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A DON F DE V I T ESSE E T DE CONFORT !!! L’Out remer 49 tient ses promesses et ne t rahit pas les aficionados de la marque. La vitesse, la qualité de construction sont toujours là avec en plus un confort en navigation ra rement rencontré. A par t quelques détails perfectibles sur ce premier exemplai re, l’essai est t ransformé avec succès. L’Outremer 49 se positionne comme un concur rent t rès sérieux sur le créneau des catamarans de grande croisière performants et facilement manœuvrables par une famille. Depuis six jours, sous un soleil de plomb et sans un brin d’air, j’arpente les pontons et visite avec beaucoup de plaisir les nombreux catamarans exposés au salon nautique de Cannes. Il fait chaud et il est vraiment temps de prendre l’air et d’essayer celui qui doit marquer le renouveau d’Outremer après son rachat par Xavier Desmaret et Stéphan Constance, le tant attendu Outremer 49. Ce catamaran se situe au milieu de la gamme qui va de 42 à 64 pieds. Il remplace l'Outremer 50 et est le grand frère du très populaire Outremer 42 construit à presque 40 exemplaires. Il est destiné à des familles désireuses de partir pour un grand voyage à bord d'un catamaran rapide, confortable et facilement manœuvrable. Je suis le projet depuis son lancement car la marque, suite au décès de son créateur Gérard Danson, avait besoin d’un bon coup de fouet. Les repreneurs d’Outremer ont mis toutes les chances de leur côté et ont offert à leur nouveau bébé un pedigree racé. L’architecte de l’Outremer 49, Christophe Barreau, est le créateur de toute la gamme CATANA , du One-Off 45, de l'Absolu 50 et du TS 50, des catamarans marins et performants. Il est lui-même un navigateur expérimenté, qui affectionne particulièrement les navigations en famille hors des sentiers battus. Afin d'améliorer l’ergonomie et le confort intérieur de la gamme, Outremer Yachting a fait appel pour la première fois à un designer, Franck Darnet. Cela se voit au premier coup d’œil. Franck Darnet est l’étoile montante du design d’intérieur de bateau en France. Il a collaboré à des projets prestigieux comme le NAHEMA 120, un catamaran luxueux de 120 pieds en composite. Il navigue également et a effectué la moitié d’un tour du monde avec son épouse. L’Outremer 49 est donc bien né, il reste à vérifier sur l’eau si la sauce a pris. Le grand jour arrive et pour notre plus grand plaisir, les importateurs d’Outremer en Grande Bretagne, ont amené dans leurs valises un crachin qui arracherait un juron à un Breton pur beurre. Merci Mike and Lesley. Avec plus d’un mètre d’eau dans les rues de Cannes, nous aurions presque pu amarrer l’Outremer 49 devant notre restaurant, un des avantages des dérives relevables !!! Tout cela n’a pas gâché notre sortie bien au contraire. De la mer et du vent, l’Outremer 49 est bien dans son élément. L’Outremer est construit en sandwich polyester en dessus de la flottaison et les coques sont infusées en polyester monolithique sous la flottaison. Les moules viennent en quatre parties : une centrale pour la plateforme et les demi-coques internes, deux pour les coques externes et une pour le pont. Le pont est infusé en sandwich pvc. La liaison coque-pont est collée puis stratifiée manuellement ce qui garantit une cohésion et une solidité structurelle de l’ensemble ainsi qu’un gain de poids important pour les performances. Pour la sécurité, l’Outremer 49 répond aux directives Européennes avec en plus deux crash boxes et 4 cloisons étanches. L’ergonomie du pont est bien pensée. Quatre winchs Harken, deux pour la grand voile, les dérives, l’annexe et les écoutes de spi ; et deux pour les voiles d’avant sont à la bonne


hauteur pour une personne de taille moyenne. Les passavants sont larges, le pont est flush jusqu’aux panneaux de soutes à voile dont le volume est raisonnable. Il manque juste une ou deux marches pour monter facilement sur le rouf. Les fauteuils de barre style Open 60 sont d’un confort étonnant, comme moulés sur mesure. J’avais émis un doute sur leur utilité et leur position, pensant qu’ils prendraient trop de place et gêneraient les manœuvres mais il n’en est rien. Barrer l’Outremer 49 avec les barres franches (en option) vous met le sourire aux lèvres. C’est un vrai plaisir, surtout aujourd’hui avec une mer un peu formée. Avec 23 nœuds de vent réel et à 100 ° du vent, nous atteignons facilement les 12 nœuds sans forcer avec une pointe à 17 nœuds et tout cela avec un ris dans la grand voile et une mer assez cassante. A cette vitesse, le bateau passe bien la vague et mouille très peu. Malgré un franc bord raisonnable comparé à là concurrence, la plateforme de l’Outremer 49 est assez haute sur l’eau, ses étraves sont étroites et génèrent peu de vagues, et il ne tape pas. La barre est souple et vraiment réactive, j’ai l’impression de barrer un gros hobie cat, vraiment c’est réussi. Les barres sont la pour se faire plaisir. Je m’imagine courir de long bord d’atlantique avec ma famille à 10 nœuds de moyenne sans forcer et en tout sérénité. L’Outremer est sain et inspire confiance. François Trégouet, le directeur marketing du chantier regrette qu’il y ait autant de vent. Pour lui, le vrai avantage de l’Outremer 49, sa signature, est dans le petit temps. Lors des premiers essais au chantier, sous gennaker ils sont allés plus vite que le vent, soit 8 nœuds pour 6 nœuds de vent. Allez, ce n’est pas grave François, je te crois vues les performances de la journée. La grande voile Square Top est entièrement lattée. Le solent autovireur sur rail Harken facilite les virements de bord. Un gennaker (en option) est à poste sur un enrouleur sur le bout dehors. Une barre à roue est située contre la cloison tribord du carré. Elle permet d’effectuer les manœuvres au port avec une visibilité correcte. Le cockpit est grand et peut accueillir facilement 8 personnes autour de la table à l’écart des manœuvres. Les assises sont de bonnes qualités et confortables. Les rangements sont nombreux et volumineux. Les évacuations d’eau sont localisées sous un caillebotis devant la porte coulissante du carré. Deux coffres très faciles d’accès de part et d’autre de l’accès au carré, accueillent deux bouteilles de gaz. L’annexe est relevable grâce à deux bouts sur les winchs de cockpit et vient se coller contre les bossoirs en V un peu orientés vers le haut, ce qui lui permet de se bloquer complètement et de ne pas bouger. Quatre panneaux solaires sont solidement fixés au dessus. Nous n’avons pas mouillé donc je n’ai pas vu le fonctionnement de l’ancre Delta de 25 kg. Lors d’un bord un peu agité, je descends dans les cabines sur les conseils de Xavier Desmaret. Le spectacle est aussi à l’intérieur. Tout d’abord l’isolation phonique est appréciable, l’intérieur respire le calme. Les couleurs douces et chaudes de la sellerie, des vaigrages et du teck verni sont reposantes. L’Outremer 49 est disponible en trois versions : Club (quatre cabines doubles et deux salles de bains), Family (une cabine double et un lit simple dans la coque bâbord, une double et deux bannettes dans la coque tribord), Propriétaire (une cabine double et une très grande salle de bain dans la coque bâbord et une cabine double et deux bannettes dans la coque tribord). Les cabines arrière sont baignées dans la lumière, grâce aux hublots géants dont la forme est une trouvaille. On peut choisir au choix entre une couchette longitudinale 200 * 144 cm ou transversale 200 * 160 cm. Un petit hublot situé en tête de lit offre une vue inédite sur les vagues d’étraves et les jupes. A plus de 10 nœuds, le spectacle est grandiose. On peut laisser ce hublot ouvert dans presque toutes les conditions de navigation et il permet de ventiler efficacement l’ensemble des coques. Un point positif surtout au mouillage sous les tropiques. Les rangements sont nombreux. Les puits de dérives ont une forme arrondie très sensuelle et sont couvert de suédine. Une dame qui a essayé l’Outremer avant moi les a pris dans ses bras pour leur faire un gros câlin. J’avoue les avoir caressées. Tous les planchers sont en sandwich avec une âme en mousse. Trois marches plus haut, le salon est spacieux et très lumineux. La table se situe sur bâbord et peut accueillir confortablement 8 personnes. La cuisine en L, contre la cloison de cockpit, offre suffisamment de surface de travail. Son ergonomie devrait


être améliorée sur les exemplaires suivants. La table à carte aux dimensions généreuses permet de bien voir à l’extérieur. Elle accueille toute l’électronique de navigation ainsi que le panneau de contrôle électrique, ce qui permet d’avoir l’ensemble à portée de main. Les deux moteurs de 39 CV sont accessibles par les panneaux de jupes. Pour s’extirper du port de Cannes encombré des nombreux bateaux du salon, il a suffit de faire un demi-tour sur place, vive le catamaran. L’essai a été un peu trop court à mon goût et ne m’a pas permis d’apercevoir de points vraiment négatifs qui ne soient pas corrigeables dans les versions futures. Avec 3 exemplaires déjà vendus et plusieurs contrats en attente de signature l’Outremer 49 devrait rapidement se tailler une belle part de marché. Sa taille et son programme de navigation se situent sur un segment très sollicité par les familles à la recherche d’un catamaran de grand voyage. N’oublions pas le succès de l’ancienne version du CATANA 47 vendu à plus de 70 exemplaires. . L’Outremer pourrait bien prendre le même chemin.

OUTREMER 49 Longueur hors tout

14,98 m

La rgeur hors tout 7,45 m T i rant d’eau

0,95 – 2 m 35

Déplacement lège 9, 98 T Surface de voilure

Grand voile Solent

40 m ²

Gennaker

110 m ² (option)

Motorisation Réservoirs

86 m ²

2 * 39 CV Eau

2 * 190 L

Carburant

2 * 170 L

Architecte

Christophe Barreau et Frédéric Neuman

Design intérieur

Franck Darnet

Homologation CE

Catégorie A

Prix Version Standard Pack Grand Large

68 386 Euros HT

Bateaux comparables Catana 47 Freydis 49

526 260 Euros HT (3 jours de mise en mains compris).


Article Essai Outremer 49v