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Sans changer les traits de ces personnes que je cotois tous les jours, j’ai voulu jouer sur l’émotion pour les représenter. Chaque couleur ayant sa symbolique, et celle-ci variant seulon la culture, les goûts et les références de la personne qui les lis. Ici il s’agit bien de mon ressenti lorsque je vois mes amis.

Références : Voka Couleurs vive du Pop Art


Dans le triptyque Le jardin des délices de Jérôme Bosch, ce qui m’a le plus marqué, en dehors de la bizarrerie des personnages, c’est la richesse du nombre de ceux-ci. En recadrant certaines parties de ce tableau, il m’a semblé évident que je pouvais en imaginer de courtes histoires. Même si elles n’avaient vraisemblablement, aucuns liens avec l’idée principale de la conception de ladite œuvre. J’ai ainsi sélectionné trois parties, les ai redessinées sur du papier kraft (1.07 x 1.98m) au fusain, les ai disposées les unes à la suite des autres, comme un triptyque, et ai projeté dessus l’histoire que je leur avais inventée. En n’écrivant pas directement à même le papier, je laisse libre court à l’imaginaire de tout un chacun, ainsi si l’un juge bond d’éteindre le projecteur et d’y écrire autre chose, il en aura autant le droit que moi.

Références :

Duane Michals Burgin


Lorsque j’ai voulu m’essayer à l’exercice de l’autoportrait, j’ai pris conscience que je ne pouvais afficher qu’un seul visage. Il exprime toutes mes émotions et ce serait mentir que de n’en représenter qu’un. J’ai choisi douze expressions différentes en me photographiant et ai décidé de maquiller mon visage à la manière des acteurs de théâtre, proches des mimes ou des personnages du style burlesque dans les films muets, le tout afin de faire ressortir d’avantage les traits du visage et l’émotion qui s’en dégage.

Références : Kimiko Yoshida Buster Keaton Films du courant Expressionniste Allemand.


Lors de notre rencontre avec les élèves de l’école de La Cambre de Belgique, nous avons du constituer des groupes de deux ou plusieurs personnes afin d’en confronter les cultures, savoirs, et idées . Notre thème, imposé, était celui du mégalithisme en Corse. Après différentes visites aux musées, et autres cites spécifiques, nous avons imaginé un menhir réalisé avec du plâtre (matériaux d’aujourd’hui), sur lequel nous aurions gratté à l’aide d’objets de notre quotidien, afin d’en faire ressortir ce que l’homme, de nos jours, avait besoin de montrer à un inconnu pour l’intimider. En voulant démouler notre bloc de plâtre, celui-ci s’est fissuré mais nous avons pris la décision, malgré tout, de nous en servir tel quel. Mis à plat, sur le sol en soulevant une des deux parties . Nous y avons, en effet, disposé des fragments de verres trouvés sur une vielle vitre jetée aux ordures. Ainsi, ils soutiennent le bloc de manière fragile et incisive. Cette confrontation de

matériaux représente pour nous celle du passé et du présent. Ce passé c’est le menhir en plâtre, qui nous rattache à notre culture, notre patrimoine. Et le présent ces bouts de verres recyclés. Ce dernier reste instable, fragile. En personnifiant ce matériaux, nous avons imaginé la mémoire des anciens, toujours de ce monde qui semble disparaître de jour en jour. Nous, nouvelle génération, avons pour la majorité, du mal à prendre en compte l’histoire de notre monde. Malgré les rappels, nous oublions facilement. Ainsi, le message que nous faisons passer à travers ce projet, est que le passé est bien plus lourd que le présent, qu’il continuera à grandir et à s’accumuler sur nos racines et qu’il n’est soutenu que par un nombre minoritaire de personne. Que ces dernier tendent à disparaitre, et que peut être, nous devrions, nous aussi prendre en compte cette identité qui nous est commune.


Claudia RASCHIERO 18 RĂŠsidence Prunelli 2 20166 Porticcio 06 30 76 85 07

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Book Claudia Raschiero  

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