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trajectoires Entreprendre

N°26

JUIN JUILLET août 2012

et réussir en Seine-et-Marne

Dossier Disneyland Paris Le conte est bon La Seine-et-Marne dans la dynamique de l’Île-de-France l’éco-construction en Seine-et-Marne

“Disneyland Paris est un point d'ancrage du Grand Paris à l'Est” —

Philippe Gas Président de Disneyland Paris


instantané Seine-et-Marne par Yann PIRIOU

La machine à imprimer 26 couleurs de l’ancienne usine de papiers peints Leroy transformée en espace culturel, à Saint-Fargeau-Ponthierry.

sommaire ACTUALITÉS

DOSSIER

trajectoires

JUIN-JUILLET-AOÛT 2012 — n°26 ENJEUX

success stories

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• La Seine-et-Marne dans la dynamique de l’Île de France ? • Première Assemblée Générale d’initiatives télécentres 77 • Inauguration du satellite S4 de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle • Salon de la mini-entreprise • L’éco-construction en Seineet-Marne • Écopôle de Sénart : c’est parti ! • Mission “Green City” • “Stimulez votre stratégie”

DISNEYLAND PARIS : LE CONTE EST BON

• Matière grise IUT SéNARTFONTAINEBLEAU la “mini-université” du sud-Seine-et-Marne •Quartier d’affaire Avec le Parc d’activités de Noëfort, Saint-Pathus affiche ses ambitions • à la carte La Réserve Biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais

• SRATI à Vaux-le-Pénil Marquer, découper, signaler • CIP à Pamfou De la chaudronnerie industrielle à l’industrie de pointe

• Disneyland paris : La belle aventure • Interview de Philippe Gas, Président de Disneyland Paris • Une riche idée pour l’économie locale • Val d’Europe fait la course en tête • Interview de Caroline Binet, Gérante de la SARL Richard Fleurs à Pomponne

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En couverture DISNEYLAND PARIS Retrouvez L'interview DU Président, Philippe Gas, en page 09

vos contacts : Patricia Montin p.montin@smd77.com

Isabelle Cabrol i.cabrol@smd77.com

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point de vue

Implanter des activités en lien avec toutes nos compétences Par Vincent Éblé, SÉNATEUR, Président du Conseil général de Seine-et-Marne et Gérard Eude, Président de Seine-et-Marne Développement

C

e vingt-sixième numéro de Trajectoires nous donne l’occasion de revenir sur le vingtième anniversaire de Disneyland Paris en Seine-et-Marne. Cette aventure emblématique est une des réussites phares du développement de notre territoire. Elle s’inscrit dans un partenariat public-privé à long terme qui fixe l’ambition de réaliser une ville de 60 000 habitants et 60 000 emplois à l’horizon 2035. Mais cet événement positif ne doit pas masquer les répercussions des crises internationales successives sur nos territoires.

La crise de 2008 a détruit plus de 12 000 emplois en Seine-etMarne. Le taux de chômage y a augmenté de 1,6 points pour atteindre en moyenne 7,4 %, ce qui situe le département à la troisième place de l’Île-de-France. La valeur de ce chiffre doit aussi être mise en perspective avec les fortes disparités qui existent sur le territoire départemental entre les secteurs “locomotives” et les zones fortement impactées par la désindustrialisation, comme la vallée du Loing par exemple. 16 000 emplois industriels ont été supprimés en Seine-etMarne entre 1999 et 2010. Cette crise industrielle s’inscrit pourtant dans un contexte seine-et-marnais très dynamique, puisque sur la même période et tous secteurs économiques confondus, ce sont plus de 40 000 emplois qui ont été créés en Seine-et-Marne. Le marché du travail francilien n’est pas épargné par le ralentissement de l’activité. Dans la région, au troisième trimestre 2011, l’emploi salarié a diminué de 0,2 %, soit une diminution de 6 500 postes. Cette légère baisse constitue un coup d’arrêt après six trimestres successifs de hausse. Dans ce contexte économique dégradé, une priorité doit être accordée aux réformes qui favoriseront la croissance des activités industrielles, notamment dans les PME et les PMI qui sont les entreprises les plus créatrices d’emploi. Ne laissons pas disparaitre le “savoir-faire” qui existe encore à tous les niveaux dans nos entreprises. La Stratégie Régionale pour le Développement Économique et de l’Innovation, dans laquelle nous nous inscrivons, prévoit d’accompagner les entreprises les plus “prometteuses” d’Île-de-France pour leur faire franchir le cap de la “conversion écologique”. Nous serons pour notre part très attentifs aux conséquences de cette politique pour notre territoire et pour ses entreprises. Nous sommes aujourd’hui confrontés au double phénomène de la mondialisation et de la métropolisation de l’Île-de-France. La mondialisation a pour conséquence de diminuer la part de nos emplois industriels. La métropolisation encourage la concentration des activités productrices de valeur au centre de la ville. Le dynamisme économique seine-et-marnais est entrainé par l’économie résidentielle qui accompagne la croissance régionale de la population. Le département ne peut cependant pas accueillir les seules activités supports de la métropole (logistique, activités médico-sociales, déchets…). Il doit trouver les opportunités d’implanter des activités liées aux compétences de sa population.

tableau de bord BILAN DE L’ACTIVITÉ “IMPLANTATION” DE SEINE-ET-MARNE DÉVELOPPEMENT au 20/05/2012

298 dossiers en cours 20 implantations 98 emplois maintenus ou créés Source : Seine-et-Marne Développement

Déjà plus de 2 000 membres Rejoignez la communauté BusinEst sur www.seine-et-marne-invest.com

Taux de chômage 77 Au 4e trimestre 2011

7,4

2010

7,3

(Estimations provisoires au 4e trimestre 2011)

Taux de chômage IDF Au 4e trimestre

2011

8,4

2010

8,3

(Estimations provisoires au 4e trimestre 2011)

Source : Insee, Taux de chômage localisés

3 sur 10 Dans un contexte économique dégradé, la priorité doit être donnée aux réformes qui favoriseront la croissance des activités industrielles.

Sur les dix entrepreneurs de l'économie sociale et solidaire lauréats du concours régional “CréaRîF Entreprendre autrement 2012”, trois sont seine-et-marnais : Buro'nomade, Businext Home et Le Relais citoyen. Pour en savoir + www.smd77.com

g.eude@smd77.com

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actualités

La Seine-et-Marne dans la dynamique de l’Île de France ?

En marge de son Assemblée Générale, Seine-et-Marne Développement a invité les acteurs économiques du territoire à mieux comprendre la Stratégie Régionale de Développement Économique et d’Innovation (SRDEI). Le 22 mai dernier, Seine-et-Marne Développement organisait son AG annuelle à l’espace culturel Les 26 couleurs, à SaintFargeau-Ponthierry. L’occasion pour Robert Lion, Président de l’Agence Régionale de Développement Paris Île-de-France, de faire un point sur la mise en place de la Stratégie Régionale de Développement Économique et d’Innovation (SRDEI). Robert Lion, qui fut pendant 15 ans à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations, a présenté sa vision autour de deux thèmes principaux : la conversion écologique de l’économie francilienne et la nécessaire intégration des “outils” de développement économique à la stratégie régionale. Dans ce cadre, il a également annoncé la création de la nouvelle plateforme “Paris Région Entreprises” mutualisant les services aux entreprises de quatre agences régionales : l’ARD (Agence Régionale de Développement), le CFI (Centre Francilien de l’Innovation) le “Lieu du Design” et “La Fonderie”. Face à cette présentation inscrite dans la perspective de la réforme territoriale qui entrera en vigueur en 2014, Vincent Éblé, sénateur, Président du Conseil général et son vice président, Gérard Eude, Président de Seine-et-Marne Développement, ont rappelé que le département souhaitait s’inscrire dans la dynamique économique francilienne, mais entendait aussi faire valoir ses spécificités, notamment à travers son projet de territoire. Du côté des entreprises, Jean-Robert Jacquemard (Président de la CCI) et Nicolas Aubé (Président de la jeune entreprise innovante Céleste) ont rappelé que les politiques de développement économique se devaient de soutenir les entreprises dans leur développement au plus proche des territoires.

Première Assemblée Générale d’ “Initiatives Télécentres 77” Première Assemblée Générale du réseau “Initiatives Télécentres 77” le 14 mai dernier. Une quinzaine de projets de télécentres sont déjà lancés. Les résultats de l’étude réalisée en 2011 sur le sujet du travail à distance ont incité Seine-et-Marne Développement et le Conseil général de Seine-et-Marne à impulser la création d’une structure-réseau capable de favoriser l’émergence d’une offre de télécentres interopérables. Après trois mois consacrés à la consultation des acteurs impliqués sur ce sujet innovant en France, communautés d’agglomérations et communes, grandes entreprises, PME et TPE, futurs gestionnaires et opérateurs… C’est désormais chose faite. “Initiatives Télécentres 77”, le réseau de télécentres et coworking en Seine-et-Marne, a tenu sa première Assemblée générale le 14 mai, dans les locaux du Conseil général. 79 personnes étaient présentes, une affluence qui témoigne du vif intérêt suscité par les enjeux du travail à

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distance. Un tour de table des projets en cours a permis de référencer 15 projets concrets de télécentres et coworking sur le territoire : 7 en zone urbaine, à Fontainebleau, Val d’Europe, Melun, Meaux, Sénart, Marne et Chantereine, Val Maubuée ; 5 en zone rurale, Pays de l’Ourcq, Brie des Morin, Trilport, Mouroux, Pays-de-Seine, et 3 projets de coworking, dans les pépinières Aéropôle et Sénart, et à l’IFIS (Institut Francilien d’Ingénierie des Services). Les 33 membres adhérents d’Initiatives Télécentres 77 vont désormais pouvoir mutualiser leurs efforts pour transformer d’ici à deux ans ces initiatives en véritables lieux de travail de proximité pour les résidents seine-et-marnais. La Seine-et-Marne est ainsi le premier département d’Île-de-France à avancer de façon aussi structurée sur la création d’un réseau de télécentres, une belle dynamique qu’elle espère étendre à l’échelle régionale. as.calais@smd77.com

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Inauguration du satellite S4 de l’aéroport ParisCharles de Gaulle Inauguré fin juin, le satellite S4 de Paris-Charles de Gaulle vient renforcer le terminal 2E.

d.rozenberg@smd77.com

© Patrick Loison – CG77

Salon de la mini-entreprise

8 lauréats distingués le 13 avril Le 3e salon de la mini-entreprise auquel ont participé des collégiens, des lycéens, des apprentis ou des étudiants a distingué 8 lauréats à travers 4 prix déclinés chacun en deux catégories : post-3e et collège. “T-Shop” (bijoux et accessoires) du Lycée Flora Tristan de Montereau et “Quik-Mini” (bloc notes) du Collège François Couperin de Fontainebleau ont ainsi reçu le Prix de la Présentation Orale. Le prix de l’originalité a été remis à “ L’Ardoise sur table” (pour un service de table en ardoise) du CFA Compagnons du Tour de France de Saint-Thibault des Vignes et à “Melun en cuisine” (pour son cd de recettes du monde) du Collège Frédéric Chopin de Melun. Le Prix coup de cœur du jury a distingué “Utecmatic” (pour ses cours d’informatique pour senior) du CFA Utec d’Emerainville et “Jeu des sets familles” (sets de table) du Collège Elsa Triolet du Mée-sur-Seine. Enfin, le Grand prix départemental de Seine-et-Marne a été décerné à “Innovart” (sac+bijoux-bonbons), du CFA Saint-Germain-Laval et à “Chargecolo” (chargeur de pile solaire) du Collège Gérard Philippe de Villeparisis. b.lechartier@smd77.com

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Le chantier du bâtiment “Descartes+”

L’éco-construction en Seine-et-Marne “Étude panorama des filières de l’éco-construction en Seine-et-Marne”. Une étude rendue en avril par les cabinets Sofred et TBC fait le point sur le secteur. Parmi les chantiers mis en place par la Seine-etMarne dans le cadre de son projet de territoire, figure en bonne place celui de devenir un “leader de l’éco-construction”. L’éco-construction, c’est la création, la restauration, la rénovation ou la réhabilitation d’un bâtiment en prenant en compte le respect de l’environnement dans tous ses aspects Cette mission, d’importance, a été confiée par le Conseil général à sa direction de l’Eau et de l’Environnement et à Seine-et-Marne Développement. Avant de se lancer dans des actions concrètes, les deux partenaires ont souhaité mettre en place une solide étude de terrain. Au terme d’un appel

d’offres, ce sont les cabinets de consultants Sofred et TBC qui ont été retenus. Le résultat : un rapport intitulé “étude panorama des filières de l’éco-construction en Seine-et-Marne”, rendu en avril dernier, qui s’articule en trois parties. Dans un premier temps, l’étude précise la définition de l’éco-construction et des filières qui constituent ce domaine. Dans un deuxième temps, elle livre une analyse de la maturité des filières, de leur potentiel et de leurs perspectives en Seine-et-Marne. Enfin, elle propose un plan d’action opérationnel, ainsi qu’une série de préconisations parmi lesquelles l’éco-rénovation des bâtiments du Conseil général de Seine-et-Marne, la diffusion d’un manuel sur l’éco-construction à destination des maîtres d’ouvrage privés et des constructeurs de maisons ou encore, le développement de formations adaptées à l’éco-construction.

écopôle de Sénart : c’est parti ! Après plus d’une année de mobilisation autour de l’Écopôle de Sénart, l’Epa Sénart commence à signer les premières promesses de vente. Depuis 2011, Seine-et-Marne Développement et l’Epa Sénart ont engagé une coopération en faveur du développement des éco-activités. À travers cette collaboration, ils s’intéressent notamment aux filières innovantes sur l’Écopôle de Sénart (70 hectares cessibles en priorité pour les éco-activités). Les deux partenaires ont fait réaliser une étude de positionnement stratégique qui a permis de dégager trois cibles : la performance énergétique (dans le cadre de l’éco-construction, en particulier), la production énergétique (avec notamment la biomasse et le solaire), et la mobilité et la gestion des flux. Des actions

© DEGW

Dédié aux vols long courrier et aux avions gros porteurs, le satellite S4 est un bâtiment de 100 000 m2 destiné à renforcer le terminal 2E, cœur du Hub d’Air France-KLM et de l’alliance Skyteam. Il permettra aux passagers de rejoindre par un métro automatique en moins de 3 minutes, le satellite S4 depuis le terminal 2E. Le S4 rendra donc les circuits de correspondance plus fluides tout en maximisant le nombre de transits en un minimum de temps. Cette salle d'embarquement s'aligne sur les meilleurs standards internationaux en termes de qualité de service aux passagers. 6 000 m2 sont d’ailleurs consacrés aux commerces et aux services. À terme, elle pourra accueillir 7,8 millions de passagers par an et jusqu'à 16 avions au contact en simultané. Avec cette construction, d’un coût d’environ 580 millions d’euros, Aéroports de Paris souhaite renforcer les performances de Paris-Charles de Gaulle sur le trafic international long courrier et renforcer sa position parmi les leaders européens du secteur.

concrètes ont été lancées et les premières promesses de vente signées fin décembre 2011. Avec le groupe Fulton d’une part, pour développer une opération de bureaux et de locaux d'activités (10 000 m² shon) ainsi qu’un pôle de services de 2 000 m². Avec la société Hélioprod méthanisation d’autre part, pour la réalisation d’une unité de méthanisation agricole. l.benko@smd77.com

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en bref…

actualités

Mission “Green City”

Les clés du succès

À l’occasion du salon Greenbuild de San-Fransisco en novembre prochain, Seine-et-Marne Développement s’associe à Ubifrance pour proposer aux entreprises seine-et-marnaises une mission d’approche du marché américain de l’éco-construction. Programmée en novembre prochain par Ubifrance, la Mission “Green City” est destinée aux entreprises qui souhaitent découvrir la thématique de la ville durable sur le marché nord-américain. Cette mission est organisée sur trois jours, à l’occasion du salon Greenbuild de San-Fransisco, le plus grand salon de la construction durable d’Amérique du Nord. Au programme des inscrits, la visite du salon, la participation aux conférences et à un workshop qui leur est dédié, mêlant entreprises françaises et américaines, destiné à promouvoir les différentes entreprises présentes, à comprendre les problématiques américaines et à se tenir informé des futurs grands projets américains en matière d’éco-construction. Ubifrance organisera de plus, pour chaque participant, une série de rendez-vous B to B avec des entreprises américaines. Une extension de deux jours à la découverte du secteur de la construction durable de Chicago est également proposée. Partenaire de l’action d’Ubifrance, Seine-et-Marne Développement propose pour les entreprises de Seine-et-Marne, un accompagnement financier et met en place une préparation en amont ainsi qu’un accompagnement et un suivi des prises de contact. Les inscriptions doivent se faire avant le 1er Août, auprès de Seine-et-Marne Développement. e.quillere@smd77.com

“Stimulez votre stratégie” Le 26 juin prochain, les entreprises ayant bénéficié d’un accompagnement dans le cadre de l’action “Stimulez votre stratégie” se réuniront une dernière fois. L’occasion de faire le bilan de cette première édition. “Phénoménal !” Lorsqu’il évoque le programme “Stimulez votre stratégie”, mené par Seine-et-Marne Développement, Philippe Tissot, président d’EIE Global ne tarit pas d’éloges : “sans cet accompagnement, je n’aurais pas été capable de faire évoluer ma société”. Comme neuf autres entreprises industrielles ou de service à l’industrie du département, sa société de communication événementielle a bénéficié d’une centaine d’heures de coaching individuel et de trois réunions collectives, destinées à l’accompagner, durant un an, dans l’élaboration de sa stratégie à court, moyen et long terme… “J’avais atteint une taille critique sur mon métier”, explique-t-il, “je savais que, pour faire progresser ma société, je devais changer mes méthodes, ma vision et mon comportement”. Parmi les cabinets d’accompagnement sélectionnés par Seine-et-Marne Développement, Philippe Tissot a choisi Action Coach, pour sa connaissance des marchés à l’international. Grâce à son aide “EIE Global dispose aujourd’hui d’une base solide, en termes d’organisation, de process et de management pour grandir”. Entre les mois de février et de juin, elle a d’ailleurs recruté neuf personnes, doublant ainsi ses effectifs. e.quillere@smd77.com

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Un directeur de pépinière publie une méthode d’aide à la prise de décisions stratégiques. Fort de dix années d’expérience dans le domaine de l’accompagnement à la création et au développement des entreprises, Thomas Guilmet, directeur de la pépinière de Sénart, a conçu “Petites entreprises : les clés du succès” en pensant aux dirigeants de TPE. Paru fin mars aux éditions Studyrama, son ouvrage leur dédie un ensemble d’outils d’analyse et d’aide à la prise de décision. Simple et facile d’accès, il accompagne les chefs d’entreprise dans leur auto-diagnostic puis dans la mise en place de solutions stratégiques. En complément, des outils informatiques sont mis à disposition du lecteur afin de lui fournir une solution complète et directement exploitable. Petites entreprises : les clés du succès, Thomas Guilmet, éditions Studyrama.

Nouvelles implantation d’entreprises 70 implantations d’entreprises comptabilisées pour les quatre premiers mois de l’année par l’Observatoire Immobilier des Entreprises (OBIE 77) Du 1er janvier au 30 avril 2012, l’OBIE 77, avec l’appui de son réseau de partenaires de l’immobilier, a recensé 70 implantations d’entreprises sur la Seine-et-Marne. Les transactions se répartissent ainsi : 51 % de bureaux, 34 % de locaux d’activités et 7 % d’entrepôts. La part de la location pour les bureaux est de 24 % tandis que pour les locaux d’activités, elle est de 50 %. Dans cette gamme d’actifs, en termes de surface, la plus importante transaction concerne l’achat par l’entreprise “Les armatures industrielles” (fabrication d'articles en fils métalliques, de chaînes et de ressorts) d’un bâtiment de 8 875 m² à Tournan-en-Brie (transaction réalisée par CBRE Agency). L’entreprise devrait s’y installer en août. Dans la catégorie des entrepôts, deux annonces d’implantation ont été faites à Marolles-sur-Seine pour des échéances en 2014 : l’entrepôt de FM Logistique devrait compter à terme 50 000 m² et celui de Beg Ingenierie pour le compte de Kuehne Nagel, 63 000 m².

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DOSSIER

Disneyland Paris :

Mickey fête cette année le 20e anniversaire de son installation à Marne-la-Vallée. Tout au long de ces années, il s'est montré généreux : la France et surtout la Seine-et-Marne ont largement profité de sa réussite touristique et économique. L’Est francilien a su s’appuyer sur cet atout de taille pour faire émerger un pôle urbain et un bassin économique de premier ordre.

© Disneyland Paris

© Architecte : Groupe ARCAS/Maurice Culot

Le conte est bon

En haut : Le Plazza, place d’Ariane – Val d’Europe. En bas : Le Parc Disneyland s'étend sur 51 hectares.

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© Disneyland Paris

DOSSIER

Disneyland Paris : La belle aventure 7 milliards investis pour 50 milliards de valeur ajoutée sur 20 ans et 55 000 créations d’emplois : Disneyland Paris est sans doute la plus belle réussite économique tricolore de ces 25 dernières années. Forts de ce succès, Disney et ses partenaires publics ont décidé de prolonger leurs aventures jusqu’en 2035.

D

ans quelques jours, une nouvelle boutique ouvrira ses portes à Disneyland Paris avec la création de près de 200 emplois à la clé. Le fait est presque passé inaperçu tant le géant américain a habitué la Seine-et-Marne et l’Île-de-France à ses largesses. À l’heure de fêter le 20e anniversaire de l’ouverture de son premier parc à Marne-la-Vallée, il peut légitimement se targuer d’un bilan exceptionnel dont il partage les fruits avec l’État et les collectivités territoriales qui l’ont accompagné sans faillir dès le début de l’aventure. Avec 250 millions de visiteurs et 50 milliards de valeurs ajoutée pour l’économie française – essentiellement en Seine-et-Marne et en Île-de-France – Mickey a bel et bien gagné son pari... et tous ses partenaires avec lui. D’une poignée de bourgades aux portes de la Brie, il a fait la première destination touristique européenne et une véritable agglomération qui se veut la locomotive économique de l’Est parisien. 15 000 emplois directs, 40 000 emplois indirects et induits, 5,33 milliards d’euros d’impôts et taxes acquittés sur 20 ans, 4 à 5 nouvelles implantations par semaine : tous les voyants sont au vert (voir les chiffres ci-contre). Dans une récente étude, l’Assemblée des Communes de France ne s’y est d’ailleurs pas trompée en plaçant le Val

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Le pôle hôtelier de Disneyland Paris propose plus de 8 000 chambres.

d’Europe au 1er rang des agglomérations françaises les plus dynamiques avec + 401,5 % d’établissements entre 2000 et 2010 et même + 481,3 % pour les seules PME ! 8 milliards d’investissements à venir “Et ce n’est qu’un début”, promet Christophe Giral, le directeur immobilier d’Euro Disney Associés S.C.A. “L’avenant à la convention de 1987 signée par toutes les parties prenantes (1) en septembre 2010 prolonge les engagements des uns et des autres de 2017 à 2030”. Avec, dans la corbeille 250 hectares supplémentaires qui s’ajoutent aux 1943 hectares définis par la Convention. Cet accord gagnant / gagnant pérennise une vision partagée et un modèle de développement harmonieux qui n’a pas fini d’enchanter Val d’Europe. “Si on conserve le ratio des vingt premières années, ce sont 8 milliards d’euros qui pourront être investis dans les 25 ans à venir. Ils s’ajoutent aux 7 milliards déjà injectés depuis 1987. L’avenant de 2010 ouvre la possibilité de doubler la capacité des parcs d’attraction, tripler les capacités hôtelières du site et étendre nos activités de convention et de congrès.” Sans oublier l’ouverture au printemps 2016 des “Villages Nature” en partenariat avec Pierre & Vacances (voir page 10). Les objectifs sont ambitieux, comme le développement du centre commercial (déjà 23 millions de visiteurs annuels) et du Disney Village ; 30 boutiques d’usine ouvriront leurs portes avant la fin de l’année dans la Vallée Village qui en compte déjà une centaine. “Au total, résume Christophe Giral, le Val d’Europe, qui devait atteindre les 40 000 habitants et les 40 000 emplois en 2017, s’est fixé des objectifs beaucoup plus ambitieux avec 60 000 habitants et emplois à l’horizon 2030.”

Un bilan fantastique Avec 15,6 millions de visiteurs en 2011, Disneyland Paris continue de faire la course en tête et d’affoler les compteurs, totalisant à lui seul plus de visiteurs que le musée du Louvre (8,4) et la Tour Eiffel (6,6) réunis. Il représente à la fois le 1er pôle touristique européen et le site payant le plus visité de France. En 20 ans, 250 millions de personnes se sont pressées à Marne-laVallée (58 % d’étrangers, dont 27 % de Britanniques, 14 % de Hollandais et 13 % d’Allemands) dépensant 59 milliards d’euros, dont 37 milliards pour ces seuls étrangers qui, pour 41 % d’entre eux, viennent en France dans le seul but de visiter les parcs. Ces derniers génèrent directement et indirectement 6,2 % du total des recettes en devises du tourisme français depuis 20 ans. Pour faire face à cet afflux, Disneyland Paris a construit de toutes pièces le 5e pôle hôtelier de France derrière Paris, Lourdes, Nice et Lyon avec 8 000 unités d’hébergement dont plus de 7 000 chambres d’hôtels, soit près de la moitié de la capacité hôtelière de la Seine-et-Marne et plus des 2/3 de ses nuitées. Et ce n’est pas fini : les investissements annoncés devraient lui permettre de monter rapidement sur le podium. À elle seule, l’activité “Affaires” des hôtels Disney (1 000 événements par an) a représenté 287 000 nuitées en 2010. Le tourisme présente un avantage de taille : il est… non délocalisable. Tant mieux pour la Seine-et-Marne, puisque Disney édite chaque mois quelque 15 000 bulletins de salaires (pour 75 % de Français et 16 % de ressortissants des autres pays de l’U.E.). Les emplois sont pérennes (plus de 85 % de CDI) et paritaires (51,7 % d’hommes et 48,3 % de femmes – âge moyen 34 ans et 7 ans d’ancienneté). S’y ajoutent 40 000 emplois indirects et induits. Chaque emploi à Disneyland Paris s’est donc traduit par près de 3 emplois ailleurs en France. (1) The Walt Disney Company, l’État, la Région Île-de-France, le Département de Seine-etMarne, Epamarne et la RATP.

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©Architecte : DTACC

interview

Philippe Gas Président de Disneyland Paris

Disneyland Paris a-t-il justifié les espoirs placés en lui ? P. G. : En partenariat avec les pouvoirs publics, Disneyland Paris a entamé le défi de rééquilibrer vers l’Est le poids économique de l’Île-de-France. Cette collaboration fructueuse est un modèle de développement vertueux : sur 20 ans, 1 € investi par l’État aura généré 10 € d’investissement par le secteur privé, totalisant 7 milliards d’euros investis. C’est un grand projet d’aménagement du territoire sur le long terme. La destination est un véritable point d’ancrage du Grand Paris à l’Est, notamment grâce à un nœud d’infrastructures exceptionnel et à l’émergence du pôle urbain de Val d’Europe.

“Nous nous réjouissons d’avoir créé des milliers d’emplois et contribué de manière significative au développement économique de la région.” Le partenariat avec la Seine-et-Marne a-t-il favorisé ce succès ? P. G. : L'Accord de coopération signé en 2005 avec le département a permis de développer des actions sur 3 principaux volets. D’abord l'emploi et la formation, avec un accent mis dès le départ sur l'insertion professionnelle en collaboration avec Initiatives 77. Ensuite le tourisme, avec la multiplication des synergies (Kiosque du tourisme à l'entrée des Parcs Disney…). Enfin, le développement économique avec la coopération existant avec Seine-et-Marne Développement sur le projet urbain de Val d'Europe. Quels sont vos projets à court et moyen termes ? P. G. : Vingt ans à notre échelle est juste le début de l’aventure et nous allons continuer à développer la destination touristique comme Val d’Europe. Les parcs à thèmes vont continuer à s’enrichir, nous regardons avec attention la capacité hôtelière. Sur le plan du développement économique, Val d’Europe, une alternative à Paris pour les entreprises européennes, a de l’avenir devant lui ! trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

Le Bellini – 23 000 m² de bureaux au pied du RER A

Une riche idée pour l’économie locale En première ligne sur un marché de proximité, les entreprises seine-et-marnaises captent 16,4 % des achats de Disneyland Paris pour plus de 80 millions d’euros annuels. On comprend aisément pourquoi 4 à 5 établissements s’installent chaque semaine à Val d’Europe !

M

erci Disney. La création de ses parcs d’attraction est une bénédiction pour nombre d’entreprises seineet-marnaises et franciliennes qui fournissent à Disneyland Paris une bonne part des fournitures et services dont ils ont besoin pour fonctionner 365 jours par an. À elles seules, elles se sont partagées depuis 20 ans plus de 60 % des 10 milliards d’euros d’achats directs générés depuis l’ouverture du premier parc en 1992. Leur meilleur atout est leur proximité, indispensable dans un secteur d’activité qui exige disponibilité et flexibilité. Témoin, Magic Rambo (Groupe Elis), un des poids lourds de la blanchisserie industrielle française, qui traite pour Disney 9 000 tonnes de linge hôtelier et 2 millions de vêtements et uniformes par an. Un marché conséquent qui occupe 250 salariés et représente 50 % du chiffre d’affaires du site de Meaux. Plus modeste, mais tout aussi heureuse de compter parmi les fournisseurs de Disney, la société BV Promo. Spécialisée dans la communication par l’objet, elle a dû persévérer une petite dizaine d’années et multiplier les offres de service avant d’être retenue. “La première commande portait sur des Pin’s, se souviennent Jacques Vieuloup et Laurent Bourassseau, ses deux associés”. Ont suivi des centaines de milliers d’écharpes, de stylos, de lampes, de gourdes et autres sacoches logotypées Disneyland Paris. Le compte est modeste – pas plus de 3 % du CA (9 M€) – mais précieux pour la société qui apprécie une relation commerciale jugée respectueuse. “Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Disney ne pressurise pas ses fournisseurs. Quand les acheteurs veulent de la qualité, ils savent y mettre le prix. Par contre, ils sont très exigeants sur l’origine de nos produits. Ils veulent savoir avec quelles usines nous travaillons et ils valident nos choix. Si un fournisseur

ne respecte pas les normes environnementales ou s’affranchit de ses responsabilités sociétales, ils peuvent le récuser.” La discrétion est une autre des qualités requises. Une confidentialité qui vaut aussi pour les commandes. “C’est logique. Dans le secteur des parcs d’attraction, la concurrence est vive et la surprise doit rester totale”, observe André Paradis, le créateur de Paradis Expansion qui fournit des sculptures et des décorations depuis l’ouverture de Disneyland Paris.

Un enchantement pour la Seine-et-Marne La Seine-et-Marne est très directement bénéficiaire des excellents résultats de la saga Disney à laquelle elle a d’ailleurs contribué à hauteur de 112 M€. Premier effet positif : son désenclavement. 666 M€ ont été investis par les différents partenaires publics dans des interconnections TGV, le déploiement du RER ou des échangeurs autoroutiers. Le retour sur investissements (avec un coefficient multiplicateur global de 10,5) lui a également bien profité. 16 milliards d’euros de valeur ajoutée ont été générés dans le département. En 2011, les visiteurs ont dépensé 1,57 milliard d’euros en Seine-etMarne, à 75 % à Disneyland Paris et à 25 % sur le reste du territoire. S’y ajoutent les achats de Disney (en moyenne 505 M€ par an, dépensés pour 16 % en Seine-et-Marne) et, surtout, les recettes fiscales hors TVA (4,5 milliards d’euros perçus intégralement par l’État), soit 883 M€ entre 1992 et 2011, notamment répartis entre le département (23 %), le SAN du Val d’Europe (37 %) et les communes (18 %). Ces chiffres, fournis par Disney, ne tiennent pas compte des contributions acquittées par ses fournisseurs et sous-traitants, les entreprises nouvellement implantées et les résidents du Val d’Europe.

trajectoires juin-juillet-août 2012 — 09


interview

DOSSIER

Val d’Europe fait la course en tête Classé au 1er rang des agglomérations françaises les plus dynamiques par l’Assemblée des Communes de France, le Val d’Europe est devenu en vingt ans un pôle urbain de référence, qui dynamise tout l’Est parisien.

A

près une première décennie entièrement consacrée à la création de la destination touristique (1989-1997, 3,9 milliards d’investissements), la deuxième phase du développement (1997-2006, 1,6 milliard d’euros) a engagé les grandes manœuvres de construction du pôle urbain du Val d’Europe. Dans l’esprit de Disney, de l’État et des collectivités territoriales, l’ouverture des parcs d’attraction allait de pair avec l’accueil massif de nouveaux habitants dans une nouvelle ville dotée de toutes les infrastructures nécessaires. Objectif pleinement atteint puisque la population a plus que quintuplé en l’espace de 25 ans et que l’avenant à la Convention de 1987, signé en 2010, prévoit de la multiplier encore par 2 d’ici 2035. Le Val d’Europe comptera alors 60 000 habitants. Une telle croissance se traduit par des chantiers multiples et simultanés. Les 6 000 logements prévus en 2017 étaient déjà réalisés en 2010 et le rythme, depuis, ne faiblit pas. “Il est prévu de construire 500 logements par an jusqu’en 2035”, détaille Christophe Giral, le directeur immobilier d’Euro Disney Associés S.C.A. L’immobilier d’entreprise se développe au même rythme pour accueillir dans les meilleures conditions les cinq entreprises qui s’installent chaque semaine au Val d’Europe. À l’intention des plus jeunes, une pépinière d’entreprises de 1 800 m² ouvrira à la rentrée prochaine, offrant 27 bureaux et 7 ateliers. 800 000 m² à bâtir d’ici 2035 115 000 m² de bureaux et de locaux d’activités sont déjà sortis de terre dans le centre ville (55 000 m²) et dans le Parc d’entreprises Paris Val d’Europe (60 000 m²) pour un total de 5 000 emplois (hors Disneyland). Trois programmes

©Tibo.org

Val d'Europe

10 — trajectoires juin-juillet-août 2012

Caroline Binet

dans le centre urbain (40 000 m²) et 96 000 m² dans le parc d’entreprises sont en cours de réalisation ou d’élaboration. “D’ici 2035, nous prévoyons 800 000 m² supplémentaires” annonce Christophe Giral. Rarement en France une ville aura connu un tel développement, y compris au niveau des équipements et services. Le Lycée International Émilie de Châtelet a accueilli ses premiers élèves en 2010. Quant au pôle universitaire, qui compte déjà plus de 1 500 étudiants, il devrait bientôt bénéficier de ses propres locaux et proposer de nouvelles formations en tourisme – en lien avec le CLUSTER dédié au même thème – et en 1ère année de médecine. L’ouverture en fin d’année du nouvel hôpital du Val d’Europe à Jossigny, à 10 minutes à pied de la gare RER et du centre-ville, n’y est certainement pas étrangère. À terme, le campus espère atteindre la barre des 10 000 étudiants.

Bientôt Villages Nature Avis aux investisseurs : la commercialisation immobilière du projet Villages Nature, porté conjointement par Euro Disney et Pierre & Vacances Centers Parcs, devrait démarrer avant la fin de l’année. Les particuliers pourront ainsi acquérir les 1 730 résidences de tourisme (30 % d’appartements et 70 % de cottages) avec garantie de location pendant une période de 9 ans minimum. Quant aux investisseurs institutionnels (des établissements financiers pour la plupart), ils se verront proposer les équipements collectifs de loisirs qui, à coup sûr, feront le succès de cette destination éco-touristique. À travers ce partenariat, Euro Disney entend donc miser sur le tourisme vert de demain. Et comme à son habitude, il ne fait pas les choses à moitié. En première phase, 700 M€, financés essentiellement par le produit des ventes immobilières aux individuels et aux institutionnels, permettront d’aménager 180 ha entièrement dédiés à la reconnexion avec la nature. Sont notamment prévus, outre les hébergements répartis sur deux villages lacustres et un village forestier, un parc aquatique couvert de 9 000 m2 et son lagon géothermique extérieur de 2 500 m², deux lacs d’agrément de 15 ha, quatre Jardins extraordinaires évoquant l’eau, la terre, l’air et le feu, une ferme interactive, ou encore l’Île de l’Aventure déclinant des activités ludiques et sportives. La moitié des hébergements (857) et la majorité des équipements devraient être livrés au printemps 2016, le solde un an plus tard. Villages Nature sera ouvert 365 jours par an, entraînant la création de 4 800 emplois directs, indirects et induits. Par la suite, le développement d’une 2e phase portant sur 600 à 900 hébergements supplémentaires pourrait être lancée.

Gérante de la SARL Richard Fleurs à Pomponne

Que représente Disneyland Paris pour votre entreprise ? C. B. : D’abord un défi. Quand je suis arrivée en 1991, c’était avec la ferme intention de faire de Richard Fleurs un fournisseur du premier parc. Le dirigeant de l’époque m’a laissé négocier et j’ai réussi, ce qui a entraîné l’embauche de trois personnes. Cela a été déterminant, par la suite, dans ma décision de reprendre l’entreprise. Aujourd’hui, Disney est notre principal client avec au minimum trois commandes par jour dans les hôtels. Il représente environ 5 % de notre C.A. (1,8 M€ en 2011).

“Nous fournissons Disneyland Paris depuis son ouverture en 1992. Le savoir-faire mis en œuvre et le volume de marchandises nous permettent d’élargir régulièrement notre clientèle.” Le business a-t-il augmenté avec les années ? C. B. : Malheureusement pas. Les premières années, le parc comptait pour 20 % de notre activité. Mais Disney s’est doté de ses propres fleuristes depuis lors. Il demeure en revanche une formidable carte de visite. Fournir Disney pendant 20 ans est un gage de sérieux et de réactivité qui nous a permis, indirectement, d’élargir notre clientèle. Grâce au volume traité avec lui, nous pouvons proposer à nos autres clients un très grand choix de fleurs. Disneyland est-il un client exigeant ? C. B. : Très logiquement, il exige

des prix serrés et une disponibilité de tous les instants. Je me souviens par exemple d’une corbeille de 300 roses saumon pour la chambre d’hôtel d’Elton John. Il fallait la porter à deux !

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne


enjeux matière grise

Dans IUT, il y a le T IUT SéNARTde Technologie mais FONTAINEBLEAU il ne faut pas oublier la “mini-université” le U de Université. du sud-Seine-etMarne Antoine Meter, Directeur de l'IUT Sénart-Fontainebleau

L’IUT Sénart-Fontainebleau est l’une des implantations de l’UPEC (Université Paris-Est Créteil) en Seine-etMarne. Un IUT est comme une mini-université : il offre des formations dans des secteurs divers et parfois très éloignés pour mieux répondre au plus près aux attentes des étudiants et des entreprises.

G

estion, informatique, maintenance, génie électrique, carrières sociales… À première lecture, l’extrême diversité des formations offertes par l’IUT SénartFontainebleau peut déconcerter. “Notre IUT n’est en rien monolithique”, confirme Antoine Meter qui dirige l’Institut depuis septembre 2008. “C’est même ce qui nous caractérise”. Ce profil singulier est directement lié à l’histoire de l’établissement. “L’IUT s’est implanté sur un territoire jeune”, retrace-t-il. En 1988, un premier site est inauguré à Sénart, espace alors encore en construction où tout ou presque est à construire en matière de formation supérieure. “Les besoins locaux étaient tellement nombreux, tellement variés que nous ne pouvions pas axer les formations sur une seule discipline”. Une offre de formations pluridisciplinaire Le département Technique de Commercialisation est le premier à voir le jour. Naissent ensuite les départements Génie Industriel et Maintenance, Gestion des Entreprises et des Administrations, Génie Electrique et Informatique industrielle et, enfin, le département Carrières Sociales. L’IUT se développe, s’agrandit, à tel point qu’en 1992, un second site est ouvert, à Fontainebleau. “Les jeunes Seine-et-Marnais doivent avoir le choix, quel que soit leur lieu d’habitation”, affirme Antoine Meter. “Cette double implantation nous permet de couvrir à la fois le bassin sénartais et le bassin bellifontain”. Des formations professionnalisantes Aujourd’hui, ce sont près de 2 500 étudiants qui suivent les formations de l’IUT, préparant l’un de ses 6 DUT ou l’une de ses 21 licences professionnelles. “L’objectif, c’est que nos jeunes aient une formation correspondant à un réel besoin – et ainsi trouvent un emploi”, rappelle son directeur. Créées en 2000, les licences professionnelles ont d’ailleurs été construites en partenariat étroit avec les professionnels des différents secteurs concernés. Et si l’IUT SénartFontainebleau est plébiscité par les jeunes bacheliers, il l’est également par les salariés : l’établissement accueille de nombreux adultes en reprise d’études, dans le cadre d’une Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), d’un Droit Individuel à la Formation (DIF) ou d’un Congé Individuel de Formation (CIF).

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

L’Observatoire Universitaire International Éducation et Prévention (OUIEP) Cet observatoire universitaire étudie la prévention des conduites délinquantes et violentes ainsi que des différents types de maltraitance au sein des populations d’âge scolaire. Son approche pluridisciplinaire (sciences de l’éducation, sociologie…) explore le champ de l’école, de l’intervention sociale, de la protection de l’enfance, de la santé et de la sécurité. Créé en septembre 2011 au sein de l’UPEC, l’OUIEP compte parmi ses 5 membres fondateurs, 3 enseignants chercheurs à l’IUT SénartFontainebleau. Il a donc vocation à développer son action en Seine-et-Marne.

Un pôle de recherche performant “Cette vocation professionnalisante de l’enseignement, ne doit pas laisser penser que nous sommes coupés de la recherche, loin de là”, met en garde Antoine Meter. “ Dans IUT, il y a bien le T de Technologie mais il ne faut pas oublier le U de Université. Nos enseignants-chercheurs sont tous adossés à des laboratoires de recherche de l’UPEC (Université Paris-Est Créteil)”. Quatre équipes de recherche autonomes ont même été créées directement sur les deux sites de l’institut : la première en informatique, la deuxième en thermique, la troisième en intelligence artificielle et la dernière en sciences sociales et sciences de l’éducation. En novembre dernier, l’IUT Sénart-Fontainebleau accueillait d’ailleurs 450 chercheurs à travers deux congrès internationaux sur le thème de l’intelligence artificielle et des technologies de la communication et de l’information. Une assise internationale Cette reconnaissance au-delà de nos frontières devrait encore croître dans les années à venir puisque l’établissement lance un programme international : dès la rentrée prochaine et pour un semestre, l’établissement accueillera une quinzaine d’étudiants venus d’Islande, d’Angleterre, de Turquie, d’Italie ou encore d’Espagne... et il participe à l’opération “Sciences Sans Frontières” en accueillant en Licence Professionnelle “Chargé d’affaires en Contrôle du Bâtiment” deux étudiants brésiliens.

trajectoires juin-juillet-août 2012 — 11


enjeux

Quartier d’affaires

Avec le Parc d’activités de Noëfort, Saint-Pathus affiche ses ambitions

Initialement destinée à l’implantation d’activités logistiques, notamment en raison de sa proximité avec Roissy, la nouvelle zone d’activité économique de Saint-Pathus se veut aujourd’hui généraliste. Son atout n°1 : l’espace, devenu rare en première et seconde couronnes franciliennes.

L

’ouverture d’un supermarché Colruyt en 2013 donnera le véritable coup d’envoi pour le parc d’activités de Noëfort à Saint-Pathus, situé le long de la RN 330 dans le prolongement d’une zone artisanale déjà existante. Le Maire de la commune, Jean-Benoît Pinturier, ne cache pas sa satisfaction de voir se concrétiser un programme dont la commercialisation, en 2009, avait hélas coïncidé avec les débuts de la crise économique et financière internationale. “Les investisseurs avaient alors fait preuve de la plus grande prudence et les activités logistiques que nous espérions attirer sur plus de 450 000 m² se sont fait attendre”. Au bout du compte, c’est donc la parcelle d’activités commerciales et de services (3 ha) qui se concrétisera la première. Outre les 1 000 m² de l’enseigne belge bien connue dans le Nord de la France, une galerie commerciale (1 200 m²), une station service, une laverie auto et un pôle médical vont progressivement sortir de terre. Des moyennes surfaces dédiées au bricolage et au jardinage

Plus de 40 ha sont immédiatement disponibles en lots sur-mesure, de 6 000  m2 à la location jusqu’à 170 000 m2 à la vente. Philippe Renard, Président de la SCI de Saint-Pathus

sont également espérées. “C’est un début, se réjouit le Maire d’une commune qui, en 40 ans, est passée de 400 à plus de 6 000 habitants. Un tel développement nécessite des équipements et des services à la population très coûteux pour la collectivité. Il exige aussi d’offrir des emplois à nos jeunes. Pour toutes ces raisons l’implantation de nouvelles entreprises est une absolue nécessité”. D’où la décision, adoptée par Saint-Pathus et sa Communauté de communes – le Pays de la Goële et du Multien – de se doter de trois zones d’activités. Celle de Moussy-le-Neuf affichant déjà complet, celles de Saint-Pathus et de Saint-Mard prennent désormais le relais. “Nous ne manquons pas d’atouts”, fait observer Philippe Renard, le président de la SCI de Saint-Pathus que son groupe (Van Maercke Immobilier) a créé en association avec Prologis. “Ici, l’espace est généreux, bien desservi par les autoroutes A1 et A4. Nous bénéficions aussi de la proximité immédiate de l’aéroport de Roissy. Après avoir déblayé plus d’un million de m3 de terre et fait procéder à tous les travaux de voirie et de raccordements aux réseaux, nous sommes donc fins prêts à accueillir des entreprises”. Van Maercke Immobilier, comme Prologis, un des principaux propriétaires et fournisseurs de plateformes logistiques en France avec plus de 2,3 millions de m² situés sur les principaux axes stratégiques, est à l’écoute de toutes les demandes. Plusieurs contacts ont déjà été établis, notamment via Seine-et-Marne Développement, l’agence économique du Conseil général. “Nos terrains sont divisibles de 1 à 17 ha, à la vente comme à la location, détaille Philippe Renard. Pour gagner du temps, nous avons pris les devants en déposant des permis de construire pour deux bâtiments de 40 000 et 20 000 m2 dédiés à la production et/ou à la logistique par cellules de 6 000 m2. Ainsi, une entreprise intéressée pourrait être dans ses murs en 6 à 8 mois”. Pour d’autres projets plus personnalisés, il faut plutôt compter 12 à 18 mois de délais. Jean-Benoît Pinturier, le Maire de Saint-Pathus, veut bien patienter encore un peu : il mise sur la création de 300 à 500 emplois !

En chiffres… •5  5 ha de superficie totale dont 7 rétrocédés à la ville pour la création d’un parc urbain •3  parcelles de 17, 15 et 9 ha dédiées aux activités industrielles, artisanales et logistiques •6  0 € le m2 à la vente (terrain) •4  0 à 55 € /m² hors charges et par an à la location (locaux) •6  à 8 mois de délais pour une implantation dans les deux bâtiments logistiques (40 000 et 20 000 m2) dont les PC ont déjà été déposés • 1 parcelle de 3 ha réservée aux activités commerciales et de services • À 15 minutes de l’aéroport de Paris CDG • À 15 km de Meaux • À 45 km de Paris • À 3 km de la gare du Plessis Belleville (TER direct pour la Gare du Nord)

… Et en dates 2004

Création de la SCI de SaintPathus détenue à parts égales par Prologis et Van Maercke Immobilier 2005

Fouilles archéologiques 2006-2007

Travaux de viabilisation 2009

Lancement de la commercialisation 2013

Premières implantations commerciales

12 — trajectoires juin-juillet-août 2012


ESSONNE MELUN Dammarie-les-Lys

SEINE -ET- MARNE 2

Millyla forêt

1

5

3

1

Moret-sur-Loing 2

LOIRET Foljuif 4

Souppes-sur-Loing

PROGRAMME SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL DE L’UNESCO “MAN AND BIOSPHERE” RECHERCHE ET FORMATIONS

REPRÉSENTATIONS DE L’UNESCO

1

INSEAD à Fontainebleau

1

Forêts et milieux semi-naturels

2

Château de Fontainebleau : Patrimoine mondial de l’humanité classé par l’UNESCO

Station de biologie végétale et d’écologie forestière (université Paris 7 Denis Diderot) à Fontainebleau

2

Ville de Moret-sur-Loing : en cours de classement du label “Eau et Lumière”, route des peintres en Europe par l’UNESCO

Territoires artificialisés

3

Mines Paris Tech à Fontainebleau

4

Station biologique de Foljuif (École normale supérieure)

5

Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles à Milly-la-Forêt

Centre d’écotourisme à Franchard (Fontainebleau)

Territoires agricoles

Zones humides et surfaces en eau

EQUIMETH : projet de construction d’une installation de méthanisation de fumier de cheval

À la Carte

La Réserve Biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais L’UNESCO a renouvelé en 2010 le label de la Réserve de Fontainebleau et du Gâtinais qui poursuit sa participation au programme scientifique international “Man and Biosphere”. À cheval sur l’Essonne et la Seine-et-Marne, et incluant la totalité du Parc naturel régional du Gâtinais français, les 150 544 ha de la Réserve de Biosphère ont été retenus en raison de la richesse de leur patrimoine naturel et culturel. Le massif forestier de Fontainebleau constitue son principal joyau. La proximité de la mégapole, à 60 km, et la pression urbaine qui en découle rendent ce territoire comptant 126 communes et 270 000 habitants, particulièrement stratégique en termes de développement durable. Trois objectifs ont été assignés par l’Unesco : conserver les diversités naturelle et culturelle, encourager un développement économique et humain durable et améliorer les connaissances sur les interactions entre l’homme

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

et la biosphère. Un Conseil scientifique et un Conseil éducation et citoyenneté accompagnent l’association garante de ces objectifs. Tous deux facilitent notamment les programmes de recherche pouvant être montés avec l’INSEAD, Mines Paris Tech et la Station de biologie végétale et d’écologie forestière (université Paris 7) à Fontainebleau, la Station biologique de Foljuif à Saint-Pierre-les-Nemours ou le Conservatoire national des plantes de Milly-laForêt. Dans ce cadre, par exemple la société Naskeo Environnement engagera en 2013 la construction d’une installation de méthanisation de fumier de cheval destinée à alimenter le réseau de Gaz de France. En savoir + coordination@biosphere-fontainebleau-gatinais.fr, Tél. 01 60 70 35 84.

trajectoires juin-juillet-août 2012 — 13


success stories

SRATI à Vaux-le-Pénil :

marquer, découper, signaler Installé à Vaux-le-Pénil, SRATI est spécialisée dans le marquage à chaud et la découpe de gaine thermorétractable. Crise oblige, elle fait depuis quelques années le pari de la diversification et s’est notamment lancée avec succès dans la signalétique de bâtiment.

“  M

on beau-père veut prendre sa retraite, je suis sûr que vous pourriez faire quelque chose de formidable avec son entreprise.” Jean Cazalet a 27 ans lorsque son patron l’encourage ainsi à prendre son envol. Le jeune homme, métreur dans le bâtiment, désire s’installer à son compte mais envisage d’abord avec circonspection la reprise de SRATI, spécialiste du marquage à chaud sur plastique. “L’industrie, ce n’était pas mon métier”, explique-t-il. Mais il finit par se laisser convaincre. “Les premières années ont été difficiles”, se souvient-il, 28 ans plus tard. “J’ai pris en charge toute la partie commerciale, 70 000 kilomètres par an pour aller visiter les clients partout en France et développer l’activité. C’était très intense, un challenge permanent”. SRATI fabrique alors des machines pour le marquage à chaud et la coupe de gaine. Elle les vend à des câbleurs qui ont des clients tels

Jean Cazalet (à droite) Président de Srati et son fils Paul

SRATI c’est quoi • Surface couverte de 1 000 m2 • 1,5 millions d’euros de CA (+ 850 k€ pour Guilbert ) • 15 salariés (dont les 5 salariés de Guilbert) • 3 commerciaux

Les dates 1969

Création de SRATI 1985

Reprise de SRATI par Jean Cazalet 2004

Acquisition des ateliers Gioux Adret

Pour diriger une entreprise et continuer à progresser, il est indispensable de se réinventer, de trouver sans cesse de nouveaux débouchés, de nouveaux clients. Jean Cazalet, président de SRATI

14 — trajectoires juin-juillet-août 2012

2007

Acquisition de l’entreprise Guilbert et arrivée de Paul Cazalet 2010

SRATI et Guilbert réunies physiquement dans les mêmes locaux

qu’Alsthom, Renault ou Thomson. Jean Cazalet décide de faire évoluer l’activité de l’entreprise en lui ajoutant de nouveaux domaines de compétences. Plutôt que de produire des machines de marquage et de découpe, SRATI fera désormais elle-même de la découpe et du marquage de gaine, ainsi que des étiquettes gravées. “Pour diriger une entreprise et continuer à progresser, il est indispensable de se réinventer, de trouver sans cesse de nouveaux débouchés, de nouveaux clients”, livre Jean Cazalet. C’est pour cette même raison qu’en 2004, il acquiert les ateliers Gioux Adret qui découpent des joints et des rondelles en plastique et caoutchouc. “Un métier proche qui présentait des passerelles évidentes avec notre activité.” En 2007, ce sera au tour de l’entreprise Guilbert, spécialiste de la signalétique bâtiment, installée à Dammarie-lès-Lys. “D’abord une façon de revenir à mon premier métier...”, explique l’ancien métreur, “mais surtout la possibilité de nous maintenir à flot malgré la violence de la crise et les dépôts de bilan de certains de nos clients”. À cette occasion, le président de SRATI convie à ses côtés son fils Paul. C’est ce dernier qui préconise de gros investissements, à hauteur de 200 000 euros, pour l’achat de deux machines. Un pari réussi puisque Guilbert décroche bientôt un chantier exceptionnel : la signalétique de l’hôpital Sud Francilien (le plus grand hôpital de France), soit plus de 3 500 panneaux extérieurs et intérieurs pour un montant de 250 000 euros. De quoi lui amener une belle réputation et l’obtention, dans la foulée, de deux autres chantiers prestigieux : la signalétique du nouveau bâtiment de l’hôpital Sainte-Anne et celle de la Cité du Cinéma à Saint-Denis. De quoi surtout, envisager sereinement l’avenir de SRATI même si, Jean Cazalet l’affirme : “il faut savoir rester prudent et vigilant plus que jamais”.

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CIP à Pamfou

de la chaudronnerie industrielle à l’industrie de pointe Spécialisée depuis 1991, date de sa création, dans les pièces de chaudronneries lourdes et la mécanosoudure, la Chaudronnerie Industrielle de Pamfou (CIP) a du adapter son outil de travail pour retrouver sa compétitivité. Depuis son rachat par le Groupe France Hydraulique, elle multiplie les succès.

 “L

e dernier exemple en date ? Le zoo de Vincennes”. Philippe Novier, directeur général de la Chaudronnerie Industrielle de Pamfou précise : “un système de porte à ouverture hydraulique pour amener les rhinocéros jusqu’aux vétérinaires, en douceur”. Un exotisme bien éloigné de la fabrication de stérilisateurs pour les grosses conserveries, la vocation première de cette entreprise fondée en 1991. “À l’origine, CIP c’était de la chaudronnerie industrielle pure”, explique Philippe Novier, “du gros assemblage, des grosses soudures et des gros ensembles chaudronnés...”.

CIP c’est quoi • 2,5 millions d’euros de CA • 16 salariés • 3 bâtiments pour une superficie globale de 3 500 m² sur 13 000 m² de terrains • 1 atelier d’oxycoupage • 1 cabine de peinture • 1 parc machines important dédié aux fortes épaisseurs

Nous proposons une prestation complète à nos clients, depuis la conception de machines spéciales jusqu’à leur réalisation. Philippe Novier, directeur général de la CIP

Quelques dates 1991

Création de CIP 2007

Rachat par le groupe France Hydraulique 2009

Mise en place d’un bureau d’étude modernisé et virage stratégique 2012-2013

Retour à la croissance Fin 2012

Lancement du projet REPTILES

En 2007, CIP est rachetée par Le Groupe France Hydraulique. Ce groupe, basé à La Rochelle maîtrise l’hydraulique et l’électronique depuis plus de 20 ans. Il intervient dans la fourniture et remise en état de matériel hydraulique et électronique pour tous types d’applications d’engins mobiles. Avec CIP, ses chaudronniers et ses soudeurs, son savoir-faire, son bâtiment principal de 65 m de long équipé de ponts roulants pouvant soulever jusqu’à 140 tonnes, France Hydraulique acquiert les compétences et les infrastructures nécessaires à l’assemblage et la remise en état des machines, souvent spécifiques, contenant des composants hydrauliques (vérins, pompes hydrauliques…) ou électroniques. “Nous voulions proposer une prestation complète et sur-mesure”, explique Philippe Novier, “de la conception de machines spéciales jusqu’à leur réalisation”. Le passage de la chaudronnerie industrielle pure à des domaines aussi variés que le ferroviaire, l’aéroportuaire ou le forage, se fait progressivement. “Il a fallu que le personnel de l’entreprise évolue avec nous, passe d’un travail répétitif à une plus grande diversité”, révèle-t-il. Dotée par Le Groupe France Hydraulique d’un bureau d’études à la pointe, CIP obtient de nouveaux marchés. Comme cette série de wagons RATP équipés d’un système automatisé destiné à la manutention de rails, ou ces douze machines aéroportuaires affectées aux transports des gros containers sur les pistes de l’aéroport de Paris CDG. Ou encore ces deux groupes hydrauliques capables de soulever le demi-terrain de football du nouveau stade de Lille Métropole pour faire apparaître la scène de spectacle. Ainsi, en quatre années, CIP a réussi sa mue, délaissant l’industrie traditionnelle pour aborder l’industrie de pointe, comme en témoigne sa participation au projet REPTILES. Labellisé par le pôle Advancity et coordonné par Freyssinet (leader mondial des travaux de génie civil spécialisé), ce projet prévoit le développement d’une méthode légère et durable de réhabilitation des réseaux d’eaux potables qui renforce, par l’intérieur, les canalisations enterrées grâce à un dispositif robotisé d’application. Dans un contexte de raréfaction de l’eau, ce produit-service qui doit permettre de limiter et prévenir les fuites, possède un potentiel commercial considérable, sur lequel s’appuie Philippe Novier pour affirmer : “CIP est au début de son nouvel envol”.

Philippe Novier, directeur général de la CIP

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

trajectoires juin-juillet-août 2012 — 15


77 c’est eux, c’est une collection de portraits renouvelée à chaque parution. Des acteurs économiques de tous horizons, public comme privé, jeunes et moins jeunes, artisans locaux, entrepreneurs internationaux… tous unis par leur confiance dans l’avenir de la Seine-et-Marne.

77 c’est eux

Milka Pantelic

Laurent Noblet

Fostine Ferro

“Nous offrons un service de communication complet qui combine la forme et le fond, depuis le conseil jusqu’à la réalisation de supports print, web et multimédia.“

“Nous apportons une formation pratique sur les systèmes hydrauliques de l’industrie (aéronautique, sidérurgie, environnement…) aux techniciens de maintenance.“

“Notre structure Office accompagne les entreprises qui souhaitent travailler leur image et transmettre leurs valeurs à travers le design global de leurs bureaux.“

Jean-Sébastien Zicot

Sabrina Var

Alexandre Noix

“Nous présentons gratuitement des entreprises du bâtiment sélectionnées par nos soins aux particuliers et professionnels qui ont des projets de travaux.“

“Le succès de nos parcs d’activités destinés aux PME/PMI repose sur les valeurs familiales de notre entreprise : pérennité, fiabilité et stabilité.“

“Le GIP coordonne les politiques publiques d’emploi et de formation professionnelle du grand Roissy, au profit des populations riveraines et des entreprises.“

Sophie Bosset-Montoux

Philippe Zimmer

Sabrina Steinke-Gallo

“Créée à l’initiative de la CCI Seine-et-Marne, la Place des métiers, lieu gratuit ouvert à tout public, informe sur les métiers pour faciliter l’orientation.“

“Nous concevons, fabriquons et commercialisons dans 59 pays des lasers pour la localisation des tumeurs et le positionnement des patients en radiothérapie.“

“Spécialisés dans le domaine des énergies renouvelables, nous avons créé Luxéole Sky Media©, à la fois éolienne urbaine et solution d’affichage dynamique.“

Directrice associée de “Comme un arbre”, Champs-sur-Marne

Gérant de ZICO, Courtier en travaux, Saint-Fargeau Ponthierry

Directrice de la Place des métiers, Cité des métiers de Seine-et-Marne, Marne-la-Vallée

Directeur de l’IFC (Institut Formation Continue), Bois-le-Roi

Responsable marketing de Villa Parc Engineering, à Bussy-Saint-Georges

PDG de A2J Laser technology, à Thorigny-sur-Marne

Fondatrice de l’agence de design global Fostine Ferro, à Marne-la-Vallée

Directeur du GIP Emploi Roissy, Roissy CDG

Fondatrice de SGS LUXEOLE, à Carnetin

Trajectoires est édité par Seine-et-Marne Développement, agence pour le développement économique du Conseil général de Seine-et-Marne Directeur de la publication Gérard Eude • Comité de rédaction François-Xavier Deflou, Dominique Marinov • Rédacteur en chef Patricia Montin • Journalistes Claire Judrin et Emmanuel de Lestrade • Réalisation agencebeaurepaire.com • Photos yannpiriou.com • Contact p.montin@smd77.com  • www.seine-et-marne-invest.com • Hôtel du Département 77010 Melun Cedex • Imprimeur Printed and Co 77500 Chelles • Imprimé sur du papier recyclé Cyclus couché print • N° ISSN 1958-8372.

trajectoires Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne

TRAJECTOIRES N°26  

Magazine TRAJECTOIRES N°26

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