emmanuel Montandon travaillent de concert pour monter les dossiers de rachat, d’investissement, de crédit et les simulations intragroupe. “Quand on fait l’acquisition d’une société, il faut analyser sa capacité à s’intégrer dans son propre groupe, tant du point de vue commercial et marketing que financier”. Emmanuel Montandon débarque ainsi en observation chez Essinox et Salvi en mai 2012, soit six mois avant la date prévue pour la vente. “Nous souhaitions préparer en amont l’évolution que nous voulions leur donner, afin d’agir le plus rapidement et le plus efficacement possible”. Aujourd’hui, moins d’un an après la transaction, Essinox représente le pôle nucléaire d’ARD. Elle a vu sa masse salariale augmenter de 20 % avec le recrutement de technico-commerciaux et d’ingénieurs métallurgistes. Quant à Salvi, orientée vers la robinetterie industrielle très haut de gamme, elle s’est vue doter d’un directeur Recherche et Développement et d’une nouvelle grosse machine de production. Elle développe actuellement un partenariat avec la Marine Nationale, EDF et l’EPR de Flamanville, GE Healthcare ou encore Air Liquide. “Il existe peu de nouveaux clients” analyse Emmanuel Montandon. “Mais les possibilités de croissance sont en revanche infinies : les grands donneurs d’ordres sont des nébuleuses. Il y a la maintenance, les travaux neufs en France, à l’export… Pour un seul client, c’est comme si on avait finalement 150 PME à gérer”. + d’infos : www.essinox.com /www.salvi-valves.com trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne


Groupe Clamens à Villeparisis :

un pionnIer du recyclage

L'enjeu de notre activité : un taux de valorisation toujours plus élevé et une consommation d’énergie toujours plus faible. Pierre Godillon, PDG dE Clamens SA

Pierre Godillon, PDG de Clamens SA et Michel Marin, PDG de STPS SATEM

Clamens, spécialiste du traitement des bétons de démolition et des boues de forage, n’a pas attendu la vogue du développement durable pour se lancer dans le recyclage. Sur le point d’être racheté par deux de ses anciens salariés, le groupe fête sereinement ses soixante ans.

“L 

e groupe Clamens est un pur produit des Trente Glorieuses”. Pierre Godillon, l’actuel PDG de Clamens SA, retrace l’histoire du groupe créé en 1953 par Pierre Clamens, à une époque où les réussites étaient à la fois rapides et spectaculaires. “Au début, il a eu un camion, puis deux et rapidement une flotte de transport très importante avec laquelle il charriait des matériaux pour d’autres entreprises”. Clamens aurait pu rester une PME de transport parmi d’autres mais Pierre Clamens est un entrepreneur particulièrement avisé. Pour se faire une place au milieu des grands groupes qui ont tendance à phagocyter le secteur, il commence à s’intéresser au marché des matériaux recyclés et tout particulièrement au mâchefer, résidu de la combustion de déchets alors utilisé pour les terrassements de chantier. “La fibre écologique et environnementale est née très tôt chez Clamens” s’enthousiasme Pierre Godillon. Dans les années 80, l’entreprise commercialise ainsi 450 000 tonnes de mâchefer pour le compte du Syctom, le plus important syndicat européen de traitement et de valorisation des déchets. En 1987, Clamens est même la trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

Groupe Clamens c’est quoi ? • CA : 47 millions € • Effectif : 350 salariés, répartis sur 3 entreprises • Une trentaine d’intérimaires • 600 000 tonnes de matériaux commercialisés par an • 97 % de taux de recyclage

les dates 1953

Création de Clamens 1999

Reprise de STPS 2004

Reprise de SATEM 2013

60 ans de Clamens et année du LBO

première entreprise nationale à s’équiper d’un concasseur pour recycler le béton de démolition. L’orientation de l’activité vers le recyclage s’accentue encore avec l’arrivée de Philippe Clamens, le fils de Pierre, qui reprend progressivement la direction de l’entreprise. En 2007 et 2009, Clamens s’équipe de deux installations de traitement de boue uniques en France. “Ces boues proviennent de deux activités” détaille Pierre Godillon. “Les boues de béton et les boues issues de forages profonds pour la géothermie, l’industrie pétrolière et le stockage de gaz”. Aujourd’hui, la plateforme de Villeparisis s’étend sur 10 hectares. Aux manœuvres et chauffeurs poids lourds des débuts s’ajoutent désormais des conducteurs d’engin, des ingénieurs qualité, des ingénieurs sécurité et autres responsables d’exploitation. Et l’histoire est loin d’être terminée puisqu’une troisième génération de dirigeants s’apprête à prendre le relais : Pierre Godillon et son collègue Michel Marin, actuel PDG de deux filiales de Clamens, se disposent en effet à racheter l’entreprise par le biais d’une LBO. “On va continuer nos efforts sur le recyclage des boues en développant des plateformes de traitement en province et à l’étranger, au pied des zones de forage, très probablement au Danemark et en Algérie pour commencer”. Pierre Godillon décrit ainsi l’enjeu des années à venir : “un taux de valorisation toujours plus élevé et une consommation d’énergie toujours plus faible”. + d’infos : www.groupeclamens.org

trajectoires septembre-octobre 2013 — 15


77 c’est eux, c’est une collection de portraits renouvelée à chaque parution. Des acteurs économiques de tous horizons, public comme privé, jeunes et moins jeunes, artisans locaux, entrepreneurs internationaux… tous unis par leur confiance dans l’avenir de la Seine-et-Marne.

77 c’est eux

Cécile Quedec

Arnaud Landais

Julie Saint-Pierre

Je propose des “Pauses Massages” au service de l'entreprise et des événementiels, pour améliorer les conditions de travail et la motivation des équipes.

Nous fabriquons des écrans vidéo, des afficheurs électroniques et des systèmes d'éclairage à base de leds pour La Tour Eiffel, le Stade de France et bien d'autres.

Notre mission : faire émerger et accompagner les projets des élus pour leur population et ainsi, faire vivre et développer notre territoire.

Laurence Isaac-Sibille

Jean-Louis Schmitlin

Aude Vurcke

Notre méthode, innovante et personnalisée, permet à l’élève de définir ses aptitudes et ses aspirations afin de trouver sa bonne orientation.

Nous concevons, réalisons et fabriquons des systèmes de télémédecine pour permettre de déterminer à distance si un patient est – ou non – en bonne santé.

Zaga Conseils est une agence de communication créative et agile, à taille humaine, qui souhaite travailler avec et pour les acteurs du territoire.

Philippe Chusseau

Florence Vinciguerra

Yvan Paquin

U.P. société de conseil opérationnel et de co-investissement, propose aux entrepreneurs un modèle de développement collaboratif de type "Revenue Sharing".

Spécialisée dans la formation en Ressources Humaines, je viens de créer l'Institut du Tutorat pour promouvoir cette fonction, primordiale dans l'entreprise.

Nous concevons et réalisons des assemblages hermétiques pour des applications haute performance dans le médical, le spatial ou encore le nucléaire.

Dirigeante de Cécile et Onde, à Fontainebleau

Franchisée de TonAvenir.net, à Fontainebleau (Melun-Nemours)

Président de U.P. Ultra Phylum, à Vaux-le-Pénil

Dirigeant d’EPL, à Faremoutiers

Président de Parsys, à Saint-Thibault-des-Vignes

Dirigeante de 123 Format +, à Boissise-le-Roi

Chargée du développement local de la Communauté de communes de l’Yerres à l’Ancœur

Directrice de Zaga Conseils, à Ville-Saint-Jacques

Co-dirigeant de PNL Innotech, à Collégien

Trajectoires est édité par Seine-et-Marne Développement, agence pour le développement économique du Conseil général de Seine-et-Marne Directeur de la publication Gérard Eude • Comité de rédaction François-Xavier Deflou, Dominique Marinov • Rédacteur en chef Patricia Montin • Journalistes Claire Judrin et Emmanuel de Lestrade • Réalisation agencebeaurepaire.com • Photos yannpiriou.com • Contact p.montin@smd77.com  • www.seine-et-marne-invest.com • Hôtel du Département 77010 Melun Cedex • Imprimeur L'Empreinte Graphique - Claye-Souilly • Imprimé sur du papier recyclé Igloo Silk • N° ISSN 1958-8372.

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

TRAJECTOIRES N°32  

TRAJECTOIRES N°32

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